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La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

VERBATIM CONFERENCE DE PRESSE

SITUATION SECURITAIRE AU NORD-KIVU, SOS CONTRE LE TERRORISME EN PUISSANCE A BENI ET GOMA

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à  l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

 

Mes dames et Messieurs de la Presse,

Heureux de voir répondre massivement à notre invitation. Pour ceux à qui nous ne sommes pas familiers, nous nous présentons comme :

-Maître OMAR KAVOTA, Coordonateur du Centre d’Etudes pour la Paix et les Droits de l’Homme (CEPADHO), Ong-DH, active à l’Est de la RDC. Je suis celui qui a démissionné volontairement des fonctions de Vice-Président et Porte-parole de la Société Civile du Nord-Kivu, pour fin mandat.

-Mr TEDDY KATALIKO, Président de la Coordination de la Société Civile Territoire de BENI.

 1. OBJECTIF DE LA COMMUNICATION

L’objectif de cette Conférence de presse est de tenter tant soit-peu de restituer la vérité des faits sur ce qui se passe au Nord-Kivu. Par ce qu’en tant que témoins directs des événements, nous avons de la peine en réalisant que nombreux d’entre nous (Operateurs politiques, Analystes, Journalistes, Diplomates, Citoyens lambdas, etc .) sont ceux qui comprennent mal ou ne comprennent pas du tout ce à quoi la République fait face à l’Est du pays. Cela l’est de manière innocente pour la grande partie de gens. Cependant, il est possible qu’une petite minorité d’agitateurs et des manipulateurs quand bien même sachant le véritable problème qu’il y a, se contentent de désinformer l’opinion, de présenter autrement le problème en vue de tirer des dividendes de la situation.

La conséquence c’est qu’en force de dénaturer le problème, en force de l’ignorer ou de le présenter autrement, l’on isole les chances d’y trouver de véritables solutions et de fois l’on décourage la solidarité nationale et internationale pourtant requise pour l’endiguer.

Nous sommes convaincus que si les medias que vous représenter peuvent restituer la vérité à la Société, celle-ci se mobilisera en faveur d’une  solution durable et définitive pour arrêter le mal.

A cet effet, nous envisageons articuler notre Communication de ce jour sur 3 points, à savoir :

-La problématique des massacres des civils à BENI ;

-La récente attaque de l’aéroport de Goma ; et enfin,

-Notre point de vue sur les tractations en cours au sujet d’un prochain  Dialogue National.

2. APERCU SUR LA SITUATION DES MASSACRES DES CIVILS A BENI

Ce qui se passe en Ville et en Territoire de BENI c’est le pire de l’histoire de notre pays. Tuer les personnes à la manchette ou à la hanche, éventrer les femmes enceintes, broyer les têtes des enfants en les cognant contre le mur sans moindre pitié tel est l’image de ce qui se vit dans cette partie du pays depuis le 02 octobre 2014. Jusqu’à ce jour, nous comptons au moins 430 personnes sauvagement exécutées, ce qui présente une moyenne de 54 civils tués chaque mois, soit 14 civils/semaine et donc 2 morts chaque jour.

Si face à cette cruauté nous pouvons rester indifférents, alors notre sens humain perd sa valeur.

La question que nombreux se pose c’est sans doute, qui fait tout ça ?

 Il ne faut pas passer par 4 chemins pour identifier l’ennemi, les tueurs des Civils à BENI. Nous savons qu’ici à KINSHASA vous avez appris toute sorte de ragots  quant à ce. Certaines bouches vous ont dit sans rire que :

-Ce sont les FARDC engagées dans les Operations SUKOLA1  qui massacrent les civils à Beni ;

-Ce sont les casques bleus de la MONUSCO qui distribuent les machettes et les armes aux tueurs ;

– Ce sont les compatriotes rwandophones en migration vers le Territoire de BENI ou d’IRUMU (ITURI)  qui massacrent les civils, etc.

Retenez que tout cela n’est que mensonge éhonté. Ce genre d’affirmations mensongères faites surtout dans l’unique intention de nuire de décourager toutes les volontés disponibles à contribuer à endiguer l’hémorragie, de désinformer ou d’intoxiquer la population  traduisent purement et simplement, à défaut de la complicité et de la haine, la trahison contre notre chère patrie la RDC.

S’agissant par exemple de ceux mettent en cause les FARDC:

Qui peut ignorer que dans la plupart des cas, nombreux survivants des massacres ne l’ont été que grâce à l’intervention des FARDC ? Allez-y voir, dans les localités où les massacres ont été perpétrés, comme : ERINGETI, KAINAMA, KOKOLA, KISIKI, MBAU, MAMUNDIOMA, KAMBI YA MIBA, MAVIVI, MUSUKU, en Secteur de BENI-MBAU pour le Territoire de BENI ou dans certains Quartiers comme PAIDA, BOYKEN, NGADI ou MATEMBO en Ville de BENI. Méconnaître ces sacrifices consentis par l’armée dans ces moments difficile relève de l’ingratitude, si non de la complicité avec les tueurs.

Aussi, rappelons-nous : Il y a eu des moments où l’armée au cours de cette Opération Sukola1 a mené des rudes  combats, où l’on pouvait facilement assister à la mort de 5 Officiers supérieurs, sans compter la vingtaine ou la trentaine des combattants. Mais, jamais ce jour là à on a assisté à aucune scène de pillage ou d’assassinat d’un seul civil par les militaires en colère pouvant prétexter  venger leurs compagnons d’armes.

Comment se pourrait-il qu’à l’ occasion de rien ces militaires qui ont défendus la population au prix de leur sang soient ceux qui se détournent et se livrent aux massacrent les civils ? Non, c’est absurde et donc injustifiable.

Nous croyons par contre que les operateurs de cette thèse cherchent tout simplement soit à révolter les militaires soit à les inciter à se retourner contre les civils pour briser ainsi le mariage FARDC-Population. Aussi, il se voit dans cette campagne une certaine volonté des détracteurs du Chef de l’Etat (Commandant Suprême des FARDC) à vouloir opposer la population contre lui, en le présenter comme le bourreau de ceux en faveur de qui il se bat pour sécuriser. C’est méchant et très malhonnête.

Quant à ceux qui accusent les casques bleus de la MONUSCO :

 Pendant qu’on voit les éléments de la brigade d’intervention de la MONUSCO agir au coté des FARDC pour combattre l’ennemi à Beni, pendant qu’on assiste aux embuscades contre les Casques bleus à Beni, ça parait insultant de dire que la MONUSCO serait de mèche avec ceux qui tuent les civils à Beni.  Il est clair que les conspirateurs de pareille thèse  voudraient susciter de l’énervement dans le Chef de la mission en vue d’obtenir son désengagement. Pour le bien être de la population, il faut leur faire échec et se méfier d’eux.

Et pour ceux qui incriminent nos compatriotes d’expression rwandaise en migration vers IRUMU et BENI :

Il faut noter que ceux-ci ne peuvent apporter la moindre preuve de leur affirmation. Il y a lieu de croire que pour des intérêts inavoués ou par nostalgie du mal, il y a ceux dont le plaisir c’est de raviver les tensions interethniques pour perpétuer la violence à l’Est du pays. Ce sont eux qui pourraient être à l’origine de ces propos.

Mais alors la question persiste, qui massacre les Civils à Beni ?

En réponse, mes dames et Mrs de la Presse, disons cela tout haut à l’intention de toute la Communauté tant nationale qu’internationale : Ceux qui tuent à BENI, ce sont des terroristes. Ce sont des islamistes, des jihadistes du genre ou de l’espèce BOKOHARAM, ELSHABAAB, ALQUAIDA, etc et cela avec comme objectifs :

  • La mise en place d’un système de terreur d’épuration systématique des populations civiles,
  • Le déplacement force des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et d’exploiter les ressources naturelles,
  • L’installation des foyers d’intégristes religieux et des bases d’entrainement terroristes dans la zone

Un ensemble des sujets Ougandais, Kenya, Somaliens, Tanzaniens, Rwandais, Soudanais, Burundais, Centrafricains et Congolais qui se couvrent le label ADF-NALU (au nom de cette rébellion ougandaise) aujourd’hui sous une nouvelle dénomination ‹ MDI › Muslm Defense International, alors que ce sont des véritables terroristes qui s’assignent pour mission islamiser de force toute la région et créer un Etat Islamiste dans la Région de Grand-Lac.

L’extrême nord du Territoire de BENI, dans le Parc de VIRUNGA et la Vallée de la rivière SEMULIKI ont abrité jusqu’il y a peu des CENTRES d’Instruction pour former ces terroristes. Leurs essais de bombes artisanales ont fait par plus de 4 fois des victimes en Ville de BENI au cours du premier Trimestre de 2014.

Pour ces Terroristes, l’armée régulière congolaise ne pouvait pas venir démanteler ce centre international de terrorisme (allusion faite aux destructions par les FARDC des Camps MADINA, CANADA, ISSA, MAKOYOVA, MAKEMBI, TSUTSUBO, ABIA KAMBI YA MIBA, KAMBI YA CHUI) qui a valu des millions des dollars, d’importantes ressources matérielles et humaines. Et comme pour y arriver l’armée a bénéficié de la complicité de la population, les Jihadistes viennent faire payer cela à cette population.

Ces Terroristes, pour s’enraciner, ont réussi à asseoir un réseau d’intelligence très entretenue, un circuit financier/économique transfrontalier très fort ainsi que des complicités locales et internationales. A ce sujet, au 1er semestre 2013 nous avons par exemples documenté de cas de recrutements des jeunes dans des mosquées au N-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et ITURI, le kidnapping des plus ou moins 894 civils en Territoire de Beni convertis de force en musulmans (selon les témoignages de plus de 383 civils libérés, des combattants-Adf rendus ou capturés par les FARDC). Ceux qui s’opposaient à cette conversion forcé étaient exécutés sans autre forme de procès, c’est le cas de 3 Prêtres de la Paroisse Catholique de MBAU, en à en croire un combattant ADF capturé.

C’est pourquoi nous disons que le contexte sécuritaire en Territoire de  BENI nécessite une attention particulière de chacun de nous. Le problème est aussi grand que nous ne l’imaginons. Il nécessite, pour l’endiguer, la mobilisation de toute la Communauté nationale et internationale, la solidarité des toutes les provinces de la RDC, des Etats de la Région, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des USA et des Nations Unies.

Seule la RDC ne peut pas faire face à cette hémorragie sans le concours des Etats amis. C’est ici l’occasion de féliciter la TANZANIE qui a joué sa part en mettant la main sur le cerveau no.01 de l’ADF MDI, JAMILI MUKULU. Les autres Etats voisins devaient en matière de coopération avec la RDC dans cette lutte, imiter la TANZANIE, étant donné que nombreux recrues viennent de chez-eux.

Nous encourageons le Chef de l’Etat à prendre le devant dans la mobilisation de la Communauté nationale et internationale pour que ce problème soit compris de par le monde. Si le Nigeria, le Cameroun, le Mali n’ont pas eu honte de le faire pour appeler à la solidarité internationale, la RDC ne pourra plus non plus à son tour s’en empêcher.

Nous voudrions finir ce point en fixant l’Opinion que : ce qui se passe à BENI n’est jamais l’affaire de massacres des Civils par les FARDC ou la MONUSCO, ou la complicité de l’armée. Le dire ainsi c’est tout simplement cracher sur les efforts jusque là consentis par les FARDC, voire sur la mémoire de ceux qui sont tombés sur la ligne de front pour cette cause.

Sachons tous qu’à BENI il y a plutôt des Terroristes, sans objectif militaire. Ils ont de têtes pensantes (en RDC et à l’extérieur du pays), des Noyaux des Coordinations  dans les profondeurs (foret /parc) et des groupes satellites opérant en groupuscules dans les faubourgs  des agglomérations pour décapiter, éventrer les civils sans défense.

Contenir leur mode opératoire passé de la guerre classique à la guérilla ou guerre en symétrie nécessite une compréhension commune et des moyens conséquents aussi bien humains que matériels, la solidarité nationale et internationale.

Chercher à réduire ce grand problème aux simples individus (Commandants des Operations militaires par ex., unités FARDC engagées sur les fronts) revient à le minimiser, à le dénaturer et à s’isoler des pistes vers une solution durable.

3. DE LA RECENTE ATTAQUE DE L’AEROPORT DE GOMA

 A notre niveau, la récente attaque de l’aéroport de GOMA est un signe qui ne trompe pas sur les risques d’une nouvelle guerre à l’Est du pays. Ce serait peut être inapproprié de réduire une menace de ce genre à un seul petit individu KAMBALE MALONGA, présenté comme cerveau de cette tentative de déstabilisation par les Officiels.

Avec la menace terroriste dans la région, les incursions  rwandaise et ougandaise dans le Territoire de RUTSHURU, NYIRAGONGO et BENI observées les mois derniers, il y a lieu de considérer que derrière KAMBALE MALONGA se cache une main noire. KAMBALE  parait un arbre qui cache la forêt.

Partant du mode opératoire des combattants, des armes dont ils ont fait usage, le lieu choisi pour déstabiliser la ville (très stratégique même pour la province), il faut comprendre qu’il y a là un réseau qui peut avoir des ramifications aussi bien à l’intérieures qu’à extérieur du pays.

Tout en saluant l’action des Forces et Services de sécurités qui ont réussi à mettre la main sur ces malfrats, nous restons prudents en attendant la suite et appelons la population à plus de vigilance. Dans l’entre temps, nous encourageons le Gouvernement Central à ouvrir l’œil et le bon, à suivre de prêt la situation pour éviter toute éventuelle surprise.

  • DES CONSULTATIONS EN PERSPECTIVES D’UN EVENTUEL DIALOGUE NATIONAL, NOTRE POINT DE VUE

Tout en étant en Province, nous suivons de près la démarche entreprise par le Chef de l’Etat qui  procède en ces jours par les consultations de la représentation de la population en vue de juger ou non de la pertinence d’un éventuel Dialogue National.

 

Nous saluons cette approche choisie par le Président de la République qui depuis son avènement à la tête de ce pays s’est toujours montré ouvert pour échanger sur des questions intéressant la vie de la Nation.

Cependant, étant donne que  KINSHASA n’est la RDC, nous encourageons le Chef de l’Etat à faire le tour de Province pour écouter aussi la voie de l’intérieur du pays. A la limite, si le Président pouvait faire le tour de grands blocs de la république (Est, Centre et Ouest) et écouter les avis et considérations des Congolais de l’arrière pays, afin de se faire un aperçu véritablement national.

Toute fois, s’il arrive que l’agenda du Chef de l’Etat ne lui facilite pas de faire le tour des Provinces en réponse à notre vœu, qu’il lui plaise au cas où il est décidé de la tenue du Dialogue National a lieu, d’inscrire sur les matières à traiter, outre le dossier électoral, le dossier sécuritaire et particulièrement du Terrorisme en émergence à l’Est du pays.

Par ce qu’il est clair que dans le contexte actuel de Terrorisme au Nord-Kivu et dans d’autres provinces de l’Est, la sécurité du processus électorale est menacée.

Merci pour votre attention soutenue. Nous sommes disposés à répondre à vos Questions.

-Me OMAR KAVOTA, Tél : +243 993 53 53 53 ; 810 75 75 11 ;E-mail : maitrekavota@gmail.com;

-TEDDY KATALIKO, Tel : +243 998 5491 36 ; E-mail : kataliko_teddy@yahoo.fr

Beni : Un carnage de plus… 10 morts

« Le bilan est de 10 morts », apprend-on des sources de la société civile sur place à Beni-ville.

Près de 600 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 600 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

C’est au quartier Matembo, en commune de Mulekera, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Beni que ce carnage s’est produit. Des asssaillants armés aux gourdains, machettes, autres armes blanches et quelques armes à feu ont fait irruption de cette partie de la ville martyre du Nord-Kivu et ont commencé à égorger des citoyens.

Matembo est située en cheval de la RN-4 en direction d’Oïcha, à près de quelques kilomètres de l’aéroport international de Mavivi qui abrîte un campement de la MONUSCO et une base mobile de l’unité de réaction rapide du régiment commando des FARDC, armée loyaliste RDCongolaise. Matembo c’est  aussi à un pas de Ngadi, le lieu qui a vu tombé le colonel Mamadou Ndala en début 2014.

Ce énième carnage intervient 72 heures après qu’un contingent tanzanien de la brigade d’intervention de l’ONU soit tombé dans une embuscade tendue par des présumés ADF dans la même zone, vers Kokola, au tour d’Oïcha, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Certaines sources sur place attribuent ces tueries à un commando dirigé par le colonel réfractaire Bisambaza, ayant fait défection des FARDC et à la tête d’un mouvement rebelle en gestation dans cette zone.

RDC : Retrait programmé de 2000 soldats sur les 20 000 casques-bleus de la MONUSCO

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte ce jeudi 26 mars un projet de résolution qui permettrait de réduire la force de maintien de la paix des Nations Unies au Congo par 2000, beaucoup moins que le souhaitait Joseph Kabila, président de la RDC.

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Gén. Prakash (Monusco) et feu Gén. Bauma (FARDC) dans une patrouille à l’Est de la RDC. [Ph. AFP]

Le projet de résolution obtenu par Associated Press défie la volonté de Kabila que la plus grande force de maintien de la paix de l’ONU rétrécissement d’au moins 7000.

Le vote intervient durant des semaines de tension après que l’ONU à travers la MONUSCO se soit retirée d’une opération conjointe prévue avec l’armée congolaise contre les FDLR, affirmant que Fal Sikabwe et Mandefu, les deux généraux congolais en charge de SOKOLA-2 ; ont été impliqués dans « des violations massives des droits de l’homme. » Lire la suite RDC : Retrait programmé de 2000 soldats sur les 20 000 casques-bleus de la MONUSCO

Massacres de Beni : Défaillance ou complicité des FARDC ?

C’était « un tout petit peu » prévisible. Autant des tueries, dans un rayon de 50 Km sur-militarisé et jonché d’unités spécialisées – unité fantassin et unité commando de réaction rapide des FARDC, contingents tanzaniens de la brigade d’innervation de l’ONU, police nationale congolaise, divers contingents de la MONUSCO, police des Nations Unies, etc. – et que des inconnues tuent à l’arme blanche en plus de 10 séances sans être iniquité, non mois sans qu’un d’entre eux ne soit intercepté, il y avait de quoi soupçonner une certaine défaillance, si pas une complicité des services de sécurité.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Le très répétitif cocktail mortuaire en Beni ville et territoire a fini par mettre en nu les faiblesses des services de sécurité, de l’armée et de la police, ainsi que des leurs partenaires divers. Si certaines bouches parlent de défaillance, d’autre vont plus loin jusqu’à présumer une certaine complicité de l’armée loyaliste et les tueurs.

À en croire un rapport du cocus des députés du grand-nord du Nord-Kivu, le système d’alerte de la police nationale congolaise et de la Monusco ont accusé un criant échec. A plusieurs reprises, la population et les services de renseignement ont signalé l’imminence d’une attaque aux forces de l’ordre – après avoir reçu des tracts, par exemple – mais à chaque fois, aucune disposition n’a été prise.

« L’intervention arrive, mais toujours très en retard« , se plaint l’un d’eux. « Pire encore, des personnes censées coordonner la protection de la population, n’ont pas fait leur travail », précise-t-il.

La semaine dernière, dans la localité de Ngadi, à 7 km du centre de Béni ville ; un major FARDC, prévenu qu’une tuerie était en cours, aurait menacé « de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir ». Des menaces également proférées contre un colonel qui voulait se rendre sur les lieux de l’incident le lendemain. Cette nuit-là, trente personnes seront tuées. Complicité ou crainte ? Le même rapport précise qu’un commandant de la police aurait fermé pendant près de 48 heures le numéro vert d’urgence que la population devait appeler en cas d’un éventuel attaque.

Pour rappel, un ancien ministre et opposant originaire de la région Beni avait remis en cause la version officielle d’attribution des massacres de Beni ville et territoire au groupe terroriste ADF-Nalu. Pour lui, l’armée congolaise n’a pas fait preuve que d’incompétence. Cet ancien allié de Kabila aux présidentiels de 2006 avait publiquement accusé le général Muhindo Akili aka « Mundos », commandant de l’opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d’être le complice des rebelles.

Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.
Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.

Les accusations vont dans tous les sens. Les politiciens de la région se jettent désormais la responsabilité de ce festival de carnage ayant coûté Beni plus de 250 âmes. Si pour gouverneur Julien Paluku et le gouvernement de Kinshasa, c’est Mbusa Nyamwisi et ses proches qui instiguent ces tueries en prélude d’une nouvelle rébellion ; le camp de ce dernier ne cesse d’opposer l’avis contraire, accusant en coulisses Kinshasa de jouer au sapeur-pompier en vue de faire passer son opinion sur la révision constitutionnelle dans une communauté Nande du grand-nord, connue pour ses accointances avec le camps de l’actuel opposition congolaise.

A Beni ville et à Butembo, deux grandes agglomérations urbaines de l’espace culturel Nande, le camp du pouvoir ne compte qu’un seul député national sur les six. Le camp du pouvoir profiterait de cet imbroglio sécuritaire pour se faire consommer sa politique dans la région ? C’est l’avis de certains observateurs proches de l’opposition.

Pendant ce temps, des dizaines des politiciens et hommes d’affaires proches de Mbusa Nyamwisi et de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML ont été arrêtés à Beni et rapatriés urgemment à Kinshasa par le service de renseignements.

Ces arrestations sont intervenues après que six radios proches de différents partis d’opposition, dont le RCD-KML et le Mouvement de libération du Congo (MLC) aient été scéllées dans le Butembo-Beni par le ministère des médias.

Pendant ce temps, le gouverneur du Nord-Kivu, a décrété à partir de 24 novembre un couvre-feu de 18 heures à 6 heures sur toute l’entendue du territoire de Beni. Il a été également déconseillé aux habitants d’aller cultiver dans des zones opérationnelles ; telles les localités de Mayangose, Tipiwe, Masulukwe, etc. Spéculation, palpitation ou précaution ? A temps de crise, tout bon stagiaire devient médecin…

#Great_Lakes (#DRC): Mary #Robinson s’en va, la roue tourne pas comme d’habitude

L’irlandaise s’en va des Grands-Lacs. L’ONU en a ainsi décidé. La génitrice de l’accord cadre d’Addis-Abeba se chargera désormais du changement climatique au près de l’instance intercontinentale. L’algérien Saïd Djinet serait ressenti en son remplacement. Une réponse aux menaces de Barack Hussein Obama l’Africain par rapport aux processus démocratique dans la sous-région ?

Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.
Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.

Mary  Robinson[1], jusque-là, Envoyée Spéciale de l’ONU pour la région des Grands-Lacs africains, est rappelée à New-York pour occuper le poste d’Envoyée Spéciale du SG de l’ONU pour le changement climatique. Son rôle, selon un scoop de l’agence de presse Belga, sera de mobiliser les énergies et la volonté politique dans le cadre de la préparation du Sommet sur le climat prévu pour le 23 septembre prochain au siège de l’ONU à New York. Assurément, l’entendement officiel du départ de Robinson ne passe pas facilement auprès de fins espionnes. Des approximations, comme en pareilles circonstances, vont leur pesant d’or.

Dans les milieux diplomatiques internationaux, l’on croit savoir que Ban Ki-moon  s’apprête à dépêcher en RDC une personnalité adaptée aux circonstances du moment. Un dur rompu aux missions difficiles, pas un cuistre à la langue de bois. À l’heure où les États-Unis menacent la quiétude des chefs d’États dans la sous-région des grands-lacs sur leurs probables prochains mandats consécutifs à des inadmissibles modifications constitutionnelles, tout porte à croire que la « communauté internationale » (si elle existe), se cherche une main plus dissuasive très politiquement impliquée dans la gestion des pays dans la sous région.

Pas loin de la coutume à chaque changement d’étape dans la difficile évolution du processus de normalisation, de pacification, de démocratisation et de stabilisation de la RDCongo. Il en était ainsi lorsqu’il s’agissait d’amener Mzee Kabila, les pro-rwandais du RCD/Goma et les pro-ougandais du MLC, du RCD/KML et du RCD/N, en 1999, à cesser le feu. Pour pousser à la matérialisation des conclusions du Dialogue inter congolais de Sun-City, l’ONU avait mis en place une nouvelle structure chapeautée  par de nouvelles têtes. L’ONU n’avait pas dérogé à sa règle,  la veille des élections de 2006, avec la venue de l’américain William Lacy Swing dont la mission était de faire accepter aux anciens belligérants les résultats sortis des urnes. C’est suivant la même logique que le Britannique Alan Doss vint pour presser Kinshasa à négocier avec la nébuleuse rébellion CNDP du Général déchu Laurent Nkunda Seba Mihigo ; puis Roger Meece, qui eut l’audace d’assister aux tumultieuses éléctions de novembre 201; avant que l’Allemand Martin Kobler ne vienne pour sonner le glas du tristement célèbre M23. Hac habierit, passons !

De Mary Robinson, l’on retiendra, à l’avantage du Congo,  la résolution 2098 du Conseil de sécurité, de laquelle est née la robuste Brigade spéciale d’intervention de la Monusco, constituée des soldats africains aguerris, qui a fait ses preuves dans les collines hostiles du Nord-Kivu contre les forces du mal incarnées par le M23. A son actif, la signature de l’Accord cadre d’Addis-Abeba entre les Chefs d’États de la CIRGL pour stabiliser, particulièrement, la RDC.

Le départ de Robinson intervient à un moment particulier où la tension monte d’un cran dans la sous-région. Plus récemment, il y a eu des escarmouches sanglantes et meurtrières à la frontière entre les deux enfants têtus de la sous-région, le Rwanda et sa cousine la RDC, entre les armées des deux pays. Tout cela dans un lourd climat causé par la délocalisation des rebelles rwandais des FDLR dans l’hinterland notamment, en Province Orientale et quelque part à l’Équateur. A cela, sont venues s’ajouter les folles rumeurs sur une éventuelle réorganisation des anciens rebelles du M23 à partir du territoire de l’allié angolais.

De l’opprobre sur Édouard Do Santos.

Accusations, vraisemblablement pas non gratuites, car démenties avec la dernière énergie par l’Ambassadeur de la République d’Angola à Kinshasa. Comme si cela n’avait pas suffi, un  cadre de l’ex-Mouvement du 23 (M23), Elie Mutela[2], privilégie l’approche 2D3R – Démobilisation, Désarmement, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration pour leurs combattants ainsi que le bénéfice de la loi d’amnistie.

Quelle cartouche en remplacement de Robinson ?

À en croire certaines informations parues dans la presse internationale ce jeudi 17 juillet 2014, l’algérien Saïd Djinet serait ressenti en remplacement de Mme Robson. Djinet a été travaillé comme facilitateur international du dialogue inter-guinéen.

Jusque tard dans la soirée du mercredi 16 juillet, le nom du successeur de Robinson n’était pas encore connu du grand public. Mais,  dans les milieux des fonctionnaires internationaux établis à Kinshasa, Kigali et Bujumbura, l’on se contentait d’en dresser le profil. Ce sera un coriace, un dur à cuire dont la mission sera, non de négocier mais,  de faire respecter la volonté des grands de ce monde au Congo.  La volonté des puissants est à découvrir dans les déclarations tapageuses faites par leurs représentants à Kinshasa : respect de la Constitution, calendrier électoral global, respect des droits de l’homme, etc.

[1]Mary Robinson est née le 21 mai 1944 à Ballina, Irlande. Elle fut la première femme président d’Irlande du 3 décembre 1990 au 12 septembre 1997 et la septième personne à occuper la magistrature suprême. Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a annoncé lundi la nomination de Mary Robinson, de l’Irlande, en tant qu’Envoyée spéciale pour les changements climatiques. Elle sera chargée d’intervenir auprès des gouvernements du monde entier pour mobiliser la volonté et l’action politiques et d’élever les ambitions à l’approche du Sommet 2014 sur le climat que le Secrétaire général convoquera le 23 septembre 2014, à New York. Elle fournira également des conseils stratégiques au Secrétaire général sur la base de ses consultations. Le Sommet sera une étape importante pour mobiliser l’engagement politique en vue de conclure un accord mondial d’ici à 2015 et pour donner de l’élan à une action renforcée visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à bâtir des communautés résilientes face aux changements climatiques. En demandant à Mme Robinson de remplir ces fonctions, le Secrétaire général l’a félicitée pour le travail qu’elle a accompli en sa qualité d’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs en Afrique, notamment pour les efforts qu’elle a déployés pour assurer la cohésion et la sensibilisation de la communauté internationale aux défis auxquels est confrontée la région des Grands Lacs. Grâce à sa stature internationale, elle a réussi à stimuler la communauté internationale pour appuyer les efforts des dirigeants de la région des Grands Lacs dans les domaines du règlement des conflits, du développement économique et social et de l’intégration des groupes marginalisés, en particulier les femmes. Mme Robinson apportera dans ses nouvelles fonctions plus de quatre décennies d’expérience dans le monde politique et diplomatique. Elle a notamment été Présidente de l’Irlande, de 1990 à 1997, après avoir siégé au Sénat irlandais de 1969 à 1989. Mme Robinson a aussi dirigé, de 1997 à 2002, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme des Nations Unies. Lire l’intégral de cette article des Nations Unies ici

 

[2] Elie Mutela est Directeur de Cabinet de Bertrand BISIMWA, président de l’ex-M23.

#M23, #ADF-#Nalu, #FDLR, #BakataKatanga… : insécurité en #RDCongo, des signaux d’#impuissance !

[Le Pare Quotidien] – L’annonce des opérations conjointes FARDC –  Monusco dans les jours à venir, en vue d’éradiquer les Bakata-Katanga ainsi que des groupuscules armés qui sèment l’insécurité au Nord-Katanga, tout en réjouissant de nombreux compatriotes, ne jette pas moins le doute dans les esprits quant à l’état de notre système de défense. L’armée nationale n’est-elle pas en mesure de sécuriser, sans concours militaire extérieur, cette partie de la République ? Qu’est-ce qui manque aux officiers et soldats congolais pour mettre hors d’état de nuire des « forces négatives » encore embryonnaires, dont les combattants et les commanditaires sont connus sur la place publique ?

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 Il est bon de rappeler qu’en ce début d’année, une mission de sensibilisation comprenant des notables, des députés, des sénateurs, des ministres et des responsables religieux du Katanga a battu campagne en faveur du désarmement volontaire des milices armées qui écument cette province et du règlement des conflits par le dialogue. Mais, au terme de sa balade à travers les villes et villages de la province cuprifère, l’impression du moment est qu’elle a prêché dans le désert. Car, au lieu de fléchir, l’insécurité entretenue par les « Bakata-Katanga » et d’autres forces négatives s’installe de plus belle.

 Des signaux d’impuissance 

L’entrée en scène imminente de la Monusco sur la scène katangaise, à l’image des troupes de  l’ONUC (Organisation des Nations Unies au Congo) en 1960, est perçue par nombre d’observateur comme un signal d’impuissance, lequel vient s’ajouter à ceux qui proviennent du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de la Province Orientale. Dans les trois provinces à la situation sécuritaire toujours volatile, les forces négatives internes (nébuleuses Mai-Mai, Hema, Lendu) comme externes (FDLR, ADF-Nalu, Mbororo) continuent de narguer au quotidien les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Il a fallu, pour chasser les rebelles du M23 du Nord-Kivu, un solide appui logistique de la Monusco et de la Brigade d’Intervention des Nations Unies aux troupes gouvernementales congolaises. Mais, en dépit de cette victoire militaire, le Nord-Kivu est loin de retrouver la voie de la paix, ainsi que le démontrent les foyers d’insécurité en ébullition dans cette province. Il y a de sérieuses raisons de s’inquiéter car cela fait maintenant 20 ans que l’Est du pays n’est toujours pas pacifié. Et c’est depuis presque 15 ans que les casques bleus de la Monuc d’abord et de la Monusco ensuite y sont déployés, dans l’espoir de mettre fin à l’insécurité.

Si les Congolais ne font pas attention, le Nord-Katanga risque de basculer, à l’image du Nord-Kivu, dans une insécurité chronique, avec des territoires entièrement sous contrôle des Bakata-Katanga et d’autres groupes armés que l’attentisme général a laissé prospérer.

 Tolérance zéro contre BDK et Enyele… complaisance vis-à-vis des Bakata-Katanga

Lorsque les adeptes du mouvement mystico-religieux BDK (Bundu dia Kongo) au Bas-Congo et les Enyele à l’Equateur avaient tenté de se soulever contre l’autorité établie, il leur avait été appliqué la tolérance zéro. Des instructions formelles avaient été données aux forces de l’ordre pour étouffer dans l’œuf les velléités d’insurrection manifestées par les uns et les autres. Bien que des organisations congolaises et internationales de défense des droits de l’homme aient accusé le pouvoir en place à Kinshasa d’avoir fait usage des moyens disproportionnés pour mater des miliciens porteurs d’armes blanches, l’ordre avait été rétabli par la force.

D’où, beaucoup s’étonnent de voir les forces de sécurité nationale, qui ne sont pas absentes au Katanga, ne pas appliquer la tolérance zéro contre les « Bakata-Katanga » et les nébuleuses armées qui ont pris cette province en otage. Pourquoi l’armée nationale affiche-t-elle, dans cette partie de la République, une attitude qui s’apparente à la complaisance et, partant, au refus de l’Etat de détruire les poches d’insécurité ? Voudrait-on conduire le Katanga vers le pourrissement de la situation, afin de laisser la Monusco s’installer dans la durée ? En tout cas, au vu des proportions inquiétantes que prend la situation sécuritaire au Nord-Katanga, on s’attendait à une réponse autre que celle du recours à cette force onusienne.

 Après la Monusco… le déluge ?

Les observateurs ne cessent d’attirer l’attention des autorités politiques et militaires congolaises, depuis la fin du Dialogue intercongolais en 2003, sur le caractère limité des mandats des troupes onusiennes en territoire congolais. En principe, de telles alertes devaient les inciter à prendre à cœur les recommandations pertinentes adoptées à l’occasion de ce forum au sujet de la nécessité de réformer l’armée, la police et les services de sécurité du pays.

Malheureusement, l’urgence que devait revêtir le processus de réforme de notre système national de défense semble avoir cédé le pas à la logique de la dépendance militaire et sécuritaire vis-à-vis de la Monuc hier et de la Monusco aujourd’hui. Les gestionnaires de l’armée nationale, de la police nationale et des services de sécurité donnent la désagréable impression d’agir comme si les forces étrangères actuellement présentes sur notre sol y resteraient pour l’éternité, de telle sorte qu’à la moindre alerte à la rébellion, elles pourraient voler à notre secours sans se faire prier.

Cette acceptation volontaire de notre « colonisation militaire » pourrait avoir comme revers de la médaille l’implosion du pays en deux ou plusieurs Républiquettes, comme c’est le cas aujourd’hui de la Corée du Nord et du Sud, du Soudan et du Sud-Soudan, de l’Ethiopie et de l’Erythrée, etc. La RDC ne peut pas survivre comme Etat autonome uni, si sa sécurité doit tout le temps dépendre des forces armées étrangères. (Kimp/ Le Phare)

#RDC: Inquiétudes après des cas signalés de #violences dans le #Masisi

[RFI] – En République démocratique du Congo, la Monusco a reçu des informations inquiétantes : depuis la fin du mois de janvier, plus de 70 personnes auraient été tuées dans une zone reculée du territoire de Masisi, dans l’est du pays. Le chef de la mission, Martin Kobler, se dit « extrêmement préoccupé par ces allégations très graves ».
mediaMartin Kobler.Photo ONU/Rick Bajornas

C’est une zone difficilement accessible avec quasiment aucune couverture du réseau de téléphonie mobile. Il n’y a pas, non plus, de base de la Monusco à proximité à cause du redéploiement lié à l’activisme d’autres groupes armés dans le Masisi. Un survol par un hélicoptère de l’ONU a permis de confirmer que trois villages avaient bien été brûlés. Mais d’autres informations plus inquiétantes sont parvenues ces derniers jours à la Monusco.

Depuis la fin du mois de janvier, deux camps au moins semblent s’affronter dans les groupements de Nyamaboko I et II, les FDC et plusieurs groupes de Nyatura. Il y aurait eu une série d’attaques et de représailles sanglantes à caractère éthique opposant des Hundés contre des Hutus.

Deux missions envoyées sur place

Ces cycles de violence sont récurrents dans cette zone du Masisi avec toujours des bilans assez élevés. C’est pourquoi la Monusco prend les informations reçues au sérieux. Pour l’instant, on évoque plus de 70 morts, des femmes et des hommes, des enlèvements, des exécutions sommaires et des villages brûlés. Des informations que plusieurs missions de la Monusco vont devoir vérifier dans les prochains jours.

La première fera le trajet par hélicoptère dès ce vendredi et devrait faire l’aller-retour dans la journée. L’autre mission fera le chemin par la route et devrait rester plusieurs jours. Car en cas d’attaques répétées, les populations ont tendance à rester cachées dans la forêt en attendant un retour au calme. Ce qui pourrait compliquer la tâche des enquêteurs envoyés par la Monusco.

Congo-#Kinshasa: Rapport final du Groupe d’experts de l’#ONU sur la #RDC (#DRC)

Résumé

L’événement le plus important de l’année a été la défaite militaire du Mouvement rebelle du 23 mars (M23), qui s’est replié au Rwanda et en Ouganda. Le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo a constaté les violations des droits de l’homme commises par le M23 en 2013 et confirmé que le Mouvement recevait un appui du Rwanda, qui prenait diverses formes (recrutement, renforts militaires, livraisons de munitions et appui-feu).

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Au moment de la rédaction du présent rapport, le Groupe avait reçu des informations crédibles selon lesquelles les dirigeants du M23 se déplaçaient librement en Ouganda et que le Mouvement continuait de recruter au Rwanda.

La victoire des forces armées congolaises (Forces armées de la République démocratique du Congo – FARDC) sur le M23, appuyées par la Brigade d’intervention de la Force sous commandement de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a envoyé un message fort à d’autres groupes armés dans l’est du pays.

S’il est vrai que certains de ces groupes sont devenus plus agressifs et ont adopté des positions défensives par peur d’être attaqués par les FARDC et la Brigade d’intervention, plusieurs autres groupes armés ont commencé à se rendre et fait savoir qu’ils voulaient s’intégrer dans l’armée et la police congolaises. De nombreux groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo – en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les Forces démocratiques alliées et Kata Katanga – continuent de faire peser une menace sur la sécurité. Ces groupes sont responsables de graves atteintes aux droits de l’homme et de déplacements massifs de population.

De nombreux groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo se financent grâce à la production et au commerce des ressources naturelles. S’agissant de l’or, le Groupe note que de nombreux sites miniers se trouvent dans des zones sortant d’un conflit, mais que la production provenant de ces zones se confondait également avec celle des zones de conflit, notamment dans les grandes villes commerçantes à l’est du pays et dans les pays de transit tels que le Burundi, l’Ouganda et la République-Unie de Tanzanie. Le commerce de l’or manquant de transparence, il est difficile de faire la distinction entre les deux. D’après le Groupe, 98 % de l’or produit en République démocratique du Congo sort clandestinement du pays et pratiquement tout l’or échangé en Ouganda – principal pays de transit de l’or congolais – est illégalement exporté de la République démocratique du Congo.

En conséquence, les Gouvernements congolais et ougandais perdent des millions de dollars par an en recettes fiscales et tolèrent un système qui finance des groupes armés en République démocratique du Congo. Si, grâce aux initiatives de l’Organisation de coopération et de développement économiques et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, on a pu faire avancer la certification des sites miniers et améliorer le respect des normes internationales relatives aux modes de production non liées à des conflits et ne reposant pas sur le travail des enfants, les groupes armés et les FARDC continuent de contrôler nombre de sites miniers et de tirer profit de l’exploitation minière et du commerce des minéraux. En 2013, les minéraux – en particulier l’étain, le tungstène et le tantale – ont continué à sortir en contrebande de l’est de la République démocratique du Congo en passant par les pays voisins, ce qui nuit à la crédibilité et aux progrès des mécanismes internationaux de certification et de traçabilité.

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Le Groupe a enquêté sur l’abattage à grande échelle d’éléphants dans l’est de la République démocratique du Congo, pour l’ivoire, une activité qui finance des groupes armés et des réseaux criminels dans la région.

Conformément à son mandat, le Groupe a également recensé les violations graves du droit international humanitaire, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, les exécutions sommaires, les violences sexuelles et les actes de violence dirigés contre des populations civiles. Bien que nombre de ces crimes aient été commis par des groupes armés, le Groupe a également constaté que les FARDC n’étaient pas en reste.

I. Introduction

1. Comme le Conseil de sécurité en a décidé au paragraphe 5 de sa résolution 2078 (2012), le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo lui présente son rapport final par l’intermédiaire du Comité créé par la résolution 1533 (2004). Comme le Conseil l’a demandé au paragraphe 21 de sa résolution 2078 (2012), le Groupe a échangé avec le Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire des informations relatives aux ressources naturelles. Il a également tenu des consultations avec l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions, le Groupe de contrôle pour la Somalie et l’Érythrée et le Groupe d’experts sur le Soudan. Pour mieux visualiser les sites cités dans le présent rapport, le Groupe d’experts a inclus des cartes à l’annexe 1.

Règles de preuve

2. Le Groupe d’experts a utilisé les normes en matière de preuve recommandées par le Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les questions générales relatives aux sanctions (voir S/2006/997). Il a fondé ses conclusions sur des documents et, dans la mesure du possible, sur des observations faites directement sur les lieux par les experts eux-mêmes. À défaut, il a corroboré les informations par l’intermédiaire d’au moins trois sources indépendantes dignes de foi.

3. Étant donné la nature du conflit en République démocratique du Congo, rares sont les documents qui fournissent la preuve définitive de transferts d’armes, de recrutement, de la responsabilité du supérieur hiérarchique pour des violations graves des droits de l’homme et d’exploitation illégale des ressources naturelles. Le Groupe a donc dû recueillir le témoignage oculaire de membres des communautés locales, d’ex-combattants et d’anciens membres de groupes armés. Il a également examiné des témoignages d’expert d’agents de l’État et de militaires de la région des Grands Lacs ainsi que de fonctionnaires des Nations Unies. Il a adressé 121 demandes d’information à des gouvernements et des entreprises, et reçu des réponses plus ou moins complètes, comme indiqué à l’annexe 2. Pendant la durée du mandat, le Gouvernement rwandais n’a pas autorisé les visites officielles sur son territoire du spécialiste des questions régionales et du spécialiste des groupes armés.

II. GROUPES ARMES CONGOLAIS

A. MOUVEMENT DU 23 MARS

4. Le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) s’est progressivement affaibli, jusqu’à sa déroute en novembre. Les principaux facteurs qui ont contribué à la défaite du M23 sont les suivants : la division, en mars 2013, du Mouvement, qui a entraîné la fuite au Rwanda de son ancien chef, Bosco Ntaganda, et de 788 de ses alliés; le bon niveau de coordination et de collaboration entre les forces armées congolaises (FARDC) et la Brigade d’intervention, et les opérations militaires qu’elles ont menées contre le M23; et l’accroissement de la pression de la communauté internationale sur le Gouvernement rwandais, qui a entraîné une réduction de l’appui que le M23 recevait de l’intérieur du Rwanda. Le Groupe a établi que cet appui s’est poursuivi jusqu’à la fin d’octobre, notamment avec l’arrivée en août de soldats de la Force de défense rwandaise en République démocratique du Congo et la livraison de munitions en juin, juillet et août. Le Groupe a écrit au Gouvernement rwandais pour obtenir des précisions à ce sujet; au moment de la rédaction du présent rapport, il n’avait pas encore reçu de réponse. Bien que le M23 ait annoncé la fin de sa rébellion le 5 novembre, le Groupe dispose d’informations crédibles selon lesquelles le reste des troupes du Mouvement et ses alliés continuent de recruter au Rwanda.

Sources

5. En 2013, le Groupe a interrogé 71 ex-combattants et cadres politiques du M23, dont 34 avaient été recrutés en République démocratique du Congo, 23 au Rwanda et 14 en Ouganda. En mars, le Groupe en a interrogé 14 autres, qui s’étaient rendus aux autorités rwandaises. Il a également interrogé trois déserteurs et un membre démobilisé de la Force de défense rwandaise, ainsi que des cadres politiques et des membres ou ex-combattants d’autres groupes armés ayant des informations sur le M23.

6. Le Groupe a interrogé des personnes habitant dans les zones contrôlées par le M23, en particulier des leaders de la société civile et des villageois, ainsi que des personnes déplacées. Il a également interrogé des responsables locaux dans le Nord-Kivu, des représentants du Gouvernement congolais, des membres du Mécanisme conjoint de vérification élargi et des fonctionnaires des Nations Unies. Il a examiné la question du M23 à l’occasion de deux visites officielles au Rwanda et de trois visites officielles en Ouganda. Il a adressé à des gouvernements et à des entreprises 13 demandes d’information concernant le M23. Il a également pris et obtenu des photos des positions du M23, fait des observations sur le terrain dans les zones contrôlées par le M23 et à proximité, examiné des rapports établis par des organismes des Nations Unies et le Mécanisme conjoint de vérification élargi, et analysé des documents retrouvés dans les positions auparavant tenues par le M23, après sa défaite.

LE DEBUT DE LA FIN

7. Après la bataille de Mutaho en mai (voir S/2013/433, encadré du paragraphe 43), il y a eu relativement peu de combats en juin et au début de juillet. Les FARDC et le M23 ont mis ces mois à profit pour renforcer leurs positions. En juin et en juillet, la Brigade d’intervention a continué de se déployer autour de Goma et Sake.

8. Les combats ont repris à la mi-juillet. À la fin du mois d’août, le M23 a perdu du terrain et des hommes, et connu une baisse de moral à la suite des combats avec les FARDC, la Brigade d’intervention et des groupes armés à Rutshuru. Le 14 juillet, le M23 a attaqué les FARDC pour déloger les forces armées de la colline de Mutaho et de la région de Kanyarucinya, au nord de Goma. Après trois jours de combats intenses, les FARDC, à l’aide de trois hélicoptères d’attaque, ont repoussé le M23 et reconquis du terrain, y compris des positions stratégiques au nord de Munigi. Le 24 juillet, les FARDC ont utilisé des hélicoptères pour attaquer les positions du M23 dans la région des Lignes de cavalerie, à Rumangabo, à 35 kilomètres au nord de Goma. Des obus tirés d’un hélicoptère des FARDC sont tombés dans une zone civile, faisant au moins sept blessés.

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9. Le 21 août, les combats ont repris à Kibati, à environ 15 kilomètres au nord de Goma. À partir du 22 août, de nombreux obus tirés des lignes de front sont tombés dans des zones civiles au Rwanda et en République démocratique du Congo (voir encadré 1). Entre les 22 et 24 août, la Brigade d’intervention a mis son artillerie et ses hélicoptères à la disposition des troupes terrestres des FARDC dans les combats intenses qui ont eu lieu à Kibati. Entre les 24 et 27 août, les combats ont diminué d’intensité. Le M23 a perdu du matériel et des cadres supérieurs; au moins 17 officiers ont été tués à ce moment-là.

10. Le 28 août, les FARDC et la Brigade d’intervention ont utilisé des chars, des véhicules blindés de transport de troupes, des hélicoptères d’attaque, des mortiers et des troupes terrestres pour attaquer les positions du M23 le long de la ligne de front de Kibati. Le M23, grâce à son arsenal complet (notamment des armes antichar), a résisté de toutes ses forces, causant la mort de deux officiers tanzaniens de la Brigade d’intervention. Le 28 août, le M23 a tiré des obus en direction de Goma, faisant plusieurs blessés (voir encadré 1), et de la base de la MONUSCO, à Munigi, blessant quatre soldats de la paix, dont deux sud-africains et deux tanzaniens. Le 30 août, les FARDC ont réussi à prendre la colline des Trois tours, à Kibati, obligeant le M23 à battre retraite vers le nord, vers Kibumba et Kanyamahoro (voir annexe 3). Cette victoire a mis Goma hors de portée des tirs d’artillerie du M23. Après le 30 août, il n’y a pas eu d’autres bombardements à Goma ou au Rwanda (voir encadré 1).

11. Huit ex-combattants du M23 ont dit au Groupe que les soldats blessés étaient transportés à Rumangabo ou Tshanzu. D’anciens combattants lui ont également dit que des soldats rwandais, morts ou blessés, étaient ramenés au Rwanda pour y être enterrés ou soignés.

12. À la suite des victoires remportées par les FARDC sur le M23, la pression de la communauté internationale a conduit à la suspension des hostilités et à la reprise des négociations à Kampala, le 10 septembre. Les 16, 21, 23 et 25 septembre, il y a eu des escarmouches entre les FARDC et le M23 le long de la ligne de front, mais, en général, la situation est restée calme pendant les négociations. Le 21 septembre, le M23 a renforcé sa position autour de Kibumba et Kahunga. Des habitants de Kiwanja et des sources des Nations Unies ont signalé au Groupe de nombreux incidents de pillage, d’agressions, d’enlèvements et d’arrestations arbitraires commis par les troupes du M23 dans les zones sous leur contrôle, en recul. Bombardement de la République démocratique du Congo et du Rwanda

D’après le Gouvernement rwandais et des sources des Nations Unies, entre les 22 et 30 août, au moins 43 obus tirés des lignes de front de la République démocratique du Congo seraient tombés dans des zones civiles dans ce pays et au Rwanda. Il y a eu deux morts et 13 blessés en République démocratique du Congo et un mort et trois blessés au Rwanda. D’autres obus tirés par le M23 ont fait des victimes dans les camps et les positions de l’ONU (voir par. 150). Dans un rapport daté du 1er octobre que le Mécanisme conjoint de vérification élargi a établi sur les bombardements ayant eu lieu en août au Rwanda et à Goma, il est indiqué que, sur les sites où l’on pouvait établir la direction des tirs, ceux-ci provenaient à 80 % de la zone de combat de Kibati et Kibumba, où le M23 était positionné pendant les combats. Compte tenu des sites touchés au Rwanda et à Goma, le Mécanisme conjoint a conclu que bien que des objectifs militaires n’aient pas été ciblés, le bombardement a été délibéré (voir annexe 4).

Le 30 septembre, en réponse à une demande d’information du Groupe, le Gouvernement rwandais a fourni une liste de 36 localités d’où, entre les 22 et 29 août, des tirs d’artillerie, de mortier et des obus de char provenant de la République démocratique du Congo sont tombés en territoire rwandais. D’après lui, sept obus ont été tirés par des mortiers, neuf par des chars, 18 par des canons ou des obusiers, un par un lance-roquettes et un par un engin non identifié. Sur ces 36 obus, 27 ont explosé.

À l’exception de deux obus, tous les autres ont touché des champs, des pierres ou des arbres, un obus a atterri dans un village au Kivu, faisant un blessé, et un autre dans un village à Ihumure, causant la mort d’une femme et blessant gravement son enfant. Le Gouvernement rwandais soutient que certains des obus tombés au Rwanda ont été tirés par les FARDC et a donc menacé d’intervenir en République démocratique du Congo; toutefois, des sources militaires de la MONUSCO et un ancien soldat de la Force de défense rwandaise ont dit au Groupe que le M23 était à l’origine d’une partie ou de la totalité des tirs. Entre les 22 et 30 août, sept obus sont tombés en territoire congolais, au sud des lignes de front allant jusqu’à Goma. Ces obus, qui, d’après des militaires de la MONUSCO et des sources congolaises, auraient été tirés par le M23, sont tombés dans des zones civiles, à Goma, en particulier près de camps abritant des personnes déplacées, à la périphérie de la ville. Ils ont détruit une école et plusieurs maisons à Goma (voir annexe 5), ainsi que deux ambulances, deux véhicules blindés de transport de troupes et deux autres véhicules de l’ONU, et le domicile d’un fonctionnaire de la MONUSCO.

À l’issue de son enquête sur le bombardement de Goma, le personnel du Centre de coordination de la lutte antimines des Nations Unies a conclu que le M23 avait probablement tiré les obus à partir de sa position de Kibati (voir annexe 6).

ÉCHEC

13. La fin du M23 est venue rapidement après la rupture des négociations qui se sont tenues à Kampala, le 21 octobre. Au cours de l’accalmie qui a eu lieu entre le début de septembre et la fin d’octobre, toutes les parties ont renforcé leurs positions et se sont préparées au combat. Le M23 a profité des négociations pour déployer des armes lourdes, y compris des canons. Le 18 octobre, le M23 a empêché une délégation du Mécanisme conjoint de vérification élargi de se rendre à Tshanzu pour examiner un de ses dépôts d’armes (voir annexe 7). Toujours le 18 octobre, près de Kanyamahoro, le M23 a tiré sur deux hélicoptères sud-africains de la Brigade d’intervention, sans les atteindre.

14. Tôt dans la matinée du 25 octobre, le M23 a attaqué deux positions des FARDC à Kanyamahoro. Il a été repoussé par les FARDC, qui ont alors pris l’offensive. Certaines des positions du M23 étant stratégiquement situées près de la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, notamment à Kabuye et au Mont Hehu (voir annexe 8), il était difficile pour les FARDC de tirer sans viser le Rwanda. Du 25 au 27 octobre, le M23 a reçu un appui-feu des chars de la Force de défense rwandaise, à la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, à Kabuhanga et Kabuye (voir ci-dessous).

15. Au cours des derniers combats, des groupes armés opérant à Rutshuru ont attaqué des positions du M23 (voir annexe 9). Au 28 octobre, les FARDC avaient rapidement avancé et repoussé le M23 dans ses bastions à Tshanzu et Runyoni, près de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda. Le M23 a détruit un char T-55 des FARDC pendant qu’il se retirait de Kibumba (voir annexe 10). Le 30 octobre, les FARDC ont pris Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, où se trouvait le siège politique du M23.

16. Quand le 4 novembre, le M23 a délibérément bombardé des zones civiles à Bunagana, la Brigade d’intervention a bombardé Tshanzu au moyen d’hélicoptères d’attaque. Les FARDC ont maintenu la pression, au moyen d’armes lourdes et d’obus de chars, et ont réussi à prendre Tshanzu et Runyoni, le 5 novembre. Le M23 a abandonné un grand stock de munitions à Tshanzu (voir annexe 11). Bien que certains éléments du M23 se soient rendus aux autorités congolaises et que d’autres se soient enfuis au Rwanda, le 5 novembre, le gros des troupes restantes, sous la direction du « général » Sultani Makenga, est entré en Ouganda (voir encadré dans l’annexe 12).

17. La victoire des FARDC sur le M23 est due à plusieurs facteurs. Premièrement, elles avaient plus d’effectifs et de puissance de frappe. Au cours de la dernière opération, elles avaient au moins 6 000 hommes, appuyés par la Brigade d’intervention, qui comptait 400 hommes sur le terrain. Les FARDC et la Brigade se sont servis l’hélicoptères pour la collecte d’informations, le transport et le réapprovisionnement ainsi que pour les attaques aériennes. Les FARDC ont également utilisé avec succès des chars, des armes lourdes et des mortiers. Deuxièmement, les chefs militaires des FARDC et de la MONUSCO ont fait preuve de coordination et de collaboration dans le cadre de la planification et de l’exécution de l’opération. Troisièmement, malgré la poursuite du recrutement, le M23 a vu ses effectifs diminuer en raison du nombre de victimes et de déserteurs, et de la perte de moral.

REDDITION DU M23

Les responsables des FARDC ont dit au Groupe qu’au 25 novembre, 284 soldats et policiers du M23 se sont rendus aux FARDC, à Kanyarucinya et Bweremana. Cinquante-cinq autres éléments du M23 s’étaient rendus à la MONUSCO en octobre et en novembre. D’après des représentants du Gouvernement congolais et des sources militaires de la MONUSCO, moins de 400 hommes du M23 seraient entrés en Ouganda. Le 19 novembre, en réponse à une demande d’information du, Groupe, le Gouvernement ougandais a dit que, le 5 novembre, 1 445 combattants du M23 étaient entrés en Ouganda et que le « colonel » Innocent Kaina se trouvait parmi eux.

Il a également déclaré que les combattants du M23 avaient rendu leurs armes (voir annexe 13). Les 13 et 14 novembre, les autorités ougandaises ont pris les ex- combattants qui se trouvaient à Kisoro pour les emmener à Hima, dans le district de Kasese. Le Groupe a demandé au Gouvernement ougandais de lui fournir une liste de ces combattants et des précisions sur leur statut, mais n’avait pas encore reçu de réponse au moment de la rédaction du présent rapport.

Recrutement

18. Le Groupe d’experts a interrogé 71 ex-combattants du M23 qui s’étaient rendus au cours de 2013 et avaient fourni des informations sur leur recrutement en 2012 et 2013 dans la République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda. Ils avaient été recrutés de force dans les rangs du M23 après avoir été séduits par des promesses d’emploi fallacieuses et s’être portés volontaires. Ils ont déclaré qu’ils avaient été placés en groupes d’environ 80 personnes, en particulier au camp d’entraînement de Rumangabo, où le chef instructeur était, selon leur dires, le commandant Magido. Le Groupe d’experts a obtenu des copies de cahiers utilisés pour la formation des recrues du M23 (voir annexe 14). Il ressort d’un document daté du 4 juillet 2013 reçu par le Groupe que le M23 avait alloué des fonds pour le recrutement et le transport des recrues (voir annexe 15).

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

19. Le Groupe d’experts a interrogé 34 citoyens congolais, dont 1 femme et 2 garçons âgés de 15 et 16 ans qui soit avaient été forcés de se joindre au M23, soit s’y étaient joints de leur propre gré. À la fin du mois de juillet, des sources de l’ONU ont signalé que le M23 recrutait de force des civils – abattant ceux qui résistaient – dans les villages de Bushama et de Rutovu (Kibumba). Le Groupe a obtenu un reçu daté du 2 novembre 2012, indiquant que 750 dollars avaient été versés à Kevin Bitabwa, cadre politique du M23, pour l’aide qu’il apportait dans le recrutement de cadres destinés au M23 à Goma (voir annexe 16).

Rwanda

20. Le Groupe d’experts a interrogé 23 personnes venant du Rwanda, dont 18 citoyens rwandais et 5 Congolais habitant au Rwanda, qui avaient servi dans les rangs du M23. Il a également interrogé 31 ex-combattants du Burundi, de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, qui ont déclaré que des citoyens rwandais ou des réfugiés congolais du Rwanda avaient servi avec eux dans le M23. Entre le 1er janvier et le 8 décembre 2013, la MONUSCO a rapatrié 78 citoyens rwandais qui avaient servi dans le M23.

21. Parmi les 23 recrues du Rwanda, 18 étaient des adultes et 5 des enfants qui étaient entrés dans les rangs du M23 de diverses façons. Le Groupe d’experts a interrogé trois citoyens rwandais, dont un garçon âgé de 16 ans, qui avaient été contraints de se joindre au M23. Il a également interrogé 13 autres citoyens rwandais, dont des garçons âgés de 13, 15 et 17 ans, qui avaient été recrutés par le M23, soit en tant que volontaires ou sur la base de promesses d’emploi fallacieuses.

Le Groupe a interrogé un soldat des Forces spéciales de l’armée rwandaise (FDR) déployé à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo en août 2013, au cours d’un déploiement des FDR dans la République démocratique du Congo à l’appui du M23, et avait déserté par la suite. Il a également interrogé cinq citoyens congolais recrutés au Rwanda, dont un garçon de 17 ans.

22. Le Groupe d’experts a confirmé que certaines des recrues du M23 venant du Rwanda étaient des soldats démobilisés de l’armée rwandaise (voir S/2013/433, par. 40 à 43). D’anciens officiers et soldats du M23 lui ont déclaré que des soldats démobilisés des FDR avaient servi dans le M23 en tant qu’instructeurs et spécialistes du maniement des armes lourdes. Quatre ex-combattants du M23 lui ont déclaré que le commandant Kalissa Rwema, ancien officier des FDR, avait servi comme instructeur dans le M23 à Rumangabo. Des sources de l’ONU et deux anciens officiers du M23 ont déclaré qu’un ancien soldat de l’armée rwandaise, connu uniquement sous son surnom, « Kifaru », faisait partie de l’équipage du char T-55 utilisé par le M23 dans les combats (voir S/2013/433, annexe 5).

23. Dans son rapport à mi-parcours, le Groupe d’experts a noté que les Rwandais qui avaient tenté de quitter le M23 et de retourner directement au Rwanda avaient été réintégrés de force au M23 par des officiers de l’armée rwandaise (S/2013/433, par. 38). Deux officiers des FDR qui avaient déserté, un officier démobilisé des FDR, un ancien officier du M23 et un agent de recrutement rwandais du M23 ont déclaré au Groupe que les officiers des FDR avaient également recruté pour le M23 et facilité le recrutement par des agents du M23 en leur assurant le libre passage au Rwanda.

24. Le M23 a versé 750 dollars à Emmanuel Ngabo pour l’aider à recruter des cadres pour le M23 à Gisenyi (Rwanda) (voir annexe 16). Gaspard Karemera, nommé administrateur du territoire de Nyaragongo par le M23, s’est également rendu au Rwanda pour y recruter et faciliter le passage des recrues au poste frontière de Kabuhanga. Après la défaite du M23 en novembre, les responsables de la MONUSCO ont fait savoir au Groupe qu’ils avaient trouvé des cartes d’identité nationales rwandaises sur les lieux d’anciennes positions du M23 à Rumangabo (voir annexe 17). Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également trouvé des cartes de ce type. Le Groupe enquête sur les informations selon lesquelles des opérations de recrutement auraient continué au Rwanda après la défaite du M23.

(La Prospérité)

Congo-#Kinshasa: Au sujet de la « réorganisation » du #M23 – #Abdallah #Wafy attendu à #Kampala

Par Le Potentiel pour All Africa

Le récent rapport des experts de l’Onu accusant l’Ouganda et le Rwanda de soutenir, une fois de plus, le M23 pour se réorganiser, continue de défrayer la chronique. Pas plus tard qu’hier mercredi 29 janvier à Kinshasa, le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC est revenu sur cette question. C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire organisée par la Monusco, en son quartier général de Gombe.

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Répondant à une question de la presse relative à ce rapport, Abdallah Wafy annonce qu’il va se rendre, ce jeudi 30 janvier 2014, à Kampala, pour prendre langue avec les autorités ougandaises sur cette question qui préoccupe de plus en plus la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo. Après leur débâcle, plusieurs rebelles du M23 ont été accueillis au Rwanda et en Ouganda. Ce qui est contraire aux engagements pris à Addis-Abeba voire à Kampala et Nairobi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment examiné le rapport annuel du groupe d’experts indépendants chargés de contrôler l’application des sanctions auxquelles est soumise la RDC. Ces experts ont accusé, une nouvelle fois, le Rwanda et l’Ouganda de coopérer avec les rebelles du M23.

Les diplomates du Conseil ont déclaré que les experts ont affirmé, notamment, disposer « d’informations crédibles selon lesquelles des dirigeants du M23 sanctionnés par l’ONU se déplacent librement en Ouganda et le M23 continue de recruter au Rwanda ».

Comme dans ses habitudes, le Rwanda s’est opposé à ce rapport.

Malgré cette opposition, les recommandations des experts ont été acceptées par les membres du Conseil de sécurité. A l’exception du Nigeria et de la Russie.

Le représentant spécial de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, Martin Kobler, a dernièrement fait état « d’informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué de recruter » après les accords de paix conclus à Nairobi en décembre 2013, et « était redevenu actif dans l’Ituri, au Nord-est de la RDC ».

Pour lui, l’Onu ne doit tolérer aucune résurgence militaire du M23. Raison pour laquelle, il a invité Kigali et Kampala « à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire ».

De son côté, Kinshasa, à travers son porte-parole Lambert Mende, a prévenu lors d’une conférence de presse à Kinshasa que « toute autre tentative de déstabilisation de la RDC sera suicidaire », promettant que les FARDC réagiront énergiquement en cas d’une quelconque attaque, d’où qu’elle vienne.

Les Etats-Unis d’Amérique s’opposent à toute tentative de réorganisation des rebelles du M23. Russ Feingold, l’envoyé spécial de ce pays pour la région des Grands Lacs, l’a déclaré le mardi 28 janvier à Kinshasa au cours d’une conférence de presse.

Mercredi 15 janvier, la Monusco avait fait part de ses inquiétudes sur des manœuvres opérées par certains cadres de M23 pour se réorganiser militairement.

Selon Russ Feingold, si ces informations sont avérées, le M23 « recevra une réponse ferme et adéquate ».

Il a appelé tous les pays de la région des Grands Lacs à respecter la déclaration de Nairobi, l’accord-cadre d’Addis-Abeba et la mise en œuvre du processus de DDRR.

Deux déclarations ont mis fin aux pourparlers de Kampala. Elles ont été signées en décembre 2013 à Nairobi. L’une par le M23, marque la dissolution de ce mouvement rebelle. Et l’autre signée par Kinshasa marque l’engagement de la RDC à mettre en place le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion sociale des anciens rebelles et à présenter au Parlement congolais un projet de loi d’amnistie des éléments du M23.

L’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février par onze pays africains vise principalement la stabilité de l’Est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.

RDC / Nord-#Kivu : Un drone de la #MONUSCO s’écrase sur Goma

Mis en service début décembre, un des deux drones d’observation de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Congo (Monusco) s’est écrasé mercredi lors de son atterrissage à l’aéroport de Goma. L’accident n’a pas fait de victime.

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« Nous avons enregistré l’accident d’un aéronef sans pilote […] de retour de mission, a annoncé, le 15 janvier, le colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco lors d’une conférence de presse à Kinshasa, heureusement, il n’y a pas eu de blessé ni de mort ».

« Nous sommes en train de mener des enquêtes pour savoir quelle est la cause technique à l’origine de cet accident », a-t-il ajouté.

Selon une source au sein de la Monusco, « l’accident a eu lieu vers 11 heures à l’atterrissage à l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu ». Il s’agirait d’un problème technique a priori

« L’appareil a été complètement détruit », a commenté un officier de la force aérienne congolaise à l’aéroport de Goma.

La Monusco est la première force de l’ONU à utiliser des drones. Ceux-ci avaient été lancés en fanfare début décembre. Le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies avait alors déclaré que ces appareils étaient un outil incomparable pour pouvoir s’attaquer aux nombreux groupes armés actifs dans les régions du Nord et du Sud-Kivu et que les Casques bleus ont pour mission de neutraliser.

À terme, la Monusco doit être dotée de cinq drones d’observation fabriqués par Selex ES, filiale du groupe italien d’aéronautique et de défense Finmeccanica.

(Avec AFP)

Insécurité à l’Est (#DRC) : la #Monusco prête à en découdre avec les #FDLR et les #ADF/#Nalu

S’exprimant le 13 janvier devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial de l’ONU en RDC, Martin Kobler, a exhorté les Fardc à faire davantage et à coopérer étroitement avec la Monusco.

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La Monusco est loin de fléchir dans son obstination d’en découdre avec les forces négatives qui continuent d’écumer l’est de la RDC. Le représentant spécial de l’ONU en RDC, Martin Kobler, a réaffirmé lundi devant le Conseil de sécurité l’engagement de son institution à en finir définitivement avec le M23 redevenu actif dans le territoire de l’Ituri en province Orientale. En effet, des informations parvenues à la Monusco laissent entendre que cette rébellion armée n’a pas été totalement défaite. Quoique les accords de paix aient été conclus dernièrement à Kampala au terme desquels le M23 a officiellement renoncé à sa rébellion, rien de tel ne s’est réalisé. Cet ex-mouvement armé, à en croire un rapport de la Monusco, a continué à recruter de nouvelles unités comme si de rien n’était. « Nous ne devons tolérer aucune résurgence militaire du M23 », a laissé entendre Martin Kobler faisant état « d’informations crédibles » dont disposerait la Monusco à ce sujet.

Il estime que des progrès accomplis jusqu’ici en termes de pacification du Nord-Kivu ne devraient pas être remis en cause par la renaissance du M23 mis en déroute début novembre 2013 par les Fardc appuyées par la brigade spéciale d’intervention de la Monusco. « J’en appelle au gouvernement congolais pour qu’il mette en application la déclaration de Nairobi et qu’il accélère le processus de désarmement et de démobilisation des ex-combattants du M23 », dixit Martin Kobler. Il a, par ailleurs, invité les gouvernements ougandais et rwandais « à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire ».

Les rebelles du M23 en reconstitution ne sont pas les seuls à se retrouver dans le collimateur de la Monusco. Il y a aussi les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis. Tout en appelant le gouvernement congolais à coopérer avec elle dans le cadre de nouvelles opérations conjointes qu’elle s’apprête à lancer, la Monusco veut en finir une fois pour toute avec les rebelles hutus rwandais. « La direction des FDLR ne doit avoir d’autre choix que de se rendre », a martelé Martin Kobler devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Les FDLR, une autre priorité

Pour l’ONU, le démantèlement des FDLR constitue encore et toujours une priorité. En cette année 2014 marquant le vingtième anniversaire du génocide rwandais, la Monusco veut frapper un grand coup en mettant hors d’état de nuire les FDLR et les contraindre à regagner leur pays en activant le processus DDRR. Toutefois, Martin Kobler a reconnu le côté laborieux d’une telle entreprise étant entendu que les FDLR constituent des petits groupes disparates dissimulés dans une épaisse forêt vierge. Ce qui rend difficile leur repérage et leur traque.

Outre les M23 et les FDLR, la Monusco a aussi un œil regardant vis-à-vis des rebelles ougandais des ADF/Nalu, un autre groupe armé actif dans l’est de la RDC, pour lequel d’autres actions militaires sont envisagées. Les Fardc ont été exhortées à faire davantage et à coopérer étroitement avec la Monusco. 

 Alain Diasso

#RDC: 3 militaires #FARDC tués lors d’une attaque des #Maï-Maï #Cheka à #Pinga au Nord-#Kivu

Au moins trois militaires ont été tués et plusieurs personnes blessées dans la nuit du lundi à ce mardi 14 décembre au cours d’une attaque armée perpétrée par les miliciens de Nduma Defense of Congo (NDC) sur les positions des FARDC à Katanga dans la cité de Pinga.  Selon des sources locales, l’armée, appuyée par la Monusco, a riposté à l’attaque en chassant les assaillants. Un calme relatif règne dans cette cité du territoire de Walikale au Nord-Kivu.

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Lundi vers 23 heures, les combattants de Nduma Defense of Congo de Ntabo Ntaberizi, alias Cheka, ont ouvert le feu sur les positions des FARDC à Katanga. Pendant plus de 40 minutes, les Forces armées de la République démocratique du Congo se sont affrontées à ces combattants, indiquent des ONG basées dans cette région.

Les Maï-Maï du NDC ont décroché par la suite. Ils sont actuellement localisés autour de Pinga, selon les mêmes sources.

Le bilan de l’attaque fait état d’au moins trois soldats FARDC tués. Parmi les blessés, figurent deux militaires et trois civils dont un enfant et une jeune fille de dix-neuf ans.

Tous les blessés ont été admis en soins d’urgence à l’hôpital général de Pinga protégé par la Monusco.  Les blessés graves pourraient être évacués à Goma au courant de la journée par la Monusco, indiquent des sources médicales.

Le contingent uruguayen de la Monusco basé à Pinga appuie les FARDC pour protéger les civils. Au moins mille habitants de la cité ont trouvé refuge autour de la base de la Monusco à Pinga, à l’issue de cette attaque.

Ce mardi, un calme relatif règne dans cette cité, qui reste sous le contrôle des FARDC appuyée par la Monusco.

Depuis le 27 novembre dernier, la Monusco a chassé les rebelles de NDC de Pinga, leur ancien fief. Les FARDC ont été redéployées dans cette cité. Ntabo Ntaberi Cheka est encore réfractaire au processus de Désarmement, démobilisation, réinstallation et réinsertion (DDRR) amorcé par le gouvernement congolais. Entre-temps, il est toujours recherché par la justice congolaise pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité par viols et pillages.

Nord-#Kivu: qui sont les auteurs de l’offensive sur #Kamango, territoire de #Beni?

Dans le Nord-Kivu, les localités de Kamango et Bwisegha ont été investis ce mercredi 25 décembre par un groupe armé. Il pourrait s’agir des rebelles ougandais de l’ADF-Nalu, mais certains observateurs doutent de cette identité en affirmant qu’il s’agit des éléments du M23 venus de l’Ouganda. L’Ouganda aurait d’ailleurs fermé sa frontière avec le Grand Nord de la RDC la veille de cette attaque.

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La rébellion ougandaise ADF-Nalu sévit dans la région du Nord-Kivu depuis de longues années et on connaît ses exactions sur la population locale. Certaines sources accusent le régime de Kampala d’avoir fabriqué ce groupe armé pour déstabiliser le Grand Nord congolais pour des visées hégémonistes. L’Ouganda aurait en effet des ambitions sur cette région de la RDC riche en pétrole et en minerais.

Est-ce le même groupe d’ADF-Nalu qui vient d’occuper la région de Kamango, voisine de Beni ? Plusieurs observateurs sur place émettent des réserves. Selon eux, il s’agirait plutôt d’éléments du M23 reconstitué récemment en Ouganda et infiltré à partir de la frontière ougandaise pour reprendre l’aventure qui avait tourné court au mois de novembre dernier à Rutshuru.

En attendant de connaître l’identité réelle de ces agresseurs, les hélicoptères de la Monusco sont entrés en action pour stopper la progression de ces combattants vers Nobili, où s’est réfugiée la population civile. Les casques bleus ont assuré l’armée régulière congolaise de leur solidarité. Il a été rappelé que la mission de la Monusco est de lutter contre tous les groupes armés, y compris l’ADF-Nalu.

Avec RFI

RDC (#DRC) : l’armée (#FARDC) déloge les #ADF-#Nalu de #Kamango/#Watalinga – Territoire de #Beni

Les FARDC ont repris mercredi 25 décembre dans la soirée le contrôle de la localité de Kamango, à environ 90 kilomètres au nord-est de la ville de Beni (Nord-Kivu), en délogeant les rebelles ougandais ADF-Nalu qui l’occupaient depuis le matin. Selon les responsables du premier secteur des FARDC basés à Beni, les combats ont fait une vingtaine des morts. La contre-offensive de l’armée a été appuyée par l’aviation militaire de la Monusco.

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La reprise de Kamango a été annoncée par les responsables du premier secteur des FARDC basées à Beni, sans toutefois préciser la direction prise par les rebelles ougandais. Selon les mêmes sources, l’armée a récupéré cette localité après environ une heure de violents affrontements avec les ADF-Nalu.

Ces rebelles ont décroché de Kamango, «face à la puissance de feu des FARDC appuyées par l’aviation militaire des Nations unies », d’après les mêmes sources. Depuis l’après-midi, deux hélicoptères des combats de la Monusco ont en effet bombardé les positions des ADF/Nalu à Kamango et au pont de Semliki pour empêcher l’avancée rebelle vers la localité voisine de Nobili.

Les responsables militaires dans la zone donnent un bilan de plusieurs morts: une dizaine côté rebelles, cinq dans les rangs des FARDC et sept civiles tués par les ADF/ Nalu.

Le chef de la chefferie de Watalinga, Saambili Bamukoka, a confirmé la reprise de Kamango par l’armée. Mais, a-t-il précisé, avant d’abandonner cette localité, les ADF/ Nalu ont incendié un hôtel et quelques maisons des civils.

De son côté, la Mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) condamne cette attaque de l’Adf/Nalu contre les FARDC à Kamango.

Dans une prise de position qu’elle a publiée le même jour, la mission onusienne assure les FARDC « de leur solidarité agissante ».

Elle affirme suivre l’évolution de la situation et que sa force est en alerte maximale.

Pour la Monusco, le mandat que le Conseil de sécurité lui a confié est sans équivoque. Il consiste, entre autres, à neutraliser les groupes armés, y compris l’Adf/Nalu.

(Radio Okapi)

#RDC: l’#ONU confiante dans sa capacité à mettre fin aux agissements des #FDLR

Par RFI

L’ONU assure que les membres des FDLR commencent à se rendre en grand nombre aux casques bleus de la Monusco dans l’est de la RDC. Après avoir défait le M23, l’armée congolaise et les forces de l’ONU se concentrent maintenant sur les rebelles hutus FDLR avec des moyens considérablement renforcés.

Des rebelles rwandais hutus du FDLR, à 150 km au nord-ouest de Goma, en 2009

Des rebelles rwandais hutus du FDLR, à 150 km au nord-ouest de Goma, en 2009

AFP/ Lionel Healing

Dans les Kivus, la Monusco peut désormais compter non seulement sur la brigade d’intervention, cette unité d’élite de casques bleus, mais aussi sur l’utilisation de drones. Les premières images fournies par ces appareils de surveillance ont ravi les officiels de l’ONU.

« On peut voir le visage de jeunes qui jouent au foot depuis une altitude de 2 500 mètres », s’est enthousiasmé Hervé Ladsous, le patron des casques bleus. Grâce à leurs caméras thermiques et infrarouges, ces appareils se révèlent particulièrement utiles une fois la nuit tombée.

L’ONU veut mettre fin une bonne fois pour toutes à la présence sur place des rebelles hutus des FDLR. « C’est notre priorité », dit le chef de la Monusco, Martin Kobler. La difficulté est que les FDLR ne se battent pas comme le faisait le M23. Ce sont au contraire de petits groupes très mobiles qui fuient l’affrontement et se fondent dans la population civile.

Leur disparition prendra un peu de temps disent les diplomates onusiens, mais ils assurent que le conflit en RDC est désormais à un tournant de son histoire.

Pour rappel, le premier drone jamais utilisé par une mission des Nations unies a été lancé le mardi 3 décembre dernier dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’appareil, un Falco de fabrication italienne, a décollé à la mi-journée de l’aéroport de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, à l’occasion d’une présentation à la presse en présence du chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, et de plusieurs diplomates.

Près d’un an après la promesse d’envoyer des drones de surveillance en République démocratique du Congo (RDC), les Nations unies ont officiellement lancé le premier appareil sans pilote jamais utilisé par une mission de l’ONU.

L’engin, un Falco de fabrication italienne, s’est envolé à midi du petit aéroport de Goma sous les applaudissements. Pour le chef des opérations de maintien de la paix des Nations unies, l’appareil – sorte d’avion miniature de 7 mètres de long – devrait faire une vraie différence pour sécuriser l’est du Congo, une région vallonnée et boisée particulièrement difficile d’accès.

Localiser les groupes armés cachés dans les forêts, mais aussi surveiller les frontières de la RDC avec le Rwanda et l’Ouganda, voilà la mission de cet engin équipé d’une caméra. Jusqu’ici, ce sont des hélicoptères qui se chargeaient de le faire. Mais, plus visibles, ils se sont fait tirer dessus à plusieurs reprises par la rébellion du M23.

Traquer les groupes armés et localiser les populations déplacées

« On va avoir maintenant des yeux au-dessus de régions où l’on avait de gros problèmes de mobilité », a affirmé Hervé Ladsous à RFI. « C’est la dernière technologie, un instrument essentiel pour nos troupes et la Monusco, à la fois pour faire leur travail de maintien de la paix, d’observation des groupes armés, mais aussi pour observer les groupes civils qui peuvent être déplacés et poussés à la fuite par des combats. »

« C’est crucial pour nous », a renchérit Alexandre Luba Ntambo, le ministre de la Défense congolais, « car cela nous permettra de savoir où sont cachés les différents groupes armés ».

L’ONU fait le pari de l’effet dissuasif

Le drone, lui, peut voler plus haut, plus longtemps – entre 5 heures et 10 heures – et transmettre ses images en temps réel, de jour comme de nuit. Les Nations unies misent donc sur un effet dissuasif et espèrent accélérer la reddition des dizaines de milices qui opèrent dans l’Est du Congo.

Pour le moment, le drone ne peut cependant s’éloigner qu’à 250 kilomètres de sa base de Goma. Il faudra attendre l’arrivée d’engins supplémentaires ou multiplier les stations de décollage pour que le rayon de surveillance s’étende et que ces engins puissent surveiller tout l’Est du Congo. Un autre engin devrait arriver d’ici la fin de l’année 2013, et les deux derniers drones doivent être livrés d’ici à mars 2014.

Nord-#Kivu : après le #M23, la Monusco cible les #FDLR

« Après le succès contre le M23, la priorité de la Monusco est de combattre les FDLR ». Le Représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, Martin Kobler l’a déclaré à Radio okapi jeudi 29 novembre à Goma. Le patron de la Monusco a annoncé la traque contre les groupes armés actifs dans la région, et contre les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) en particulier.

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« On va cibler les FDLR parce que c’est notre priorité militaire à cet instant. La première priorité, c’est la lutte contre les groupes FDLR ici, dans la région et dans tout le pays », a indiqué Martin Kobler.

Le patron de la Monusco a aussi déclaré que des drones seront mis à contribution dans les opérations qui seront lancées prochainement contre cette force étrangère qui occupe plusieurs territoires du Nord-Kivu :

« On va lancer des aéronefs sans pilote et non armés, communément appelés Drones, la semaine prochaine. Les drones sont très, très utiles dans les combats contre les FDLR parce qu’ils voient toutes les choses à partir d’une grande hauteur, d’une grande altitude » a-t-il souligné.

L’idée du déploiement des drones dans l’Est de la RDC avait été annoncée en novembre 2012 par le porte-parole du département de maintien de la paix de l’Onu, Kieran Dwyer. Il avait confié à l’AFP que les Nations unies examinaient toute une série de mesures pour renforcer les capacités de la Monusco afin de protéger les civils des groupes armés présents dans cette vaste zone de l’est de la RDC.

L’Est du pays est en proie à l’activisme de multiples groupes armés. L’un d’entre eux, le M23, actif depuis mai 2012 a annoncé le 5 novembre la fin de sa lutte armée et manifesté sa volonté de «poursuivre par des moyens purement politiques la recherche des solutions aux causes profondes qui ont présidé à sa création».

-Radio Okapi

La République démocratique du Congo trace sa voie vers l’éradication des mines antipersonnel

​Genève et Kinshasa, le 20-21 novembre 2013

Dans un atelier de deux jours qui vient de commencer à Kinshasa, la République démocratique du Congo, l’un des pays africains encore touchés par les mines antipersonnel, vise à prendre la mesure des progrès accomplis en matière de déminage et des activités à conduire pour terminer la mise en œuvre de ses engagements en vertu de la Convention sur l’interdiction de mines antipersonnel – ou Convention d’Ottawa.

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« Cet atelier est une étape supplémentaire qui va nous aider à nous rapprocher de notre objectif d’une République démocratique du Congo sans mines antipersonnel », a indiqué Maître Sudi Alimasi Kimputu, Coordonnateur du Centre Congolais de lutte antimines. « La RDC conduit cette évaluation nationale pour actualiser les informations récoltées sur les progrès effectués, ce qu’il reste à faire, documenter les difficultés rencontrées et faire des recommandations pour surmonter ces difficultés tout ceci d’ici à la fin 2013. La RDC est pleinement engagée à surmonter ses difficultés avec des efforts nationaux et l’aide de ses partenaires nationaux et internationaux ».

La République démocratique du Congo est État partie à la Convention depuis le 1er novembre 2002. En adhérant à la Convention, la RDC s’engageait à identifier toutes les zones minées sous sa juridiction et déminer toutes ces zones avant le 1er novembre 2012. En novembre 2011, la RDC a reçu une prolongation « intérimaire » de 26 mois de son délai, ayant indiqué que le pays avait besoin de temps supplémentaire pour mieux comprendre l’étendue du travail encore à accomplir.

« D’ici au 15 décembre, la RDC devra avoir remis une deuxième demande de prolongation de son délai déminage qui devra détailler clairement l’étendue du problème restant et devra planifier les activités nécessaires en vue de l’exécution complète de ses obligations de déminage », a indiqué Kerry Brinkert, Directeur de l’unité d’appui à l’implémentation de la Convention. « Donc, cet atelier vise à aider à la RDC à élaborer des plans pour prévoir avec davantage de précision, le temps qu’il faudrait pour achever le déminage et pour présenter un Plan d’action en détaillant les activités à conduire pour s’acquitter de son obligation en vertu de la Convention ».

L’atelier est organisé en partenariat avec le Centre de Coordination de la Lutte Antimines des Nations Unies (UNMACC) qui aide la RDC à éliminer les mines antipersonnel et d’autres restes explosifs de guerre. « Depuis 2002, 9,3 millions de mètres carrés de terres contaminées ont été libérés, 3 533 mines et plus de 235 000 des autres restes explosifs de guerre ont aussi été détruits grâce à l’UNMACC, en collaboration avec des partenaires, des bailleurs de fonds et d’autres parties intéressées », a déclaré le Directeur du Programme d’UNMACC, Pascal Simon.

Le financement de l’atelier est assuré par une Décision du Conseil de l’Union européenne qui vise à soutenir les États parties afin qu’ils surmontent les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Convention. L’Union européenne a déjà financé de tels ateliers au Pérou, en Colombie, au Tadjikistan et en Éthiopie. La RDC sera présente à la prochaine Assemblée des États Parties qui se tiendra à Genève du 2 au 5 décembre où elle y présentera les derniers progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Convention.

#DRC-#UN : Martin #Kobler favorable à l’intégration des militaires du #M23 au sein des #FARDC

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, a appelé mardi 12 novembre à Goma au Nord-Kivu, le gouvernement congolais et le M23 à ne pas exclure l’option politique, malgré la fin de la guerre dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC). Image

De retour de Kampala, il a souligné Kinshasa et les rebelles ne se sont pas entendus sur la forme du document à signer. « Comment appeler ce papier qui est sur la table : déclaration ? Conclusion ou accord ? C’était la différence mais pas la substance », a affirmé le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler. Lundi 11 novembre dans la soirée, le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’ont pas signé un accord à Kampala comme initialement prévu. Kinshasa avait évoqué le problème de l’intitulé du document à signer, refusant de signer « un accord ».

La délégation gouvernementale souhaite signer « une déclaration ». Pour Martin Kobler, ce texte était conçu avant la fin de la guerre. « Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », a déclaré le patron de la Monusco. Il a appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier ».

Dans un communiqué publié lundi dans la soirée depuis Entebbe, les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala ont regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala. Ils ont noté que Kinshasa et le M23 « n’ont pas exprimé de différences sur les points importants du projet de document » à parafer mais ne sont pas parvenues à un accord sur le format ».

Au cours d’une adresse à la télévision publique, le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, avait déclaré mercredi 30 octobre que les victoires des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles du M23 n’avait pas « pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable ».

L’armée congolaise a fait subir aux rebelles une série de revers. Le 5 novembre, elle a repris le contrôle de toutes les localités occupées que les rebelles occupaient depuis plus d’une année. Ce succès militaire des FARDC a poussé le M23 à annoncer la fin de la rébellion le 10 novembre.

Avec Radio Okapi

The Kivu Times

#DRC-#UN : Martin #Kobler favorable à l’intégration des militaires du #M23 au sein des #FARDC

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, a appelé mardi 12 novembre à Goma au Nord-Kivu, le gouvernement congolais et le M23 à ne pas exclure l’option politique, malgré la fin de la guerre dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC). Image

De retour de Kampala, il a souligné Kinshasa et les rebelles ne se sont pas entendus sur la forme du document à signer. « Comment appeler ce papier qui est sur la table : déclaration ? Conclusion ou accord ? C’était la différence mais pas la substance », a affirmé le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Martin Kobler. Lundi 11 novembre dans la soirée, le gouvernement congolais et les représentants du M23 n’ont pas signé un accord à Kampala comme initialement prévu. Kinshasa avait évoqué le problème de l’intitulé du document à signer, refusant de signer « un accord ».

La délégation gouvernementale souhaite signer « une déclaration ». Pour Martin Kobler, ce texte était conçu avant la fin de la guerre. « Je crois que l’accord ou le papier ou encore le document était conçu pour finir une guerre. Maintenant que la guerre a pris fin, il faut faire une solution pour réintégrer les combattants du M23 », a déclaré le patron de la Monusco. Il a appelé toutes les parties, le M23, le gouvernement et le facilitateur « à prendre [en compte] ces étapes et de remplir ce qui était dans le papier ».

Dans un communiqué publié lundi dans la soirée depuis Entebbe, les envoyés spéciaux de la communauté internationale présents à Kampala ont regretté que les deux parties n’aient pas conclu un accord à Kampala. Ils ont noté que Kinshasa et le M23 « n’ont pas exprimé de différences sur les points importants du projet de document » à parafer mais ne sont pas parvenues à un accord sur le format ».

Au cours d’une adresse à la télévision publique, le chef de l’État congolais, Joseph Kabila, avait déclaré mercredi 30 octobre que les victoires des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles du M23 n’avait pas « pour conséquence de rendre caduques les options politiques et diplomatiques pour rétablir une paix durable ».

L’armée congolaise a fait subir aux rebelles une série de revers. Le 5 novembre, elle a repris le contrôle de toutes les localités occupées que les rebelles occupaient depuis plus d’une année. Ce succès militaire des FARDC a poussé le M23 à annoncer la fin de la rébellion le 10 novembre.

Avec Radio Okapi

The Kivu Times