Archives du mot-clé CENCO

La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

Publicités

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

« Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi

L’article est paru sur le site de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, le jeudi  03 Décembre 2015, avant que le site ne soit indisponible. Brouillage ? Toutefois, son esprit traduit une réplique indomptée aux fameuses déclarations du PGR Flory Kabange Numbi contre toute manipulation de l’article 64 de la constitution de la RDC.

Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)
Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

Lorsqu’il le faut, tout propos jugé subversif passant via le nom de domaine « point cd » se veut être brouillé ou coupé. La CENCO serait-elle tombée dans ce cas ? Lire la suite « Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi