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L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

SYRIE: les dirigeants allemand, britannique, français, italien, américain et canadien exhortent à un cessez-le-feu immédiat à Alep

La chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique Theresa May, italien Matteo Renzi, canadien Justin Trudeau et les présidents français François Hollande et américain Barack Obama ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

A Alep, après un bombardement. (Photo : Thaer Mohammed/AFP)
A Alep, après un bombardement.
(Photo : Thaer Mohammed/AFP)

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations unies pour Alep (évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible mais constante de médecins) les dirigeants exhortent le régime à faire de même « d’urgence, pour soulager la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l’Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », et des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire ».

Les dirigeants dévoilent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le conseil de sécurité de l’ONU, et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s’engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à oeuvrer pour une solution politique malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires.

AGENCE EUROPE

 

RDC : Retrait programmé de 2000 soldats sur les 20 000 casques-bleus de la MONUSCO

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte ce jeudi 26 mars un projet de résolution qui permettrait de réduire la force de maintien de la paix des Nations Unies au Congo par 2000, beaucoup moins que le souhaitait Joseph Kabila, président de la RDC.

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Gén. Prakash (Monusco) et feu Gén. Bauma (FARDC) dans une patrouille à l’Est de la RDC. [Ph. AFP]

Le projet de résolution obtenu par Associated Press défie la volonté de Kabila que la plus grande force de maintien de la paix de l’ONU rétrécissement d’au moins 7000.

Le vote intervient durant des semaines de tension après que l’ONU à travers la MONUSCO se soit retirée d’une opération conjointe prévue avec l’armée congolaise contre les FDLR, affirmant que Fal Sikabwe et Mandefu, les deux généraux congolais en charge de SOKOLA-2 ; ont été impliqués dans « des violations massives des droits de l’homme. » Lire la suite RDC : Retrait programmé de 2000 soldats sur les 20 000 casques-bleus de la MONUSCO

#Great_Lakes (#DRC): Mary #Robinson s’en va, la roue tourne pas comme d’habitude

L’irlandaise s’en va des Grands-Lacs. L’ONU en a ainsi décidé. La génitrice de l’accord cadre d’Addis-Abeba se chargera désormais du changement climatique au près de l’instance intercontinentale. L’algérien Saïd Djinet serait ressenti en son remplacement. Une réponse aux menaces de Barack Hussein Obama l’Africain par rapport aux processus démocratique dans la sous-région ?

Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.
Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.

Mary  Robinson[1], jusque-là, Envoyée Spéciale de l’ONU pour la région des Grands-Lacs africains, est rappelée à New-York pour occuper le poste d’Envoyée Spéciale du SG de l’ONU pour le changement climatique. Son rôle, selon un scoop de l’agence de presse Belga, sera de mobiliser les énergies et la volonté politique dans le cadre de la préparation du Sommet sur le climat prévu pour le 23 septembre prochain au siège de l’ONU à New York. Assurément, l’entendement officiel du départ de Robinson ne passe pas facilement auprès de fins espionnes. Des approximations, comme en pareilles circonstances, vont leur pesant d’or.

Dans les milieux diplomatiques internationaux, l’on croit savoir que Ban Ki-moon  s’apprête à dépêcher en RDC une personnalité adaptée aux circonstances du moment. Un dur rompu aux missions difficiles, pas un cuistre à la langue de bois. À l’heure où les États-Unis menacent la quiétude des chefs d’États dans la sous-région des grands-lacs sur leurs probables prochains mandats consécutifs à des inadmissibles modifications constitutionnelles, tout porte à croire que la « communauté internationale » (si elle existe), se cherche une main plus dissuasive très politiquement impliquée dans la gestion des pays dans la sous région.

Pas loin de la coutume à chaque changement d’étape dans la difficile évolution du processus de normalisation, de pacification, de démocratisation et de stabilisation de la RDCongo. Il en était ainsi lorsqu’il s’agissait d’amener Mzee Kabila, les pro-rwandais du RCD/Goma et les pro-ougandais du MLC, du RCD/KML et du RCD/N, en 1999, à cesser le feu. Pour pousser à la matérialisation des conclusions du Dialogue inter congolais de Sun-City, l’ONU avait mis en place une nouvelle structure chapeautée  par de nouvelles têtes. L’ONU n’avait pas dérogé à sa règle,  la veille des élections de 2006, avec la venue de l’américain William Lacy Swing dont la mission était de faire accepter aux anciens belligérants les résultats sortis des urnes. C’est suivant la même logique que le Britannique Alan Doss vint pour presser Kinshasa à négocier avec la nébuleuse rébellion CNDP du Général déchu Laurent Nkunda Seba Mihigo ; puis Roger Meece, qui eut l’audace d’assister aux tumultieuses éléctions de novembre 201; avant que l’Allemand Martin Kobler ne vienne pour sonner le glas du tristement célèbre M23. Hac habierit, passons !

De Mary Robinson, l’on retiendra, à l’avantage du Congo,  la résolution 2098 du Conseil de sécurité, de laquelle est née la robuste Brigade spéciale d’intervention de la Monusco, constituée des soldats africains aguerris, qui a fait ses preuves dans les collines hostiles du Nord-Kivu contre les forces du mal incarnées par le M23. A son actif, la signature de l’Accord cadre d’Addis-Abeba entre les Chefs d’États de la CIRGL pour stabiliser, particulièrement, la RDC.

Le départ de Robinson intervient à un moment particulier où la tension monte d’un cran dans la sous-région. Plus récemment, il y a eu des escarmouches sanglantes et meurtrières à la frontière entre les deux enfants têtus de la sous-région, le Rwanda et sa cousine la RDC, entre les armées des deux pays. Tout cela dans un lourd climat causé par la délocalisation des rebelles rwandais des FDLR dans l’hinterland notamment, en Province Orientale et quelque part à l’Équateur. A cela, sont venues s’ajouter les folles rumeurs sur une éventuelle réorganisation des anciens rebelles du M23 à partir du territoire de l’allié angolais.

De l’opprobre sur Édouard Do Santos.

Accusations, vraisemblablement pas non gratuites, car démenties avec la dernière énergie par l’Ambassadeur de la République d’Angola à Kinshasa. Comme si cela n’avait pas suffi, un  cadre de l’ex-Mouvement du 23 (M23), Elie Mutela[2], privilégie l’approche 2D3R – Démobilisation, Désarmement, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration pour leurs combattants ainsi que le bénéfice de la loi d’amnistie.

Quelle cartouche en remplacement de Robinson ?

À en croire certaines informations parues dans la presse internationale ce jeudi 17 juillet 2014, l’algérien Saïd Djinet serait ressenti en remplacement de Mme Robson. Djinet a été travaillé comme facilitateur international du dialogue inter-guinéen.

Jusque tard dans la soirée du mercredi 16 juillet, le nom du successeur de Robinson n’était pas encore connu du grand public. Mais,  dans les milieux des fonctionnaires internationaux établis à Kinshasa, Kigali et Bujumbura, l’on se contentait d’en dresser le profil. Ce sera un coriace, un dur à cuire dont la mission sera, non de négocier mais,  de faire respecter la volonté des grands de ce monde au Congo.  La volonté des puissants est à découvrir dans les déclarations tapageuses faites par leurs représentants à Kinshasa : respect de la Constitution, calendrier électoral global, respect des droits de l’homme, etc.

[1]Mary Robinson est née le 21 mai 1944 à Ballina, Irlande. Elle fut la première femme président d’Irlande du 3 décembre 1990 au 12 septembre 1997 et la septième personne à occuper la magistrature suprême. Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a annoncé lundi la nomination de Mary Robinson, de l’Irlande, en tant qu’Envoyée spéciale pour les changements climatiques. Elle sera chargée d’intervenir auprès des gouvernements du monde entier pour mobiliser la volonté et l’action politiques et d’élever les ambitions à l’approche du Sommet 2014 sur le climat que le Secrétaire général convoquera le 23 septembre 2014, à New York. Elle fournira également des conseils stratégiques au Secrétaire général sur la base de ses consultations. Le Sommet sera une étape importante pour mobiliser l’engagement politique en vue de conclure un accord mondial d’ici à 2015 et pour donner de l’élan à une action renforcée visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à bâtir des communautés résilientes face aux changements climatiques. En demandant à Mme Robinson de remplir ces fonctions, le Secrétaire général l’a félicitée pour le travail qu’elle a accompli en sa qualité d’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs en Afrique, notamment pour les efforts qu’elle a déployés pour assurer la cohésion et la sensibilisation de la communauté internationale aux défis auxquels est confrontée la région des Grands Lacs. Grâce à sa stature internationale, elle a réussi à stimuler la communauté internationale pour appuyer les efforts des dirigeants de la région des Grands Lacs dans les domaines du règlement des conflits, du développement économique et social et de l’intégration des groupes marginalisés, en particulier les femmes. Mme Robinson apportera dans ses nouvelles fonctions plus de quatre décennies d’expérience dans le monde politique et diplomatique. Elle a notamment été Présidente de l’Irlande, de 1990 à 1997, après avoir siégé au Sénat irlandais de 1969 à 1989. Mme Robinson a aussi dirigé, de 1997 à 2002, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme des Nations Unies. Lire l’intégral de cette article des Nations Unies ici

 

[2] Elie Mutela est Directeur de Cabinet de Bertrand BISIMWA, président de l’ex-M23.

Congo-#Kinshasa: Le Conseil de sécurité de l’#ONU reconduit les sanctions et le groupe d’experts

Le Conseil de sécurité a reconduit jusqu’au 1er février 2015 les sanctions, les mesures financières et sur les déplacements à l’encontre des personnes, entités et groupes armés sévissant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le Conseil de sécurité, par une résolution adoptée à l’unanimité jeudi, a également prié le Secrétaire général de proroger, pour une période prenant fin le 1er février 2015, le mandat du Groupe d’experts, en lui demandant un rapport à mi-parcours d’ici au 28 juin 2014 et un rapport final avant le 16 janvier 2015.

Le Groupe d’experts doit analyser toutes informations pertinentes, en RDC et dans les pays de la région, sur les mouvements d’armes et de matériels connexes ainsi que sur les réseaux qui fournissent assistance à des groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le territoire du Nord et du Sud-Kivu et de l’Ituri, ainsi qu’aux groupes qui ne sont pas parties à l’Accord global et inclusif en RDC.

Le Conseil de sécurité, dans sa résolution, exige des forces armées congolaises (FARDC), des Forces alliées démocratiques (ADF), de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et des divers groupes Maï-Maï de « cesser immédiatement toutes formes de violence et autres activités déstabilisatrices ».

Aux États de la région, il demande de prendre des mesures concrètes pour qu’aucun appui ne soit apporté aux groupes armés dans l’est de la RDC, notamment aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Il exige aussi que le gouvernement congolais, comme il s’y est engagé dans les déclarations de Nairobi du 12 décembre 2013, « hâte l’exécution de son programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration, en coordination avec l’ONU, les organisations internationales et les pays voisins où des ex-combattants du M23 ont trouvé refuge ».

Congo-#Kinshasa: Au sujet de la « réorganisation » du #M23 – #Abdallah #Wafy attendu à #Kampala

Par Le Potentiel pour All Africa

Le récent rapport des experts de l’Onu accusant l’Ouganda et le Rwanda de soutenir, une fois de plus, le M23 pour se réorganiser, continue de défrayer la chronique. Pas plus tard qu’hier mercredi 29 janvier à Kinshasa, le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC est revenu sur cette question. C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire organisée par la Monusco, en son quartier général de Gombe.

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Répondant à une question de la presse relative à ce rapport, Abdallah Wafy annonce qu’il va se rendre, ce jeudi 30 janvier 2014, à Kampala, pour prendre langue avec les autorités ougandaises sur cette question qui préoccupe de plus en plus la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo. Après leur débâcle, plusieurs rebelles du M23 ont été accueillis au Rwanda et en Ouganda. Ce qui est contraire aux engagements pris à Addis-Abeba voire à Kampala et Nairobi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment examiné le rapport annuel du groupe d’experts indépendants chargés de contrôler l’application des sanctions auxquelles est soumise la RDC. Ces experts ont accusé, une nouvelle fois, le Rwanda et l’Ouganda de coopérer avec les rebelles du M23.

Les diplomates du Conseil ont déclaré que les experts ont affirmé, notamment, disposer « d’informations crédibles selon lesquelles des dirigeants du M23 sanctionnés par l’ONU se déplacent librement en Ouganda et le M23 continue de recruter au Rwanda ».

Comme dans ses habitudes, le Rwanda s’est opposé à ce rapport.

Malgré cette opposition, les recommandations des experts ont été acceptées par les membres du Conseil de sécurité. A l’exception du Nigeria et de la Russie.

Le représentant spécial de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, Martin Kobler, a dernièrement fait état « d’informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué de recruter » après les accords de paix conclus à Nairobi en décembre 2013, et « était redevenu actif dans l’Ituri, au Nord-est de la RDC ».

Pour lui, l’Onu ne doit tolérer aucune résurgence militaire du M23. Raison pour laquelle, il a invité Kigali et Kampala « à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire ».

De son côté, Kinshasa, à travers son porte-parole Lambert Mende, a prévenu lors d’une conférence de presse à Kinshasa que « toute autre tentative de déstabilisation de la RDC sera suicidaire », promettant que les FARDC réagiront énergiquement en cas d’une quelconque attaque, d’où qu’elle vienne.

Les Etats-Unis d’Amérique s’opposent à toute tentative de réorganisation des rebelles du M23. Russ Feingold, l’envoyé spécial de ce pays pour la région des Grands Lacs, l’a déclaré le mardi 28 janvier à Kinshasa au cours d’une conférence de presse.

Mercredi 15 janvier, la Monusco avait fait part de ses inquiétudes sur des manœuvres opérées par certains cadres de M23 pour se réorganiser militairement.

Selon Russ Feingold, si ces informations sont avérées, le M23 « recevra une réponse ferme et adéquate ».

Il a appelé tous les pays de la région des Grands Lacs à respecter la déclaration de Nairobi, l’accord-cadre d’Addis-Abeba et la mise en œuvre du processus de DDRR.

Deux déclarations ont mis fin aux pourparlers de Kampala. Elles ont été signées en décembre 2013 à Nairobi. L’une par le M23, marque la dissolution de ce mouvement rebelle. Et l’autre signée par Kinshasa marque l’engagement de la RDC à mettre en place le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion sociale des anciens rebelles et à présenter au Parlement congolais un projet de loi d’amnistie des éléments du M23.

L’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février par onze pays africains vise principalement la stabilité de l’Est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.

#RDC: l’#ONU confiante dans sa capacité à mettre fin aux agissements des #FDLR

Par RFI

L’ONU assure que les membres des FDLR commencent à se rendre en grand nombre aux casques bleus de la Monusco dans l’est de la RDC. Après avoir défait le M23, l’armée congolaise et les forces de l’ONU se concentrent maintenant sur les rebelles hutus FDLR avec des moyens considérablement renforcés.

Des rebelles rwandais hutus du FDLR, à 150 km au nord-ouest de Goma, en 2009

Des rebelles rwandais hutus du FDLR, à 150 km au nord-ouest de Goma, en 2009

AFP/ Lionel Healing

Dans les Kivus, la Monusco peut désormais compter non seulement sur la brigade d’intervention, cette unité d’élite de casques bleus, mais aussi sur l’utilisation de drones. Les premières images fournies par ces appareils de surveillance ont ravi les officiels de l’ONU.

« On peut voir le visage de jeunes qui jouent au foot depuis une altitude de 2 500 mètres », s’est enthousiasmé Hervé Ladsous, le patron des casques bleus. Grâce à leurs caméras thermiques et infrarouges, ces appareils se révèlent particulièrement utiles une fois la nuit tombée.

L’ONU veut mettre fin une bonne fois pour toutes à la présence sur place des rebelles hutus des FDLR. « C’est notre priorité », dit le chef de la Monusco, Martin Kobler. La difficulté est que les FDLR ne se battent pas comme le faisait le M23. Ce sont au contraire de petits groupes très mobiles qui fuient l’affrontement et se fondent dans la population civile.

Leur disparition prendra un peu de temps disent les diplomates onusiens, mais ils assurent que le conflit en RDC est désormais à un tournant de son histoire.

Pour rappel, le premier drone jamais utilisé par une mission des Nations unies a été lancé le mardi 3 décembre dernier dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’appareil, un Falco de fabrication italienne, a décollé à la mi-journée de l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à l’occasion d’une présentation à la presse en présence du chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, et de plusieurs diplomates.

Près d’un an après la promesse d’envoyer des drones de surveillance en République démocratique du Congo (RDC), les Nations unies ont officiellement lancé le premier appareil sans pilote jamais utilisé par une mission de l’ONU.

L’engin, un Falco de fabrication italienne, s’est envolé à midi du petit aéroport de Goma sous les applaudissements. Pour le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, l’appareil – sorte d’avion miniature de 7 mètres de long – devrait faire une vraie différence pour sécuriser l’est du Congo, une région vallonnée et boisée particulièrement difficile d’accès.

Localiser les groupes armés cachés dans les forêts, mais aussi surveiller les frontières de la RDC avec le Rwanda et l’Ouganda, voilà la mission de cet engin équipé d’une caméra. Jusqu’ici, ce sont des hélicoptères qui se chargeaient de le faire. Mais, plus visibles, ils se sont fait tirer dessus à plusieurs reprises par la rébellion du M23.

Traquer les groupes armés et localiser les populations déplacées

« On va avoir maintenant des yeux au-dessus de régions où l’on avait de gros problèmes de mobilité », a affirmé Hervé Ladsous à RFI. « C’est la dernière technologie, un instrument essentiel pour nos troupes et la Monusco, à la fois pour faire leur travail de maintien de la paix, d’observation des groupes armés, mais aussi pour observer les groupes civils qui peuvent être déplacés et poussés à la fuite par des combats. »

« C’est crucial pour nous », a renchérit Alexandre Luba Ntambo, le ministre de la Défense congolais, « car cela nous permettra de savoir où sont cachés les différents groupes armés ».

L’ONU fait le pari de l’effet dissuasif

Le drone, lui, peut voler plus haut, plus longtemps – entre 5 heures et 10 heures – et transmettre ses images en temps réel, de jour comme de nuit. Les Nations unies misent donc sur un effet dissuasif et espèrent accélérer la reddition des dizaines de milices qui opèrent dans l’Est du Congo.

Pour le moment, le drone ne peut cependant s’éloigner qu’à 250 kilomètres de sa base de Goma. Il faudra attendre l’arrivée d’engins supplémentaires ou multiplier les stations de décollage pour que le rayon de surveillance s’étende et que ces engins puissent surveiller tout l’Est du Congo. Un autre engin devrait arriver d’ici la fin de l’année 2013, et les deux derniers drones doivent être livrés d’ici à mars 2014.

#Afrique : Le Rôle inconnu de Nelson #Mandela dans l’affaiblissement de la #RDC (#DRC) et autres pays du continent

Nelson Mandela a joué un rôle néfaste dans l’affaiblissement de la Republique Democratique du Congo (RDC), Ex-Zaïre, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.

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Trois semaines après l’admission de Nelson Mandela dans cet hôpital de Pretoria, le formidable élan de sympathie qui a traversé l’humanité entière n’est pas près de s’estomper. Et pourtant, il eut fallu un peu moins de naïveté et d’idolâtrie pour concéder que cette hospitalisation était probablement la dernière. Car, en tant qu’humain et à cause de son âge avancé, l’icône mondiale ne pouvait pas ne pas arriver à la fin de son pèlerinage sur terre. C’est une loi de la nature. N’empêche. Le dernier communiqué relatif à la mise du malade sous assistance respiratoire semble ramener les uns et les autres à la dure réalité : Madiba va tirer sa révérence. Inexorablement.Ce n’est qu’une question de jours, sinon de semaines. Mais mourir à 94 ans constitue, me semble t-il, une belle manière de mourir. L’homme, à cet âge, doit en principe avoir épuisé sa feuille de route sur terre. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Car la vie est une balance. D’un côté il y a le bien et, de l’autre, il y a le mal. On ne peut pas prétendre qu’un être humain fait de chair et de sang ne peut être que totalement bon ou totalement mauvais. Tel est le cas de Nelson Mandela. N’en déplaise aux idolâtres.

En âme et conscience, j’ai décidé de prendre le contre-pied du sentiment général ambiant. En effet, on ne peut pas avoir été ce qu’a été Nelson Mandela, et ne pas avoir causé du tort à des hommes, à un État ou à des organisations. En tant que patriote congolais, je mesure l’action d’un homme politique de l’envergure de Nelson Mandela à travers sa contribution à l’avancement non pas seulement de son propre pays, de l’Afrique dans sa globalité, mais aussi et surtout par rapport à son apport dans l’avancement ou le recul de mon pays, la République Démocratique du Congo.

C’est dans ce contexte que j’ai décidé de partager avec mes compatriotes, un témoignage de premier plan relatif au rôle du futur de cujus dans l’affaiblissement de notre pays et de certains autres pays d’Afrique dont la prospérité et le développement font peur à l’occident.

Réchauffement des relations bilatérales

J’ai eu le privilège, sinon la grâce de prendre part à la toute première mission de réchauffement des relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud postapartheid et la République du Zaïre. C’était en aout 1996.

A cette occasion, j’ai pu prendre connaissance, de la bouche de monsieur Thabo Mbeki alors vice-président, des affres qu’avait causé l’apartheid sur le devenir de ce pays en général et sur l’efficacité du nouveau pouvoir en particulier. J’ai pris la mesure de la méchanceté des Blancs qui, en léguant le pouvoir aux Noirs, leur avaient également légué toutes les tares engendrées par le système abject d’apartheid : un chômage masculin rampant, avec comme corollaire la pauvreté, l’alcoolisme et la criminalité. De la bouche même du vice-président, à leur accession au pouvoir, les nouveaux dirigeants noirs n’avaient pas pris la pleine mesure de l’étendue du désastre. Les Blancs leur avaient caché la réalité. Cette situation expliquait le silence relatif qui avait suivi leur arrivée au pouvoir, bloquant quelque peu le développement des relations bilatérales.

Négociations avec la délégation américaine

Au cours de la guerre dite de libération menée par le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda avec l’assistance multiforme de certains pays occidentaux, j’ai pris part à toutes les négociations qui se déroulaient en Afrique du Sud. Qu’il s’agisse de Pretoria, de Johannesburg, ou de Cape Town, j’ai été de toutes les négociations. De la même manière, j’ai été à Kampala et à Gulu, mais aussi ailleurs pour les mêmes raisons. J’ai pu également prendre part à des missions de médiation entre des chefs d’Etat africains en brouille plus ou moins ouverte.

C’est à cette occasion que j’ai pu prendre la mesure de l’implication de l’Afrique du Sud aux côtés du Rwanda. En effet, j’ai pu comprendre que la diplomatie de notre pays, aphone et défaillante – déjà ! – n’avait fourni aucun effort auprès des pays aussi importants que l’Afrique du Sud, le Nigeria ou l’Égypte. À telle enseigne que le pays hôte ignorait que c’est la coalition conduite par le Rwanda qui avait agressé le Zaïre. Nelson Mandela lui-même n’en revint pas lorsqu’il l’apprit. En effet, dans son mensonge légendaire, le gouvernement rwandais avait fait croire à Pretoria qu’il était agressé par le Zaïre. Dès lors, choqué par cette situation dans laquelle le Rwanda, un petit poucet, était victime d’agression de la part du Zaïre, un géant, Nelson Mandela n’hésita pas à fournir des armes au Rwanda pour lui permettre de se défendre.

C’est alors que j’ai apprécié la réactivité de Nelson Mandela qui, en toute simplicité et franchise, révéla que c’est pour cette raison que son pays fournissait des armes à Kigali. Et le président Mandela d’ajouter : d’ailleurs, au moment où je vous reçois, un avion chargé d’armes est en attente de décollage à destination de Kigali. Il décida toutefois d’annuler et le vol, et la livraison d’armes.

Etait-il sincère, ou voulait-il tout simplement faire semblant, afin de préserver ses chances en tant que futur médiateur dans ce conflit qui, près de dix-sept ans plus tard, n’arrête pas de faire des victimes dans mon pays ? Est-ce que par la suite, Pretoria n’avait pas repris la livraison d’armes à Kigali, des armes qui ont servi à massacrer des millions de mes compatriotes ? Là n’est cependant pas la quintessence de mon propos de ce jour.

Révélations du président Sani Abacha

Je voudrais donc, comme je l’écrivais supra, livrer à l’attention de mes compatriotes, un renseignement de premier plan émanant d’un chef d’État africain, d’un grand pays d’Afrique, sinon le plus puissant d’Afrique noire : le Nigeria. Quitte à mes compatriotes d’examiner, à l’aune de ce renseignement si, par rapport à la tragédie que vit le Congo depuis cette année funeste de 1996, Nelson Mandela mérite t-il cette idolâtrie, y compris de la part des Congolais, que je trouve choquante, au regard de plus de six millions de morts que déplore le peuple congolais tout entier.

En effet, en avril 1996, j’ai eu l’occasion de faire partie du voyage d’Abuja où nous devions mener une médiation entre le président du Nigeria, feu Sani Abacha, et Nelson Mandela.

Il se fait justement que le Nigeria est un pays pétrolier. Et que ce ne sont pas de petites compagnies pétrolières qui y opèrent. Shell, l’une des principales majors du secteur, opère sur plusieurs champs pétroliers de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Et c’est le lobby pétrolier qui soutenait le pouvoir nigérian, qui révéla au président Abacha que les occidentaux, notamment les américains, ont toujours été effrayés par l’axe Pretoria – Kinshasa – Abuja – Le Caire. Ils sont conscients que si ces quatre pays marchent, ils se verraient privés des ressources naturelles qui les font vivre, et des débouchés pour leurs produits. Pis, ils cesseraient d’avoir la même influence qu’ils ont actuellement sur les affaires du continent, parce que ces pays africains étaient capables et aptes à régler eux-mêmes les affaires survenant dans d’autres pays du continent. Aussi, mettaient-ils tout en œuvre afin d’affaiblir chacun de ces quatre pays.

Il se fait que, comme aime à le répéter mon compatriote l’abbé Jean-Pierre Mbelu, le grand capital n’aime guère se salir les mains. Il a toujours l’habitude de faire sous-traiter des sordides opérations que les laboratoires de ses services secrets conçoivent. Ce fut le cas avec le lâche et infâme assassinat de Patrice Lumumba : le grand capital se sentant en danger face à la vision prospective et à la lucidité précoce de ce patriote et panafricaniste, utilisa des mains congolaises pour l’étouffer politiquement, mais surtout pour son élimination physique. On peut multiplier des exemples sur tout le continent, mais je préfère rester scotché à mon pays, la République Démocratique du Congo.

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En termes clairs, si les pays concernés à savoir, l’Afrique du Sud, l’ex-Zaïre, le Nigeria et l’Egypte mettaient de l‘ordre dans leur gestion et, du coup, prétendaient à l’émergence sinon au développement, ce serait le chaos généralisé en Occident. Par conséquent, il fallait à tout prix les déstabiliser. Et c’est Nelson Mandela qui reçut des moyens financiers pour mener à bien cette sale besogne. Le choix porté sur cet homme découlait d’un calcul simple : avec ce qu’il venait de réaliser dans son pays – en pardonnant à ses geôliers d’hier, il venait de sauver son pays du désastre et s’attirait une aura, une autorité et une influence inégalées à travers le continent. Il était tout simplement au-dessus de tout soupçon. Sa nouvelle stature lui conférait une indiscutable ascendance sur les hommes et sur les événements du continent.

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De fait, je voudrais tout de même relativiser en disant que de ces quatre pays, l’Afrique du Sud et l’Egypte étaient déjà sous contrôle de l’Occident. L’Afrique du Sud, pour cause d’inexpérience des noirs. Ceux-ci ne pouvaient pas se permettre se mettre à dos un Occident dominateur. Les dirigeants noirs sud-africains admiraient même ceux des africains qui arrivaient à tenir tête aux Occidentaux.

Je me souviens qu’après un débat houleux entre la délégation américaine, composée de George Moose, Susan Rice et d’une solide équipe de la Cia d’une part et celle de Kinshasa dont l’auteur des présentes lignes faisait partie, les facilitateurs sud-africains, en l’occurrence Aziz Pahad, vice-ministre des Affaires étrangères, Billy Masethla, patron des services secrets ainsi que toute leur équipe, tinrent à rester avec nous au Diplomatic Guest House de Waterklaus pour nous féliciter de notre courage. Ils ne comprenaient tout simplement pas comment pouvions-nous oser tenir tête aux américains !

C’est dire l’état d’esprit ambiant des dirigeants noirs qui venaient d’accéder au pouvoir. Des poltrons face aux Occidentaux. Quoi de plus logique qu’en sus des qualités vantées supra, Nelson Mandela fût chargé d’une telle mission qui n’avait pour finalité que de maintenir l’Afrique sous le joug occidental.

Après l’Afrique du Sud, on peut dire que l’Egypte était également sous contrôle : à l’issue de la guerre de Yom Kippour, l’Egypte avait accepté de signer un traité de paix avec l’Etat d’Israël, en échange d’une aide financière directe d’un milliard de dollars annuels, passée à deux milliards de dollars quelques années plus tard, si ma mémoire ne me trahit pas. Cette manne dont le gouvernement égyptien ne pouvait se passer sous peine de déstabilisation économique, suffisait à calmer les ardeurs belliqueuses des généraux égyptiens et des revendications sociales des populations, grosses consommatrices de blé [américain]. Mais on ne sait jamais, Pretoria et le Caire méritaient de demeurer sous surveillance américaine. Et tout était mis en œuvre dans cette optique.

Le cas du Zaïre était différent. En effet, préparé – pour ne pas dire fabriqué – par la CIA et ses sous-traitants belges à diriger le Zaïre selon leurs desiderata, Mobutu finit par devenir un monstre incontrôlable. Ses patrons ne pouvaient plus le maîtriser. L’ancien élève avait dépassé certains de ses maitres. Qu’on se rappelle tout simplement avec quelle morgue le défunt président se targuait de disposer du contenu des délibérations des conseils de ministres belges bien avant le roi !

Devenu ainsi incontrôlable, Mobutu devenait du coup un danger pour les desseins des maîtres de ce monde. Il fallait dès lors l’affaiblir et, pourquoi pas, l’éliminer, au regard de la nouvelle, mise à jour des richesses dont le sous-sol de ce pays regorgeait. Car, et nos dirigeants devraient tirer les leçons de l’histoire, l’Occident n’a pas d’ami, il n’a que des intérêts. Serait bien naïf le dirigeant africain qui croirait pouvoir plaire aux Occidentaux ad vitam aeternam. Les Occidentaux ne sont que des «amis» conjoncturels. Leur «amitié» évolue au gré de leurs intérêts et des circonstances multiples. Mobutu en sait quelque chose. Un travail méticuleux de démolition d’image fut donc entrepris, avec l’aide de la presse occidentale réputée libre et indépendante, mais en réalité à la solde de sordides intérêts. Tous les défauts de l’ancien élève furent mis sur la place publique. Vilipendé et jeté en pâture, Mobutu fut tellement houspillé et humilié qu’il en perdit et son superbe, et le pouvoir. Mais à quel prix !

Au prix de la déstabilisation du pays, au profit des nouveaux amis qu’étaient – que sont toujours – Yoweri K. Museveni et Paul Kagamé, du moins pour ce qui concerne les Grands Lacs africains. Car un Mobutu devenu incontrôlable constituait un danger pour leur stratégie de domination de l’Afrique des Grands Lacs. Il était capable de faire obstacle à la libre exploitation des ressources naturelles de ce pays. Il fut sévèrement puni. Et du coup, la République Démocratique du Congo qui, en dépit du délitement du pouvoir de Mobutu, pouvait encore faire peur, devint la proie de l’ogre occidental et d’un quarteron de chefs d’Etat africains qui constituaient, selon la trouvaille de William Jefferson Clinton, le nouveau leadership africain. Progressivement, on chemine vers la balkanisation et donc, vers la disparition du Congo dans ses dimensions actuelles, ce qui constituerait une épine de moins dans le pied de l’occident. Et Nelson Mandela y a été pour beaucoup.

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Ainsi donc, l’Egypte de Hosni Mubarak et l’Afrique du Sud étant sous contrôle, la République Démocratique du Congo durablement affaibli sinon démembré et en perte d’influence, le Nigeria de Sani Abacha affaibli à son tour par la présence à sa tête d’Olusegun Obasanjo,un autre pion de l’occident, Nelson Mandela avait finalement réussi sa mission.

Voilà donc cet homme-là que même des congolais adorent, sous des prétextes qui ne relèvent que du commun jugement. Il suffit cependant d’approfondir la question comme nous venons de tenter de le faire, à la lumière des renseignements non disponibles pour le grand public, pour finalement se rendre compte que Mandela, ce n’était que du vernis pour nous africains. Icône, Nelson Mandela l’est assurément pour son pays. Mais de là à l’idolâtrer comme je le vois à travers les médias, je ne puis le supporter.

Car, le travail abattu par cet homme nous vaut aujourd’hui d’avoir un pays en voie de balkanisation, avec, à la clé, plus de six millions de morts. Nous nous focalisons uniquement sur le Rwanda et l’Ouganda, alors que le panel des agents de l’Occident est très large et fourni.

Devrais-je idolâtrer pareil personnage ? Ma réponse est un non catégorique.

Et, je préfère fixer une bonne fois pour toutes l’opinion du lecteur : que Mobutu et Sani Abacha aient été en réalité des dictateurs, ne fait l’ombre d’aucun doute. A leur charge, existent des griefs endogènes importants dans l’affaiblissement de leurs pays respectifs. Et mon propos ne consistait d’ailleurs pas à disserter sur la nature de leurs régimes. Au demeurant, et sans aller jusqu’à absoudre l’un et l’autre, n’est-ce pas ce même Occident qui avait favorisé cette dictature ? Car en définitive, c’est l’Occident qui fixe la nature de nos systèmes et régimes politiques, selon ses propres besoins et intérêts.

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Je voulais tout simplement révéler au lecteur la face cachée mais hideuse de Nelson Mandela, le rôle néfaste qu’il a joué dans l’affaiblissement de notre pays, ainsi que des autres pays significatifs d’Afrique. En ayant reçu pour cela de l’argent de l’Occident pour effectuer la sale besogne. Ce Mandela là, je n’en veux pas, même si je demeure admiratif devant l’autre Mandela, celui qui a réussi le tour de force de pardonner à ses geôliers et de les associer à la gestion de l’économie du pays, sous peine de voir celui-ci s’effondrer et provoquer un cataclysme. Ce n’est pas antinomique. D’ailleurs, avait-il le choix ? Mais encore une fois, je refuse de l’idolâtrer. Il va mourir, mais avant lui, plus de six millions de Congolais sont morts. Et sa responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie que le monde entier occulte, au profit de l’épiphénomène syrien par exemple. En termes du nombre de morts.

[Gombo N’gongo/Ancien conseiller à la Présidence de la République du Zaïre]

 

#DRC-#UN : Martin #Kobler favorable à l’intégration des militaires du #M23 au sein des #FARDC

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, a appelé mardi 12 novembre à Goma au Nord-Kivu, le gouvernement congolais et le M23 à ne pas exclure l’option politique, malgré la fin de la guerre dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC). Image

De retour de Kampala, il a souligné Kinshasa et les rebelles ne se sont pas entendus sur la forme du document à signer. « Comment appeler ce papier qui est sur la table : déclaration ? Conclusion ou accord ? C’était la différence mais pas la substance », a affirmé le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler. Lundi 11 novembre dans la soirée, le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’ont pas signé un accord à Kampala comme initialement prévu. Kinshasa avait évoqué le problème de l’intitulé du document à signer, refusant de signer « un accord ».

La délégation gouvernementale souhaite signer « une déclaration ». Pour Martin Kobler, ce texte était conçu avant la fin de la guerre. « Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », a déclaré le patron de la Monusco. Il a appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier ».

Dans un communiqué publié lundi dans la soirée depuis Entebbe, les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala ont regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala. Ils ont noté que Kinshasa et le M23 « n’ont pas exprimé de différences sur les points importants du projet de document » à parafer mais ne sont pas parvenues à un accord sur le format ».

Au cours d’une adresse à la télévision publique, le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, avait déclaré mercredi 30 octobre que les victoires des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles du M23 n’avait pas « pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable ».

L’armée congolaise a fait subir aux rebelles une série de revers. Le 5 novembre, elle a repris le contrôle de toutes les localités occupées que les rebelles occupaient depuis plus d’une année. Ce succès militaire des FARDC a poussé le M23 à annoncer la fin de la rébellion le 10 novembre.

Avec Radio Okapi

The Kivu Times

#DRC-#UN : Martin #Kobler favorable à l’intégration des militaires du #M23 au sein des #FARDC

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, a appelé mardi 12 novembre à Goma au Nord-Kivu, le gouvernement congolais et le M23 à ne pas exclure l’option politique, malgré la fin de la guerre dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC). Image

De retour de Kampala, il a souligné Kinshasa et les rebelles ne se sont pas entendus sur la forme du document à signer. « Comment appeler ce papier qui est sur la table : déclaration ? Conclusion ou accord ? C’était la différence mais pas la substance », a affirmé le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler. Lundi 11 novembre dans la soirée, le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’ont pas signé un accord à Kampala comme initialement prévu. Kinshasa avait évoqué le problème de l’intitulé du document à signer, refusant de signer « un accord ».

La délégation gouvernementale souhaite signer « une déclaration ». Pour Martin Kobler, ce texte était conçu avant la fin de la guerre. « Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », a déclaré le patron de la Monusco. Il a appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier ».

Dans un communiqué publié lundi dans la soirée depuis Entebbe, les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala ont regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala. Ils ont noté que Kinshasa et le M23 « n’ont pas exprimé de différences sur les points importants du projet de document » à parafer mais ne sont pas parvenues à un accord sur le format ».

Au cours d’une adresse à la télévision publique, le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, avait déclaré mercredi 30 octobre que les victoires des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles du M23 n’avait pas « pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable ».

L’armée congolaise a fait subir aux rebelles une série de revers. Le 5 novembre, elle a repris le contrôle de toutes les localités occupées que les rebelles occupaient depuis plus d’une année. Ce succès militaire des FARDC a poussé le M23 à annoncer la fin de la rébellion le 10 novembre.

Avec Radio Okapi

The Kivu Times