Archives du mot-clé RDC

Regard sur ce que nous sommes…

Il arrive un temps où l'on ne dit plus rien sur les faits de société et consort.
Qu' on se le dise…

Manassée Israël Isolele, artiste

Un beau matin on se réveil et on se rend compte qu' on a plus de mots mais qu' on a des mains. Et on travaille tout simplement. …

Quand on dit que le travaille c'est la santé, effectivement, quand on travaille dans le sens que l'on fait sa part pour le progrès peu importe le groupe. On est serein , on marche dans la paix du coeur car on sait on fond de nous-même qu' on fait ce qu' on doit avec ce qu' on a et comme on peut. Donc le coeur est léger et non enragé.

Avoir le coeur léger sur la balance ca pourrait se définir par peser sa part de responsabilité sur les problèmes et sa part de solution apporté aux problèmes.

Tant d énergie gâchée à se faire du mal en croyant faire du bien. Voir les problèmes, En rajoutant des problèmes sans apporter des solutions concrètes alors qu' au final il suffit de travailler, évidemment, à l endroit du problème plutôt qu' a l extérieur donc à l intérieur plutôt qu' a l extérieur.

Alors ce qui serait encore plus stupéfiant, c'est le cas de le dire.

C'est qu' ils disent: parce que nous sommes en deuil les artistes ne peuvent pas chanter ni danser quand nous savons que nous enterrons nos morts en chantant et en dansant et que même ils manifestent en dansant. Un jour un militaire me dira que le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la RdCongo ont les plus beaux chant de l armée en Afrique.

Et on se rappellera que l histoire de la musique Africaine moderne. Comme le Jazz et toutes les musiques issues des afro-descendant se jouaient dans des endroits clos comme espace, qui les permettaient de transcender la douleur de leur conditions d'esclaves en chantant et dansant…alors sur tout les thèmes pas seulement des chants de révolte ou de tristesse mais aussi d amour et de tendresse car l amour et la tendresse se partage. Et nous verrons par la suite que part le concours de toutes les nations, ce talents d expression naturel qui est un don du Très-Haut. Ce génie africain rendra des nations hyper productifs. ….parce que reconnu , valorisé , encadrer , organisé et finalement acheté et vendu….

Travaillons bon Dieu. Les cités du pays n attendent que leur enfant pour développer le coin.

N attendez pas des expatriés d aller nourrir les enfants du village, de soigner vos parents et vos grands-parents. C est de la responsabilité de chacun .

Et vous verrez que quand on fait sa part , on a plus la force de crier au loin. On respire par Le ventre. S'epoumoner dans Le vide nous parrait alors ridicule. Le soir en rentre seulement, on est fatigué, on va dormir, demain est un autre jour.

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Coup de gueule d’une indignée

Et oui, on nous fait croire à une course au pouvoir alors que nos " élus " n'ont pas de pouvoir si ce n'est le privilège d'être moins pire que les autres pour avoir fait du droit par exemple. La grande majorité sont des Dr en droit.

Je suis désolé de le dire , les avocats profitent du système mieux que quicquonc car ce système est verrouillé par le droit , les voies légales.

Si l'avocat ne profite pas du système alors il profite de l'homme prisonnier du système par l'ignorance de ses droits. La corruption ne passe pas par les musiciens qui n'ont rien, même pas un ministère digne de ce nom mais par tout ces Dr en x et y.

L avocat de base vous dira : payez moi mes vacations, payez moi mon essence , payez moi ma bouteille d'eau, mes unités pour appeler pour que je vous assiste. Et ils n'ont pas honte…il vous dira ici c'est comme ca qu' on vit. Le plaignant alors déjà victime de sa famille , ensuite, du système se verra alors abuser par celui qui est sensé défendre ses droits. Mais soyez en sur ce genre de comportement c'est de la faute du président ! C'est lui qui les a envoyé.

Alors je me suis dit :
C'est étonnant tout ces gens bardé de diplôme et qui sont souvent inutiles pour les orphelins, la jeunesse, l environnement etc….

Alors je me suis demandé comment faire pour que l'éducation rendent nos hommes de pouvoir efficaces et utiles. Alors j ai dit homme de pouvoir mais comme tout le monde est preso. Voyez-vous …. Oui ce monde est dominé par les hommes donc effectivement nous allons vous cibler dans une moindre mesure. Des gens remplies de pouvoir mais sans budget. Quelle horreur!

J observe également que 90% des associations pour les orphelins sont créés par des femmes qui souvent ne savent pas être subventionnées par les hommes de pouvoir qui détiennent la caisse sans tenté d abuser d elle au préalable.

Alors le schéma: la maman se soucis des enfants, quand l homme veut jouir…

Alors je me dis aussi que finalement, seul le fait que rien n'est sur peu rendre tout un groupe d individu aussi jaloux ou possessif.
Car en vérité sur ce genre de terrain tu perds ta femme en un clin d'oeil comme ta terre le temps d'un voyage….qui pour certain aura tout de même durée 30 ans en moyenne. 600 ans pour d autres.

Il y a toujours quelqu'un qui sera là pour vouloir ce que tu possède partant du principe qu' il a forcément été dépossédé par un tiers.
La loi de la jungle.

Et ensuite tout ceux qui ont perdu la mémoire, leur terre, leur parents etc…
Deviennent hyper frustré se sentant incapable de se faire justice. Et pourtant …

Les biens mal acquis ne profitent jamais . Une porte qui se ferme c'est une autre qui s'ouvre. Ayons la sagesse de savoir rendre à Cesar ce qu' appartient à César . Ou au-lieu de regarder la richesse des autres. Créons nos propres richesses.

Tout ca sans parler des dettes.

Le crédit dans tout les sens du terme est le plus gros défis.

Posons-nous la question, qu' avons-nous fait à nos ancêtres jusqu'à Dieu pour être aussi endetté.
Du chef de l état jusqu'au plus petit . Il y a des dettes à gérer.
Et ca court à l union européenne, au FMI pour demander des crédits.

Parce qu' en fait il n y a rien qu' ils sachent conserver le plus longtemps possible dans sa pleine valeur. Allez – y comprendre. C est a dire qu' ils jouissent sans avoir et crame la vie jusqu'à ce qu' il n y ai plus rien. Et ensuite ils vont pleurer et dire que la distraction c'est pas bon . Alors que plus jouisseur qu' eux avec tout leur mariage a fêter, les deuils à organiser, les collations à fêter les ceci les cela . Et tout ça il faut être bien habillé. Cotiser Pour le pagne, cotisé, cotisé. Ils savent cotiser sans savoir épargner.
Et Pour aller voir ta famille faut surtout pas arrivé les mains vides. Rassure toi tu as à peine le temps de dire j arrive qu' on t a déjà demandé un cadeau.
Tu veux aller développer un coin . Au préalable il faut que tu fasses déjà des dépenses pour quelques choses que tu ne possèdes pas encore.
Il faudra arriver avec:
– 5 litres d'huile
– sac de riz de 25 kg
– la farine
– de la bière
– etc…

Et donc tu serais quelqu'un parce que tu as ….donné les provisions qui ne dure qu' un temps. Quand ca sera épuisé. Ils reviendront te demander et c est celui qui donne qui lui habillé en basket et jean qui aura le pouvoir quand celui qui demande est en costard cravate.

Alors comme conclusion.
Notre problème est la consommation. Nous cherchons à avoir avant d'être. C est juste incroyable.
Mais comme le salut est individuel rien n est perdu pour l individu.

Ce comportement qui consiste uniquement à vendre et acheter. C est ca l ennemi du Congo également. Parce qu'on crée, qu'alors l industrie se développe.
Vendons nos idées et achetons l idée de notre grand-mère. Et l argent circulera alors à flot à l intérieur.

Je crois que ce sont ce genre de paramètres auxquels il faut faire face de manière individuel plutôt que boycotter l'art collectivement.

Ils sont tous instruits je vous rassure mais hélas, la grande question est à quoi ca sert si c'est …..?

Et c'est là, qu'un moment donné quitte à choisir, je préférais ne pas être instruite mais au-moins savoir faire pousser des tomates.
Qu' on se le dise!

Pardon d'avance.

Effectivement j ai eu à parler des traditions. En disant que c est une arme. Mais ce que j attend de la tradition c'est sa science pour la vie. Car nos us et coutumes mélanger à l état de survie. J ai des doutes.

Et tout ça ne se réglera pas par les manifestations. Je crois que les magasins de vêtements militaires sont malheureusement en rupture de stock pour rien.

Soyons sportifs pour de vrai plutôt qu'acheter le vêtement de sport. Ou courons vraiment que d'uniquement s'habiller en courir.

PS: Je n ai jamais vu un vrai militaire avec un gros ventre.

Manacée Israël Isolele est artiste musicienne d'origine Congolaise (RDC), vivant entre Paris et Kinshasa.

RDC : Une image polémique… mais pour rien !

Par Antoine Vumilia Muhindo 


Nous serions, semble-t-il en train de passer de la civilisation de l’écriture à celle de l´image. Nous avons tellement pris conscience de la force de l’image et du langage corporel, que finalement tout n´est plus qu´image. On veut paraître jeune, intelligent riche, fort etc, même si on ne l´est pas, en se composant une image qui va avec. C’est le règne du paraître, et le monde de la politique n’échappe pas à la règle. Au Congo par exemple, le port d’un béret en public , signe de ralliement à la branche bout-en-feu de l’opposition , peut suffire à le laver de ses péchés un homme qui a été à la tête d´une milice meurtrière ou qui, il y a quelques mois encore, participait à coeur joie au pillage du pays . 

À cet effet on entend souvent revenir un mot : “charisme”. Cela se résumerait à l’image de confiance en soi et d’autorité que doit refléter un leader et cela semble suffisant pour convaincre de sa capacité à gouverner. Manquer de “ charisme” est la faute qui ne pardonne pas au Congo. Tant pis si vous êtes incohérent, corrompu et démagogue, ayez du “ charisme” et le reste suivra ! Dans la même veine un “ vrai” opposant se doit d’afficher en public l´attitude la plus arrogante possible face à l’autorité, tant pis si après il se fait régler ses factures par cette même autorité. On se justifiera en disant – avec charisme bien sûr- :” C’est l’argent du pays! “ Car on sait que ce que le peuple veut c’est le “charisme” et les insultes rigolotes. Ca crée de l’ambiance et ça rassure en même temps.


La dernière affaire autour de l’image dans la politique congolaise est celle suscitée par la photo de Vital Kamerhe, chef de file du´une branche de l’opposition reçue par Joseph Kabila en consultation , où on le voit saluer ce dernier en s’inclinant légèrement , de même que Kabila aussi est très légèrement en position inclinée. Les détracteurs de cet opposant n’ont pas manqué de dénoncer un manque de charisme , et ce fut l’occasion notamment de ressortir les accusations habituelles de complicité avec l´ennemi. Il est vrai qu´à sa place j’éviterais d’offrir à mes adversaires cette image, pour de simples raisons de marketing politique.


Ceci dit, à mon humble avis la chasse aux sorcière qui a lieu en ce moment n’a pas raison d’être. En effet pour Vital Kamerhe et la branche de l’opposition qu’il dirige, Kabila est le Chef de l’Etat et lui, Kamerhe est député. Le rapport hiérarchique étant sans ambiguïté, il paraît normal, adversaire politique ou pas , de manifester du respect sans pour autant aller jusqu’au ridicule, selon les us et coutumes en vigueur pas qu´au Congo. Le président de l’UNC a toujours été cohérent sur ce point. On conviendra qu’il est à ce jour un des rares hommes politique à n’avoir jamais versé dans les insultes même au plus fort des crises politiques, aussi bien envers les représentant du pouvoir qu’envers ses faux amis au sein de la branche extrémiste de l’opposition.On se souviendra par exemple de son respect envers Etienne Tshisekedi qui a parfois déconcerté plus d’un y compris au sein de son propre camp. Eh bien, c’est que l’élégance en politique est une denrée rare au pays où l’insolence fait partie office de programme politique .

Mais la vraie question serait de savoir pourquoi cette image fait-elle jaser ? Pourtant on a bien vu des images de Tshisekedi Père presqu’en embrassades avec Mobutu en 1997,on sait que son fils rencontre en secret des émissaires du régimes et que sa famille a profité des largesses financières de la part des Kabila. Mais pourquoi cette bagatelle autour d’une image, alors qu’elle est cohérente avec les paroles et les actions d´un homme? Répondre à cette question, qui n’est pas mon but ici, serait un vrai début pour la compréhension de la classe politique congolaise qui ressemble à un panier de crabes.

Et si on en venait aux choses sérieuses? Aux projets de société , au calendrier électoral? 

RDC – Ouganda : Vers un assaut de l’ex-M23 sur le Nord-Kivu ?

À en croire le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23), auraient quitté leurs campements en Ouganda, et prendre la direction de la RDC pour mener un certain nombre d’attaques.


Il y a quelques mois, Julien PALUKU avait aussi altérité sur la disparition de Sultani Makenga, chef militaire du M23, du camp où cette rébellion était sensée être cantonnée.

Puis s’en était suivi une sorte de mise en garde voilée du colonel SECO Mihigo, membre influent du M23, ancien du CNDP et frère biologique de Laurent Nkunda.


Sur son Facebook, Seco Mihigo s’indignait du non rapatriement des ex-combattants du M23 vers la RDC, selon l’esprit des accords de Nairobi et à l’en croire.


Est-ce le début d’un autre cycle de de déstabilisation de l’Est de la très instable République Démocratique du Congo ?


Rappelons que Pasteur Runiga s’était plusieurs fois affiché à Kinshasa en 2016. Il se serait notamment rapproché des négociateurs de la Majorité Présidentielle au Dialogue National. Le contenu de leurs discussions n’ont jamais filtré à la presse.


Qu’est-ce qui vient de l’Est du Congo ? Wait and see…

Economie : Le dollar américain franchit la barre de 1.300 francs congolais

La monnaie nationale est en perte de vitesse face à la devise américaine. Des mesures urgentes s’imposent pour sauver ce qui peut encore l’être.

L'Institut d'émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l'Etat d'environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.
L’Institut d’émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l’Etat d’environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.

Le franc congolais continue son chemin de la croix face au roi dollar américain. Depuis hier mercredi 11 janvier, le dollar américain se change contre 1.300 francs congolais. Une dépréciation qui bouleverse plusieurs données, notamment dans le monde des affaires. A la Banque centrale du Congo (BCC), le taux indicatif est fixé à CDF 1. 212 à l’achat et CDF 1.361 à la vente. Au marché parallèle, 1 USD se négocie respectivement à 1 303 CDF à l’achat et à 1 325 CDF à la vente. Conséquence : le pouvoir d’achat de la population ne fait que s’étioler.

Selon les statistiques de la BCC, le marché des biens et services est marqué par d’intenses tensions inflationnistes depuis le deuxième trimestre de 2016. A mi-décembre, le taux d’inflation s’est établi à plus de 7,0% en glissement annuel, contre un accroissement de 0,8% en 2015 et 1,0% en 2014. Le cours indicatif du franc congolais a atteint 1 215 le dollar américain fin décembre 2016, accusant ainsi une dépréciation de 25% en seulement douze mois. Poursuite de la dégringolade !

 Selon les analystes, le pays évolue dans un contexte de ralentissement de l’activité économique à l’interne et du recul des exportations vers l’extérieur.

« En l’absence de marges budgétaires confortables, cet état des choses a entraîné d’importantes injections de liquidité, alors que les chocs extérieurs ont induit une contraction importante de l’offre des devises, face à une demande en expansion pour les besoins d’importation. Cette situation a exacerbé les tensions sur les marchés des changes ainsi que des biens et services », a déclaré le gouverneur de la BCC il y a quelques jours.

De l’avis des experts, il va de soi que si cette situation perdure, les mesures préconisées et appliquées par la BCC n’auront pas été suffisantes dans leur efficacité afin de venir à bout de cette dépréciation effrénée de la monnaie locale.

« Si la Banque centrale a pu, l’an passé, opérer cinq interventions sur le marché interbancaire des changes pour un montant total de 250 millions USD, à cette allure inquiétante, nous devons craindre qu’elle n’ait plus de moyen d’intervenir efficacement cette année, au regard de l’effritement des réserves de change plafonnées à 870 millions USD fin décembre 2016 », a commenté un analyste sur les colonnes du magazine zoom éco.

 Malgré la hausse du taux directeur (qui est passé de 2 à 7%) et du capital minimum des banques commerciales (de 10 à 30 millions USD) afin de permettre à la BCC de compléter les moyens de ses interventions, ajoute l’expert, tout cela ne marchera pas tant que le gouvernement continuera à financer son déficit par la création monétaire.

«Selon mes estimations, il faut laisser l’inflation augmenter jusqu’à son seuil maximum de 9,5%. Tel un mal nécessaire, l’inflation active la croissance économique. C’est comme un accélérateur du véhicule. On accélère en sortant du parking et on régule l’accélérateur en fonction de la route à emprunter : autoroutes, montagnes, boulevards, quartiers… . Toutefois, cela exige une connaissance théorique pour mieux s’en servir », a préconisé l’expert.

Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le pont qui permettait de franchir la rivière Semliki au sud-est de Béni s’est effondré au passage d’un camion de marchandises la semaine dernière. Conséquence, les villes de Butembo et Beni restent coupées de l’autre rive du territoire de Beni, frontalière à la l’Ouganda. Les prix explosent dans la région.

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Un camion dans les eaux de la Semliki après effondrement du pont. (Ph. Tiers)

Butembo et Beni, mais aussi les régions environnantes, notamment la grande partie de l’ex-province Orientale, de l’ex-Equateur et toute la partie nord du Nord-Kivu sont dépendants de transafricaine numéro 8 reliant le port de Mombassa au Kenya à celui de Lagos au Nigeria. Ce couloir important jonchant la RDC via la route national numéro 4, constitue un des axes importants du Corridor Central COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), long de 1 300 kilomètres, dont font partie le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda en Afrique Centrale ; mais aussi la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique Orientale.

L’effondrement du Pont Semliki est la raison principale de l’explosion des prix sur les marchés, dans cette partie orientale de la RDC, dépendante de l’énergie pétrolière, faute d’autres sources. Cette hausse des prix est constatée à Butembo et environs. « La chute vertigineuse du franc congolais en est aussi l’une des raisons majeures », explique Kule Vuhimbwira de la Fédération des Entreprises du Congo.  Actuellement, le dollar américain frôle les 1500 Francs Congolais, contre 930 F, en septembre 2016. Lire la suite Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

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Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

Butembo : une milice attaque en marge de l’expiration du mandat de Kabila

Des miliciens Mayi-mayi ont attaqué la prison centrale du district pénitentiaire de Butembo (ex-Prison de kakwangura) dans l’est du Congo lundi, s’engageant dans un combat armé contre les forces de sécurité, dans le contexte de tensions accrues à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Depuis ce matin, il y a eu des incursions par les Mai Mai (milice). Ils voulaient libérer les prisonniers de la prison centrale », a déclaré à Reuters Maître Fabrice Kakurusi, avocat et activiste des droits humains en ville de Butembo au Nord-kivu. « Ils veulent profiter de la journée pour libérer les prisonniers », précise-t-il. Un porte-parole de la police a déclaré que les miliciens tentaient de piller mais avaient été repoussés par les forces de sécurité.

Pour sa part, André Alin Atundu, porte-parole de la majorité a déclaré ceci : « Nous avons la police, l’armée et les services de renseignements qui travaillent pour nous. Peut-être il y aura des turbulences pendant deux ou trois jours, mais finalement les manifestants auront faim. »

RD Congo : la stabilité politique au mépris de la jeunesse mobilisée ?

Négociations de la dernière chance. A l’approche de la fin du deuxième mandat du président Joseph Kabila, la communauté internationale fait tout pour éviter la déstabilisation politique du Congo. En poussant opposition et majorité à se parler. Ce faisant, elle pourrait faire malgré elle le jeu du clan Kabila. Et prendre à contre-pied une jeunesse mobilisée.

Résumons sans précaution diplomatique les ressorts de la situation congolaise. Depuis leur victoire douteuse aux élections de 2011, Kabila et son équipe ne cachent pas leur dessein de demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats présidentiels prévus par la Constitution. En conservant les apparences de la légalité. La révision constitutionnelle et la modification de la législation électorale ayant provoqué une levée de bouclier, le clan a opté courant 2015 pour une stratégie simple : ne pas organiser les élections. Ou plutôt, organiser l’impossibilité pratique de tenir les élections dans les délais en arguant de difficultés financières, techniques, politiques.

Parallèlement, faire acter par la Cour constitutionnelle qu’en cas de non-élection dans les temps, Kabila reste à la barre, et organiser un « dialogue national » pour faire admettre ce « glissement » par l’opposition et la société civile, en échange de postes (dont celui de premier ministre) et d’argent. Détail important : présenter ce dialogue comme la voie responsable et pacifique de résolution de la « crise » électorale et présenter ceux qui s’y opposent par le dernier recours disponible, la manifestation de rue, comme des acteurs violents cherchant à conquérir le pouvoir par la déstabilisation des institutions. Ajouter une dose de stratégie de la tension, pour terroriser les militants et les qualifier de terroristes.

Clos le 18 octobre, le dialogue a repoussé le scrutin présidentiel au mois d’avril 2018. Il offre donc à Kabila une rallonge de seize mois. La manoeuvre est cousue de fils blancs. Mais là n’est pas sa lacune : la majorité de l’opposition, unie dans un « Rassemblement » autour du vieil opposant Tshisekedi, ne s’est pas jointe au dialogue, plombant sa légitimité. Avec des mouvements citoyens dont l’influence sur la jeunesse va grandissant, elle entend soulever la population le 19 décembre pour faire échec à ce qu’elle estime être un coup d’État constitutionnel.

Une perspective qui effraie la communauté internationale, hantée par le risque d’une déstabilisation politique du pays, voire de la région. Cette dernière renvoie aujourd’hui les protagonistes de la « crise » dos-à-dos : les uns doivent montrer une « retenue maximale » dans la gestion de la protestation, les autres doivent « montrer de la responsabilité en garantissant le caractère pacifique de leurs manifestations » (déclaration du Conseil de sécurité du 5 décembre). Surtout, toutes les parties prenantes sont invitées à trouver une « réponse consensuelle » à la crise politique. Concrètement, et face à l’inflexibilité de la majorité présidentielle, il est demandé au Rassemblement de mettre de l’eau dans son vin en acceptant que Kabila reste au pouvoir durant la transition, en échange d’un raccourcissement de cette dernière, de la promesse de ne pas réviser la Constitution et d’un nouveau partage des postes. Vu l’hyper-concentration des pouvoirs au niveau de la présidence, cela revient à laisser à Kabila les clés de la maison un an de plus.

En voulant éviter ce qu’elle considère comme le scénario du pire, la communauté internationale valide malgré elle la stratégie de l’équipe au pouvoir : s’imposer par le fait accompli et le chantage au chaos, suppléer l’absence de base légale et de consentement populaire par la menace de la force. Ce faisant, elle tourne le dos aux plus mobilisés parmi les jeunes congolais, pour lesquels le scénario du pire, c’est le maintien de Kabila au pouvoir après le 19 décembre. Car non seulement ce scénario piétine la constitution et le principe de l’alternance qui en est le coeur, mais il implique le maintien d’un inacceptable, celui de la clochardisation des jeunes, de leur soumission à un ordre arbitraire et prédateur dont Kabila est à leurs yeux la clé de voûte. Quand la communauté internationale craint une « burundisation » du Congo, eux, regardent du côté du Burkina Faso, où la population mobilisée a « dégagé » Blaise Compaoré après 27 ans de règne.

Habitée par cette intransigeance démocratique qui grandit parmi la jeunesse africaine, cette génération a un sens aigu de sa responsabilité historique. Nombre de ses représentants sont prêts au sacrifice – « même si je meurs, cela servira à ceux qui me suivent » entend-on régulièrement. Et ces jeunes ne s’alignent plus aussi docilement sur les consignes des partis d’opposition. L’obtention d’un arrangement de dernière minute reportant le départ de Kabila serait considérée comme une nouvelle trahison des élites, nationales comme internationales. Un déni de justice aux relents postcoloniaux. Accord politique ou pas, cette jeunesse sortira le 19 décembre.

François POLET

Sociologue, chargé d’étude au CETRI et doctorant à l’ULG.

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

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Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le 19 décembre 2016 sera à la fois un début et une fin. La RDC est aujourd’hui un pays où se croisent les superpuissances, sans dire les nouveaux maîtres du monde. Et, bien qu’avec une diplomatie moins performante, Kabila semble maîtriser cet aspect que les autres acteurs, sauf l’église catholique, qui, elle aussi, est au centre d’un vaste réseau d’informateurs jésuites à travers le monde. A Kinshasa, ça se joue entre Washington, Bruxelles, Paris, Beijing et New Delhi.

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Située entre les Grands-lacs de l’Est de l’Afrique et l’océan Atlantique, la RDC est en cheval entre plusieurs zones d’influences géostratégiques.

Parmi les opposants, un certain Moïse Katumbi et un certain Vital Kamerhe ont de l’avance – à l’international bien sûre – en termes d’informations privilégiées. Eux aussi, comme Kabila, ils savent ce que c’est un « copain », un ami et un partenaire.

Ce n’est plus à démontrer, si l’Union Européenne ne réussit pas à sauver son ancien allié qui s’est tourné aux chinois, Joseph Kabila, elle lui préfèrerait Vital Kamerhe, apparu « observateur UE », lors des élections au Gabon. Pendant que les démocrates et les conservateurs des USA et de l’UK – sionistes pour le plupart – sont proches de Moïse Katumbi. Dans une option ou dans une autre, Etienne Tshisekedi est perdant. Mais pas son fils Félix Tshisekedi, qui flirte entre Kamerhe et Katumbi, mais beaucoup plus avec Katumbi, à qui il a presque confié l’influence derrière toute la publicité autour de ce qu’on appelle aujourd’hui « Rassemblement ». Tout le monde n’est pas dupe. Mais, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’opposition s’oppose plus à l’autre opposition qu’au régime en place. Lire la suite Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

La RDC, surtout dans sa partie Est, fait face à une situation contrarié. Dans des carrés miniers sévissent des milices. Les conditions de travail dans les mines congolaises sont assimilées à une sorte d’esclavage moderne. Les acteurs locaux y impliqués ne parviennent pas non plus à relever leur niveau de vie. Une malédiction, une fatalité ou un défi ? Pour répondre à ces questions, The Kivu Times s’est entretenu avec Soraya Aziz Souleymane, activiste des droits humains, spécialiste  des questions de développement et est Deputy Director au Centre Carter en RDC.

Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)
Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)

The Kivu Times : Comment dissocier la problématique « ressources minières » des conflits armés en RDC et dans la sous-région des Grands-Lacs ?

Soraya Aziz Souleymane : La Solution pour moi serait de coupler les efforts de pacification et de traçabilité des minerais avec des projets de renforcement de capacité économique. Ces creuseurs ne choisissent souvent ce métier dangereux que par manque d’alternatives économiques. Une révolution agricole,  une implantation de manufacture, un boom du secteur touristique ou un artisanat minier en coopératives encadrées sont autant de possibilités auxquels le gouvernement et ses partenaires internationaux devraient penser. D’un autre coté l’exploitation industrielle, si elle est bien gérée, peut aussi avoir des impacts positifs sur la sécurité et les revenues locaux et nationaux. Lire la suite RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

« Je vous exhorte à garder ce cap », dixit #Kengo à ses pairs du sénat

Le mardi 11 août 2015 dernier, à l’occasion de l’ouverture de la session extraordinaire, le Président du Sénat, Monsieur Léon KENGO Wa DONDO, a prononcé l’allocution ci-dessous.

Son contenu traduit et conclut fidèlement tout le travail abattu par la chambre haute autour de l’examen et l’adoption du projet de loi portant adoption de la répartition des sièges par circonscription pour les élections municipales et locales. Une sorte de préparation des esprits à un plan ?

Après le vote du projet de loi, l’ordre du jour étant ainsi épuisé, le Président du Sénat a procédé à la clôture de ladite session. Suivre le lien de l’allocution d’ouverture, ici.

RDC | Coup de point : Denis Mukwege visé ?

On sait déjà que Denis Mukwege est contre la révision constitutionnelle visant à favoriser un troisième mandant pour Joseph Kabila. On doit aussi et désormais savoir que ce célèbre médecin gynécologue de Panzi est dans les viseurs des décideurs et acteurs politiques de la majorité présidentielle RDCongolaise. Cela a-t-il un lien avec le gel des comptes de l’hôpital général de Panzi sous sa coordination ?

Dr. Dénis Mukwege, Gynécologue et Militant des DH RDCongolais, initiateur de l'HG de Panzi (Ph. Tiers)
Dr. Dénis Mukwege, Gynécologue et Militant des DH RDCongolais, initiateur de l’HG de Panzi (Ph. Tiers)

La saisie des comptes de l’hôpital de Panzi est une « injustice parce que nous ne sommes pas traités comme les autres hôpitaux publics du pays« , a déclaré à l’AFP le Dr Mukwege, fondateur de l’établissement, joint à Bukavu depuis Kinshasa.

Le gynécologue Denis Mukwege a qualifié jeudi d' »harcèlement » fiscal et d' »injustice » la saisie des comptes de son hôpital – spécialisé pour soigner les femmes victimes de viols – par les autorités à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Lire la suite RDC | Coup de point : Denis Mukwege visé ?

Kinshasa : Pauline Lumumba s’en va – le supplice d’une femme vénérable

Pauline Lumumba, la veuve de Patrice Emery Lumumba, héros nationale et premier ministre du tout premier gouvernement noir de la RDCongo est décédée ce mardi 23 décembre 2014 à Kinshasa.

Pauline Lumumba (Ph. Tiers)
Pauline Lumumba (Ph. Tiers)

Âgée de 72 ans, Pauline Lumumba avait quitté Paris, où elle recevait des soins, il y a une semaine pour regagner Kinshasa. « Elle ne s’est pas réveillée« , a confirmé à Jeune Afrique, Lambert Mende ministre de l’Information, de la communication et des médias, qui revenait à peine de la résidence des Lumumba à Kinshasa.

Veuve juste à ses 15 ans de mariage, la mère des Lumumba fils était vénérée de tous les congolais de la RDC. Un coup dur pour cette famille quasi-dispersée et pour tout le cordon nationaliste et ultra-nationaliste de la droite RDCongolaise.

Que retenir de cette « mère vénérable » ?

Mme Nkruma et les enfants Lumumba (Ph.Tiers)
Mme Nkruma et les enfants Lumumba (Ph.Tiers)

Le couple s’était constitué une petite famille. Mais voilà que brusquement les affaires se compliquent cette semaine là de 1961. Après avoir atteint le sommet du pouvoir en devenant Chef du gouvernement, la vie du couple  bascula au lendemain de la proclamation de l’indépendance. Lumumba destitué fut contraint à résidence avant d’être arrêté puis assassiné.

Pauline, femme puissante quelque temps seulement, passa du sommet du pouvoir à la déchéance, de la vie familiale pleine d’ambiance et de chaleur à la solitude. Patrice gisait depuis un bout de temps dans sa prison dorée. Et comme malheur ne vient jamais seul, une deuxième difficulté frappa à la porte du couple avec la maladie de leur bébé à peine âgé d’un an. Comme Lumumba ne pouvait se déplacer pour cause de restriction, les amis de la famille aidèrent Pauline et Roland pour se rendre à Genève au chevet du bébé qui malheureusement mourut quelques jours plus tard. L’ONU ayant refusé de l’aider, elle reçut l’accord d’une société aérienne pour le rapatriement du corps. Les restes de l’enfant n’atteindront jamais Léopoldville, perdus on sait où.

"Après la mort de patrice, le ciel devint noir..." - Pauline Lumumba
« Après la mort de patrice, le ciel devint noir… » – Pauline Lumumba

Elle qui a vécu dans le luxueux palais du dernier gouverneur-général belge, commença à mener une vie de nomade après l’arrestation de Patrice. Elle devait souvent changer de maison sur conseil des fervents supporters de son mari qui craignaient des représailles de la part des militaires de Mobutu. Elle ne passait jamais deux nuits sur une même place. Personne ne la connaissait dans ces villages où elle se cachait.

Elle était avec des parents lorsqu’elle apprit par radio à Léo [Kinshasa, ndlr] la triste nouvelle de l’assassinat de son mari. Comme pour son bébé, elle ne verra pas non plus le corps de son amoureux. Elle vivait dans le dénuement le plus total et avait peur de ce qui pouvait lui arriver. Elle était seule avec le petit Roland, les autres enfants étant en sécurité en République Arabe Unie (Égypte). En R.A.U, le président Nasser leur avait donné la quiétude que le Congo leur refusait.

Épouse d’un puissant panafricaniste

Lumumba avait même été déclaré « saint » par le Ghana Church of Africa comme en témoigne ce petit article du magazine américain Jet. Ce n’était pas un hasard, car le président ce pays, Kwame Nkrumah, était un ami du défunt.

Pauline Lumumba qui en l’espace de quelque temps perdit son bébé et son mari, avait connu des moments de très grande tristesse. Son cœur avait porté ce lourd fardeau pendant plusieurs mois et sûrement bien au-delà. Les enfants dans leur exile égyptien furent mis au courant du décès. Patrice junior promit de venger son père une fois grandi et qu’il tuerai les belges qui avaient assassiné son père.

François, l’aîné criait chaque nuit en disant « papa est mort  ». La R.A.U fidèle à ses convictions permit à Pauline Lumumba Opango de rejoindre ses enfants. La famille fut installée dans un appartement de cinq chambres à Zamalek où le gouvernement de Nasser leur donnait mensuellement 500 dollars américains pour vivre aussi longtemps que la veuve de Lumumba aurait voulu rester dans ce pays ami de son défunt mari. En Egypte, Patrice n’était pas là, mais la famille s’était reconstituée, loin des tumultes de la terre natale pour se refaire un avenir.

By @KapiteneH

CAN 2015 : La RDCongo qualifiée « en seconde session »

CAN 2015 : La RD Congo qualifiée

Le suspense aura duré jusqu’au bout. Finalement la RD Congo obtient le dernier ticket après avoir été repêchée comme meilleure 3e de l’ensemble des groupes. Après le nul de 2-2 imposé par l’Afrique du Sud au Nigeria, la seule nation qui pouvait barrer la route à la RDC était l’Egypte. Mais sa défaite 1-2 devant la Tunisie, a arrangé les affaires des léopards qui se sont vu automatiquement qualifiés avec 9 points. Un grand soulagement pour l’ensemble de la population congolaise qui du nord au sud, de l’est à l’ouest, est sorti  dans la rue pour acclamer cette qualification sur le fil. Nous-y reviendrons !

Liste des 16 pays qualifiés
Guinée Equatoriale (organisateur), Afrique du Sud, Congo, Algérie, Mali, Burkina Faso, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Cap Vert, Zambie, Tunisie, Sénégal et RDCongo !


Source : LéopardsFoot.Com

RDC : Muyej vs HRW – « Likofi 3 » ou ping-pong

Le théâtre était prévisible. En lingala on dit « o tie libala, na tie likwangola ». Traduisez : « Tu expose la planche, je la taille à la manchette ». Entre « Monsieur l’intérieur » et Madame « l’observatoire mondial des droits humains », ça sent un lit séparé. Le divorce n’est pas encore consommé mais il est prévisible. Le père a expulsé l’oncle SCOTT CAMPBELL du bureau conjoint des Droits de l’homme en RDC, mais la mère HRW a jette l’huile sur le feu en réitérant les élucubrations de l’oncle. L’enfant pleure et annonce un nouveau foyer.

Des policiers congolais participant à l’Opération Likofi dans la capitale de la RDCongo, Kinshasa, le 2 décembre 2013. (© 2013 Privé/HRW)

Dans un rapport de 63 pages, HRW avait décrit comment des policiers en uniforme, portant souvent des cagoules, avaient traîné des membres présumés de gangs connus sous le nom de « kulunas » hors de leurs demeures pendant la nuit et les ont exécutés. Les policiers avaient ouvert le feu et tué des jeunes hommes et garçons non armés devant leurs maisons, dans les marchés ouverts où ils dormaient ou travaillaient, ainsi que dans des terrains à proximité ou dans des espaces isolés. Un grand nombre d’autres ont été emmenés – sans que les policiers ne présentent un mandat d’arrêt – vers des destinations inconnues, et soumis à des disparitions forcées, précise HRW dans son rapport.

Ces accusations n’ont pas laissé muet sieur Richard Muyej, ministre RDCongolais de l’intérieur, affaire coutumière et décentralisation. Dans un point de presse, Richard Muyej refuse de comprendre que le rapport de l’Ong britannique ne fasse aucune allusion aux victimes des Kuluna. Depuis son cabinet de travail, hier mercredi 19 novembre, le Ministre de l’Intérieur crie au complot et annonce Likofi 3.

Pour Muyej, « En dépit de cette  campagne éhontée de dénigrement de notre police, le Gouvernement de la République va poursuivre ses efforts de sécurisation de la population et réaffirme sa détermination de mettre bientôt les moyens conséquents à disposition du commandement de la ville pour la matérialisation de l’opération « LIKOFI 3 » ».

Le ministre de l’intérieur voit dans le rapport de HRW une sorte de néocolonialisme en affirmant : « Nous nous retrouvons, comme au XIXème  siècle, quand, au nom de la civilisation, on colonisait les Africains et on leur coupait les mains. Dans la même logique, la règle de « diviser pour mieux régner » trouve sa place dans ce document de Human Rights Watch. »

Réagissant à ce point de presse, HRW a soulevé quelques inadéquations dans le propos tenus par le ministre. Par exemple, « lors de cette conférence de presse, M. Muyej a présenté deux individus dont il a affirmé qu’il s’agissait de personnes figurant sur deux photographies publiées dans le rapport, l’une d’elles étant identifiée comme ayant été tuée lors de l’Opération Likofi, et la seconde comme ayant été victime d’une disparition forcée. M. Muyej a également affirmé qu’un troisième homme, dont la photo a été publiée dans le rapport en tant que victime d’une autre disparition forcée, avait comparu devant un tribunal, puis jugé et remis en liberté. Cet individu n’était pas présent lors de la conférence de presse. M. Muyej a fourni les noms de ces trois individus aux médias.

Human Rights Watch a comparé les noms cités par M. Muyej à ceux des personnes figurant sur nos propres listes, mais qui n’avaient pas été publiés dans le rapport afin de protéger les familles des victimes. Or, il y a une divergence entre les noms. Les noms fournis à Human Rights Watch par les familles des victimes n’ont aucun rapport avec ceux qui ont été cités par M. Muyej. Ainsi, nous estimons que les individus présentés par Muyej ne figurent pas parmi les cas documentés par Human Rights Watch. »

Ce n’est qu’une épisode…

Foot : « Si Vita Club restait loin de l’aura politique »

De Faustin BOSENGE LOKASOLA (Doctorant au Wits School of Governance, Johannesburg / RSA)

La dernière fois que les Léopards participaient à une phase finale de la coupe d’Afrique en Egypte, alors que le Onze national congolais menait à la mi-temps face aux Egyptiens, le commentateur de la RTNC François Kabulo eut à commettre l’imprudence de dire quelque chose du genre : « … si les Léopards gagnaient ce match, la victoire devait être dédiée au …… ». C’était suffisant pour que la deuxième partie de la rencontre bascule totalement en défaveur des Léopards qui furent ainsi battus.

Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l'AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)
Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l’AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)

Après la victoire des Léopards locaux leur ayant permis de remporter la première édition du CHAN face aux redoutables Ghanéens en Cote d’Ivoire, Santos Mutubile, alors sélectionneur national, avait déclaré qu’il lui arrivait de mobiliser sa voiture personnelle pour aller acheter du manioc et du poisson de mer à Djakarta à Matonge afin de nourrir les joueurs. En ce moment-là, les kabilistes ne savaient pas qu’il y avait une équipe nationale qu’il faillait entretenir. Mais il a suffi que celle-ci gagne le CHAN pour qu’ils se hâtent dans tout ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire de la récupération politicienne, en s’affichant avec les heureux vainqueurs et en leur distribuant des jeeps. Depuis lors, les Léopards locaux ont perdu le chemin du succès. Le raisonnement est également valable pour une équipe de Mazembe qui, depuis qu’elle s’était mise à accuser de plus en plus un visage kabiliste et à promettre de « dédier cette victoire au ….. », les braves Corbeaux n’ont cessé de descendre des marches de l’échelle du football africain.

Commentant, à quelques heures de la rencontre de ce 26 octobre 2014, un article de Radio Okapi, sur les déclarations de soutien du Ministre Lambert Mende et la rencontre entre Vita Club et le Président de l’Assemblée Aubine Minaku, deux hérauts du kabilisme, nous avions affirmé en substance que Vita Club a commis la grosse erreur de s’afficher, à la veille de la finale aller, avec le pouvoir en place au risque d’endosser son aura négatif et de se départir ainsi des « vibrations positives » d’une frange majoritaire du peuple congolais. Nous avions également relevé que si les Léopards avaient osé porter la vareuse-drapeau national à Abidjan, ils allaient perdre leur dernier match contre les Eléphants. Nous avions conclu que c’était difficile à croire et que c’était-là une vérité mystique.

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L’ancienne sélection de l’AS V-Club de Kinshasa (Ph. Tiers)

En effet, lorsque les kabilistes se lancent ainsi dans la pure récupération politicienne, ils coupent automatiquement nos équipes des énergies positives du peuple congolais au regard de certaines considérations spirituelles liées aussi bien à la manière peu honnête dont ils confisquent l’imperium national qu’à l’amertume que cette situation génère dans le chef des millions des Congolais. C’est une réalité que les dirigeants sportifs congolais doivent prendre en compte pour éviter de continuer à aligner des défaites souvent inattendues comme celles enregistrées contre le Sénégal et le Cameroun à Lubumbashi, ainsi que ce lourd nul de Vita Club contre Sétif au « Nécropole » pour ne citer que ces trois rencontres. Ce n’est pas un fait du hasard que les équipes congolaises perdent souvent face à des adversaires quelles dominent.

Comme la règle d’or dans notre pays est de toujours occulter la vérité au lieu plutôt de l’exploiter, mon intervention a tout simplement été censurée par le site de Radio Okapi. Voilà qu’une équipe de Vita Club qui n’a encaissé que quatre buts en sept matchs de ligue de champion notamment contre des adversaires aussi coriaces que Canon Pillar, Kaizer Chief, Zamalek, Hallali etc., devient subitement un passoire contre une très prenable équipe de Sétif à Tata Raphael surnommé à juste titre le « Nécrople » des équipes visiteuses.

Ce qui reste maintenant à faire pour les dirigeants de Vita Club, c’est d’éviter de se prêter inutilement à une logique d’une éhontée récupération politicienne qui ne leur profite à rien. Vita Club est arrivé à ce niveau de la compétition par ses propres efforts hormis quelques interventions personnelles du Gouverneur Kimbuta. Vita Club est capable d’aller battre Sétif en Algérie si et seulement si elle se défait de l’aura négatif des kabilistes en se tenant bien loin d’eux les quelques jours qui nous séparent de la finale retour.

Faustin BOSENGE LOKASOLA

Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

Le prix Nobel de la paix 2014 a finalement été accordé à la jeune pakistanaise Malala Yousafzai et à l’indien Kailash Satyarthi. Pour Dénis Mukwege, « on attendra encore », dixit la Lucha.

La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)
La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)

La jeune militante pakistanaise Malala Yousafzai a fini par décrocher le prix Nobel de la paix 2014 qu’elle partage avec Kailash Satyarthi, un autre militant indien du droit des enfants. Si la challenger de Denis Mukwege à l’édition 2013 a été repêchée cette année, il faudra attendre encore pour « l’homme qui répare les femmes », estime une militante de la Lucha, un mouvement citoyen de Goma au Kivu.

Les deux lauréats ont été choisis par le comité parmi une liste 278 candidats « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation », a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland. En 95 prix remis à 128 lauréats, c’est la 29e fois que le prix Nobel de la paix est remis conjointement à deux personnes. Lire la suite Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

Procès Mamadou Ndala : La vérité s’éloigne de plus en plus

L’inattendue est presqu’arrivée. Le seul témoin vivant et retenu par la cour dans le procès Mamadou Ndala a rendu l’âme ce jeudi 2 octobre 2014 alors qu’il devait déposer son deuxième réquisitoire.

La nouvelle est tombée tel un coup de foudre. Le seul témoin vivant dans le procès qui oppose le ministère public aux présumés assassins du colonel Mamadou Ndala est mort. Le sergent-major Arsène Ndabu, ex-chauffeur du tombeur du M23, était parmi les 12 prévenus jugés depuis le 1er octobre à Beni ville au Nord Kivu pour l’assassinat du colonel Ndala en début de cette année. Lire la suite ici

Havre : Un RDCongolais suspecté d’avoir empoisonné sa compagne Rwandaise

Au Havre, un laborantin d’origine RDCongolaise et œuvrant pour l’hôpital Jacques-Monod est actuellement placé en garde à vue par les policiers de la Sûreté urbaine. Ils le soupçonnent d’avoir donné la mort à sa compagne d’origine Rwandaise en l’empoisonnant.

La justice n’a pas autorisé l’incinération d’Espérance Kerekezi Saba le 30 juillet au Havre. Elle a été inhumée au cimetière Sainte-Marie le 12 août (document D. R. et photo A. C.)
La justice n’a pas autorisé l’incinération d’Espérance Kerekezi Saba le 30 juillet au Havre.(document D. R. et photo A. C.)

Depuis lundi midi, un homme de 31 ans est placé en garde à vue dans les locaux du commissariat central du Havre. Ce laborantin de l’hôpital Jacques-Monod est soupçonné par les enquêteurs de la Sûreté urbaine d’avoir tué sa compagne, âgée de 26 ans. Les policiers, qui travaillent dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « homicide volontaire », le suspectent de l’avoir empoisonnée. Le suspect pourrait avoir donné la mort à la jeune femme, afin de bénéficier d’une assurance-vie de 700 000 €.

La crémation annulée une heure avant

Espérance Karekezi Saba, est morte le 25 juillet dernier à l’hôpital privé de l’estuaire ; elle y avait été admise pour des symptômes grippaux. Cinq jours plus tard, la jeune femme d’origine congolaise devait être incinérée au crématorium du Havre, conformément aux instructions de son compagnon. Mais, une partie de la famille et certains proches de la défunte s’y sont opposés. « Parce que cela ne fait pas partie du rite dans son pays d’origine, mais parce qu’ils avaient aussi de sérieux doutes sur l’origine du décès », confie une source proche des investigations. Une heure avant le début de la cérémonie, le crématorium a reçu un coup de téléphone. « On nous a dit de tout stopper », précise un employé. « C’est la première fois que cela nous arrive ». La décision a été prise par l’autorité judiciaire, avisée de la situation.

Le procureur de la République du Havre a alors ordonné une autopsie pour tenter de déterminer les causes de la mort. « Le légiste n’a relevé aucune trace de violences sur le corps de la défunte. En revanche, les analyses toxicologiques font apparaître des éléments troublants, notamment une surdose médicamenteuse… », confie une autre source judiciaire. Selon nos informations, le produit ingéré ne serait pas létal en soi, mais un excès de cette substance peut conduire à un décès.

Une assurance-vie de 700 000

Depuis lundi, jour de son interpellation en gare du Havre, le suspect d’origine rwandaise, qui vit dans le quartier de l’université, est notamment interrogé sur cette substance. Hier midi, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures par le parquet. « A ce stade de l’enquête, beaucoup de questions se posent encore : est-il coupable de ce meurtre ? Si oui, pourquoi l’a-t-il tuée ? Comment ? A-t-il préparé son coup depuis longtemps ? Pour l’instant, nous en sommes là… », confie une source judiciaire. Ce mardi soir, rien ne filtrait de ses auditions devant les policiers de la Sécurité publique. Cependant, d’après nos informations, les enquêteurs auraient en leur possession des éléments pour le moins surprenants. Notamment l’existence d’une assurance-vie de 700 000 €, dont il pourrait être le bénéficiaire. « Cette piste nous intéresse au plus haut point, mais ce n’est pas la seule », avance prudemment cette même source.

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Elle a été inhumée au cimetière Sainte-Marie le 12 août

Le mercredi dernier, au terme de 48 heures de garde à vue, le laborantin, qui a pu se procurer la substance fatale à sa compagne sur son lieu de travail, pourrait être déféré au palais de justice. Le parquet décidera (ou pas) d’ouvrir une information judiciaire et de confier les investigations à un juge d’instruction.

Un mois avant sa mort, Espérance Karekezi Saba venait d’avoir un bébé. Elle repose désormais au cimetière Sainte-Marie, où elle a finalement été inhumée le 12 août.

Mis en ligne par Lola Kabamba/ écrit par Sylvain Auffret, Arnaud Commun et Baptiste Laureau

Affaire Kutino : De la condamnation à la grâce présidentielle – Récit et faits marquants

Le président de la République démocratique du Congo a finalement accordé une grâce présidentielle au pasteur Kutino Fernando, chef spirituelle de l’église Armée de Victoire et de L’ASBL « Sauvons le Congo » rattachée à l’opposition et proche du MLC de Jean-Pierre Bemba. Pendant que Jan Bertrand Ewanga Issewanga, un autre opposant et secrétaire général de l’UNC de Vital Kamerhe devenait locataire à la prison de Makala, un autre opposant prenait congé de cette structure carcérale qui compte plus d’une dizaine d’opposants au régime actuel de Kinshasa.

Bishop Kutino Fernando Kua Kutubila, avant et pendant la détention au CPRK/Makala (Ph. The Kivu Times)
Bishop Kutino Fernando Kua Kutubila, avant et pendant la détention au CPRK/Makala (Ph. The Kivu Times)

Dans l’affaire Kutino, le président Joseph Kabila motive son ordonnance promulguée dimanche 14 septembre et portant «mesure individuelle de grâce» par sa volonté de «marquer de manière particulière la cohésion nationale par un acte individuel de clémence

Cette libération n’a pas eu lieu dans le cadre des vagues de libérations de prisonniers accordées en exécution de la loi d’amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Selon les autorités pénitentiaires, le pasteur Kutino n’était pas éligible à cette mesure parce que, incarcéré à la prison centrale de Makala pour un crime de sang.

Longtemps attendue et plusieurs fois annoncée, la libération du pasteur opposant est une page et non la moindre dans l’histoire de la démocratie postélectorale de 2006 et 2011 en RDC : Lire la suite Affaire Kutino : De la condamnation à la grâce présidentielle – Récit et faits marquants

Butembo : La police disperse la marche de l’opposition

La marche de l’opposition politique a été dispersée l’avant midi du samedi 13 septembre 2014 par les éléments de la police nationale congolaise.

Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)
Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)

Prévue pour partir du Rond-point Monseigneur Kataliko vers le Nord de la ville, cette marche pacifique des parties politiques de l’opposition en ville de Butembo a été dispersée par les hommes du colonel Blaise Dimundu Kiasi, commandant de la police dans cette ville du Nord-Kivu, qui répondait à un ordre donné par le maire Théodore Sikuli’Uva Saka Makala.

C’est au centre ville de Butembo, au rond-point du Monument Historique, que cette manifestation contre le projet de révision et/ou modification constitutionnelle a été dispersée par la police. Certains marchants qui opposaient des résistances ont été passés à tabac par les éléments de l’« ordre » à l’aide des gaz lacrymogènes. D’après une source locale, des balles réelles ont été tirées à l’air afin de forcer les manifestants à prendre les larges. Nombreux de femmes et jeunes qui étaient associées à cette manifestation s’en sont sortis avec des blessures légères, précise notre source.

Dérapages de la Police

Outre les blessures causées, la police s’en est donné à des extorsions des biens des valeurs, argents, téléphones et autres sur les manifestants et les spectateurs. Une femme qui vendait dans une cabine publique au niveau de la station Takenga sur Rue président de la République s’est vu ravir toutes les cartes de recharges et une somme de 25 dollars à sa disposition par un agent de la police.

Une paralysie partielle d’activités a été observée sur une bonne partie du centre commercial de Butembo.

©The Kivu Times – Jumamosi, Septemba 13, 2014

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

Butembo : Mista Poa vs Bigsoton, le feuilleton de « Poulet braisé » calqué sur The P-Square

Être une star, c’est aussi faire parler de soi. Pour un artiste ou une star, disparaitre des médias c’est aussi disparaitre de la scène. Fidèle à la stratégie, Kasereka Maliro dit Mista Poa et Bigstone Kavusa ont opté pour un « fait divers » pour captiver les médias de Butembo-Beni, leurs fiefs, qui semblaient les fourrés au second plan. Poa Kasereka et Bigstone ont essayé de « se disputer » un poulet braisé offert par un mécène de la place.

Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)
Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)

C’est à l’Hôtel Butembo, dans la deuxième ville du Nord Kivu que le feuilleton se joue. Le vendredi 5 septembre, vers 22 heures, après un concert de Bigstone Kavusa, un mécène leur offre un plat de poulet braisé. Du coup, devant des témoins et des curieux, les deux enfants du quartier Kambali de Butembo se disputent le plat.

Le manager de Poa « el’Mayonza – o’mwana wa bayira » [Fils du terroir, ndlr] est pourtant formel à ce sujet et renvoi tout à une blague. « Il ne s’est agit que d’un scénario convenu par les deux artistes pour attirer la presse« , nous confie-t-il. Depuis un moment, ces deux stars de la chanson de Butembo-Beni évoluant tous entre Goma, capitale du Nord-Kivu et Kampala, capitale ougandaise, étaient absents des médias. Ils ne faisaient plus parler d’eux. « Il fallait qu’ils fassent parler d’eux pour reconquérir la scène musicale Bénilubéroise« , précise le manager de l’auteur de Journaliste en danger.

Pour les témoins cet événement qui retient l’haleine des chroniqueurs musicaux, journalistes des desks arts et analystes culturo-artistiques du Grand Nord-Kivu, Poa Kasereka a failli poignarder son ami et challengeur Bigstone avec qui ils riment les cordes vocales. La fausse dispute a tourné à un échange des coups de boxes entre les deux révélations de la chanson du Grand Nord-Kivu, au point de briser les vitres du restaurant de l’Hôtel Butembo.

Poa, fidèle à la tradition

Le patron du groupe Karameh n’en est pas à son premier montage. Kasereka Maliro dit Mista Poa joue entre stratégie et art. Il manipule bien ses proies et les dompte. Bénicien à Beni, Bubolais à Butembo, Gomatracien à Goma et… Ougandais à Kampala, Mista Poa est accroché au principe qu’Art et Polémique sont jumeaux.

En 2013, Mista Poa a su convaincre son ami Mumbere Wahemukire dit Wahems de Goma de se présenter candidat pour la Vodacom Super Star en ville de Butembo afin de disperser les voies et chances de gagner de ses challengers dans la course, Diamant Eugène Kambale, Aganze Musole Agakan, Kalonji Rashid, Rossignol César Armani etc. Le pari était bien joué car, bien que les résultats des éliminatoires de Butembo aient été annulés, Mista Poa Kasereka avait été plébiscité représentant de la ville commerciale de Butembo, suivi de Mumbere Wahems.

La même année, Poa Kasereka, encore dans leur défunt groupe dit Rang Social, avaient convenu avec Mista Kanga de chanter chacun dans son maxi-sigle et sur les mêmes instrumentaux une chanson de même titre « Tulia ». Aux allures de Mbwakela et conseils, le public avait interprété le tube Tulia comme une crise entre les deux poulains de Dadi Saleh. En réalité, c’était pour captiver les médias et les mécènes, on avait fini par comprendre.

Mimer les frères P-Square

Pas plus tôt qu’en avril 2014 que Nollywwod annoncait la séparation des jumeaux P-Square. En effet, sur le réseau social, Jude Okoye, frère et manager des jumeaux Peter et Paul avait déclaré : « Après 10 ans, c’est fini, je n’en peux plus« . Cette petite phrase qui avait l’air anodine a créé une onde de choc dans la communauté des fans du groupe, et dans le showbiz nigérian, au point de désoler le autres professionnels de musiques parmi lesquels le célèbre DJ Jimmy Jatt qui avait affirmé : « Vous êtes des frères, vous n’avez pas le choix, vous devez rester ensemble. (…) Je crois en vous« . La rumeur avait été diffusée sur un blog. Le producteur du groupe avait alors rejeté cette information qu’il avait qualifiée de calomnieuse.

En réalité, les frères P-Square ne se sont jamais séparer. C’était juste un stratagème pour captiver les médias Nigerians captivés par l’élan de Davido qui devenait « seul maître » à bord ; à en croire The Lagos Post.

C’est visiblement à ce même jeu qu’ont joué Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, afin d’attirer les phares du public emporté par des faits divers politiciens et d’autres news de la urban pop & reggae Bénilubéroise.

© The Kivu Times, Monday, September 08, 2014

Journée Internationale de l’alphabétisation : 33% des RDCongolais sont analphabètes

Chaque année, le 8 septembre, on célèbre la Journée internationale de l’alphabétisation. Son objectif est de souligner l’importance de l’alphabétisation auprès des citoyens, des collectivités et des associations. En RDC, une personne sur trois est analphabète. D’après l’UNESCO, près d’une personne sur sept est illettrée, et sur les 860 millions d’illettrés, 500 millions sont des femmes, à l’échelle mondiale.

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Séance d’examen dans une école (Ph. Droit des Tiers)

La situation de la République Démocratique du Congo devrait interpeler. Le deuxième plus vaste pays d’Afrique et la deuxième réserve mondiale de la méga biodiversité compte quelques 33% d’analphabètes, gens ne sachant ni lire ni écrire, les plus touchés étant les femmes ainsi que les jeunes de 15 à 25 ans (selon The World Factbook, CIA) soit quelques 23 millions de personnes.

Et d’après le Rapport 2011 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le pays aux multiples potentiels hydrauliques, pétrolières et géologiques se traine en 151ème position sur 182 dans la liste des pays selon leur taux d’alphabétisation, avec un taux de 66,8 alors que le premier, la Géorgie, affiche un insolent taux de 100.

Séance d'exposition de l'Unesco en septembre 2011 (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)
Séance d’exposition de l’Unesco en septembre 2011 (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

Si certains officiels expliquent ces mauvaises performances par les  deux décennies des guerres tribalo-ethniques et civiles ainsi que la faiblesse du budget consacré à la lutte contre l’analphabétisme, d’autres observateurs pointent du doigt d’autres facteurs comme la corruption qui gangrène le monde de l’enseignement. Au point que certains apprenants terminent leur cursus primaire et secondaire sans savoir lire ni  écrire.

Chapelets des Bonnes intentions

Dans un atelier de présentation de la stratégie nationale de développement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, organisé en mai 2013 à l’hôtel Venus et cela,  en présence des Ministres  en charge des Affaires Sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Charles Nawej Mundele, le ministre honoraire (révoqué) de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Bonaventure Tshelo Lotsima ainsi que du Représentant a.i de l’UNESCO en RDC, Abdourahmane Diallo, le pays a envisager  » une réduction de 50% du taux de l’analphabétisme d’ici 2015« .

Pour s’y prendre, la République Démocratique du Congo (RDC)  a pris la résolution d’aligner ses politiques éducatives et programmes aux différents engagements internationaux auxquels elle a souscrit et parmi lesquels, la Déclaration de la Décennie des Nations Unies pour l’Alphabétisation (DNUA).

Journée du 8 septembre en RDC vue par l’œil du Glez
Journée du 8 septembre en RDC vue par l’œil du Glez (Ph. RNW.NL)

Ce faisant, selon le rapport de l’UNESCO,  « la République Démocratique du Congo compte 18 millions d’analphabètes, dont 42% sont des femmes et 17% des hommes. »  Par ailleurs, d’autres statistiques ont démontré qu’il y a 7 milliards d’enfants en dehors de l’école et 46% autres incapables de terminer le cycle primaire.

Comme pour se mettre sur la même longueur  d’onde avec la constitution de la République qui stipule en son article 44 que,  « … l’alphabétisme est un droit national…« , le Représentant a.i de l’UNESCO /RDC, Abdourahmane Diallo avait considère que l’alphabétisation est « un droit humain fondamental, et la base de l’apprentissage tout au long de la vie« .

Un objectif, l’alphabétisation pour tous

L’alphabétisation est un motif de réjouissance pour l’humanité qui a accompli des avancées spectaculaires en la matière, le monde compte en effet aujourd’hui près de 4 milliards d’alphabètes.

Pour autant, l’on a constaté une petite remontée, et l’Unesco a projeté d’ici 2015 une progression susceptible de passer à 20 % d’analphabètes pour les adultes. Ainsi, seulement 13 % d’hommes et 27 % de femmes seront encore dans le cas si les efforts en cours portent réellement des fruits. Il s’agit d’une réduction d’au moins 50 % préconisée par rapport à la situation de l’an 2000.

Pour certains formateurs, le succès attendu sera davantage lié à la mobilisation de la société dans son ensemble. En effet, les analphabètes auront besoin de formateurs en nombre suffisant pour les encadrer, ont-ils souligné. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le gouvernement, ont-ils fait remarquer, ne donne pas l’impression d’en faire une préoccupation. Un appui substantiel des partenaires est attendu dans la formation de beaucoup d’encadreurs ou facilitateurs. D’importantes recommandations ont été aussi formulées notamment un budget conséquent, touchant les 15 à 30 % d’ici les dix prochaines années, la création d’un Fonds de promotion de l’enseignement primaire et technique, la multiplication des sources de financement et la mise en place d’une structure de suivi des actions initiées.

Cependant, l’objectif de l’alphabétisation pour tous – enfants, jeunes et adultes – n’a toujours pas été atteint, et reste une cible mouvante. La conjonction d’objectifs ambitieux, d’efforts insuffisants menés en parallèle, de ressources et de stratégies inadéquates et la sous-estimation permanente de l’ampleur et de la complexité de la tâche, expliquent vraisemblablement cette situation.

Par sa résolution A/RES/56/116, l’Assemblée générale des Nations Unies avait proclamé la période de dix ans débutant le 1er janvier 2003 « Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation ». Cette échéance passée, il faut bien se rendre compte qu’il reste encore pas mal de travail à accomplir et rendre hommage aux nombreuses associations qui œuvrent dans le domaine.

Une bonne éducation de base apporte aux élèves des compétences en alphabétisme qui leur serviront durant toute leur  vie et leur permettront d’acquérir d’autres apprentissages. Des parents eux-mêmes alphabétisés sont plus enclins  à envoyer leur progéniture  à l’école. Les alphabètes sont plus à même d’accéder à la formation continue. Et les sociétés alphabètes peuvent mieux relever les défis du développement.

By Mc.-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 29, 2014

RDC – Rwanda : Cette démarcation des frontières qui effraie au Kivu

Contre toute attente, des résultats de la commission de démarcation des frontières RDC-Rwanda seront validés au Rwanda. Pourquoi les membres de la commission mixte RDC-Rwanda ont-ils choisi Kigali pour procéder à la validation des conclusions des travaux de démarcation des frontières communes?

"Question Frontalière RDC - Rwanda", vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)
« Question Frontalière RDC – Rwanda », vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)

C’est à la rentrée parlementaire à Kinshasa, soir le 15 septembre prochain que les données de cette commission seront validées dans la capitale Rwandaise. En terminant leurs travaux le 30 août dernier, les experts de cette commission mixte pouvaient réserver la primeur des conclusions de leurs travaux aux gouvernements de deux États, en attendant les débats au niveau de deux chambres de leurs parlements respectifs.

La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre. En effet, qu’on le veuille ou pas, il s’agit d’une question sensible et d’une charge émotionnelle indéniable du fait qu’il n’y a pas si longtemps, l’on a vécu au niveau de la frontière commune dans le territoire de Nyiragongo des accrochages sanglants entre des éléments des FARDC et des RDF/APR, qui se sont soldés par la mort d’un militaire congolais enlevé avant d’être exécuté au Rwanda.

La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.

Silence radio au parlement RDCongolais

Étonnamment, les élus qui composent les deux chambres du parlement congolais, préoccupés par la « révision/modification de la constitution » ; ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération. Pire encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation, pendant que « la terre s’en va ». Déjà, à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, une source proche de la commission parle d’un éventuel débordement de la RDC vers le Rwanda, au niveau de la petite barrière entre Goma et Gisenyi. Pour cette source, une partie du quartier Birere de Goma serait intégrante à Gisenyi.

Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kigali mime Moscou

Le Rwanda n’a jamais caché ses visées hégémoniques sur la RDC, considérée comme sa terre d’exploitation et de peuplement. Essentiellement le Kivu, où le régime au pouvoir à Kigali a toujours rêvé de déverser des populations rwandaises, ce qui lui permettrait d’évoquer dans un avenir lointain ou proche le principe d’autodétermination des peuples en vue de proclamer le rattachement à la patrie-mère, à l’instar de la Russie qui vient d’annexer la Crimée sous les yeux et la barbe des puissances occidentales, encore tétanisées par tant d’audace et de témérité.

Pendant que l’épineuse question de retour volontaire des FDLR préoccupe les autorités de la sous-région, ce n’est pas le moment favorable ou opportun pour procéder à la démarcation des frontières communes dès lors que là méfiance n’a pas encore été évacuée au sein des populations congolaises, victimes des rébellions créées régulièrement et toujours sous des prétextes fallacieux, avec un bilan macabre qui n’a rien à envier à celui du génocide rwandais de 1994.

Selon Roger RACHIDI Tumbula, expert du gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la commission mixte «sur le lac Kivu, il suffirait de se servir des hors-bords dotés des GPS pour retrouver dés coordonnées géographiques ». Preuve s’il en faut une que l’on peut s’appuyer sur des instruments de la technologie moderne pour procéder à la démarcation des frontières entre la RDC et Rwanda. Car, comme les experts de cette commission mixte ont déjà constaté des pertes des bornes frontalières, quand et comment va-t-on les retrouver ? En outre, au regard de la méfiance des. Congolais vis-à-vis du régime au pouvoir à Kigali, la sagesse devrait recommander le gouvernement de Kinshasa de privilégier l’expertise internationale pour ce faire. D’autant plus qu’il existe des cartes géographiques au Musée de Tervuren à Bruxelles, dans les archives du Ministère des Colonies, au Musée Royale Géographique de Londres et ailleurs dans le Monde.

By Lola K.M.

RDC-Rwanda/Ouganda : Plus aucune trace des ex-M23 chez les voisins.

Les ex-M23 se seraient volatilisé de leurs retranchements en Ouganda et au Rwanda. Ils ne sont plus visibles dans leurs cachettes dans les villes ougandaises et Rwandaises de Kampala, Gisenyi, Kasese et Kigali. Ont-ils rejoint la gestante M-27 à Rubaya ou ont-ils trouvé une autre voie d’entrée en RDC ? Se sont-ils faits passé pour des mercenaires aux côtés de Cobra Matata dans l’Ituri ou prennent-ils des formations spécialisées pour des éventuels assauts dans l’Est de la RDC ?

An army officer stands guards outside an enclosure filled with M23 rebel fighters who have surrendered to Uganda's government at Rugwerero village in Kisoro district
Des ex-M23 au poste frontalier RDC-Ouganda de Kisoro après la débâcle de ce mouvement rebelle fin 2013 (Ph. Reuters)

Les éléments déstabilisateurs de la RDC de l’ex-mouvement « M-23 » se sont volatilisés dans la nature, en faisant disparaître leurs traces en Ouganda et au Rwanda où ils avaient trouvé refuge après leur débâcle à la cuisante défaite militaire leur infligée par les FARDC, à en croire Le Potentiel.

Ces événements se produisent pendant que des sources bien informées dans le Kivu renseignent qu’il se forme un groupe d’infiltrés qui ambitionnent commencer un mouvement insurrectionnel à Ufamandu. Il est composé de certains déserteurs de l’Armée Congolaise – les FARDC –, des civils recrus et certains membres qui se déclarent des « ex-éléments de l’armée rwandaise – RDF ».

Comme feuille de paille, les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont trouvé refuge au Rwanda et en Ouganda lors de leur déroute en novembre 2012, se sont volatilisés dans la nature. Cette évasion aux contours flous donne raison à la France qui avait sonné le tocsin sur une éventuelle réorganisation de ce mouvement rebelle, dont certains ont été reportés dans le Masisi au Nord-Kivu. La Mission onusienne en RDC mène des investigations pour déterminer la nature réelle de tous les hommes armés présumés appartenir à l’ex-M23 aujourd’hui aux arrêts au Nord-Kivu. Plusieurs hommes armés supposés appartenir à l’ancien mouvement rebelle du M23 sont de plus en plus appréhendés ces derniers temps au Nord-Kivu. Selon des sources sécuritaires, les combattants de cet ex-mouvement rebelle arrêtés dans la province du Nord-Kivu procéderaient à des recrutements en vue de créer un nouveau mouvement, le M27.

Par ailleurs, d’après des sources citoyennes dans les localités de Getty en territoire de Djugu, district de l’Ituri en province Orientale, des mouvements d’hommes en armes aux anciennes uniformes de l’armée rwandaise que portaient les rebelles du M-23 sont signalés aux côtés du colonel réfractaire Matata Banaloki, dit Cobra Matata, chef de la milice de la FRPI – Force de résistance patriotique de l’Ituri, une milice armée et parti politique basée créée en novembre 2002 dans la localité de Tcheyi au sud-ouest de la cité de Bunia.

À l’issu de sa récente visite à Bunia, capitale de l’Ituri, le Général Santos Cruz, commandant en chef des forces de la Monusco en RDC a bien précisé que les miliciens de la FRPI devraient subir la représailles d’une opération militaire qui se prépare désormais par les FARDC et la brigade des Nations Unies, avec un appui logistique de la Monusco.

En début février 2014, les rebelles sud-soudanais avaient accusé les forces gouvernementales de saccager la ville natale de leur chef Riek Machar, en violation d’un cessez-le feu, et disent que l’armée gouvernementale était appuyé par des combattants étrangers notamment certains fugitifs du Mouvement du 23 mars.

Depuis l’annonce de la volatilisation dans la nature des ex-rebelles M23 retranchés en Ouganda et au Rwanda après avoir été défaits à Goma par les FARDC soutenus par les casques bleus de la Monusco, une rumeur persistante donne ces impénitents déstabilisateurs en tractations d’une réorganisation de leur mouvement, ce qui amènerait la MONUSCO à des investigations pour vérifier ce regain d’activismes.

Après avoir subi en novembre 2012 une cuisante défaite face à la grande offensive menée par les Forces armées de la RDC conduites par les généraux Lucien Bahuma et Mamadou N’dala d’heureuses mémoires, les ex-rebelles du M23 n’avaient d’autre issue que l’exil chez leurs parrains. C’est avec armes et munitions qu’ils ont traversé la frontière en direction du Rwanda et de l’Ouganda. Selon les dernières statistiques – du reste confirmées par les Nations unies – l’Ouganda en avait reçu plus d’un millier, alors que 600 d’entre eux avaient choisi de se replier au Rwanda.

Le M23 ayant été vaincu, le chemin était donc dégagé pour un retour effectif de la paix dans la partie Est de la RDC. C’est dans cette dynamique que s’est inscrite d’ailleurs la signature à Nairobi d’une déclaration bouclant les pourparlers engagés une année plus tôt entre Kinshasa et l’ex-mouvement rebelle.

Preuve de l’engagement, particulièrement de Kinshasa, à œuvrer pour une stabilité durable dans la région des Grands Lacs, une bonne partie des ex-militaires et cadres politiques de cette force négative ont bénéficié de la loi d’amnistie. L’on était donc parti pour un processus de paix irréversible.

Voilà que, récemment, les Nations unies viennent d’exprimer leurs inquiétudes sur la situation prévalant dans les camps qui ont accueilli les fugitifs de l’ex-M23 aussi bien en Ouganda qu’au Rwanda. C’est ce qui ressort du rapport à mi-parcours du groupe d’experts de l’Onu sur la RDC.

Invisibles sur la carte

Dans ce rapport datant de juin 2014, les experts des Nations unies constatent que, « depuis le dernier rapport du groupe précédent, peu d’avancées ont été enregistrées s’agissant de la situation des ex-combattants et responsables politiques du Mouvement 23 mars (M23) se trouvant au Rwanda et en Ouganda ».

« Plusieurs problèmes, poursuivent-ils, sont apparus, dont les suivants : des membres du M23 se sont évadés de camps situés au Rwanda; le nombre de membres du M23 et les preuves de la réorganisation du mouvement en Ouganda ont augmenté; les listes des membres du M23 se trouvant en Ouganda ne comptaient aucun officier important ».

Tout récemment, la France a, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, exprimé ses inquiétudes sur cette situation. Devant l’organe de décision des Nations unies, Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France à l’ONU, avait averti que la démobilisation des combattants du M23 était incomplète et que la perspective de leur réorganisation militaire [restait] une menace importante.

« Nous appelons d’un côté la République démocratique du Congo à redoubler d’efforts dans l’opérationnalisation du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et de l’autre l’Ouganda et le Rwanda à coopérer de manière à ce qu’un terme définitif soit mis aux activités de ce groupe », avait alors lancé le diplomate français.

Alerte à l’Onu

Comme s’il pressentait un regain de violence dans la région des Grands Lacs, le Conseil de sécurité s’est dédouané en rappelant que

« c’est au gouvernement congolais qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité, la protection des civils, la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et le développement du pays ».

L’organe de décision des Nations unies oublie qu’il a déployé dans la même région une Brigade spéciale d’intervention des Nations unies pour accélérer le processus de paix. Sans compter, la forte concentration des troupes de la Monusco qui se sont pratiquement délocalisés vers l’Est de la RDC pour contenir toutes les poches de résistance.

Devant toutes ces évidences, l’on ne sait donc plus à quel jeu joue exactement le Conseil de sécurité des Nations unies. Ne serait-ce pas la preuve de graves dissensions qui le rongent concernant le schéma à mettre en œuvre pour le cas spécifique de la RDC. Ne sachant concilier les points de vue divergents de ses membres, le Conseil de sécurité accumule des erreurs qui compliquent l’équation de paix dans la région.

La disparition simultanée au Rwanda et en Ouganda n’augure pas de bonnes perspectives pour une paix durable dans l’Est de la RDC.

By Mc.-Héritier K. – The Kivu Times

#RDC – #Rwanda : La « très convoitée » petite barrière de #Goma

Dans la rue de Goma, cette nouvelle va énerve. Un article qui demandera une censure, peut-être. L’éditeur de Kigali Today, un « site » amateur entretenu par « ceux qui ne jurent que par l’annexion partielle ou totale du Kivu au Rwanda » précise ce matin que « la petite barrière de Goma est construite sur le sol Rwandais », dans un article intitulé Imbago 17 zigaragaza imipaka y’u Rwanda na Kongo zari zarabuze zabonetse.

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Capture d’écran du fil Twitter de Fred Mwasa (@mwasa – Sylidio Sebuharara)

Lire la suite en Kinyarwanda ici

Nord-Kivu: « A-t-il été victime d’un AVC comme indiqué, ou d’un acte malveillant? »

Lu sur la Page de Facebook de la LUCHA (Lutte pour le changement), un mouvement citoyen de Goma au Nord-kivu

« Le général Bahuma participait à une réunion militaire à Kasese en Ouganda lorsqu’il a été victime d’un violent malaise, et avait été par la suite évacué en urgence vers l’Afrique du Sud », selon le Ministre.

Des photos publiées samedi par les médias ougandais le montrent en bonne forme, détendu et souriant, à son arrivée en Ouganda, où il était congratulé par l’armée ougandaise pour les succès des FARDC contre la rébellion ougandaise.

Pour notre part, nous avons des raisons de nous poser des questions sur ce nouveau décès d’un autre vaillant commandant FARDC. A-t-il été victime d’un accident cardio-vasculaire comme indiqué, ou d’un acte malveillant ? L’histoire est riche d’exemples de personnalités empoisonnés dont la mort a ensuite été trop facilement attribuée à des accidents cardio-vasculaires. D’autant que la mort de Mamadou Ndala, son compagnon dans la lutte pour la pacification du Kivu, n’a jamais été élucidée à ce jour par le gouvernement, et que le courage de ce Général ne manquait pas de faire grincer des dents.

Tresor Kibangula est un journaliste Congolais qui écrit pour Jeune Afrique nous confirme aussi que la mort du Général est du a l’AVC

RDC : Minaku, informateur du gouvernement de cohésion nationale – Kamerhe et Fayulu ressentis.

Ça ne surprendra pas certaines âmes. Le 23 octobre 2014 – soit dans 55 jours –, ce sera une année depuis que le président Joseph Kabila a promis de mettre sur place un « gouvernement de cohésion nationale« . Ce vaste champ qui inclurait dans une Majorité-Bis l’actuelle majorité présidentielle, une frange de l’opposition et la société civile semble ne pas dire ses mots. Kabila secoue la montre, Kamerhe et Fayulu feraient leur entrée dans la danse.

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Vital Kamerhe et Joseph Kabila (Ph. Tiers)

L’homme de Kingakati ne roule plus par quatre chemins. Le raïs se serait rabattu sur le président de l’Assemblé nationale et Secrétaire Général de sa majorité présidentielle pour se faire une nouvelle équipe au délà des quotas issus des très vantés « Concertations Nationales ».

D’après un article de Jeune Afrique, les « concertations nationales » tenues en septembre et octobre 2013 à Kinshasa entre la majorité au pouvoir, certains partis d’opposition et la société civile pourraient n’avoir servi à rien d’abord parce que le remaniement ministériel sur lequel elles devaient déboucher n’a toujours pas eu lieu.

Ensuite parce que, contrairement à ce qui avait été annoncé, le président Joseph Kabila envisage désormais de s’allier à des personnalités qui n’y ont pas pris part.

Négociations avec les absents ?

Selon un des conseillers du Chef de l’État contacté par J.A., Joseph Kabila a chargé Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale et chef de la majorité présidentielle, de négocier avec plusieurs personnalités qui avaient boycotté les concertations. Il est question de leur proposer des ministères, voire de créer à leur intention un poste de vice-président de la République.

« Il n’est donc pas exclu de voir Vital Kamerhe ou Martin Fayulu participer au prochain gouvernement, poursuit la même source. Depuis que Kabila est rentré de Washington [où il a pris part au sommet Afrique – États-Unis début août], de discrets contacts ont été pris. Mais cela ne sera pas sans contrepartie. »

By Mc. Héritier K.

Journée Internationale contre les essais nucléaires : Focus sur l’Uranium et le nucléaire du Congo – Kinshasa

Le 29 août, le monde célèbre la journée mondiale contre les essais nucléaires. C’est en mémoire de la tragique première bombe atomique larguée le 6 août 1945 sur la ville d’Hiroshima au Japon, chacun s’en souvient, mais les premiers « essais nucléaires » sont un peu plus anciens puisque le premier a été tenté en juillet 1945. Depuis lors, plus de 2000 essais ont été réalisés, d’abord dans l’atmosphère, puis de façon sous-terraine ou sous-marine. Dans la rue, on rencontre que l’Uranium à la base de cet essaie serait provenue du Congo-Kinshasa.

Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)
Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)

Au moment où cette journée est célébrée, le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire et tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. La République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception. Muni d’un centre nucléaire dans les coffins de Mont Amba sur le site de l’Université de Kinshasa et d’une réserve d’Uranium au Katanga dans les mines de Shingolobwe, la nation Jaune-Rouge-Bleu clair n’est pas isolée du défis planétaire, quant à aux essais et explosions nucléaires. Le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais avaient perdu leurs vies dans la mine d’Uranium au Katanga aux environs de la cité minière de Shingolobwe. Les autorités rassurent

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », a expliqué le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais. Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Jamais d’incident nucléaire » depuis 72

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972. Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon.

Pancarte d'entrée au CREN à la l'Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)
Pancarte d’entrée au CREN à la l’Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)

Le réacteur nucléaire de Kinshasa, patrimoine de l’Université de Kinshasa – site du mont Amba, commune de Lemba en République démocratique du Congo – fut le premier réacteur nucléaire installé en Afrique. En 1958, le « Gouvernement général » du Congo belge a acheté à la General Dynamics Corporation (États-Unis) un réacteur de recherche de type Triga Mark I d’une puissance de 10 à 50 kW.

Ce avec l’accord du ministre belge du Congo et du Ruanda-Urundi. Ce réacteur était destiné à la « Commission consultative des sciences nucléaires », présidée par Monseigneur Luc Gillon, recteur de l’Université de Lovanium à Léopoldville de 1954 à 1967. Il fut construit sur le site du Centre Trico de l’université, et consistait en un ensemble de laboratoires de la Faculté des sciences, de la Faculté de médecine, ainsi que de l’hôpital universitaire qui y était rattaché. Il entre en service le 6 juin 1959 pour la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles. En 1970, le Centre Trico devient « le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa» (CREN-K). Le CREN-K décide rapidement de se doter d’un réacteur de recherche plus puissant, le Trico II. Celui-ci, d’une puissance de 1 MW est inauguré en 1972.

Pendant ce temps, les périmètres sécuritaires des zones radioactives du Katanga demeurent un grand défi. Dans la localité de Shingolobwe, le minimum est assuré. Shinkolobwe est une localité et une mine située à proximité de Likasi dans le territoire de Kambove (région de Katanga) en République démocratique du Congo. C’est de son que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima, celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium. « L’uranium fut vendu aux américains dans le cadre du projet Manhattan par Edgar Sengier, le directeur de l’union minière du Haut Katanga qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 200 tonnes de minerai à New York dès 1939 », renseigne une source Coloniale dans l’ex-Congo Belge.

La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d’un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes le 8 juillet 2004. Si l’extraction d’uranium est depuis longtemps abandonnée, la mine est toujours exploitable pour le cobalt. Cependant, en août 2006, le Sunday Times publie un article affirmant que « les douaniers tanzaniens auraient saisi un chargement d’uranium 238 le 22 octobre 2005. Chargement que l’Iran aurait importé du Congo (RDC). » Les autorités iraniennes et congolaises avaient démentis ces allégations, et l’ancien gouverneur du Katanga, Urbain Ngoy Kisula, avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête. Dossier classé sans suite…

« L’urgence est urgentissime »

Le vol dans les années 1970 de deux barres de combustibles nucléaires faiblement enrichis, dont l’une n’a jamais été retrouvée, avait montré les défaillances du système. Les États-Unis avaient noté, entre autres, le faible salaire des employés (entre 40 et 150 dollars par mois) qui pourraient être tentés de monnayer leur accès au site ou de se lancer dans d’autres activités illicites. « Aujourd’hui il n’y a pas de salaires de moins de 300 dollars par mois », assure le professeur Lukanda Mwamba. Au prix de la barre de combustible, il n’est pas certain que cela suffise…

L’autre inquiétude porte sur les glissements de terrain. Le centre est situé sur le campus de l’Université de Kinshasa, une zone soumise à une forte érosion. En 2011, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire Léonard Mashako Mamba, lançait « un cri d’alarme désespéré parce que les érosions sont en train d’emporter la première et la plus grande université du pays ». « L’urgence est urgentissime », avait-il dit, estimant que le centre d’études nucléaires, même s’il n’est pas le plus vulnérable des bâtiments, est aussi menacé.

Têtes d'érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)
Têtes d’érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)

Pendant que trois têtes d’érosions s’apprenaient dangereusement au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) cadre de recherche scientifique et environnementale, on se souvient encore de la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique qui s’est tenue le lundi 27 février 2012. A l’université de Kinshasa, le commissaire général à l’énergie atomique en RDC, avait affirmé que le réacteur du Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), jadis menacé par plusieurs têtes d’érosion, est « désormais hors de danger. » Le commissaire général du CREN-K avait même salué l’implication des autorités congolaises et des partenaires de la République du Congo  pour la protection de l’Université de Kinshasa, où est se trouve le CREN-K : « C’était un souci qui nous préoccupait pendant un moment. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès du Gouvernement de la gravité du danger qui menaçait le centre nucléaire. Le Gouvernement a financé la construction d’un collecteur pour le protéger», a-t-il déclaré. Il a poursuivi en disant : « Le Gouvernement est en train d’agir aussi pour moderniser ce centre », a-t-il poursuivi, citant « le financement pour la construction d’une clôture adaptée. C’est surtout pour protéger aussi la population du danger ».

Une prise de conscience progressive

La prise de conscience des dégâts occasionnés pendant ces campagnes d’essais a été lente à venir mais, peu à peu, de plus en plus de pays ont décidé de renoncer aux essais nucléaires. On se souvient qu’en France cela avait fait partie des premières décisions prises par le Président Chirac en 1995. Un traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires a été ouvert à la signature en 1996… mais jamais mis en application faute, justement, de signataires en nombre suffisant !

Depuis 2004, le réacteur nucléaire de Kinshasa est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement. Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

Le polygone de Semipalatinsk

C’est en 2009 que les Nations Unies ont proclamé la création de la Journée internationale contre les essais nucléaires et choisi pour la célébrer la date du 29 août. Cette résolution (la 64/35) a été adoptée à l’unanimité.

On se souviendra qu’à l’origine de cette résolution se trouve la République du Kazakhstan, ancienne république membre de l’URSS et indépendante depuis 1991, qui souhaitait commémorer la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk, le 29 août 1991.

Le but final de la résolution de l’ONU est de sensibiliser à la nécessité d’interdire les essais d’armes nucléaires et travailler à l’édification d’un monde plus sûr.

By Mc-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 22, 2014

Ebola : Autant de cibles que d’individus – Kinshasa prochaine cible?

« Personne n’est immunisé. » L’infection s’est déclarée dans tous les coins et recoins de l’Afrique occidentale et Centrale. En RDC, la province de l’Équateur dans le groupement Jera, et désormais un cas dans la ville de Mbandaka, et donc sur le fleuve, Kinshasa risque de ne pas être épargnée.

Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)
Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)

Le virus Ebola se répand, en particulier en Afrique. The Kivu Times rappelle les précautions à prendre pour s’en protéger. Le virus Ebola est transmis à l’homme à partir des animaux sauvages. Il peut être contracté par contact direct de la peau d’une personne atteinte ou de ses muqueuses par exemple le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques comme le sperme et les sécrétions vaginales. Les symptômes du virus Ebola sont la fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et maux de gorge.

En RDC, Ebola n’a pas été importé d’Afrique de l’Ouest mais le virus est parti de la femme d’un chasseur de viande de brousse  décédée le 11 août après que le mari fut parti chasser du singe… Elle a ensuite contaminé son médecin, puis son époux, dont les prélèvements ont permis d’identifier le virus. C’est ce qu’affirme le ministre de la Santé congolais. Ebola vient donc de la forêt équatoriale, de Djera (300 km à l’est de Mbandaka), et non de l’étranger. Un laboratoire de Kinshasa a confirmé ces deux premiers cas. Après qu’un cas soit signalé à Mbandaka, capitale de la province de l’Équateur, « Kinshasa risque d’être la prochaine cible via le fleuve Congo », nous confie un expert de l’INRB (Institut national de recherches Biomédicales).

Prévention et traitement

Il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. Il n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation mais ils ne sont pas accessibles à toutes les bourses.

En Afrique, on pense que des chauves-souris frugivores, appartenant notamment aux espèces Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, sont des hôtes naturels possibles du virus Ebola. Par conséquent, la répartition géographique de celui-ci pourrait se superposer à celle des chauves-souris.

Déclarant officiellement la « septième [épidémie d’Ebola] en RDC depuis » la découverte de ce virus dans ce pays (alors le Zaïre) en 1976, le Dr Kabange a néanmoins affirmé que celle-ci n’avait « aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l’Ouest« .

« L’expérience acquise lors des six précédentes épidémies d’Ebola sera mise à contribution pour contenir cette maladie« , a encore déclaré le ministre, assurant que l’épidémie était « circonscrite au secteur de Djera » dans le territoire de Boende, ville située à près de 800 km au nord-est de Kinshasa et à 300 km à l’Est de Mbandaka, la capitale de l’Equateur. « Il n’y a pas de virus Ebola à Kinshasa, ni à Mbandaka » a insisté Alain Tshibanda Ngoy, conseiller en charge de la communication auprès du Premier ministre Augustin Matata Ponyo après la tenue d’une réunion de crise au siège du gouvernement.

Le virus Ebola chez l’animal

Bien que des primates aient été à l’origine de l’infection chez l’homme, on ne pense pas qu’ils soient le réservoir, mais plutôt des hôtes accidentels du virus, tout comme l’être humain. Depuis 1994, on a observé chez des chimpanzés et des gorilles des flambées d’infections à virus Ebola avec les espèces EBOV et TAFV.

L’espèce RESTV a été à l’origine de flambées sévères de maladie à virus Ebola chez des macaques (Macaca fascicularis) élevés aux Philippines et elle a été détectée chez des singes importés aux États-Unis d’Amérique en 1989, 1990 et 1996, ainsi que chez des singes importés en Italie en 1992 en provenance des Philippines.

Depuis 2008, on a détecté des virus RESTV au cours de plusieurs flambées d’une maladie mortelle chez les porcs aux Philippines et en Chine. On a signalé l’infection asymptomatique chez le porc et des inoculations expérimentales ont montré que ce virus n’est pas pathogène dans cette espèce.

Contraction et propagation : 10 conseils de base

  • Lavez  les mains régulièrement ;
  • Utilisez un désinfectant pour les mains contenant au moins 60% d’alcool aussi souvent que possible en l’absence de l’eau ;
  • Ne pas manger n’importe quel type de gibier sauvage ou viande de brousse, plus particulièrement les chauves-souris, les singes, les gorilles, les antilopes et les porcs-épics ;
  • Ne mangez pas de viande, sauf si vous êtes sûr de son origine ;
  • Quel que soit le genre d’animal que vous consommez, soyez certain qu’il soit bien cuit ;
  • Évitez le partage de vos vêtements avec des étrangers ;
  • Méfiez-vous des symptômes du virus Ebola autour de votre quartier ;
  • Évitez les zones où un foyer a été signalé ;
  • Rapportez toute circulation non autorisée de cadavres dans votre région, en particulier ceux en provenance de l’étranger ;
  • Ne touchez pas ou n’approchez pas quelqu’un qui a  été atteint du virus ; le cas  échéant, soyez sûr de porter un équipement de protection couvrant toutes les parties du corps.

By Mc. Héritier K.

Nord-#Kivu : Dénis Paluku sera inhumé à #Butembo dans sa concession de Vungi

Le deuxième gouverneur du Nord-Kivu et ancien vice-gouverneur du Katanga sera inhumé dans sa concession à Vungi en ville de Butembo, tout près de ses parents, près de sa résidence qui abrite le bureau de l’antenne de la Commission électorale Nationale Indépendante.

https://soundcloud.com/radiokivu1/journal-kivu1-du-samedi-le-23-08-2014

C’est ce qu’a fait savoir un de ses fils contacté par Radio Kivu One. La décision vient d’être prise à Paris mais aussi à Kinshasa où sont réunis les membres proches de sa grande famille. Le corps sera rapatrie à Butembo probablement jeudi prochain via Entebbe-Goma ou soit via Kinshasa-Goma. Notons que c’est monsieur Pierre Pay-Pay Wa SYAKASIGHE qui est actuellement à Paris pour conduire les préparatifs du rapatriement.

Ce baobab très connu seulement par le nom ;  non physiquement par la nouvelle génération après  ses études dans la cite de Butembo actuellement la deuxième ville de la province du Nord Kivu, il enseignait à Kyondo un village du territoire de Beni avant de poursuivre ses études à Bukavu dans une école de catégorie des blancs où il brillé avec succès.

De retour en Israël bien sûr pour les études ; à l’âge de 24 ans il été nommé ministre provincial du Gouvernement Provincial du Kivu que dirigeait le feu Jean Miruho, avant d’être le tout premier gouverneur du Nord-Kivu à l’âge de 28 ans.

Ami proche du feu Marechal Mobutu Seseseko président de la république du Zaïre actuelle RDC ; lors de la création du Mouvement Populaire pour la Révolution (MPR) ils étaient au nombre de quatre personnes à savoir Mobutu Seseseko, Denis Paluku ; Kitima Bin Ramazani et Munguludyaka avec comme secrétaire M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui était unique juriste du groupe.

Denis Paluku ne s’est pas limité seulement au Kivu car lors qu’il a été élu gouverneur de l’ancien Kivu (Nord et Sud Kivu ainsi que le Maniema) le maréchal Mobutu avait décidé qu’un natif ne doit pas diriger son entité, c’est pourquoi il a était dans différentes provinces du pays en qualité du gouverneur, d’abord au Bas Zaïre, Equateur et le Katanga où il nous a révélé que c’est bel et bien lui le fondateur de la GECAMINE.

Connu par les grands personnalités dont M : Pierre Castel dont leur amitié a déjà 40 ans ensemble ils ont créé la Brasimba à Kinshasa ; aujourd’hui avec son concours le Nord Kivu à BRASIMBA une usine de grande renommé installé dans la ville de Beni. Le vieux Denis Paluku que vous pouvez suivre notre entretien sur différents sites dans les quels nous publions ; nous a dit qu’avec la haute technicité de BRASIMBA de Beni ; c’est la deuxième industrie en Afrique après celle de l’Ethiopie !  A part BRASIMBA il avait le projet de créer les centrales hydroélectriques pouvant alimenter différents coins de sa province le Nord Kivu.

Ce monument de 76 ans nous avait rappelé que seuls l’union et l’amour du prochain nous amènera à la paix ; la tranquillité et la prospérité.

By The Kivu Times – avec Kivu One

Ces dechets metalliques nouricières des familles à Beni

Ça s’appelle « Marmite » dans le jargon populaire de la ville Autrefois jetés à même le sol, les déchets métalliques sont devenus une source de survie pour des plusieurs familles en ville de Beni, à plus de 350 Kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

LAMUKA MULTIMEDIA

Amassage des dechets metaliques à Beni. Photo: Henri Siro Amassage des dechets metaliques à Beni. Photo: Henri Siro

Autrefois jetés à même le sol, les déchets métalliques sont devenus une source de survie pour des plusieurs familles en ville de Beni, à plus de 350 Kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Depuis 2010, les entreprises comme KVG, ont installé dans leurs bâtiments de points de ventes de déchets métalliques. Ici, ces pièces métalliques sont exportées vers l’Ouganda en passant par la cité de Kasindi, frontalière entre la province du Nord-Kivu en RDC et le district Ougandais de Kasese. « Ces métaux reviennent rarement en RDC car après leur recyclage à Kampala, ils sont encore une fois exportés de l’Ouganda vers le port de Mombasa au Kenya. De là, ils sont acheminés en Asie pour servir dans les usines métallurgiques » nous a confié Kastro, un jeune acheteur de déchets métalliques.

D’autres déchets sont achetés pour l’usage dans…

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RDC – Rwanda :Taddy Etekiama vs « Dady Birori », un cas de double nationalité ?

Une personne, deux identités, deux passeports. Le feuilleton commence dans le football. L’attaquant congolais (ou Rwandais, ça dépend) de l’AS Vita Club de Kinshasa est la pierre d’échappement qui coute la défaite aux Amavubi du Rwanda. Le Congo a posé une réclamation auprès de la CAF après sa victoire face au Rwanda (2-0, le 20 juillet 2014) à propos du Rwandais Dady Birori qui est aussi le RDCongolais Taddy Etekiama.

Agiti Taddy Etekiama alias Dady Birori.
Agiti Taddy Etekiama alias Dady Birori. (Ph. AFP)

« Je suis né à Kinshasa. J’ai quitté Kinshasa à l’âge de 6 ans, pour suivre mon père dans l’Est de la RDC. Puis, à cause de la guerre civile, j’ai fui au Rwanda. J’y ai obtenu un passeport et je joue pour le Rwanda depuis 2009. J’ai également un passeport congolais. Je pense que si une erreur a été faite, c’est au niveau administratif au Rwanda », a fait savoir à l’attaquant Rwando-RDCongolais de l’AS Vita Club de Kinshasa.

Erreur administrative ? L’article 10 de la Constitution de la RDC promulguée le 16 février 2006 prévoit que « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ». Etakiama avait-il renoncé à la nationalité congolaise en adoptant la Rwandaise ? L’article 1er de la loi de 2004 relative à la nationalité congolaise était déjà clair: « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité. »[1]. Ces dispositions ont été introduites à l’époque du régime Mobutiste, la loi du 29 juin 1981 sur la nationalité zaïroise disposait que « La nationalité zaïroise est une et exclusive. Ce principe est affirmé à l’article 11 de la Constitution. Il n’est donc pas permis de détenir la nationalité zaïroise concurremment avec toute autre nationalité. »[2]

À l’esprit de ces dispositions, l’attaquant de l’AS Vita Club est Rwandais car il a perdu automatiquement sa nationalité RDcongolaise. Pourtant, « Pour nous, il n’a qu’une seule identité, c’est ‘Etekiama’, explique Jean- Florent Ibenge, entraineur de l’AS V-Club et sélectionneur des Léopards de la RDC. D’ailleurs, à chaque fois que nous recevons une convocation officielle de la fédération rwandaise, c’était à ce nom. S’il joue là-bas [au Rwanda, ndlr] avec une autre identité, c’est l’affaire des rwandais, précise-t-il. »[3] Mais cela pourrait également être celle des égyptiens du Zamalek, adversaires de l’AS Vita Club en Ligue des Champions, et qui pourraient saisir la CAF pour obtenir la disqualification de l’équipe congolaise, même si Florent Ibenge rappelle que son attaquant « n’a joué ni le match aller, ni le match retour. »[4]

Pour rappel, la république du Congo (Congo-Brazza) a saisi le 21 juillet dernier la Confédération africaine de football (CAF) à propos de l’attaquant Dady Birori. Selon la Fecofoot, celui-ci possèderait deux identités et autant de passeports. Sur la feuille de match, il est inscrit que le joueur est né le 12 décembre 1986 à Kinshasa, le numéro de passeport étant le PS023413, établi le 2 septembre 2009. Or, celui qui porte les couleurs de l’AS Vita Club de Kinshasa évoluerait sous une autre identité en RDC, celle d’Agiti Taddy Etekiama, et sa date de naissance est différente (13 décembre 1990).

L'équipe nationale du Rwanda.
L’équipe nationale du Rwanda. (Ph. AFP)

Etekiama a d’ailleurs inscrit sur penalty le but qui a permis à son club de dominer les Soudanais d’Al-Hilal Omdurman (2-1) le 27 juillet dernier, lors de la quatrième journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Dans le courrier adressé à la CAF, le secrétaire général de la Fecofoot, Badji Mombo Wantete, a demandé à l’institution  de convoquer à son siège du Caire (Égypte) « les deux joueurs prétendument différents pour une confrontation. »

D’après l’article 14 de la loi organique n° 30/2008 du 25/07/2008 portant code de la nationalité Rwandaise, « Tout étranger demandant la naturalisation doit réunir les conditions suivantes : 1° être âgé de dix huit (18) ans au moins et, au moment du dépôt de la demande, avoir légalement sa résidence habituelle au Rwanda depuis cinq (5) ans au moins; étant inclus dans cette période les séjours accomplis à l’étranger soit au service du Rwanda, soit pour études avec l’accord direct ou indirect des autorités rwandaises ; 2° avoir au Rwanda des réalisations à caractère durable ; 3° être de bonne vie et mœurs et n’avoir subi aucune condamnation définitive à une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à six (6) mois non assortie de sursis ni de réhabilitation ; 4° respecter la culture rwandaise et faire marque de patriotisme à l’égard de l’État ; 5° ne pas avoir été l’objet d’une mesure non reportée d’expulsion du territoire Rwandais; 6° ne pas faire preuve d’indices d’idéologie du génocide; 7° ne pas constituer une charge pour l’État et la collectivité publique ». L’article 15 de la même loi, stipule que « La Direction Générale rend public le nom de la personne qui introduit la demande de nationalité en vue d’éventuels commentaires. Les modalités d’en informer le public sont prévues par Arrêté Présidentiel. »

Dans ce cas, conformément aux congolaise et Rwandaises, Teddy Etekiame (ou Tagy Birori) est Rwandais, on en discute donc pas ! Qu’en est-il de son identité ? Affaire à dormir débout… Il se fait donc que l’article 15 de la loi organique rwandaise n° 30/2008 du 25/07/2008 n’a pas été scrupuleusement respecté, pour, il se pourrait, implicitement voiler les origines congolaises de l’attaquant des Amavubi évoluant au sein de l’AS Vita Club dans sa ville natale et dans son pays d’origine.

Précisons que pour l’attaquant rwandais né à Kinshasa, Agiti Taddy Etekiama, alias Dady Birori ; a été suspendu par la CAF, qui a également disqualifié le Rwanda des qualifications pour la CAN 2015 au profit du Congo-Brazzaville. À l’autre bout du fil, Etekiama est plutôt calme, même si sa suspension, décidée par la CAF le 11 août dernier, l’affecte particulièrement. « Je ne sais pas combien de temps cela va durer. Pour moi, cette suspension n’est pas justifiée. Je n’ai pas triché. Pour l’instant, j’ai donc juste le droit de m’entraîner avec mon club, mais je m’inquiète quand même pour la suite de ma carrière »[5]. L’homme sera néanmoins absent du Derby RDCongolais AS Vita Club – Tout puissant Mazembe du dimanche 24 août.

by Mc Héritier K. Kapitene – © The Kivu Times – Thursday, August 21, 2014

Lire la suite RDC – Rwanda :Taddy Etekiama vs « Dady Birori », un cas de double nationalité ?

Afrique : Journée mondiale de l’aide humanitaire sous les menaces d’Ébola

C’est le 19 août ce mardi. Dans de nombreuses régions du globe, les humanitaires travaillent, parfois au péril de leur vie, souvent dans l’anonymat le plus total. Alors la grande épidémie d’Ébola est à la porte de tous les pays de l’Ouest à l’Est, les mécanismes de préventions doivent être accrus.

Un camps de l'Unicef/Mobilisation sur le prévention du Virus Ebola (Ph. Rfi)
Un camps de l’Unicef/Mobilisation sur le prévention du Virus Ebola (Ph. Rfi)

Même s’ils accomplissent un travail de fourmi, leurs interventions sont indispensables et permettent souvent à des populations de retrouver un minimum de dignité. L’ONU a promulgué le 19 août, Journée Mondiale de l’aide humanitaire en espérant sensibiliser l’opinion publique à l’assistance humanitaire et à la nécessité de soutenir ces actions partout dans le monde.

Pendant ce temps, le virus Ébola continue sa progression en Afrique de l’Ouest. L’OMS annonce que les chiffres officiels sont sous-évalués au regard de l’étendue de l’épidémie. Le Nigeria, pays le moins touché, a confirmé jeudi 14 août quatre cas mortels. Le département d’État américain évacue déjà des familles de son personnel diplomatique à Freetown, en Sierra Leone et dans d’autres capitales des États menacés.

« Le personnel présent dans les zones d’épidémie relève des preuves montrant que le nombre de cas rapportés et le nombre de morts sous-estiment largement l’ampleur de l’épidémie », affirme un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié jeudi 14 août au soir. Les différentes ONG sur le terrain ainsi que la Croix-Rouge insistent vendredi sur la nécessité de se mobiliser davantage face à l’épidémie d’Ebola « largement sous-évaluée ».

La directrice de Médecins sans frontières de retour d’une visite en Afrique de l’Ouest lance un cri d’alarme : c’est une épidémie « qui se répand et [la situation] se détériore plus vite que notre capacité à y faire face. » Cette dernière a lancé un appel à une coordination internationale renforcée sous la houlette de l’OMS. « Tous les gouvernements doivent se mobiliser. Il faut le faire maintenant si nous voulons contenir cette épidémie », a-t-elle affirmé à la presse.

En Guinée-Conakry « l’urgence sanitaire nationale » est en vigueur depuis ce mercredi 13 août. Selon Aboubacar Sidiki Diakité, président de la cellule de crise guinéenne, plusieurs camions transportant du matériel et du personnel médical se dirigeraient vers tous les postes-frontières avec la Sierra Leone et le Liberia.

La journée mondiale de l’aide humanitaire de cette année survient en pleine crise humanitaire à l’espace planétaire : la névralgique épidémie de fièvre hémorragique Ébola qui décime des milliers d’individus en Afrique de l’Ouest avec une probable extension sur tout le continent, la crise au moyen orient depuis le dernière incursion de l’armée heureux dans la bande de Gaza, les crises syriennes et ukrainiennes, les palpitations afghanes et irakiennes encrées d’un islamisme radical politisé à outrance, la crise centrafricaine qui ne veut pas dire son dernier mot et frôle la scission du pays, les massacres perpétuelles au vue et au sue de tout le monde dans la pleine de la Ruzizi et à Mutarule dans le Kivu en RDC, des menaces d’insurrections en Ituri et à Masisi à l’est de la RDC, etc., les signaux sont aux rouges dans plusieurs coins du globe.

Un don même minime peut représenter beaucoup s’il est bien utilisé sur le terrain. « Les travailleurs humanitaires sont ceux que nous dépêchons sur place pour montrer notre solidarité avec ceux qui souffrent. Ils représentent ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine mais leur travail est dangereux… » avait fait savoir M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire 2010.

Foot-Ball : Florent Ibenge, nouveau sélectionneur des Léopards – Foot

C’est rarement que la République Démocratique du Congo fait confiance à une compétence locale pour mener au bon port son équipe nationale. Florent Ibenge est cette perle rare sensée de qualifier le pays au grand rendez-vous manqué des Coupes Africaines de Nations depuis près d’une décennie.

Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l'AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)
Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l’AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)

L’actuel entraîneur de l’AS Vita Club Florent Ibenge (52 ans), dirigera la RDC lors des qualifications pour la CAN 2015. Le test inaugural de cette compétence locale sera le match face au Cameroun le 6 septembre au stade FKM de Lubumbashi.

« Pourquoi chercher ailleurs ce qu’on a sous la main ? » C’est le raisonnement qu’a tenu à Jeune Afrique Constant Omari, le président de la Fédération Congolaise de Football (FECOFA), mercredi 13 août soir. « Florent Ibenge sera bien le sélectionneur de la RDC. Nous avons décidé de donner sa chance à un entraîneur local, qui fait du très bon travail avec son club, qu’il vient de qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. »

Ibenge, qui continuera à entraîner parallèlement l’AS Vita Club, avait signé au printemps dernier un contrat de sélectionneur-adjoint, alors que la Fecofa recevait des candidatures de techniciens pour succéder à Claude Le Roy, parti en juin 2013. « Et nous continuons de recevoir des CV… Ibenge dirigera l’équipe nationale le temps nécessaire », poursuit Omari. Le nouveau sélectionneur des Léopards, qui signera prochainement son contrat de sélectionneur, présente, outre le fait de bien connaître le football congolais et de résider à Kinshasa, l’avantage d’être beaucoup plus accessible financièrement qu’un coach étranger.

Stage-Test dans la capitale du Cuivre

Le nouveau sélectionneur de la RDC, qui communiquera dans quelques jours sa liste pour les matches face au Cameroun (6 septembre) et à la Sierra Leone (10 septembre), retrouvera brièvement son effectif à partir du 1er septembre à Kinshasa. Le stage de préparation aura lieu à Lubumbashi, où les Léopards accueilleront les Lions Indomptables du Cameroun. Constant Omari a également confirmé à Jeune Afrique que le match face au Sierra Leone aura lieu sur terrain neutre au Ghana pour cause de virus Ebola.

Par Alexis Billebault – Jeune Afrique via The Kivu Times

Foot-#Ball : Florent #Ibenge, nouveau sélectionneur des #Léopards #DRC– Foot

C’est rarement que la République Démocratique du Congo fait confiance à une compétence locale pour mener au bon port son équipe nationale. Florent Ibenge est cette perle rare sensée de qualifier le pays au grand rendez-vous manqué des Coupes Africaines de Nations depuis près d’une décennie.

Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l'AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)
Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l’AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)

L’actuel entraîneur de l’AS Vita Club Florent Ibenge (52 ans), dirigera la RDC lors des qualifications pour la CAN 2015. Le test inaugural de cette compétence locale sera le match face au Cameroun le 6 septembre au stade FKM de Lubumbashi.

« Pourquoi chercher ailleurs ce qu’on a sous la main ? » C’est le raisonnement qu’a tenu à Jeune Afrique Constant Omari, le président de la Fédération Congolaise de Football (FECOFA), mercredi 13 août soir. « Florent Ibenge sera bien le sélectionneur de la RDC. Nous avons décidé de donner sa chance à un entraîneur local, qui fait du très bon travail avec son club, qu’il vient de qualifier pour les demi-finales de la Ligue des Champions. »

Ibenge, qui continuera à entraîner parallèlement l’AS Vita Club, avait signé au printemps dernier un contrat de sélectionneur-adjoint, alors que la Fecofa recevait des candidatures de techniciens pour succéder à Claude Le Roy, parti en juin 2013. « Et nous continuons de recevoir des CV… Ibenge dirigera l’équipe nationale le temps nécessaire », poursuit Omari. Le nouveau sélectionneur des Léopards, qui signera prochainement son contrat de sélectionneur, présente, outre le fait de bien connaître le football congolais et de résider à Kinshasa, l’avantage d’être beaucoup plus accessible financièrement qu’un coach étranger.

Stage-Test dans la capitale du Cuivre

Le nouveau sélectionneur de la RDC, qui communiquera dans quelques jours sa liste pour les matches face au Cameroun (6 septembre) et à la Sierra Leone (10 septembre), retrouvera brièvement son effectif à partir du 1er septembre à Kinshasa. Le stage de préparation aura lieu à Lubumbashi, où les Léopards accueilleront les Lions Indomptables du Cameroun. Constant Omari a également confirmé à Jeune Afrique que le match face au Sierra Leone aura lieu sur terrain neutre au Ghana pour cause de virus Ebola.

Par Alexis Billebault – Jeune Afrique via The Kivu Times

Sud-#Kivu : Au moins 6 morts dans un affrontement armé entre les miliciens #RaiyaMutomboki et les #FARDC à #Bunyakiri

Au moins 6 personnes tuées et une dizaine des blessés parmi lesquelles des civils, c’est le bilan encore provisoire des affrontements à Bunyakiri au Sud-Kivu et qui se sont poursuivi ce matin du mardi 12 août 2014 entre les forces loyalistes et les miliciens Maï-Maï Raiya Mutomboki d’un certain AMAKOMBO.

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Des sources locales indiquent que les affrontements ont eu lieu dans les villages Balambika, Kambegeti et Kambale dans le groupement de Bunyakiri, en territoire de Kalehe. Les sources concordantes affirment qu’une quarantaine des Maï-Maï Raiya Mutomboki conduits par Amakombo ont attaqué les positions de l’armée loyaliste FARDC du 902ème régiment dans ces localités.

Tout a commencé le samedi 09 août dernier, jour du marché, lors l’arrestation par le commandant du 902ème régiment FARDC basé à Kambegeti et le commandant de la Police Nationale Congolaise – Sous commissariat de Bunyakiri d’assaillants Raiya Mutomboki armés qui tracassaient les populations civiles qui se rendaient au marché en leur faisant payer des taxes arbitraires et en faisant la collecte des vivres auprès d’eux.

Une source locale renseigne que le lundi 11 août, une bande des miliciens Raiya Mutomboki a lancé une attaque contre les positions FARDC et PNC pour tenter de libérer trois des leurs arrêtés, ce qui a déclenché un échange nourri des tirs, causant la fuite des populations civiles qui ont abandonné leurs biens sur le marché, se dirigeant vers la brousse, et d’autres à Bunyakiri-centre. Le chef de la localité de Kambale a été enlevé par les miliciens et est amené vers une destination inconnue, ainsi que certains des gardes du corps du commandant de la PNC/Bunyakiri. Ce dernier aussi qui a été pris en otage a été relâché, confirme les sources militaires.

MCHK – © The Kivu Times

Gouvernement de cohésion nationale: « Pas de précipitations… »

« Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation », répond le chef de l’Etat à ceux qui n’en peuvent plus d’attendre l’avènement de l’Exécutif de cohésion nationale

Réponse du berger à la bergère. Pour ne pas parler de la réponse du président Joseph Kabila aux politiciens et aux membres de la société civile qui attendent impatiemment l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale annoncé il y a huit mois devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Tantôt prédit comme imminent, tantôt pour la session ordinaire de mars, ce cabinet tarde à venir. Là où certains avaient même misé sur la date du 30 juin pour enfin connaître la nouvelle équipe gouvernementale de la RDC, voilà que le Raïs choisit le moment de répondre à l’opinion.

Très visiblement, Joseph Kabila n’a pas la même culture que les politiciens formés dans le pur moule mobutiste. Après l’annonce faite par le Raïs devant les deux chambres du parlement réunies en congrès en octobre 2013, beaucoup d’opérateurs politiques s’attendaient à ce que le Gouvernement de cohésion nationale entre en fonction dans les prochains « jours et heures ». Mais, plusieurs mois après, ils n’ont rien vu venir. Lorsque, à la lumière d’une rencontre de la Majorité présidentielle tenue à Kingakati, les acteurs politiques candidats au Gouvernement ont gardé espoir avant de se rendre à l’évidence que l’imminence annoncée n’était pas du tout au rendez-vous. L’attente poursuit encore son cours.

LE TEMPS DU RAÏS

Profitant de son message à la Nation, le dimanche 29 juin dernier vers 20h00’, Joseph Kabila a répondu aux candidats ministres et aux forces vives. « Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation ». C’est de la sorte qu’en si peu de mots, le chef de l’Etat résume la situation au sujet du Gouvernement de cohésion nationale tant attendu. Comme pour dire que ce Gouvernement n’interviendra que quand le moment sera jugé opportun et non sur base des pressions des acteurs politiques et membres de la société civile.
En fait, il est question du temps du Raïs. Même s’il est vrai que la RDC ne doit pas inventer une roue qui existe depuis des lustres, il est aussi vrai que le Raïs a son temps, n’en, déplaise aux candidats Premier ministre et ministres. Car, au fur et à mesure que cette promesse tarde à venir, Joseph Kabila apprend aussi à connaître les différents acteurs qui usent également des coups en dessous de la ceinture pour parvenir à leurs desseins. Surtout lorsqu’on sait que les raisons ayant prévalu, à l’époque, en faveur du Gouvernement de cohésion nationale sont de moins en moins d’actualité, on comprend que l’imminence d’un cabinet particulier ne soit plus du tout de mise.

LA FIN DE LA RECREATION

L’occasion faisant le larron, Joseph Kabila exhorte les acteurs politiques, opérateurs économiques, la société civile et autres organisations de masse à travailler au rassemblement du peuple congolais autour de la volonté commune de raffermir le lien national, d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, de consolider la paix et la stabilité, de mieux encadrer la jeunesse et de promouvoir une économie nationale forte et génératrice des dividendes pour le plus grand nombre. Tout ceci, sans nul doute, au nom de la cohésion nationale. Mais, le gros du message de Kabila est adressé aux forces armées de la RDC qui ont ainsi réussi à bouter l’ennemi M23 hors des frontières nationales. Chapeau bas pour les FARDC.
Dans ce cas précis, le défilé des troupes hier sur le boulevard Triomphal a valeur d’interpellation pour les forces négatives qui se sont amusées, durant des années, à écumer l’Est de la RDC. Une démonstration avec effet de dissuasion comme pour démontrer que, désormais, la RD Congo dispose d’une armée disciplinée, équipée et déterminée à défendre l’intégrité du territoire de la RDC parce qu’elle ne reculera devant rien pour accomplir sa mission. La RDC a réellement une armée capable de faire face à l’ennemi. Message certainement bien reçu par tous ceux qui pensaient faire de la perturbation de la vie des Congolais à l’Est leur cheval de bataille. La recréation est donc terminée. M. M.

« Les recommandations des Concertations nationales seront appliquées méthodiquement, mais en évitant toute précipitation », dixit Joseph Kabila

Chers Compatriotes,

A l’occasion de la commémoration du 54ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, je rends hommage aux pères de l’indépendance pour leur combat héroïque qui a permis de sortir notre pays du joug colonial et de rendre, au peuple congolais, sa dignité et la maîtrise de son destin.

Par-delà ce souvenir, la date du 30 juin est aussi une interpellation des générations présente et à venir, car elle rappelle à chacun de nous, autant qu’à l’ensemble de notre peuple, l’obligation de maintenir notre pays libre et uni et de travailler sans relâche à son émergence et à sa prospérité.

Comme vous le savez, depuis une vingtaine d’années, l’Est de notre pays a été le théâtre d’agressions, de guerres, de mouvements armés et de rébellions. Grâce à la montée en puissance de nos forces armées et de sécurité, nous y avons mis fin.

Voilà pourquoi le 30 juin de cette année est placé sous le signe d’un hommage vibrant et solennel que nous leur rendons.

Elles méritent, en effet, cet honneur pour la victoire combien décisive sur toutes les forces négatives venant de l’extérieur, celles basées à l’intérieur du pays, et sur les partisans de la division et de la soumission de notre peuple.

Cette victoire sur le champ de bataille, nous la devons au savoir-faire et à la bravoure de nos forces armées et de sécurité. Nous la devons aussi au mariage entre notre armée et notre peuple, mus par une volonté commune et une détermination à toute épreuve, de sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays. Nous la devons, enfin, à l’appui des amis de notre peuple à travers le monde.

La démonstration a ainsi été faite, de la plus belle manière, que la République Démocratique du Congo peut être attaquée de l’extérieur, voire trahie par certains de ses fils ; mais elle demeure grande et digne.

J’annonce solennellement à la Nation congolaise que nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national.

En effet, depuis fin 2013, il a été mis fin à la rébellion et à la guerre dans plusieurs contrées du pays ; les mouvements terroristes qui opéraient dans le Grand-Nord, au Kivu, ont été éradiqués ; la plupart des groupes armés ont adhéré à l’ultimatum de dépôt de leurs armes. C’est ainsi que près de 4.500 éléments ont déposé leurs armes. Le processus est en cours avec les FDLR dont plus ou moins 200 éléments se sont déjà rendus.

Une fois de plus, je rappelle que tout ceci a été fait au prix de nombreux sacrifices et privations.
Afin de cristalliser et de pérenniser la reconnaissance de la nation envers ses enfants qui, sous les drapeaux, sont tombés sur le champ d’honneur, sur plusieurs fronts à travers le pays, un monument sera érigé en leur souvenir.

Seront également honorés par cette œuvre, les individus de différentes nationalités ainsi que les populations civiles qui, en dépit des sévices et au risque de leur vie, se sont comportées en véritables défenseurs de la patrie.
Quelle que soit la satisfaction légitime que nous procurent ces hauts faits d’armes, restons vigilants. Car l’ennemi nous guette et n’a pas encore lâché prise.

Mes Chers Compatriotes,

Comme en témoignent notamment les massacres du 4 janvier 1959 et l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, c’est dans la douleur que la Nation congolaise a été enfantée. Pour que notre pays acquière sa souveraineté et que son peuple retrouve sa dignité perdue, des torrents de sang et des ruisseaux des larmes ont baigné son sol et marqué la mémoire collective.

Puissent-ils, quelles que soient nos peines, quelles que soient nos divergences de vues, féconder et entretenir, en chacun de nous, l’engagement de ne jamais trahir le Congo.

La souveraineté de notre pays et la dignité du peuple congolais ne se marchandent pas ! Il en est de même de notre indépendance et de notre liberté. Elles méritent plutôt tous les sacrifices. Les préserver à tout prix est donc, pour chacun de nous, un devoir citoyen.

Ayons confiance en nous-mêmes et en notre capacité à gérer notre destin ; faisons en toute circonstance, preuve de solidarité et de cohésion nationale ; et le succès que nous escomptons pour l’avenir de notre pays sera certainement au rendez-vous. C’est le lieu pour moi de réitérer notre message de compassion à nos concitoyens rentrés au pays dans des conditions qui révoltent la conscience humaine et que nous avons tous déplorées.

C’est aussi celui de rappeler à tous nos compatriotes vivant à l’extérieur du pays que la terre de nos ancêtres est grande et fertile, et qu’elle dispose des potentialités nécessaires à l’épanouissement d’un chacun.

Je les encourage à revenir prendre leur place au sein d’un Congo en pleine croissance, d’une société congolaise en mutation, et contribuer ainsi au développement du pays, dans la paix et la sérénité.

Mes chers Compatriotes,

Le rêve d’un Congo prospère auquel nous aspirons ne peut être réalisé qu’au prix des efforts sans cesse renouvelés.

Il y a peu, ont eu lieu les concertations nationales où nous avons pris à nouveau conscience de la primauté de l’intérêt général et convenu, en conséquence, des mesures appropriées pour travailler, à l’unisson, à l’œuvre de reconstruction nationale.

Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation.

J’exhorte, par ailleurs, chacun de nous, acteurs politiques, opérateurs économiques, la société civile et autres organisations de masse, à travailler au rassemblement du peuple congolais autour de notre volonté commune de raffermir le lien national, d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, de consolider la paix et la stabilité, de mieux encadrer notre jeunesse et de promouvoir une économie nationale forte et génératrice des dividendes pour le plus grand nombre.

Il va sans dire que, chemin faisant, nous veillerons ensemble à la consolidation de notre jeune démocratie que nous avons tous l’obligation de mettre à l’abri des dérapages auxquels pourrait l’exposer toute précipitation.

Je demande donc à notre peuple de ne pas céder au chantage et d’appuyer toutes les institutions de la République, notamment la Commission Electorale nationale indépendante qui a reçu la mission d’organiser les élections dans un climat apaisé.

Mes Chers Compatriotes,

L’avenir de notre pays dépend avant tout de nous-mêmes, de notre responsabilité et de notre capacité à nous prendre en charge. Il est plus que temps que nous sachions donner à notre pays le meilleur de nous-mêmes et de ne toujours pas attendre qu’il fasse tout pour nous, à notre place. Consolider l’Etat de droit, mais aussi faire de la société congolaise une société de devoir est donc le défi que nous sommes appelés à relever. C’est aussi le sens de la nouvelle citoyenneté à laquelle nous sommes interpellés.

Les défis, nous les avons toujours relevés, et avec succès. Parce que, depuis une quinzaine d’années, notre pays est passé par de moments difficiles que nous avons courageusement surmontés :

Quant l’unité nationale et l’intégrité territoriale ont été mises à mal, nous avons su, en nous mettant ensemble, réaliser la réunification du territoire national.

Face à l’insécurité récurrente qui, pendant plusieurs années, a miné certaines parties de notre pays, nos forces armées et de sécurité ont remporté une victoire éclatante sur l’ennemi et rétabli l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire nationale.

Pour mettre fin aux incertitudes sur le plan politique, nous avons organisé et tenu les élections successivement en 2006 et 2011, consolidant ainsi notre jeune démocratie.

Grâce aux efforts et aux nombreux sacrifices consentis par nous tous, le désordre que connaissait, depuis belle lurette, notre économie, avec une inflation à trois chiffres et une dépréciation continuelle de notre monnaie nationale, ne sont plus que de vieux souvenirs.

Ces différents défis relevés constituent des acquis. Ils doivent nous conforter dans nos efforts en cours et à poursuivre la reconstruction nationale par les grands travaux, l’amélioration des conditions de vie sociale, la réforme de l’Administration publique, le redressement de notre appareil judiciaire ainsi que l’assainissement de nos finances publiques.

Pour ma part, je m’engage à continuer à œuvrer inlassablement pour l’émergence de la République Démocratique du Congo.

A chacun de nous de prendre la mesure des efforts à fournir et de travailler, afin que notre pays soit plus beau qu’avant.

Bonne fête de l’indépendance à tous.

Et que Dieu bénisse notre pays !

Je vous remercie

#RDC-#Burundi : Quand les #USA jouent au #Sheriff constitutionnel

Un article de Jeune Afrique

En RDC ou au Burundi, voire au Congo-Brazza ou au Burkina Faso, Washington s’oppose à toute modification de la Constitution destinée à permettre à un chef d’État de se maintenir au pouvoir. Et le fait savoir.

Samantha Power, ambassadrice des  USA à l’ONU, salue des policiers congolais en Centrafrique.

Accra, juillet 2009. « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts. Elle a besoin d’institutions fortes. » Dans les capitales du continent, tout le monde a gardé en tête les mots du président américain, Barack Obama, censés guider la nouvelle politique des États-Unis en Afrique. Et à en croire les déclarations récentes de Washington, le temps est venu de mettre en pratique ce discours en s’opposant publiquement aux modifications constitutionnelles permettant aux présidents en place de se représenter. Ainsi à Kinshasa, en janvier, Russ Feingold, l’envoyé spécial américain dans la région des Grands Lacs, a encouragé vivement les présidents africains à « respecter les mandats qui leur ont été assignés« .

Bis repetita le 8 avril, à Bujumbura : « Nous encourageons le respect de la Constitution et de l’État de droit« , a déclaré Samantha Power, l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, après sa rencontre avec le président Pierre Nkurunziza. Dans le contexte burundais actuel, où le pouvoir vient d’échouer à faire adopter une réforme constitutionnelle et chercherait – selon l’opposition – à revenir à la charge par d’autres voies, la déclaration de Power a été interprétée comme une mise en garde. Mais Bujumbura n’a pas voulu s’en offusquer. « Les États-Unis ont fait un simple commentaire« , affirme Willy Nyamitwe, le porte-parole adjoint de la présidence : « Cela ne nous gêne pas car le président Nkurunziza a affirmé à Samantha Power que la Constitution ne serait pas modifiée avant les élections », prévues pour 2015.

L’intransigeance grandissante des États-Unis tient en partie à la personnalité de ces deux diplomates : Russ Feingold et Samantha Power.

Et de toute façon, selon Nyamitwe, la loi fondamentale n’empêcherait pas Nkurunziza de concourir à nouveau, « puisque sa première élection, en 2005, était au suffrage indirect » et que la limitation à deux mandats ne porterait « que sur les élections au suffrage direct »… Une interprétation de la Constitution qui est loin de faire consensus. Et si le département d’État des États-Unis se refuse à trancher ce débat, un de ses responsables fait savoir « qu’une démocratie qui ne connaît pas de transmission régulière et pacifique du pouvoir n’en a que le nom ». Washington a fait passer le même message de fermeté à Brazzaville et Ouagadougou.

« L’intransigeance grandissante des États-Unis tient en partie à la personnalité de ces deux diplomates [Russ Feingold et Samantha Power] récemment nommés, constate Jason Stearns, spécialiste de la région des Grands Lacs à l’université américaine de Yale. Mais elle n’est pas totalement nouvelle. » En 2012, déjà, Washington avait en effet désapprouvé la volonté du président sénégalais d’alors, Abdoulaye Wade, de se représenter. Cela ne l’avait toutefois pas empêché de le faire, en s’appuyant sur une lecture contestée de la Constitution – pour être finalement battu dans les urnes.

Le président ougandais a les mains libres

Mais la voix de l’Oncle Sam porte davantage dans la région des Grands Lacs. « Depuis quelque temps, les États-Unis font preuve de plus de fermeté avec leurs alliés dans cette zone, remarque Jason Stearns. C’est le cas pour l’Ougandais Yoweri Museveni sur la question des droits des homosexuels. Cela a été le cas pour le Rwandais Paul Kagamé et la rébellion du Mouvement du 23-Mars. Et aussi pour le Congolais Joseph Kabila avec les déclarations de Feingold. » Même si le pouvoir congolais s’est abstenu de réagir publiquement, lesdites déclarations ont été très remarquées et ont agacé en haut lieu.

« Pour des raisons historiques et économiques, la voix des Américains pèse lourdement en RD Congo« , glisse un diplomate en poste à Kinshasa, où, selon la Constitution, Joseph Kabila doit quitter le pouvoir en 2016. Quant à Museveni, la question ne se pose plus pour lui : le président ougandais a les mains libres depuis l’abrogation, en 2005, de la limitation des mandats. Enfin, au Rwanda, une révision de la Constitution n’est pas exclue, à en croire Paul Kagamé dans un récent entretien à Jeune Afrique (no 2778, du 6 au 12 avril). Mais le problème d’une éventuelle nouvelle candidature de sa part ne se posera pas avant la prochaine présidentielle, prévue pour 2017. D’ici là, l’administration Obama ne sera plus en place.

Et les Européens ?

Vis-à-vis de la RD Congo, la position des Européens diffère sensiblement de celle de Washington. « Les Américains sont beaucoup plus offensifs que les Belges et les Français sur la question du respect de la Constitution. Nous ne nous permettons pas de tenir le même discours qu’eux », reconnaît un diplomate européen en poste à Kinshasa. À Paris, on assume cette position plus réservée : « Nous n’avons pas à nous prononcer sur tel ou tel pays, explique Romain Nadal, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Nous nous fierons au jugement de l’Union africaine, qui est la gardienne des principes démocratiques.« 

#RDC-#Rwanda: deux soldats de la Rwandan Defense Army arrêtés au Nord-#Kivu

l y a déjà quelques semaines que le site rwandais Ikazeiwacu.fr proche de l’opposition au régime de Kigali avait publié les articles sur l’infiltration de l’armée rwandaise, RDF, sur le sol congolais. Paul Kagame et son FPR n’ont pas encore dit leur dernier mot au Congo, ils rêvent toujours de récupérer la partie Est de ce grand pays.

Mutayonga Mutula et Kifungire Bonane, devraient faire des crimes qui seraient publiés dans la presse étant commis par les FDLR

Depuis que les FDLR ont commencé à déposer les armes pour essayer de trouver une solution pacifique au problème des réfugies rwandais, le FPR et Paul Kagame de leur côté ont intensifié l’infiltration des commandos qui vont assassiner ces ex-combattants FDLR, qui sont cantonnés dans les camps de Kanyabayonga au Nord-Kivu et Kigogo au Sud-Kivu. Ce n’est pas seulement les ex-combattants FDLR que les commandos du FPR vont assassiner mais aussi les commandants actifs des FDLR et les dirigeants locaux congolais, pour ensuite coller ces crimes aux FDLR.

L’armée rwandaise a mis sur pied une large stratégie de déstabilisation de la région Est de la RDC, jusqu’à ce que la population congolaise de cette partie du pays devienne fatiguée du gouvernement central qui n’arrive pas à sécuriser le pays et choisisse de se séparer du gouvernement de Kinshasa pour réclamer l’autonomie, et plus tard organiser un référendum qui va décider l’indépendance et la création d’un nouveau État qui dépendra du Rwanda et de Ouganda.

Arresation des commandos de l’armée rwandaise

Comme nous l’avons mentioné ci-haut, l’infiltration de l’armée rwandaise continue en masse à l’Est du Congo. Pour le moment l’armée rwandaise a encore sorti sa carte d’utiliser les congolais, qui sont asoiffés d’argent pour massacrer les autres congolais et ensuite coller ces crimes au dos des FDLR, pour montrer à la communauté internationale qu’ils n’ont pas déposé les armes, plutôt ils sont devenus plus actifs en perpétrant des exactions contre la population congolaise.

Marheureusement pour le FPR, la population congolaise ne dort plus comme avant. Les patriotes congolais savent très bien leur ennemi et ils sont au courant qu’ils ont un ennemi commun avec les FDLR. C’est dans cette optique qu’hier le 23-06-2014 autour de 13h00, les jeunes patriotes congolais ont arrêté des commandos qui opéraient dans le Masisi pour le compte de l’armée rwandaise. Leurs opérations consistaient surtout à couper les routes, tuer les congolais et envoyer les informations au Rwanda pour qu’elles soint publiées dans les journaux comme quoi les FDLR ont tendu des barrières et qu’ils continuent à massacrer les congolais. 

Plusieurs fois de telles informations sont publiées par la Radio Okapi et puis elles sont traduites en Kinyarwanda par les journaux rwandais contrôlés par la DMI, notamment, www.igihe.com, www.kigalitoday.com etc. Il y a aussi le journal ugandais, www.chimpreports.com, qui est souvent utilisé pour salir l’image des FDLR dans le monde anglo- saxon.

Nos sources dans le Masisi nous indiquent que ces commandos arrêtés hier avaient tendu une barrière dans la localité de Mihala dans le territoire de Masisi, ils ont pu dépouillé les agents de la CNR (Commission Nationale pour Refugiés) de la RDC. Selon leur propre déclaration, l’objectif de cette opération était de montrer que les FDLR n’ont pas déposé les armes et qu’ils n’ont même pas le respect des autorités de la RDC. Dieu aidant ces commandos n’ont pas réussi à s’échapper.

Mutayonga Mutula et Kifungire Bonane, les commandos recrutés par RDF

Mutayonga Mutula et Kifungire Bonane ont déclaré qu’ils sont originaires de la localité de Kaziba dans le territoire de Walungu. Ils ont dévoilé qu’ils ont été recruté par des agents tutsi rwandais qui travaillent avec les éléments de l’armée rwandaise infiltrés dans la région de Lubero, où ils opèrent sous l’étiquette de Mai Mai Tcheka. Les enquêtes continuent et ces commandos ont promis de divulguer tous les secrets et tout le réseau criminel dans lequel ils opéraient.

Il est très regrettable de voir qu’il y a encore les congolais qui acceptent de trahir leur pays en travaillant pour ces tueurs tutsi du FPR. Ils doivent savoir que le sort que ces tutsis leur réserve n’est que la mort. Ils ont utilisé Jean Pierre Bemba, et maintenant il croupit dans la prison à la Haye. Il est temps que les congolais puissent vaincre leur malheur qui est l’argent « BONGO ya MONGUNA EZA VRAIMENT MABE »

Gasigwa Norbert

Ikazeiwacu.fr

[#DRC] #Politique : Théodore #Tshilumba succède à Albert #Moleka chez #Tshisekedi

C’est désormais connu. Etienne Tshisekedi a un nouveau Directeur de Cabinet. Après le départ de Moleka Albert, voici l’Abbé Théodore Tshilumba. Cette nomination laisse croire que le lider maximo ne veut nullement laisser un vide dans son entourage. Ses ‘‘soucis de santé’’ ne sont pas de nature à l’empêcher de mettre de l’ordre dans sa cour, quand il le faut.

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Le mardi 24 juin 2014 dernier, dans le cadre de ses nouvelles fonctions, le tout nouveau Directeur de cabinet a fait son apparition publique à la réunion de la Ligue de Femmes de l’Udps, au siège du parti à Limete, 10ème rue zinnias. Il était porteur d’un message de réconfort et d’encouragement de Tshisekedi  aux femmes combattantes du parti. L’Abbé Théodore Tshilumba a, à l’occasion, rassuré l’assistance que le Président National  «se porte très bien» et il se repose stratégiquement, parce qu’il sait que d’ici là, l’impérium sera effectif. ‘‘Tous les bruits entendus de gauche à droite, c’est la manifestation de la peur’’, a-t-il rajouté. Et de renseigner qu’aux mois de juillet et août prochains, une information importante sera donc livrée à la nation. Laquelle ? Aucune précision n’a été donnée.    

La liesse des mamans de la Ligue de femmes de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (Udps) était à son comble quand l’envoyé spécial de leur leader bien-aimé a débarqué sur zinnias, siège de cette formation politique. Le Directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi était porteur d’un massage venu tout droit de son chef.

Face aux interrogations quant à la santé du leader de l’Udps, l’Abbé Théodore Tshilumba s’est voulu rassurant. « Le Président se porte bien. Tous les bruits entendus de gauche à droite, c’est la manifestation de la peur », a-t-il indiqué. « Comme un grand stratège, il se repose parce qu’il sait que d’ici là, l’impérium sera effectif », poursuit-il, sous les ovations des femmes présentes à cette manifestation.

A elles, il a transmis les encouragements et les remerciements d’Etienne Tshisekedi pour leur dynamisme politique, évoquant le cas de leur dernière manifestation à l’Ambassade des Etats-Unis en RD. Congo. « Le Président demande aux mamans de l’Udps de se souder,  d’être vigilantes. L’amour doit caractériser le parti », a-t-il souligné. En effet, il a régné quelques querelles intestines entre les organes du parti. D’où, l’appel à la réconciliation réitéré par  Etienne Tshisekedi à ses partisans.  

Bruno Mavungu, Secrétaire Général du parti, a  également pris part à cette rencontre et a appelé à la ‘’réconciliation’’, d’autant plus qu’il n’a pas été épargné par ces querelles.

Info à venir  

Par ailleurs, le Dircab de Tshisekedi a indiqué qu’entre juillet et août prochains, une information importante va tomber. Va-t-elle concerner  la marche du parti ou son action face aux enjeux politiques de l’heure ? Pas de précision sur cette question. Mais, toujours est-il que  le rendez-vous semble pris au sérieux par toutes ces   indéfectibles femmes de l’Udps.

Kinshasa, 25/06/2014 (La Prospérité, via mediacongo.net)

Territoire de #Beni (Nord-#Kivu) : Six #kidnappés abattus par les #ADF/#Nalu

C’est en hauteur de la rivière Semliki sur la route Mbau – Kamango à l’extrême Est du secteur de Beni/Mbau que les corps sans vie des civils enlevés dans les environs de la localité de Mbau ont été découverts.

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Ces corps des victimes étaient en état de décomposition très avancée, à en croire Jean-Paul Ngahangondi, acteur de la société civile et président de l’ONGDH CRDH actif dans le territoire de Beni. Il s’agit des corps sans vie de six de 10 civils enlevés la semaine dernière dans les environs de Mbau, chef-lieu de la chefferie de Beni/Mbau par des présumés rebelles ADF/Nalu. Il s’agit essentiellement des hommes, agriculteurs pour la plupart, enlevés dans les environs de la localité de Mbau et découverts morts en décomposition la journée du 24 juin par leurs membres de famille, précise-t-il.

D’après la même source, 4 de ses kidnappés avaient réussi à se retrancher des mains de leurs ravisseurs avant l’accomplissement de ce forfait macabre à quelques mètres de l’endroit connu sous le nom de Kasenyi, une pêcherie de fortune située non loin de la rivière Semliki sur l’axe routier Mbau – Kamango, entre le secteur de Beni/Mbau et la chefferie de Watalinga.

Cette nième découverte macabre vient ressusciter la douleur causée par l’assassinat la semaine dernière d’un chef de localité et de son collaborateur dans la même contrée. Pour rappel, cet assassinat dont seraient auteurs les militaires loyalistes en connivence avec les services de renseignements, d’après les chaines locales, a suscité un ras-le-bol les journées du 23 au 24 juin dernier dans la partie nord-est du territoire de Beni, conduisant à une suspension momentanée des activités dans cette région et à l’arrêt par l’autorité des services de renseignement des émissions de la Radio Muungano Beni – antenne d’Oïcha et de trois de ses journalistes pour avoir diffusé des informations jugées subversives à ce propos et remettant en claire une certaine implication des services de sécurité dans ce forfait.

Pour rappel, ces rebelles ADF/Nalu ne sont pas à leur premier forfait du genre dans la région. Ils détiennent encore quelques 800 otages non encore libérés par ce mouvement terroriste, même au lendemain des opérations militaires SOKOLA menées conjointement avec la MONUSCO. Le 20 juin dernier, le collectif des parties civiles du Nord-Kivu (CPCNK) avait fustigé le laxisme du gouvernement congolais face à des répétitifs cas d’insécurité dont seraient auteurs les terroristes ougandais ADF/Nalu et quelques éléments brebis galeuses des forces loyalistes. Dans une lettre ouverte adressée au président de l’assemblée nationale, le CPCNK en avait demandé à l’intervention urgente de la chambre basse du parlement, organe de représentation du peuple, afin que soient tirées aux clairs les zones d’ombres qui planent encore sur ce que sont devenus nos compatriotes détenus en otages par les ADF/NALU.

©Mc. Héritier Kapitene – The Kivu Times – Wednesday, June 25, 2014

#Otages des #ADF/#Nalu : Le collectif des parties #civiles du Nord-#Kivu hausse le ton

C’est dans une lettre ouverte adressée au président de l’assemblée nationale de la RDC Aubin Minaku que cette structure citoyenne exprime ses desideratas face à la situation des otages détenus par le mouvement terroriste ADF/NALU.

Reconnaissant au aux efforts consentis, le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu a exprimé sa gratitude envers les FARC et la MONUSCO pour le retour effectif de la paix dans plusieurs entités de cette province ; proie des conflits armés de tous genres. D’après cette structure citoyenne, les opérations militaires menées contre la rébellion ougandaise d’ADF/NALU dans le territoire de Beni n’ont pas pu libérer près de huit-cent (± 800) de nos compatriotes otages de ce mouvement terroriste opérationnel dans la région depuis près de 20 ans.

C’est dans ce sens qu’elle s’est adressé au président de l’Assemblée nationale dans une lettre ouverte dont le contenu est le suivant :

Lettre ouverte adressée au Président de l’Assemblé Nationale de la République Démocratique du Congo

(Avec l’expression de nos hommages)

Concerne : Dossier des otages des ADF/NALU

Honorable Président,

Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu est et demeure reconnaissant des efforts consentis par les FARC appuyées par la MONUSCO pour le retour effectif de la paix dans plusieurs entités de cette province ; proie des conflits armés de tous genres.

Cependant, Honorable Président, les opérations militaires menées contre la rébellion ougandaise d’ADF/NALU dans le territoire de Beni n’ont pas pu libérer près de huit-cent (± 800) de nos compatriotes otages de ce mouvement terroriste opérationnel dans la région depuis près de 20 ans.

Supposé mis en déroute et démantelé, cet activisme criminel et terroriste ougandais ne cesse de dépouiller nos familles, nos villages, nos cités et nos villes de la main d’œuvre active, de ses intelligences, et d’une bonne partie de sa substance motrice ; lui privant ainsi de son potentiel le plus ultime. Cet opprobre se porte malencontreusement très bien, même quelques semaines après les opérations « SOKOLA ». Les incursions couplées aux enlèvements de nos compatriotes et aux pillages des maigres ressources familiales dans la zone supposée « sous-contrôle » de nos troupes, ne cessent de s’opérer en toute quiétude.

Craignant pour leur avenir, certains des compatriotes ayant échappé à cet activisme criminel, sont contraints de quitter leurs milieux pour rester à l’abri, abandonnant ainsi les activités agricoles, scolaires et de petit-commerce, au dépend de leur postérité. Il s’en suit la détérioration du tissu socioéconomique, mettant en péril le lendemain de toute une génération, car nos champs, nos écoles et notre petit-commerce se vident du jour au lendemain, avec toutes les conséquences révoltantes qui s’en suivent. Ce qui inquiète de plus, c’est le silence entretenu à toutes les instances, même par ceux qui sont censés parler pour et au nom de ce peuple meurtri et presque voué à son triste sort. Contacté à ce sujet, un élu du Nord-Kivu nous a fait savoir que ces opérations sont menées en toute discrétion.

Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu se refuse à admettre que le pays récuse la sécurisation de ses populations vivant dans les zones rurales, notamment le territoire agricole de Beni au Nord-Kivu… Et devant cette réalité saisissante, qui à travers tous les temps depuis 1986, une frange de nos compatriotes du territoire de Beni est vouée à la misère la plus atroce et aux travaux forcés au bénéfice de l’une de formes de lâcheté de la sous-région qu’est l’activisme de l’ADF/NALU.

Les informations selon lesquelles près de 300 otages seraient libérés sont fausses. Il s’agit plutôt de quelques dizaines de compatriotes qui ont pu échapper des mains de leurs ravisseurs. Notre crainte ce que ces chiffres avancés et confirmés par certains officiels civils et militaires brouillent les efforts entrepris dans ce sens.

Nous voudrais vous dire, Honorable Président de l’Assemblée Nationale, à l’entame de cette lettre ouverte que la rhétorique détournée aux faits divers politiciens et le « silence national » ne changent pas la perception des difficultés que vit au quotidien le RDCongolais lambda. Au-delà de toutes les définitions théoriques et la compréhension, nos difficultés restent les mêmes pour tous, sauf lorsque le calme apparent frise une certaine complicité nationale et ou internationale.

Sans donner des leçons, nous appelons à l’intervention urgente de la chambre basse du parlement, organe de représentation du peuple, afin que soient tirées aux clairs les zones d’ombres qui planent encore sur ce que sont devenus nos compatriotes détenus en otages par les ADF/NALU. Qui/que sont-ils devenus ? Où se trouvent-ils et ou que font-ils encore aux mains des ravisseurs, alors que les opérations contre le mouvement ADF/NALU sont presqu’en termes et toute la contrée jadis occupée par ce mouvement terroriste est supposée ratissée ?

Honorable Président, nous devrions apprendre des faits récents du Nigéria depuis moins de deux mois. Un enlèvement de près de 200 lycéennes par la milice terroriste Boko-Harâm a suscité une mobilisation nationale, régionale et internationale. La France et les États-Unis s’y investissent avec ardeur. C’est le fruit d’une conscience nationale, d’une crédibilité internationale et d’une diplomatie assise et bien entretenue.

Dans notre pays, qui est aussi le vôtre, près de 800 personnes sont détenus otages depuis deux, trois, quatre, cinq ans et plus ; et personne n’en parle, sauf les familles des victimes et quelques activistes parfois mal compris ou incompris. Quel est l’état actuel de notre diplomatie, y compris celle parlementaire, à ce sujet ? Les priorités nationales ne sont-elles pas passées ailleurs ? Si, il est admis que « ceux qui ont beaucoup à espérer et rien à perdre seront toujours dangereux », il ne vaut toutefois pas la peine de se passer du fait que « la seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien ».

Honorable président, il s’agit d’une question d’abord sécuritaire, ensuite sécuritaire et en fin sécuritaire. Sans abuser de la sémantique, il n’y a de sécurité que pour les hommes et leurs biens. Nos larmes coulent, sèchent et recoulent pour les nôtres privés de leur liberté dans leur propre pays par une bande d’affairistes étrangers.

Nous vous prions de croire, Honorable Président de l’Assemblée Nationale, l’expression de nos plaies saignantes et de notre épouvantable crainte.

Fait à Beni, le 20 juin 2014

Vous pouvez télécharger l’original de cette lettre ouverte en cliquant sur le lien suivant :


 Lettre ouverte_Otages_CPCNK

#Kinshasa : Les prix des #vivres frais explosent

Valse des étiquettes des vivres frais constatée sur tous les marchés de Kinshasa. La variation va de 15 à 30% selon des estimations. La rareté serait à la base de cette surchauffe dont les conséquences sur le panier de la ménagère se font cruellement sentir. Le pouvoir d’achat des gagne-petits s’en tire substantiellement éroder. En attendant que des mesures correctives ne soient trouvées, se nourrir à Kinshasa est davantage devenu un casse-tête.

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Les ménagères ne savent plus où donner de la tête. La surchauffe qui a gagné le marché des vivres frais les ayant pris de court. Et pourtant, les signes avant-coureurs étaient perceptibles et prévisibles. Le retrait de  la firme « Orgaman » de la chaine d’importation de ces vivres frais aurait dû pousser à des anticipations sur d’éventuelles conséquences. L’on a assisté à un attentisme qui a laissé couler le temps jusqu’à donner la voie libre à l’explosion des prix. La loi de l’offre et de la demande dicte sa loi sur le marché. Présentement, l’offre serait en baisse au point de jouer négativement sur la tendance générale des prix qui a opté pour l’ascenseur. Selon des enquêtes menées sur le terrain, il ressort que la fluctuation va de 15 à 30%. Cette qui constitue une poussée énorme face à l’accalmie qui s’est constatée pendant une période relativement longue sur les différents marchés des denrées alimentaires.

A la base de cette flambée des prix il y a la rareté. En effet, le plus gros importateur des vivres frais, Orgaman, ayant décidé de changer sa sphère d’activités, la reprise en main de sa part du marché n’avait pas été assurée. D’où, ce flottement aux conséquences incalculables. Un carton de cuisses de poulet de 10 kg est passé de 20 000 à 30 000 francs congolais (21,5 à 32,5).  Les côtes de porc sont passées de 27 000 à 35 000 Fc (29 à 37,6 USD). Auprès de l’autre major dans l’importation des vivres frais, Congo Futur, il s’est constaté une rupture de stocks de tripes, poulets et cuisses de poulet. Nos confrères de la radio onusienne ont constaté qu’ « aux chambres froides de Ledya, ce sont les pieds de porc et les tripes qui manquent. Les stocks qui sont arrivés la semaine dernière se seraient écoulés comme de petits pains », s’entend-on dire. Un importateur sérieux a confié : « Orgaman importait un bateau de vivres, alors que nous c’est juste quelques containers».

Cette entreprise active depuis 1931 dans le secteur a décidé de liquider ses activités en lien avec les importations des vivres frais. La raison avancée serait la modicité de la rentabilité suite à une fiscalité asphyxiante et une concurrence déloyale. Telles sont les vrais motifs qui ont poussé Orgaman à mettre quasiment la clé sous le paillasson. La société n’a-t-elle pas évoqué « une perte de ses parts de marché et à une rentabilité décroissante » pour justifier la liquidation décidée de ses importantes filiales ? Les craintes justifiées des consommateurs, pour qui le départ de ce major impacterait négativement sur le marché, viennent de trouver justification. Congo Futur, Inalca, Ledya et Maicofroid ne se sont pas partagé la part du marché abandonnée par Orgaman.
   
Privilégier la production locale

L’extraversion de l’économie congolaise est décriée par tout le monde. La structure léguée par le colonisateur avec comme épine dorsale le fleuve Congo et la voie de sortie de Matadi est restée inchangée malgré l’indépendance politique acquise, il y a plus de 50 ans. Dotée des cours d’eau poissonneuses, la RDC ne pouvait pas compter sur l’importation pour nourrir ses 70 millions de consommateurs. Un potentiel inestimable qui aurait dû pousser les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays vers une politique d’introversion de l’économie. Curieusement, le processus d’intégration de l’économie congolaise ne connaît que des ébauches sans une volonté réelle de matérialisation.

Tous se contentent de la rente que procure ces importations. Du poisson produit dans la lac Tanganyika n’atteint que difficilement Kinshasa. Le poisson des lacs Tumba et Maï-Ndombe ne sont même pas consommés à Mbandaka et Kikwit. Les conditions de conservation étant aléatoires, personne ne se hasarde à investir dans le secteur. Jusque-là, les Congolais se nourrissent grâce à la pêche artisanale. Les petites unités de pêcheries ne sont pas en activité en RDC. Dans ces conditions, il est quasi impossible de nourrir une population de plusieurs dizaines de millions d’âmes. Des ressources financières, en devises fortes, consacrées à des importations ne peuvent-elles pas faire l’objet de simulations d’installation progressive des petites pêcheries au pays ?

Dans cette éventualité, la balance de paiement s’en tirerait à bon compte et le pays se doterait des réserves internationales accrues. Cette explosion de prix des vivres frais devra conduire à un changement radical de la politique gouvernementale en la matière. Construire une stratégie d’approvisionnement des populations en denrées de base sur les importations est un risque à ne plus continuer à prendre au risque de rester éternellement dépendant et fragile.