Archives pour la catégorie Sécurité

La Corée du Nord a accompli un pas supplémentaire vers son indépendance stratégique.

la Corée du Nord a lancé le missile balistique à portée intercontinentale « Hwasong-14 »  à 0040 UTC le 4 juillet 2017 vers l’est à partir d’un site près de l’aérodrome Panghyon de Kusong.
L’engin aurait parcouru une distance de 933 km et atteint une altitude de 2802 km avant de tomber en mer du Japon.
Les adversaires de Pyongyang n’ont pu cette fois sous-estimer ou mettre en doute la réussite de cet essai.
Le missile a été lancé de telle sorte qu’il atteigne une certaine altitude afin de tester les techniques de ré-entrée en atmosphère terrestre.
Sans doute par dépit, les militaires US et Sud-coréens se sont contentés de riposter à cet énième essai en imitant ce que les Nord-coréens font depuis longtemps en lançant des dizaines de missiles sol-sol tactiques en pleine mer.
Les poissons et autres créatures marines qui y vivent encore ont du apprécier.
Kim Jong-Un n’en a cure, il possède la bombe à Hydrogène et des vecteurs balistiques capables de la délivrer là où ça peut faire mal:   En péninsule coréenne, au Japon, à Guam, à Taïwan, à Midway, au large des îles Aléoutiennes, en Alaska même où à Hawaï…
Un petit pays sous-développé vient d’atteindre l’indépendance stratégique en narguant ouvertement Washington (cadeau du 04 juillet, fête de l’indépendance des Etats-Unis).

Nord-Kivu | Lubero : Une attaque des May-May fait des morts à Manguredjipa.

Une dizaine de militaires FARDC a été expédiée à Butembo la soirée du 22 février 2017 en provenance de Manguredjipa après des affrontements avec des assaillants présumés May-May.

À en croire les sources militaires dans cette zone minière du Secteur de Bapere dans le Lubero-Ouest à 100 Km de Butembo, la localité de Manguredjipa a été attaquée par des assaillants identifiés comme May-Mayi.

Les affrontements se sont déroulés aux alentours de la localité de Manguredjipa. Aucune revendication connue des assaillants n'a été communiqué. Difficile de dire à quel groupe appartient ces rebelles. Manguredjipa est un centre de négoces situé en cheval entre plusieurs zones d'exploitation artisanale d'or, tenues par différents groupes armés.


On dénombre des morts et des blessés de part et d'autres. Les militaires loyalistes blessés rapatriés à Butembo pour des soins y sont arrivés dans la soirée, accompagnés de leur chef.

D'après les sources de la société civile en chefderie de Baswagha et de Bapere, les militaires en replie s'en sont appris à quelques civils, confondus à des assaillants. "Ils prennent tout le monde pour un Mayi-Mayi ici", a-t-on appris d'une source locale.


Les deux forces ont replié après les affrontements. Aucune d'elles ne contrôlait Manguredjipa jusqu'à tard dans la soirée. La population redoute une prochaine incursion des assaillants.

Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

Transition à haut risque en République démocratique du Congo

Après des mois de contestation sévèrement réprimée en République démocratique du Congo, un premier ministre issu de l’opposition, M. Samy Badibanga, a été nommé le 17 novembre. Mais la transition politique reste incertaine, car le président Joseph Kabila pourrait briguer un troisième mandat, en dépit des remous que cela susciterait dans le pays et dans toute l’Afrique centrale.

Par Sabine Cessou (Le Monde Diplomatique)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)

«Le président reste en fonctions » : la banderole en faveur du président Joseph Kabila flotte devant le siège du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Pour les partisans du chef de l’État congolais, il s’agit de répondre à un autre slogan, répété à l’envi par des foules de manifestants : « Kabila, dégage ! » Le message du PPRD est clair : M. Kabila, en place depuis 2001, n’a aucune intention de partir. Pourtant, la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), qui limite à deux le nombre de mandats successifs, lui impose de quitter ses fonctions le 19 décembre.

Le PPRD invoque l’impossibilité matérielle d’organiser le scrutin et cite l’article 70 de la loi fondamentale : « À la fin de son mandat, le président de la République reste en fonctions jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. » En mai, un avis de la Cour constitutionnelle lui a donné raison. Mais l’opposition met en doute la bonne foi du gouvernement. Depuis des mois, celui-ci cherche en effet à maintenir M. Kabila au pouvoir par tous les moyens. Ne parvenant pas à faire sauter le verrou constitutionnel du nombre maximum de mandats, il a tenté, en janvier 2015, de modifier la loi électorale pour y introduire une clause imposant un recensement de la population, préalable à l’enrôlement des nouveaux électeurs (environ 8 millions). Dans un pays de 80 millions d’habitants grand comme quatre fois la France, ces opérations auraient pu, en pratique, prendre plusieurs années. La manœuvre aurait donc abouti à un report indéterminé de l’élection présidentielle — une sorte de mandat « ouvert » pour M. Kabila. C’est alors que le navire a commencé à prendre l’eau : bien qu’il détienne trois quarts des sièges à l’Assemblée nationale, le PPRD a été contraint de faire marche arrière après trois jours d’émeutes dans la capitale, Kinshasa, du 19 au 21 janvier 2015. Lire la suite Transition à haut risque en République démocratique du Congo

GOMA : 57 présumés bandits aux arrêts sur les 69 criminels identifiés

Le général François Kamanzi, commandant ad intérim de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu,  a indiqué au cours d’un point de presse tenu à son bureau que sur les soixante-neuf (69) criminels identifiés cinquante-sept (57) sont déjà aux arrêts en plus de trente-neuf (39) armes récupérées.

Cet Officier supérieur des Fardc qui a également présenté deux présumés voleurs à mains armées, l’accalmie sécuritaire observée ces derniers temps dans la ville de Goma est tributaire de cette opération. Le Général Kamanzi  a confirmé les aveux, selon lesquels les deux criminels ont reconnu avoir participé dans le double meurtre enregistré en début de ce mois au quartier Katoyi.

« Depuis un certain il n’avait pas de crimes sur la ville quand on a mis la main sur les voleurs la majorité de bandits a foui », s’est félicité le général Kamanzi avant de préciser que les deux nouveaux cas de bandits enregistrés ont été identifiés comme étant originaires de la province du Sud-Kivu.

Se basant sur le fichier déjà établi par le bureau des renseignements, le commandant de la 34ème Région militaire a précisé que des recherches se poursuivent pour mettre la main sur les bandits en fuite qui sont localisés dans la ville voisine de Gisenyi et à Bukavu.

(Kivu 1)

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

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Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le 19 décembre 2016 sera à la fois un début et une fin. La RDC est aujourd’hui un pays où se croisent les superpuissances, sans dire les nouveaux maîtres du monde. Et, bien qu’avec une diplomatie moins performante, Kabila semble maîtriser cet aspect que les autres acteurs, sauf l’église catholique, qui, elle aussi, est au centre d’un vaste réseau d’informateurs jésuites à travers le monde. A Kinshasa, ça se joue entre Washington, Bruxelles, Paris, Beijing et New Delhi.

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Située entre les Grands-lacs de l’Est de l’Afrique et l’océan Atlantique, la RDC est en cheval entre plusieurs zones d’influences géostratégiques.

Parmi les opposants, un certain Moïse Katumbi et un certain Vital Kamerhe ont de l’avance – à l’international bien sûre – en termes d’informations privilégiées. Eux aussi, comme Kabila, ils savent ce que c’est un « copain », un ami et un partenaire.

Ce n’est plus à démontrer, si l’Union Européenne ne réussit pas à sauver son ancien allié qui s’est tourné aux chinois, Joseph Kabila, elle lui préfèrerait Vital Kamerhe, apparu « observateur UE », lors des élections au Gabon. Pendant que les démocrates et les conservateurs des USA et de l’UK – sionistes pour le plupart – sont proches de Moïse Katumbi. Dans une option ou dans une autre, Etienne Tshisekedi est perdant. Mais pas son fils Félix Tshisekedi, qui flirte entre Kamerhe et Katumbi, mais beaucoup plus avec Katumbi, à qui il a presque confié l’influence derrière toute la publicité autour de ce qu’on appelle aujourd’hui « Rassemblement ». Tout le monde n’est pas dupe. Mais, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’opposition s’oppose plus à l’autre opposition qu’au régime en place. Lire la suite Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Beni : Nouvelle attaque des presumés ADF

Ce lundi 23 novembre 2015, vers 17 heures 45 minutes, il y a eu embuscade tendue par les ADF/NALU sur le tronçon Mbau-Kamango au niveau de la localité de Mamundyoma ( 25 Km), Secteur de Beni-Mbau, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Beni

Le bilan fait étant de trois ( 3 ) personnes tuées tous des civiles. Les corps des victimes sont exposés à la morgue de l’hôpital général de Oïcha. Tout en condamnant fermement c’est acte criminel, la CRDH exige au commandement des opérations Sokola 1 à renforcer les mesures sécuritaires dans le tronçon Mbau-Kamango et Oïcha-Eringeti pour mettre fin aux embuscades répétitives dans cette partie du Territoire national.

La CRDH a le profond regret de constater que les militaires qui sont engagés au champs de bataille accuseraient trois (3) mois sans recevoir leurs soldes. Elle demande au gouvernement Congolais de bien encadrer ces combattants de la paix en mettant à leurs dispositions tout les nécessaires.

De @Tyna Kasoki – OASIS CONGO MEDIAS

Facebook : les demandes de données de la part des gouvernements en forte hausse

Plus de 60% des demandes au premier semestre 2015 émanent d’agences gouvernementales américaines, mais la France n’est pas non plus en reste.

Facebook affirme demandes données émanant gouvernements nette hausse semestre 2015
Facebook affirme que les demandes de données émanant de gouvernements sont en nette hausse au premier semestre 2015 – SIPA

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RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

La RDC, surtout dans sa partie Est, fait face à une situation contrarié. Dans des carrés miniers sévissent des milices. Les conditions de travail dans les mines congolaises sont assimilées à une sorte d’esclavage moderne. Les acteurs locaux y impliqués ne parviennent pas non plus à relever leur niveau de vie. Une malédiction, une fatalité ou un défi ? Pour répondre à ces questions, The Kivu Times s’est entretenu avec Soraya Aziz Souleymane, activiste des droits humains, spécialiste  des questions de développement et est Deputy Director au Centre Carter en RDC.

Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)
Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)

The Kivu Times : Comment dissocier la problématique « ressources minières » des conflits armés en RDC et dans la sous-région des Grands-Lacs ?

Soraya Aziz Souleymane : La Solution pour moi serait de coupler les efforts de pacification et de traçabilité des minerais avec des projets de renforcement de capacité économique. Ces creuseurs ne choisissent souvent ce métier dangereux que par manque d’alternatives économiques. Une révolution agricole,  une implantation de manufacture, un boom du secteur touristique ou un artisanat minier en coopératives encadrées sont autant de possibilités auxquels le gouvernement et ses partenaires internationaux devraient penser. D’un autre coté l’exploitation industrielle, si elle est bien gérée, peut aussi avoir des impacts positifs sur la sécurité et les revenues locaux et nationaux. Lire la suite RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

VERBATIM CONFERENCE DE PRESSE

SITUATION SECURITAIRE AU NORD-KIVU, SOS CONTRE LE TERRORISME EN PUISSANCE A BENI ET GOMA

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à  l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

 

Mes dames et Messieurs de la Presse,

Heureux de voir répondre massivement à notre invitation. Pour ceux à qui nous ne sommes pas familiers, nous nous présentons comme :

-Maître OMAR KAVOTA, Coordonateur du Centre d’Etudes pour la Paix et les Droits de l’Homme (CEPADHO), Ong-DH, active à l’Est de la RDC. Je suis celui qui a démissionné volontairement des fonctions de Vice-Président et Porte-parole de la Société Civile du Nord-Kivu, pour fin mandat.

-Mr TEDDY KATALIKO, Président de la Coordination de la Société Civile Territoire de BENI.

 1. OBJECTIF DE LA COMMUNICATION

L’objectif de cette Conférence de presse est de tenter tant soit-peu de restituer la vérité des faits sur ce qui se passe au Nord-Kivu. Par ce qu’en tant que témoins directs des événements, nous avons de la peine en réalisant que nombreux d’entre nous (Operateurs politiques, Analystes, Journalistes, Diplomates, Citoyens lambdas, etc .) sont ceux qui comprennent mal ou ne comprennent pas du tout ce à quoi la République fait face à l’Est du pays. Cela l’est de manière innocente pour la grande partie de gens. Cependant, il est possible qu’une petite minorité d’agitateurs et des manipulateurs quand bien même sachant le véritable problème qu’il y a, se contentent de désinformer l’opinion, de présenter autrement le problème en vue de tirer des dividendes de la situation.

La conséquence c’est qu’en force de dénaturer le problème, en force de l’ignorer ou de le présenter autrement, l’on isole les chances d’y trouver de véritables solutions et de fois l’on décourage la solidarité nationale et internationale pourtant requise pour l’endiguer.

Nous sommes convaincus que si les medias que vous représenter peuvent restituer la vérité à la Société, celle-ci se mobilisera en faveur d’une  solution durable et définitive pour arrêter le mal.

A cet effet, nous envisageons articuler notre Communication de ce jour sur 3 points, à savoir :

-La problématique des massacres des civils à BENI ;

-La récente attaque de l’aéroport de Goma ; et enfin,

-Notre point de vue sur les tractations en cours au sujet d’un prochain  Dialogue National.

2. APERCU SUR LA SITUATION DES MASSACRES DES CIVILS A BENI

Ce qui se passe en Ville et en Territoire de BENI c’est le pire de l’histoire de notre pays. Tuer les personnes à la manchette ou à la hanche, éventrer les femmes enceintes, broyer les têtes des enfants en les cognant contre le mur sans moindre pitié tel est l’image de ce qui se vit dans cette partie du pays depuis le 02 octobre 2014. Jusqu’à ce jour, nous comptons au moins 430 personnes sauvagement exécutées, ce qui présente une moyenne de 54 civils tués chaque mois, soit 14 civils/semaine et donc 2 morts chaque jour.

Si face à cette cruauté nous pouvons rester indifférents, alors notre sens humain perd sa valeur.

La question que nombreux se pose c’est sans doute, qui fait tout ça ?

 Il ne faut pas passer par 4 chemins pour identifier l’ennemi, les tueurs des Civils à BENI. Nous savons qu’ici à KINSHASA vous avez appris toute sorte de ragots  quant à ce. Certaines bouches vous ont dit sans rire que :

-Ce sont les FARDC engagées dans les Operations SUKOLA1  qui massacrent les civils à Beni ;

-Ce sont les casques bleus de la MONUSCO qui distribuent les machettes et les armes aux tueurs ;

– Ce sont les compatriotes rwandophones en migration vers le Territoire de BENI ou d’IRUMU (ITURI)  qui massacrent les civils, etc.

Retenez que tout cela n’est que mensonge éhonté. Ce genre d’affirmations mensongères faites surtout dans l’unique intention de nuire de décourager toutes les volontés disponibles à contribuer à endiguer l’hémorragie, de désinformer ou d’intoxiquer la population  traduisent purement et simplement, à défaut de la complicité et de la haine, la trahison contre notre chère patrie la RDC.

S’agissant par exemple de ceux mettent en cause les FARDC:

Qui peut ignorer que dans la plupart des cas, nombreux survivants des massacres ne l’ont été que grâce à l’intervention des FARDC ? Allez-y voir, dans les localités où les massacres ont été perpétrés, comme : ERINGETI, KAINAMA, KOKOLA, KISIKI, MBAU, MAMUNDIOMA, KAMBI YA MIBA, MAVIVI, MUSUKU, en Secteur de BENI-MBAU pour le Territoire de BENI ou dans certains Quartiers comme PAIDA, BOYKEN, NGADI ou MATEMBO en Ville de BENI. Méconnaître ces sacrifices consentis par l’armée dans ces moments difficile relève de l’ingratitude, si non de la complicité avec les tueurs.

Aussi, rappelons-nous : Il y a eu des moments où l’armée au cours de cette Opération Sukola1 a mené des rudes  combats, où l’on pouvait facilement assister à la mort de 5 Officiers supérieurs, sans compter la vingtaine ou la trentaine des combattants. Mais, jamais ce jour là à on a assisté à aucune scène de pillage ou d’assassinat d’un seul civil par les militaires en colère pouvant prétexter  venger leurs compagnons d’armes.

Comment se pourrait-il qu’à l’ occasion de rien ces militaires qui ont défendus la population au prix de leur sang soient ceux qui se détournent et se livrent aux massacrent les civils ? Non, c’est absurde et donc injustifiable.

Nous croyons par contre que les operateurs de cette thèse cherchent tout simplement soit à révolter les militaires soit à les inciter à se retourner contre les civils pour briser ainsi le mariage FARDC-Population. Aussi, il se voit dans cette campagne une certaine volonté des détracteurs du Chef de l’Etat (Commandant Suprême des FARDC) à vouloir opposer la population contre lui, en le présenter comme le bourreau de ceux en faveur de qui il se bat pour sécuriser. C’est méchant et très malhonnête.

Quant à ceux qui accusent les casques bleus de la MONUSCO :

 Pendant qu’on voit les éléments de la brigade d’intervention de la MONUSCO agir au coté des FARDC pour combattre l’ennemi à Beni, pendant qu’on assiste aux embuscades contre les Casques bleus à Beni, ça parait insultant de dire que la MONUSCO serait de mèche avec ceux qui tuent les civils à Beni.  Il est clair que les conspirateurs de pareille thèse  voudraient susciter de l’énervement dans le Chef de la mission en vue d’obtenir son désengagement. Pour le bien être de la population, il faut leur faire échec et se méfier d’eux.

Et pour ceux qui incriminent nos compatriotes d’expression rwandaise en migration vers IRUMU et BENI :

Il faut noter que ceux-ci ne peuvent apporter la moindre preuve de leur affirmation. Il y a lieu de croire que pour des intérêts inavoués ou par nostalgie du mal, il y a ceux dont le plaisir c’est de raviver les tensions interethniques pour perpétuer la violence à l’Est du pays. Ce sont eux qui pourraient être à l’origine de ces propos.

Mais alors la question persiste, qui massacre les Civils à Beni ?

En réponse, mes dames et Mrs de la Presse, disons cela tout haut à l’intention de toute la Communauté tant nationale qu’internationale : Ceux qui tuent à BENI, ce sont des terroristes. Ce sont des islamistes, des jihadistes du genre ou de l’espèce BOKOHARAM, ELSHABAAB, ALQUAIDA, etc et cela avec comme objectifs :

  • La mise en place d’un système de terreur d’épuration systématique des populations civiles,
  • Le déplacement force des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et d’exploiter les ressources naturelles,
  • L’installation des foyers d’intégristes religieux et des bases d’entrainement terroristes dans la zone

Un ensemble des sujets Ougandais, Kenya, Somaliens, Tanzaniens, Rwandais, Soudanais, Burundais, Centrafricains et Congolais qui se couvrent le label ADF-NALU (au nom de cette rébellion ougandaise) aujourd’hui sous une nouvelle dénomination ‹ MDI › Muslm Defense International, alors que ce sont des véritables terroristes qui s’assignent pour mission islamiser de force toute la région et créer un Etat Islamiste dans la Région de Grand-Lac.

L’extrême nord du Territoire de BENI, dans le Parc de VIRUNGA et la Vallée de la rivière SEMULIKI ont abrité jusqu’il y a peu des CENTRES d’Instruction pour former ces terroristes. Leurs essais de bombes artisanales ont fait par plus de 4 fois des victimes en Ville de BENI au cours du premier Trimestre de 2014.

Pour ces Terroristes, l’armée régulière congolaise ne pouvait pas venir démanteler ce centre international de terrorisme (allusion faite aux destructions par les FARDC des Camps MADINA, CANADA, ISSA, MAKOYOVA, MAKEMBI, TSUTSUBO, ABIA KAMBI YA MIBA, KAMBI YA CHUI) qui a valu des millions des dollars, d’importantes ressources matérielles et humaines. Et comme pour y arriver l’armée a bénéficié de la complicité de la population, les Jihadistes viennent faire payer cela à cette population.

Ces Terroristes, pour s’enraciner, ont réussi à asseoir un réseau d’intelligence très entretenue, un circuit financier/économique transfrontalier très fort ainsi que des complicités locales et internationales. A ce sujet, au 1er semestre 2013 nous avons par exemples documenté de cas de recrutements des jeunes dans des mosquées au N-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et ITURI, le kidnapping des plus ou moins 894 civils en Territoire de Beni convertis de force en musulmans (selon les témoignages de plus de 383 civils libérés, des combattants-Adf rendus ou capturés par les FARDC). Ceux qui s’opposaient à cette conversion forcé étaient exécutés sans autre forme de procès, c’est le cas de 3 Prêtres de la Paroisse Catholique de MBAU, en à en croire un combattant ADF capturé.

C’est pourquoi nous disons que le contexte sécuritaire en Territoire de  BENI nécessite une attention particulière de chacun de nous. Le problème est aussi grand que nous ne l’imaginons. Il nécessite, pour l’endiguer, la mobilisation de toute la Communauté nationale et internationale, la solidarité des toutes les provinces de la RDC, des Etats de la Région, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des USA et des Nations Unies.

Seule la RDC ne peut pas faire face à cette hémorragie sans le concours des Etats amis. C’est ici l’occasion de féliciter la TANZANIE qui a joué sa part en mettant la main sur le cerveau no.01 de l’ADF MDI, JAMILI MUKULU. Les autres Etats voisins devaient en matière de coopération avec la RDC dans cette lutte, imiter la TANZANIE, étant donné que nombreux recrues viennent de chez-eux.

Nous encourageons le Chef de l’Etat à prendre le devant dans la mobilisation de la Communauté nationale et internationale pour que ce problème soit compris de par le monde. Si le Nigeria, le Cameroun, le Mali n’ont pas eu honte de le faire pour appeler à la solidarité internationale, la RDC ne pourra plus non plus à son tour s’en empêcher.

Nous voudrions finir ce point en fixant l’Opinion que : ce qui se passe à BENI n’est jamais l’affaire de massacres des Civils par les FARDC ou la MONUSCO, ou la complicité de l’armée. Le dire ainsi c’est tout simplement cracher sur les efforts jusque là consentis par les FARDC, voire sur la mémoire de ceux qui sont tombés sur la ligne de front pour cette cause.

Sachons tous qu’à BENI il y a plutôt des Terroristes, sans objectif militaire. Ils ont de têtes pensantes (en RDC et à l’extérieur du pays), des Noyaux des Coordinations  dans les profondeurs (foret /parc) et des groupes satellites opérant en groupuscules dans les faubourgs  des agglomérations pour décapiter, éventrer les civils sans défense.

Contenir leur mode opératoire passé de la guerre classique à la guérilla ou guerre en symétrie nécessite une compréhension commune et des moyens conséquents aussi bien humains que matériels, la solidarité nationale et internationale.

Chercher à réduire ce grand problème aux simples individus (Commandants des Operations militaires par ex., unités FARDC engagées sur les fronts) revient à le minimiser, à le dénaturer et à s’isoler des pistes vers une solution durable.

3. DE LA RECENTE ATTAQUE DE L’AEROPORT DE GOMA

 A notre niveau, la récente attaque de l’aéroport de GOMA est un signe qui ne trompe pas sur les risques d’une nouvelle guerre à l’Est du pays. Ce serait peut être inapproprié de réduire une menace de ce genre à un seul petit individu KAMBALE MALONGA, présenté comme cerveau de cette tentative de déstabilisation par les Officiels.

Avec la menace terroriste dans la région, les incursions  rwandaise et ougandaise dans le Territoire de RUTSHURU, NYIRAGONGO et BENI observées les mois derniers, il y a lieu de considérer que derrière KAMBALE MALONGA se cache une main noire. KAMBALE  parait un arbre qui cache la forêt.

Partant du mode opératoire des combattants, des armes dont ils ont fait usage, le lieu choisi pour déstabiliser la ville (très stratégique même pour la province), il faut comprendre qu’il y a là un réseau qui peut avoir des ramifications aussi bien à l’intérieures qu’à extérieur du pays.

Tout en saluant l’action des Forces et Services de sécurités qui ont réussi à mettre la main sur ces malfrats, nous restons prudents en attendant la suite et appelons la population à plus de vigilance. Dans l’entre temps, nous encourageons le Gouvernement Central à ouvrir l’œil et le bon, à suivre de prêt la situation pour éviter toute éventuelle surprise.

  • DES CONSULTATIONS EN PERSPECTIVES D’UN EVENTUEL DIALOGUE NATIONAL, NOTRE POINT DE VUE

Tout en étant en Province, nous suivons de près la démarche entreprise par le Chef de l’Etat qui  procède en ces jours par les consultations de la représentation de la population en vue de juger ou non de la pertinence d’un éventuel Dialogue National.

 

Nous saluons cette approche choisie par le Président de la République qui depuis son avènement à la tête de ce pays s’est toujours montré ouvert pour échanger sur des questions intéressant la vie de la Nation.

Cependant, étant donne que  KINSHASA n’est la RDC, nous encourageons le Chef de l’Etat à faire le tour de Province pour écouter aussi la voie de l’intérieur du pays. A la limite, si le Président pouvait faire le tour de grands blocs de la république (Est, Centre et Ouest) et écouter les avis et considérations des Congolais de l’arrière pays, afin de se faire un aperçu véritablement national.

Toute fois, s’il arrive que l’agenda du Chef de l’Etat ne lui facilite pas de faire le tour des Provinces en réponse à notre vœu, qu’il lui plaise au cas où il est décidé de la tenue du Dialogue National a lieu, d’inscrire sur les matières à traiter, outre le dossier électoral, le dossier sécuritaire et particulièrement du Terrorisme en émergence à l’Est du pays.

Par ce qu’il est clair que dans le contexte actuel de Terrorisme au Nord-Kivu et dans d’autres provinces de l’Est, la sécurité du processus électorale est menacée.

Merci pour votre attention soutenue. Nous sommes disposés à répondre à vos Questions.

-Me OMAR KAVOTA, Tél : +243 993 53 53 53 ; 810 75 75 11 ;E-mail : maitrekavota@gmail.com;

-TEDDY KATALIKO, Tel : +243 998 5491 36 ; E-mail : kataliko_teddy@yahoo.fr

RDC : Le cri des évêques du Kivu pour le respect absolu de la vie

« Mon âme est rassasiée de malheur ; et ma vie est au bord de l’abîme ». Cet extrait de psaume fait office de prélude au message des membres de l’Assemblée épiscopale de Bukavu, réunis à Butembo du 16 au 23 mai 2015. Archevêques et évêques s’y font l’écho de la détresse de leurs fidèles, en proie à de terribles violences, notamment en territoire et ville de Béni.
 
En une vingtaine d’années, guerres et insécurité ont coûté la vie de 6 millions de personnes en RDC, et « la série continue, spécialement dans les territoires de l’est ». Les évêques évoquent les coupeurs de routes qui étranglent la population sur le plan économique, les enlèvements contre rançons. « Nous sommes indignés par le silence autours des trois pères assomptionnistes enlevé le 19 décembre 2012 ».

Lire la suite RDC : Le cri des évêques du Kivu pour le respect absolu de la vie

Beni : Un carnage de plus… 10 morts

« Le bilan est de 10 morts », apprend-on des sources de la société civile sur place à Beni-ville.

Près de 600 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 600 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

C’est au quartier Matembo, en commune de Mulekera, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Beni que ce carnage s’est produit. Des asssaillants armés aux gourdains, machettes, autres armes blanches et quelques armes à feu ont fait irruption de cette partie de la ville martyre du Nord-Kivu et ont commencé à égorger des citoyens.

Matembo est située en cheval de la RN-4 en direction d’Oïcha, à près de quelques kilomètres de l’aéroport international de Mavivi qui abrîte un campement de la MONUSCO et une base mobile de l’unité de réaction rapide du régiment commando des FARDC, armée loyaliste RDCongolaise. Matembo c’est  aussi à un pas de Ngadi, le lieu qui a vu tombé le colonel Mamadou Ndala en début 2014.

Ce énième carnage intervient 72 heures après qu’un contingent tanzanien de la brigade d’intervention de l’ONU soit tombé dans une embuscade tendue par des présumés ADF dans la même zone, vers Kokola, au tour d’Oïcha, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Certaines sources sur place attribuent ces tueries à un commando dirigé par le colonel réfractaire Bisambaza, ayant fait défection des FARDC et à la tête d’un mouvement rebelle en gestation dans cette zone.

Massacres de Beni : Responsabilités partagées…

« Un mort de plus est un mort de trop. Trente morts encore, c’est une humiliation pure et simple », c’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse du Collectif des parties civiles du Nord-Kivu.

Pour cette organisation citoyenne, l’espoir de paix s’est trop vite embrasé dans les esprits des béniciens.

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Se joignant aux forces vives locales, le CPCNK en appelle à la responsabilité de toutes les couches, afin de freiner et acte, on ne peut plus criminel, rapprochant les dimensions asymétriques de la guérilla urbaine et périurbaine et dont l’ampleur terroriste n’est plus à démontrer. « Si pour une raison ou une autre, les sensibilités diverses récupèrent cette situation pour se débarrasser de quelques adversaires politiques, il va sans dire que cela dénote d’une certaine lâcheté et de l’incapacité de la manette gouvernante à mettre fin à ces actes de sabotage, plus qu’outrageuses », poursuit cette structure citoyenne.

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Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu (CPCNK) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme, du genre, de bonne gouvernance, d’accès à la justice et de la cohésion sociale. Créée en 2010, le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu figure parmi les organisations des droits de la personne, nées dans le contexte d’insécurité résurgente et conflits de tous genres dans la sous-région des Grands-Lacs. Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu a été fondée par des organisations de jeunes du Nord-Kivu, soucieuses du niveau de répression des populations civiles depuis des décennies ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en divers milieux.

Télécharger l’intégral du communiqué de presse du CPCNK ici.

Beni : Nouvelle attaque des présumés ADF – Près de 20 morts

Un nouveau massacre s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi dans la ville de Béni située dans l’est de la RDC, 17 morts de plus, c’est le bilan de cette incursion nocturne attribuée aux rebelles ougandais ADF/NALU à l’Est de la ville, dans les localités de Mayangose et Mbongya.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Au moins 17 personnes ont été tuées à coup de machette dans un quartier de la ville de Beni, en proie à une récente série de massacre ayant fait près de 300 morts.

« Nous avons retrouvé 17 corps. La fouille continue », a déclaré un officier de police. La région de BENI a été frappée d’octobre à décembre par des massacres attribués aux rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF).

Des habitants excédés ont plusieurs fois manifesté pour dénoncer ces tueries.

Quelques jours après la levé du couvre-feu contre la circulation au delà de six heures du soir dans cette région, avec probabilité que la plupart des combattants locaux parmi lesquels des ADF et autres miliciens Maï-Maï se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC, il semble un peu tôt d’attribuer les récentes attaques de Beni au groupe terroriste ADF. À Béni c’était évident, dès le début de l’opération SOKOLA I. En novembre 2014, trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusées d’être connecté à l’ADF. Des armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU.

La reprise de SOKOLA, tant saluée connaîtrait était un défi.
La reprise de SOKOLA, tant saluée connaîtrait était un défi.

Toutefois, nombreux sont des officiers FARDC qui n’y ont peut-être pas trouvé leur parts, alors qu’ils sont sur la ligne de front. Mais aussi, les Tanzaniens de la Brigade spéciale d’intervention sont très visibles sur les routes entre Mbau et dans les escarpements de la vallé de la Semuliki sur l’axe Nyaleke-Mbongya. Les ADF ont été pourchassés et se sont réfugiées en minuscules groupes très loin dans les forêts de part et d’autres d’Eringeti et d’Oïcha.

Hostile au président ougandais, Yoweri Museveni, l’ADF est active depuis 1995 dans une région montagneuse du territoire de Beni, où elle commet de graves exactions (massacres, enrôlements forcés, pillages…) contre les civils.

Grands Lacs : En attendant le 2 janvier – FDLR Gate

Le 2 janvier 2015 – 48 heures avant… Jour mémorable, jour de tous les enjeux dans les Grands Lacs Africains, et plus particulièrement dans le Nord Kivu. L’an un de l’assassinat du Colonel [Général ab Postumus] Mamadou Moustapha Ndala ; c’est aussi la date butoir du moratoire de la CIRGL pour le désarmement volontaire des FDLR encore présents en RDC.

Combattants FDLR rendant leurs armes à Buleusa au Nord Kivu (Ph. Tiers)
Combattants FDLR rendant leurs armes à Buleusa au Nord Kivu (Ph. Tiers)

Vendredi 02 Janvier 2015, 2ème jour de l’an UN après l’assassinat de Mamadou Ndala – la bête noir du M23 dans la libération du Nord Kivu – 1ère semaine de l’an 21 de l’entrée des rebelles FDLR sur le sol congolais, Zaïre à l’époque… Lune Gibbeuse ascendante, les anciens sociétaires de Juvénal Habyarimana dans l’ancien régime Hutu/Tutsi modéré peuvent désormais rompre le cordon avec leur pays d’accueil, la très instable République Démocratique du Congo. Lire la suite Grands Lacs : En attendant le 2 janvier – FDLR Gate

Beni/Irumu : «Noël Obscur à Ndalya» – Six personnes tuées

Ndalya, du nom de cette localité située en cheval entre les territoires de Beni (Nord Kivu) et Irumu (Province Orientale, District de l’Ituri). Des présumés ADF y ont tué six personnes dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014.

Près de 300 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 300 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

La nuit d’après le noël 2014 n’a pas été paisible dans les localités longeant la limite entre les territoires de Beni et d’Irumu, à l’est de la RDC.

À en croire e chef de collectivité de Walese Vonkutu, il s’agirait la deuxième attaque enregistrée dans son entité en l’espace d’une semaine. Il plaide pour le déploiement des FARDC dans cette zone pour empêcher l’incursion de ces rebelles dans le territoire d’Irumu en Ituri. Ce vent mortuaire qui embasait les chefferies Batangi-Mbau, Banande-Kainama, Rwenzori et Watalinga en territoire de Beni a fini par atteindre celles de Banyali-Tshabi et Bahema-Boga en district de l’Ituri.

Le bilan fait état de six morts et cinq blessés graves, dont un bébé d’un mois.  Ce chef de collectivité estime que «n’eût été l’intervention rapide  des FARDC», le bilan serait très lourd.

Ces hommes armés ont fait incursion le jour de Noël vers 22 heures. Le chef de collectivité de Walesse Vonkutu, Andibo Okaume, rapporte qu’ils  sont entrés dans sept maisons où ils ont découpé les occupants à la machette.

Aucun mouvement de population n’est signalé jusque-là, «grâce à la présence des FARDC qui rassure les gens.» Mais une grande panique a gagné la population locale, constituée notamment de déplacés qui avaient fui les attaques des ADF dans le territoire de Beni, informe Radio Okapi.

Certains exploitants de bois se sont retirés de la forêt, abandonnant leurs activités suite à cette attaque. Celle-ci est  la deuxième après celle de Samboko au cours de laquelle trois personnes avaient été tuées par les ADF.

Ces « vrais faux » ADF/Nalu auraient profité de la présence d’une délégation gouvernementale pour opérer ce énième sabotage à près de 100 Km au Nord de Beni ville. Pour rappel, c’est depuis le 24 décembre qu’une délégation conduite par le nouveau vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Évariste Boshab et le ministre d’État en charge de la décentralisation et des affaires coutumières Salomon Banamuhere séjournent dans la région afin de s’enquérir de la mise en application des mesures gouvernementales pour le rétablissement de la sécurité à Beni et environs.

Grands Lacs : C’était en 2014… L’armée Burundaise au Sud-Kivu

Agression, incursion ou coopération militaire secrète? Longtemps et plusieurs fois niée par les autorités RDCongolaises et Burundaises, la présence des troupes Burundaises dans la plaine de la Ruzizi et dans les hauts palataux de Minembwe avait fini par être révélé que au grand jour en début octobre 2014. La nouvelle avait surpris dans tous les cieux, sauf dans le camp de la société civile, des militants et des journalistes de la sous-région qui ne cessaient d’attirer les sonnettes d’alarme à propos de cette « politicaillerie » jouée par Kinshasa et Bujumbura.

Des soldats burundais en patrouille. (Ph. Bobby M./Getty images)
Des soldats burundais en patrouille. (Ph. Bobby M./Getty images)

La semaine du 05 au 11 octobre 2014, les militaires des forces armées burundaises en expédition dans le territoire d’Uvira en province du Sud-Kivu se sont retirés du territoire de la République Démocratique du Congo.

Arrivée en avril 2012, quelques mois seulement après les élections fortement contestées de novembre 2011, l’armée burundaise s’était déployée le long de la frontière commune sur le sol rd-congolais notamment dans les localités de Ndunda, Kimuka, Mwaba, Kiliba (Sucrerie du Kivu) – Secteurs 1, 5, 6 et 7. Les raisons officielles du déploiement de ce qui est aujourd’hui qualifié de détachement burundais n’ont jamais été révélées. Mais, dans les coulisses, certains militaires burundais approchés par des habitants des villages où ils étaient déployés n’avaient pas manqué de dire qu’ils seraient venus combattre eux-mêmes les rebelles burundais du Front National de Libération (FNL) d’Agathon Rwassa actifs à l’Est de la RDC. Lire la suite Grands Lacs : C’était en 2014… L’armée Burundaise au Sud-Kivu

Terrorisme | RDC – Liban : Des fonds des terroristes dans le business libanais à Kinshasa ?

Ça sent de l’argent salle. La République démocratique du Congo avait accordé depuis 2012 des concessions forestières lucratives à la firme congolo-libanaise « Congo Future », une société contrôlée par un homme d’affaires libanais qui dirige aussi une entreprise soumise à des sanctions par les États-Unis comme une façade pour le Hezbollah, un groupe terroriste proche d’Al-Qaeda.

Trans-M, société mère du groupe Congo Future, est classé par la CIA sur la liste noire des firmes finançant le terrorisme.
Trans-M, société mère du groupe Congo Future, est classé par la CIA sur la liste noire des firmes finançant le terrorisme.

Les concessions délivrées par le ministère congolais de l’environnement à la société Trans-M, vu par Reuters, avaient pourtant compliqué les efforts de Washington d’enrayer ce qu’il qu’il qualifie d’activités commerciales croissantes du mouvement militant libanais en Afrique.

Garanties par des titres d’exploitation de 25 ans pour des centaines de milliers d’hectares de forêt tropicale dans le pays d’Afrique centrale, deuxième forêt «poumon» de la planète après l’Amazonie, ces concessions sont capables de générer des centaines de millions de dollars des revenus de plus de 25 ans, s’ils sont pleinement exploité, à en croire des experts forestiers.

Trans-M est contrôlé par l’homme d’affaires libanais du nom d’Ahmed Tajideen (dont le nom est également donné que Tajeddine dans les documents du Trésor américain et de la CIA). Il dirige également une autre société, Congo Futur, proche du Hezbollah libanais, selon le gouvernement américain. Congo Futur est, en effet, dans le commerce général, l’importation des biens et services, dont le gouvernement congolais est l’un des plus grands acheteurs. Cette firme est qui contrôle près de la moitié du business de Kinshasa est aussi spécialisé dans le commerce des mobiliers en bois et le sciage ; d’où son attrait vers les forêts tropicales et équatoriales de la RDC. Lire la suite Terrorisme | RDC – Liban : Des fonds des terroristes dans le business libanais à Kinshasa ?

Espionnage : Palpitation des USA « impuissants » et indifférence de l’UE

L’affaire du PRISM… C’est connu que les USA espionnent leurs alliés. L’espionnage mené par la NSA à l’encontre de ses alliés a créé un climat insupportable en mi-2014. L’Union Européenne envisagerait suspendre le projet d’accord de libre-échange avec les États-Unis. Et exiger d’eux des gages de confiance. Quand la superpuissance a peur d’elle-même.

L'espionnage de al NASA a suscité un imbroglio dans la coopération stratégique mondiale en mi-2014.
L’espionnage de al NASA a suscité un imbroglio dans la coopération stratégique mondiale en mi-2014.

Sécurité ou crise de confiance ? Prévention d’attaque terroriste ou impérialisme ? What do we know ? Nothing. » La morale du film « Burn After Reading » (2008) des frères Coen, satire de l’industrie américaine du renseignement, est particulièrement réjouissante et prometteuse, pour les millions de Français qui se découvrent espionnés à leur insu par la NSA américaine, au rythme de 70,3 millions communications interceptées par mois. Dans les dernières scènes du film, Osborne Cox, analyste star de la CIA, à bout de nerfs, joué par John Malkovitch plante un piolet entre les deux omoplates d’un inconnu, qu’il prenait pour l’amant de sa femme. Au bout de plusieurs mois d’enquêtes, les plus fines lames des services secrets américains classent ce dossier d’espionnage et de concubinage industriels, auquel ils finissaient par ne plus rien comprendre, abrutis qu’ils étaient par lamasse de renseignements contradictoires collectés n’importe comment par une bureaucratie aussi médiocre que pléthorique.

Le film est hilarant. La réalité de la dérive américaine actuelle est beaucoup moins drôle. Depuis quelques semaines, il semble que les États-Unis ont perdu le nord. Et leurs alliés. Il y eut d’abord l’opération « Pantalonnade en Syrie » : une Amérique traçant des lignes jaunes et rouges dans tous les sens, pour assister passivement à leur franchissement. 200.000morts et une attaque au gaz plus tard, l’Amérique finit par suivre à la lettre les initiatives diplomatiques de M. Poutine, donnant ainsi une légitimité inouïe au soutien militaire le plus actif et le plus cynique de M. Assad.

Ensuite, l’on joua à guichets fermés « Guignol au Capitole ». Pendant plusieurs semaines, le Parti républicain, majoritaire au Parlement américain, prit en otage l’administration de la première puissance économique mondiale, joua avec le crédit de sa monnaie domestique, le dollar, qui est aussi, pour encore quelque temps seulement, l’ancre du système monétaire et financier du monde.

Depuis dix ans, et l’invasion de l’Irak, il ne se passe pas une journée sans que l’on assiste au spectacle inquiétant de l’hyper-impuissance américaine. Fait nouveau : ayant perdu son cap et sa boussole, l’Amérique de M. Obama maltraite ses alliés les plus solides les uns après les autres. Elle scrute toutes les communications de la France, l’un des rares pays avec lequel elle n’ait jamais été en guerre, mais est incapable de lire et prévoir ce qui se trame en Asie, entre Pékin, Pyongyang, Séoul et Tokyo. Elle entame des discussions accélérées avec l’Iran, future puissance nucléaire, laissant sur le bas-côté ses alliés de toujours, Israël et l’Arabie saoudite. Elle se moque éperdument des conséquences de sa politique monétaire débridée sur le monde entier, en particulier ses partenaires européens, sud-américains et asiatiques. Les rapports publiés hier de Human Rights Watch et Amnesty l’attestent : Grâce à ses drones – dirigés par des personnels plus stables que Osborne Cox ? – elle met hors d’état de nuire et dans le même sac, des centaines de terroristes islamistes et de civils innocents au Pakistan, puissance nucléaire alliée.

L’Amérique de Barack Obama ne semble plus en mesure de maîtriser l’agenda du monde, ni même le sien. Or, ces dérives récentes et croissantes risquent de s’accentuer. Il faut anticiper, dans un court horizon de trois ans, une Amérique dirigée par un président moins ouvert sur le monde, moins pondéré et plus isolationniste que M. Obama.

Que faire, concrètement ? Il faut saisir l’occasion de cette crise de confiance mutuelle pour reconstruire une dynamique vertueuse. Les discussions actuelles sur un pacte transatlantique, source de croissance et de créations d’emplois en Europe comme aux États-Unis, doivent être interrompues sine die. Le temps pour les États-Unis de réaliser que les dégâts causés par leur espionnage systématique de la France, de la Commission européenne et de tous les pays de l’Union, est une impasse dangereuse. Qui, à Bruxelles, Paris ou même Londres, oserait signer dans les conditions actuelles un deal « équilibré», alors que le partenaire américain peut lire à livre ouvert les préparations, de ce côté-ci de l’Atlantique, des négociations ? Ce pacte fondé sur le mensonge, la méfiance et la dissimulation serait voué à l’échec.

Quelle initiative raisonnable pourrait être alors prise par Washington DC pour regagner la confiance perdue ? Tout simplement donner les clefs du programme PRISM à ses alliés de toujours, au premier rang desquels la France et le Royaume-Uni. Autrement formulé, il s’agit pour l’Amérique de restituer à ses alliés – sans pénalités – toutes ses données numériques sur les citoyens européens, qu’elle a illégalement pillées.

L’alternative – peu raisonnable – serait pour l’Europe, et en particulier la France, de se donner tous les moyens de récupérer sa souveraineté dans le domaine stratégique des données personnelles numériques, de l’Internet et des télécoms. Par « tous les moyens », on entend ici des moyens militaires de cyberdéfense significativement accrus. Faudra-t-il pour cela « craquer » les défenses du renseignement militaire américain, récupérer les données du programme PRISM, qui appartiennent aux Européens, aussi illégalement qu’elles ont été collectées ?

« Don’t be evil », nous rappelle la devise, pour incurables naïfs, du sympathique Google. On en formulera une autre, pour M. Obama : « Be smarter ». Le moment d’un vrai deal entre égaux, entre Européens et Américains, est venu.

avec Édouard Tétreau

Massacres de Beni : Défaillance ou complicité des FARDC ?

C’était « un tout petit peu » prévisible. Autant des tueries, dans un rayon de 50 Km sur-militarisé et jonché d’unités spécialisées – unité fantassin et unité commando de réaction rapide des FARDC, contingents tanzaniens de la brigade d’innervation de l’ONU, police nationale congolaise, divers contingents de la MONUSCO, police des Nations Unies, etc. – et que des inconnues tuent à l’arme blanche en plus de 10 séances sans être iniquité, non mois sans qu’un d’entre eux ne soit intercepté, il y avait de quoi soupçonner une certaine défaillance, si pas une complicité des services de sécurité.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Le très répétitif cocktail mortuaire en Beni ville et territoire a fini par mettre en nu les faiblesses des services de sécurité, de l’armée et de la police, ainsi que des leurs partenaires divers. Si certaines bouches parlent de défaillance, d’autre vont plus loin jusqu’à présumer une certaine complicité de l’armée loyaliste et les tueurs.

À en croire un rapport du cocus des députés du grand-nord du Nord-Kivu, le système d’alerte de la police nationale congolaise et de la Monusco ont accusé un criant échec. A plusieurs reprises, la population et les services de renseignement ont signalé l’imminence d’une attaque aux forces de l’ordre – après avoir reçu des tracts, par exemple – mais à chaque fois, aucune disposition n’a été prise.

« L’intervention arrive, mais toujours très en retard« , se plaint l’un d’eux. « Pire encore, des personnes censées coordonner la protection de la population, n’ont pas fait leur travail », précise-t-il.

La semaine dernière, dans la localité de Ngadi, à 7 km du centre de Béni ville ; un major FARDC, prévenu qu’une tuerie était en cours, aurait menacé « de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir ». Des menaces également proférées contre un colonel qui voulait se rendre sur les lieux de l’incident le lendemain. Cette nuit-là, trente personnes seront tuées. Complicité ou crainte ? Le même rapport précise qu’un commandant de la police aurait fermé pendant près de 48 heures le numéro vert d’urgence que la population devait appeler en cas d’un éventuel attaque.

Pour rappel, un ancien ministre et opposant originaire de la région Beni avait remis en cause la version officielle d’attribution des massacres de Beni ville et territoire au groupe terroriste ADF-Nalu. Pour lui, l’armée congolaise n’a pas fait preuve que d’incompétence. Cet ancien allié de Kabila aux présidentiels de 2006 avait publiquement accusé le général Muhindo Akili aka « Mundos », commandant de l’opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d’être le complice des rebelles.

Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.
Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.

Les accusations vont dans tous les sens. Les politiciens de la région se jettent désormais la responsabilité de ce festival de carnage ayant coûté Beni plus de 250 âmes. Si pour gouverneur Julien Paluku et le gouvernement de Kinshasa, c’est Mbusa Nyamwisi et ses proches qui instiguent ces tueries en prélude d’une nouvelle rébellion ; le camp de ce dernier ne cesse d’opposer l’avis contraire, accusant en coulisses Kinshasa de jouer au sapeur-pompier en vue de faire passer son opinion sur la révision constitutionnelle dans une communauté Nande du grand-nord, connue pour ses accointances avec le camps de l’actuel opposition congolaise.

A Beni ville et à Butembo, deux grandes agglomérations urbaines de l’espace culturel Nande, le camp du pouvoir ne compte qu’un seul député national sur les six. Le camp du pouvoir profiterait de cet imbroglio sécuritaire pour se faire consommer sa politique dans la région ? C’est l’avis de certains observateurs proches de l’opposition.

Pendant ce temps, des dizaines des politiciens et hommes d’affaires proches de Mbusa Nyamwisi et de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML ont été arrêtés à Beni et rapatriés urgemment à Kinshasa par le service de renseignements.

Ces arrestations sont intervenues après que six radios proches de différents partis d’opposition, dont le RCD-KML et le Mouvement de libération du Congo (MLC) aient été scéllées dans le Butembo-Beni par le ministère des médias.

Pendant ce temps, le gouverneur du Nord-Kivu, a décrété à partir de 24 novembre un couvre-feu de 18 heures à 6 heures sur toute l’entendue du territoire de Beni. Il a été également déconseillé aux habitants d’aller cultiver dans des zones opérationnelles ; telles les localités de Mayangose, Tipiwe, Masulukwe, etc. Spéculation, palpitation ou précaution ? A temps de crise, tout bon stagiaire devient médecin…

Carnage à Beni territoire : Si l’uniforme pouvait parler…

Par Umbo Salama • Sur Arc-en-Ciel

Près d’une centaine de personnes ont été massacrées, jeudi 20 novembre à VEMBA et à TIPIOMBA à 7 km de Mavivi-Ngite, près de Beni (à environs 350 Km au Nord de Goma, à l’Est de la RD Congo). Des assaillants portaient des effets de FARDC. Comment les obtiennent-ils ?

La tenue officielle des FARDC @ photo droit des tiers
L’uniforme officielle des Forces Terrestres des FARDC (Ph. Tiers)

Comme il en est l’habitude, ces massacres sont imputés aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Une version qui ne convainc pas Juma Balikwisha, député national élu de Beni territoire. C’est une nouvelle attaque qui porte à 200 le nombre de personnes tuées en un mois dans le territoire et ville de Beni. Ces violentes attaques ont touché trois villages : Tipiomba, Vemba et Masulukwede, à une trentaine de kilomètres de la ville de la Béni. La plupart des victimes sont des civils, qui revenaient de leurs champs ou des différents marchés où ils vendent leurs produits vivriers. Ils ont été massacrés par balles, à coups de haches et de machettes.

Si l’uniforme pouvait parler

« Ça fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 14 et 19 heures, le jeudi 20 novembre », s’exclame Pascal Muhindo Mapenzi, directeur de la Radio Moto à Oicha, qui s’est rendu sur leue quelques heures après le massacre. En effet des présumés ADF-NALU ont investi les villages de Tipiomba et Vemba, logeant la rivière Nzuma, à environs 10 km à l’Est de MAVIVI, en Groupement de Batangi-Mbau, dans le Secteur de Beni-Mbau, en cheval avec le Parc National de Virunga.

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Victime des tueries de vemba (Ph. FaceBook/Désiré Kyambi)

Les assaillants, vêtus en uniforme militaire des FARDC, pour détourner l’attention de la population civile, ont pris d’assaut les villages. « Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le Chef de Village aux environs de 13 heures. Ils ont même bu ensemble et les habitants croyaient congratuler les éléments des FARDC pour la sécurité. Une heure plus tard, nous ne savons pas ce qui s’est passé. Brusquement ces assaillants ont ligoté ceux qui buvaient avec eux et ont découpé d’autres à l’aide de la machette, ou de la hache. Ceux qui résistaient étaient tout simplement fusillé. Même le chef du village, Mr Karose a été tué», raconte le prénommé Kativiti, un des survivants.

Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte de cacao et des tronçonneuses. « Ils on même égorgé une vache et qu’ils se sont gés à quelques mètres du bar de Mr Karose où ils ont tués plus de 50 personnes y compris le chef du village », indique un survivant tout tremblotant. Les FARDC viennent de se déployer dans ces villages pour le ratissage. Il est interdit de fréquenter des champs où ces assaillants ont commis ces atrocités. Au même moment, la MONUSCO effectue de patrouilles aériennes dans la zone. Lire la suite de ce post de Umbo Salama → ici.

Nord-Kivu : Épopée des tueries en série à Beni

Après la chute du M23, groupe rebelle influent parmi des milliers qui pullulent au Nord Kivu, la population de Beni s’était réjouit de la réorientation des forces de la Brigade d’Intervention Rapide de la MONUSCO en collaboration avec les FARDC pour traquer les rebelles ougandais ADF qui kidnappent, tuent, pillent et sèment la désolation depuis plus de 20 ans dans le territoire de Beni et Irumu. Cette joie qui n’a duré que le temps de son annonce s’est transformé en incertitude et le malheur de la population de Beni ne faisait que commencer.

Mamadou Ndala recevant les félicitations de Joseph kabila, après la chute du M23 (Ph. Tiers)
Mamadou Ndala recevant les félicitations de Joseph kabila, après la chute du M23 (Ph. Tiers)

Sokola pour dire nettoyage, une opération qui consiste, selon les stratèges des FARDC, à nettoyer les forêts longeant le pied des Monts Ruwenzori et toute la région riveraine allant du graben aux alentours de Bogoro, une zone frontalière de l’Ouganda et constituant la zone d’aisance des rebelles ougandais ADF. Appuyé par les forces spéciales et la brigade des nations unies, ces opérations à la tête desquelles feu Lucien Bahuma a été remplacé par Muhindo Akili aka Mundos, n’ont jamais su remettre la paix, non moins permettre le relâchement des centaines d’otages détenus par les ADF. Pendant ce temps, la comptabilité de la mort se porte bien dans la région présumée ratissée par ces opérations Sokola.

« Sokola » ou comptabilité de la mort

Le début annonce la fin, dit-on. Sokola a eu un début dramatique. La mort le 2 janvier 2014 du colonel Mamadou Ndala Moustapha, tombeur du M23, nommé général à titre posthume, tête pensante de l’opération Sokola, n’a fait qu’annoncer le calvaire et un génocide qu’on réfuterait d’affirmer au grand jour. La mort de celui que la population appelait le vaillant Mamadou a été un coup dur pour les FARDC et pour la population. Panique ! La population a crié à une trahison par ses frères d’armes alors que le gouvernement et les FARDC ont dénoncé une stratégie pour les ADF de freiner l’aboutissement de SOKOLA. En mi-novembre 2014, la thèse de la trahison se serait confirmée, à tort ou à raison, avec la condamnation du Colonel Birocho Nzanzu Kosi, co-planificateur, selon la cour, de la mort du colonel Mamadou. Les voix se sont levées, dénonçant un procès dont le verdict était connu d’avance comme dans un théâtre dont les scénarios sont écrits et connus par le metteur en scène et quelques acteurs de la pièce. La société civile de Beni n’a jamais, on le sait, accepté de cautionner cette « tragédie judiciaire » en cautionnant ses rendus. Lire la suite Nord-Kivu : Épopée des tueries en série à Beni

Nord-Kivu : Chasse à l’homme à Beni – les « pro-Nyamwisi » dans les viseurs

C’en est allé pour la « traque » des pro-Nyamwisi, du nom de l’ancien ministre et actuel opposant président du RCD/K-ML. Vague d’arrestations ciblées, furètes cartésiennes des résidences, sommations intempestives, scellage des médias, écoutes téléphoniques, interrogatoires ; voilà autant des mesures auxquelles certains proches de Mbusa Nyamwisi, membres et non de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML font désormais l’objet.

À peine annoncée par Julien Paluku – gouverneur du Nord Kivu, la traque des personnes soupçonnées commanditaires des tueries de Beni a été lancée dans plusieurs agglomérations urbaines du Grand-Nord. De Butembo à Kasindi, passant par Béniville, opérateurs économiques, politiciens, administratifs et membres des partis d’oppositions de l’aura de l’ancienne rébellion du RCD-ML, à savoir le RCD/K-ML et la DCF/N, font objet d’arrestations de la part d’une unité spécialisée de sécurité rattachée à la présidence de la République opérant en synchro avec les antenne de l’agence nationale des renseignements (ANR) au Nord-Kivu.

La première vague des personnes arrêtées a quitté les enceintes de l’ANR/Beni pour Kinshasa l’après-midi du jeudi 20 novembre. Parmi les interpellés, Madame Jeanne Lusi, agent à la Direction générale des Douanes et Accises – DGDA dans la cité frontalière de Kasindi ; Madame Gertrude Masika Vihumbira a.k.a. « Maman GETOU », présidente FEC/Beni ; Monsieur Kasebere, opérateur économique et commissionnaire en Douanes, Maître Jean-de-Dieu Paluku Kisaka Mwera, maire honoraire Beni, ancien cadre du RCD/K-ML et agent administratif de la Brasserie Simba à Béniville ; et une dizaine d’autres.

Quant à l’honorable Kahindo Mudohu Fabien a.k.a. « Kukumana », ancien député pendant la transition pour le compte des Patriotes résistants Maï-Maï – Forces d’Autodéfense populaire (PRM/FAP), une ancienne milice intégrée dans les FARDC depuis 2002, il avait été arrêté une semaine plus tôt dans sa résidence à Butembo et acheminé à Beni à l’ANR. Souffrant d’un diabète sucré au stade critique, il est aussi accusé d’être en mèche avec les proches de Mbusa Nyamwisi, soupçonné vouloir organiser une nouvelle rébellion au Nord-Kivu.

Interdits de contact avec leurs familles et avocats pendant leur sommation à l’ANR/Beni, ces présumés instigateurs d’une nouvelle rébellion ont été acheminés manu-militari à Kinshasa, ligotés dans un avion affrété pour la cause par le gouvernement de la RDC.

« Il suffit dune moindre suspicion d’avoir des relations avec le leader du RCD/K-ML, ou d’être activiste pour faire objet d’une interpellation», observe Katembo Yotama Tembos, militant en ville e Butembo.

Nyamwisi Antipas, soupçonné par Julien Paluku de vouloir instiguer ne rébellion au Nord-Kivu (Ph. Tiers)

Après Beni et Kasindi les arrestations vont se poursuivre dans la ville voisine de Butembo et autres coins de la province, précise une source proche de l’ANR. Déjà, certains opérateurs économiques et acteurs politiques et des forces vives de la région vivraient dans la clandestine ou auraient franchi la frontière congolo-ougandaise, craignant pour leur sécurité.

Bien avant cette vague, soit du 2 octobre au 2 novembre, avant le point de presse de Julien Paluku qui annonçait cet « autre calvaire » des proches d’Antipas Mbusa Nyamwisi ; environ 120 personnes avaient été tuées dans différentes localités du territoire de Beni au cours d’une série de massacres attribués au rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), selon la Société civile de la province du Nord-Kivu.

La police de la Monusco avait mis en place conjointement avec la police nationale congolaise une stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni qui a permis l’arrestation de 200 suspects, dont des membres du groupe armé ADF et certains congolais.

Ces arrestations avaient permis la saisie « d’armes et munitions de guerre, de bombes, de radios et de nombreux effets militaires« , précisait Charles Antoine Bambara, indiquant que la Monusco avait fourni un « soutien logistique » pour les interpellations.

MCHK

RDC : Muyej vs HRW – « Likofi 3 » ou ping-pong

Le théâtre était prévisible. En lingala on dit « o tie libala, na tie likwangola ». Traduisez : « Tu expose la planche, je la taille à la manchette ». Entre « Monsieur l’intérieur » et Madame « l’observatoire mondial des droits humains », ça sent un lit séparé. Le divorce n’est pas encore consommé mais il est prévisible. Le père a expulsé l’oncle SCOTT CAMPBELL du bureau conjoint des Droits de l’homme en RDC, mais la mère HRW a jette l’huile sur le feu en réitérant les élucubrations de l’oncle. L’enfant pleure et annonce un nouveau foyer.

Des policiers congolais participant à l’Opération Likofi dans la capitale de la RDCongo, Kinshasa, le 2 décembre 2013. (© 2013 Privé/HRW)

Dans un rapport de 63 pages, HRW avait décrit comment des policiers en uniforme, portant souvent des cagoules, avaient traîné des membres présumés de gangs connus sous le nom de « kulunas » hors de leurs demeures pendant la nuit et les ont exécutés. Les policiers avaient ouvert le feu et tué des jeunes hommes et garçons non armés devant leurs maisons, dans les marchés ouverts où ils dormaient ou travaillaient, ainsi que dans des terrains à proximité ou dans des espaces isolés. Un grand nombre d’autres ont été emmenés – sans que les policiers ne présentent un mandat d’arrêt – vers des destinations inconnues, et soumis à des disparitions forcées, précise HRW dans son rapport.

Ces accusations n’ont pas laissé muet sieur Richard Muyej, ministre RDCongolais de l’intérieur, affaire coutumière et décentralisation. Dans un point de presse, Richard Muyej refuse de comprendre que le rapport de l’Ong britannique ne fasse aucune allusion aux victimes des Kuluna. Depuis son cabinet de travail, hier mercredi 19 novembre, le Ministre de l’Intérieur crie au complot et annonce Likofi 3.

Pour Muyej, « En dépit de cette  campagne éhontée de dénigrement de notre police, le Gouvernement de la République va poursuivre ses efforts de sécurisation de la population et réaffirme sa détermination de mettre bientôt les moyens conséquents à disposition du commandement de la ville pour la matérialisation de l’opération « LIKOFI 3 » ».

Le ministre de l’intérieur voit dans le rapport de HRW une sorte de néocolonialisme en affirmant : « Nous nous retrouvons, comme au XIXème  siècle, quand, au nom de la civilisation, on colonisait les Africains et on leur coupait les mains. Dans la même logique, la règle de « diviser pour mieux régner » trouve sa place dans ce document de Human Rights Watch. »

Réagissant à ce point de presse, HRW a soulevé quelques inadéquations dans le propos tenus par le ministre. Par exemple, « lors de cette conférence de presse, M. Muyej a présenté deux individus dont il a affirmé qu’il s’agissait de personnes figurant sur deux photographies publiées dans le rapport, l’une d’elles étant identifiée comme ayant été tuée lors de l’Opération Likofi, et la seconde comme ayant été victime d’une disparition forcée. M. Muyej a également affirmé qu’un troisième homme, dont la photo a été publiée dans le rapport en tant que victime d’une autre disparition forcée, avait comparu devant un tribunal, puis jugé et remis en liberté. Cet individu n’était pas présent lors de la conférence de presse. M. Muyej a fourni les noms de ces trois individus aux médias.

Human Rights Watch a comparé les noms cités par M. Muyej à ceux des personnes figurant sur nos propres listes, mais qui n’avaient pas été publiés dans le rapport afin de protéger les familles des victimes. Or, il y a une divergence entre les noms. Les noms fournis à Human Rights Watch par les familles des victimes n’ont aucun rapport avec ceux qui ont été cités par M. Muyej. Ainsi, nous estimons que les individus présentés par Muyej ne figurent pas parmi les cas documentés par Human Rights Watch. »

Ce n’est qu’une épisode…

Nord-Kivu : 15 autres victimes du génocide sporadique à Beni, Butembo menacée

Le récent périple du président Joseph Kabila au Nord de la province du Nord Kivu n’a pas éteint les lampions génocidaires et sanguinaires présumés ADF/Nalu dans la région de Beni et environs. À Butembo comme à Béniville, c’est la psychose. L’ombre de la mort et des assassinats n’a pas dit son dernier mot.

La présence du président #Kabila à Beni n'empêche pas les tueurs d'opérer.
La présence du président #Kabila à Beni n’empêche pas les tueurs d’opérer.

Pendant que Béniville se réveillait sous tensions et tirs ininterrompus jusqu’aux premières de l’après-midi du dimanche 02 septembre suite aux altercations entre agents de l’ordre et manifestants dénonçant les l’assassinat par armes blanches de 15 personnes aux alentours de Munzambaye en commune de Ruwenzori au Nord-est de Béniville, dans la ville voisine de Butembo, des tracts des présumés ADF/Nalu ont été visibles, annonçant d’éventuelles attaques des ces terroristes inconnus dans cette agglomération urbaine du Nord-Kivu.

«Il y a eu carnage la nuit du 1er au 02 novembre, à Beni dans le quartier Bel-Air, dans l’est de la ville. On a tué huit personnes: deux militaires et six civils», a déclaré à l’AFP Me Teddy Kataliko, président de fédération d’associations Société civile du territoire de Beni.

Citant des témoins, M. Kataliko a ajouté que les responsables sont des éléments «présumés appartenir à l’ADF», la rébellion des musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées à laquelle sont attribués les autres carnages. «Toutes les dépouilles sont arrivées à la morgue, il y a huit corps. Il y a un enfant, trois femmes, les autres sont des hommes. Deux militaires ont été tués par balle, l’enfant a été percé par un couteau et les autres par machette», témoigne à l’AFP Chirac Katalya, journaliste et membre de société civile.

Ras-le-bol des étudiants et élèves de Butembo, suite aux ménaces des présumés ADF (Ph. P. Mapendo Makelele)
Ras-le-bol des étudiants et élèves de Butembo, suite aux ménaces des présumés ADF (Ph. P. Mapendo Makelele)

Cette nouvelle tuerie a provoqué des heurts violents lors d’une manifestation de protestation. «La population (…) a procédé à des manifestations violentes. Elle voulait s’en prendre aux édifices publics. (…) Tous les édifices publics ont été protégés, mais ils s’en sont pris à la statue du président Kabila» qui avait quitté Beni vendredi, a déclaré Jean-Edmond Bwanakawa Nyonyi, maire de Béniville. Katalya a expliqué que la police avait tiré en l’air pour disperser la foule, mais que des manifestants avaient «voulu coûte que coûte détruire la mairie». «Une personne avait été blessée par balle à la cheville», a-t-il ajouté.

Plus au sud, à Butembo, à la fois deuxième du Nord-Kivu et charnière de son business, les activités ont tourné au ralenti ce lundi 3 novembre. À l’origine, un tract ramassé dans la partie Est de la ville, avertissant d’un éventuel attaque des présumés ADF/Nalu. « Dans ce document qui était côté d’une grande grenade explosive, les auteurs annoncent le carnage à la manière de Beni pour le mercredi 5 novembre », renseigne Jacques Maliro, journaliste et acteur des forces vives à Butembo.

« C’est une panique généralisée qui saisit la population. Des étudiants, des élèves et des écoliers ont manifesté, mettant fin aux programmes dans différentes écoles et universités de la ville. Les commerces sont restés fermé. La ville ressemble à un vaste lieu de dieu. Dans les rues de la ville, des groupuscules et une circulation très moins intense… », tel est le topo dressé par Jacques Maliro.

Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.
Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu. (Ph. Tiers)

Durant le mois d’octobre dernier, une série de massacres attribués à l’ADF a fait une centaine de morts en ville et territoire de Beni. Les victimes, dont des enfants, ont été tuées à l’arme blanche et parfois décapitées. Toutefois, des voix se sont élevés dénonçant une probable complicité entre d’une part les éléments de l’armée, les politiciens originaires de la région, les opérateurs économiques et quelques milices locales, notamment des mosaïques de groupes Maï-Maï très actifs entre les territoires de Béni et de Lubero, autour des villes de Butembo et Béniville ; et d’autre part les auteurs de ce « génocide silencieux et sporadique » attribué à tord ou à raison aux ADF.

Beni : De l’irritation populaire au cannibalisme

Manger la chair humaine en plein air. Quelques jeunes de Beni-ville en ont montré une expérience surprise et inimaginable ce vendredi 31 octobre 2014. Ces jeunes très irrités ont mangé de cette chair d’une personne qui venait d’être brûlée vive par une foule en colère. Monsieur Bizimana Katukanze lynché était présumé ADF. Il était avec 4 autres personnes qui ont quitté Butembo ce vendredi à 10 heures en partance pour la ville de Beni.

Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)
Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)

Arrivés au parking d’Oïcha sur le boulevard Nywamwisi, en cheval entre les communes Ruwenzori et Mulekera, où ils voulaient descendre du véhicule, ils ont été interrogés par des jeunes taximen de voiture qui les suspectaient à partir de leur langage. Après interrogatoire, ils ont avoué appartenir au groupe armé ADF. Et ces hommes ont ajouté néanmoins qu’ils ne sont pas du groupe de gens qui sont en train d’égorger les habitants en territoire de Beni.

A en croire leurs termes, ils n’étaient que dans une promenade de reconnaissance de certains endroits du Nord-Kivu. Selon notre correspondant à Beni, ces hommes étaient munis d’une machette neuve entourée d’un pagne neuf. La victime de cette justice populaire a tenté de s’enfuir pendant que les taximen interrogeaient encore tous les suspects. Ses efforts ont été vains. Arrêté à quelques mètres au quartier Matonge, il a été brûlé après que du sel a été dispersé sur son corps.

Des jeunes dont personne ne comprend l’état psychologique ont acheté des chikwanges desquels ils ont fait accompagner la chair humaine. D’autres taximen ont pris certains morceaux de la chair humaine qu’ils allaient montrer à ceux qui n’ont pas vécu le fait. Le maire de Beni est arrivé sur le lieu et a vu de ses yeux comment certains de ses administrés consommaient la chair humaine. NYONYI BWANAKAWA s’est limité à déplorer le fait tout comme le commandant de la police, district de Beni-ville qui était à ses côtés. Entretemps, les 4 voyageurs parmi lesquels un enfant sont gardés à l’auditorat militaire.

Beni-Lubero Online

Beni ville : Un présumé ADF lynché et « mangé » par la population

Près de 90 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 90 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

Un suspect, présumé ADF Nalu a été la cible d’une justice populaire de la part de population du quartier commercial de Matonge, en ville de Beni, dans la commune populaire de Mulekera.

Une source locale renseigne que les habitants ont résolu d’en finir une fois pour tout avec ce monsieur, soupçonné de faire partie des ceux qui endeuille Beni ville et territoire depuis une vingtaine de jours. La même source précise que ce suspect se promenait avec deux autres personnes, tous munies d’armes blanches. La police est intervenue tôt sur le lieu avant ces deux autres ne soient exécuté par la population rouge de colère et les détiendrait pour des éventuels interrogatoires.

Dose de cannibalisme? Selon une source non recoupée, le corps de cet incivique présumé aurait été mangé par une gangue locale qui rodait aux alentours, ainsi que certains éléments de l’armée loyaliste, rouge de colère des perpétuelles humiliations leur infligés par le groupe terroriste ADF/Nalu dans la région de Beni et Béniville.

Beni Territoire : 20 nouvelles victimes des attaques à l’arme blanche

Pendant que le chef de l’État RDCongolais séjourne dans la région de Beni au Nord-Kivu, des incursions d’hommes en armes ne cessent d’être signalé dans cette partie du pays. Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2014, 20 corps sans vie, exécutés aux armes blanches, mutilés et morcelés, ont été trouvés dans les environs de Érigent, à une vingtaine de kilomètres d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

Près de 90 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 90 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

D’après Radio Moto Fm.com cet autre épisode du « génocide sporadique» qui sévit dans le grand-nord du Nord-Kivu s’est produit vers les replis des rescapés des épisodes précédents.

À Baungatsu-Luna, des rebelles identifiés comme des ADF par des sources officielles, ont tué à la machette 10 personnes. Parmi les victimes, des femmes, des hommes et des enfants. Selon notre source, ces rebelles disaient venir de la localité de KAYNAMA pour se diriger calmement en localité d’OTOMABERE en province Orientale. Ces opérants nocturnes cruels sont allés poursuivre leur triste besogne en localité de BANGO MONGO-MONGO un peu loin de BAUNGATSU-LUNA au Nord. Ils ont encore tué à la machette  8 personnes dans cette localité.  Ces rebelles  ont aussi enlevé 10 civils avant de s’en aller dans une destination qui demeure inconnue. Ce qui donne un bilan de 18 personnes tuées et 10 autres enlevées pendant la seule opération de ce jeudi  matin. Ce bilan augmente le nombre de personnes tuées en territoire de Beni au mois d’Octobre. En somme, 104 personnes viennent de périr dans ces massacres depuis le début de ce mois. Consécutivement à cette violence, les habitants de plusieurs localités du poste d’encadrement administratif d’Eringeti fuient en ville de Beni, en cité d’Oïcha, dans la localité d’Eringeti voire en province Orientale. KATSURANA Alexis, chef du poste d’encadrement administratif d’ERINGETI se dit très choqué par ce 2e carnage perpétré dans son entité. Ces massacres ont causé la mort de 43 personnes en l’espace de 15 jours dans le poste d’encadrement administratif d’Eringeti qui compte 19 localités. KATSURANA Alexis  plaide pour le déploiement des forces de sécurité dans cette zone où les FARDC sont absentes. Le programme d’enterrement des victimes de cette tuerie massive reste à préciser.

La présence du président #Kabila à Beni n'empêche pas les tueurs d'opérer.
La présence du président #Kabila à Beni n’empêche pas les tueurs d’opérer.

Deux personnes ont été tuées à NZUMA/BAMALE la nuit de mardi 28 au mercredi 29 octobre. Les auteurs de ce meurtre sont des hommes armés non encore identifiés. NZUMA est un village situé à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de NGADI en territoire de Beni. Les victimes sont une dame calcinée dans sa case et un jeune garçon connu sous le nom de CARLITO abattu sauvagement par des assaillants. Leurs corps ont été mis en terre ce jeudi 30 octobre. Selon des sources dans la région, des hommes assimilés aux rebelles de l’ADF ont été visibles à BAMALE l’après-midi de ce jeudi. Les cultivateurs les ont aperçus pendant qu’ils tentaient de les encercler. Ils se sont échappés de leurs mailles. A la suite de cette situation, la population de NGADI a été en alerte maximale. KOLU MUSEKUSE, chef adjoint du quartier NGADI informe que les éléments FARDC venus de la ville de Beni se sont rendus sur le lieu du drame pour tenter de suivre les traces des auteurs de cette tuerie. Pour la population locale, l’attaque est encore imminente dans cette région.  Entretemps, la population de NGADI demande aux FARDC et à la MONUSCO de renforcer la sécurité dans son entité.

avec Radio Moto Fm

Attaques de Beni : « Ce ne seraient pas les ADF ! »

Les récentes attaques dans la région de Beni au Nord-Kivu ont à tort ou à raison été attribuées aux insurgés et islamistes ougandais ADF. À y voire de près et selon les experts de la région, ce groupe armé n’y serait pas pour « grand-chose ».

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

Il y a des titres qui énervent ou surprennent. Celui-ci le sera peut-être, mais ce n’est pourtant pas sa prétention. Tenez, dans une interview accordée à RFI, Caroline Hellyer, journaliste et analyste politique, spécialiste du Grand Nord du Nord-Kivu, estime qu’il faudrtait se poser la question de savoir « pourquoi les ADF ont été accusés aussi vite et sans preuve. »

Pour Hellyer, « C’est possible que ça soit les ADF, mais ça peut être aussi des miliciens Maï-Maï qui ont des liens avec les ADF ».

Pendant qu’une campagne militaire contre les ADF risque de piétiner, avec probabilité que la plupart des combattants locaux se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC, il semble un peu tôt d’attribuer les récentes attaques de Beni au groupe terroriste ADF. À Béni c’était évident, dès le début de l’opération SOKOLA. Récemment, trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusées d’être connecté à l’ADF. Des armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU.

Toutefois, nombreux sont des officiers FARDC qui n’y ont peut-être pas trouvé leur parts, alors qu’ils sont sur la ligne de front. Mais aussi, les Tanzaniens de la Brigade spéciale d’intervention sont très visibles sur les routes entre Mbau et Komango. Les ADF ont été pourchassés et se sont refugiées en minuscules groupes très loin dans les forêts de part et d’autres d’Eringeti et d’Oïcha.

Ces terroristes travailleraient pour des politiciens locaux, pour des groupes d’intérêts économiques, estime Hellyer. « Je ne parle pas de Kinshasa, précise-t-elle, ce sont vraiment des hommes forts locaux. » Lire la suite Attaques de Beni : « Ce ne seraient pas les ADF ! »

Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

Le chef de l’État RDCongolais, Kabila Kabange Joseph, a foulé le sol bénicien le mercredi 29 octobre dernier. Accueilli à l’aéroport de Mavivi par le ministre de l’intérieur et le gouverneur du Nord-Kivu, le président de la République ne s’est pas adressé à la population qui l’attendait depuis une dizaine des jours.

Joseph Kabila accueilli à l'aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)
Joseph Kabila accueilli à l’aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)

Au lendemain d’un festival d’attaques dans la région de Beni à l’extrême nord du Nord-Kivu, attaques ayant coûté la vie par assassinat aux armes blanches de près de 90 personnes ; c’est le mercredi dernier que l’avion présidentiel y a déposé le commandant suprême des FARDC, armée loyaliste de la RDCongo.

Dans son silence traditionnel, l’homme-espoir ne s’est pas arrêté sur son chemin de l’aéroport de Mavivi à sa résidence de Butanuka en commune de Beu, au centre-ville de Beni. Très entendu pour pallier la galère et inciser l’abcès insécuritaire dans la partie nord du Nord-Kivu, le petit-fils de Désiré Taratibu jouera au garant et au commandant « suprême ».

Joseph Kabila était également attendu de pieds fermes par la population de Beni ville et territoire qui attend du voyage du chef de l’État des réponses concrètes sur quatre dossiers : les attaques répétitives des présumés terroristes islamistes ougandais de l’ADF (Forces Démocratiques Alliées), les reformes des opérations SOKOLA et la personne du Général Muhindo Akili aka Mundos, soupçonné de collaboration avec l’ennemi, les enlèvements des paysans et opérateurs économiques dans aux alentours de Butembo et Oïcha, respectivement au Sud et au Nord de Beni, mais aussi la redynamisation de l’administration locale (Beni ville et territoire, Butembo, Lubero et environs), qui semble dépassée des événements et quelques peu mal placée vis-à-vis des défis sécuritaires et de développement dans le Grand-Nord du Nord-Kivu. Lire la suite Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

Le Nord-Kivu n’est-t-il pas une autre Somalie ?

Après une période de calme apparent dans le Grand Nord – la zone qui descend des montagnes de Rwenzori au fond du lac Édouard et dans le parc national des Virunga – l’insécurité refait surface, meurtres à la manchette, d’attaques sommaires, des enlèvements et les personnes qui fuient les villages autour d’Oïcha et de la ville de Beni, troisième ville du Nord Kivu à l’est de la RDC – tel est devenu le quotidien des habitants de cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo. Ces attaques sont à tort ou à raison attribuées au groupe rebelle ADF qui a une direction de radicaux islamiques Ougandais et opérationnel dans la région de Beni depuis bientôt deux décennies et demie.

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

En Janvier 2014, l’armée congolaise, les FARDC, a lancé l’opération Sukola (nettoyer en lingala) contre les ADF après un haut profil victoire contre M23 près de Goma.Avant cette MONUSCO se préparait à prendre sur les rebelles par la portée de la logistique, l’organisation de programmes de sensibilisation dans les différentes villes et villages et les activités de renseignement.Le lancement coup de Sukola forcé la main avant que ces activités ont été réalisées.

Une source diplomatique de très haut niveau précise qu’à Kinshasa, il a été présenté comme un «fait accompli» le long des lignes de: « vous prenez le FDLR nous prendrons les ADF. »

Au moment, une campagne purement militaire contre les ADF risquait de piétiner, avec probabilité que la plupart des combattants locaux se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC. A Beni c’était évident dès le début de l’opération militaire. Ce n’est que récemment, que trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusés d’être connecté à l’ADF. Armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU. Quatre autres combattants capturés par l’armée ont également été récemment exposé à des journalistes alors qu’ils ont encore à faire face à un procès. La parade des prisonniers et d’anciens otages a été élevé de rassurer le public à une forme de gesticulation politique qui défie toutes les considérations éthiques énoncés dans la Convention de Genève. Lire la suite Le Nord-Kivu n’est-t-il pas une autre Somalie ?

Nord Kivu : Des vrais faux ADF/Nalu tuent à Beni ville

17 morts de plus dont un militaire, c’est le bilan d’une incursion nocturne attribuée aux rebelles ougandais ADF/NALU au nord de la ville de Beni, dans le quartier Ngadi, la nuit du 15 au 16 octobre. La ville observe une journée de deuil.

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles étrangers dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

Lire la suite Nord Kivu : Des vrais faux ADF/Nalu tuent à Beni ville

Procès Mamadou Ndala : Une trêve stabilisante

Trois jours après l’ouverture du procès des présumés assassins du colonel Mamadou Moustapha Ndala, la cours suspend momentanément la procédure pour 72 heures. La disparation inopinée et quelque peu intelligemment machinée du témoin clé dans cette affaire a compromis tout avancement sérieux. La matière s’épuise, les haleines dessèchent, la vérité brûle à petit feu, on préfère se plier au temps.

Col. Mamadou Ndala et ses homes au front de Kibati après la fuite du M23 (Ph. Tiers)
Col. Mamadou Ndala et ses homes au front de Kibati après la fuite du M23 (Ph. Tiers)

Le décès du sergent Arsène Ndongala a remis la pendule à zéro dans le dossier qui oppose le ministère public aux présumés auteurs et témoins de l’assassinat du colonel FARDC Mamadou Ndala Moustapha. La cours et la défense semblent ne plus avoir de la matière à traiter. Le sergent Ndongala s’en allé avec l’autre morceau de la gomme. Dans le public, on lit désarroi et désintéressement nourri de sentiment d’éventuelles représailles. Lire la suite Procès Mamadou Ndala : Une trêve stabilisante

Butembo : Un dossier en instruction au parquet tourne en ring, le bourgmestre Kitsa Omer de Bulengara s’en sort blessé

C’est dans les enceintes du parquet siège secondaire de Butembo que cette scène inhabituelle déroule. Un dossier d’instruction mené par des présumés fauteurs de troubles originaires de la province de l’Équateur et opérant dans la deuxième ville du Nord-Kivu, Butembo, tourne en un échange des coups de boxes. Le bourgmestre Kitsa Omer de la commune de Bulengera se voit roué des boxes par ses hors-la-loi qui l’indexent de dénonciation au ministère public.

Façade principale du parquet secondaire de Butembo (Ph. Radio Moto)
Façade principale du parquet secondaire de Butembo (Ph. Radio Moto)

En en croire une source de la société civile locale de Butembo, le bourgmestre Kista Omer de Bulengera, une des communes de la ville agro-commerciale de Butembo a été roué des coups ce mardi 23 septembre au parquet secondaire de Butembo.

Le fait s’est déroulé au parquet de cette ville en pleine instruction d’un dossier qui opposait des présumés bandits arrêtés par les services de sécurité de la commune de Bulengera le 22 septembre au quartier Mutiri. Ces bandits, organisés dans une gangue des jeunes originaires de la province de l’Équateur, venus pour la plupart pour raison d’études supérieures ou de business à Butembo, s’en donnent depuis un certain temps au gangstérisme pour subsister.

Ces bandits avaient été présentés à la parade du lundi 22 septembre à la mairie de Butembo par le maire Sikuli qui encourageait la bravoure des services de sécurité de Bulengera et du bourgmestre Kiza Omer. C’est lors de l’ouverture du dossier au parquet que tout a tourné en un ring. Pendant que l’instructeur tenait encore la parole, la cours du parquet a été assiégée par une foule des « gens » de l’Équateur, venus libérer les leurs des mains de la justice, en scandant des chansons hostiles à la notabilité locale de Butembo qu’ils accusent de tribaliste. Essentiellement composée des étudiants et des petits commerçants, cette foule a du coup semé un imbroglio dans cours du parquet, dispersant tout sur leur passage et passant à tabac toute personne sans défense, y compris les officiels et les éléments de l’ordre.

Dans cet imbroglio, un de ces « libérateurs embusqués » s’en est appris au bourgmestre Kitsa Omer, lui infligeant des coups de gifles et lui causant des coups et blessures, face des spectateurs occasionnels et des éléments de l’ordre qui assistaient impuissamment à ces « pugilistes amateurs ».

Pour sauver le bourgmestre Kitsa blessé malheureusement, un magistrat a du tirer à l’air pour ainsi disperser les bedeaux. Les prévenus et leurs « sauveteurs » sapeurs-pompiers ont pris les larges. La police se démène à les rattraper jusqu’à l’instant où nous couchons ces lignes.

By Lola Kabamba – avec l’assistance de Jackson Bwahasa de la Société Civile de Butembo

16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Ce n’est probablement pas quelque chose que vous pensez tous les jours, si les aliments que vous mangez pourraient contenir des substances cancérigènes, mais avec près de 1,5 millions de personnes diagnostiquées avec un certain type de cancer que l’an dernier, peut-être il est temps de regarder ce qui est dans nos aliments pourrait être à l’origine d’un si grand nombre de nouveaux cas de cancer. Voici une liste des 10 meilleurs aliments que vous consommez chaque jour plus probable qui peut contenir des substances cancérigènes ou être soupçonné de provoquer le cancer.

popcorn micro-ondes

1. Microwave Popcorn

Ces petits sacs de pop-corn sont tellement commode de simplement s’en tenir au micro-ondes, vous ne penseriez pas une minute qu’ils pourraient être dangereux pour votre santé, mais ils sont. Tout d’abord, parlons un peu le sac lui-même. Elle est bordée par un produit chimique appelé acide perfluorooctanoïque (PFOA). C’est une toxine, vous pouvez trouver en téflon aussi. Après avoir été chauffé, ce produit chimique toxique est connu pour causer l’infertilité et le cancer chez les animaux de laboratoire. L’EPA répertorie ce produit chimique comme un cancérogène connu. Lire la suite 16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Butembo : La police disperse la marche de l’opposition

La marche de l’opposition politique a été dispersée l’avant midi du samedi 13 septembre 2014 par les éléments de la police nationale congolaise.

Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)
Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)

Prévue pour partir du Rond-point Monseigneur Kataliko vers le Nord de la ville, cette marche pacifique des parties politiques de l’opposition en ville de Butembo a été dispersée par les hommes du colonel Blaise Dimundu Kiasi, commandant de la police dans cette ville du Nord-Kivu, qui répondait à un ordre donné par le maire Théodore Sikuli’Uva Saka Makala.

C’est au centre ville de Butembo, au rond-point du Monument Historique, que cette manifestation contre le projet de révision et/ou modification constitutionnelle a été dispersée par la police. Certains marchants qui opposaient des résistances ont été passés à tabac par les éléments de l’« ordre » à l’aide des gaz lacrymogènes. D’après une source locale, des balles réelles ont été tirées à l’air afin de forcer les manifestants à prendre les larges. Nombreux de femmes et jeunes qui étaient associées à cette manifestation s’en sont sortis avec des blessures légères, précise notre source.

Dérapages de la Police

Outre les blessures causées, la police s’en est donné à des extorsions des biens des valeurs, argents, téléphones et autres sur les manifestants et les spectateurs. Une femme qui vendait dans une cabine publique au niveau de la station Takenga sur Rue président de la République s’est vu ravir toutes les cartes de recharges et une somme de 25 dollars à sa disposition par un agent de la police.

Une paralysie partielle d’activités a été observée sur une bonne partie du centre commercial de Butembo.

©The Kivu Times – Jumamosi, Septemba 13, 2014

Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Toutes les entreprises de télécommunications fonctionnant à Butembo sont appelées à identifier toute personne physique ou morale qui achète une carte Sim.

Pylône d'un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)
Pylône d’un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)

C’est l’une des recommandations formulées par les membres du conseil de sécurité au cours de leur réunion de jeudi 11 septembre à l’hôtel de ville. Selon la presse de la mairie, c’est le maire intérimaire qui a présidé cette réunion. KAMBERE MATIMBYA Godefroid a fait savoir aux participants à cette réunion que les numéros des cartes Sim dont les propriétaires ne sont pas identifiés constituent une menace pour la sécurité de la ville et des environs. Par ailleurs, le conseil urbain de sécurité est revenu sur la question du port obligatoire des casques numérotés par tout conducteur de moto. Lire la suite Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Nord-Kivu : Butembo accueille ses premiers élèves de l’académie militaire de Kananga

Cinq élèves officiers à l’académie militaire de KANANGA séjournent à Butembo depuis le week-end dernier. Fils de la ville de Butembo, ils ont été présentés aux participants à la parade du lundi 8 septembre dernier.

Ils sont fiers de servir sous le drapeau pour le compte de Butembo, leur village natal.
De G. à D. : Kambale Musondolya, Paluku Fiston, Kambale Kabange Lukelo, Kambale Sikevahwa et Kambale Fiston, élèves officiers originaires de Butembo (Ph. Georges Kisando/CEJA-UCG)

Se confiant à la presse locale, ces fils du terroir ont déclaré qu’ils font partie des jeunes recrutés en 2012 lors de la dernière campagne de recrutement des candidats officiers dans l’armée nationale. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils ont fini le deuxième graduat. « Nous serons en G3 l’année prochaine », a-t-il ajouté. Il a, par la suite, expliqué que l’académie militaire est une université militaire. Selon la même source, ils en sortiront gradués en sciences sociales et militaires.

Ce qui fait que les ressortissants de cette école militaire ont deux grades, l’un étant académique et l’autre militaire. Il faut noter que Kambale Musondolya, Paluku Fiston, Kambale Kambange Lukelo, Kambale Sikevahwa et Kambale Fiston sont parmi les 26 candidats élèves officiers représentant le Nord-Kivu dans cette promotion. Ils encouragent les autres jeunes à leur emboiter les pas afin de servir la Nation à travers l’armée nationale. Ces jeunes témoignent que tout se passe dans de meilleures conditions dans cette école militaire.

Quid de cette académie ?

L’Académie militaire de Kananga est désormais le passage obligé pour tout individu aspirant  accéder à la catégorie d’officier. Selon le statut régissant le personnel militaire des FARDC, l’accès au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseau de deuxième classe est soumis à deux conditions. La première condition consiste à avoir terminé avec succès la formation d’officier dans une académie militaire nationale ou étrangère reconnue par le gouvernement tandis que la seconde recommande que l’intéressé ait suivi, avec succès, la formation d’officier, d’une durée d’au moins neuf mois, assurée dans une académie militaire de niveau supérieur ou universitaire reconnue par le gouvernement.

À en croire Kasaï Direct, l’académie militaire de Kananga a passé un moment historique dernièrement. Recouverte en 2011, après une longue période de léthargie, c’est par la 26ème promotion qu’elle a levé les lampions d’une nouvelle formation militaire en RDC. Ces candidats officiers sélectionnés à travers toutes les provinces du pays ont pris l’engagement de se conformer sans faille aux us et coutumes militaires du pays.

By Marcel Héritier K. – avec Georges Kisando – 10/09/2014 12:37:12

(Crédit Photos : Centre d’Études Juridiques Appliquées – CEJA/UCG)

RDC – Rwanda : Cette démarcation des frontières qui effraie au Kivu

Contre toute attente, des résultats de la commission de démarcation des frontières RDC-Rwanda seront validés au Rwanda. Pourquoi les membres de la commission mixte RDC-Rwanda ont-ils choisi Kigali pour procéder à la validation des conclusions des travaux de démarcation des frontières communes?

"Question Frontalière RDC - Rwanda", vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)
« Question Frontalière RDC – Rwanda », vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)

C’est à la rentrée parlementaire à Kinshasa, soir le 15 septembre prochain que les données de cette commission seront validées dans la capitale Rwandaise. En terminant leurs travaux le 30 août dernier, les experts de cette commission mixte pouvaient réserver la primeur des conclusions de leurs travaux aux gouvernements de deux États, en attendant les débats au niveau de deux chambres de leurs parlements respectifs.

La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre. En effet, qu’on le veuille ou pas, il s’agit d’une question sensible et d’une charge émotionnelle indéniable du fait qu’il n’y a pas si longtemps, l’on a vécu au niveau de la frontière commune dans le territoire de Nyiragongo des accrochages sanglants entre des éléments des FARDC et des RDF/APR, qui se sont soldés par la mort d’un militaire congolais enlevé avant d’être exécuté au Rwanda.

La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.

Silence radio au parlement RDCongolais

Étonnamment, les élus qui composent les deux chambres du parlement congolais, préoccupés par la « révision/modification de la constitution » ; ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération. Pire encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation, pendant que « la terre s’en va ». Déjà, à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, une source proche de la commission parle d’un éventuel débordement de la RDC vers le Rwanda, au niveau de la petite barrière entre Goma et Gisenyi. Pour cette source, une partie du quartier Birere de Goma serait intégrante à Gisenyi.

Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kigali mime Moscou

Le Rwanda n’a jamais caché ses visées hégémoniques sur la RDC, considérée comme sa terre d’exploitation et de peuplement. Essentiellement le Kivu, où le régime au pouvoir à Kigali a toujours rêvé de déverser des populations rwandaises, ce qui lui permettrait d’évoquer dans un avenir lointain ou proche le principe d’autodétermination des peuples en vue de proclamer le rattachement à la patrie-mère, à l’instar de la Russie qui vient d’annexer la Crimée sous les yeux et la barbe des puissances occidentales, encore tétanisées par tant d’audace et de témérité.

Pendant que l’épineuse question de retour volontaire des FDLR préoccupe les autorités de la sous-région, ce n’est pas le moment favorable ou opportun pour procéder à la démarcation des frontières communes dès lors que là méfiance n’a pas encore été évacuée au sein des populations congolaises, victimes des rébellions créées régulièrement et toujours sous des prétextes fallacieux, avec un bilan macabre qui n’a rien à envier à celui du génocide rwandais de 1994.

Selon Roger RACHIDI Tumbula, expert du gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la commission mixte «sur le lac Kivu, il suffirait de se servir des hors-bords dotés des GPS pour retrouver dés coordonnées géographiques ». Preuve s’il en faut une que l’on peut s’appuyer sur des instruments de la technologie moderne pour procéder à la démarcation des frontières entre la RDC et Rwanda. Car, comme les experts de cette commission mixte ont déjà constaté des pertes des bornes frontalières, quand et comment va-t-on les retrouver ? En outre, au regard de la méfiance des. Congolais vis-à-vis du régime au pouvoir à Kigali, la sagesse devrait recommander le gouvernement de Kinshasa de privilégier l’expertise internationale pour ce faire. D’autant plus qu’il existe des cartes géographiques au Musée de Tervuren à Bruxelles, dans les archives du Ministère des Colonies, au Musée Royale Géographique de Londres et ailleurs dans le Monde.

By Lola K.M.

RDC-Rwanda/Ouganda : Plus aucune trace des ex-M23 chez les voisins.

Les ex-M23 se seraient volatilisé de leurs retranchements en Ouganda et au Rwanda. Ils ne sont plus visibles dans leurs cachettes dans les villes ougandaises et Rwandaises de Kampala, Gisenyi, Kasese et Kigali. Ont-ils rejoint la gestante M-27 à Rubaya ou ont-ils trouvé une autre voie d’entrée en RDC ? Se sont-ils faits passé pour des mercenaires aux côtés de Cobra Matata dans l’Ituri ou prennent-ils des formations spécialisées pour des éventuels assauts dans l’Est de la RDC ?

An army officer stands guards outside an enclosure filled with M23 rebel fighters who have surrendered to Uganda's government at Rugwerero village in Kisoro district
Des ex-M23 au poste frontalier RDC-Ouganda de Kisoro après la débâcle de ce mouvement rebelle fin 2013 (Ph. Reuters)

Les éléments déstabilisateurs de la RDC de l’ex-mouvement « M-23 » se sont volatilisés dans la nature, en faisant disparaître leurs traces en Ouganda et au Rwanda où ils avaient trouvé refuge après leur débâcle à la cuisante défaite militaire leur infligée par les FARDC, à en croire Le Potentiel.

Ces événements se produisent pendant que des sources bien informées dans le Kivu renseignent qu’il se forme un groupe d’infiltrés qui ambitionnent commencer un mouvement insurrectionnel à Ufamandu. Il est composé de certains déserteurs de l’Armée Congolaise – les FARDC –, des civils recrus et certains membres qui se déclarent des « ex-éléments de l’armée rwandaise – RDF ».

Comme feuille de paille, les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont trouvé refuge au Rwanda et en Ouganda lors de leur déroute en novembre 2012, se sont volatilisés dans la nature. Cette évasion aux contours flous donne raison à la France qui avait sonné le tocsin sur une éventuelle réorganisation de ce mouvement rebelle, dont certains ont été reportés dans le Masisi au Nord-Kivu. La Mission onusienne en RDC mène des investigations pour déterminer la nature réelle de tous les hommes armés présumés appartenir à l’ex-M23 aujourd’hui aux arrêts au Nord-Kivu. Plusieurs hommes armés supposés appartenir à l’ancien mouvement rebelle du M23 sont de plus en plus appréhendés ces derniers temps au Nord-Kivu. Selon des sources sécuritaires, les combattants de cet ex-mouvement rebelle arrêtés dans la province du Nord-Kivu procéderaient à des recrutements en vue de créer un nouveau mouvement, le M27.

Par ailleurs, d’après des sources citoyennes dans les localités de Getty en territoire de Djugu, district de l’Ituri en province Orientale, des mouvements d’hommes en armes aux anciennes uniformes de l’armée rwandaise que portaient les rebelles du M-23 sont signalés aux côtés du colonel réfractaire Matata Banaloki, dit Cobra Matata, chef de la milice de la FRPI – Force de résistance patriotique de l’Ituri, une milice armée et parti politique basée créée en novembre 2002 dans la localité de Tcheyi au sud-ouest de la cité de Bunia.

À l’issu de sa récente visite à Bunia, capitale de l’Ituri, le Général Santos Cruz, commandant en chef des forces de la Monusco en RDC a bien précisé que les miliciens de la FRPI devraient subir la représailles d’une opération militaire qui se prépare désormais par les FARDC et la brigade des Nations Unies, avec un appui logistique de la Monusco.

En début février 2014, les rebelles sud-soudanais avaient accusé les forces gouvernementales de saccager la ville natale de leur chef Riek Machar, en violation d’un cessez-le feu, et disent que l’armée gouvernementale était appuyé par des combattants étrangers notamment certains fugitifs du Mouvement du 23 mars.

Depuis l’annonce de la volatilisation dans la nature des ex-rebelles M23 retranchés en Ouganda et au Rwanda après avoir été défaits à Goma par les FARDC soutenus par les casques bleus de la Monusco, une rumeur persistante donne ces impénitents déstabilisateurs en tractations d’une réorganisation de leur mouvement, ce qui amènerait la MONUSCO à des investigations pour vérifier ce regain d’activismes.

Après avoir subi en novembre 2012 une cuisante défaite face à la grande offensive menée par les Forces armées de la RDC conduites par les généraux Lucien Bahuma et Mamadou N’dala d’heureuses mémoires, les ex-rebelles du M23 n’avaient d’autre issue que l’exil chez leurs parrains. C’est avec armes et munitions qu’ils ont traversé la frontière en direction du Rwanda et de l’Ouganda. Selon les dernières statistiques – du reste confirmées par les Nations unies – l’Ouganda en avait reçu plus d’un millier, alors que 600 d’entre eux avaient choisi de se replier au Rwanda.

Le M23 ayant été vaincu, le chemin était donc dégagé pour un retour effectif de la paix dans la partie Est de la RDC. C’est dans cette dynamique que s’est inscrite d’ailleurs la signature à Nairobi d’une déclaration bouclant les pourparlers engagés une année plus tôt entre Kinshasa et l’ex-mouvement rebelle.

Preuve de l’engagement, particulièrement de Kinshasa, à œuvrer pour une stabilité durable dans la région des Grands Lacs, une bonne partie des ex-militaires et cadres politiques de cette force négative ont bénéficié de la loi d’amnistie. L’on était donc parti pour un processus de paix irréversible.

Voilà que, récemment, les Nations unies viennent d’exprimer leurs inquiétudes sur la situation prévalant dans les camps qui ont accueilli les fugitifs de l’ex-M23 aussi bien en Ouganda qu’au Rwanda. C’est ce qui ressort du rapport à mi-parcours du groupe d’experts de l’Onu sur la RDC.

Invisibles sur la carte

Dans ce rapport datant de juin 2014, les experts des Nations unies constatent que, « depuis le dernier rapport du groupe précédent, peu d’avancées ont été enregistrées s’agissant de la situation des ex-combattants et responsables politiques du Mouvement 23 mars (M23) se trouvant au Rwanda et en Ouganda ».

« Plusieurs problèmes, poursuivent-ils, sont apparus, dont les suivants : des membres du M23 se sont évadés de camps situés au Rwanda; le nombre de membres du M23 et les preuves de la réorganisation du mouvement en Ouganda ont augmenté; les listes des membres du M23 se trouvant en Ouganda ne comptaient aucun officier important ».

Tout récemment, la France a, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, exprimé ses inquiétudes sur cette situation. Devant l’organe de décision des Nations unies, Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France à l’ONU, avait averti que la démobilisation des combattants du M23 était incomplète et que la perspective de leur réorganisation militaire [restait] une menace importante.

« Nous appelons d’un côté la République démocratique du Congo à redoubler d’efforts dans l’opérationnalisation du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et de l’autre l’Ouganda et le Rwanda à coopérer de manière à ce qu’un terme définitif soit mis aux activités de ce groupe », avait alors lancé le diplomate français.

Alerte à l’Onu

Comme s’il pressentait un regain de violence dans la région des Grands Lacs, le Conseil de sécurité s’est dédouané en rappelant que

« c’est au gouvernement congolais qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité, la protection des civils, la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et le développement du pays ».

L’organe de décision des Nations unies oublie qu’il a déployé dans la même région une Brigade spéciale d’intervention des Nations unies pour accélérer le processus de paix. Sans compter, la forte concentration des troupes de la Monusco qui se sont pratiquement délocalisés vers l’Est de la RDC pour contenir toutes les poches de résistance.

Devant toutes ces évidences, l’on ne sait donc plus à quel jeu joue exactement le Conseil de sécurité des Nations unies. Ne serait-ce pas la preuve de graves dissensions qui le rongent concernant le schéma à mettre en œuvre pour le cas spécifique de la RDC. Ne sachant concilier les points de vue divergents de ses membres, le Conseil de sécurité accumule des erreurs qui compliquent l’équation de paix dans la région.

La disparition simultanée au Rwanda et en Ouganda n’augure pas de bonnes perspectives pour une paix durable dans l’Est de la RDC.

By Mc.-Héritier K. – The Kivu Times

Journée Internationale contre les essais nucléaires : Focus sur l’Uranium et le nucléaire du Congo – Kinshasa

Le 29 août, le monde célèbre la journée mondiale contre les essais nucléaires. C’est en mémoire de la tragique première bombe atomique larguée le 6 août 1945 sur la ville d’Hiroshima au Japon, chacun s’en souvient, mais les premiers « essais nucléaires » sont un peu plus anciens puisque le premier a été tenté en juillet 1945. Depuis lors, plus de 2000 essais ont été réalisés, d’abord dans l’atmosphère, puis de façon sous-terraine ou sous-marine. Dans la rue, on rencontre que l’Uranium à la base de cet essaie serait provenue du Congo-Kinshasa.

Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)
Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)

Au moment où cette journée est célébrée, le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire et tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. La République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception. Muni d’un centre nucléaire dans les coffins de Mont Amba sur le site de l’Université de Kinshasa et d’une réserve d’Uranium au Katanga dans les mines de Shingolobwe, la nation Jaune-Rouge-Bleu clair n’est pas isolée du défis planétaire, quant à aux essais et explosions nucléaires. Le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais avaient perdu leurs vies dans la mine d’Uranium au Katanga aux environs de la cité minière de Shingolobwe. Les autorités rassurent

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », a expliqué le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais. Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Jamais d’incident nucléaire » depuis 72

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972. Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon.

Pancarte d'entrée au CREN à la l'Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)
Pancarte d’entrée au CREN à la l’Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)

Le réacteur nucléaire de Kinshasa, patrimoine de l’Université de Kinshasa – site du mont Amba, commune de Lemba en République démocratique du Congo – fut le premier réacteur nucléaire installé en Afrique. En 1958, le « Gouvernement général » du Congo belge a acheté à la General Dynamics Corporation (États-Unis) un réacteur de recherche de type Triga Mark I d’une puissance de 10 à 50 kW.

Ce avec l’accord du ministre belge du Congo et du Ruanda-Urundi. Ce réacteur était destiné à la « Commission consultative des sciences nucléaires », présidée par Monseigneur Luc Gillon, recteur de l’Université de Lovanium à Léopoldville de 1954 à 1967. Il fut construit sur le site du Centre Trico de l’université, et consistait en un ensemble de laboratoires de la Faculté des sciences, de la Faculté de médecine, ainsi que de l’hôpital universitaire qui y était rattaché. Il entre en service le 6 juin 1959 pour la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles. En 1970, le Centre Trico devient « le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa» (CREN-K). Le CREN-K décide rapidement de se doter d’un réacteur de recherche plus puissant, le Trico II. Celui-ci, d’une puissance de 1 MW est inauguré en 1972.

Pendant ce temps, les périmètres sécuritaires des zones radioactives du Katanga demeurent un grand défi. Dans la localité de Shingolobwe, le minimum est assuré. Shinkolobwe est une localité et une mine située à proximité de Likasi dans le territoire de Kambove (région de Katanga) en République démocratique du Congo. C’est de son que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima, celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium. « L’uranium fut vendu aux américains dans le cadre du projet Manhattan par Edgar Sengier, le directeur de l’union minière du Haut Katanga qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 200 tonnes de minerai à New York dès 1939 », renseigne une source Coloniale dans l’ex-Congo Belge.

La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d’un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes le 8 juillet 2004. Si l’extraction d’uranium est depuis longtemps abandonnée, la mine est toujours exploitable pour le cobalt. Cependant, en août 2006, le Sunday Times publie un article affirmant que « les douaniers tanzaniens auraient saisi un chargement d’uranium 238 le 22 octobre 2005. Chargement que l’Iran aurait importé du Congo (RDC). » Les autorités iraniennes et congolaises avaient démentis ces allégations, et l’ancien gouverneur du Katanga, Urbain Ngoy Kisula, avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête. Dossier classé sans suite…

« L’urgence est urgentissime »

Le vol dans les années 1970 de deux barres de combustibles nucléaires faiblement enrichis, dont l’une n’a jamais été retrouvée, avait montré les défaillances du système. Les États-Unis avaient noté, entre autres, le faible salaire des employés (entre 40 et 150 dollars par mois) qui pourraient être tentés de monnayer leur accès au site ou de se lancer dans d’autres activités illicites. « Aujourd’hui il n’y a pas de salaires de moins de 300 dollars par mois », assure le professeur Lukanda Mwamba. Au prix de la barre de combustible, il n’est pas certain que cela suffise…

L’autre inquiétude porte sur les glissements de terrain. Le centre est situé sur le campus de l’Université de Kinshasa, une zone soumise à une forte érosion. En 2011, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire Léonard Mashako Mamba, lançait « un cri d’alarme désespéré parce que les érosions sont en train d’emporter la première et la plus grande université du pays ». « L’urgence est urgentissime », avait-il dit, estimant que le centre d’études nucléaires, même s’il n’est pas le plus vulnérable des bâtiments, est aussi menacé.

Têtes d'érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)
Têtes d’érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)

Pendant que trois têtes d’érosions s’apprenaient dangereusement au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) cadre de recherche scientifique et environnementale, on se souvient encore de la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique qui s’est tenue le lundi 27 février 2012. A l’université de Kinshasa, le commissaire général à l’énergie atomique en RDC, avait affirmé que le réacteur du Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), jadis menacé par plusieurs têtes d’érosion, est « désormais hors de danger. » Le commissaire général du CREN-K avait même salué l’implication des autorités congolaises et des partenaires de la République du Congo  pour la protection de l’Université de Kinshasa, où est se trouve le CREN-K : « C’était un souci qui nous préoccupait pendant un moment. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès du Gouvernement de la gravité du danger qui menaçait le centre nucléaire. Le Gouvernement a financé la construction d’un collecteur pour le protéger», a-t-il déclaré. Il a poursuivi en disant : « Le Gouvernement est en train d’agir aussi pour moderniser ce centre », a-t-il poursuivi, citant « le financement pour la construction d’une clôture adaptée. C’est surtout pour protéger aussi la population du danger ».

Une prise de conscience progressive

La prise de conscience des dégâts occasionnés pendant ces campagnes d’essais a été lente à venir mais, peu à peu, de plus en plus de pays ont décidé de renoncer aux essais nucléaires. On se souvient qu’en France cela avait fait partie des premières décisions prises par le Président Chirac en 1995. Un traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires a été ouvert à la signature en 1996… mais jamais mis en application faute, justement, de signataires en nombre suffisant !

Depuis 2004, le réacteur nucléaire de Kinshasa est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement. Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

Le polygone de Semipalatinsk

C’est en 2009 que les Nations Unies ont proclamé la création de la Journée internationale contre les essais nucléaires et choisi pour la célébrer la date du 29 août. Cette résolution (la 64/35) a été adoptée à l’unanimité.

On se souviendra qu’à l’origine de cette résolution se trouve la République du Kazakhstan, ancienne république membre de l’URSS et indépendante depuis 1991, qui souhaitait commémorer la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk, le 29 août 1991.

Le but final de la résolution de l’ONU est de sensibiliser à la nécessité d’interdire les essais d’armes nucléaires et travailler à l’édification d’un monde plus sûr.

By Mc-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 22, 2014

Sud-#Kivu : Au moins 6 morts dans un affrontement armé entre les miliciens #RaiyaMutomboki et les #FARDC à #Bunyakiri

Au moins 6 personnes tuées et une dizaine des blessés parmi lesquelles des civils, c’est le bilan encore provisoire des affrontements à Bunyakiri au Sud-Kivu et qui se sont poursuivi ce matin du mardi 12 août 2014 entre les forces loyalistes et les miliciens Maï-Maï Raiya Mutomboki d’un certain AMAKOMBO.

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Des sources locales indiquent que les affrontements ont eu lieu dans les villages Balambika, Kambegeti et Kambale dans le groupement de Bunyakiri, en territoire de Kalehe. Les sources concordantes affirment qu’une quarantaine des Maï-Maï Raiya Mutomboki conduits par Amakombo ont attaqué les positions de l’armée loyaliste FARDC du 902ème régiment dans ces localités.

Tout a commencé le samedi 09 août dernier, jour du marché, lors l’arrestation par le commandant du 902ème régiment FARDC basé à Kambegeti et le commandant de la Police Nationale Congolaise – Sous commissariat de Bunyakiri d’assaillants Raiya Mutomboki armés qui tracassaient les populations civiles qui se rendaient au marché en leur faisant payer des taxes arbitraires et en faisant la collecte des vivres auprès d’eux.

Une source locale renseigne que le lundi 11 août, une bande des miliciens Raiya Mutomboki a lancé une attaque contre les positions FARDC et PNC pour tenter de libérer trois des leurs arrêtés, ce qui a déclenché un échange nourri des tirs, causant la fuite des populations civiles qui ont abandonné leurs biens sur le marché, se dirigeant vers la brousse, et d’autres à Bunyakiri-centre. Le chef de la localité de Kambale a été enlevé par les miliciens et est amené vers une destination inconnue, ainsi que certains des gardes du corps du commandant de la PNC/Bunyakiri. Ce dernier aussi qui a été pris en otage a été relâché, confirme les sources militaires.

MCHK – © The Kivu Times