Archives pour la catégorie Science

Santé : Un vaccin contre la malaria dès octobre 2015 ?

Alors qu’on célèbre ce samedi la Journée Mondiale contre la Malaria, le premier vaccin, développé en Belgique, pourrait être approuvé par l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans quelques mois, annonce la revue britannique médicale The Lancet. Si c’est le cas, l’Organisation Mondiale de la Santé devra alors décider de recommander ou non la vaccination dans les pays où le paludisme est endémique. Une décision est attendue pour le mois d’octobre prochain.

Un vaccin contre la malaria dès octobre?
La malaria tue plus de 584 000 personnes chaque année (OMS)

Le RTS, S/AS01, seul vaccin à avoir atteint la troisième phase des tests cliniques (la dernière avant l’autorisation définitive d’une commercialisation) a démontré qu’il offrait une protection contre la maladie mais cette protection n’est que partielle (4 ans maximum), surtout si aucun rappel n’est effectué. Le vaccin est plus efficace sur les enfants en bas âge (à partir de 5 mois) que sur les nourrissons. Le vaccin pourrait cependant permettre d’éviter des millions de cas de malaria, une maladie qui fait près de 600.000 victimes mortelles par an, en majorité des mineurs. Le RTS, S est le vaccin expérimental le plus évolué à ce stade. Dès 2004, il a été démontré qu’il pouvait protéger des enfants et des bébés vivant dans les zones endémiques de la maladie causée par le Plasmodium falciparum, espèce la plus meurtrière du parasite de la malaria. Lire la suite Santé : Un vaccin contre la malaria dès octobre 2015 ?

Publicités

Ebola : Le temps des nouvelles restrictions de voyages

Malgré les efforts des ONG et de l’OMS, Ebola continue à compter ses victimes et à rallier les voyageurs ces cibles directes et/ou indirecte. Les annulations de vols et d’autres restrictions aux voyages continuent d’isoler les pays touchés, provoquent des entraves économiques et sociales néfastes pour soi-disant contrecarrer la propagation de la pire des fières hémorragiques. Les RDCongolais ne sont pas épargnés.

CIV E simulation Ebola frontiere ok_0

Cet alarmant message de l’OMS n’a pas été entendu par les autorités tant politiques que sanitaires de certains pays. Par souci de prévenir, les officiels ont interdit aux compagnies opérant sur leurs territoires de desservir certains pays affectés par Ebola. C’est le cas notamment d’Air France et Royal Air Maroc qui ont suspendu leurs vols en destination des capitales africaines de l’ouest menacés par Ebola.

Contre toute attente, les ressortissants de ces pays ou toute personne ayant séjourné dans ce pays 22 ou 30 derniers jours n’est pas la bienvenue dans certains pays. La République Démocratique du Congo qui a enregistré selon l’OMS 40 décès dus à Ebola et dont le Ministre de la santé, Félix Kabange Numbi, assure que l’épidémie est en voie d’être maitrisé, figure sur cette liste noire dont les citoyens ne sont vraiment pas les bienvenus dans certains coins du monde. Sans pour autant faire la différence entre la province de l’Équateur, foyer de cette épidémie, et les autres provinces, ce pays continent figure toute entière sur le répertoire des « non grata ».

Si le Cameroun a interdit sur son sol tous les voyageur sen provenance de la RDC, du Nigeria, de la Sierra Leone, du Libéria, de la Guinée, et du Sénégal ; le Soudan du Sud par contre a interdit tous les voyageurs qui ont séjourné pendant deux derniers mois en Guinée, en Sierra Leone, au Nigeria et au Libéria.

L’Afrique du Sud a pour sa part interdit tous les voyageurs venant de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Léone de fouler son sol. Il en est de même pour la Côte d’Ivoire qui restreint désormais l’accès dans son pays pour tous voyageurs ayant séjourné les trois dernières semaines dans un pays affecté par Ebola, quelle que soit sa nationalité

Dans la même danse, le Sénégal a interdit tous les voyageurs venant de la Sierra Leone, du Guinée et du Libéria ainsi que tous les voyageurs qui ont séjourné dans ces pays pendant les 40 derniers jours. Le Kenya a interdit tous les voyageurs venant des pays affectés.

Quant au Rwanda, il a interdit tous les voyageurs venant du Sénégal, de la Sierra Leone, du Libéria et de Guinée-Conakry ainsi que tous les voyageurs qui ont séjourné dans les pays affectés par Ebola pendant les 22 derniers jours

Le Seychelles a interdit tous les voyageurs qui ont séjourné en Sierra Leone, Guinée, Libéria, Nigeria et la RDC pendant un moment. La Zambie a imposé 30 jours de mise en quarantaine de tous les voyageurs venant des pays affectés. Tous les voyageurs sont examinés au scanner laser à l’arrivée. Quant au Botswana, il a interdit tous les voyageurs venant de la Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigeria quelque soit la nationalité et tous ceux qui ont visité ces pays pendant les 3 derniers mois.

Au Tchad, il est interdit à tous les ressortissants et les voyageurs venant de la RDC, du Libéria, de Guinée, de la Sierra Leone et du Nigeria. Tous les ressortissants de ces pays ne sont admis que s’ils ont séjourné pendant 30 derniers jours en dehors de leurs pays.

Pour rappel, l’épidémie d’Ebola, déclaré comme urgence de santé publique mondiale par l’OMS continue à faire des victimes et à se propager. Selon un bilan publié le 18 septembre par l’OMS, 2 630 personnes ont trouvé la mort par Ebola sur les 5 357 cas et cela dans les trois pays (Guinée, Sierra Leone et Libéria.

Cette situation inquiète tous les voyageurs qui désormais avant de voyage doivent se rassurer qu’ils n’ont pas seulement le visa mais s’ils n’ont pas été en visite dans tel ou tel pays affecté par Ebola.

« Ebola est terrible que le Sida (VIH) même. Avec le VIH tu peux voyager partout au monde et même si quelqu’un te discrimine à cause de cela tu vas te plaindre et espérer des dédommagements mais avec Ebola, les gens t’évitent et tout le monde leur donne raison de t’éviter », a confié un voyageur à nos équipes.

By Eugide Lalé Mbunda

16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Ce n’est probablement pas quelque chose que vous pensez tous les jours, si les aliments que vous mangez pourraient contenir des substances cancérigènes, mais avec près de 1,5 millions de personnes diagnostiquées avec un certain type de cancer que l’an dernier, peut-être il est temps de regarder ce qui est dans nos aliments pourrait être à l’origine d’un si grand nombre de nouveaux cas de cancer. Voici une liste des 10 meilleurs aliments que vous consommez chaque jour plus probable qui peut contenir des substances cancérigènes ou être soupçonné de provoquer le cancer.

popcorn micro-ondes

1. Microwave Popcorn

Ces petits sacs de pop-corn sont tellement commode de simplement s’en tenir au micro-ondes, vous ne penseriez pas une minute qu’ils pourraient être dangereux pour votre santé, mais ils sont. Tout d’abord, parlons un peu le sac lui-même. Elle est bordée par un produit chimique appelé acide perfluorooctanoïque (PFOA). C’est une toxine, vous pouvez trouver en téflon aussi. Après avoir été chauffé, ce produit chimique toxique est connu pour causer l’infertilité et le cancer chez les animaux de laboratoire. L’EPA répertorie ce produit chimique comme un cancérogène connu. Lire la suite 16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Journée Internationale contre les essais nucléaires : Focus sur l’Uranium et le nucléaire du Congo – Kinshasa

Le 29 août, le monde célèbre la journée mondiale contre les essais nucléaires. C’est en mémoire de la tragique première bombe atomique larguée le 6 août 1945 sur la ville d’Hiroshima au Japon, chacun s’en souvient, mais les premiers « essais nucléaires » sont un peu plus anciens puisque le premier a été tenté en juillet 1945. Depuis lors, plus de 2000 essais ont été réalisés, d’abord dans l’atmosphère, puis de façon sous-terraine ou sous-marine. Dans la rue, on rencontre que l’Uranium à la base de cet essaie serait provenue du Congo-Kinshasa.

Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)
Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)

Au moment où cette journée est célébrée, le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire et tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. La République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception. Muni d’un centre nucléaire dans les coffins de Mont Amba sur le site de l’Université de Kinshasa et d’une réserve d’Uranium au Katanga dans les mines de Shingolobwe, la nation Jaune-Rouge-Bleu clair n’est pas isolée du défis planétaire, quant à aux essais et explosions nucléaires. Le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais avaient perdu leurs vies dans la mine d’Uranium au Katanga aux environs de la cité minière de Shingolobwe. Les autorités rassurent

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », a expliqué le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais. Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Jamais d’incident nucléaire » depuis 72

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972. Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon.

Pancarte d'entrée au CREN à la l'Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)
Pancarte d’entrée au CREN à la l’Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)

Le réacteur nucléaire de Kinshasa, patrimoine de l’Université de Kinshasa – site du mont Amba, commune de Lemba en République démocratique du Congo – fut le premier réacteur nucléaire installé en Afrique. En 1958, le « Gouvernement général » du Congo belge a acheté à la General Dynamics Corporation (États-Unis) un réacteur de recherche de type Triga Mark I d’une puissance de 10 à 50 kW.

Ce avec l’accord du ministre belge du Congo et du Ruanda-Urundi. Ce réacteur était destiné à la « Commission consultative des sciences nucléaires », présidée par Monseigneur Luc Gillon, recteur de l’Université de Lovanium à Léopoldville de 1954 à 1967. Il fut construit sur le site du Centre Trico de l’université, et consistait en un ensemble de laboratoires de la Faculté des sciences, de la Faculté de médecine, ainsi que de l’hôpital universitaire qui y était rattaché. Il entre en service le 6 juin 1959 pour la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles. En 1970, le Centre Trico devient « le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa» (CREN-K). Le CREN-K décide rapidement de se doter d’un réacteur de recherche plus puissant, le Trico II. Celui-ci, d’une puissance de 1 MW est inauguré en 1972.

Pendant ce temps, les périmètres sécuritaires des zones radioactives du Katanga demeurent un grand défi. Dans la localité de Shingolobwe, le minimum est assuré. Shinkolobwe est une localité et une mine située à proximité de Likasi dans le territoire de Kambove (région de Katanga) en République démocratique du Congo. C’est de son que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima, celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium. « L’uranium fut vendu aux américains dans le cadre du projet Manhattan par Edgar Sengier, le directeur de l’union minière du Haut Katanga qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 200 tonnes de minerai à New York dès 1939 », renseigne une source Coloniale dans l’ex-Congo Belge.

La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d’un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes le 8 juillet 2004. Si l’extraction d’uranium est depuis longtemps abandonnée, la mine est toujours exploitable pour le cobalt. Cependant, en août 2006, le Sunday Times publie un article affirmant que « les douaniers tanzaniens auraient saisi un chargement d’uranium 238 le 22 octobre 2005. Chargement que l’Iran aurait importé du Congo (RDC). » Les autorités iraniennes et congolaises avaient démentis ces allégations, et l’ancien gouverneur du Katanga, Urbain Ngoy Kisula, avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête. Dossier classé sans suite…

« L’urgence est urgentissime »

Le vol dans les années 1970 de deux barres de combustibles nucléaires faiblement enrichis, dont l’une n’a jamais été retrouvée, avait montré les défaillances du système. Les États-Unis avaient noté, entre autres, le faible salaire des employés (entre 40 et 150 dollars par mois) qui pourraient être tentés de monnayer leur accès au site ou de se lancer dans d’autres activités illicites. « Aujourd’hui il n’y a pas de salaires de moins de 300 dollars par mois », assure le professeur Lukanda Mwamba. Au prix de la barre de combustible, il n’est pas certain que cela suffise…

L’autre inquiétude porte sur les glissements de terrain. Le centre est situé sur le campus de l’Université de Kinshasa, une zone soumise à une forte érosion. En 2011, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire Léonard Mashako Mamba, lançait « un cri d’alarme désespéré parce que les érosions sont en train d’emporter la première et la plus grande université du pays ». « L’urgence est urgentissime », avait-il dit, estimant que le centre d’études nucléaires, même s’il n’est pas le plus vulnérable des bâtiments, est aussi menacé.

Têtes d'érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)
Têtes d’érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)

Pendant que trois têtes d’érosions s’apprenaient dangereusement au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) cadre de recherche scientifique et environnementale, on se souvient encore de la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique qui s’est tenue le lundi 27 février 2012. A l’université de Kinshasa, le commissaire général à l’énergie atomique en RDC, avait affirmé que le réacteur du Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), jadis menacé par plusieurs têtes d’érosion, est « désormais hors de danger. » Le commissaire général du CREN-K avait même salué l’implication des autorités congolaises et des partenaires de la République du Congo  pour la protection de l’Université de Kinshasa, où est se trouve le CREN-K : « C’était un souci qui nous préoccupait pendant un moment. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès du Gouvernement de la gravité du danger qui menaçait le centre nucléaire. Le Gouvernement a financé la construction d’un collecteur pour le protéger», a-t-il déclaré. Il a poursuivi en disant : « Le Gouvernement est en train d’agir aussi pour moderniser ce centre », a-t-il poursuivi, citant « le financement pour la construction d’une clôture adaptée. C’est surtout pour protéger aussi la population du danger ».

Une prise de conscience progressive

La prise de conscience des dégâts occasionnés pendant ces campagnes d’essais a été lente à venir mais, peu à peu, de plus en plus de pays ont décidé de renoncer aux essais nucléaires. On se souvient qu’en France cela avait fait partie des premières décisions prises par le Président Chirac en 1995. Un traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires a été ouvert à la signature en 1996… mais jamais mis en application faute, justement, de signataires en nombre suffisant !

Depuis 2004, le réacteur nucléaire de Kinshasa est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement. Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

Le polygone de Semipalatinsk

C’est en 2009 que les Nations Unies ont proclamé la création de la Journée internationale contre les essais nucléaires et choisi pour la célébrer la date du 29 août. Cette résolution (la 64/35) a été adoptée à l’unanimité.

On se souviendra qu’à l’origine de cette résolution se trouve la République du Kazakhstan, ancienne république membre de l’URSS et indépendante depuis 1991, qui souhaitait commémorer la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk, le 29 août 1991.

Le but final de la résolution de l’ONU est de sensibiliser à la nécessité d’interdire les essais d’armes nucléaires et travailler à l’édification d’un monde plus sûr.

By Mc-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 22, 2014

Ebola : Autant de cibles que d’individus – Kinshasa prochaine cible?

« Personne n’est immunisé. » L’infection s’est déclarée dans tous les coins et recoins de l’Afrique occidentale et Centrale. En RDC, la province de l’Équateur dans le groupement Jera, et désormais un cas dans la ville de Mbandaka, et donc sur le fleuve, Kinshasa risque de ne pas être épargnée.

Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)
Une souche du virus Ebola. (Ph. REUTERS/Frederick Murphy)

Le virus Ebola se répand, en particulier en Afrique. The Kivu Times rappelle les précautions à prendre pour s’en protéger. Le virus Ebola est transmis à l’homme à partir des animaux sauvages. Il peut être contracté par contact direct de la peau d’une personne atteinte ou de ses muqueuses par exemple le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques comme le sperme et les sécrétions vaginales. Les symptômes du virus Ebola sont la fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et maux de gorge.

En RDC, Ebola n’a pas été importé d’Afrique de l’Ouest mais le virus est parti de la femme d’un chasseur de viande de brousse  décédée le 11 août après que le mari fut parti chasser du singe… Elle a ensuite contaminé son médecin, puis son époux, dont les prélèvements ont permis d’identifier le virus. C’est ce qu’affirme le ministre de la Santé congolais. Ebola vient donc de la forêt équatoriale, de Djera (300 km à l’est de Mbandaka), et non de l’étranger. Un laboratoire de Kinshasa a confirmé ces deux premiers cas. Après qu’un cas soit signalé à Mbandaka, capitale de la province de l’Équateur, « Kinshasa risque d’être la prochaine cible via le fleuve Congo », nous confie un expert de l’INRB (Institut national de recherches Biomédicales).

Prévention et traitement

Il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. Il n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation mais ils ne sont pas accessibles à toutes les bourses.

En Afrique, on pense que des chauves-souris frugivores, appartenant notamment aux espèces Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, sont des hôtes naturels possibles du virus Ebola. Par conséquent, la répartition géographique de celui-ci pourrait se superposer à celle des chauves-souris.

Déclarant officiellement la « septième [épidémie d’Ebola] en RDC depuis » la découverte de ce virus dans ce pays (alors le Zaïre) en 1976, le Dr Kabange a néanmoins affirmé que celle-ci n’avait « aucun lien avec celle qui sévit en Afrique de l’Ouest« .

« L’expérience acquise lors des six précédentes épidémies d’Ebola sera mise à contribution pour contenir cette maladie« , a encore déclaré le ministre, assurant que l’épidémie était « circonscrite au secteur de Djera » dans le territoire de Boende, ville située à près de 800 km au nord-est de Kinshasa et à 300 km à l’Est de Mbandaka, la capitale de l’Equateur. « Il n’y a pas de virus Ebola à Kinshasa, ni à Mbandaka » a insisté Alain Tshibanda Ngoy, conseiller en charge de la communication auprès du Premier ministre Augustin Matata Ponyo après la tenue d’une réunion de crise au siège du gouvernement.

Le virus Ebola chez l’animal

Bien que des primates aient été à l’origine de l’infection chez l’homme, on ne pense pas qu’ils soient le réservoir, mais plutôt des hôtes accidentels du virus, tout comme l’être humain. Depuis 1994, on a observé chez des chimpanzés et des gorilles des flambées d’infections à virus Ebola avec les espèces EBOV et TAFV.

L’espèce RESTV a été à l’origine de flambées sévères de maladie à virus Ebola chez des macaques (Macaca fascicularis) élevés aux Philippines et elle a été détectée chez des singes importés aux États-Unis d’Amérique en 1989, 1990 et 1996, ainsi que chez des singes importés en Italie en 1992 en provenance des Philippines.

Depuis 2008, on a détecté des virus RESTV au cours de plusieurs flambées d’une maladie mortelle chez les porcs aux Philippines et en Chine. On a signalé l’infection asymptomatique chez le porc et des inoculations expérimentales ont montré que ce virus n’est pas pathogène dans cette espèce.

Contraction et propagation : 10 conseils de base

  • Lavez  les mains régulièrement ;
  • Utilisez un désinfectant pour les mains contenant au moins 60% d’alcool aussi souvent que possible en l’absence de l’eau ;
  • Ne pas manger n’importe quel type de gibier sauvage ou viande de brousse, plus particulièrement les chauves-souris, les singes, les gorilles, les antilopes et les porcs-épics ;
  • Ne mangez pas de viande, sauf si vous êtes sûr de son origine ;
  • Quel que soit le genre d’animal que vous consommez, soyez certain qu’il soit bien cuit ;
  • Évitez le partage de vos vêtements avec des étrangers ;
  • Méfiez-vous des symptômes du virus Ebola autour de votre quartier ;
  • Évitez les zones où un foyer a été signalé ;
  • Rapportez toute circulation non autorisée de cadavres dans votre région, en particulier ceux en provenance de l’étranger ;
  • Ne touchez pas ou n’approchez pas quelqu’un qui a  été atteint du virus ; le cas  échéant, soyez sûr de porter un équipement de protection couvrant toutes les parties du corps.

By Mc. Héritier K.