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L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

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Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

Transition à haut risque en République démocratique du Congo

Après des mois de contestation sévèrement réprimée en République démocratique du Congo, un premier ministre issu de l’opposition, M. Samy Badibanga, a été nommé le 17 novembre. Mais la transition politique reste incertaine, car le président Joseph Kabila pourrait briguer un troisième mandat, en dépit des remous que cela susciterait dans le pays et dans toute l’Afrique centrale.

Par Sabine Cessou (Le Monde Diplomatique)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)

«Le président reste en fonctions » : la banderole en faveur du président Joseph Kabila flotte devant le siège du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Pour les partisans du chef de l’État congolais, il s’agit de répondre à un autre slogan, répété à l’envi par des foules de manifestants : « Kabila, dégage ! » Le message du PPRD est clair : M. Kabila, en place depuis 2001, n’a aucune intention de partir. Pourtant, la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), qui limite à deux le nombre de mandats successifs, lui impose de quitter ses fonctions le 19 décembre.

Le PPRD invoque l’impossibilité matérielle d’organiser le scrutin et cite l’article 70 de la loi fondamentale : « À la fin de son mandat, le président de la République reste en fonctions jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. » En mai, un avis de la Cour constitutionnelle lui a donné raison. Mais l’opposition met en doute la bonne foi du gouvernement. Depuis des mois, celui-ci cherche en effet à maintenir M. Kabila au pouvoir par tous les moyens. Ne parvenant pas à faire sauter le verrou constitutionnel du nombre maximum de mandats, il a tenté, en janvier 2015, de modifier la loi électorale pour y introduire une clause imposant un recensement de la population, préalable à l’enrôlement des nouveaux électeurs (environ 8 millions). Dans un pays de 80 millions d’habitants grand comme quatre fois la France, ces opérations auraient pu, en pratique, prendre plusieurs années. La manœuvre aurait donc abouti à un report indéterminé de l’élection présidentielle — une sorte de mandat « ouvert » pour M. Kabila. C’est alors que le navire a commencé à prendre l’eau : bien qu’il détienne trois quarts des sièges à l’Assemblée nationale, le PPRD a été contraint de faire marche arrière après trois jours d’émeutes dans la capitale, Kinshasa, du 19 au 21 janvier 2015. Lire la suite Transition à haut risque en République démocratique du Congo

RDC : Comment Joseph Kabila compte rester au pouvoir ?

Si la Constitution ne permet pas au président Kabila de briguer un troisième mandat, sa majorité envisage plusieurs scénarios pour contourner la Constitution. 

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« A seulement 42 ans, il y a peu de doute sur la volonté du président congolais,  Joseph Kabila, de rester aux commandes de la République démocratique du Congo (RDC). Après bientôt 13 ans passés à la présidence, on imagine mal l’un des plus jeunes chefs d’Etat de la planète, raccrocher les gants. Pourtant l’article 220 de la Constitution congolaise est clair : le nombre de mandat présidentiel est limité à deux et Joseph Kabila arrivera en fin de second mandat en décembre 2016. Pour se maintenir au pouvoir, Joseph Kabila doit donc modifier la Constitution ou bien trouver un autre stratagème. Depuis sa dernière réélection très contestée de novembre 2011, les scénarios pour garder Joseph Kabila à la présidence sont légions dans sa majorité. » © Ch. Rigaud / Afrikarabia

Lire l’article complet de Chistophe Rigaud ici

RDC: M. Katumbi refuse de se déclarer candidat à la présidence en 2016

Le populaire gouverneur de la province du Katanga (sud-est de la République démocratique du Congo), Moïse Katumbi Chapwe, en froid avec le président Joseph Kabila, a refusé de se déclarer comme candidat à l’élection présidentielle de novembre 2016, dans une interview publiée samedi par le journal ‘La Libre Belgique’.

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Moise Katumbi, gouverneur du Katanga (Ph. Tiers)

« Je suis encore gouverneur de la province du Katanga. J’ai encore énormément de travail à accomplir en peu de temps. Il reste un peu moins de deux ans au président Kabila pour achever son travail dans le cadre de son mandat légitime. Terminons nos mandats et retroussons-nous les manches pour sortir le peuple congolais de la misère« , a-t-il affirmé à l’envoyé spécial du quotidien à Lubumbashi, le chef-lieu de cette riche province cuprifère.

« J’ai un mandat à terminer avant de penser à autre chose« , a renchéri Moise Katumbi en réponse à une question sur une éventuelle candidature à la présidence une fois son mandat terminé – la prochaine élection des gouverneurs et vice-gouverneurs est prévue le 31 janvier 2016.

La RDC doit organiser en moins de deux ans un cycle électoral complet, qui débutera par l’élection des députés provinciaux et scrutins locaux le 25 octobre prochain et culminera par la présidentielle et les législatives le 27 novembre 2016, pour un coût de plus de 1,1 milliard de dollars.

Moise Katumbi, qui gouverne le Katanga depuis janvier 2007 – son mandat était de cinq ans, mais les élections des gouverneurs n’ont plus été organisées depuis en RDC -, apparaît comme un candidat sérieux à la présidence de la République, alors que Joseph Kabila ne pourra en principe plus se représenter pour un troisième quinquennat.

Lors de son retour à Lubumbashi le 23 décembre dernier après plusieurs mois passés en Europe pour des examens de santé à la suite d’un empoisonnement, il avait utilisé une parabole parlant d’un « troisième penalty » pour exclure l’idée d’une révision constitutionnelle qui aurait permis à Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016. Ces propos – et l’accueil enthousiaste réservé par les Lushois à leur gouverneur – avaient, selon la presse congolaise, provoqué la colère du chef de l’Etat et de son entourage.

« Ici, en RDC, on a dépassé ce stade (de vouloir changer la Constitution), a assuré Moise Katumbi, qui appartient au même parti que M. Kabila, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement (PPRD). « Tout est sur les rails (pour les sept scrutins prévus) dans le cadre de notre Constitution », a-t-il ajouté.

Le gouverneur a par ailleurs expliqué à ‘La Libre Belgique’ pourquoi, selon lui, la pauvreté subsistait dans sa province, considérée comme potentiellement immensément riche grâce à ses ressources minières.

« Moi, j’ai essayé de développer ma province avec le budget dont je dispose. Quand je suis arrivé, le Katanga était, avec les mêmes richesses, le troisième contributeur de l’Etat. Deux ans plus tard, nous sommes devenus le premier. Mais nous ne recevons rien en retour. Légalement (en vertu de la Constitution de 2006, ndlr), l’Etat central doit rétrocéder 40% de ce que les provinces perçoivent« , a souligné Moise Katumbi.

Il a chiffré les recettes actuelles générées par la Katanga à « entre 4 et 5 milliards de dollars par an », notant que « le retour de Kinshasa est quasiment nul ».

« Maintenant que la guerre dans l’est est finie, j’espère que nous pourrons enfin recevoir ce qui nous est dû, soit 2,7 milliards de dollars« , a dit le gouverneur.

Selon lui, grâce au Katanga, le Congo est devenu le deuxième producteur mondial de cuivre. « Mais nous ne percevons pas les dividendes de nos efforts« , a déploré Moise Katumbi, qui préside aussi le club de football TP (Tout Puissant) Mazembe de Lubumbashi, deuxième ville de la RDC.

Belga

Urgent | RDC : Christopher Ngoy – « Avant d’être enlevé, il dénonçait des exactions de soldats de Kabila »

Nous avons pu mettre la main sur un document sonore exclusif provenant du Congo. Il s’agit de la dernière conversation téléphonique de Christopher Ngoy, un défenseur des droits de l’homme. C’était le 21 janvier dernier. Aux tous premiers jours des manifestations à Kinshasa contre la modification de la loi électorale, qui aurait pu permettre à Joseph Kabila de se maintenir artificiellement au pouvoir.
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(Ph. LIONEL HEALING – BELGAIMAGE)

Christopher Ngoy était enlevé quelques minutes après avoir passé ce coup de fil. Depuis, il ne donne plus de nouvelles.

Au moment de la conversation, il se trouve à l’intérieur de l’hôpital Mama Yemo à Kinshasa. Il témoigne d’exactions très embarrassantes pour le pouvoir en place: « Nous étions en cours de route. On nous appelle pour dire qu’ici, à Mama Yemo, cela tire de partout. Ils sont en train de tirer à bout portant sur tous ceux qui bougent. Tout le monde est couché par terre, à Mama Yemo, à l’intérieur de l’hôpital. Deux femmes enceintes qui étaient venus pour visiter une autre maman, ont été tellement choquées qu’elles en ont perdu les eaux. Elles sont prises en charge maintenant pour provoquer l’avortement ».

Christopher Ngoy explique que les hommes qui tirent sont des membres de la garde présidentielle : « C’était douze personnes de la garde présidentielle en tenue civile. Ils sont à l’intérieur de Mama Yemo. C’est eux qui s’occupent des blessés que nous avons déposé là-bas. Soit ils les achèvent soit ils les menacent. Ils sont là, ils font pression sur le personnel médical, on les a vu. Lorsqu’il y a eu l’altercation avec eux, ils ont appelé les renforts. C’est une jeep qui est venue avec des éléments, cette fois-ci, en uniforme. Dès leur descente, ils ont commencé à tirer. Ils sont entrés à l’intérieur de l’hôpital en tirant, tout le monde était paniqué par terre. Dans les hôpitaux publics, nous pouvons dire que Mr Kabila a réussi à placer les gens de sa garde présidentielle. Ils sont partout là-bas et ils ont achevé même certains blessés. Ils sont en train d’intimider le personnel médical pour que ceux qui sont là ne reçoivent pas de traitement. C’est vraiment incroyable ! Ce sont des crimes de guerre. A la morgue là-bas, il y a 39 corps depuis le début des manifestations ». Lire la suite ici

Beni Territoire : 20 nouvelles victimes des attaques à l’arme blanche

Pendant que le chef de l’État RDCongolais séjourne dans la région de Beni au Nord-Kivu, des incursions d’hommes en armes ne cessent d’être signalé dans cette partie du pays. Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2014, 20 corps sans vie, exécutés aux armes blanches, mutilés et morcelés, ont été trouvés dans les environs de Érigent, à une vingtaine de kilomètres d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

Près de 90 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 90 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

D’après Radio Moto Fm.com cet autre épisode du « génocide sporadique» qui sévit dans le grand-nord du Nord-Kivu s’est produit vers les replis des rescapés des épisodes précédents.

À Baungatsu-Luna, des rebelles identifiés comme des ADF par des sources officielles, ont tué à la machette 10 personnes. Parmi les victimes, des femmes, des hommes et des enfants. Selon notre source, ces rebelles disaient venir de la localité de KAYNAMA pour se diriger calmement en localité d’OTOMABERE en province Orientale. Ces opérants nocturnes cruels sont allés poursuivre leur triste besogne en localité de BANGO MONGO-MONGO un peu loin de BAUNGATSU-LUNA au Nord. Ils ont encore tué à la machette  8 personnes dans cette localité.  Ces rebelles  ont aussi enlevé 10 civils avant de s’en aller dans une destination qui demeure inconnue. Ce qui donne un bilan de 18 personnes tuées et 10 autres enlevées pendant la seule opération de ce jeudi  matin. Ce bilan augmente le nombre de personnes tuées en territoire de Beni au mois d’Octobre. En somme, 104 personnes viennent de périr dans ces massacres depuis le début de ce mois. Consécutivement à cette violence, les habitants de plusieurs localités du poste d’encadrement administratif d’Eringeti fuient en ville de Beni, en cité d’Oïcha, dans la localité d’Eringeti voire en province Orientale. KATSURANA Alexis, chef du poste d’encadrement administratif d’ERINGETI se dit très choqué par ce 2e carnage perpétré dans son entité. Ces massacres ont causé la mort de 43 personnes en l’espace de 15 jours dans le poste d’encadrement administratif d’Eringeti qui compte 19 localités. KATSURANA Alexis  plaide pour le déploiement des forces de sécurité dans cette zone où les FARDC sont absentes. Le programme d’enterrement des victimes de cette tuerie massive reste à préciser.

La présence du président #Kabila à Beni n'empêche pas les tueurs d'opérer.
La présence du président #Kabila à Beni n’empêche pas les tueurs d’opérer.

Deux personnes ont été tuées à NZUMA/BAMALE la nuit de mardi 28 au mercredi 29 octobre. Les auteurs de ce meurtre sont des hommes armés non encore identifiés. NZUMA est un village situé à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de NGADI en territoire de Beni. Les victimes sont une dame calcinée dans sa case et un jeune garçon connu sous le nom de CARLITO abattu sauvagement par des assaillants. Leurs corps ont été mis en terre ce jeudi 30 octobre. Selon des sources dans la région, des hommes assimilés aux rebelles de l’ADF ont été visibles à BAMALE l’après-midi de ce jeudi. Les cultivateurs les ont aperçus pendant qu’ils tentaient de les encercler. Ils se sont échappés de leurs mailles. A la suite de cette situation, la population de NGADI a été en alerte maximale. KOLU MUSEKUSE, chef adjoint du quartier NGADI informe que les éléments FARDC venus de la ville de Beni se sont rendus sur le lieu du drame pour tenter de suivre les traces des auteurs de cette tuerie. Pour la population locale, l’attaque est encore imminente dans cette région.  Entretemps, la population de NGADI demande aux FARDC et à la MONUSCO de renforcer la sécurité dans son entité.

avec Radio Moto Fm

Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

Le chef de l’État RDCongolais, Kabila Kabange Joseph, a foulé le sol bénicien le mercredi 29 octobre dernier. Accueilli à l’aéroport de Mavivi par le ministre de l’intérieur et le gouverneur du Nord-Kivu, le président de la République ne s’est pas adressé à la population qui l’attendait depuis une dizaine des jours.

Joseph Kabila accueilli à l'aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)
Joseph Kabila accueilli à l’aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)

Au lendemain d’un festival d’attaques dans la région de Beni à l’extrême nord du Nord-Kivu, attaques ayant coûté la vie par assassinat aux armes blanches de près de 90 personnes ; c’est le mercredi dernier que l’avion présidentiel y a déposé le commandant suprême des FARDC, armée loyaliste de la RDCongo.

Dans son silence traditionnel, l’homme-espoir ne s’est pas arrêté sur son chemin de l’aéroport de Mavivi à sa résidence de Butanuka en commune de Beu, au centre-ville de Beni. Très entendu pour pallier la galère et inciser l’abcès insécuritaire dans la partie nord du Nord-Kivu, le petit-fils de Désiré Taratibu jouera au garant et au commandant « suprême ».

Joseph Kabila était également attendu de pieds fermes par la population de Beni ville et territoire qui attend du voyage du chef de l’État des réponses concrètes sur quatre dossiers : les attaques répétitives des présumés terroristes islamistes ougandais de l’ADF (Forces Démocratiques Alliées), les reformes des opérations SOKOLA et la personne du Général Muhindo Akili aka Mundos, soupçonné de collaboration avec l’ennemi, les enlèvements des paysans et opérateurs économiques dans aux alentours de Butembo et Oïcha, respectivement au Sud et au Nord de Beni, mais aussi la redynamisation de l’administration locale (Beni ville et territoire, Butembo, Lubero et environs), qui semble dépassée des événements et quelques peu mal placée vis-à-vis des défis sécuritaires et de développement dans le Grand-Nord du Nord-Kivu. Lire la suite Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

#RDC (#DRC) : 5 militaires blessés dans une embuscade de rebelles ougandais dans l’est du pays – La Colonel #Mamadou N’dala vient d’être confirmée

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C’est la voiture du commandant Mamadou N’dala en charge des opérations contre la rébellion ougandaise, qui a été visée. Le sort de ce commandant reste inconnu selon son garde du corps. L’attaque s’est déroulée dans le nord de la province du Nord-Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les FARDC viennent de confirmer la mort du Colonel Mamadou Moustapha Ndala. http://t.co/84bE3yYs0J

#RDC (#DRC) : spéculations sur le choix du prochain #Premier #ministre, entre MM. #Matata et #Minaku

La presse congolaise bruisse depuis plusieurs jours de rumeurs à propos du prochain remaniement du gouvernement « de cohésion nationale » promis fin octobre par le président Joseph Kabila en vertu des recommandations formulées lors de récentes « concertations nationales ». « Matata Ponyo ou Aubin Minaku: le dilemme de Kabila », a résumé le site internet 7sur7.cd en mentionnant le nom de deux responsables du régime au pouvoir en République démocratique du Congo (RDC): le Premier ministre Augustin Matata Ponyo Mapon, qui dirige le gouvernement depuis le 28 avril 2012, et le président de l’Assemblée nationale (la chambre basse du parlement congolais), Aubin Minaku.

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Le remaniement devrait toucher non seulement le gouvernement, mais aussi les entreprises publiques, l’armée, la police et les services de renseignement, a pour sa part souligné mardi le journal ‘Le Palmarès’.

« Il est même apparu très clairement que le chef de l’Etat (M. Kabila) attendait la clôture du processus de Kampala avant de rendre publiques de grandes décisions pour le pays », ajoutait ce quotidien, dans une allusion aux pourparlers menés dans la capitale ougandaise entre Kinshasa et la rébellion du mouvement du 23 mars (M23) et qui se sont soldées par la publication de deux déclarations unilatérales » et un communiqué annonçant la fin de dix-huit mois d’hostilités dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

Selon la presse kinoise, deux « grosses pointures » de la Majorité présidentielle (MP, la large plateforme soutenant l’action de M. Kabila) sont citées pour remplacer M. Minaku au perchoir de l’assemblée nationale s’il devenait Premier ministre. Il s’agit de l’actuel ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende Omalanga, et du coordonnateur des groupes parlementaires de la MP à l’Assemblée nationale, Ramazani Shadari. (Belga)

Avec LE VIF

 

RDC (#DRC) : prise d ’otages et fusillade s à #Kinshasa et à # Lubumbashi

Des journalistes de la radio-télévision nationale congolaise ont été pris en otage par des jeunes armés à Kinshasa, ce lundi 30 décembre. Des tirs ont été entendus dans la capitale tôt ce matin, et une attaque aurait aussi eu lieu à l’aéroport.

Au centre, une vue  actuelle  du tour administratif de la radio télévision nationale congolaise (RTNC), situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Au centre, une vue actuelle du tour administratif de la radio télévision nationale congolaise (RTNC), situé dans la commune de Lingwala, à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La situation était confuse à Kinshasa en République démocratique du Congo. Ce lundi matin, des coups de feu ont été tirés dans le secteur de la radio-télévision nationale. Un groupe armé a pénétré dans les locaux. Ses éléments ont réussi à s’exprimer brièvement, avant que l’antenne ne soit coupée.

La fumée montait du camp TSHATHI durant les tirs de ce lundi 30 décembre 2012 à Kinshasa
La fumée montait du camp TSHATSHI durant les tirs de ce lundi 30 décembre 2012 à Kinshasa

Le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement Lambert MENDE a déclaré ce matin sur Top Congo Fm que la situation est desormais sous contrôle. Des sources policières renseignent qu’il s’agissait des éléments fidèles à certain prophète Joseph MUKUNGUBILA, un antirwandophone, qui ont assiéger la RTNC-1, première chaîne publique, et ont tenté de faire une adresse à la nation sur la chaine publique, avent que le signal ne soit coupé et brouillé par celui de la RTNC-2.

Ces assaillants armés des fusils et armes à feus prétendaient :

« Venir sauver la RDC de l’occupation et colonisation Rwandaise« , apprend-on des sources non officielles.

Des journalistes seraient détenus, selon les forces de l’ordre et une intervention de la police serait en cours dans les locaux de la RTNC. Le signal de la télévision a été brièvement coupé. Avant la coupure, les images montraient les deux jeunes présentateurs de l’émission en cours, assis, effrayés, mais calmes, avec derrière eux un jeune homme menaçant. Les autres personnes présentes sur le plateau n’étaient pas visibles à l’écran.

Dans les minutes qui viennent le porte-parole du gouvernement congolais doit s’exprimer sur les ondes.
La situation également tendue à l’aéroport international de Ndjili, situé à la sortie de la ville. Selon l’AFP, un responsable des douanes évoque des tirs intenses dans l’aérogare. Toujours selon l’Agence France-Presse, une fusillade aurait aussi eu lieu dans un camp militaire de la ville. Le camp de Tshatshi, situé à une dizaine de kilomètres du siège de la RTNC.

Des tirs sont aussi entendus en ville de Lubumbashi où des tracts des fidèles au même Joseph Mukungubila étaient visibles depuis le 26 décembre dernier et qui annonçait des  attaques simultanés sur Kinshasa et Lubumbashi.

D’après une source non recoupée, le président de al République Joseph KABILA séjournerait à Lubumbashi et sa résidence aurait essuyé des tirs des assaillants non encore identifié cette même matinée du Lundi 30 décembre.

La situation serait redevenu au calme, si on en croit les déclarations du ministre Lambert Mende, porte-parole du gouvernement RDCongolais qui s’est exprimé par téléphone à midi sur Top Congo FM et sur Radio Okapi.

The Kivu Times

 

 

#RDC (#DRC) : vol inaugural du premier aéronef non armé et sans pilote de la #Monusco

Les Nations unies ont lancé officiellement ce mardi 3 décembre à Goma le premier aéronef non armé et sans pilotes utilisé par une mission de l’ONU. L’appareil, de fabrication italienne, a décollé à 12h01 (heure de Goma) à l’aéroport de la capitale provinciale du Nord-Kivu. Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, le ministre congolais de la Défense ainsi que plusieurs diplomates ont pris part à cette cérémonie.La Monusco dispose pour l’heure de deux avions de ce type.

Le premier aéronef non armé et sans pilotes de la Monusco (Photo Facebook) - Radio Okapi
Le premier aéronef non armé et sans pilotes de la Monusco (Photo Facebook) – Radio Okapi

Ces engins, non armés, et voués exclusivement à la reconnaissance, doivent permettre aux Casques bleus de surveiller la province du Nord-Kivu, où sévissent des dizaines de groupes armés. Depuis le mois de mars dernier, la missions onusienne a le mandat de neutraliser tous ces mouvements armés.

En octobre dernier, le chef de la force de la Monusco avait annoncé qu’à partir des mois de mars et d’avril prochains, le dispositif des aéronefs non armés et sans pilotes allait avoir toute sa capacité opérationnelle pour diffuser  à temps réel les images, les photos et les renseignements.

Ces aéronefs doivent aussi assurer un contrôle de la frontière entre la RDC et les deux pays limitrophe du Nord-Kivu, l’Ouganda et le Rwanda. Kinshasa accuse ces deux pays de soutenir certains groupes armés dans la partie Est du pays.

Avant de participer à la cérémonie du vol inaugural du premier aéronef non armé et sans pilotes utilisé de la Monusco, Hervé Ladsous a rencontré le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila à Goma. Ils ont notamment discuté de la traque des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et d’autres groupes armés ainsi que du processus Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR).