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Regard sur ce que nous sommes…

Il arrive un temps où l'on ne dit plus rien sur les faits de société et consort.
Qu' on se le dise…

Manassée Israël Isolele, artiste

Un beau matin on se réveil et on se rend compte qu' on a plus de mots mais qu' on a des mains. Et on travaille tout simplement. …

Quand on dit que le travaille c'est la santé, effectivement, quand on travaille dans le sens que l'on fait sa part pour le progrès peu importe le groupe. On est serein , on marche dans la paix du coeur car on sait on fond de nous-même qu' on fait ce qu' on doit avec ce qu' on a et comme on peut. Donc le coeur est léger et non enragé.

Avoir le coeur léger sur la balance ca pourrait se définir par peser sa part de responsabilité sur les problèmes et sa part de solution apporté aux problèmes.

Tant d énergie gâchée à se faire du mal en croyant faire du bien. Voir les problèmes, En rajoutant des problèmes sans apporter des solutions concrètes alors qu' au final il suffit de travailler, évidemment, à l endroit du problème plutôt qu' a l extérieur donc à l intérieur plutôt qu' a l extérieur.

Alors ce qui serait encore plus stupéfiant, c'est le cas de le dire.

C'est qu' ils disent: parce que nous sommes en deuil les artistes ne peuvent pas chanter ni danser quand nous savons que nous enterrons nos morts en chantant et en dansant et que même ils manifestent en dansant. Un jour un militaire me dira que le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la RdCongo ont les plus beaux chant de l armée en Afrique.

Et on se rappellera que l histoire de la musique Africaine moderne. Comme le Jazz et toutes les musiques issues des afro-descendant se jouaient dans des endroits clos comme espace, qui les permettaient de transcender la douleur de leur conditions d'esclaves en chantant et dansant…alors sur tout les thèmes pas seulement des chants de révolte ou de tristesse mais aussi d amour et de tendresse car l amour et la tendresse se partage. Et nous verrons par la suite que part le concours de toutes les nations, ce talents d expression naturel qui est un don du Très-Haut. Ce génie africain rendra des nations hyper productifs. ….parce que reconnu , valorisé , encadrer , organisé et finalement acheté et vendu….

Travaillons bon Dieu. Les cités du pays n attendent que leur enfant pour développer le coin.

N attendez pas des expatriés d aller nourrir les enfants du village, de soigner vos parents et vos grands-parents. C est de la responsabilité de chacun .

Et vous verrez que quand on fait sa part , on a plus la force de crier au loin. On respire par Le ventre. S'epoumoner dans Le vide nous parrait alors ridicule. Le soir en rentre seulement, on est fatigué, on va dormir, demain est un autre jour.

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

« Coller la petite », de la porno-musique qui embrase de Yaoundé à Kinshasa.

Le clip rappelle les “Pesa Sima” [donne le derrière, ndlr] et les “Sim’ekoli” [les derrières ont grossi] de Koffi Olimide et Werrason. En clair, ce sont des scènes obscènes.  De Kinshasa à Abidjan, passant par Youandé d’où est née cette infamie signée Franko.

Franko – Coller la petite from Malanchie on Vimeo.

Mélange de rap et de sonorités camerounaises à travers un concept amusant qui invite à la fête. Enfin qui invite les mecs à danser avec les filles. « Récupère le petite, angoisse la petite, embrouille la petite, et maintenant colle la petite« , c’est claire qu’avec cette recommandation bien détaillée tout le monde sait désormais quoi faire pour kiffer les soirées. Cette fois, il ne s’agit ni de Stanley Enow, ni de Jovi. Il s’agit plutôt de Franko, un jeune artiste camerounais qui en est d’ailleurs à sa première vidéo.

La chanson à succès « Coller la petite » de Franko est interdite de diffusion au Cameroun. Une décision prise par le préfet du département de la Mifi.

Le morceau sorti en juillet dernier s’est rapidement propagé au Cameroun créant ainsi un véritable buzz. Sorti à la rentrée, le clip est un vrai succès puisqu’il a réuni plus d’un million de vues sur YouTube en un mois : un fait rare pour un artiste africain.

Même si beaucoup s’attendaient à voir une vidéo remplie de figurants un peu déjantés comme celles de Mani Bella, « Coller la petite » de Franko a été très bien accueillie par le public. Plus de satisfaction que de critiques. Un bon début pour une première vidéo. Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bon vent.

« Ici en R.D.C la musique n’arrête pas de passé et puis je l’ai déjà retenue par cœur à force de l’écouter, désormais à chaque fête cette musique est recommandée et mon frère kiff [aime, ndlr] cette chanson qu’il y danse tellement bien, avec une légèreté, c’est vraiment Wow coller la petite je vous assure qu’il colle au vrai sens du mot et oui il dépasse même la super glue. I’m up when i’m hearin’ it can’t wait no more to stick to my young girl i’mma stick so hard like in song Frank taught us to hit it… », precise Junior Kalima de Kinshasa.

De son vrai nom Kinguè Franck Junior, Franko est un artiste camerounais de 28 ans, né à Akwa, quartier populaire de Douala, la capitale économique du pays. « J’étais assez turbulent à l’école, j’ai dû souvent changer d’établissement pour finalement me retrouver en internat à Nkongsamba », explique l’artiste, titulaire d’un BTS en management à l’Institut supérieur de gestion des affaires du Cameroun.

Inspiré par ceux qu’il appelle « frères d’arme », l’ex-groupe de rap camerounais Babylone Squad, il décide de se tourner vers une carrière artistique deux ans après son baccalauréat. Suivra un premier album, C’est le rap que tu veux voir ?, qui le fera connaître du public, notamment avec son titre « Les filles d’aujourd’hui » qui cumule aujourd’hui 70 000 vues sur YouTube. « Au début, les gens n’étaient pas fans de ma musique, ils me trouvaient un peu trop cru. Mais à la longue, explique-t-il, ce premier album m’a valu une nomination au Canal 2’OR », une cérémonie où sont récompensés les artistes camerounais.

https://soundcloud.com/frankoofficial/coller-la-petite-prod-by-dr-bg

Kinshasa marks the 21st Commemoration of the Genocide against the Tutsi

To mark the 21st commemoration of the Genocide against the Tutsi, the Embassy of the Republic of Rwanda in DRC yesterday organised a night vigil and a mass at Sacré Coeur Church in Kinshasa.

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The night vigil was attended by members of the Rwandan community, friends of Rwanda, Ambassador of Haiti in Africa, 2nd Councillors of the embassies of Kenya, Burundi, and Zimbabwe, Charges d,affaires of Canada and Belgium, and the Belgian Military attaché in DRC.

As part of the event, two documentary films were shown including “Tuez les tous”, and “Les detectives de l,histoire: France coupable?” which trace the history of the 1994 Genocide against the Tutsi – from root causes, implementation and consequences. After these two documentaries, there followed a short documentary highlighting the major achievements of Rwanda after the genocide. Lire la suite Kinshasa marks the 21st Commemoration of the Genocide against the Tutsi

RDC : « Tournons la page » exige la libération immédiate et sans condition des militants de la démocratie

Ce dimanche 15 mars 2015, à Kinshasa, des militants de la démocratie venus de toute l’Afrique ont été arrêtés lors d’une conférence de presse par des hommes en armes agissant au nom et pour le compte des services de sécurité de la RDC. Ils auraient été ensuite interrogés par l’Agence nationale de renseignement (ANR).

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« Je soutiens #Filimbi« , logo modifié et inspiré de la lutte pro-démocratique au Congo-Kinshasa. (Ph. Tiers)

Parmi ces militants, venus pour lancer la plate-forme citoyenne FILIMBI, visant à encourager la participation des jeunes au processus démocratique en RDC, figurent plusieurs mouvements membres de la campagne « Tournons la page », en particulier trois Sénégalais de « Y en a marre », Fadel Barro, Aliou Sané, le rappeur Malal Talla alias Fou Malade, un militant du Balai citoyen du Burkina Faso, Oscibi Ouédraogo, et des représentants de certaines organisations de la jeunesse et activistes congolais Miyangu Kiakwama, Floribert Anzuluni, Ben Kelem, Franck Otete, Sylvain Saluseke. Ont également été arrêtés un rappeur congolais et d’autres journalistes et techniciens qui préparaient le concert prévu ce même dimanche soir à Kinshasa. Au cours de cette « rafle », des ordinateurs ont été saisis, des bannières arrachées ; selon RFI, les artistes de « Y en a marre » et du « Balai citoyen » seraient menacés d’expulsion. Kevin Sturr, un agent d’USAID (l’agence américaine d’aide au développement) et trois journalistes congolais de la BBC, également arrêtés, ont été libérés tard dans la soirée. Lire la suite RDC : « Tournons la page » exige la libération immédiate et sans condition des militants de la démocratie

Urgent | RDC : Christopher Ngoy – « Avant d’être enlevé, il dénonçait des exactions de soldats de Kabila »

Nous avons pu mettre la main sur un document sonore exclusif provenant du Congo. Il s’agit de la dernière conversation téléphonique de Christopher Ngoy, un défenseur des droits de l’homme. C’était le 21 janvier dernier. Aux tous premiers jours des manifestations à Kinshasa contre la modification de la loi électorale, qui aurait pu permettre à Joseph Kabila de se maintenir artificiellement au pouvoir.
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(Ph. LIONEL HEALING – BELGAIMAGE)

Christopher Ngoy était enlevé quelques minutes après avoir passé ce coup de fil. Depuis, il ne donne plus de nouvelles.

Au moment de la conversation, il se trouve à l’intérieur de l’hôpital Mama Yemo à Kinshasa. Il témoigne d’exactions très embarrassantes pour le pouvoir en place: « Nous étions en cours de route. On nous appelle pour dire qu’ici, à Mama Yemo, cela tire de partout. Ils sont en train de tirer à bout portant sur tous ceux qui bougent. Tout le monde est couché par terre, à Mama Yemo, à l’intérieur de l’hôpital. Deux femmes enceintes qui étaient venus pour visiter une autre maman, ont été tellement choquées qu’elles en ont perdu les eaux. Elles sont prises en charge maintenant pour provoquer l’avortement ».

Christopher Ngoy explique que les hommes qui tirent sont des membres de la garde présidentielle : « C’était douze personnes de la garde présidentielle en tenue civile. Ils sont à l’intérieur de Mama Yemo. C’est eux qui s’occupent des blessés que nous avons déposé là-bas. Soit ils les achèvent soit ils les menacent. Ils sont là, ils font pression sur le personnel médical, on les a vu. Lorsqu’il y a eu l’altercation avec eux, ils ont appelé les renforts. C’est une jeep qui est venue avec des éléments, cette fois-ci, en uniforme. Dès leur descente, ils ont commencé à tirer. Ils sont entrés à l’intérieur de l’hôpital en tirant, tout le monde était paniqué par terre. Dans les hôpitaux publics, nous pouvons dire que Mr Kabila a réussi à placer les gens de sa garde présidentielle. Ils sont partout là-bas et ils ont achevé même certains blessés. Ils sont en train d’intimider le personnel médical pour que ceux qui sont là ne reçoivent pas de traitement. C’est vraiment incroyable ! Ce sont des crimes de guerre. A la morgue là-bas, il y a 39 corps depuis le début des manifestations ». Lire la suite ici

« Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

La Grande Bretagne exige des autorités congolaises une véritable enquête pour sanctionner les éléments de la Police nationale congolaise responsables de ces exactions relevées dans le rapport des Nations-Unies, pendant que les USA annoncent la suspension d’un projet de coopération policière prévue en 2015.

avec La Tempête des Tropiques
L'unité spéciale "anti-Likofi" de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinsahsa.
L’unité spéciale « Likofi » de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinshasa.

Les rapports rédigés par le Bureau-conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) et l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) sur les violations graves des droits humains pendant l’Opération Likofi menée par la Police nationale congolaise contre les jeunes délinquants dénommés « Kuluna » à travers la ville province de Kinshasa produisent déjà des conséquences négatives contre la RD Congo.

Le Royaume-Uni a décidé, à cet effet, de suspendre son aide à la réforme de la police congolaise. La décision des autorités britanniques fait suite justement à l’un des rapports produits par les Nations unies, publié en octobre dernier, qui accuse des éléments de la police congolaise d’avoir tués et fait disparaître plusieurs dizaines de personnes, plus particulièrement des jeunes gens lors d’une opération anti-banditisme menée dans la capitale congolaise. Lire la suite « Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

RDC : Muyej vs HRW – « Likofi 3 » ou ping-pong

Le théâtre était prévisible. En lingala on dit « o tie libala, na tie likwangola ». Traduisez : « Tu expose la planche, je la taille à la manchette ». Entre « Monsieur l’intérieur » et Madame « l’observatoire mondial des droits humains », ça sent un lit séparé. Le divorce n’est pas encore consommé mais il est prévisible. Le père a expulsé l’oncle SCOTT CAMPBELL du bureau conjoint des Droits de l’homme en RDC, mais la mère HRW a jette l’huile sur le feu en réitérant les élucubrations de l’oncle. L’enfant pleure et annonce un nouveau foyer.

Des policiers congolais participant à l’Opération Likofi dans la capitale de la RDCongo, Kinshasa, le 2 décembre 2013. (© 2013 Privé/HRW)

Dans un rapport de 63 pages, HRW avait décrit comment des policiers en uniforme, portant souvent des cagoules, avaient traîné des membres présumés de gangs connus sous le nom de « kulunas » hors de leurs demeures pendant la nuit et les ont exécutés. Les policiers avaient ouvert le feu et tué des jeunes hommes et garçons non armés devant leurs maisons, dans les marchés ouverts où ils dormaient ou travaillaient, ainsi que dans des terrains à proximité ou dans des espaces isolés. Un grand nombre d’autres ont été emmenés – sans que les policiers ne présentent un mandat d’arrêt – vers des destinations inconnues, et soumis à des disparitions forcées, précise HRW dans son rapport.

Ces accusations n’ont pas laissé muet sieur Richard Muyej, ministre RDCongolais de l’intérieur, affaire coutumière et décentralisation. Dans un point de presse, Richard Muyej refuse de comprendre que le rapport de l’Ong britannique ne fasse aucune allusion aux victimes des Kuluna. Depuis son cabinet de travail, hier mercredi 19 novembre, le Ministre de l’Intérieur crie au complot et annonce Likofi 3.

Pour Muyej, « En dépit de cette  campagne éhontée de dénigrement de notre police, le Gouvernement de la République va poursuivre ses efforts de sécurisation de la population et réaffirme sa détermination de mettre bientôt les moyens conséquents à disposition du commandement de la ville pour la matérialisation de l’opération « LIKOFI 3 » ».

Le ministre de l’intérieur voit dans le rapport de HRW une sorte de néocolonialisme en affirmant : « Nous nous retrouvons, comme au XIXème  siècle, quand, au nom de la civilisation, on colonisait les Africains et on leur coupait les mains. Dans la même logique, la règle de « diviser pour mieux régner » trouve sa place dans ce document de Human Rights Watch. »

Réagissant à ce point de presse, HRW a soulevé quelques inadéquations dans le propos tenus par le ministre. Par exemple, « lors de cette conférence de presse, M. Muyej a présenté deux individus dont il a affirmé qu’il s’agissait de personnes figurant sur deux photographies publiées dans le rapport, l’une d’elles étant identifiée comme ayant été tuée lors de l’Opération Likofi, et la seconde comme ayant été victime d’une disparition forcée. M. Muyej a également affirmé qu’un troisième homme, dont la photo a été publiée dans le rapport en tant que victime d’une autre disparition forcée, avait comparu devant un tribunal, puis jugé et remis en liberté. Cet individu n’était pas présent lors de la conférence de presse. M. Muyej a fourni les noms de ces trois individus aux médias.

Human Rights Watch a comparé les noms cités par M. Muyej à ceux des personnes figurant sur nos propres listes, mais qui n’avaient pas été publiés dans le rapport afin de protéger les familles des victimes. Or, il y a une divergence entre les noms. Les noms fournis à Human Rights Watch par les familles des victimes n’ont aucun rapport avec ceux qui ont été cités par M. Muyej. Ainsi, nous estimons que les individus présentés par Muyej ne figurent pas parmi les cas documentés par Human Rights Watch. »

Ce n’est qu’une épisode…

La violence comme forme d’expression?

Ce carnet de lecture est loin d’être clos. Il s’inspire d’un extrait de Sigmund Freud, à savoir :

« L’Homme est, en effet, dit Freud, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous ces Enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? En règle générale, cette agressivité cruelle ou bien attend une provocation ou bien se met au service de quelque dessein dont le but serait tout aussi accessible par des moyens plus doux. »

Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1930)

Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)
Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)

Pour Rappel, nous avions estimé que des exemples de guerres et d’invasions dans l’Histoire suffisent à Freud pour prouver que ce qui l’avance est indéniable. En effet, les conflits historiques cités sont la preuve que l’Homme n’est “pas cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour”. Ils font également obstacle à la doxa qui affirme que l’Homme se défend quand on l’attaque : si tel est le cas, ne devrait-il pas ne pas y avoir de guerre ? De plus on note une contradiction : L’Homme n’attaque que lorsque l’on l’attaque, cependant qui l’attaque ? N’est-ce pas un Homme ? L’évocation de ces “horreurs” dans la mémoire de tout un chacun est susceptible de réveiller en eux tout ce questionnement!

Ce propos n’a pas laissé indifférent une autre figure pensante qui passe par moment sur ce blog.

Yves Verreydt :

Freud a raison sur plusieurs points et en grandes lignes, mais nous offre-t-il une image complète de l’évolution de la société humaine en mettant l’accent sur l’agressivité innée de l’homme ?
Regardons un peu comment les hommes se rencontrent sur les routes et communiquent par
des ‘Salaam’, ‘Salamu’, ‘Shalom’ avec chaque fois le désir d’éviter des violences infra humaines.
Cet autre penseur français, Jean-Jacques Rousseau dixit : ‘L’homme naît bon, c’est la civilisation qui le déprave ». Ceux qui font des massacres et des tueries dans le grand nord n’ont-ils pas été conditionnés par leur milieu ambiant, en subissant un lavage de cerveau (‘brainwashing’) ? Sommes-nous toujours aussi libres que nous le pensons.
Voyons aussi les petits enfants qui dès leur naissance aspirent à la reconnaissance et l’amour. Ont-ils toujours été bien entourés ? N’y en a-t-il pas qui ont souffert d’imcompréhension et de violences inadmissibles ?
Sommes- nous aussi libres que nous le pensons ? ou plutôt ‘déterminés’ par des conditions de vie imposées ?
Bien sûr une bonne éducation dans l’amour est nécessaire, où les adultes montrent aussi les limites que la société nous impose.
Sinon nous tomberions dans le monde animal où certaines cruautés se manifestent à l’occasion (le lion qui tue ses petits, la chienne qui repousse ses rejetons les plus faibles,…).
Inspirons-nous aussi de Jean-Jacques Rousseau (« Emile », « Le contrat social »), de Léon Tolstoi, ce grand penseur russe du début du siècle précédent, et de Jean-Paul Sartre qui a écrit : « Notre liberté est limitée par la liberté des autres »

Nous :

Cher Yves Verreydt,
Merci de votre intervention, beaucoup enrichissante et aussi bien éloquente.
Chez Rousseau, comme chez Freud, il faudra préciser d’autres aspects, que parfois le monde fait passer pour normal ; alors qu’il s’agit que d’un clientélisme, d’amateurisme universellement admis, de conspiration et des fissures sociales.
Loin de sombrer dans le refus des différences, il est clair que la raison de l’homme de poser ou de ne poser tel ou tel acte est désormais influencée par des petites nuances, qui fondamentalement sont aussi éphémères mais auxquelles l’humanité s’en tient éperdument. Il s’agit des mots vides tels que : race, religion, tribu, clan, couleur des yeux, forme du nez, couleur des cheveux, loge (aversion aux mouvements initiatiques), obédience sexuelle, appartenance politique (centre, gauche, droite, opposition, majorité, société civile, etc.), origines préhistoriques, etc.
De surcroit, cette sorte de deshumanisation de l’humanité passe par ces différences éphémères qui définissent désormais l’homme, l’engloutissent et l’aliène.
Sans sombrer dans une élucubration sarcastique, dogmatique, religieuse ou d’un quelconque courant philosophique ou sociologique, il va sans dire que la conspiration est le centre majeur des délits deshumanisant. Dans une société humaine ou la différence passe comme premier critère de définition des faits et des idées, l’intolérance nait, renait et incite des nouvelles conspirations.
Dans le grand-nord du Kivu, est certes question d’intolérance politique qui fait passer la violence comme moyen d’expression régionalement admis. Du Rwanda, au Soudan en passant par l’Ouganda et la République démocratique du Congo, les vaines luttes des politiques se servant du rempart de peuples ont fait plus des victimes que d’innocents. Ou mieux, y a-t-il d’innocents ? La faiblesse de la force a fait à ce que les impliqués soit propulsés à des plus hautes responsabilités politico-militaires et administratives au point d’insister un retournement de la manivelle, les innocents et les victimes d’hier devenant les bourreaux d’aujourd’hui.
De là nait un cycle de violence continue. Tout le monde voulant sa tailler sa part de lion dans le jeu, il ne reste qu’une contre-vertu à l’œuvre : la violence nourri d’un sentiment d’égoïsme et de lâcheté.
Que faire ?

À Yves Verreydt d’ajouter :

Il est vrai que la ‘nature’ humaine est faite de nombreux facteurs dont nous ne pouvons pas toujours maîtriser ou tenir sous contrôle.
Les différents facteurs auxquels les humains se réfèrent pour justifier leurs comportements ressortent souvent de tentatives de se justifier d’actes inadmissibles accomplis.
Il est vrai alors que nous, les hommes, nous en référons à nos conceptions, croyances et surtout aux vues que la société nous impose dans le domaine racial ou religieux, par exemple.
Osons-nous aller à contrecourant ? Ne devons-nous pas tendre à la déconstruction de cette déshumanisation pour en arriver à une plus grande humanisation. Cela implique certains efforts à accomplir, bien sûr : aller à contrecourant même des tendances fort répandues.
Nous voyons aussi partout des victimes innocentes sans toujours pouvoir distinguer le vrai du faux, mais ‘victime’ et ‘innocent’ ne s’excluent pas mutuellement au profit des ‘loups’ qui nous entourent.

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Vous pouvez aussi réagir à cette pensée en nous écrivant ici ou en remplissant le formulaire de commentaire ci-bas, nous prendront la peine de mettre en avant plan vos idées.

Foot : « Si Vita Club restait loin de l’aura politique »

De Faustin BOSENGE LOKASOLA (Doctorant au Wits School of Governance, Johannesburg / RSA)

La dernière fois que les Léopards participaient à une phase finale de la coupe d’Afrique en Egypte, alors que le Onze national congolais menait à la mi-temps face aux Egyptiens, le commentateur de la RTNC François Kabulo eut à commettre l’imprudence de dire quelque chose du genre : « … si les Léopards gagnaient ce match, la victoire devait être dédiée au …… ». C’était suffisant pour que la deuxième partie de la rencontre bascule totalement en défaveur des Léopards qui furent ainsi battus.

Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l'AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)
Florent Ibenge, sélectionneur des Léopards et de l’AS V-Club (Ph. La Voix du Nord)

Après la victoire des Léopards locaux leur ayant permis de remporter la première édition du CHAN face aux redoutables Ghanéens en Cote d’Ivoire, Santos Mutubile, alors sélectionneur national, avait déclaré qu’il lui arrivait de mobiliser sa voiture personnelle pour aller acheter du manioc et du poisson de mer à Djakarta à Matonge afin de nourrir les joueurs. En ce moment-là, les kabilistes ne savaient pas qu’il y avait une équipe nationale qu’il faillait entretenir. Mais il a suffi que celle-ci gagne le CHAN pour qu’ils se hâtent dans tout ce qu’ils savent faire le mieux, c’est-à-dire de la récupération politicienne, en s’affichant avec les heureux vainqueurs et en leur distribuant des jeeps. Depuis lors, les Léopards locaux ont perdu le chemin du succès. Le raisonnement est également valable pour une équipe de Mazembe qui, depuis qu’elle s’était mise à accuser de plus en plus un visage kabiliste et à promettre de « dédier cette victoire au ….. », les braves Corbeaux n’ont cessé de descendre des marches de l’échelle du football africain.

Commentant, à quelques heures de la rencontre de ce 26 octobre 2014, un article de Radio Okapi, sur les déclarations de soutien du Ministre Lambert Mende et la rencontre entre Vita Club et le Président de l’Assemblée Aubine Minaku, deux hérauts du kabilisme, nous avions affirmé en substance que Vita Club a commis la grosse erreur de s’afficher, à la veille de la finale aller, avec le pouvoir en place au risque d’endosser son aura négatif et de se départir ainsi des « vibrations positives » d’une frange majoritaire du peuple congolais. Nous avions également relevé que si les Léopards avaient osé porter la vareuse-drapeau national à Abidjan, ils allaient perdre leur dernier match contre les Eléphants. Nous avions conclu que c’était difficile à croire et que c’était-là une vérité mystique.

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L’ancienne sélection de l’AS V-Club de Kinshasa (Ph. Tiers)

En effet, lorsque les kabilistes se lancent ainsi dans la pure récupération politicienne, ils coupent automatiquement nos équipes des énergies positives du peuple congolais au regard de certaines considérations spirituelles liées aussi bien à la manière peu honnête dont ils confisquent l’imperium national qu’à l’amertume que cette situation génère dans le chef des millions des Congolais. C’est une réalité que les dirigeants sportifs congolais doivent prendre en compte pour éviter de continuer à aligner des défaites souvent inattendues comme celles enregistrées contre le Sénégal et le Cameroun à Lubumbashi, ainsi que ce lourd nul de Vita Club contre Sétif au « Nécropole » pour ne citer que ces trois rencontres. Ce n’est pas un fait du hasard que les équipes congolaises perdent souvent face à des adversaires quelles dominent.

Comme la règle d’or dans notre pays est de toujours occulter la vérité au lieu plutôt de l’exploiter, mon intervention a tout simplement été censurée par le site de Radio Okapi. Voilà qu’une équipe de Vita Club qui n’a encaissé que quatre buts en sept matchs de ligue de champion notamment contre des adversaires aussi coriaces que Canon Pillar, Kaizer Chief, Zamalek, Hallali etc., devient subitement un passoire contre une très prenable équipe de Sétif à Tata Raphael surnommé à juste titre le « Nécrople » des équipes visiteuses.

Ce qui reste maintenant à faire pour les dirigeants de Vita Club, c’est d’éviter de se prêter inutilement à une logique d’une éhontée récupération politicienne qui ne leur profite à rien. Vita Club est arrivé à ce niveau de la compétition par ses propres efforts hormis quelques interventions personnelles du Gouverneur Kimbuta. Vita Club est capable d’aller battre Sétif en Algérie si et seulement si elle se défait de l’aura négatif des kabilistes en se tenant bien loin d’eux les quelques jours qui nous séparent de la finale retour.

Faustin BOSENGE LOKASOLA

Ebola : Le temps des nouvelles restrictions de voyages

Malgré les efforts des ONG et de l’OMS, Ebola continue à compter ses victimes et à rallier les voyageurs ces cibles directes et/ou indirecte. Les annulations de vols et d’autres restrictions aux voyages continuent d’isoler les pays touchés, provoquent des entraves économiques et sociales néfastes pour soi-disant contrecarrer la propagation de la pire des fières hémorragiques. Les RDCongolais ne sont pas épargnés.

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Cet alarmant message de l’OMS n’a pas été entendu par les autorités tant politiques que sanitaires de certains pays. Par souci de prévenir, les officiels ont interdit aux compagnies opérant sur leurs territoires de desservir certains pays affectés par Ebola. C’est le cas notamment d’Air France et Royal Air Maroc qui ont suspendu leurs vols en destination des capitales africaines de l’ouest menacés par Ebola.

Contre toute attente, les ressortissants de ces pays ou toute personne ayant séjourné dans ce pays 22 ou 30 derniers jours n’est pas la bienvenue dans certains pays. La République Démocratique du Congo qui a enregistré selon l’OMS 40 décès dus à Ebola et dont le Ministre de la santé, Félix Kabange Numbi, assure que l’épidémie est en voie d’être maitrisé, figure sur cette liste noire dont les citoyens ne sont vraiment pas les bienvenus dans certains coins du monde. Sans pour autant faire la différence entre la province de l’Équateur, foyer de cette épidémie, et les autres provinces, ce pays continent figure toute entière sur le répertoire des « non grata ».

Si le Cameroun a interdit sur son sol tous les voyageur sen provenance de la RDC, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Libéria, de la Guinée, et du Sénégal ; le Soudan du Sud par contre a interdit tous les voyageurs qui ont séjourné pendant deux derniers mois en Guinée, en Sierra Leone, au Nigeria et au Libéria.

L’Afrique du Sud a pour sa part interdit tous les voyageurs venant de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone de fouler son sol. Il en est de même pour la Côte d’Ivoire qui restreint désormais l’accès dans son pays pour tous voyageurs ayant séjourné les trois dernières semaines dans un pays affecté par Ebola, quelle que soit sa nationalité

Dans la même danse, le Sénégal a interdit tous les voyageurs venant de la Sierra Leone, du Guinée et du Libéria ainsi que tous les voyageurs qui ont séjourné dans ces pays pendant les 40 derniers jours. Le Kenya a interdit tous les voyageurs venant des pays affectés.

Quant au Rwanda, il a interdit tous les voyageurs venant du Sénégal, de la Sierra Leone, du Libéria et de Guinée-Conakry ainsi que tous les voyageurs qui ont séjourné dans les pays affectés par Ebola pendant les 22 derniers jours

Le Seychelles a interdit tous les voyageurs qui ont séjourné en Sierra Leone, Guinée, Libéria, Nigeria et la RDC pendant un moment. La Zambie a imposé 30 jours de mise en quarantaine de tous les voyageurs venant des pays affectés. Tous les voyageurs sont examinés au scanner laser à l’arrivée. Quant au Botswana, il a interdit tous les voyageurs venant de la Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigeria quelque soit la nationalité et tous ceux qui ont visité ces pays pendant les 3 derniers mois.

Au Tchad, il est interdit à tous les ressortissants et les voyageurs venant de la RDC, du Libéria, de Guinée, de la Sierra Leone et du Nigeria. Tous les ressortissants de ces pays ne sont admis que s’ils ont séjourné pendant 30 derniers jours en dehors de leurs pays.

Pour rappel, l’épidémie d’Ebola, déclaré comme urgence de santé publique mondiale par l’OMS continue à faire des victimes et à se propager. Selon un bilan publié le 18 septembre par l’OMS, 2 630 personnes ont trouvé la mort par Ebola sur les 5 357 cas et cela dans les trois pays (Guinée, Sierra Leone et Libéria.

Cette situation inquiète tous les voyageurs qui désormais avant de voyage doivent se rassurer qu’ils n’ont pas seulement le visa mais s’ils n’ont pas été en visite dans tel ou tel pays affecté par Ebola.

« Ebola est terrible que le Sida (VIH) même. Avec le VIH tu peux voyager partout au monde et même si quelqu’un te discrimine à cause de cela tu vas te plaindre et espérer des dédommagements mais avec Ebola, les gens t’évitent et tout le monde leur donne raison de t’éviter », a confié un voyageur à nos équipes.

By Eugide Lalé Mbunda

22 septembre – Journée Mondiale sans voiture : Gros plan sur le transport à Kinshasa et à Goma

En pleines difficultés de mobilités dans les villes de la RDC, pourquoi une journée « En ville, sans ma voiture ! » ? Une telle entreprise est née d’un constat : la planète fortement préoccupée par la pollution et la mobilité urbaine. En ville, beaucoup se plaignent d’une mauvaise qualité de l’air, de nuisances sonores, d’encombrements, etc. Malgré cela, le parc automobile et la circulation croissent… Les agglomérations urbaines de la RDCongo, de Kinshasa à Goma en passant par Kisangani et Lubumbashi via Butembo et Mbujimayi, sont réputées être parmi les « grandes poubelles » des l’automobile dans lesquelles pullulent des autos déclassés des lignes asiatiques achetés en seconde main pour raison de survie. Quel danger cela présente-il ?

Un taxi bus de marque Mercedes 207 transportant des passagers sur l’avenue de Libération (ex- 24 novembre) à la hauteur pond reliant le rond point Mulard et le Parking Kimbondo à Bandalungwa le 24/05/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Un Mercedes 207 sur l’avenue de Libération, ex- 24 Novembre, à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu. »

– L’Hirondelle et les petits Oiseaux ; Jean De La Fontaine

La journée « En ville, sans ma voiture ! » a pour objectif de favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre la pollution atmosphérique ou contre le bruit mais aussi d’améliorer la qualité de vie en ville.

Pourtant, sur les rues et avenues des villes de la RDC, le nombre d’engins motorisés concurrence celui des piétons. Les vieux vélos de nos grands-parents ont disparus. Ils ont été remplacés par des motocyclettes asiatiques bon marchés appelés « Wewa » à Kinshasa et à Lubumbashi et dont sont friands les compatriotes du centre du pays. Au seul rond point Victoire dans la commune de Kalamu, les effectifs des motos Freedoms de des voitures Hiace sur les tronçons Katindo-Birere et Katindo-Ndosho ou INSTIGO-Kibarabara-Deux Lampes – Majengo en pleine capitale touristique de la RDC sont à défaut identifiés des lignes Hiace ou Mototaxi. Les vrombissemnt nourissent ces artères le jour comme la nuit.

À Kinshasa, en plus de deux sociétés de transport en commune TRANSCO du gouvernement central et NEW TRANSKIN du gouvernement provincial qui concurrencent des milliers de Mercedes 207 et 208 dits « Esprits de Mort » pour leur nombre record d’accident des deux dernières années, le gouvernement Matata a acheté 90 minibus de marque Hyundai. Ces véhicules seront donnés à crédit aux transporteurs privés regroupés au sein de l’association des propriétaires des véhicules. Ils seront affectés au transport en commun. Au total, ce sont 250 minibus qui ont été commandés par le gouvernement qui veut améliorer les conditions du transport en commun dans la capitale congolaise. Ce faisant, le problème de transport dans la capitale de la RDC est loin d’être endigué.

Lors de l’interdiction « ratée » de circulation des Mercedes 207 au centre ville de Kinshasa, les kinois avaient éprouvé des graves difficultés de mobilité. La situation était particulièrement pénible à l’Ouest de la ville. Les minibus, essentiellement les Mercedes 207, qui desservent le centre-ville n’étaient pas visibles dans les arrêts. Les conducteurs de ces véhicules se souviennent avoir eu peur des réprimandes des autorités policières. Au rond-point UPN par exemple, de longues files d’attente étaient constatées. Des centaines de passagers alignés attendaient les bus aux arrêts les de bus de Transco, la société de Transport au Congo qui dispose d’un charroi de 200 bus opérationnels. La plupart des passagers de Kinshasa, métropole de plus de 9 millions d’habitants, voyagent dans les bus et taxis appartenant aux particuliers. « Esprits de mort », c’est comme ça que les habitants de Kinshasa désignent les minibus appartenant à des privés, qui assurent le transport en commun dans la capitale de la République Démocratique du Congo. Ce sont des véhicules, pour la plupart, amortis et sont souvent la base des accidents de circulation.

En l’absence des 207, les passagers de Matadi-Kibala, Cité Verte et Badiadingi étaient obligés de joindre l’UPN par les quelques rares taxis disponibles afin de trouver une correspondance de Transco pour le centre-ville.

Une enquête menée par RadioOkapi.Net a révélé qu’au moins cinq cent cinquante tickets sont vendus par jour dans chaque bus Transco. Un ticket revenant à cinq cents Francs congolais, la recette journalière équivaut donc à environ deux cent soixante-quinze mille Francs congolais (près de 298 dollars américains).

Dans la ville volcanique, l’entreprise Transport agency and commissionner (TAC) a affecté depuis le 2 novembre 2013 trente voitures pour faire le taxi dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu. Il s’agit d’une première initiative de ce genre dans l’histoire du transport en commun dans cette ville. Jusque-là, le transport en commun à Goma était assuré par des motos-taxis et quelques bus desservant le tronçon Aéroport – Birere – Katindo – Entrée Gouvernorat– Ndosho sur la route de Sake en pleine capitale provinciale du Nord-Kivu.

Face à cette mosaïque, le pays est loin de faire sa fête et repenser un lendemain meilleur. La RDC devra faire face à un grand défi catastrophique, voir un risque naturel. Un risque naturel implique l’exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d’origine naturelle. Un risque naturel est donc la rencontre entre un aléa d’origine naturelle et des enjeux humains, économiques ou environnementaux.

Embouteillages et absences de transports, voilà autant de des clivages qui dessinent le secteur de transport en commun dens les milieux urbains de la RDC. Dans certaines autres villes, comme Kisangani et Mbandaka, la mobilité est encore assurée par vélo ; le fameux « Toléka » étant encore une réalité. Bukavu est réputée être une ville des mototaxis. De même que Beni et Butembo.

La journée sans voitures existe depuis 1998 mais n’est pas vraiement une nécessité dans les villes où se mouvoir d’un point à un autre reste un casse-tête. Et les bilans des dernières années montrent une certaine désaffection et un réel désengagement des grandes communautés urbaines. Le pays est encore une poubelle des vielles voitures de l’Europe et de l’Asie. Celles-ci ne tiennent pas le coût pour longtemps, il pilule dans nos bidonvilles des cimetières des voitures et des vielles motocyclettes. « Il faudra entrevoir un recyclage des ces déchets métalliques et des usines de montages des voitures neuves accessibles à toutes les bourses pour endiguer ce clivage », précise un expert de l’automobile.

By Lola K. Lumbi & Mc.-Héritier K. • ©The Kivu Times ™ • Friday, September 19, 2014

Journée Internationale contre les essais nucléaires : Focus sur l’Uranium et le nucléaire du Congo – Kinshasa

Le 29 août, le monde célèbre la journée mondiale contre les essais nucléaires. C’est en mémoire de la tragique première bombe atomique larguée le 6 août 1945 sur la ville d’Hiroshima au Japon, chacun s’en souvient, mais les premiers « essais nucléaires » sont un peu plus anciens puisque le premier a été tenté en juillet 1945. Depuis lors, plus de 2000 essais ont été réalisés, d’abord dans l’atmosphère, puis de façon sous-terraine ou sous-marine. Dans la rue, on rencontre que l’Uranium à la base de cet essaie serait provenue du Congo-Kinshasa.

Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)
Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)

Au moment où cette journée est célébrée, le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire et tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. La République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception. Muni d’un centre nucléaire dans les coffins de Mont Amba sur le site de l’Université de Kinshasa et d’une réserve d’Uranium au Katanga dans les mines de Shingolobwe, la nation Jaune-Rouge-Bleu clair n’est pas isolée du défis planétaire, quant à aux essais et explosions nucléaires. Le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais avaient perdu leurs vies dans la mine d’Uranium au Katanga aux environs de la cité minière de Shingolobwe. Les autorités rassurent

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », a expliqué le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais. Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Jamais d’incident nucléaire » depuis 72

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972. Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon.

Pancarte d'entrée au CREN à la l'Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)
Pancarte d’entrée au CREN à la l’Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)

Le réacteur nucléaire de Kinshasa, patrimoine de l’Université de Kinshasa – site du mont Amba, commune de Lemba en République démocratique du Congo – fut le premier réacteur nucléaire installé en Afrique. En 1958, le « Gouvernement général » du Congo belge a acheté à la General Dynamics Corporation (États-Unis) un réacteur de recherche de type Triga Mark I d’une puissance de 10 à 50 kW.

Ce avec l’accord du ministre belge du Congo et du Ruanda-Urundi. Ce réacteur était destiné à la « Commission consultative des sciences nucléaires », présidée par Monseigneur Luc Gillon, recteur de l’Université de Lovanium à Léopoldville de 1954 à 1967. Il fut construit sur le site du Centre Trico de l’université, et consistait en un ensemble de laboratoires de la Faculté des sciences, de la Faculté de médecine, ainsi que de l’hôpital universitaire qui y était rattaché. Il entre en service le 6 juin 1959 pour la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles. En 1970, le Centre Trico devient « le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa» (CREN-K). Le CREN-K décide rapidement de se doter d’un réacteur de recherche plus puissant, le Trico II. Celui-ci, d’une puissance de 1 MW est inauguré en 1972.

Pendant ce temps, les périmètres sécuritaires des zones radioactives du Katanga demeurent un grand défi. Dans la localité de Shingolobwe, le minimum est assuré. Shinkolobwe est une localité et une mine située à proximité de Likasi dans le territoire de Kambove (région de Katanga) en République démocratique du Congo. C’est de son que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima, celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium. « L’uranium fut vendu aux américains dans le cadre du projet Manhattan par Edgar Sengier, le directeur de l’union minière du Haut Katanga qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 200 tonnes de minerai à New York dès 1939 », renseigne une source Coloniale dans l’ex-Congo Belge.

La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d’un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes le 8 juillet 2004. Si l’extraction d’uranium est depuis longtemps abandonnée, la mine est toujours exploitable pour le cobalt. Cependant, en août 2006, le Sunday Times publie un article affirmant que « les douaniers tanzaniens auraient saisi un chargement d’uranium 238 le 22 octobre 2005. Chargement que l’Iran aurait importé du Congo (RDC). » Les autorités iraniennes et congolaises avaient démentis ces allégations, et l’ancien gouverneur du Katanga, Urbain Ngoy Kisula, avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête. Dossier classé sans suite…

« L’urgence est urgentissime »

Le vol dans les années 1970 de deux barres de combustibles nucléaires faiblement enrichis, dont l’une n’a jamais été retrouvée, avait montré les défaillances du système. Les États-Unis avaient noté, entre autres, le faible salaire des employés (entre 40 et 150 dollars par mois) qui pourraient être tentés de monnayer leur accès au site ou de se lancer dans d’autres activités illicites. « Aujourd’hui il n’y a pas de salaires de moins de 300 dollars par mois », assure le professeur Lukanda Mwamba. Au prix de la barre de combustible, il n’est pas certain que cela suffise…

L’autre inquiétude porte sur les glissements de terrain. Le centre est situé sur le campus de l’Université de Kinshasa, une zone soumise à une forte érosion. En 2011, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire Léonard Mashako Mamba, lançait « un cri d’alarme désespéré parce que les érosions sont en train d’emporter la première et la plus grande université du pays ». « L’urgence est urgentissime », avait-il dit, estimant que le centre d’études nucléaires, même s’il n’est pas le plus vulnérable des bâtiments, est aussi menacé.

Têtes d'érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)
Têtes d’érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)

Pendant que trois têtes d’érosions s’apprenaient dangereusement au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) cadre de recherche scientifique et environnementale, on se souvient encore de la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique qui s’est tenue le lundi 27 février 2012. A l’université de Kinshasa, le commissaire général à l’énergie atomique en RDC, avait affirmé que le réacteur du Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), jadis menacé par plusieurs têtes d’érosion, est « désormais hors de danger. » Le commissaire général du CREN-K avait même salué l’implication des autorités congolaises et des partenaires de la République du Congo  pour la protection de l’Université de Kinshasa, où est se trouve le CREN-K : « C’était un souci qui nous préoccupait pendant un moment. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès du Gouvernement de la gravité du danger qui menaçait le centre nucléaire. Le Gouvernement a financé la construction d’un collecteur pour le protéger», a-t-il déclaré. Il a poursuivi en disant : « Le Gouvernement est en train d’agir aussi pour moderniser ce centre », a-t-il poursuivi, citant « le financement pour la construction d’une clôture adaptée. C’est surtout pour protéger aussi la population du danger ».

Une prise de conscience progressive

La prise de conscience des dégâts occasionnés pendant ces campagnes d’essais a été lente à venir mais, peu à peu, de plus en plus de pays ont décidé de renoncer aux essais nucléaires. On se souvient qu’en France cela avait fait partie des premières décisions prises par le Président Chirac en 1995. Un traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires a été ouvert à la signature en 1996… mais jamais mis en application faute, justement, de signataires en nombre suffisant !

Depuis 2004, le réacteur nucléaire de Kinshasa est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement. Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

Le polygone de Semipalatinsk

C’est en 2009 que les Nations Unies ont proclamé la création de la Journée internationale contre les essais nucléaires et choisi pour la célébrer la date du 29 août. Cette résolution (la 64/35) a été adoptée à l’unanimité.

On se souviendra qu’à l’origine de cette résolution se trouve la République du Kazakhstan, ancienne république membre de l’URSS et indépendante depuis 1991, qui souhaitait commémorer la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk, le 29 août 1991.

Le but final de la résolution de l’ONU est de sensibiliser à la nécessité d’interdire les essais d’armes nucléaires et travailler à l’édification d’un monde plus sûr.

By Mc-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 22, 2014

Ebola : Autant de cibles que d’individus – Kinshasa prochaine cible?

« Personne n’est immunisé. » L’infection s’est déclarée dans tous les coins et recoins de l’Afrique occidentale et Centrale. En RDC, la province de l’Équateur dans le groupement Jera, et désormais un cas dans la ville de Mbandaka, et donc sur le fleuve, Kinshasa risque de ne pas être épargnée.

Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)
Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)

Le virus Ebola se répand, en particulier en Afrique. The Kivu Times rappelle les précautions à prendre pour s’en protéger. Le virus Ebola est transmis à l’homme à partir des animaux sauvages. Il peut être contracté par contact direct de la peau d’une personne atteinte ou de ses muqueuses par exemple le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques comme le sperme et les sécrétions vaginales. Les symptômes du virus Ebola sont la fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et maux de gorge.

En RDC, Ebola n’a pas été importé d’Afrique de l’Ouest mais le virus est parti de la femme d’un chasseur de viande de brousse  décédée le 11 août après que le mari fut parti chasser du singe… Elle a ensuite contaminé son médecin, puis son époux, dont les prélèvements ont permis d’identifier le virus. C’est ce qu’affirme le ministre de la Santé congolais. Ebola vient donc de la forêt équatoriale, de Djera (300 km à l’est de Mbandaka), et non de l’étranger. Un laboratoire de Kinshasa a confirmé ces deux premiers cas. Après qu’un cas soit signalé à Mbandaka, capitale de la province de l’Équateur, « Kinshasa risque d’être la prochaine cible via le fleuve Congo », nous confie un expert de l’INRB (Institut national de recherches Biomédicales).

Prévention et traitement

Il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. Il n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation mais ils ne sont pas accessibles à toutes les bourses.

En Afrique, on pense que des chauves-souris frugivores, appartenant notamment aux espèces Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, sont des hôtes naturels possibles du virus Ebola. Par conséquent, la répartition géographique de celui-ci pourrait se superposer à celle des chauves-souris.

Déclarant officiellement la « septième [épidémie d’Ebola] en RDC depuis » la découverte de ce virus dans ce pays (alors le Zaïre) en 1976, le Dr Kabange a néanmoins affirmé que celle-ci n’avait « aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l’Ouest« .

« L’expérience acquise lors des six précédentes épidémies d’Ebola sera mise à contribution pour contenir cette maladie« , a encore déclaré le ministre, assurant que l’épidémie était « circonscrite au secteur de Djera » dans le territoire de Boende, ville située à près de 800 km au nord-est de Kinshasa et à 300 km à l’Est de Mbandaka, la capitale de l’Equateur. « Il n’y a pas de virus Ebola à Kinshasa, ni à Mbandaka » a insisté Alain Tshibanda Ngoy, conseiller en charge de la communication auprès du Premier ministre Augustin Matata Ponyo après la tenue d’une réunion de crise au siège du gouvernement.

Le virus Ebola chez l’animal

Bien que des primates aient été à l’origine de l’infection chez l’homme, on ne pense pas qu’ils soient le réservoir, mais plutôt des hôtes accidentels du virus, tout comme l’être humain. Depuis 1994, on a observé chez des chimpanzés et des gorilles des flambées d’infections à virus Ebola avec les espèces EBOV et TAFV.

L’espèce RESTV a été à l’origine de flambées sévères de maladie à virus Ebola chez des macaques (Macaca fascicularis) élevés aux Philippines et elle a été détectée chez des singes importés aux États-Unis d’Amérique en 1989, 1990 et 1996, ainsi que chez des singes importés en Italie en 1992 en provenance des Philippines.

Depuis 2008, on a détecté des virus RESTV au cours de plusieurs flambées d’une maladie mortelle chez les porcs aux Philippines et en Chine. On a signalé l’infection asymptomatique chez le porc et des inoculations expérimentales ont montré que ce virus n’est pas pathogène dans cette espèce.

Contraction et propagation : 10 conseils de base

  • Lavez  les mains régulièrement ;
  • Utilisez un désinfectant pour les mains contenant au moins 60% d’alcool aussi souvent que possible en l’absence de l’eau ;
  • Ne pas manger n’importe quel type de gibier sauvage ou viande de brousse, plus particulièrement les chauves-souris, les singes, les gorilles, les antilopes et les porcs-épics ;
  • Ne mangez pas de viande, sauf si vous êtes sûr de son origine ;
  • Quel que soit le genre d’animal que vous consommez, soyez certain qu’il soit bien cuit ;
  • Évitez le partage de vos vêtements avec des étrangers ;
  • Méfiez-vous des symptômes du virus Ebola autour de votre quartier ;
  • Évitez les zones où un foyer a été signalé ;
  • Rapportez toute circulation non autorisée de cadavres dans votre région, en particulier ceux en provenance de l’étranger ;
  • Ne touchez pas ou n’approchez pas quelqu’un qui a  été atteint du virus ; le cas  échéant, soyez sûr de porter un équipement de protection couvrant toutes les parties du corps.

By Mc. Héritier K.

RDC : Pépé Felly Manuaku a soufflé ses 60 bougies

Le 19 août 1954 –  le 19 Août 2014. Pépé Felly Manuaku a totalisé 60 ans d’âge. Voilà qui doit faire plaisir à tous ses fans, ses amis et à tous les élèves de sa structure artistique basée à Kinshasa.

Pépé Felly Manuaku (Ph. Mboka Mosika)
Pépé Felly Manuaku (Ph. Mboka Mosika)

Manuaku a développé dans ses arrangements et ses compositions les innovations harmoniques et rythmiques de toute l’Ecole Zaïko. Il doit être considéré comme le premier responsable de la vague de la guitare solo dans le genre « Choqué » des premières années de l’orchestre Zaïko, dont il est l’un des trois co-fondateurs avec Jossart Nyoka Longo et Papa Wemba (Shungu Wembadio Jules).

Pépé Féli Manuaku a privilégié dans son jeu rythmique la recherche d’un swing massif, proche de celui produit dans les années 50 par le guitariste hawaïenne Jhimmy. Ses arrangements ont fait tâche d’huile dans ce que l’on appelle aujourd’hui  « L’Ecole Zaïko ».

Manuaku, toujours en effervescence

Son art fait  preuve  aujourd’hui d’une belle sagesse et d’une sûreté parfaite. C’est le fruit de longues années d’expérience. Il n’use que fugitivement de la virtuosité dont il est capable. Pour l’accompagner, des jeunes musiciens à suivre de près. Dans son dernier répertoire, des thèmes bien choisis, et une transparence extraordinaire.

By Mc.-Héritier avec Clément Ossinondé/Mboka Mosika

Il était une fois… Un « #spectacle » #armé au Nord-#Kivu.

Au commencement c’était une mutinerie. La mutinerie donna naissance à une inspection. De l’insurrection surgirent des défections et des sabotages de matériels militaires et des pillages des camps. Ceux-ci à leur tour lancèrent un deuil dans l’une des régions les plus instables de la planète, le Nord-Kivu en RDCongo.

Que nous diriez-vous encore ?

http://www.soundcloud.com/voa-congo-story/voa-swahili-m23-leader-jean

Jean Marie Runiga, chef du groupe rebelle M23, qui combattait le gouvernement de la RDC dans l’Est du Congo, avait pris la peine et luxe d’affirmer à VOA–Swahili qu’il est un évêque d’abord et avant tout et qu’il a de nombreuses églises dans l’est de la RDC. Dans une interview exclusive avec VOA service swahili, a-t-il dit au cours d’une émission de radio qu’il a décidé de former le groupe rebelle, M23 pour libérer le peuple de la RDC de la souffrance éternelle sous le gouvernement illégitime du président Joseph Kabila. (Vous avez dit « libérer » ?)

An army officer stands guards outside an enclosure filled with M23 rebel fighters who have surrendered to Uganda's government at Rugwerero village in Kisoro district

Runiga disait que beau coup de personnes meurent chaque jour en RDC pas à cause dela guerre, mais à cause de la mauvaise gouvernance. Il a cité l’insuffisance des infrastructures, le manque d’hôpitaux, de la nourriture, et le manque général de la paix comme la principale source de décès dans le pays. Il a dit qu’étant q «un homme de Dieu», il croit que Dieu n’est pas content dela souffrance humaine, et donc sa direction de l’église avait besoin de prendre une approche différente de s’attaquer de front à la cause racine du problème.

D’après Runiga, le président Kabila n’a pas été élu légalement, et que lui-même s’est imposé sur le peuple de la RDC. Le résultat est le cycle de chaos et de la violence observée en particulier dans l’est du Congo. Le chef M23 affirmait que son groupe négociait avec le gouvernement de Kinshasa, parce qu’il est intéressé par la paix. Il a dit qu’ils vont donner une autre chance de paix de demain, samedi, quand la reprise des pourparlers à Kampala, en Ouganda. Il a également nié catégoriquement que le groupe rebelle M23 a reçu une forme d’aide du Rwanda, ou tout autre pays pour déstabiliser le gouvernement de Kinshasa….

On a tout vu, on a tout entendu, mais qu’est-ce qui a changé ?

RDC: Etienne Tshisekedi évacué en avion médicalisé vers Bruxelles

Etienne Tshisekedi a finalement été évacué pour Bruxelles à bord d’un avion médicalisé qui a quitté Kinshasa ce samedi 16 août dans la matinée. Depuis plusieurs semaines, l’état de santé de l’opposant congolais octogénaire fait l’objet de spéculations à Kinshasa.

Étienne Tshisekedi et son épouse, Marthe Kasalu Jibikila, le 10 mars dernier à Kinshasa. (Ph. RFI)
Étienne Tshisekedi et son épouse, Marthe Kasalu Jibikila, le 10 mars dernier à Kinshasa. (Ph. RFI)

Le Shynx de Limété, leader maximo a été amenée jusque sur le tarmac de l’aéroport international de N’djili, tout près de l’avion, l’ancien Premier ministre étant trop faible pour marcher. L’avion médicalisé à bord duquel a pris place Etienne Tshisekedi a décollé tôt ce matin de Kinshasa à destination de Bruxelles. Le leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) était accompagné de son épouse, Madame Marthe Kasalu Jibikila, de l’un de ses enfants et d’un médecin. Avant la Belgique, l’avion fera une escale à Douala, au Cameroun.

« Etienne Tshisekedi n’est pas dans un état critique, il va poursuivre sa convalescence pendant quelques semaines avant de reprendre ses activités politiques et diplomatiques avec les partenaires de la RDC », affirme l’UPDS dans un communiqué publié dans la matinée. Le parti d’Etienne Tshisekedi y annonce également que son président rencontrera aussi la diaspora congolaise de Belgique pour « fixer l’opinion sur les enjeux politiques ».

Une évacuation sanitaire au terme d’une longue controverse

L’évacuation sanitaire d’Etienne Tshisekedi a fait l’objet d’une controverse au sein de l’opinion publique congolaise : la famille de l’opposant, et même son parti, l’UDPS, a plusieurs fois réfuté les allégations selon lesquelles l’ex-Premier ministre était malade. La semaine dernière, cependant, un de ses proches collaborateurs avait affirmé qu’une évacuation sanitaire était envisagée et que la santé de l’opposant s’était beaucoup dégradée.

Sur des documents datés du 8 août – une demande déposée par la société chargée du transport d’Etienne Tshisekedi auprès de l’autorité de l’aéronautique civile congolaise – le leader de l’UDPS était décrit comme un « patient asthénique avec perte de force », présentant des « difficultés à marcher seul », et évoque la « nécessité d’une chaise roulante ». Le document faisait également état de « paramètres hémodynamiques stables » (état de circulation sanguine, ndlr), d’un « état cardiorespiratoire normal » et d’un « diabète de type 2 ».

avec @RFI

À la découverte d’un #artiste : Antoine #Muhindo Vumilia

De #Makala à la scène, il n’y a qu’un pas pour ce fils de #Kisangani et #Goma

Vous connaissez bien Antoine Vumilia ? « Oui ! Le détenu à la caméra cachée », insinuez-vous. Exact ! L’homme s’appelle bien Marc-Antoine Vumilia Muhindo, dit « Vumi » par ses intimes. L’homme fait son élan et sa courbe est en ascension. Auteur, cinéaste, metteur en scène, comédien et compositeur ; ce fils du Kivu né et grandi à Kisangani Boyoma « 7 Fils » n’a jamais cessé de porter haut le flambeau antistatique inné dans ses paires de Kisangani, Goma, Bukavu, etc. Révélé au grand public dans « Meurtre à Kinshasa », une vidéo-enquête de BBC dans laquelle il participe en démontrant le quotidien de ses codétenus à Makala/Kinshasa, il s’en donne essentiellement à sa vie artistique après avoir réussi à échapper aux bâtons de flics de la prison de Kinshasa.

Antoine Vumilia Muhindo, le détenu à la camera cachée
Antoine Vumilia Muhindo, le détenu à la camera cachée

Ami d’enfance de Faustin Kabako, grandi à Kisangani, Antoine Vumilia Muhindo dit Vumi participe au début des années 90 au mouvement rebelle de Laurent Désiré Kabila. A la prise de pouvoir de ce dernier, il intègre les services de renseignements, avec un bureau au Palais de la Présidence à Kinshasa. En 2001, il est arrêté dans le cadre de l’assassinat du Président Laurent Désiré Kabila et condamné à mort dans un procès très contesté.

Poète, écrivain, il est l’auteur du Monologue d’un chien, texte au cœur de The Dialogue Series : iii. Dinozord. Il a également écrit les textes des chansons de more more more… future, ou comment peut-on imaginer un futur lorsqu’on vit depuis huit ans derrière des barreaux…

Aujourd’hui réfugié politique en Europe, il est interprète en 2012 à Bruxelles pour Sur les traces de Dinozord, et poursuit une carrière de comédien et écrivain.

Poète et auteur au théâtre, mais également comédien et metteur en scène, Antoine Vumilia se définit comme un « artiste enragé». Cet homme qui affirme que son art «se nourrit de la rage que les gens ont à aller s´abreuver en amont de leur destin», est née dans l´est de la République Démocratique du Congo. Il découvre la littérature en lisant Victor Hugo et les pères du mouvement de la négritude au milieu des années 1980. Dans la même période il entame une formation artistique à l’Atelier Théâtral et au Club de poésie du Centre Culturel Français de Kisangani. Adolescent, ses poèmes sont primés deux fois lors de concours provinciaux entre 1984 et 1987. A la fin de ses études secondaires en latin et philosophie, il poursuit son expérience artistique à Goma, dans cette ville de l´est du Congo ravagée par des conflits. En 1996 il est en train de poursuivre des études de droit à l´université, lorsqu´une guerre éclate dans son pays. Vumilia s´engage alors dans le mouvement révolutionnaire qui va signer la fin des 32 ans du régime dictatorial de Mobutu Sese Seko, et travaille à la présidence de la république. Mais le nouveau régime devient à son tour une dictature, et Laurent-Désiré Kabila, le nouvel homme fort, est assassiné en janvier 2001. Vumilia avec une centaine d´autres personnes, se retrouvent en prison. Il est accusé de trahison et condamné à la peine capitale par une cour martiale à l´issue d´un procès unanimement condamné par les organisations de défense des droits de l´homme.

En prison il continue d´écrire et collabore avec les Studios Kabako, une compagnie d´arts du spectacle créée par le chorégraphe et metteur en scène congolais Faustin Linyekula et le KVS, le théâtre national royal flamand de Bruxelles. Il y écrit notamment Un monologue de chien, texte au cœur du spectacle The Dialogue Series iii: Dinozord et les textes poétiques de More, more,more…future ! Ses textes vont alors résonner sur les scènes d´Europe, d´Amérique et d´Afrique, ce qui vaudra à leur auteur bien des ennuis en prison. Désireux de pousser plus loin son témoignage, Il filme clandestinement l´horreur de la vie carcérale. Ce témoignage servira de fil rouge à deux documentaires Meurtre à Kinshasa : qui a tué Laurent-Désiré Kabila ? et Adieu l´enfer réalisés par Arnaud Zajtman et Marlène Rabaud et diffusés notamment sur Arte, TV 5 Monde et Aljazeera English. Après avoir fait face à de nouvelles persécutions et menaces de mort, Il réussit à s´évader au bout de près de 10 ans d´incarcération, et à s´exiler en Suède.

Antoine Vumilia
Antoine Vumilia Muhindo, présentant « DinoZord »

Depuis, Antoine Vumilia a retrouvé sa plume et la scène. Il joue et monte des spectacles régulièrement sur les scènes d´Afrique et d´Europe et a créé une compagnie du spectacle vivant, Ishango Workshops basée à Brazzaville. Son dernier texte est L´odyssée d´un fantôme est une pièce de théâtre qui revient sur son expérience de la prison et de l´exil.

Gouvernement de cohésion nationale: « Pas de précipitations… »

« Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation », répond le chef de l’Etat à ceux qui n’en peuvent plus d’attendre l’avènement de l’Exécutif de cohésion nationale

Réponse du berger à la bergère. Pour ne pas parler de la réponse du président Joseph Kabila aux politiciens et aux membres de la société civile qui attendent impatiemment l’avènement du Gouvernement de cohésion nationale annoncé il y a huit mois devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. Tantôt prédit comme imminent, tantôt pour la session ordinaire de mars, ce cabinet tarde à venir. Là où certains avaient même misé sur la date du 30 juin pour enfin connaître la nouvelle équipe gouvernementale de la RDC, voilà que le Raïs choisit le moment de répondre à l’opinion.

Très visiblement, Joseph Kabila n’a pas la même culture que les politiciens formés dans le pur moule mobutiste. Après l’annonce faite par le Raïs devant les deux chambres du parlement réunies en congrès en octobre 2013, beaucoup d’opérateurs politiques s’attendaient à ce que le Gouvernement de cohésion nationale entre en fonction dans les prochains « jours et heures ». Mais, plusieurs mois après, ils n’ont rien vu venir. Lorsque, à la lumière d’une rencontre de la Majorité présidentielle tenue à Kingakati, les acteurs politiques candidats au Gouvernement ont gardé espoir avant de se rendre à l’évidence que l’imminence annoncée n’était pas du tout au rendez-vous. L’attente poursuit encore son cours.

LE TEMPS DU RAÏS

Profitant de son message à la Nation, le dimanche 29 juin dernier vers 20h00’, Joseph Kabila a répondu aux candidats ministres et aux forces vives. « Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation ». C’est de la sorte qu’en si peu de mots, le chef de l’Etat résume la situation au sujet du Gouvernement de cohésion nationale tant attendu. Comme pour dire que ce Gouvernement n’interviendra que quand le moment sera jugé opportun et non sur base des pressions des acteurs politiques et membres de la société civile.
En fait, il est question du temps du Raïs. Même s’il est vrai que la RDC ne doit pas inventer une roue qui existe depuis des lustres, il est aussi vrai que le Raïs a son temps, n’en, déplaise aux candidats Premier ministre et ministres. Car, au fur et à mesure que cette promesse tarde à venir, Joseph Kabila apprend aussi à connaître les différents acteurs qui usent également des coups en dessous de la ceinture pour parvenir à leurs desseins. Surtout lorsqu’on sait que les raisons ayant prévalu, à l’époque, en faveur du Gouvernement de cohésion nationale sont de moins en moins d’actualité, on comprend que l’imminence d’un cabinet particulier ne soit plus du tout de mise.

LA FIN DE LA RECREATION

L’occasion faisant le larron, Joseph Kabila exhorte les acteurs politiques, opérateurs économiques, la société civile et autres organisations de masse à travailler au rassemblement du peuple congolais autour de la volonté commune de raffermir le lien national, d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, de consolider la paix et la stabilité, de mieux encadrer la jeunesse et de promouvoir une économie nationale forte et génératrice des dividendes pour le plus grand nombre. Tout ceci, sans nul doute, au nom de la cohésion nationale. Mais, le gros du message de Kabila est adressé aux forces armées de la RDC qui ont ainsi réussi à bouter l’ennemi M23 hors des frontières nationales. Chapeau bas pour les FARDC.
Dans ce cas précis, le défilé des troupes hier sur le boulevard Triomphal a valeur d’interpellation pour les forces négatives qui se sont amusées, durant des années, à écumer l’Est de la RDC. Une démonstration avec effet de dissuasion comme pour démontrer que, désormais, la RD Congo dispose d’une armée disciplinée, équipée et déterminée à défendre l’intégrité du territoire de la RDC parce qu’elle ne reculera devant rien pour accomplir sa mission. La RDC a réellement une armée capable de faire face à l’ennemi. Message certainement bien reçu par tous ceux qui pensaient faire de la perturbation de la vie des Congolais à l’Est leur cheval de bataille. La recréation est donc terminée. M. M.

« Les recommandations des Concertations nationales seront appliquées méthodiquement, mais en évitant toute précipitation », dixit Joseph Kabila

Chers Compatriotes,

A l’occasion de la commémoration du 54ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, je rends hommage aux pères de l’indépendance pour leur combat héroïque qui a permis de sortir notre pays du joug colonial et de rendre, au peuple congolais, sa dignité et la maîtrise de son destin.

Par-delà ce souvenir, la date du 30 juin est aussi une interpellation des générations présente et à venir, car elle rappelle à chacun de nous, autant qu’à l’ensemble de notre peuple, l’obligation de maintenir notre pays libre et uni et de travailler sans relâche à son émergence et à sa prospérité.

Comme vous le savez, depuis une vingtaine d’années, l’Est de notre pays a été le théâtre d’agressions, de guerres, de mouvements armés et de rébellions. Grâce à la montée en puissance de nos forces armées et de sécurité, nous y avons mis fin.

Voilà pourquoi le 30 juin de cette année est placé sous le signe d’un hommage vibrant et solennel que nous leur rendons.

Elles méritent, en effet, cet honneur pour la victoire combien décisive sur toutes les forces négatives venant de l’extérieur, celles basées à l’intérieur du pays, et sur les partisans de la division et de la soumission de notre peuple.

Cette victoire sur le champ de bataille, nous la devons au savoir-faire et à la bravoure de nos forces armées et de sécurité. Nous la devons aussi au mariage entre notre armée et notre peuple, mus par une volonté commune et une détermination à toute épreuve, de sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale du pays. Nous la devons, enfin, à l’appui des amis de notre peuple à travers le monde.

La démonstration a ainsi été faite, de la plus belle manière, que la République Démocratique du Congo peut être attaquée de l’extérieur, voire trahie par certains de ses fils ; mais elle demeure grande et digne.

J’annonce solennellement à la Nation congolaise que nos forces armées ont le contrôle absolu de l’ensemble du territoire national.

En effet, depuis fin 2013, il a été mis fin à la rébellion et à la guerre dans plusieurs contrées du pays ; les mouvements terroristes qui opéraient dans le Grand-Nord, au Kivu, ont été éradiqués ; la plupart des groupes armés ont adhéré à l’ultimatum de dépôt de leurs armes. C’est ainsi que près de 4.500 éléments ont déposé leurs armes. Le processus est en cours avec les FDLR dont plus ou moins 200 éléments se sont déjà rendus.

Une fois de plus, je rappelle que tout ceci a été fait au prix de nombreux sacrifices et privations.
Afin de cristalliser et de pérenniser la reconnaissance de la nation envers ses enfants qui, sous les drapeaux, sont tombés sur le champ d’honneur, sur plusieurs fronts à travers le pays, un monument sera érigé en leur souvenir.

Seront également honorés par cette œuvre, les individus de différentes nationalités ainsi que les populations civiles qui, en dépit des sévices et au risque de leur vie, se sont comportées en véritables défenseurs de la patrie.
Quelle que soit la satisfaction légitime que nous procurent ces hauts faits d’armes, restons vigilants. Car l’ennemi nous guette et n’a pas encore lâché prise.

Mes Chers Compatriotes,

Comme en témoignent notamment les massacres du 4 janvier 1959 et l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, c’est dans la douleur que la Nation congolaise a été enfantée. Pour que notre pays acquière sa souveraineté et que son peuple retrouve sa dignité perdue, des torrents de sang et des ruisseaux des larmes ont baigné son sol et marqué la mémoire collective.

Puissent-ils, quelles que soient nos peines, quelles que soient nos divergences de vues, féconder et entretenir, en chacun de nous, l’engagement de ne jamais trahir le Congo.

La souveraineté de notre pays et la dignité du peuple congolais ne se marchandent pas ! Il en est de même de notre indépendance et de notre liberté. Elles méritent plutôt tous les sacrifices. Les préserver à tout prix est donc, pour chacun de nous, un devoir citoyen.

Ayons confiance en nous-mêmes et en notre capacité à gérer notre destin ; faisons en toute circonstance, preuve de solidarité et de cohésion nationale ; et le succès que nous escomptons pour l’avenir de notre pays sera certainement au rendez-vous. C’est le lieu pour moi de réitérer notre message de compassion à nos concitoyens rentrés au pays dans des conditions qui révoltent la conscience humaine et que nous avons tous déplorées.

C’est aussi celui de rappeler à tous nos compatriotes vivant à l’extérieur du pays que la terre de nos ancêtres est grande et fertile, et qu’elle dispose des potentialités nécessaires à l’épanouissement d’un chacun.

Je les encourage à revenir prendre leur place au sein d’un Congo en pleine croissance, d’une société congolaise en mutation, et contribuer ainsi au développement du pays, dans la paix et la sérénité.

Mes chers Compatriotes,

Le rêve d’un Congo prospère auquel nous aspirons ne peut être réalisé qu’au prix des efforts sans cesse renouvelés.

Il y a peu, ont eu lieu les concertations nationales où nous avons pris à nouveau conscience de la primauté de l’intérêt général et convenu, en conséquence, des mesures appropriées pour travailler, à l’unisson, à l’œuvre de reconstruction nationale.

Je réaffirme mon engagement d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de ces assises, de façon méthodique, mais en évitant toute précipitation.

J’exhorte, par ailleurs, chacun de nous, acteurs politiques, opérateurs économiques, la société civile et autres organisations de masse, à travailler au rassemblement du peuple congolais autour de notre volonté commune de raffermir le lien national, d’assurer la défense et la sécurité du territoire national, de consolider la paix et la stabilité, de mieux encadrer notre jeunesse et de promouvoir une économie nationale forte et génératrice des dividendes pour le plus grand nombre.

Il va sans dire que, chemin faisant, nous veillerons ensemble à la consolidation de notre jeune démocratie que nous avons tous l’obligation de mettre à l’abri des dérapages auxquels pourrait l’exposer toute précipitation.

Je demande donc à notre peuple de ne pas céder au chantage et d’appuyer toutes les institutions de la République, notamment la Commission Electorale nationale indépendante qui a reçu la mission d’organiser les élections dans un climat apaisé.

Mes Chers Compatriotes,

L’avenir de notre pays dépend avant tout de nous-mêmes, de notre responsabilité et de notre capacité à nous prendre en charge. Il est plus que temps que nous sachions donner à notre pays le meilleur de nous-mêmes et de ne toujours pas attendre qu’il fasse tout pour nous, à notre place. Consolider l’Etat de droit, mais aussi faire de la société congolaise une société de devoir est donc le défi que nous sommes appelés à relever. C’est aussi le sens de la nouvelle citoyenneté à laquelle nous sommes interpellés.

Les défis, nous les avons toujours relevés, et avec succès. Parce que, depuis une quinzaine d’années, notre pays est passé par de moments difficiles que nous avons courageusement surmontés :

Quant l’unité nationale et l’intégrité territoriale ont été mises à mal, nous avons su, en nous mettant ensemble, réaliser la réunification du territoire national.

Face à l’insécurité récurrente qui, pendant plusieurs années, a miné certaines parties de notre pays, nos forces armées et de sécurité ont remporté une victoire éclatante sur l’ennemi et rétabli l’ordre et la sécurité sur l’ensemble du territoire nationale.

Pour mettre fin aux incertitudes sur le plan politique, nous avons organisé et tenu les élections successivement en 2006 et 2011, consolidant ainsi notre jeune démocratie.

Grâce aux efforts et aux nombreux sacrifices consentis par nous tous, le désordre que connaissait, depuis belle lurette, notre économie, avec une inflation à trois chiffres et une dépréciation continuelle de notre monnaie nationale, ne sont plus que de vieux souvenirs.

Ces différents défis relevés constituent des acquis. Ils doivent nous conforter dans nos efforts en cours et à poursuivre la reconstruction nationale par les grands travaux, l’amélioration des conditions de vie sociale, la réforme de l’Administration publique, le redressement de notre appareil judiciaire ainsi que l’assainissement de nos finances publiques.

Pour ma part, je m’engage à continuer à œuvrer inlassablement pour l’émergence de la République Démocratique du Congo.

A chacun de nous de prendre la mesure des efforts à fournir et de travailler, afin que notre pays soit plus beau qu’avant.

Bonne fête de l’indépendance à tous.

Et que Dieu bénisse notre pays !

Je vous remercie

#Kinshasa : Les prix des #vivres frais explosent

Valse des étiquettes des vivres frais constatée sur tous les marchés de Kinshasa. La variation va de 15 à 30% selon des estimations. La rareté serait à la base de cette surchauffe dont les conséquences sur le panier de la ménagère se font cruellement sentir. Le pouvoir d’achat des gagne-petits s’en tire substantiellement éroder. En attendant que des mesures correctives ne soient trouvées, se nourrir à Kinshasa est davantage devenu un casse-tête.

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Les ménagères ne savent plus où donner de la tête. La surchauffe qui a gagné le marché des vivres frais les ayant pris de court. Et pourtant, les signes avant-coureurs étaient perceptibles et prévisibles. Le retrait de  la firme « Orgaman » de la chaine d’importation de ces vivres frais aurait dû pousser à des anticipations sur d’éventuelles conséquences. L’on a assisté à un attentisme qui a laissé couler le temps jusqu’à donner la voie libre à l’explosion des prix. La loi de l’offre et de la demande dicte sa loi sur le marché. Présentement, l’offre serait en baisse au point de jouer négativement sur la tendance générale des prix qui a opté pour l’ascenseur. Selon des enquêtes menées sur le terrain, il ressort que la fluctuation va de 15 à 30%. Cette qui constitue une poussée énorme face à l’accalmie qui s’est constatée pendant une période relativement longue sur les différents marchés des denrées alimentaires.

A la base de cette flambée des prix il y a la rareté. En effet, le plus gros importateur des vivres frais, Orgaman, ayant décidé de changer sa sphère d’activités, la reprise en main de sa part du marché n’avait pas été assurée. D’où, ce flottement aux conséquences incalculables. Un carton de cuisses de poulet de 10 kg est passé de 20 000 à 30 000 francs congolais (21,5 à 32,5).  Les côtes de porc sont passées de 27 000 à 35 000 Fc (29 à 37,6 USD). Auprès de l’autre major dans l’importation des vivres frais, Congo Futur, il s’est constaté une rupture de stocks de tripes, poulets et cuisses de poulet. Nos confrères de la radio onusienne ont constaté qu’ « aux chambres froides de Ledya, ce sont les pieds de porc et les tripes qui manquent. Les stocks qui sont arrivés la semaine dernière se seraient écoulés comme de petits pains », s’entend-on dire. Un importateur sérieux a confié : « Orgaman importait un bateau de vivres, alors que nous c’est juste quelques containers».

Cette entreprise active depuis 1931 dans le secteur a décidé de liquider ses activités en lien avec les importations des vivres frais. La raison avancée serait la modicité de la rentabilité suite à une fiscalité asphyxiante et une concurrence déloyale. Telles sont les vrais motifs qui ont poussé Orgaman à mettre quasiment la clé sous le paillasson. La société n’a-t-elle pas évoqué « une perte de ses parts de marché et à une rentabilité décroissante » pour justifier la liquidation décidée de ses importantes filiales ? Les craintes justifiées des consommateurs, pour qui le départ de ce major impacterait négativement sur le marché, viennent de trouver justification. Congo Futur, Inalca, Ledya et Maicofroid ne se sont pas partagé la part du marché abandonnée par Orgaman.
   
Privilégier la production locale

L’extraversion de l’économie congolaise est décriée par tout le monde. La structure léguée par le colonisateur avec comme épine dorsale le fleuve Congo et la voie de sortie de Matadi est restée inchangée malgré l’indépendance politique acquise, il y a plus de 50 ans. Dotée des cours d’eau poissonneuses, la RDC ne pouvait pas compter sur l’importation pour nourrir ses 70 millions de consommateurs. Un potentiel inestimable qui aurait dû pousser les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays vers une politique d’introversion de l’économie. Curieusement, le processus d’intégration de l’économie congolaise ne connaît que des ébauches sans une volonté réelle de matérialisation.

Tous se contentent de la rente que procure ces importations. Du poisson produit dans la lac Tanganyika n’atteint que difficilement Kinshasa. Le poisson des lacs Tumba et Maï-Ndombe ne sont même pas consommés à Mbandaka et Kikwit. Les conditions de conservation étant aléatoires, personne ne se hasarde à investir dans le secteur. Jusque-là, les Congolais se nourrissent grâce à la pêche artisanale. Les petites unités de pêcheries ne sont pas en activité en RDC. Dans ces conditions, il est quasi impossible de nourrir une population de plusieurs dizaines de millions d’âmes. Des ressources financières, en devises fortes, consacrées à des importations ne peuvent-elles pas faire l’objet de simulations d’installation progressive des petites pêcheries au pays ?

Dans cette éventualité, la balance de paiement s’en tirerait à bon compte et le pays se doterait des réserves internationales accrues. Cette explosion de prix des vivres frais devra conduire à un changement radical de la politique gouvernementale en la matière. Construire une stratégie d’approvisionnement des populations en denrées de base sur les importations est un risque à ne plus continuer à prendre au risque de rester éternellement dépendant et fragile.

#Comesa – Le sommet de #Kinshasa appelle à la mise en œuvre de l’union #douanière

Les chefs d’Etat et de gouvernement du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (Comesa) ont convenu, jeudi 27 février à l’issue de leur XVIIème sommet à Kinshasa, de la mise en œuvre effective de l’union douanière dans la sous-région. Ce qui faciliterait les échanges commerciaux en vue d’améliorer les conditions de vie des populations. Ils ont aussi appelé à l’industrialisation dans l’espace Comesa.

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Au cours de cette rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement du Comesa ont pris des décisions portant essentiellement sur l’économie. D’après le communiqué final lu par le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, les participants ont reconnu le rôle important de Petites et moyennes entreprises (PME) dans le développement des Etats membres. Pour cela, ils ont appelé au soutien des PME par l’établissement d’un fonds d’autonomisation en vue d’un accès facile au financement.

Concernant la zone de libre-échange, ils ont appelé à la mise en en œuvre des décisions relatives à l’union douanière.

Concernant le volet infrastructures, le sommet de Kinshasa a appelé les membres du Comesa à stimuler la mobilisation des ressources destinées à la préparation de ces projets.

Pour obtenir le développement économique, les participants ont reconnu la nécessité du «maintien de la paix, de la sécurité et de stabilité » dans l’espace Comesa.

Les participants ont ainsi «exhorté les Etats membres du Comesa à poursuivre le renforcement des processus, des structures et des institutions démocratiques, afin de consolider la démocratie et la bonne gouvernance dans la région.»

Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe est une organisation internationale à vocation régionale de l’Est africain dont l’objectif est de créer une union douanière entre ses vingt pays membres. Ce marché commun, fondé en décembre 1994 pour renforcer un accord de libre-échange en place depuis 1981, regroupait en 2006 une population totale de 340 millions d’habitants avec un produit intérieur brut total de 170 milliards de dollars américains. Le volume des transactions commerciales entre les pays membres et le reste du monde atteint annuellement 52 à 60 milliards de dollars américains entre 1997 et 2002.

[Radio Okapi]

#RDC (#DRC) : Lettre au président #Kabila concernant la traduction en #justice des dirigeants de l’ex-#M23

Communiqué de presse

Votre Excellence,

Je vous écris au nom de Human Rights Watch pour vous soumettre nos recommandations visant à mettre fin à l’impunité pour les dirigeants du M23 et d’autres groupes armés qui sont impliqués dans de graves atteintes aux droits humains en République démocratique du Congo.

 

Nous sommes encouragés par les dispositions claires contenues dans la déclaration signée par votre gouvernement à Nairobi, le 12 décembre 2013, après la défaite du M23, qui empêcheraient les dirigeants du M23 présumés responsables de crimes de guerre et d’autres crimes internationaux graves de bénéficier d’une amnistie. Il est désormais essentiel que des mesures soient prises pour s’assurer que ces personnes soient arrêtées et traduites en justice lors de procès conformes aux normes internationales. Des poursuites judiciaires sont nécessaires pour s’assurer que les responsables de crimes passés ne commettent pas de nouvelles violations, et que les victimes ainsi que leurs familles – et la société congolaise dans son ensemble – obtiennent justice.

 

Nous avons été informés que des autorités de la justice militaire congolaise ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre de plus d’une douzaine de leaders du M23 recherchés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Human Rights Watch a documenté des exactions généralisées impliquant un grand nombre de ces personnes ou les forces sous leur contrôle, tandis qu’elles passaient d’un groupe armé à l’autre au cours de la dernière décennie. Au nombre de ces violations figurent des massacres ethniques, des exécutions sommaires, desviols et le recrutement forcé d’enfants. Sept de ces personnes figurent sur des listes de sanctions des Nations Unies et des États-Unis les soumettant à une interdiction de voyager et au gel de leurs avoirs.[1]

 

Plusieurs de ces dirigeants du M23 se trouvent maintenant au Rwanda et en Ouganda. Human Rights Watch n’a pas connaissance de quelque effort que ce soit consenti jusqu’à présent par les autorités du Rwanda ou de l’Ouganda pour enquêter sur leur rôle présumé dans des crimes commis en RD Congo ou pour prendre des mesures afin de les traduire en justice. Dans l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération, signé à Addis-Abeba en février 2013, les signataires – dont la RD Congo, le Rwanda et l’Ouganda – ont pris l’engagement de « ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies » ainsi que de « faciliter l’administration de la justice, grâce à la coopération judiciaire dans la région ».

 

En juillet 2013, le gouvernement congolais a officiellement demandé l’extradition de quatre dirigeants du M23 du Rwanda en RD Congo, à savoir Innocent Zimurinda, Baudouin Ngaruye, Eric Badege, et Jean-Marie Runiga. Ces personnes se trouveraient encore au Rwanda.

 

Si le gouvernement congolais souhaite s’assurer de l’extradition de ces individus conformément aux normes internationales, il devra répondre à un certain nombre de préoccupations relatives aux droits humains, notamment en assurant un traitement humain des accusés, une fois en détention en RD Congo, le respect de leurs droits à une procédure régulière ainsi qu’à un procès équitable, et exclure l’application de la peine de mort – une peine cruelle et inhumaine qui n’a pas encore été abolie en RD Congo.

 

Nous estimons que l’un des meilleurs moyens de répondre à ces préoccupations et d’assurer des procès équitables et crédibles pour les dirigeants du M23, ainsi que de nombreuses autres personnes impliquées dans de graves crimes internationaux en RD Congo, serait la création de chambres mixtes spécialisées, comme le propose votre gouvernement.

 

Les chambres spécialisées seraient une institution nationale, intégrées dans le système judiciaire congolais, avec pour mandat de poursuivre les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RD Congo au cours des deux dernières décennies. Elles seraient composées de procureurs, juges et autres membres du personnel congolais et non congolais, le personnel non congolais se retirant progressivement à mesure que les chambres acquièrent légitimité, crédibilité et indépendance. Les organisations de la société civile congolaise appuient largement cette proposition, et elle a été une des principales recommandations du rapport du Projet de mapping des Nations Unies de 2010, qui a documenté des violations graves de droits humains commises en RD Congo entre 1993 et 2003.

 

À cet égard, nous avons été encouragés par votre déclaration publique du 23 octobre, 2013, s’engageant à la création de chambres spécialisées, et selon nos informations la ministre de la Justice a élaboré une législation créant un tel mécanisme. Nous vous prions instamment de veiller, tout comme votre gouvernement, à ce que la législation progresse rapidement, et à ce que les bailleurs de fonds et les membres de la société civile soient consultés pour aider à assurer un large soutien en faveur de ces chambres. Tous les efforts doivent être faits pour assurer que le projet de loi soit à l’ordre du jour de la prochaine session du Parlement, qui doit commencer en mars 2014.

 

Parallèlement à cette initiative, nous vous invitons ainsi que votre gouvernement à travailler en étroite collaboration avec les gouvernements de la région pour initier des processus visant à traduire en justice dès que possible les criminels présumés qui vivent actuellement en dehors de la RD Congo. Une suggestion serait d’organiser une réunion sous les auspices de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) afin de discuter de la coopération régionale pour traduire en justice les auteurs de crimes graves commis en RD Congo. Les envoyés et représentants spéciaux pour la région des Grands Lacs de l’Organisation des Nations Unies, des États-Unis, de l’Union européenne et de l’Union africaine pourraient également être invités à cette réunion.

Ci-dessous figurent quelques mesures spécifiques que le gouvernement congolais pourrait prendre, en partenariat avec la mission de l’ONU de maintien de la paix en RD Congo (MONUSCO) et d’autres partenaires, afin de s’assurer que les droits des accusés soient respectés et que les procédures judiciaires à leur encontre soient justes et crédibles :

 

1. Le gouvernement congolais devrait maintenir les accusés dans des conditions qui répondent aux normes internationales de détention, comme celles qui figurent dans les Règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus. Des agents pénitentiaires de la MONUSCO devraient être déployés à temps plein au sein de l’unité où ces prisonniers sont détenus pour s’assurer qu’ils soient autorisés à accéder à des membres de famille et autres visiteurs, des avocats, et un traitement médical, et qu’ils ne soient pas maltraités. Les spécialistes des droits humains de la MONUSCO et les membres d’organisations humanitaires internationales devraient avoir régulièrement accès aux prisonniers.

 

2. Le gouvernement congolais devrait s’assurer que les accusés bénéficieront d’un procès équitable et qu’une procédure régulière incluant le droit d’appel sera respectée, en conformité avec les normes internationales, telles qu’elles sont énoncées dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le gouvernement congolais devrait :

 

a. S’assurer que les accusés auront accès à des avocats de la défense de leur choix ayant une expertise reconnue dans les crimes internationaux, ainsi qu’à une aide juridique pour couvrir les coûts de cette représentation si les accusés sont indigents.

 

b. S’assurerque les accusés seront jugés devant une juridiction qui garantit le droit de faire appel devant une juridiction supérieure.

 

c. S’assurer que la procédure sera publique et que des observateurs nationaux et internationaux seront autorisés à assister aux procès.

 

d. S’assurer que la MONUSCO fournira un appui technique et juridique aux autorités judiciaires congolaises au cours des enquêtes et des procès, notamment grâce au soutien des cellules d’appui aux poursuites, chargées d’apporter un soutien technique aux procédures judiciaires congolaises.

 

e. Préciser que l’unité de protection des témoins de la MONUSCO fournira un soutien aux victimes et aux témoins impliqués dans les procès, notamment la protection contre les menaces ou les attaques.

 

3. Le gouvernement congolais devrait également s’assurer que les accusés ne seront pas passibles de la peine de mort. Nous sommes conscients qu’il y a eu un moratoire sur la peine de mort en RD Congo pendant la dernière décennie. Nous vous appelons à soutenir l’abolition complète de cette peine. Human Rights Watch s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, car il s’agit d’une punition fondamentalement inhumaine, cruelle et dégradante. L’abolition de la peine de mort assurerait également la coopération judiciaire avec un certain nombre de pays qui refusent d’extrader des individus vers des pays où la peine de mort n’a pas encore été abolie.

 

Nous vous prions instamment de prendre ces mesures concrètes afin de garantir la justice pour les atrocités commises contre la population de l’est de la RD Congo au cours des deux dernières décennies. Nous serions heureux de vous rencontrer pour discuter de ces questions plus en détail.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération,

 

Kenneth Roth

Directeur exécutif

C.C. :

Son Excellence Monsieur Augustin Matata Ponyo Mapon, Premier ministre

Son Excellence Wivine Mumba Matipa, ministre de la Justice et Droits humains

Son Excellence Alexandre Luba Ntambo, Vice-premier ministre, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

Son Excellence Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, Coopération Internationale, Francophonie

Son Excellence Monsieur Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat

Son Excellence Monsieur Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale

Mme Mary Robinson, envoyée spéciale de l’ONU pour la région des Grands Lacs

M. Martin Kobler, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RD Congo

M. Russell Feingold, envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs et la RD Congo

M. Boubacar Diarra, représentant spécial de l’Union africaine pour la région des Grands Lacs

M. Koen Vervaeke, coordinateur principal de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs

[1]Les sept personnes figurant sur ces listes de sanctions figurent Eric Badege, Innocent Kaina, Sultani Makenga, Baudouin Ngaruye, Bosco Ntaganda, Jean-Marie Runiga et Innocent Zimurinda. À la suite de luttes internes entre deux factions du M23, Ntaganda s’est rendu à l’ambassade des États-Unis à Kigali, au Rwanda, en mars 2013. Il a ensuite été envoyé à LaHaye, où il se trouve actuellement dans l’attente de son procès pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale. Les autres personnes recherchées se trouveraient actuellement au Rwanda et en Ouganda.

Congo-#Kinshasa: Face-à-face #Kabila-#CNS-#RCN au Palais du peuple

Par La Prospérité

Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, s’est entretenu hier, mercredi 29 janvier 2014, au Palais du peuple, avec le Comité national de suivi des Recommandations des Concertations Nationales, CNS-RCN. Kengo wa Dondo et Aubin Minaku, en leur double qualité de Présidents de deux Chambres du Parlement et Co-présidents du Comité National de Suivi des Recommandations des Concertations Nationales étaient entourés, à l’occasion, de tous les autres membres de ce comité.

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Au centre des échanges, la mise en œuvre des recommandations de ces assises. A en croire l’Honorable Aubin Minaku qui s’est confié à la presse, c’était l’occasion pour le CNS-RCN de faire rapport au Chef de l’Etat sur ce qui est déjà fait et de lui remettre, officiellement, les 100 recommandations regroupées qui attendent leur mise en œuvre. Le Chef de l’Etat a reçu, également, le Règlement d’ordre intérieur de cette structure. Cette rencontre, il convient de le relever, apaise un tout petit peu les esprits, l’attente devenant de plus en plus longue.

Déjà, dans la classe politique, l’on observe une certaine nervosité. Des pressions énormes sont exercées sur le Présidium, singulièrement par des opposants participants à ces assises qui ne cessent de réclamer l’accélération du processus de la mise en œuvre de fameuses recommandations des concertations nationales.

Kabila Kabange, lui, également, plaçait 2014 sous le signe de l’accélération du processus de mise en œuvre des dites recommandations.

Si à l’opposition des fortes pressions sont exercées, à la Majorité, par contre, rien ne presse. Interrogé à ce sujet par la presse, le porte-parole de la MP, Luzanga Shamandevu, a fustigé toute tentative de précipitation. Pour lui, à quoi servirait de courir aussi longtemps que le pays n’a pas encore de Budget ?

She Okitundu Léonard, un autre cadre de la Majorité, pense, et cela n’engage que lui-même, qu’il va falloir attendre mi-mars pour espérer voir le Gouvernement de cohésion nationale.

« Si la formation d’un gouvernement de la majorité prend assez de temps, que dire d’un Gouvernement de cohésion nationale qui devra inclure toutes les sensibilités du pays ? », s’est-il interrogé au cours d’une émission télévisée sur Digital Congo.

Espérons que cette fois-ci, c’est vraiment la bonne. Le Budget 2014 ayant été voté par les deux chambres, de même que la loi sur l’amnistie, plus rien ne pourra tirer les choses en longueur.

Congo-#Kinshasa: Rapport final du Groupe d’experts de l’#ONU sur la #RDC (#DRC)

Résumé

L’événement le plus important de l’année a été la défaite militaire du Mouvement rebelle du 23 mars (M23), qui s’est replié au Rwanda et en Ouganda. Le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo a constaté les violations des droits de l’homme commises par le M23 en 2013 et confirmé que le Mouvement recevait un appui du Rwanda, qui prenait diverses formes (recrutement, renforts militaires, livraisons de munitions et appui-feu).

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Au moment de la rédaction du présent rapport, le Groupe avait reçu des informations crédibles selon lesquelles les dirigeants du M23 se déplaçaient librement en Ouganda et que le Mouvement continuait de recruter au Rwanda.

La victoire des forces armées congolaises (Forces armées de la République démocratique du Congo – FARDC) sur le M23, appuyées par la Brigade d’intervention de la Force sous commandement de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a envoyé un message fort à d’autres groupes armés dans l’est du pays.

S’il est vrai que certains de ces groupes sont devenus plus agressifs et ont adopté des positions défensives par peur d’être attaqués par les FARDC et la Brigade d’intervention, plusieurs autres groupes armés ont commencé à se rendre et fait savoir qu’ils voulaient s’intégrer dans l’armée et la police congolaises. De nombreux groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo – en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les Forces démocratiques alliées et Kata Katanga – continuent de faire peser une menace sur la sécurité. Ces groupes sont responsables de graves atteintes aux droits de l’homme et de déplacements massifs de population.

De nombreux groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo se financent grâce à la production et au commerce des ressources naturelles. S’agissant de l’or, le Groupe note que de nombreux sites miniers se trouvent dans des zones sortant d’un conflit, mais que la production provenant de ces zones se confondait également avec celle des zones de conflit, notamment dans les grandes villes commerçantes à l’est du pays et dans les pays de transit tels que le Burundi, l’Ouganda et la République-Unie de Tanzanie. Le commerce de l’or manquant de transparence, il est difficile de faire la distinction entre les deux. D’après le Groupe, 98 % de l’or produit en République démocratique du Congo sort clandestinement du pays et pratiquement tout l’or échangé en Ouganda – principal pays de transit de l’or congolais – est illégalement exporté de la République démocratique du Congo.

En conséquence, les Gouvernements congolais et ougandais perdent des millions de dollars par an en recettes fiscales et tolèrent un système qui finance des groupes armés en République démocratique du Congo. Si, grâce aux initiatives de l’Organisation de coopération et de développement économiques et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, on a pu faire avancer la certification des sites miniers et améliorer le respect des normes internationales relatives aux modes de production non liées à des conflits et ne reposant pas sur le travail des enfants, les groupes armés et les FARDC continuent de contrôler nombre de sites miniers et de tirer profit de l’exploitation minière et du commerce des minéraux. En 2013, les minéraux – en particulier l’étain, le tungstène et le tantale – ont continué à sortir en contrebande de l’est de la République démocratique du Congo en passant par les pays voisins, ce qui nuit à la crédibilité et aux progrès des mécanismes internationaux de certification et de traçabilité.

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Le Groupe a enquêté sur l’abattage à grande échelle d’éléphants dans l’est de la République démocratique du Congo, pour l’ivoire, une activité qui finance des groupes armés et des réseaux criminels dans la région.

Conformément à son mandat, le Groupe a également recensé les violations graves du droit international humanitaire, notamment le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, les exécutions sommaires, les violences sexuelles et les actes de violence dirigés contre des populations civiles. Bien que nombre de ces crimes aient été commis par des groupes armés, le Groupe a également constaté que les FARDC n’étaient pas en reste.

I. Introduction

1. Comme le Conseil de sécurité en a décidé au paragraphe 5 de sa résolution 2078 (2012), le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo lui présente son rapport final par l’intermédiaire du Comité créé par la résolution 1533 (2004). Comme le Conseil l’a demandé au paragraphe 21 de sa résolution 2078 (2012), le Groupe a échangé avec le Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire des informations relatives aux ressources naturelles. Il a également tenu des consultations avec l’Équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions, le Groupe de contrôle pour la Somalie et l’Érythrée et le Groupe d’experts sur le Soudan. Pour mieux visualiser les sites cités dans le présent rapport, le Groupe d’experts a inclus des cartes à l’annexe 1.

Règles de preuve

2. Le Groupe d’experts a utilisé les normes en matière de preuve recommandées par le Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les questions générales relatives aux sanctions (voir S/2006/997). Il a fondé ses conclusions sur des documents et, dans la mesure du possible, sur des observations faites directement sur les lieux par les experts eux-mêmes. À défaut, il a corroboré les informations par l’intermédiaire d’au moins trois sources indépendantes dignes de foi.

3. Étant donné la nature du conflit en République démocratique du Congo, rares sont les documents qui fournissent la preuve définitive de transferts d’armes, de recrutement, de la responsabilité du supérieur hiérarchique pour des violations graves des droits de l’homme et d’exploitation illégale des ressources naturelles. Le Groupe a donc dû recueillir le témoignage oculaire de membres des communautés locales, d’ex-combattants et d’anciens membres de groupes armés. Il a également examiné des témoignages d’expert d’agents de l’État et de militaires de la région des Grands Lacs ainsi que de fonctionnaires des Nations Unies. Il a adressé 121 demandes d’information à des gouvernements et des entreprises, et reçu des réponses plus ou moins complètes, comme indiqué à l’annexe 2. Pendant la durée du mandat, le Gouvernement rwandais n’a pas autorisé les visites officielles sur son territoire du spécialiste des questions régionales et du spécialiste des groupes armés.

II. GROUPES ARMES CONGOLAIS

A. MOUVEMENT DU 23 MARS

4. Le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) s’est progressivement affaibli, jusqu’à sa déroute en novembre. Les principaux facteurs qui ont contribué à la défaite du M23 sont les suivants : la division, en mars 2013, du Mouvement, qui a entraîné la fuite au Rwanda de son ancien chef, Bosco Ntaganda, et de 788 de ses alliés; le bon niveau de coordination et de collaboration entre les forces armées congolaises (FARDC) et la Brigade d’intervention, et les opérations militaires qu’elles ont menées contre le M23; et l’accroissement de la pression de la communauté internationale sur le Gouvernement rwandais, qui a entraîné une réduction de l’appui que le M23 recevait de l’intérieur du Rwanda. Le Groupe a établi que cet appui s’est poursuivi jusqu’à la fin d’octobre, notamment avec l’arrivée en août de soldats de la Force de défense rwandaise en République démocratique du Congo et la livraison de munitions en juin, juillet et août. Le Groupe a écrit au Gouvernement rwandais pour obtenir des précisions à ce sujet; au moment de la rédaction du présent rapport, il n’avait pas encore reçu de réponse. Bien que le M23 ait annoncé la fin de sa rébellion le 5 novembre, le Groupe dispose d’informations crédibles selon lesquelles le reste des troupes du Mouvement et ses alliés continuent de recruter au Rwanda.

Sources

5. En 2013, le Groupe a interrogé 71 ex-combattants et cadres politiques du M23, dont 34 avaient été recrutés en République démocratique du Congo, 23 au Rwanda et 14 en Ouganda. En mars, le Groupe en a interrogé 14 autres, qui s’étaient rendus aux autorités rwandaises. Il a également interrogé trois déserteurs et un membre démobilisé de la Force de défense rwandaise, ainsi que des cadres politiques et des membres ou ex-combattants d’autres groupes armés ayant des informations sur le M23.

6. Le Groupe a interrogé des personnes habitant dans les zones contrôlées par le M23, en particulier des leaders de la société civile et des villageois, ainsi que des personnes déplacées. Il a également interrogé des responsables locaux dans le Nord-Kivu, des représentants du Gouvernement congolais, des membres du Mécanisme conjoint de vérification élargi et des fonctionnaires des Nations Unies. Il a examiné la question du M23 à l’occasion de deux visites officielles au Rwanda et de trois visites officielles en Ouganda. Il a adressé à des gouvernements et à des entreprises 13 demandes d’information concernant le M23. Il a également pris et obtenu des photos des positions du M23, fait des observations sur le terrain dans les zones contrôlées par le M23 et à proximité, examiné des rapports établis par des organismes des Nations Unies et le Mécanisme conjoint de vérification élargi, et analysé des documents retrouvés dans les positions auparavant tenues par le M23, après sa défaite.

LE DEBUT DE LA FIN

7. Après la bataille de Mutaho en mai (voir S/2013/433, encadré du paragraphe 43), il y a eu relativement peu de combats en juin et au début de juillet. Les FARDC et le M23 ont mis ces mois à profit pour renforcer leurs positions. En juin et en juillet, la Brigade d’intervention a continué de se déployer autour de Goma et Sake.

8. Les combats ont repris à la mi-juillet. À la fin du mois d’août, le M23 a perdu du terrain et des hommes, et connu une baisse de moral à la suite des combats avec les FARDC, la Brigade d’intervention et des groupes armés à Rutshuru. Le 14 juillet, le M23 a attaqué les FARDC pour déloger les forces armées de la colline de Mutaho et de la région de Kanyarucinya, au nord de Goma. Après trois jours de combats intenses, les FARDC, à l’aide de trois hélicoptères d’attaque, ont repoussé le M23 et reconquis du terrain, y compris des positions stratégiques au nord de Munigi. Le 24 juillet, les FARDC ont utilisé des hélicoptères pour attaquer les positions du M23 dans la région des Lignes de cavalerie, à Rumangabo, à 35 kilomètres au nord de Goma. Des obus tirés d’un hélicoptère des FARDC sont tombés dans une zone civile, faisant au moins sept blessés.

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9. Le 21 août, les combats ont repris à Kibati, à environ 15 kilomètres au nord de Goma. À partir du 22 août, de nombreux obus tirés des lignes de front sont tombés dans des zones civiles au Rwanda et en République démocratique du Congo (voir encadré 1). Entre les 22 et 24 août, la Brigade d’intervention a mis son artillerie et ses hélicoptères à la disposition des troupes terrestres des FARDC dans les combats intenses qui ont eu lieu à Kibati. Entre les 24 et 27 août, les combats ont diminué d’intensité. Le M23 a perdu du matériel et des cadres supérieurs; au moins 17 officiers ont été tués à ce moment-là.

10. Le 28 août, les FARDC et la Brigade d’intervention ont utilisé des chars, des véhicules blindés de transport de troupes, des hélicoptères d’attaque, des mortiers et des troupes terrestres pour attaquer les positions du M23 le long de la ligne de front de Kibati. Le M23, grâce à son arsenal complet (notamment des armes antichar), a résisté de toutes ses forces, causant la mort de deux officiers tanzaniens de la Brigade d’intervention. Le 28 août, le M23 a tiré des obus en direction de Goma, faisant plusieurs blessés (voir encadré 1), et de la base de la MONUSCO, à Munigi, blessant quatre soldats de la paix, dont deux sud-africains et deux tanzaniens. Le 30 août, les FARDC ont réussi à prendre la colline des Trois tours, à Kibati, obligeant le M23 à battre retraite vers le nord, vers Kibumba et Kanyamahoro (voir annexe 3). Cette victoire a mis Goma hors de portée des tirs d’artillerie du M23. Après le 30 août, il n’y a pas eu d’autres bombardements à Goma ou au Rwanda (voir encadré 1).

11. Huit ex-combattants du M23 ont dit au Groupe que les soldats blessés étaient transportés à Rumangabo ou Tshanzu. D’anciens combattants lui ont également dit que des soldats rwandais, morts ou blessés, étaient ramenés au Rwanda pour y être enterrés ou soignés.

12. À la suite des victoires remportées par les FARDC sur le M23, la pression de la communauté internationale a conduit à la suspension des hostilités et à la reprise des négociations à Kampala, le 10 septembre. Les 16, 21, 23 et 25 septembre, il y a eu des escarmouches entre les FARDC et le M23 le long de la ligne de front, mais, en général, la situation est restée calme pendant les négociations. Le 21 septembre, le M23 a renforcé sa position autour de Kibumba et Kahunga. Des habitants de Kiwanja et des sources des Nations Unies ont signalé au Groupe de nombreux incidents de pillage, d’agressions, d’enlèvements et d’arrestations arbitraires commis par les troupes du M23 dans les zones sous leur contrôle, en recul. Bombardement de la République démocratique du Congo et du Rwanda

D’après le Gouvernement rwandais et des sources des Nations Unies, entre les 22 et 30 août, au moins 43 obus tirés des lignes de front de la République démocratique du Congo seraient tombés dans des zones civiles dans ce pays et au Rwanda. Il y a eu deux morts et 13 blessés en République démocratique du Congo et un mort et trois blessés au Rwanda. D’autres obus tirés par le M23 ont fait des victimes dans les camps et les positions de l’ONU (voir par. 150). Dans un rapport daté du 1er octobre que le Mécanisme conjoint de vérification élargi a établi sur les bombardements ayant eu lieu en août au Rwanda et à Goma, il est indiqué que, sur les sites où l’on pouvait établir la direction des tirs, ceux-ci provenaient à 80 % de la zone de combat de Kibati et Kibumba, où le M23 était positionné pendant les combats. Compte tenu des sites touchés au Rwanda et à Goma, le Mécanisme conjoint a conclu que bien que des objectifs militaires n’aient pas été ciblés, le bombardement a été délibéré (voir annexe 4).

Le 30 septembre, en réponse à une demande d’information du Groupe, le Gouvernement rwandais a fourni une liste de 36 localités d’où, entre les 22 et 29 août, des tirs d’artillerie, de mortier et des obus de char provenant de la République démocratique du Congo sont tombés en territoire rwandais. D’après lui, sept obus ont été tirés par des mortiers, neuf par des chars, 18 par des canons ou des obusiers, un par un lance-roquettes et un par un engin non identifié. Sur ces 36 obus, 27 ont explosé.

À l’exception de deux obus, tous les autres ont touché des champs, des pierres ou des arbres, un obus a atterri dans un village au Kivu, faisant un blessé, et un autre dans un village à Ihumure, causant la mort d’une femme et blessant gravement son enfant. Le Gouvernement rwandais soutient que certains des obus tombés au Rwanda ont été tirés par les FARDC et a donc menacé d’intervenir en République démocratique du Congo; toutefois, des sources militaires de la MONUSCO et un ancien soldat de la Force de défense rwandaise ont dit au Groupe que le M23 était à l’origine d’une partie ou de la totalité des tirs. Entre les 22 et 30 août, sept obus sont tombés en territoire congolais, au sud des lignes de front allant jusqu’à Goma. Ces obus, qui, d’après des militaires de la MONUSCO et des sources congolaises, auraient été tirés par le M23, sont tombés dans des zones civiles, à Goma, en particulier près de camps abritant des personnes déplacées, à la périphérie de la ville. Ils ont détruit une école et plusieurs maisons à Goma (voir annexe 5), ainsi que deux ambulances, deux véhicules blindés de transport de troupes et deux autres véhicules de l’ONU, et le domicile d’un fonctionnaire de la MONUSCO.

À l’issue de son enquête sur le bombardement de Goma, le personnel du Centre de coordination de la lutte antimines des Nations Unies a conclu que le M23 avait probablement tiré les obus à partir de sa position de Kibati (voir annexe 6).

ÉCHEC

13. La fin du M23 est venue rapidement après la rupture des négociations qui se sont tenues à Kampala, le 21 octobre. Au cours de l’accalmie qui a eu lieu entre le début de septembre et la fin d’octobre, toutes les parties ont renforcé leurs positions et se sont préparées au combat. Le M23 a profité des négociations pour déployer des armes lourdes, y compris des canons. Le 18 octobre, le M23 a empêché une délégation du Mécanisme conjoint de vérification élargi de se rendre à Tshanzu pour examiner un de ses dépôts d’armes (voir annexe 7). Toujours le 18 octobre, près de Kanyamahoro, le M23 a tiré sur deux hélicoptères sud-africains de la Brigade d’intervention, sans les atteindre.

14. Tôt dans la matinée du 25 octobre, le M23 a attaqué deux positions des FARDC à Kanyamahoro. Il a été repoussé par les FARDC, qui ont alors pris l’offensive. Certaines des positions du M23 étant stratégiquement situées près de la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, notamment à Kabuye et au Mont Hehu (voir annexe 8), il était difficile pour les FARDC de tirer sans viser le Rwanda. Du 25 au 27 octobre, le M23 a reçu un appui-feu des chars de la Force de défense rwandaise, à la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, à Kabuhanga et Kabuye (voir ci-dessous).

15. Au cours des derniers combats, des groupes armés opérant à Rutshuru ont attaqué des positions du M23 (voir annexe 9). Au 28 octobre, les FARDC avaient rapidement avancé et repoussé le M23 dans ses bastions à Tshanzu et Runyoni, près de la frontière avec l’Ouganda et le Rwanda. Le M23 a détruit un char T-55 des FARDC pendant qu’il se retirait de Kibumba (voir annexe 10). Le 30 octobre, les FARDC ont pris Bunagana, à la frontière avec l’Ouganda, où se trouvait le siège politique du M23.

16. Quand le 4 novembre, le M23 a délibérément bombardé des zones civiles à Bunagana, la Brigade d’intervention a bombardé Tshanzu au moyen d’hélicoptères d’attaque. Les FARDC ont maintenu la pression, au moyen d’armes lourdes et d’obus de chars, et ont réussi à prendre Tshanzu et Runyoni, le 5 novembre. Le M23 a abandonné un grand stock de munitions à Tshanzu (voir annexe 11). Bien que certains éléments du M23 se soient rendus aux autorités congolaises et que d’autres se soient enfuis au Rwanda, le 5 novembre, le gros des troupes restantes, sous la direction du « général » Sultani Makenga, est entré en Ouganda (voir encadré dans l’annexe 12).

17. La victoire des FARDC sur le M23 est due à plusieurs facteurs. Premièrement, elles avaient plus d’effectifs et de puissance de frappe. Au cours de la dernière opération, elles avaient au moins 6 000 hommes, appuyés par la Brigade d’intervention, qui comptait 400 hommes sur le terrain. Les FARDC et la Brigade se sont servis l’hélicoptères pour la collecte d’informations, le transport et le réapprovisionnement ainsi que pour les attaques aériennes. Les FARDC ont également utilisé avec succès des chars, des armes lourdes et des mortiers. Deuxièmement, les chefs militaires des FARDC et de la MONUSCO ont fait preuve de coordination et de collaboration dans le cadre de la planification et de l’exécution de l’opération. Troisièmement, malgré la poursuite du recrutement, le M23 a vu ses effectifs diminuer en raison du nombre de victimes et de déserteurs, et de la perte de moral.

REDDITION DU M23

Les responsables des FARDC ont dit au Groupe qu’au 25 novembre, 284 soldats et policiers du M23 se sont rendus aux FARDC, à Kanyarucinya et Bweremana. Cinquante-cinq autres éléments du M23 s’étaient rendus à la MONUSCO en octobre et en novembre. D’après des représentants du Gouvernement congolais et des sources militaires de la MONUSCO, moins de 400 hommes du M23 seraient entrés en Ouganda. Le 19 novembre, en réponse à une demande d’information du, Groupe, le Gouvernement ougandais a dit que, le 5 novembre, 1 445 combattants du M23 étaient entrés en Ouganda et que le « colonel » Innocent Kaina se trouvait parmi eux.

Il a également déclaré que les combattants du M23 avaient rendu leurs armes (voir annexe 13). Les 13 et 14 novembre, les autorités ougandaises ont pris les ex- combattants qui se trouvaient à Kisoro pour les emmener à Hima, dans le district de Kasese. Le Groupe a demandé au Gouvernement ougandais de lui fournir une liste de ces combattants et des précisions sur leur statut, mais n’avait pas encore reçu de réponse au moment de la rédaction du présent rapport.

Recrutement

18. Le Groupe d’experts a interrogé 71 ex-combattants du M23 qui s’étaient rendus au cours de 2013 et avaient fourni des informations sur leur recrutement en 2012 et 2013 dans la République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda. Ils avaient été recrutés de force dans les rangs du M23 après avoir été séduits par des promesses d’emploi fallacieuses et s’être portés volontaires. Ils ont déclaré qu’ils avaient été placés en groupes d’environ 80 personnes, en particulier au camp d’entraînement de Rumangabo, où le chef instructeur était, selon leur dires, le commandant Magido. Le Groupe d’experts a obtenu des copies de cahiers utilisés pour la formation des recrues du M23 (voir annexe 14). Il ressort d’un document daté du 4 juillet 2013 reçu par le Groupe que le M23 avait alloué des fonds pour le recrutement et le transport des recrues (voir annexe 15).

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

19. Le Groupe d’experts a interrogé 34 citoyens congolais, dont 1 femme et 2 garçons âgés de 15 et 16 ans qui soit avaient été forcés de se joindre au M23, soit s’y étaient joints de leur propre gré. À la fin du mois de juillet, des sources de l’ONU ont signalé que le M23 recrutait de force des civils – abattant ceux qui résistaient – dans les villages de Bushama et de Rutovu (Kibumba). Le Groupe a obtenu un reçu daté du 2 novembre 2012, indiquant que 750 dollars avaient été versés à Kevin Bitabwa, cadre politique du M23, pour l’aide qu’il apportait dans le recrutement de cadres destinés au M23 à Goma (voir annexe 16).

Rwanda

20. Le Groupe d’experts a interrogé 23 personnes venant du Rwanda, dont 18 citoyens rwandais et 5 Congolais habitant au Rwanda, qui avaient servi dans les rangs du M23. Il a également interrogé 31 ex-combattants du Burundi, de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda, qui ont déclaré que des citoyens rwandais ou des réfugiés congolais du Rwanda avaient servi avec eux dans le M23. Entre le 1er janvier et le 8 décembre 2013, la MONUSCO a rapatrié 78 citoyens rwandais qui avaient servi dans le M23.

21. Parmi les 23 recrues du Rwanda, 18 étaient des adultes et 5 des enfants qui étaient entrés dans les rangs du M23 de diverses façons. Le Groupe d’experts a interrogé trois citoyens rwandais, dont un garçon âgé de 16 ans, qui avaient été contraints de se joindre au M23. Il a également interrogé 13 autres citoyens rwandais, dont des garçons âgés de 13, 15 et 17 ans, qui avaient été recrutés par le M23, soit en tant que volontaires ou sur la base de promesses d’emploi fallacieuses.

Le Groupe a interrogé un soldat des Forces spéciales de l’armée rwandaise (FDR) déployé à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo en août 2013, au cours d’un déploiement des FDR dans la République démocratique du Congo à l’appui du M23, et avait déserté par la suite. Il a également interrogé cinq citoyens congolais recrutés au Rwanda, dont un garçon de 17 ans.

22. Le Groupe d’experts a confirmé que certaines des recrues du M23 venant du Rwanda étaient des soldats démobilisés de l’armée rwandaise (voir S/2013/433, par. 40 à 43). D’anciens officiers et soldats du M23 lui ont déclaré que des soldats démobilisés des FDR avaient servi dans le M23 en tant qu’instructeurs et spécialistes du maniement des armes lourdes. Quatre ex-combattants du M23 lui ont déclaré que le commandant Kalissa Rwema, ancien officier des FDR, avait servi comme instructeur dans le M23 à Rumangabo. Des sources de l’ONU et deux anciens officiers du M23 ont déclaré qu’un ancien soldat de l’armée rwandaise, connu uniquement sous son surnom, « Kifaru », faisait partie de l’équipage du char T-55 utilisé par le M23 dans les combats (voir S/2013/433, annexe 5).

23. Dans son rapport à mi-parcours, le Groupe d’experts a noté que les Rwandais qui avaient tenté de quitter le M23 et de retourner directement au Rwanda avaient été réintégrés de force au M23 par des officiers de l’armée rwandaise (S/2013/433, par. 38). Deux officiers des FDR qui avaient déserté, un officier démobilisé des FDR, un ancien officier du M23 et un agent de recrutement rwandais du M23 ont déclaré au Groupe que les officiers des FDR avaient également recruté pour le M23 et facilité le recrutement par des agents du M23 en leur assurant le libre passage au Rwanda.

24. Le M23 a versé 750 dollars à Emmanuel Ngabo pour l’aider à recruter des cadres pour le M23 à Gisenyi (Rwanda) (voir annexe 16). Gaspard Karemera, nommé administrateur du territoire de Nyaragongo par le M23, s’est également rendu au Rwanda pour y recruter et faciliter le passage des recrues au poste frontière de Kabuhanga. Après la défaite du M23 en novembre, les responsables de la MONUSCO ont fait savoir au Groupe qu’ils avaient trouvé des cartes d’identité nationales rwandaises sur les lieux d’anciennes positions du M23 à Rumangabo (voir annexe 17). Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont également trouvé des cartes de ce type. Le Groupe enquête sur les informations selon lesquelles des opérations de recrutement auraient continué au Rwanda après la défaite du M23.

(La Prospérité)

Congo-#Kinshasa: Au sujet de la « réorganisation » du #M23 – #Abdallah #Wafy attendu à #Kampala

Par Le Potentiel pour All Africa

Le récent rapport des experts de l’Onu accusant l’Ouganda et le Rwanda de soutenir, une fois de plus, le M23 pour se réorganiser, continue de défrayer la chronique. Pas plus tard qu’hier mercredi 29 janvier à Kinshasa, le général Abdallah Wafy, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Onu en RDC est revenu sur cette question. C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire organisée par la Monusco, en son quartier général de Gombe.

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Répondant à une question de la presse relative à ce rapport, Abdallah Wafy annonce qu’il va se rendre, ce jeudi 30 janvier 2014, à Kampala, pour prendre langue avec les autorités ougandaises sur cette question qui préoccupe de plus en plus la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo. Après leur débâcle, plusieurs rebelles du M23 ont été accueillis au Rwanda et en Ouganda. Ce qui est contraire aux engagements pris à Addis-Abeba voire à Kampala et Nairobi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment examiné le rapport annuel du groupe d’experts indépendants chargés de contrôler l’application des sanctions auxquelles est soumise la RDC. Ces experts ont accusé, une nouvelle fois, le Rwanda et l’Ouganda de coopérer avec les rebelles du M23.

Les diplomates du Conseil ont déclaré que les experts ont affirmé, notamment, disposer « d’informations crédibles selon lesquelles des dirigeants du M23 sanctionnés par l’ONU se déplacent librement en Ouganda et le M23 continue de recruter au Rwanda ».

Comme dans ses habitudes, le Rwanda s’est opposé à ce rapport.

Malgré cette opposition, les recommandations des experts ont été acceptées par les membres du Conseil de sécurité. A l’exception du Nigeria et de la Russie.

Le représentant spécial de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, Martin Kobler, a dernièrement fait état « d’informations crédibles selon lesquelles le M23 a continué de recruter » après les accords de paix conclus à Nairobi en décembre 2013, et « était redevenu actif dans l’Ituri, au Nord-est de la RDC ».

Pour lui, l’Onu ne doit tolérer aucune résurgence militaire du M23. Raison pour laquelle, il a invité Kigali et Kampala « à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire ».

De son côté, Kinshasa, à travers son porte-parole Lambert Mende, a prévenu lors d’une conférence de presse à Kinshasa que « toute autre tentative de déstabilisation de la RDC sera suicidaire », promettant que les FARDC réagiront énergiquement en cas d’une quelconque attaque, d’où qu’elle vienne.

Les Etats-Unis d’Amérique s’opposent à toute tentative de réorganisation des rebelles du M23. Russ Feingold, l’envoyé spécial de ce pays pour la région des Grands Lacs, l’a déclaré le mardi 28 janvier à Kinshasa au cours d’une conférence de presse.

Mercredi 15 janvier, la Monusco avait fait part de ses inquiétudes sur des manœuvres opérées par certains cadres de M23 pour se réorganiser militairement.

Selon Russ Feingold, si ces informations sont avérées, le M23 « recevra une réponse ferme et adéquate ».

Il a appelé tous les pays de la région des Grands Lacs à respecter la déclaration de Nairobi, l’accord-cadre d’Addis-Abeba et la mise en œuvre du processus de DDRR.

Deux déclarations ont mis fin aux pourparlers de Kampala. Elles ont été signées en décembre 2013 à Nairobi. L’une par le M23, marque la dissolution de ce mouvement rebelle. Et l’autre signée par Kinshasa marque l’engagement de la RDC à mettre en place le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion sociale des anciens rebelles et à présenter au Parlement congolais un projet de loi d’amnistie des éléments du M23.

L’accord d’Addis-Abeba signé le 24 février par onze pays africains vise principalement la stabilité de l’Est de la RDC, en proie à l’insécurité depuis deux décennies.

#Afrique : Pourquoi il est erroné de qualifier la #RDC (#DRC), l’Afrique du Sud ou tout autre pays de «capitale mondiale du #viol  » ?

Où est la «capitale mondiale du viol » ? Est-il l’Afrique du Sud ou la République démocratique du Congo ? Qu’est-ce que l’expression même signifie ? Un lecteur nous a demandé d’enquêter sur les allégations.

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Affirmer que l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo ou encore l’Inde peuvent prétendre au titre indésirable de « capitale du viol dans le monde » a fait le tour depuis plus d’une décennie.

Il ya treize ans, par exemple, un rapport sur l’actualité d’émissions de télévision des États-Unis, 60 Minutes, a déclaré que « selon les statistiques d’Interpol [Afrique du Sud] est la capitale de viol du monde. » La même année, le Christian Science Monitor visé – un peu plus de prudence – au pays comme la «capitale de viol réputé du monde ».

Cinq ans plus tard, un article de presse sud-africaine menée sur le site News24 a déclaré la réclamation comme un fait, mais il n’a pas pu l’attribuer à une source.

L’année dernière, un article de Reuters agence de nouvelles a décrit l’Afrique du Sud comme « un pays longtemps connue comme la« capitale du viol dans le monde ».

Une rapide recherche sur Google de l’expression reprend des articles publiés par le Mail and Guardian, MSN , Al Jazeera , The Washington Post , Eye Witness Nouvelles , News Sky , le Sowetan et le Open Society Initiative pour l’Afrique du Sud, parmi de nombreux autres .

Dans la plupart des cas, aucune preuve ou les données sont fournies pour sauvegarder la demande. De nombreux articles répètent simplement réclamations faites dans d’autres médias.

Combien de capitales de viol ?

Bien sûr, l’Afrique du Sud ou la RDC ne sont pas les seuls pays de marque de cette manière.

En 2013, le centre Nouvelles des Nations Unies a signalé que « les agences des Nations Unies estiment qu’au moins 200.000 femmes ont été violées dans la [République démocratique du Congo] depuis 1998, et est de la RDC a été décrit par un ancien haut fonctionnaire des Nations Unies comme la« capitale du viol dans le monde ». Vérifier Afrique a été incapable d’établir immédiatement la façon dont les agences des Nations Unies sont arrivées à l’estimation.

Un rapport antérieur de CNN censé expliquer pourquoi la RDC est capitale mondial de viol et deux autres d’Al Jazeera et The Guardian ont publié des articles contenant cette information.

D’autres ont fait la même information à propos de l’Inde. En Février de l’année dernière, l’agence Xinhua, par exemple, a signalé que « Delhi est appelée la capitale du viol dans le monde ».

Un magazine femmes américaine suite interrogé à propos, et a suggéré que l’Inde est le deuxième pays le plus peuplé du monde, il occupe le troisième rang en termes de nombre de viols enregistrés. Les États-Unis, il a dit, occupe la première place.

Un effet d’écho – chambre

Un bon exemple de la façon dont ces informations sont faites est un article sur le site Internet de l’Atlantique qui stipule que l’Afrique du Sud est  » parfois appelée la capitale du viol dans le monde ». À l’appui de cette déclaration, les articles des liens vers un post sur la section multimédia de site de News24 populaire d’Afrique du Sud qui est intitulé :  » RSA réputée capitale mondiale de viol».

Le poste News24 contient un clip vidéo intégré de la chaîne YouTube de la South African Broadcasting Corporation. Le clip, d’abord diffusé en Avril 2012, est un rapport SABC News qui commence par une voix off affirmant : « Interpol, l’Afrique du Sud est la capitale de viol dans le monde ». Mais le rapport ne propose rien pour soutenir la demande et personne d’Interpol est interviewé ou cité.

L’Afrique du Sud a certainement atteint les niveaux terriblement élevés de viol, mais revient-il à l’Interpol de la qualifier de capitale mondiale de Viol ?

En dehors de la SABC et News24 , le gouvernement provincial de la province du Cap occidental de l’Afrique du Sud estimait en Novembre de l’année dernière , à l’occasion d’une campagne pour protester contre la violence faites aux femmes et aux jeunes filles , a publié un communiqué de presse indiquant catégoriquement que « l’Afrique du Sud est marquée par Interpol comme la« capitale mondiale du viol ».

Nous avons contacté Interpol. Ils ont nié avoir fait pareille déclaration.

 » Nous avons déjà contacté SABC pour demander une correction à cet égard, et nous le ferons encore. Malheureusement, ces faux rapports ont été répétées par les différents médias, sans vérification avec [Interpol ] ,  » a déclaré un porte-parole d’Interpol Afrique joint par email .

Différentes explications du viol

Pour faire une comparaison équitable de la prévalence du viol dans différents pays, il serait nécessaire de comparer ce qui est comparable.

Cependant, différentes définitions juridiques de viol, la sous-déclaration de viol et d’agression sexuelle, et les différentes méthodes d’enregistrement entravent les rapprochements internationaux. Un certain nombre de ces difficultés ont été mis en évidence dans un article récent de la politique étrangère et dans les précédents rapports sur la situation des crimes sexuels en Afrique.

La première pierre d’achoppement est que les définitions juridiques de viol diffèrent d’un pays à l’autre. Loi sud-africaine stipule que toute personne qui commet illicitement et intentionnellement un acte de pénétration sexuelle avec une autre personne sans son consentement est coupable de l’infraction de viol. En raison de cette large définition, la loi sud- africaine reconnaît le viol des hommes et des garçons. Beaucoup d’autres pays, comme l’Inde et Singapour ne le font pas.

Et en Afrique du Sud comme en République Démocratique du Congo, le viol conjugal est un crime à tout âge, mais en Inde il n’est pas illégal à moins que la femme soit plus jeune que quinze ans, tandis qu’à Singapour, un homme est seulement coupable de viol conjugal si sa femme vit loin de lui.

Différentes définitions du viol s’entend des classements internationaux seront fondamentalement viciée. Les infractions de viol sont comptées différemment.
En plus des définitions différentes, les pays ont différentes méthodes de comptage et l’enregistrement de viol.

Au Royaume-Uni, par exemple, si deux hommes poussent une femme dans une chambre à coucher et la violent à la fois, il sera considéré comme un crime avec les délinquants agissant ensemble. Cependant, en Afrique du Sud, chaque acte de pénétration est un crime distinct. «La loi est très simple quand il s’agit de compter les viols. Chaque pénétration devrait compter comme un viol,  » a déclaré à Afrique Check Chris de Kock, un analyste de la criminalité, consultant et de la police sud-africaine et major général à la retraite.

En effet, cela signifie que le nombre de viols enregistrés dans certains pays est basé sur le nombre de victimes et les autres sur le nombre d’actes criminels commis.

Le Taux de sous-déclaration est inconnu pour que les comparaisons soient valables, les pays devraient également avoir des niveaux similaires de la déclaration des viols.

Il est un fait admis dans la plupart des pays que les statistiques de viol ne sont pas reflet un nombre exact ou réel de viols qui ont lieu. Une grande proportion des viols ne sont pas signalés.

Mais le taux de déclaration sous- varie de pays à pays. Récemment, l’Autorité de la Statistique du Royaume-Uni a dépouillé des statistiques de la police du Royaume-Uni de leur statut officiel, la suite d’allégations que la police métropolitaine avaient été moins informée des infractions sexuelles commises par autant que 25 pour cent.

En Afrique du Sud, une étude en 2010 par Gender Links et le Medical Research Council a constaté que dans la province de Gauteng en Afrique du Sud seulement 13% femme ont déclaré non – partenaire viol et globalement seulement 25% de cas de viol ont été signalés à la police.

Compte tenu de ces variables « pas de comparaisons internationales seront exacts », Lizette Lancaster, directeur de l’Institut d’études de sécurité de la criminalité et le moyeu de la justice, a déclaré à Afrique Check.

Conclusion

Les données disponibles ne sont pas fiables. L’affirmation selon laquelle plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et l’Inde sont « capitale du viol dans le monde» a été publié et republié par les médias nationaux et internationaux à plusieurs reprises, sans aucune tentative de vérifier l’exactitude de cette information. Dans certains cas, ces revendications sont destinées honnêtement, pour sonner l’alarme sur des niveaux trop élevés de viol. Dans d’autres, ils semblent être faits à des fins partisanes.

Cependant, alors que les statistiques restent comme elles sont, toutes ces étiquettes n’ont pas de sens. Différentes définitions du crime, les différentes méthodes d’incidents d’enregistrement de viol, et les différents niveaux de sous-déclaration des viols et violences sexuelles de toutes sortes font de telle sorte que les comparaisons internationales sont impossibles.

Pour les autorités, la police, et la société en général pour réellement s’attaquer au problème très réel de viols et violences sexuelles, partout où il a lieu, des meilleures données sont nécessaires dans la plupart des pays. Seulement alors, et seulement si les méthodes de collecte de ces données sont les mêmes, une probable comparaison serait envisageable.

( par Peter Cunliffe – Jones)

Marcel-Héritier Kapitene

For The Kivu Times

#Kinshasa (#DRC) : les bus Mercedes 207 bientôt interdits de circulation au centre ville

Les bus Mercedes 207 seront interdits de circulation au centre ville de Kinshasa dans sept jours. Le commandant de la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa, le général Célestin Kanyama l’a déclaré à ses collaborateurs et aux représentants de l’Association des chauffeurs du Congo (Acco), mardi 14 janvier. Il a annoncé une série de mesures prises en matière de circulation routière dans la capitale.

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Le général Célestin Kanyama a fait savoir que les taxi-motos sont aussi interdits de circulations au centre ville.

« Les taxi-motos avec trois, quatre, cinq personnes à l’arrière et sans casque. Ca ne peut plus pénétrer la commune de la Gombe. Les 207 jamais dans la commune de la Gombe », a-t-il martelé.

Le commandant provincial de la PNC a aussi évoqué d’autres mesures qu’il a qualifiées d’élémentaires.

« Dans un taxi, on doit avoir cinq personnes y compris le chauffeur. Les taxi-bus doivent contenir douze personnes, et les chauffeurs doivent attacher leurs ceintures de sécurité. On ne peut pas circuler avec la portière ouverte”, a indiqué le général Kanyama.

Il a aussi fait savoir que les escortes ne seront autorisées que pour les autorités qui y ont effectivement droit.

Ces mesures concernent aussi les forces de l’ordre. Les agents des bureaux de renseignements de la Police communément appelés “bureau 2″ sont désormais interdits de saisir des véhicules et d’arrêter des conducteurs dans les parkings.

avec Radio Okapi

Photo John Bompengo/Radio Okapi

Insécurité à l’Est (#DRC) : la #Monusco prête à en découdre avec les #FDLR et les #ADF/#Nalu

S’exprimant le 13 janvier devant le Conseil de sécurité, le représentant spécial de l’ONU en RDC, Martin Kobler, a exhorté les Fardc à faire davantage et à coopérer étroitement avec la Monusco.

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La Monusco est loin de fléchir dans son obstination d’en découdre avec les forces négatives qui continuent d’écumer l’est de la RDC. Le représentant spécial de l’ONU en RDC, Martin Kobler, a réaffirmé lundi devant le Conseil de sécurité l’engagement de son institution à en finir définitivement avec le M23 redevenu actif dans le territoire de l’Ituri en province Orientale. En effet, des informations parvenues à la Monusco laissent entendre que cette rébellion armée n’a pas été totalement défaite. Quoique les accords de paix aient été conclus dernièrement à Kampala au terme desquels le M23 a officiellement renoncé à sa rébellion, rien de tel ne s’est réalisé. Cet ex-mouvement armé, à en croire un rapport de la Monusco, a continué à recruter de nouvelles unités comme si de rien n’était. « Nous ne devons tolérer aucune résurgence militaire du M23 », a laissé entendre Martin Kobler faisant état « d’informations crédibles » dont disposerait la Monusco à ce sujet.

Il estime que des progrès accomplis jusqu’ici en termes de pacification du Nord-Kivu ne devraient pas être remis en cause par la renaissance du M23 mis en déroute début novembre 2013 par les Fardc appuyées par la brigade spéciale d’intervention de la Monusco. « J’en appelle au gouvernement congolais pour qu’il mette en application la déclaration de Nairobi et qu’il accélère le processus de désarmement et de démobilisation des ex-combattants du M23 », dixit Martin Kobler. Il a, par ailleurs, invité les gouvernements ougandais et rwandais « à tout faire pour éviter que des éléments du M23 ne trouvent refuge ou ne s’entraînent sur leur territoire ».

Les rebelles du M23 en reconstitution ne sont pas les seuls à se retrouver dans le collimateur de la Monusco. Il y a aussi les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis. Tout en appelant le gouvernement congolais à coopérer avec elle dans le cadre de nouvelles opérations conjointes qu’elle s’apprête à lancer, la Monusco veut en finir une fois pour toute avec les rebelles hutus rwandais. « La direction des FDLR ne doit avoir d’autre choix que de se rendre », a martelé Martin Kobler devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Les FDLR, une autre priorité

Pour l’ONU, le démantèlement des FDLR constitue encore et toujours une priorité. En cette année 2014 marquant le vingtième anniversaire du génocide rwandais, la Monusco veut frapper un grand coup en mettant hors d’état de nuire les FDLR et les contraindre à regagner leur pays en activant le processus DDRR. Toutefois, Martin Kobler a reconnu le côté laborieux d’une telle entreprise étant entendu que les FDLR constituent des petits groupes disparates dissimulés dans une épaisse forêt vierge. Ce qui rend difficile leur repérage et leur traque.

Outre les M23 et les FDLR, la Monusco a aussi un œil regardant vis-à-vis des rebelles ougandais des ADF/Nalu, un autre groupe armé actif dans l’est de la RDC, pour lequel d’autres actions militaires sont envisagées. Les Fardc ont été exhortées à faire davantage et à coopérer étroitement avec la Monusco. 

 Alain Diasso

#Kinshasa : une campagne de #sensibilisation sur la #rage

Les propriétaires sont tenus de faire recenser leurs animaux de compagnie auprès des inspecteurs vétérinaires dans leurs communes respectives.

Du 10 janvier au 10 mars 2014, la ville-province de Kinshasa, à travers le ministère provincial de l’Agriculture et développement rural, organise une campagne de sensibilisation de la population sur la rage. Au regard de la gravité de cette maladie qui tue, ce ministère a mis à la disposition de la population des inspecteurs vétérinaires, dans chaque commune, qui procéderont au recensement des animaux de compagnie. Tous les propriétaires de ces animaux sont donc invités à se rendre dans leurs communes respectives pour se faire identifier.

En effet, la rage est une maladie virale qui se transmet de l’animal à l’homme par la salive des animaux infectés lors d’une morsure ou d’une égratignure. Présente dans tous les continents sauf l’Antarctique, plus de 95% des cas humaines surviennent en Asie et en Afrique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, lorsque les symptômes apparaissent, la rage est presque toujours mortelle. Cette maladie qui touche plus de 150 pays et territoires, tue plus de 55.000 personnes dans le monde, principalement en Asie et en Afrique. La grande majorité de cas mortels de la rage est attribuée aux chiens.

La RDC enregistre aussi beaucoup de cas de la rage pour la simple raison que les Congolais en général et les Kinois en particulier n’ont pas l’habitude de vacciner les animaux de compagnie. La législation en vigueur demande à tout propriétaire de faire vacciner les animaux de compagnie pour éviter la transmission de la rage qui tue. Cette campagne est donc une opportunité offert à tout Kinois détenteur d’un animal de compagnie à le faire recenser pour le bien de tous.

Cependant, le nettoyage de la plaie et la vaccination pratiqués dans les quelques heures suivant le contact avec un animal suspect permettent de prévenir l’apparition de la rage et le décès. Chaque année, précise l’OMS, plus de 15 millions de personnes dans le monde sont vaccinés. Ce qui permet ainsi d’éviter des centaines de milliers de décès par an. À bon entendeur, salut !

Gypsie Oïssa Tambwe

5e Sommet de la #CIRGL – L’#Angola promet d’aider à pacifier les #Grands_Lacs par sa « riche #expérience »

La République d’Angola, qui abrite à Luanda le 5ème Sommet de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) du 10 au 15 janvier 20104, a promis d’aider à pacifier la région par sa « riche « expérience ».

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« La riche expérience de l’Angola pourra aider au développement et dans la stabilité de la région des Grandes Lacs », a déclaré vendredi le chef d’Etat-major général des Forces armées angolaises (FAA), le général d’armée Geraldo Sachipengo Nunda, dans son discours d’ouverture de la réunion des chefs d’Etat – major des armées des pays membres de la CIRGL.

Il a souligné que « l’Angola fera tout afin de pouvoir, dans le cadre de sa présidence, poursuivre les actions réalisées par d’autres Etats au cours de la période qu’ils avaient présidé l’Organisation ».

La situation à l’Est de la RDC « en train de se stabiliser »

Le général d’armée Geraldo Sachipengo Nunda, cité par Angop, a exprimé la conviction que la rencontre des chefs d’Etat-major des armées des pays membres de la CIRGL « contribuera au renforcement de tous les instruments pour l’obtention de la paix, la stabilité et le développement de nos pays ».

« En ce moment où la situation à l’Est de la RDC est en train de se stabiliser, comme vous savez, il y a un autre conflit au Sud-Soudan, un conflit qui paraît être le résultat d’une divergence interne, mais aussi il y a un conflit en République Centrafricaine », a-t-il insisté.

Le 5 novembre 2013, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont obtenu une « victoire totale » sur l’ex rébellion du M23/RDF qui tentait, depuis mai 2012, déstabiliser le Nord-Kivu (Est de la RDC) avec le soutien en troupes et en armement du Rwanda et de l’Ouganda.

« Ses dernières poches de résistance, situées dans les localités de Chanzu et de Runyonyi, ont été enlevées par les Forces armées de RDC (FARDC) », avait annoncé le m !inistre congolais des Médias Lambert Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement de la RDC.

« Ils ont brûlé 42 véhicules et leurs dépôts de munitions. Ils se sont dispersés dans tous les sens, chacun pour soi et Dieu pour tous. Les combats ont duré toute la nuit », avait précisé un officier des FARDC.

Réunion du Comité interministériel régional, mardi 14 janvier

Selon le programme officiel du 5ème Sommet de la CIRGL, les ministres de la Défense vont se réunir samedi, avant la rencontre des coordonnateurs nationaux qui sera suivie de la réunion du Comité interministériel régional, mardi 14 janvier. La réunion des chefs d’Etat et de Gouvernement des pays de la région des Grands Lacs africains va clôturer, mercredi 15 janvier au Centre de Conventions de Talatona, le 5ème Sommet de la CIRGL.

Douze pays font partie de la CIRGL créée en 1994 : Angola, Burundi, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Kenya, Ouganda, Rwanda, Soudan, Soudan du Sud, Tanzanie et Zambie.

ANGELO MOBATELI/LP

#RDC (#DRC) : « On entre dans une période d’#incertitude », selon Prof. #Omasombo

Le Pr. Omasombo analyse la récente déstabilisation du Congo.

Assauts armés à Kinshasa, au Katanga et à Kindu (Maniema); batailles rangées entre armée et séparatistes katangais; gouvernement « de cohésion nationale » annoncé en octobre et toujours introuvable… Les événements s’accélèrent au Congo. Pour les comprendre, nous avons interrogé le politologue Jean Omasombo, chercheur au Musée de Tervuren et professeur à l’université de Kinshasa.

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Quelle est votre lecture des attaques du 30 décembre par des fidèles du pasteur Mukungubila ?

D’abord, je remarque que ce pasteur a pris la fuite et a disparu – comme l’auteur d’une autre tentative de coup d’Etat, un Luba également originaire du Nord-Katanga, Eric Lenge.

Rappelez-vous, les 10 et 11 juin 2004, ce major responsable du groupe commando d’élite de la garde présidentielle avait pris le siège de la radio nationale avant de disparaître sans être jamais inquiété. Maintenant c’est le pasteur qui a disparu selon le même schéma; on s’interroge bien sûr sur la qualité des services de sécurité, de la police, voire de l’armée. Et l’on s’étonne de la facilité avec laquelle les fidèles du pasteur ont à la fois occupé la radio-télévision et attaqué l’état-major général et l’aéroport international de Kinshasa.

On note aussi que la déstabilisation survient dans des provinces réputées encore favorables au président Kabila : attaques spectaculaires au Katanga et, cette fois, le Maniema a été touché. On sait que le Kivu et la Province orientale, les autres régions qui avaient voté massivement Kabila en 2006, s’en sont éloignés progressivement. Cela paraît significatif : le mécontentement gagne l’opinion.

Ces événements sont-ils liés à la longue attente d’un nouveau gouvernement ?

La lecture par l’opinion publique de la défaite du M23 au Kivu et « des concertations nationales » me semble avoir un lien avec ces événements. Dans les attaques du 30 décembre, on peut percevoir le mécontentement lié à la nomination à la tête de la police nationale du général Charles Bisengimana – un Tutsi, comme la majorité des combattants du M23. Cette promotion passe aux yeux de l’opinion pour une garantie donnée par le président Kabila au M23. Il y aurait des garanties formelles, signées par le gouvernement, et des garanties « réelles » ou alliances. Le CNDP, duquel est issu le M23, était devenu un parti politique de la majorité présidentielle en mars 2011, une alliance qui paraissait alors intéressante pour gagner les élections de novembre. Quelle participation au pouvoir était-elle convenue pour le CNDP ? Cette fois-ci, la promotion de Bisengimana à un poste trop en vue, succédant à un Katangais, John Numbi, survient à un moment très sensible, alors que depuis la clôture des concertations nationales, le 24 octobre, qui ont suscité énormément d’attente, il ne s’est rien passé sauf cette nomination, qui sonne dès lors comme une explosion.

Pourquoi le président Kabila a-t-il convoqué ces concertations nationales ?

Je pense qu’il a voulu s’en servir pour rebondir, à la fois réparer sa réélection contestée de 2011 et, surtout, se trouver une place pour la présidentielle de 2016. On sait qu’il a dû renoncer à modifier la Constitution pour se permettre un troisième mandat. Par les concertations nationales, il aurait espéré mettre en place une forme de transition organisant un nouveau cadre et, ainsi, repartir pour de nouveaux mandats comme en 2006, quand une nouvelle Constitution lui avait permis de se présenter à deux mandats, les cinq années de pouvoir effectuées auparavant étant « effacées ».

Deux mois et demi après le discours de clôture des concertations nationales par M. Kabila, cependant, le gouvernement « d’union nationale » n’est toujours pas en vue.

Tout le monde attend ! Alors que le gouvernement est en affaires courantes, l’atmosphère est pesante à Kinshasa. Les concertations nationales ont échoué et en voulant en tirer coûte que coûte des résultats, le Président, qui annonce un gouvernement d’union nationale se crée lui-même de nouveaux problèmes. Qui prendre et qui laisser ? Kabila a face à lui 3 000 ou 10 000 candidats, alors que le gouvernement, même élargi, ne peut dépasser 60 places. Il sait qu’il devra nécessairement mécontenter de nombreux courtisans. Dans cette atmosphère, on peut se demander s’il ne sera pas pris en otage, comme Mobutu l’a été dans la phase décroissante de son pouvoir jusqu’à sa chute, en 1997. Sa garde présidentielle l’avait alors retenu à Gbadolite et il avait dû payer une rançon pour pouvoir fuir le pays.

Pourquoi n’y a-t-il pas de gouvernement ?

En raison de divers facteurs. D’abord, la quantité des demandes et des attentes. Et la diversité des réseaux à satisfaire. Sans compter la manière d’opérer du Président qui, en particulier depuis les élections de 2011, sort souvent du cadre légal pour s’attribuer des prérogatives que ne lui donne pas la Constitution. Contrairement à ce qu’elle prescrit, il a ainsi désigné ses Premiers ministres – Gizenga, Muzito, Matata – chaque fois en dehors du parti majoritaire au Parlement, le PPRD. Il faut souligner que Kabila prend toujours soin de se présenter comme au-dessus de la mêlée et ne prend pas la direction du PPRD, avec lequel il conserve une certaine distance. Il a, certes, besoin de ce parti comme instrument de propagande mais ne peut compter sur lui pour assurer et organiser son pouvoir réel. Ses conseillers, son énorme machine présidentielle, sa Maison militaire et sa garde sont pour lui des outils plus importants, qui échappent complètement à l’emprise d’un parti qui n’en est pas réellement un.

Aujourd’hui les principaux acteurs du PPRD sont mécontents du Premier ministre, dont ils exigent le départ, notamment parce qu’en bancarisant les fonds pour les institutions, Matata rend leur accès plus difficile. Ces gens ne sont plus, pour la plupart, que de simples députés. Formellement les alliés de Joseph Kabila, ils veulent qu’un Premier ministre soit nommé dans leurs rangs; cela en ferait plus ou moins le dauphin du Président pour 2016. Mais Kabila accepte-t-il ce schéma ?

Le chef de l’Etat est aujourd’hui dans une position où il risque de créer de nombreux Kamerhe (1) : des mécontents qui deviennent des rivaux dangereux parce qu’ils le connaissent bien.

Quelle conclusion tirez-vous de la situation ?

Joseph Kabila ne devance plus les événements, il court derrière le temps. Il se demande comment revenir à sa meilleure période, celle qui va de 2006 à environ 2009. En 2006, élu, il avait annoncé : « la récréation est finie » et présenté son programme de « cinq chantiers ». Mais il s’est mis lui-même en récréation et a raté ses objectifs.

La question qui se pose aujourd’hui est : vers quel destin avance-t-il ? Les événements de 2013 semblent indiquer qu’on entre dans une période d’incertitude.

(1) Président de l’assemblée nationale (2006-2009) limogé, aujourd’hui président du parti d’opposition UNC.

Avec La Libre

#DRC #Economie : 98% de l’#or de la #RDC seraient exportés en fraude

Quelque 98 % de l’or produit en République démocratique du Congo (RDC) est exporté en fraude, ce qui contribue au financement des nombreux groupes armés proliférant dans l’est du pays, affirme le dernier rapport annuel – encore non publié – du groupe des experts de l’ONU sur la RDC, dont l’agence BELGA a obtenu une copie.

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De nombreux groupes armés présents dans l’est congolais tirent des profits financiers de la production et du commerce des ressources naturelles qui abondent dans cette région riche en minerais divers.

En ce qui concerne l’or, le groupe d’experts souligne que de nombreux sites miniers se trouvent dans des zones « post-conflit » (c’est à dire où les combats ont généralement pris fin) mais que la production provenant de ces zones est mélangée avec celle de zones de conflit, « particulièrement dans les grandes villes de négoce de l’est de la RDC et dans les pays de transit (que sont les voisins) l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie ».

L’absence de transparence dans le commerce de l’or rend difficile de distinguer l’ »or des conflits » de celui provenant des autres régions, ajoute le rapport, extrêmement bien documenté et qui affirme aussi que les rebelles congolais du Mouvement du 23 mars (M23), vaincus en novembre dernier, ont bénéficié jusque fin octobre d’un soutien en provenance du territoire rwandais.

Les experts estiment que 98% de l’or produit en RDC est exporté en fraude et que la quasi-totalité de l’or traité en Ouganda, « le principal pays de transit » pour ce minerai précieux, est « exporté illégalement » depuis l’ex-Zaïre.

Le résultat de ces trafics est que la RDC et l’Ouganda « perdent des millions de dollars chaque année » à la suite l’absence de perception de taxes et « tolèrent un système qui finance les groupes armés en RDC, souligne le rapport, daté du 12 novembre et adressé à la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies.

Selon une estimation du Service géologique des Etats-Unis (« US Geological Survey ») cité par le rapport, les mineurs artisanaux établis en RDC  produisent environ 10.000 kilos d’or par an. Mais de janvier à octobre 2013, les exportations n’ont officiellement atteint que 180,76 kilos.

Les experts évaluent également la valeur de l’or exporté clandestinement du Congo en 2013 à des montants oscillant entre 383 et 409 millions de dollars. En se fondant sur la valeur estimée du minerai, le groupe estime que le gouvernement congolais a perdu entre 7,7 et 8,2 millions de dollars en taxes durant l’année 2013.

Les principales villes de négoce pour l’exportation illégale d’or dans l’est de la RDC sont Bukavu (le chef-lieu de la province du Sud-Kivu), Butembo (au Nord-Kivu), Bunia (chef-lieu du district de l’Ituri, en province Orientale), Ariwara (dans le même district) et Kisangani (le chef-lieu de la province Orientale).

Le rapport cite nommément une série de personnes spécialisées dans le commerce d’or, tant en RDC que dans les pays voisins, dont l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie.

Selon les experts, les mêmes trafics concernent la production congolaise des « trois T » (en anglais étain, tungstène et tantale), dont de nombreuses mines sont contrôlées par les groupes armés et les Forces armées de la RDC (FARDC, l’armée gouvernementale). Et cela, en dépit des initiatives de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE) et de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) sur la validation des sites miniers pour lutter contre l’exploitation illégale de minerais alimentant des conflits, souligne encore le rapport.

Belga

Traque des #ADF-#Nalu : exclure #Kampala

Tirant les leçons de l’expérience malheureuse contre les FDLR
Privilégier une opération conjointe FARDC-Monusco
L’ombre d’une opération conjointe pour la traque des ADF-Nalu se profile à l’horizon, à l’issue de la réunion tenue à Beni entre les chefs d’état major des armées congolaise et ougandaise. Les expériences malheureuses du passé avec la RDF (armée rwandaise) et la même UPDF (l’armée ougandaise) ont laissé un arrière goût qui exigence plus de prudence de la part de Kinshasa. « Chat échaudé craint l’eau froide », dit le sage.  Vaut mieux privilégier l’option d’une opération conjointe FARDC- Monusco que se jeter dans la gueule du loup.

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Les généraux Didier Etumba des FARDC et Katumba Wamala des « UPDF » ont échangé hier lundi 13 janvier à Beni sur la possibilité d’une opération conjointe contre les rebelles ADF-Nalu.   Faisant le compte-rendu de la rencontre, le général ougandais : « Je suis venu concrétiser les pourparlers entamés à Goma sur la traque des ADF Nalu, jusqu’à leur réédition totale parce que cette force négative insécurise aussi bien les Congolais que les Ougandais ».

L’intention est louable d’échanger avec un pays voisin concerné directement par les activités subversives et terroristes d’un groupe armé, en l’occurrence ADF-Nalu. Mais là où le bât blesse, c’est lorsque ce même voisin, l’Ouganda, s’était illustré dans un passé récent par son soutien inconditionnel à un groupe armé classé également force négative et qui a endeuillé la RDC. Il s’agit du M23. Bien plus, le même voisin est accusé par des experts onusiens d’avoir participé aux multiples agressions de la RDC. Des preuves documentées contenues dans leurs rapports font foi.

Déjà, en novembre 2013, une tripartite avait mis autour d’une table la RDC – l’Ouganda et la Monusco en vue de la planification de la traque des ADF-Nalu. Lors de la réunion tenue à Goma, le gouverneur julien Paluku avait cerné les limites de la participation ougandaise. « La traque des rebelles de l’ADF-NALU va être l’affaire des seules Forces armées de la République démocratique du Congo », avait martelé le gouverneur du Nord-Kivu au nom de la RDC et son gouvernement.

Plus explicite, Julien Paluku avait dit : « les assises de Goma ont pour unique objectif de prévenir des dégâts collatéraux qui affecteraient l’Ouganda ». Selon des sources crédibles, des unités lourdement armées de l’UPDF sont déployées le long de la frontière commune sur le versant ougandais. Les chars de combat sont visibles ainsi que des militaires ougandais lourdement armés. Une source des FARDC a confié sous le couvert de l’anonymat que les opérations contre les ADF-Nalu ne tarderont plus. « N’eut été la mort du colonel Mamadou Ndala, c’est le 05 janvier qu’on aurait enclenché les hostilités pour déloger définitivement les ADF-Nalu », déclare cet officier.

La position officielle de la RDC est le résultat d’une expérience au goût aigre-doux imposée par des voisins déterminés à annexer des pans entiers du territoire congolais. Aussi, des surprises désagréables sont redoutées dans l’éventualité d’une traque conjointe FARDC-UPDF contre les ADF-Nalu.

Cette crainte est d’autant plus légitime que par le passé, le retour complet des troupes rwandaises et ougandaises n’était pas chose acquise des années après les opérations conjointes. C’est avec désinvolture, par exemple, que Kigali avait annoncé tambours battants, sous le feu des caméras le retour des forces spéciales rwandaises ayant œuvré lors d’une opération conjointe. Une manœuvre visant à discréditer les autorités congolaises face à une opinion publique hostile à toute compromission avec les voisins ougandais et rwandais.

Dans les entrefaites, le chef d’état major de l’armée ougandaise a tenté de rassurer la partie congolaise sur sa sincérité : « Il est inconcevable que l’Ouganda soutienne les ADF-Nalu parce qu’ils causent l’insécurité parmi nos deux peuples ». Les ADF-Nalu sont à la base de plusieurs cas d’enlèvements, de viols, de pillages des ressources naturelles voire des bétails et produits de champs des paisibles villageois.

Une préférence pour la Monusco

S’il faut s’allier à des partenaires pour opérer la traque des ADF-Nalu, la préférence pour la brigade spéciale d’intervention de la Monusco est soutenue par la majorité des Congolais. L’armée ougandaise a démontré son penchant pour les terres congolaises. Les richesses du sol et du sous-sol font l’affaire des corps expéditionnaires ougandais et rwandais en RDC. Souvent, leur retour est la cause d’autres guerres plus meurtrières et pernicieuses que les précédentes.

Il est totalement exclu l’éventualité que le loup rentre, officiellement, dans la bergerie en vue de mener des opérations contre des rebelles ADF-Nalu. Malgré toutes les bonnes dispositions affichées des autorités ougandaises, une fin de non recevoir est l’unique réponse à cette offre perverse et toxique de collaboration.

D’ailleurs, une telle option n’est envisageable lorsque l’on sait que la Monusco apporte depuis un temps un soutien fort appréciable aux FARDC. Les autorités civiles et militaires ne s’empêchent pas de louer cette nouvelle approche de la mission onusienne après l’arrivée de Martin Kobler. La rencontre protocolaire de Beni constitue une preuve de transparence et de collaboration offerte par la RDC. Mais elle ne devrait constituer une opportunité pour offrir le flanc à l’ennemi.  

En fait, la rencontre de Beni ne doit pas aller au-delà et s’étendre dans la zone opérationnelle. Kinshasa n’a pas encore obtenu des garanties sur le retour des militaires congolais ex-M23 accueillis en héros sur le territoire ougandais. Ce qui aurait aidé à couper toute base arrière aux ADF-Nalu sur le territoire ougandais. A ce jour, il n’est pas exclu que les ex-M23 se remettent en selles et reprennent du service sur le territoire congolais.

Kinshasa devrait s’inspirer de cette sagesse universelle qui dit que « chat échaudé craint l’eau froide ». Il s’agit d’une question de souveraineté. La confiance n’exclut pas la prudence. Et dans le cas d’espèce, Kampala et Kigali ont, à maintes reprises, fait étalage de leur mauvaise foi dans les relations de bon voisinage avec Kinshasa, lequel s’en sort toujours avec la gratification de dindon de la farce.

Quant au reste, cela relève de la responsabilité des Congolais, qui fiers et déterminés à sauvegarder l’intégrité de leur territoire national ne se laisseront plus berner par des voisins qui appâtent la RDC par des cadeaux empoisonnés.

Beni/Nord-Kivu: Des éléments de l’ex-M23 cantonnés en Ouganda entrent par Nobili, Chefferie de Watalinga

Des mouvements armés sont en nouveau signalés dans la localité de Nobili en territoire de Beni vers la frontière avec l’Ouganda. Quatre camions chargés des ex-M23 en provenance de l’Ouganda auraient franchis la frontière la nuit du vendredi 3 au samedi 4 janvier 2014 pour en nouveau attaquer les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

L’espoir pour la paix dans le Nord-Kivu semble s’être effondré avec la mort de celui que les congolais appelaient affectueusement « Héros du Nord-Kivu », « commandant chef », « anti-Makenga », « Bouclier inamovible de Goma », etc. Deux jours après l’assassinat crapuleux du Colonel Mamadou Moustapha N’Dala, commandant de l’unité de réaction rapide des FARDC, la manivelle tourne à l’envers.

Des sources locales en chefferie de Watalinga, nous apprenons les mouvements des hommes armés vers Nobili. Vêtus en uniformes de l’UPDF (armée ougandaise), ces militaires s’expriment pour la plus part à Kinyarwanda. « Ils sont lourdement armés et profitent des positions laissées vides par les FARDC dans les alentours de Nobili pour s’installer », précise notre source sur place.

Eprise de panique et trempée dans la psychose depuis l’assassinat du commandant Mamadou, cette énième incursion étrangère dans cette partie de pays vient enfoncer la cloue. Au lendemain du coup fatal qui leur a trempé dans un désespoir  sans précédent, ces compatriotes de l’extrême nord-est du Nord-Kivu sont à nouveau victime de leur destin, celui de l’appartenance à la cible de toutes les guerres d’agressions étrangères.

Pour rappel, le colonel Mamadou Moustapha N’Dala, commandant de l’unité commando de réaction rapide a été lâchement abattue le jeudi 2 janvier dernier avec deux de ses gardes de corps au quartier Matembo, à 9 kilomètres du centre ville de Beni, vers l’aéroport de Mavivi. Les sources officielles ont du coup attribué ce forfait aux rebelles ougandais des ADF/NALU, chose qui ne passe pas dans l’entendement de la population locale qui croit plutôt à un ciblage commandité par Kinshasa pour cause de la monté en flèche de la popularité de l’homme à qui toute la population attribue la mise en déroute la rébellion pro-rwandaise du M23 qui sévissait pendant près de dix-huit mois dans le Rutshuru et le Nyiragongo au Nord-Kivu.

Cet assassinat, que d’aucuns qualifie de stratégique, semble être le premier pas d’un complot reformulé. Démoralisés par la mort de leur chef, certains des militaires FARDC de l’unité commando de réaction rapide qui étaient déployé dans les villages de Nobili et Kikingi ont commencé à abandonner leurs positions initiales, demandant aux auteurs intellectuels de l’assassinat de leur commandant (qu’ils croient être à Kinshasa) de venir poursuivre la traque des rebelles ougandais ADF/NALU en territoire de Beni.

#RDC (#DRC) : 5 militaires blessés dans une embuscade de rebelles ougandais dans l’est du pays – La Colonel #Mamadou N’dala vient d’être confirmée

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C’est la voiture du commandant Mamadou N’dala en charge des opérations contre la rébellion ougandaise, qui a été visée. Le sort de ce commandant reste inconnu selon son garde du corps. L’attaque s’est déroulée dans le nord de la province du Nord-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les FARDC viennent de confirmer la mort du Colonel Mamadou Moustapha Ndala. http://t.co/84bE3yYs0J

RDC (#DRC) : Un plan d’action #stratégique #humanitaire pour 2014

Face à l’immensité des besoins et aux ressources limitées, l’Equipe Humanitaire de Pays a opté pour une planification davantage focalisée sur les besoins d’urgence aiguë et chronique résultant de quatre types de crise: conflits avec violence, crises nutritionnelles, épidémies et catastrophes naturelles.

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Tout en se focalisant sur les priorités humanitaires, ce plan prévoit de renforcer la coordination avec les mécanismes chargés de la stabilisation et du développement, surtout le Gouvernement, en vue de renforcer la complémentarité. Un accent est également mis sur le renforcement de la résilience des communautés affectées, afin de favoriser la recherche de solutions durables.

La stratégie encourage la multisectorialité dans les activités, ainsi qu’une approche basée sur une aide holistique aux communautés affectées par les crises, au-delà de leur statut de déplacés ou retournés ainsi que les rapatriés, et avec une recherche de redevabilité envers les bénéficiaires.

Ce plan pourra permettre de :

  1. Renforcer la protection de la population civile et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les violences et les conflits armés
  2. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité dues à la malnutrition aigüe dans les zones en crise nutritionnelle
  3. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité excessives au sein des populations touchées par les épidémies
  4. Renforcer la protection de la population et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les catastrophes naturelles

Bien qu’environ 6,3 millions de personnes se trouvent dans le besoin humanitaire, les activités contenues dans ce plan de réponse ciblent uniquement 4,7 millions de bénéficiaires. Les choix pour ce ciblage ont été effectués sur la base du critère fondamental de sauver des vies où la situation le requiert de la manière la plus urgente.

Les différentes activités envisagées dans ce plan peuvent êtres résumées de la manière suivante:

  • Actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, afin de réduire les maladies d’origine hydrique ;
  • Actions visant à promouvoir l’éducation de qualité pour les enfants et les adolescents, avec un accent particulier sur la mise en place de structures (physiques et humaines) durables ;
  • Actions visant à sauver des vies ou à améliorer les conditions de vie, à travers l’accés aux vivres et aux biens et services de base;
  • Actions visant à prévenir et à combattre la malnutrition, et les maladies associées;
  • Actions visant à améliorer l’environnement protecteur et à reduire les risques de protection les plus graves, y compris les violences sexuelles et les violences contre les enfants, les discriminations basées sur l’âge, le genre et la diversité; ainsi qu’à renforcer la résilience des populations affectées en termes de leur protection.

Cinq thèmes transversaux ont été pris en compte dans la réponse: genre, protection (y compris violences sexuelles et basées sur le genre), résilience, environnement et VIH.

Un montant de US$ 832 millions est nécessaire pour financer les activités planifiées, dont US$ 539 millions pour des activités hautement prioritaires.

Le budget de coordination est de US$ 18 million et comprend les activités des bureaux d’OCHA en RDC, ainsi que le fonctionnement de l’unité des financements humanitaires, en charge de la gestion des fonds communs humanitaires (CHF, CERF, RRF). Cette unité, gérée par OCHA, est constituée de staffs d’OCHA et du PNUD. Le financement nécessaire au fonctionnement des groupes sectoriels ne figure pas dans le budget de coordination.

Vous pouvez télécharger l’intégral de ce rapport en cliquant ici.

avec RDC – Humanitaires


RDC (#DRC) – Récapitulatif des besoins #humanitaires 2014

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BESOINS PRIORITAIRES
1. Besoin de protection, de vivres et d’accès aux biens et services de base pour la population civile dans les zones affectées par les violences et les conflits armés : Dans les provinces de l’est, en proie aux conflits et violences armés , les populations civiles subissent de graves violations systématiques de droits de l’homme forçant un grand nombre d’entre elles à fuir leur domicile à court, moyen ou long terme ; et dont environ 85% sont en familles d’accueil. Il s’en suit non seulement une érosion des structures de protection et des services de base, mais également des moyens de subsistance des populations nécessitant une réponse humanitaire d’urgence.

2. Prise en charge de la malnutrition aigüe et de ses causes immédiates dans les zones de crise nutritionnelle : La forte prévalence de la malnutrition aigüe à laquelle sont confrontés les jeunes enfants en RDC, représente une urgence silencieuse. Actuellement, les zones prioritaires sont celles présentant les taux de Malnutrition aigüe globale (MAG) supérieurs à 11% et/ou les taux de malnutrition aigüe sévère (MAS) supérieurs à 2%, associés à des facteurs aggravants, tels que la mortalité infanto-juvénile, ou la forte hausse des admissions. A la fin du mois d’août 2013, environ 51 territoires/communes de la RDC (sur les 188territoires/communes) étaient confrontés à une crise nutritionnelle

3. Besoins en santé et accès à l’Eau, Hygiène et Assainissement dans les zones touchées par les épidémies : Le faible accès aux services de base, aggravé par l’insécurité et les mouvements de population dans les zones de conflit, favorise l’éclosion et la propagation des épidémies, particulièrement le choléra (surtout dans les zones riveraines des lacs Kivu et Tanganyika à l’est, et du Fleuve Congo à l’ouest). D’autres épidémies, comme la fièvre hémorragique d’Ebola, la méningite, la fièvre jaune, etc. sont fréquemment enregistrées à travers le pays.

4. Besoins de protection, de vivres et d’accès aux biens et services de base des populations affectées par les catastrophes naturelles : Les aléas climatiques (inondations, fortes pluies, …), principalement, provoquent de manière récurrente la destruction des abris et des infrastructures de base, et occasionnent en même temps la perte de biens et moyens de subsistance de plusieurs ménages à travers le pays.
Fragilisant l’environnement familial et communautaire, ces catastrophes engendrent également des problèmes de protection.

avec RDC – Humanitaires

#RDC (#DRC) : spéculations sur le choix du prochain #Premier #ministre, entre MM. #Matata et #Minaku

La presse congolaise bruisse depuis plusieurs jours de rumeurs à propos du prochain remaniement du gouvernement « de cohésion nationale » promis fin octobre par le président Joseph Kabila en vertu des recommandations formulées lors de récentes « concertations nationales ». « Matata Ponyo ou Aubin Minaku: le dilemme de Kabila », a résumé le site internet 7sur7.cd en mentionnant le nom de deux responsables du régime au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC): le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon, qui dirige le gouvernement depuis le 28 avril 2012, et le président de l’Assemblée nationale (la chambre basse du parlement congolais), Aubin Minaku.

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Le remaniement devrait toucher non seulement le gouvernement, mais aussi les entreprises publiques, l’armée, la police et les services de renseignement, a pour sa part souligné mardi le journal ‘Le Palmarès’.

« Il est même apparu très clairement que le chef de l’Etat (M. Kabila) attendait la clôture du processus de Kampala avant de rendre publiques de grandes décisions pour le pays », ajoutait ce quotidien, dans une allusion aux pourparlers menés dans la capitale ougandaise entre Kinshasa et la rébellion du mouvement du 23 mars (M23) et qui se sont soldées par la publication de deux déclarations unilatérales » et un communiqué annonçant la fin de dix-huit mois d’hostilités dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

Selon la presse kinoise, deux « grosses pointures » de la Majorité présidentielle (MP, la large plateforme soutenant l’action de M. Kabila) sont citées pour remplacer M. Minaku au perchoir de l’assemblée nationale s’il devenait Premier ministre. Il s’agit de l’actuel ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga, et du coordonnateur des groupes parlementaires de la MP à l’Assemblée nationale, Ramazani Shadari. (Belga)

Avec LE VIF

 

RDC (#DRC) : Un plan d’action #stratégique #humanitaire pour 2014

Face à l’immensité des besoins et aux ressources limitées, l’Equipe Humanitaire de Pays a opté pour une planification davantage focalisée sur les besoins d’urgence aiguë et chronique résultant de quatre types de crise: conflits avec violence, crises nutritionnelles, épidémies et catastrophes naturelles.

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Tout en se focalisant sur les priorités humanitaires, ce plan prévoit de renforcer la coordination avec les mécanismes chargés de la stabilisation et du développement, surtout le Gouvernement, en vue de renforcer la complémentarité. Un accent est également mis sur le renforcement de la résilience des communautés affectées, afin de favoriser la recherche de solutions durables.

La stratégie encourage la multisectorialité dans les activités, ainsi qu’une approche basée sur une aide holistique aux communautés affectées par les crises, au-delà de leur statut de déplacés ou retournés ainsi que les rapatriés, et avec une recherche de redevabilité envers les bénéficiaires.

Ce plan pourra permettre de :

  1. Renforcer la protection de la population civile et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les violences et les conflits armés
  2. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité dues à la malnutrition aigüe dans les zones en crise nutritionnelle
  3. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité excessives au sein des populations touchées par les épidémies
  4. Renforcer la protection de la population et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les catastrophes naturelles

Bien qu’environ 6,3 millions de personnes se trouvent dans le besoin humanitaire, les activités contenues dans ce plan de réponse ciblent uniquement 4,7 millions de bénéficiaires. Les choix pour ce ciblage ont été effectués sur la base du critère fondamental de sauver des vies où la situation le requiert de la manière la plus urgente.

Les différentes activités envisagées dans ce plan peuvent êtres résumées de la manière suivante:

  • Actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, afin de réduire les maladies d’origine hydrique ;
  • Actions visant à promouvoir l’éducation de qualité pour les enfants et les adolescents, avec un accent particulier sur la mise en place de structures (physiques et humaines) durables ;
  • Actions visant à sauver des vies ou à améliorer les conditions de vie, à travers l’accés aux vivres et aux biens et services de base;
  • Actions visant à prévenir et à combattre la malnutrition, et les maladies associées;
  • Actions visant à améliorer l’environnement protecteur et à reduire les risques de protection les plus graves, y compris les violences sexuelles et les violences contre les enfants, les discriminations basées sur l’âge, le genre et la diversité; ainsi qu’à renforcer la résilience des populations affectées en termes de leur protection.

Cinq thèmes transversaux ont été pris en compte dans la réponse: genre, protection (y compris violences sexuelles et basées sur le genre), résilience, environnement et VIH.

Un montant de US$ 832 millions est nécessaire pour financer les activités planifiées, dont US$ 539 millions pour des activités hautement prioritaires.

Le budget de coordination est de US$ 18 million et comprend les activités des bureaux d’OCHA en RDC, ainsi que le fonctionnement de l’unité des financements humanitaires, en charge de la gestion des fonds communs humanitaires (CHF, CERF, RRF). Cette unité, gérée par OCHA, est constituée de staffs d’OCHA et du PNUD. Le financement nécessaire au fonctionnement des groupes sectoriels ne figure pas dans le budget de coordination.

Vous pouvez télécharger l’intégral de ce rapport en cliquant ici.

avec RDC – Humanitaires


RDC (#DRC) – Récapitulatif des besoins #humanitaires 2014

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BESOINS PRIORITAIRES
1. Besoin de protection, de vivres et d’accès aux biens et services de base pour la population civile dans les zones affectées par les violences et les conflits armés : Dans les provinces de l’est, en proie aux conflits et violences armés , les populations civiles subissent de graves violations systématiques de droits de l’homme forçant un grand nombre d’entre elles à fuir leur domicile à court, moyen ou long terme ; et dont environ 85% sont en familles d’accueil. Il s’en suit non seulement une érosion des structures de protection et des services de base, mais également des moyens de subsistance des populations nécessitant une réponse humanitaire d’urgence.

2. Prise en charge de la malnutrition aigüe et de ses causes immédiates dans les zones de crise nutritionnelle : La forte prévalence de la malnutrition aigüe à laquelle sont confrontés les jeunes enfants en RDC, représente une urgence silencieuse. Actuellement, les zones prioritaires sont celles présentant les taux de Malnutrition aigüe globale (MAG) supérieurs à 11% et/ou les taux de malnutrition aigüe sévère (MAS) supérieurs à 2%, associés à des facteurs aggravants, tels que la mortalité infanto-juvénile, ou la forte hausse des admissions. A la fin du mois d’août 2013, environ 51 territoires/communes de la RDC (sur les 188territoires/communes) étaient confrontés à une crise nutritionnelle

3. Besoins en santé et accès à l’Eau, Hygiène et Assainissement dans les zones touchées par les épidémies : Le faible accès aux services de base, aggravé par l’insécurité et les mouvements de population dans les zones de conflit, favorise l’éclosion et la propagation des épidémies, particulièrement le choléra (surtout dans les zones riveraines des lacs Kivu et Tanganyika à l’est, et du Fleuve Congo à l’ouest). D’autres épidémies, comme la fièvre hémorragique d’Ebola, la méningite, la fièvre jaune, etc. sont fréquemment enregistrées à travers le pays.

4. Besoins de protection, de vivres et d’accès aux biens et services de base des populations affectées par les catastrophes naturelles : Les aléas climatiques (inondations, fortes pluies, …), principalement, provoquent de manière récurrente la destruction des abris et des infrastructures de base, et occasionnent en même temps la perte de biens et moyens de subsistance de plusieurs ménages à travers le pays.
Fragilisant l’environnement familial et communautaire, ces catastrophes engendrent également des problèmes de protection.

avec RDC – Humanitaires

#TERRORISME – #Al-#Qaida et les #talibans ne manquent pas d’imagination pour parvenir à leurs fins…

Alors que l’affaire des colis piégés à destination des Etats-Unis bat son plein, les autorités des pays occidentaux n’en finissent plus de découvrir de nouveaux modes d’attentat testés par les terroristes à leur encontre.

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Malgré toutes les précautions prises par les pays visés, et qui ont tendance à se renforcer toujours un peu plus, «les activistes d’Al-Qaida tentent de contourner les contrôles antiterroristes par tous les moyens», assure ce mardi au Figaro le criminologue Christophe Naudin. 20minutes.fr fait le point sur les différentes techniques utilisées avec succès ou non ces dernières années par les terroristes.

  1. Les objets explosifs

Les fameux colis piégés découverts vendredi ont démontré que n’importe quel objet commun pouvait contenir des explosifs. Ici, il s’agissait d’imprimantes dotées de cartouches modifiées. Deux jours avant les attentats du 11 septembre 2001, c’est avec une caméra piégée que le commandant Massoud, chef de l’Alliance du nord afghane, avait été tué par des terroristes qui s’étaient fait passer pour des journalistes belges.

  1. 2.      Les chiens kamikazes

Le Figaro révèle ce mardi qu’il y a deux ans, l’armée américaine aurait «découvert dans la zone de fret de l’aéroport de Bagdad deux chiens morts, dont l’autopsie a révélé qu’ils étaient truffés d’un puissant explosif relié à un détonateur». Placés dans la soute destinée à les accueillir, les animaux auraient dû exploser en plein vol. Mais, mal recousus, les chiens sont décédés avant même le décollage et cela a attiré l’attention du personnel de l’aéroport qui les a alors retirés de l’appareil.

  1. 3.      Les enfants kamikazes

Devant les difficultés à recruter des kamikazes, les talibans n’hésiteraient pas à recruter de jeunes enfants. Selon les autorités militaires pakistanaises, les talibans avaient formé jusqu’en août 2009, lorsque l’information a été mise à jour, environ 5.000 enfants kamikazes, âgés de 10 à 17 ans, avait rapporté La Croix. «Parmi ceux qui ont été rendus à leurs familles, certains sont tellement endoctrinés qu’ils menacent de tuer leurs parents qu’ils considèrent comme infidèles», ajoutait le quotidien. D’après les sources officielles, les talibans offriraient de 5.000 à 10.000 euros par enfant.

  1. 4.      Le slip explosif

C’est ce que portait Umar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian qui avait tenté de faire exploser un vol entre Amsterdam et Détroit fin décembre 2009. Un paquet de poudre de 80 grammes y était accroché pour déjouer les contrôles de sécurité. 50 grammes auraient pu suffire à percer la carlingue.

  1. 5.      La bombe anale ou suppositoire

On ne sait pas de quelle manière il l’a introduite en lui, mais c’est doté d’une bombe anale qu’Abul Khair a pu franchir les services de sécurité du palais du prince saoudien Mohammed ben Nayef en août 2009. Le membre d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (Aqap) a bien réussi à se faire exploser en présence du prince, mais il fut la seule victime de son attentat.

  1. 6.      Les prothèses mammaires explosives

En février dernier, les services secrets britanniques mettaient en garde contre cet autre moyen, indétectable à la palpation et au scanner, de commettre des attentats dans des avions. Selon le MI5, des médecins formés en Grande-Bretagne auraient pris la direction du Yémen ou du Pakistan afin d’implanter à des femmes volontaires des prothèses remplies de penthrite, un puissant explosif.

  1. 7.      Les chaussures piégées

C’est également avec du penthrite que Richard Reid avait tenté de faire sauter un vol Paris-Miami en décembre 2001. L’explosif était caché dans ses chaussures, mais le terroriste avait été maîtrisé par les passagers et l’équipage après avoir tenté de mettre le feu à un fusible relié aux explosifs.

  1. 8.      Les voitures piégées

C’est un grand classique de l’attentat. Mais le journaliste Georges Malbrunot, ancien otage en Irak, a indiqué lundi sur son blog qu’à la mi-octobre, «un certain Yahya Ibrahim donne des conseils (sur un site d’Aqap) pour mener un djihad individuel dans un inquiétant article intitulé « L’ultime tondeuse »: un 4X4 équipé de lames d’acier soudé à l’avant pour foncer sur une foule de piétons.»

  1. 9.      La burqa piégée

Plusieurs attentats ont eu lieu ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan alors que le ou les kamikazes, homme ou femme, dissimulaient leur charge explosive sous une burqa. Ce vêtement est particulièrement efficace puisqu’il a l’avantage de couvrir l’ensemble du corps, ainsi que le visage. En avril dernier, un attentat de ce type a fait plus de 40 morts à Peshawar (Pakistan).

  1. 10.  La bombe-ventouse

Cet «engin explosif improvisé» n’est pas nouveau puisqu’il était déjà utilisé par l’armée britannique lors de la seconde Guerre mondiale. Il est revenu à la mode dès la fin 2004 en Irak où des terroristes n’ont pas hésité à les utiliser à tout va, jusqu’à «cinq fois par semaine» en 2008 selon l’armée américaine. «Ces bombes, généralement de petite taille, sont dotées d’une plaque magnétique ou d’une substance adhésive qui permet de les coller littéralement contre la cible», principalement des véhicules (voitures, camions ou blindés) explique le site «Alliance géostratégique».

avec 20minutes.fr

RDC (#DRC) : Triple #attaque d’hommes en armes, 34 assaillants tués et 4 blessés du côté #FARDC, c’est le bilan provisoire.

Le ministre de la Communication, Lambert Mende, a affirmé lundi en milieu de journée, que 34 assaillants avaient été tués lors des attaques perpétrés en début de journée contre le siège de la radio-télévision, le ministère de la Défense et l’aéroport de Ndjili. Les commandos feraient partie d’une milice à la solde d’un certain Paul-Joseph Mukungubila, selon la RTBF.

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Si la situation est « désormais sous contrôle » à la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), selon le ministre de la Communication, Lambert Mende, qui s’est exprimé en direct à la télévision ce 30 décembre, elle resterait confuse dans d’autres endroits de Kinshasa. L’aéroport de Ndjili a ainsi été fermé avant que l’armée ne semble en reprendre le contrôle et des tirs ont également été entendus dans le camp de Tshatshi.

Le climat était confus ce matin à Kinshasa. Des journalistes de la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC) ont été pris en otages par des jeunes armés, la police s’étant déployée pour les déloger, a-t-on appris de source policière. Des coups de feu ont également été entendus à l’aéroport de Ndjili.

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Quelque 20 assaillants auraient été capturés au camp militaire tandis que 16 auraient été tués, selon le bila. Le bilan est du même ordre à la RTNC avec 30 personnes impliquées, 3 capturées et 8 tuées. Enfin, dix assaillants sur 20 auraient été abattus à l’aéroport de Ndjili, toujours selon les chiffres communiqués par Lambert Mende.

Selon certaines sources, notamment l’ambassadeur de RDC en Belgique, cité par la RTBF, ces hommes appartiendraient à un commando se réclamant d’un certain Paul-Joseph Mukungubila, « un illuminé qui venait de se proclamer président d’Afrique ». Un des assaillants de la RTNC aurait ainsi lu un message en son nom, déclarant vouloir « libérer le peuple congolais de l’esclavage des Rwandais ». Cet homme, qui s’autoproclamerait prophète, serait originaire de Lubumbashi mais vivrait à Kinshasa.

La panique a saisi Kinshasa, lundi 30 décembre au matin, alors que des jeunes armés ont pris d’assaut le siège de la télévision nationale congolaise, prenant plusieurs personnes en otages. « Ce sont des gens armés avec des machettes et des armes, ils ont pris en otage des journalistes. Une opération est en cours pour les déloger. Ils ont déjà été cernés », a déclaré à l’AFP le colonel Mwana Mputu, en charge de la communication de la police.

Le signal de la RTNC a été coupé peu après la prise d’otages. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l’émission en cours, Le Panier, assis, effrayés mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant. Des coups de feu ont retenti, sans que l’on puisse les attribuer à la police ou aux assaillants. Selon certaines sources, notamment l’ambassadeur de RDC en Belgique, cité par la RTBF, les jeunes armés seraient des hommes d’un certain Pasteur Mukungubila, « un illuminé qui venait de se proclamer président d’Afrique. »

« Il n’y a pas de circulation, plus de véhicules (…) C’est la panique dans la ville, les gens se demandent ce qui se passe », a déclaré à l’AFP un jeune homme dans la zone. « Il y a des policiers, des militaires et des gardes républicains un peu partout près de la RTNC et du Palais du peuple, siège du parlement congolais, juste à côté de la télévision publique », a-t-il ajouté.

Des tirs à Bokolo et à l’aéroport de Ndjili

Selon les dernières informations, la police aurait cependant repris le contrôle de la situation et le signal de la télévision nationale aurait été rétabli.  « C’est nous qui avons coupé le signal RTNC1, nous allons le remettre. La situation est désormais sous contrôle », ainsi déclaré Lambert Mende, ministre de la Communication. Plusieurs habitants ont également affirmé que les tirs à l’arme légère ont cessé assez rapidement du côté de la RTNC.

Cependant, entre 9 heures et 9h30 (8h30 GMT), une journaliste et un chauffeur de taxi ont évoqué plusieurs tirs d’arme lourde, localisés vers le camp Tshatshi, à une dizaine de kilomètres de la RTNC et du Palais du peuple. Enfin, des tirs auraient été entendus dans un autre camp, Kokolo, ainsi qu’à l’aéroport de Ndjili, désormais fermé et où « des tirs ont éclaté », selon le responsable des douanes, cité par Reuters. « Ils ouvrent le feu partout, nous nous cachons tous », a-t-il témoigné.

« Mukungubila est connu à Kinshasa comme un prophète de Dieu qui a toujours condamné ou lancé des attaques verbales contre le pouvoir », explique Adam Shemisi, un journaliste congolais interrogé par France 24. « Il conteste tout ce que le pouvoir en place fait. On se demande comment il a pu mettre en place cette milice pour qu’elle arrive à prendre en otage des journalistes », a-t-il ajouté. Il a été candidat à la présidentielle de 2006.

The Kivu Times

RDC (#DRC) : prise d ’otages et fusillade s à #Kinshasa et à # Lubumbashi

Des journalistes de la radio-télévision nationale congolaise ont été pris en otage par des jeunes armés à Kinshasa, ce lundi 30 décembre. Des tirs ont été entendus dans la capitale tôt ce matin, et une attaque aurait aussi eu lieu à l’aéroport.

Au centre, une vue  actuelle  du tour administratif de la radio télévision nationale congolaise (RTNC), situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Au centre, une vue actuelle du tour administratif de la radio télévision nationale congolaise (RTNC), situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La situation était confuse à Kinshasa en République démocratique du Congo. Ce lundi matin, des coups de feu ont été tirés dans le secteur de la radio-télévision nationale. Un groupe armé a pénétré dans les locaux. Ses éléments ont réussi à s’exprimer brièvement, avant que l’antenne ne soit coupée.

La fumée montait du camp TSHATHI durant les tirs de ce lundi 30 décembre 2012 à Kinshasa
La fumée montait du camp TSHATSHI durant les tirs de ce lundi 30 décembre 2012 à Kinshasa

Le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement Lambert MENDE a déclaré ce matin sur Top Congo Fm que la situation est desormais sous contrôle. Des sources policières renseignent qu’il s’agissait des éléments fidèles à certain prophète Joseph MUKUNGUBILA, un antirwandophone, qui ont assiéger la RTNC-1, première chaîne publique, et ont tenté de faire une adresse à la nation sur la chaine publique, avent que le signal ne soit coupé et brouillé par celui de la RTNC-2.

Ces assaillants armés des fusils et armes à feus prétendaient :

« Venir sauver la RDC de l’occupation et colonisation Rwandaise« , apprend-on des sources non officielles.

Des journalistes seraient détenus, selon les forces de l’ordre et une intervention de la police serait en cours dans les locaux de la RTNC. Le signal de la télévision a été brièvement coupé. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l’émission en cours, assis, effrayés, mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant. Les autres personnes présentes sur le plateau n’étaient pas visibles à l’écran.

Dans les minutes qui viennent le porte-parole du gouvernement congolais doit s’exprimer sur les ondes.
La situation également tendue à l’aéroport international de Ndjili, situé à la sortie de la ville. Selon l’AFP, un responsable des douanes évoque des tirs intenses dans l’aérogare. Toujours selon l’Agence France-Presse, une fusillade aurait aussi eu lieu dans un camp militaire de la ville. Le camp de Tshatshi, situé à une dizaine de kilomètres du siège de la RTNC.

Des tirs sont aussi entendus en ville de Lubumbashi où des tracts des fidèles au même Joseph Mukungubila étaient visibles depuis le 26 décembre dernier et qui annonçait des  attaques simultanés sur Kinshasa et Lubumbashi.

D’après une source non recoupée, le président de al République Joseph KABILA séjournerait à Lubumbashi et sa résidence aurait essuyé des tirs des assaillants non encore identifié cette même matinée du Lundi 30 décembre.

La situation serait redevenu au calme, si on en croit les déclarations du ministre Lambert Mende, porte-parole du gouvernement RDCongolais qui s’est exprimé par téléphone à midi sur Top Congo FM et sur Radio Okapi.

The Kivu Times

 

 

Nord-#Kivu: l’armée annonce une opération imminente contre les #ADF/#Nalu

Le commandant de la 8eme région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC), le général-major Lucien Bauma Ambamba, a annoncé ce vendredi 27 décembre que l’armée congolaise allait bientôt lancer une opération pour désarmer les rebelles ougandais des ADF/Nalu à Beni. Ces rebelles, coupables de plusieurs exactions contre des civils, ont occupé les localités de Kamango et Bwisegha pendant quelques heures le jour de Noël.

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« Je crois que vous avez déjà vu les unités en train de venir. Nous sommes entrain de faire la mise en place des troupes et d’ici là nous allons débuter les opérations », a déclaré le général major Lucien Bauma Ambamba.

L’officier de l’armée congolaise a affirmé que cette opération a été planifiée « depuis longtemps. »

« Je suis arrivé ici pour la mise en place des troupes et voir qu’est-ce que nous pouvons faire dans l’avenir », a-t-il indiqué à son arrivée à Beni.

Les rebelles ougandais des ADF/Nalu insécurisent depuis plusieurs années la partie Nord de la province du Nord-Kivu. Ils sont accusés de tueries et d’enlèvements des civils.

Ces rebelles ont occupé le 25 décembre la localité de Kamango avant d’y être délogés par les militaires congolais appuyés par la Monusco.

Des casques bleus déployés à Beni

Pour appuyer l’action de l’armée contre les ADF/Nalu, un premier contingent de la brigade d’intervention des Nations unies est arrivé à Beni.

«Nous avons renforcé notre présence à partir de notre base opérationnelle qui est déployée à Mutwanga. Nous avons aussi renforcé notre position à partir de Mwenda, où nous avons déployé une unité spéciale. Au-delà de cela, le bataillon népalais de la Monusco est aussi présentement sur le terrain en train d’appuyer les FARDC », a expliqué le porte-parole de la Monusco.

Depuis le mois de mars dernier, la mission onusienne au Congo est dotée d’un mandat offensif pour neutraliser les groupes armés actifs dans l’est de la RDC.

En octobre et novembre, ils ont appuyé l’armée congolaise pour défaire la rébellion du M23 qui occupait plusieurs localités du Nord-Kivu.

(avec Radio Okapi)

#RDC (#DRC) : Le réseau AETA opposé à l’#élection des #députés provinciaux au suffrage indirect

Le réseau « Agir pour des élections transparentes et apaisées » (AETA), plate-forme de la société civile de la République démocratique du Congo, fustige toute tentative de révision constitutionnelle en vue de changer le système électoral.

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Le secrétaire permanent de l’AETA, Jérôme Bonso estime, dans une déclaration faite mardi à Kinshasa, que l’option soulevée par le chef de l’Etat à la clôture des concertations nationales pour élire les députés provinciaux au suffrage universel indirect présente de grands risques de légitimité.

« L’organisation des élections provinciales au suffrage universel indirect comporte le risque de contribuer à réduire la capacité des citoyens congolais de se choisir ses dirigeants, dans un pays où depuis 1960 jusqu’à nos jours, la légitimité des institutions reste une quête », estime Jérôme Bonso. Il déplore le fait que «la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) semble avoir considéré cette option dans sa feuille de route, pour des raisons budgétaire ». Il y a lieu cependant de rappeler que la Ceni n’a pas encore arrêté sa feuille de route pour les prochaines échéances électorales.

L’institution électorale est encore en pourparlers avec les différents partenaires dont la Société civile en vue de fixer une feuille de route consensuelle.

(avec ACP)

 

Ce vendredi 27/12/2013 au #Palais du Peuple : #CNS-#RCN, signature du Règlement

C’est ce vendredi 27 décembre, au palais du peuple, que le Comité national de suivi des Recommandations des concertations nationales, sous la double direction de Kengo et Minaku, va prendre sa vraie marque, en validant, par la signature, le Règlement Intérieur qui va régir cette structure. Le contenu que renferme ce document oriente le schéma à suivre pour évaluer le niveau d’exécution de ces recommandations. Cette signature, il convient de le souligner, ouvre grandement les portes de la mise en application de plus de 600 recommandations issues des Concertations nationales et avalisées par le président de la République.

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Il a été rédigé, en effet, le Règlement Intérieur du Comité national de suivi des Recommandations des concertations nationales pour placer la Présidence, le Parlement, le Gouvernement et autres structures devant leurs responsabilités. Cette fois-ci, apparemment, ce serait la bonne, compte tenu de la célérité et la rigueur affichées par le Présidium dans la conduite des affaires législatives.

C’est du moins ce qu’il convient de relever de la précision du Présidium sur l’état d’avancement de la mise en application de ces recommandations. Hier, jeudi 26 décembre, le Comité s’est de nouveau réuni, pour examiner et adopter le Règlement Intérieur du Comité de suivi des recommandations des concertations nationales. Effectivement, à l’issue de cette deuxième réunion, le Présidium s’est dit prêt en ce qui concerne la rédaction et le toilettage dudit règlement. C’est ce matin, sauf imprévu, qu’intervient la signature de cet important document.

Cependant, après la signature, le Comité de suivi sera en mesure de publier la suite des activités que va entreprendre cette structure. « Après le Règlement Intérieur, nous allons suivre le schéma tracé par le Présidium au cours de la plénière », a déclaré Aubin Minaku.

D’aucuns espèrent qu’avec cette signature du Règlement Intérieur, les choses vont devoir prendre la vitesse de croisière. Particulièrement en ce qui concerne la mise en application des recommandations issues de ce Forum. Lesquelles sont adressées, entre autres, à la Présidence de la République, au Parlement, au Gouvernement.

Certes, Kengo et Minaku ne jouent pas avec le temps. En effet, depuis la première réunion de prise de contact qui s’est tenue le lundi 23 décembre dernier, le Présidium de ce Comité a poursuivi, sans désemparer, les travaux pour la mise en place du mécanisme pouvant permettre la mise en application de six cent recommandations des Concertations nationales formulées par les cinq thématiques qui ont été mises en place. Il s’agit de : 1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles, 2. Economie, secteur productif et finances publiques, 3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou rapatriement des groupes armés, 4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale et 5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat.

Peter Tshibangu

Le #M23 se régénère-t-il à partir du #Rwanda et de l’#Ouganda ?

Sur le papier, la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) a pris fin après une défaite militaire, début novembre, sanctionnée par la récente déclaration de Nairobi. Pourtant, plusieurs sources, dont un rapport encore confidentiel d’experts onusiens, indiquent que l’ex-groupe rebelle tenterait de se refaire une santé, en procédant à de nouveaux recrutements au Rwanda et en Ouganda, où ses dirigeants se sont réfugiés.

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C’est un document qui ne devrait pas passer inaperçu. Le rapport final du groupe d’experts des Nations unies sur la RDC, encore confidentiel mais dont l’agence Reuteurs s’est procuré une copie, affirme non seulement que les rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23) ont bénéficié d’un « soutien continu » de Kigali lors des dernières offensives des Forces armées de la RDC (FARDC) appuyées par la brigade d’intervention de l’ONU, mais surtout qu’ »ils ont continué à recruter au Rwanda », après leur défaite militaire sur le terrain.

Plusieurs sources diplomatiques occidentales contactées par Jeune Afrique expliquent qu’elles ne sont pas surprises par les allégations contenues dans le rapport d’experts onusiens. « Nous n’avons jamais eu d’engagement ferme et clair des autorités rwandaises sur la cessation de tout appui aux rebelles du M23, confie un diplomate européen basé à Kinshasa. Nous avons donc toujours supposé que le soutien de Kigali, bien que diminué à la suite des pressions diplomatiques et de l’action militaire sur le M23, persistait. »

Les accusations contre Kigali, des « mensonges » ?

Le diplomate relève également que ce fut « la reprise par les FARDC de la route principale de connexion entre le M23 et le Rwanda qui [diminua] gravement tout soutien de l’armée rwandaise aux rebelles congolais. » Même son de cloche à Kinshasa. « Jusqu’au dernier jour de l’offensive triomphante des FARDC, le Rwanda a continué à apporter son soutien aux rebelles du M23″, affirme Lambert Mende. Pour le porte-parole du gouvernement congolais, le rapport du groupe d’experts onusiens ne vient que « confirmer ce que les autorités congolaises n’ont cessé de dénoncer ».

Autant d’accusations qui, selon les diplomates rwandais, ne constituent qu’un ramassis de « mensonges ». Interpellé sur le réseau social Twitter au sujet de ce « soutien continu » que Kigali apporterait au M23, Olivier Nduhungirehe, représentant adjoint du Rwanda au Conseil de sécurité à New-York, préfère, lui, citer un autre passage du même rapport qui met en cause l’armée congolaise : « Les forces armées, en particulier les FARDC, demeurent parmi les principaux responsables des violences sexuelles, notamment contre les mineurs. »

 Avec JeuneAfrique

#RDC (#DRC) : spéculations sur le choix du prochain #Premier #ministre, entre MM. #Matata et #Minaku

La presse congolaise bruisse depuis plusieurs jours de rumeurs à propos du prochain remaniement du gouvernement « de cohésion nationale » promis fin octobre par le président Joseph Kabila en vertu des recommandations formulées lors de récentes « concertations nationales ». « Matata Ponyo ou Aubin Minaku: le dilemme de Kabila », a résumé le site internet 7sur7.cd en mentionnant le nom de deux responsables du régime au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC): le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon, qui dirige le gouvernement depuis le 28 avril 2012, et le président de l’Assemblée nationale (la chambre basse du parlement congolais), Aubin Minaku.

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Le remaniement devrait toucher non seulement le gouvernement, mais aussi les entreprises publiques, l’armée, la police et les services de renseignement, a pour sa part souligné mardi le journal ‘Le Palmarès’.

« Il est même apparu très clairement que le chef de l’Etat (M. Kabila) attendait la clôture du processus de Kampala avant de rendre publiques de grandes décisions pour le pays », ajoutait ce quotidien, dans une allusion aux pourparlers menés dans la capitale ougandaise entre Kinshasa et la rébellion du mouvement du 23 mars (M23) et qui se sont soldées par la publication de deux déclarations unilatérales » et un communiqué annonçant la fin de dix-huit mois d’hostilités dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

Selon la presse kinoise, deux « grosses pointures » de la Majorité présidentielle (MP, la large plateforme soutenant l’action de M. Kabila) sont citées pour remplacer M. Minaku au perchoir de l’assemblée nationale s’il devenait Premier ministre. Il s’agit de l’actuel ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga, et du coordonnateur des groupes parlementaires de la MP à l’Assemblée nationale, Ramazani Shadari. (Belga)

Avec LE VIF

Etienne #Tshisekedi, muet comme une #carpe

Il n’a jamais eu sa langue dans la poche mais plutôt une langue bien pendue. Bizarroïde que Ya Tshitshi sache curieusement bien la tenir ces derniers temps. Cela ne présage rien de bon.  Pas du tout. Il perd rarement son Tshiluba. Non, son latin. Face à toute une suite d’événements, qu’il n’ait pas pioché, c’est la RDC à  l’envers. Il n’y a pas d’autres manières de le comprendre.

 

Le 8 octobre dernier, ET est honoré par la visite du Pastor Théo Mugalu, Chef de la maison civile de JKK. Mugalu est un kabiliste pur sang et dont la fidélité à la kabilii ne peut soulever un moindre soupçon. Curieusement, rien n’a filtré de cette rencontre. Tshitshi a perdu ses bonnes manières qui le poussaient  à dénoncer les combines de Mobutu alors que ce dernier se trouvait planté juste dans son dos.  Mais, de quoi ont-ils parlé? Seul Dieu sait. Tshitshi n’en parle pas. Lui aurait-on apporté un présent de la part de JKK? Personne ne le sait car, même les organes de l’UDPS ont été tenus à l’écart. A la fin de l’entrevue, motus et bouche cousue.

On en a perdu cette image de Tshisekedi qui, à la fin de chaque entretien, faisait le compte-rendu. Le vieux lion est-il devenu édenté? Ou tout simplement les avances et les assurances reçues valaient le silence. L’opposant « aradjical » est en train de perdre du poids.

Le 28 novembre 2013. Deux ans se sont écoulés depuis la deuxième présidentielle en RDC. A l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social,  une messe d’action de grâce est dite à la Permanence du parti, en présence d’Etienne Tshisekedi, en chair et en os, qui a fait le déplacement à bord de son 4X4. L’UDPS a rendu hommage à ses combattants tombés au front de l’intolérance, de la cruauté et du machiavélisme politique pendant la période électorale. L’UDPS ne parle jamais en l’air. Sa thèse est soutenue par le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme qui avait  recensé 33 morts et 22 blessés lors des évènements à Kinshasa marquant la fin de la campagne électorale, le 26 novembre 2011.

L’occasion était aussi belle pour rendre aussi grâce à Dieu pour   »l’élection de Tshisekedi » à la présidence de la 13eme rue par la majorité d’électeurs. Rue Pétunias. 13eme rue, une république dont les frontières avec la RDC ont été rouvertes par la volonté des Concertateurs.

Les membres et sympathisants de l’UDPS étaient là, venus en grand nombre pour boire à satiété les paroles d’Etienne Tshisekedi. Désillusion!  Le Sphinx est resté taiseux, muet comme une carpe, bouche cousue. La messe était dite. Qu’est-ce qui se passe dans la tête du Leader Maximo? Le poids de l’âge a-t-il fini par prendre le dessus sur lui? La seule chose qui n’a pas changé est son éternelle moue qu’il sait bien faire en avançant les lèvres. Seul signe qui rassure que l’opposant ne dort pas encore en Tshitshi.

Le 8 décembre. Quand ET débarque pour rendre un dernier hommage à Rochereau. Le Palais du Peuple bouge. Il est  15 heures quand il fait son entrée incognito. Lorsqu’il entre dans le hall, à la surprise générale, Ya Tshitshi va s’incliner devant la dépouille de Tabu Ley.

Quand arrive le moment de départ, le Palais du peuple s’est vidé de son monde pour accompagner le cortège de Tshisekedi jusqu’à sa résidence, rue Pétunias, à Limete. La procession funèbre s’est du coup transformée en procession triomphale d’Etienne tshisekedi. La foule voulait l’entendre. Malheureusement pour elle, le candidat n°11 s’est renfermé encore une fois dans un mutisme de marbre. Seule expression qui se lisait sur son visage, sa moue habituelle. Avancer ses lèvres comme un gamin capricieux qui boude.

Trois occasions en or auraient permis à Etienne Tshisekedi de s’exprimer. Comment trouve-t-il la marche des affaires publiques? Silence. Que pense-t-il de l’organisation des élections à la députation provinciale au suffrage indirect? Silence. L’UDPS va-t-il entrer dans le gouverne-et-ment de Conspiration nationale? Que pense-t-il de « l’opération Likofi » pour traquer les Kuluna? Silence. Enfin, que pense-t-il du nouveau look de Maman Ô? Silence.

Assurément, Tshi-sait-que-dire! Une nouvelle façon pour lui d’exprimer son ras-le-bol. Enfin, pensons-nous.

Blandice Mudimbi/Le Hibou Déplumé

Grands Lacs (#insolite) : Un ex-« #Zaïrois » ambassadeur du #Rwanda en #France

Nous avons été surpris de voir sur une chaine française un visage qui ne nous est pas inconnu. Ce visage, selon les journalistes qui lui posaient des questions, était celui de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Rwanda en France.

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C’est Mr Jacques Kabale qui est cet ambassadeur rwandais. Mais pourquoi sommes nous surpris, s’interroge le lecteur ? Tout simplement parce que jadis, nous connaissions cet homme comme étant un citoyen zaïrois. Un Zaïrois de « Bukavu » qui a fréquenté le Collège Alfajiri (ex Notre Dame de la Victoire) à Bukavu.

En Belgique, Jacques Kabale est un boursier zaïrois qui poursuit ses études. Il vit, étudie, socialise, au royaume de Belgique comme citoyen zaïrois du Kivu, de Bukavu. Au numéro 30 de la rue Marie de Bourgognes à 1000 Bruxelles, en Belgique, son Excellence Monsieur l’ambassadeur Jean-Pierre Kimbulu Moyanso Wa Lokwa et tout le personnel de l’Ambassade du Zaïre le connaissent comme étudiant boursier zaïrois. Il s’y rend régulièrement, à l’ambassade du Zaïre, pour sa bourse et autres documents administratifs tel que le passeport, etc. Donc, Monsieur l’étudiant Jacques Kabale est connu comme étant un bénéficiaire bénéficiant d’une bourse zaïroise et comme un citoyen zaïrois. Son Excellence, Monsieur Mova Sakani, l’actuel ambassadeur de la République Démocratique du Congo en Belgique, peut nous apporter la preuve facilement. Il lui suffit de fouiller dans les archives des étudiants boursiers.

Mais ce qui nous révolte, c’est la manière dont ce monsieur parle de la RDC et des Kongolais ; avec dédain, comme si les Kongolais étaient des pestiférés, et avec arrogance. Alors que la RDC l’a nourri, la RDC a payé ses études, la RDC l’a traité comme un de ses fils, son Excellence Jacques Kabale ignore les habitants de cette terre accueillante et se range du côté de ceux qui tuent les Kongolais chaque jour, en minimisant les millions de morts Kongolais et en niant les responsabilités rwandaises universellement connues. 

Ce n’est pas un cas isolé, il y en a plusieurs. Nous pouvons aussi citer ici Mr Manzi Bakuramutsa. Un autre Zaïrois (Kongolais) du « Kivu » qui a bénéficié et qui a profité de tous ce que le Zaïre pouvait lui offrir en tant que citoyen zaïrois pour son émancipation. Il était Zaïrois et en tant que tel, il a eu à occuper des hautes fonctions dans l’internationale pour le compte du Zaïre. En 1994, lorsque le FPR de Kagamé Paul prend le pouvoir à Kigali, Manzi Bakuramutsa est un haut fonctionnaire Zaïrois auprès du PNUD (Programme des Nations Unis pour le Développement). Quelques jours après que le FPR de Paul Kagamé se soit installé au pouvoir à Kigali, Manzi Bakuramutsa devient Rwandais et Kagamé fait de lui l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU d’abord, puis en Belgique et enfin en Israël.

Automne 1996 les banyamulenge, dans les montagnes kivutiennes, prennent les armes pour revendiquer leur nationalité zaïroise. Au même moment, sur différentes chaines de télévisions belges, à l’heure du JT, un homme s’adresse aux téléspectateurs avec une carte géographique de la région des grands lacs africain dans le fond : c’est l’ambassadeur du Rwanda en Belgique, son Excellence Manzi Bakuramutsa, qui explique aux téléspectateurs que le grand Kivu appartiendrait au Rwanda et qu’il serait absolument impératif et urgent de convoquer une sorte de conférence de Berlin bis afin de revoir les frontières des états Africains et spécialement celle entre le Rwanda et le Zaïre dans le but d’annexer au Rwanda les provinces kongolaises du Nord Kivu, Sud Kivu et une partie du Maniema.

Voilà comment ceux qui se font appeler « Banyamulenge au Sud-Kivu » et « Banyabwisha au Nord-Kivu » remercient le pays (et les peuples) qui les accueillent depuis un peu plus de quatre vingt dix années. Ce sont les Tutsis venus du Rwanda à peu près entre 1920 et 1974 (les grandes vagues). Pour nous les Kinois, nous n’avions jamais entendu parler de Banyamulenge ou Banyabwisha. Nous les appelions « Zaïrois du Kivu » tout court, sans nous soucier ou chercher à savoir exactement de quelle tribu ou ethnie. A Kinshasa, ces «Kivutiens» étaient tous des nantis. Ils occupaient des hautes fonctions dans les entreprises nationales ou paraétatiques. Ils occupaient des hautes fonctions réservées aux Zaïrois (Kongolais) dans les organisations internationales puisqu’à Kinshasa ils étaient considérés comme Zaïrois. Dans le commerce, ils réussissaient scandaleusement avec la complicité de certaines autorités zaïroises parce qu’ils ne payaient pas les taxes et tout les autres frais liés au commerce. 

A la prise du pouvoir au Rwanda par Paul Kagamé et son FPR/APR en 1994, la communauté des exilés Tutsis en RDC (ex-Zaïre) est celle qui a le mieux réussi de toutes les communautés des exilés Tutsis dans le monde. Au Zaïre de Mobutu, ils ont eu accès à différentes bourses d’études universitaires. Bourses du gouvernement zaïrois, bourses de coopérations bilatérales entre le Zaire et les pays dits développés. Ainsi des milliers parmi eux sont des diplômés des Universités kongolaises, belges, françaises, canadiennes, américaines, etc. Et aujourd’hui, ces hommes et ces femmes que les Kongolais ont allaités, lavés, réconfortés, hébergés, entretenus, instruits, encouragés et intégrés dans leur société, se rangent dans le camp de ceux-là qui sont en train de commettre un GENOCIDE (HOLOCAUST) en RDC des Kongolais. Ils applaudissent et participent activement à ce GENOCIDE des Kongolais. Ils parlent des Kongolais avec haine et dédain comme si ces derniers étaient de la matière fécale.

De toute les communautés Tutsis vivant en RDC, il y en aurait certaines qui n’auraient quasiment aucun problème avec les différents peuples autochtones. C’est celles qui ont été ramenées de leurs villages du Rwanda et du Burundi pour travailler dans les mines du Congo par la société minière Mines des Grands Lacs (MGL) dans les années 30. Ces derniers sont bien intégrés au sein de la société congolaise dans les camps des entreprises minières de Lugushwa, Kalima, Kamituga, Luntukulu, etc.

Nous tenons à préciser que les Kongolais n’ont jamais planifié, élaboré et mis en œuvre un plan de massacre des Rwandophones, Tutsis ou Hutu confondus. Ce qui s’est passé en 1994 au Rwanda, n’a rien à avoir avec les Kongolais et les Kongolais n’ont rien à avoir avec cette tragédie en question. Si le feu Maréchal Mobutu avait permis aux millions de Hutus de traverser la frontière et d’entrer au Zaïre en 1994, c’est parce qu’il avait subi des tonnes et des tonnes de menaces, des pressions de la part des gouvernements et des présidents européens et nord américains. Même le gouvernement dirigé a l’époque par le premier ministre zaïrois Léon Kengo Wa Dondo et le parlement de transition avaient été catégorique : NON a la traversée des Hutus vers la Zaïre car ne disposant pas de moyens humains, financiers, techniques pour gerer cette masse importante d’hommes, de femmes et d’enfants. Mais l’ONU et la dite communauté internationale a obligé Mobutu à redevenir dictateur afin de donner son ordre que l’on laisse passer tous les Hutus au Zaïre. Le résultat fut la plus grosse et horrible catastrophe humanitaire que le monde n’est jamais connu. Les Kongolais prennent acte de cette haute trahison de la part de ceux qu’ils croyaient être leurs frères. Non pas seulement pour les avoirs hébergés et entretenu mais surtout parce que les Kongolais ont toujours pensé que leurs voisins du Rwanda, du Burundi et de l’Uganda étaient d’abord et avant tout des frères africains. 

Les Rwandophones (Tutsis et Hutus) accueillis au Kongo qui se font appeler depuis la fin des années 70s les Banyamulenge, les Banyabwisha, et consorts, sont entrain de jouer à un jeu dont ils croient connaître les règles et maitriser la pratique. Mais la Verite est qu’ils sont les instruments et les pions de quelque chose qui les dépasse. Lorsque le TOUT va se retourner contre eux (c’est comme cela que ça fonctionne), il n’y aura pas assez de larmes sur cette terre des Hommes pour pleurer le peuple  rwandophone. Ce n’est qu’une Vérité historique.

En guise de conclusion, nous préférons faire parler un Rwandais Tutsi. C’était en Aout 2002, à l’Université Libre de Kigali, le général James Kabarehe, Chef d’Etat Major de l’armée Rwandaise  dit ceci : Les banyamulenge n’existent pas. Les prétendus banyamulenge sont, en réalité, des Rwandais. Car, ils parlent le kinyarwanda et ont la culture rwandaise. Ce jour là était à ses cotes, Charles Murigande et Azarias Ruberwa, James Kabarebe a enchaîné, confondant pour ainsi Azarias Ruberwa, qu’on ne peut pas se nommer d’un nom d’une colline : Mulenge. Banyamulenge signifie habitants de cette colline. C’est comme si on disait : « Banya mont Kigali » pour désigner les habitants du mont Kigali. Ce n’est donc pas une nationalité. Le chef d’Etat-major de l’APR a renchéri et déploré, selon ses propres termes « l’opportunisme et complexe de nationalité » de prétendus Banyamulenge. L’histoire nous montre aucune chefferie ne porte le nom d’une tribu rwandophone. Dans les Kivu, toutes les chefferies portent les noms des tribus ou des clans qui y habitent. Tous les Rwandophones sont venus habiter sur les territoires appartenant aux autres peuples-ethnies ; et avant 1920, il n’existait aucun Mwami régnant d’origine rwandophone sur le territoire Kongolais.

By FREMONSA – Les éditions « Source du Nil »

The Kivu Times