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Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

burundi-1Lors de sa réunion du mardi 10 janvier, le comité politique et de sécurité (COPS), organe du Conseil des ministres de l’UE réunissant les ambassadeurs des Etats membres chargés de la PESC et de la PSDC, devrait approuver le principe d’une contribution de la « Facilité africaine de paix » à hauteur de 10 millions d’euros à la mission d’observateurs des droits de l’Homme et d’experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Cette enveloppe couvre une période de douze mois, du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, et vise à soutenir le déploiement de la mission et ses activités. Lire la suite Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

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Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

SYRIE: les dirigeants allemand, britannique, français, italien, américain et canadien exhortent à un cessez-le-feu immédiat à Alep

La chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique Theresa May, italien Matteo Renzi, canadien Justin Trudeau et les présidents français François Hollande et américain Barack Obama ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

A Alep, après un bombardement. (Photo : Thaer Mohammed/AFP)
A Alep, après un bombardement.
(Photo : Thaer Mohammed/AFP)

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations unies pour Alep (évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible mais constante de médecins) les dirigeants exhortent le régime à faire de même « d’urgence, pour soulager la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l’Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », et des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire ».

Les dirigeants dévoilent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le conseil de sécurité de l’ONU, et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s’engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à oeuvrer pour une solution politique malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires.

AGENCE EUROPE

 

Vers une levée de l’embargo de l’UE sur le Cuba

Les ambassadeurs des vingt-huit États membres de l’UE ont approuvé, mercredi 30 novembre, l’abrogation de la position commune du Conseil qui subordonnait les relations entre l’UE et Cuba à des avancées en matière de droits de l’Homme sur la plus grande île des Antilles, et donné le feu vert à la signature de l’accord de coopération UE/Cuba. La signature de l’accord devrait avoir lieu lundi 12 décembre en marge du Conseil Affaires étrangères.

AGENCE EUROPE

 

L’UE salue la tenue pacifique de la présidentielle en Gambie

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale Neven Mimica ont salué, samedi 3 décembre, la tenue des élections en Gambie, le 1er décembre. Lors des élections, les Gambiens «ont exprimé leur volonté de voir un changement de direction », ont expliqué Mme Mogherini et M. Mimica, saluant l’engagement de la population envers les principes démocratiques. « L’acceptation rapide par le président Jammeh du résultat est un autre signe de renforcement de la démocratie en Gambie », ont-ils ajouté.

Le Haut représentant et le commissaire ont précisé que l’UE était prête à soutenir le président élu, Adama Barrow, son futur gouvernement et le peuple gambien sur la voie des réformes démocratiques, « réformes que M. Barrow a souligné lors de sa campagne électorale » et qu’elle restait engagée aux côtés du peuple gambien pour bâtir un développement durable et inclusif. Au pouvoir depuis 22 ans, Yahya Jammeh s’est classé deuxième avec 36 % des suffrages derrière M. Barrow, qui a remporté les élections avec 45,5 % des voix.

– AGENCE EUROPE

 

Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le 19 décembre 2016 sera à la fois un début et une fin. La RDC est aujourd’hui un pays où se croisent les superpuissances, sans dire les nouveaux maîtres du monde. Et, bien qu’avec une diplomatie moins performante, Kabila semble maîtriser cet aspect que les autres acteurs, sauf l’église catholique, qui, elle aussi, est au centre d’un vaste réseau d’informateurs jésuites à travers le monde. A Kinshasa, ça se joue entre Washington, Bruxelles, Paris, Beijing et New Delhi.

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Située entre les Grands-lacs de l’Est de l’Afrique et l’océan Atlantique, la RDC est en cheval entre plusieurs zones d’influences géostratégiques.

Parmi les opposants, un certain Moïse Katumbi et un certain Vital Kamerhe ont de l’avance – à l’international bien sûre – en termes d’informations privilégiées. Eux aussi, comme Kabila, ils savent ce que c’est un « copain », un ami et un partenaire.

Ce n’est plus à démontrer, si l’Union Européenne ne réussit pas à sauver son ancien allié qui s’est tourné aux chinois, Joseph Kabila, elle lui préfèrerait Vital Kamerhe, apparu « observateur UE », lors des élections au Gabon. Pendant que les démocrates et les conservateurs des USA et de l’UK – sionistes pour le plupart – sont proches de Moïse Katumbi. Dans une option ou dans une autre, Etienne Tshisekedi est perdant. Mais pas son fils Félix Tshisekedi, qui flirte entre Kamerhe et Katumbi, mais beaucoup plus avec Katumbi, à qui il a presque confié l’influence derrière toute la publicité autour de ce qu’on appelle aujourd’hui « Rassemblement ». Tout le monde n’est pas dupe. Mais, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’opposition s’oppose plus à l’autre opposition qu’au régime en place. Lire la suite Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…