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L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

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La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

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Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

RD Congo : la stabilité politique au mépris de la jeunesse mobilisée ?

Négociations de la dernière chance. A l’approche de la fin du deuxième mandat du président Joseph Kabila, la communauté internationale fait tout pour éviter la déstabilisation politique du Congo. En poussant opposition et majorité à se parler. Ce faisant, elle pourrait faire malgré elle le jeu du clan Kabila. Et prendre à contre-pied une jeunesse mobilisée.

Résumons sans précaution diplomatique les ressorts de la situation congolaise. Depuis leur victoire douteuse aux élections de 2011, Kabila et son équipe ne cachent pas leur dessein de demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats présidentiels prévus par la Constitution. En conservant les apparences de la légalité. La révision constitutionnelle et la modification de la législation électorale ayant provoqué une levée de bouclier, le clan a opté courant 2015 pour une stratégie simple : ne pas organiser les élections. Ou plutôt, organiser l’impossibilité pratique de tenir les élections dans les délais en arguant de difficultés financières, techniques, politiques.

Parallèlement, faire acter par la Cour constitutionnelle qu’en cas de non-élection dans les temps, Kabila reste à la barre, et organiser un « dialogue national » pour faire admettre ce « glissement » par l’opposition et la société civile, en échange de postes (dont celui de premier ministre) et d’argent. Détail important : présenter ce dialogue comme la voie responsable et pacifique de résolution de la « crise » électorale et présenter ceux qui s’y opposent par le dernier recours disponible, la manifestation de rue, comme des acteurs violents cherchant à conquérir le pouvoir par la déstabilisation des institutions. Ajouter une dose de stratégie de la tension, pour terroriser les militants et les qualifier de terroristes.

Clos le 18 octobre, le dialogue a repoussé le scrutin présidentiel au mois d’avril 2018. Il offre donc à Kabila une rallonge de seize mois. La manoeuvre est cousue de fils blancs. Mais là n’est pas sa lacune : la majorité de l’opposition, unie dans un « Rassemblement » autour du vieil opposant Tshisekedi, ne s’est pas jointe au dialogue, plombant sa légitimité. Avec des mouvements citoyens dont l’influence sur la jeunesse va grandissant, elle entend soulever la population le 19 décembre pour faire échec à ce qu’elle estime être un coup d’État constitutionnel.

Une perspective qui effraie la communauté internationale, hantée par le risque d’une déstabilisation politique du pays, voire de la région. Cette dernière renvoie aujourd’hui les protagonistes de la « crise » dos-à-dos : les uns doivent montrer une « retenue maximale » dans la gestion de la protestation, les autres doivent « montrer de la responsabilité en garantissant le caractère pacifique de leurs manifestations » (déclaration du Conseil de sécurité du 5 décembre). Surtout, toutes les parties prenantes sont invitées à trouver une « réponse consensuelle » à la crise politique. Concrètement, et face à l’inflexibilité de la majorité présidentielle, il est demandé au Rassemblement de mettre de l’eau dans son vin en acceptant que Kabila reste au pouvoir durant la transition, en échange d’un raccourcissement de cette dernière, de la promesse de ne pas réviser la Constitution et d’un nouveau partage des postes. Vu l’hyper-concentration des pouvoirs au niveau de la présidence, cela revient à laisser à Kabila les clés de la maison un an de plus.

En voulant éviter ce qu’elle considère comme le scénario du pire, la communauté internationale valide malgré elle la stratégie de l’équipe au pouvoir : s’imposer par le fait accompli et le chantage au chaos, suppléer l’absence de base légale et de consentement populaire par la menace de la force. Ce faisant, elle tourne le dos aux plus mobilisés parmi les jeunes congolais, pour lesquels le scénario du pire, c’est le maintien de Kabila au pouvoir après le 19 décembre. Car non seulement ce scénario piétine la constitution et le principe de l’alternance qui en est le coeur, mais il implique le maintien d’un inacceptable, celui de la clochardisation des jeunes, de leur soumission à un ordre arbitraire et prédateur dont Kabila est à leurs yeux la clé de voûte. Quand la communauté internationale craint une « burundisation » du Congo, eux, regardent du côté du Burkina Faso, où la population mobilisée a « dégagé » Blaise Compaoré après 27 ans de règne.

Habitée par cette intransigeance démocratique qui grandit parmi la jeunesse africaine, cette génération a un sens aigu de sa responsabilité historique. Nombre de ses représentants sont prêts au sacrifice – « même si je meurs, cela servira à ceux qui me suivent » entend-on régulièrement. Et ces jeunes ne s’alignent plus aussi docilement sur les consignes des partis d’opposition. L’obtention d’un arrangement de dernière minute reportant le départ de Kabila serait considérée comme une nouvelle trahison des élites, nationales comme internationales. Un déni de justice aux relents postcoloniaux. Accord politique ou pas, cette jeunesse sortira le 19 décembre.

François POLET

Sociologue, chargé d’étude au CETRI et doctorant à l’ULG.

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un large remaniement doit avoir lieu dans les très prochains jours. Certains conseillers de Joseph Kabila plaident pour un changement de Premier ministre.

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Matata Ponyo et Joseph Kabila (Ph. John Bompengo)

C’est une petite symphonie qui monte depuis plusieurs jours : et si Joseph Kabila profitait du remaniement pour congédier le Premier ministre Matata Ponyo? La rumeur avait été lancée par The Kivu Times le jour de la démission de l’ancien ministre de l’emploi, Jean-Claude Kibala.

« Une source proche de la présidence croit savoir qu’un remaniement complet du gouvernement pourrait intervenir avant le 16 février. Cette même source laisse entendre qu’un changement de Premier ministre pourrait être à l’ordre du jour ». Lire la suite RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »

Ils n’en peuvent plus ! Ministres et vice-ministres d’Etat attendent de savoir s’ils vont rester, partir ou être mutés, pour le plus grand plaisir du président. Enervé par l’échec du plan de glissement conspiré et la machination du dialogue, l’homme de Kingakati ressert ses liens et revoie dans son camp.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

Samy Badibanga nommé aux affaires étrangères (en remplacement de Raymond Tshibanda) ? Patric Muyaya au sport ? Mfumu Nemwanda N’semi bientôt ministre ? Mystère… Bienvenue dans l’enfer du remaniement façon Joseph Kabila ! Autour de la table du Conseil des ministres, ce matin, personne n’en soufflera mot évidemment. Mais ce jeu de bonneteau, imminent, a le don de mettre à vif les nerfs du gouvernement. Il faut dire que c’est probablement le dernier grand chambardement du quinquennat, censé constituer une « équipe de crise » pour 2016. Lire la suite RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »