Archives pour la catégorie Politique

Regard sur ce que nous sommes…

Il arrive un temps où l'on ne dit plus rien sur les faits de société et consort.
Qu' on se le dise…

Manassée Israël Isolele, artiste

Un beau matin on se réveil et on se rend compte qu' on a plus de mots mais qu' on a des mains. Et on travaille tout simplement. …

Quand on dit que le travaille c'est la santé, effectivement, quand on travaille dans le sens que l'on fait sa part pour le progrès peu importe le groupe. On est serein , on marche dans la paix du coeur car on sait on fond de nous-même qu' on fait ce qu' on doit avec ce qu' on a et comme on peut. Donc le coeur est léger et non enragé.

Avoir le coeur léger sur la balance ca pourrait se définir par peser sa part de responsabilité sur les problèmes et sa part de solution apporté aux problèmes.

Tant d énergie gâchée à se faire du mal en croyant faire du bien. Voir les problèmes, En rajoutant des problèmes sans apporter des solutions concrètes alors qu' au final il suffit de travailler, évidemment, à l endroit du problème plutôt qu' a l extérieur donc à l intérieur plutôt qu' a l extérieur.

Alors ce qui serait encore plus stupéfiant, c'est le cas de le dire.

C'est qu' ils disent: parce que nous sommes en deuil les artistes ne peuvent pas chanter ni danser quand nous savons que nous enterrons nos morts en chantant et en dansant et que même ils manifestent en dansant. Un jour un militaire me dira que le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la RdCongo ont les plus beaux chant de l armée en Afrique.

Et on se rappellera que l histoire de la musique Africaine moderne. Comme le Jazz et toutes les musiques issues des afro-descendant se jouaient dans des endroits clos comme espace, qui les permettaient de transcender la douleur de leur conditions d'esclaves en chantant et dansant…alors sur tout les thèmes pas seulement des chants de révolte ou de tristesse mais aussi d amour et de tendresse car l amour et la tendresse se partage. Et nous verrons par la suite que part le concours de toutes les nations, ce talents d expression naturel qui est un don du Très-Haut. Ce génie africain rendra des nations hyper productifs. ….parce que reconnu , valorisé , encadrer , organisé et finalement acheté et vendu….

Travaillons bon Dieu. Les cités du pays n attendent que leur enfant pour développer le coin.

N attendez pas des expatriés d aller nourrir les enfants du village, de soigner vos parents et vos grands-parents. C est de la responsabilité de chacun .

Et vous verrez que quand on fait sa part , on a plus la force de crier au loin. On respire par Le ventre. S'epoumoner dans Le vide nous parrait alors ridicule. Le soir en rentre seulement, on est fatigué, on va dormir, demain est un autre jour.

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Coup de gueule d’une indignée

Et oui, on nous fait croire à une course au pouvoir alors que nos " élus " n'ont pas de pouvoir si ce n'est le privilège d'être moins pire que les autres pour avoir fait du droit par exemple. La grande majorité sont des Dr en droit.

Je suis désolé de le dire , les avocats profitent du système mieux que quicquonc car ce système est verrouillé par le droit , les voies légales.

Si l'avocat ne profite pas du système alors il profite de l'homme prisonnier du système par l'ignorance de ses droits. La corruption ne passe pas par les musiciens qui n'ont rien, même pas un ministère digne de ce nom mais par tout ces Dr en x et y.

L avocat de base vous dira : payez moi mes vacations, payez moi mon essence , payez moi ma bouteille d'eau, mes unités pour appeler pour que je vous assiste. Et ils n'ont pas honte…il vous dira ici c'est comme ca qu' on vit. Le plaignant alors déjà victime de sa famille , ensuite, du système se verra alors abuser par celui qui est sensé défendre ses droits. Mais soyez en sur ce genre de comportement c'est de la faute du président ! C'est lui qui les a envoyé.

Alors je me suis dit :
C'est étonnant tout ces gens bardé de diplôme et qui sont souvent inutiles pour les orphelins, la jeunesse, l environnement etc….

Alors je me suis demandé comment faire pour que l'éducation rendent nos hommes de pouvoir efficaces et utiles. Alors j ai dit homme de pouvoir mais comme tout le monde est preso. Voyez-vous …. Oui ce monde est dominé par les hommes donc effectivement nous allons vous cibler dans une moindre mesure. Des gens remplies de pouvoir mais sans budget. Quelle horreur!

J observe également que 90% des associations pour les orphelins sont créés par des femmes qui souvent ne savent pas être subventionnées par les hommes de pouvoir qui détiennent la caisse sans tenté d abuser d elle au préalable.

Alors le schéma: la maman se soucis des enfants, quand l homme veut jouir…

Alors je me dis aussi que finalement, seul le fait que rien n'est sur peu rendre tout un groupe d individu aussi jaloux ou possessif.
Car en vérité sur ce genre de terrain tu perds ta femme en un clin d'oeil comme ta terre le temps d'un voyage….qui pour certain aura tout de même durée 30 ans en moyenne. 600 ans pour d autres.

Il y a toujours quelqu'un qui sera là pour vouloir ce que tu possède partant du principe qu' il a forcément été dépossédé par un tiers.
La loi de la jungle.

Et ensuite tout ceux qui ont perdu la mémoire, leur terre, leur parents etc…
Deviennent hyper frustré se sentant incapable de se faire justice. Et pourtant …

Les biens mal acquis ne profitent jamais . Une porte qui se ferme c'est une autre qui s'ouvre. Ayons la sagesse de savoir rendre à Cesar ce qu' appartient à César . Ou au-lieu de regarder la richesse des autres. Créons nos propres richesses.

Tout ca sans parler des dettes.

Le crédit dans tout les sens du terme est le plus gros défis.

Posons-nous la question, qu' avons-nous fait à nos ancêtres jusqu'à Dieu pour être aussi endetté.
Du chef de l état jusqu'au plus petit . Il y a des dettes à gérer.
Et ca court à l union européenne, au FMI pour demander des crédits.

Parce qu' en fait il n y a rien qu' ils sachent conserver le plus longtemps possible dans sa pleine valeur. Allez – y comprendre. C est a dire qu' ils jouissent sans avoir et crame la vie jusqu'à ce qu' il n y ai plus rien. Et ensuite ils vont pleurer et dire que la distraction c'est pas bon . Alors que plus jouisseur qu' eux avec tout leur mariage a fêter, les deuils à organiser, les collations à fêter les ceci les cela . Et tout ça il faut être bien habillé. Cotiser Pour le pagne, cotisé, cotisé. Ils savent cotiser sans savoir épargner.
Et Pour aller voir ta famille faut surtout pas arrivé les mains vides. Rassure toi tu as à peine le temps de dire j arrive qu' on t a déjà demandé un cadeau.
Tu veux aller développer un coin . Au préalable il faut que tu fasses déjà des dépenses pour quelques choses que tu ne possèdes pas encore.
Il faudra arriver avec:
– 5 litres d'huile
– sac de riz de 25 kg
– la farine
– de la bière
– etc…

Et donc tu serais quelqu'un parce que tu as ….donné les provisions qui ne dure qu' un temps. Quand ca sera épuisé. Ils reviendront te demander et c est celui qui donne qui lui habillé en basket et jean qui aura le pouvoir quand celui qui demande est en costard cravate.

Alors comme conclusion.
Notre problème est la consommation. Nous cherchons à avoir avant d'être. C est juste incroyable.
Mais comme le salut est individuel rien n est perdu pour l individu.

Ce comportement qui consiste uniquement à vendre et acheter. C est ca l ennemi du Congo également. Parce qu'on crée, qu'alors l industrie se développe.
Vendons nos idées et achetons l idée de notre grand-mère. Et l argent circulera alors à flot à l intérieur.

Je crois que ce sont ce genre de paramètres auxquels il faut faire face de manière individuel plutôt que boycotter l'art collectivement.

Ils sont tous instruits je vous rassure mais hélas, la grande question est à quoi ca sert si c'est …..?

Et c'est là, qu'un moment donné quitte à choisir, je préférais ne pas être instruite mais au-moins savoir faire pousser des tomates.
Qu' on se le dise!

Pardon d'avance.

Effectivement j ai eu à parler des traditions. En disant que c est une arme. Mais ce que j attend de la tradition c'est sa science pour la vie. Car nos us et coutumes mélanger à l état de survie. J ai des doutes.

Et tout ça ne se réglera pas par les manifestations. Je crois que les magasins de vêtements militaires sont malheureusement en rupture de stock pour rien.

Soyons sportifs pour de vrai plutôt qu'acheter le vêtement de sport. Ou courons vraiment que d'uniquement s'habiller en courir.

PS: Je n ai jamais vu un vrai militaire avec un gros ventre.

Manacée Israël Isolele est artiste musicienne d'origine Congolaise (RDC), vivant entre Paris et Kinshasa.

RDC : Une image polémique… mais pour rien !

Par Antoine Vumilia Muhindo 


Nous serions, semble-t-il en train de passer de la civilisation de l’écriture à celle de l´image. Nous avons tellement pris conscience de la force de l’image et du langage corporel, que finalement tout n´est plus qu´image. On veut paraître jeune, intelligent riche, fort etc, même si on ne l´est pas, en se composant une image qui va avec. C’est le règne du paraître, et le monde de la politique n’échappe pas à la règle. Au Congo par exemple, le port d’un béret en public , signe de ralliement à la branche bout-en-feu de l’opposition , peut suffire à le laver de ses péchés un homme qui a été à la tête d´une milice meurtrière ou qui, il y a quelques mois encore, participait à coeur joie au pillage du pays . 

À cet effet on entend souvent revenir un mot : “charisme”. Cela se résumerait à l’image de confiance en soi et d’autorité que doit refléter un leader et cela semble suffisant pour convaincre de sa capacité à gouverner. Manquer de “ charisme” est la faute qui ne pardonne pas au Congo. Tant pis si vous êtes incohérent, corrompu et démagogue, ayez du “ charisme” et le reste suivra ! Dans la même veine un “ vrai” opposant se doit d’afficher en public l´attitude la plus arrogante possible face à l’autorité, tant pis si après il se fait régler ses factures par cette même autorité. On se justifiera en disant – avec charisme bien sûr- :” C’est l’argent du pays! “ Car on sait que ce que le peuple veut c’est le “charisme” et les insultes rigolotes. Ca crée de l’ambiance et ça rassure en même temps.


La dernière affaire autour de l’image dans la politique congolaise est celle suscitée par la photo de Vital Kamerhe, chef de file du´une branche de l’opposition reçue par Joseph Kabila en consultation , où on le voit saluer ce dernier en s’inclinant légèrement , de même que Kabila aussi est très légèrement en position inclinée. Les détracteurs de cet opposant n’ont pas manqué de dénoncer un manque de charisme , et ce fut l’occasion notamment de ressortir les accusations habituelles de complicité avec l´ennemi. Il est vrai qu´à sa place j’éviterais d’offrir à mes adversaires cette image, pour de simples raisons de marketing politique.


Ceci dit, à mon humble avis la chasse aux sorcière qui a lieu en ce moment n’a pas raison d’être. En effet pour Vital Kamerhe et la branche de l’opposition qu’il dirige, Kabila est le Chef de l’Etat et lui, Kamerhe est député. Le rapport hiérarchique étant sans ambiguïté, il paraît normal, adversaire politique ou pas , de manifester du respect sans pour autant aller jusqu’au ridicule, selon les us et coutumes en vigueur pas qu´au Congo. Le président de l’UNC a toujours été cohérent sur ce point. On conviendra qu’il est à ce jour un des rares hommes politique à n’avoir jamais versé dans les insultes même au plus fort des crises politiques, aussi bien envers les représentant du pouvoir qu’envers ses faux amis au sein de la branche extrémiste de l’opposition.On se souviendra par exemple de son respect envers Etienne Tshisekedi qui a parfois déconcerté plus d’un y compris au sein de son propre camp. Eh bien, c’est que l’élégance en politique est une denrée rare au pays où l’insolence fait partie office de programme politique .

Mais la vraie question serait de savoir pourquoi cette image fait-elle jaser ? Pourtant on a bien vu des images de Tshisekedi Père presqu’en embrassades avec Mobutu en 1997,on sait que son fils rencontre en secret des émissaires du régimes et que sa famille a profité des largesses financières de la part des Kabila. Mais pourquoi cette bagatelle autour d’une image, alors qu’elle est cohérente avec les paroles et les actions d´un homme? Répondre à cette question, qui n’est pas mon but ici, serait un vrai début pour la compréhension de la classe politique congolaise qui ressemble à un panier de crabes.

Et si on en venait aux choses sérieuses? Aux projets de société , au calendrier électoral? 

Kinshasa : « Ne tombez pas dans les pièges, les paroisses n’appartiennent pas aux évêques »

« Ce qui s’est passé à KINSHASA est inacceptable et dépasse la cruauté.Contrairement à d’autres confessions qui appartiennent à leurs responsables, les paroisses catholiques sont une propriété des paroissiens et non des évêques.

Et même si tel était le cas, quelle est votre cible 🎯 ?

Ceux qui mènent des missions de facilitations ou ceux qui bloquent la facilitation ?

Ne soyez pas si lâches en vous attaquant aux symboles d’une religion.

Tous vos négociateurs sont présents à Kinshasa. Allez leur poser la question, demandez leur de vous rendre des comptes. S’ils en sont incapables, demandez leur de lâcher les appâts des postes auxquels ils ont tous mordu et trouvez-vous une solution qui ne fait pas des faibles vos cibles. »

PS : On exclut pas l’hypothèse que les attaques contre la Paroisse Saint-Dominique aient été perpétrées par des bandeaux à la solde de ceux qui bloquent pour prétendre jeter le discrédit à leurs adversaires. Sur ce terrain là, tout est possible.

16 février 2016 : Ce qu’en retient Godefroy Mwanabwato


16 février 2016, En souvenir de tant de souvenirs…Je me réveille suffocant sur mon petit lit de camps dans la cellule 09 dupavillon I de la Prison centrale de Makala… 

Je sens que mes yeux sont encore lourds de sommeil. Le temps de tirer une clope sportman, je retourne au lit. Mes yeux sont lourds de sommeil. Je n’ai fermé l’œil qu’aux environs de 4 heures. Toute la nuit, avec les camarades de Goma et Kinshasa, nous travaillions sur la journée ville morte du lendemain. Eh oui ! Même à Makala, nous participons à des actions de la Lucha menées à l’extérieur. J’avais alors réussi à faire entrer frauduleusement une tablette Tecno et réussissais à me connecter sur whatsapp afin de prendre part à nos forums stratégiques. 

La nuit du 15 au 16 février 2015, nous travaillions sur les « pigeons ». C’est ainsi que nous appelions les calicots. Nous proposions en temps réel aux amis de l’extérieur des messages à poster sur les banderoles et les tracts destinés à la journée du 16 février 2015 commémorative des martyrs de la démocratie. 

« Papa, maman : bomba bana nayo n’a ndako lobi »  » Restons tous à la maison pour honorer les martyrs du 16 février 1992″ etc… 

Les forums étaient vivants cette nuit-là. Pendant que nous autres les détenus proposions des messages, les amis de dehors étaient mobilisés à les saisir et à les imprimer sur des papiers et des banderoles. D’autres les dispatchaient à travers les artères de Kinshasa et de Goma. 

Quand brusquement je reçois un message d’un camarade de Goma : 

  • Nous sommes encerclés. Ils ont déniché notre lieu de retraite !

Bon sang ! De ma cellule, je sursaute ! Il est 3 heures du matin à Goma. Deux heures à Kinshasa. Comment ont-ils pu dénicher le lieu de retraite des amis? Il y a sûrement une taupe de l’intérieur… Nous nous proposons de retirer tous les amis de Goma du forum. Au cas où leurs téléphones étaient saisis… Ce qui est fait. Nous gardons les combattants de Kinshasa dans le groupe : Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo qui travaillent sur les artères de Kinshasa. 

Nous nous croyons en sécurité. J’essaie de savoir si les amis de Kinshasa sont penards. Bienvenu Matumo me rassure. Puis, nous échangeons sur d’autres tactiques de tractage et sur les pistes à suivre pour ne pas être repéré. Là, à ma surprise, je reçois un autre message de Bienvenue :

  • Mon cher, je sens qu’on nous poursuit ! O’ nous a repérés

Mon Dieu, lui aussi ! Que se passe-t-il dehors ? 

Je demande à Matumo :

  • Tu es là ? 
  • Oui, mon cher, ils nous ont repérés. 

Je n’ai jamais reçu d’autre message de son numéro…

Nous avions décidé de supprimer le forum whatsapp et de retirer tous les participants. J’ai éteint ma tablette et l’ai caché dans l’oreiller. En suivant les informations ce matin-là , j’appris que la journée Ville-morte avait été une réussite à Kinshasa. Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo me rejoindrons quelques jours plus tard dans ma cellule…

Godefroy MWANABWATO 

Congo nde biso


Extrait tiré de « Je ne le dirai pas à mon fils, mémoires d’un combattant de la liberté« 

16 février 2016 : Je m’en souviens encore comme si c’était hier…

C’était il y a un an, c’était hier…

5h20′ Le 16 février 2016.

Victor #Tesongo a été kidnappé la veille vers l’avenue Betetela.

Bienvenu Matumo et moi, par diversion, avons passé la nuit hors des lieux habituels. Hélas ! C’était tard… Nous étions espionnés toute la semaine…

Des volontaires reportaient nos activités à temps réel (même au bureau, t’en fais pas !).

Les résidences des amis sont forcés à Goma (parmi l’autre lot à 2000 Km de nous : Rebecca Kabugho, Melka Kamundu, etc.)

Matumo me réveille (c’est le seul qui aime m’appellera par mes deux noms)

  • [sur la porte de ma chambre] : Héritier Kapitene (x3)
  • (Mais il a quoi ce type ?) Oui !

  • Mon cher, on doit quitter ce lieu. Aseme #GOMA ni terrible.

  • Attends, j’arrive.

J’ouvre la porte, je lis ses blagues naturelles. Mais je peux le croire car il a déjà remis sa veste.

« Vala koti, on doit vider ce lieu le plus vite possible« , insiste-a-t-il.

Je remets mes chaussures, la traditionnelle chemise blue et l’occasionnelle veste marronne.

Le temps de passer la main sur le visage 🤦🏻‍♂️, débarquer dans la rue et nous chercher un taxi. (Je cacherai la destination à jamais).

Mais…

Erreur ! Les gaillards nous ont suivi toute la semaine et ont été dans les parages de nos cachettes.

Si nous avions ôté nos vestes, nous passerions inaperçus. (J’ai appris ce jour-là qu’il faut toujours prendre une deuxième tenue dans un sac quand on sort…)

Environ 100 pas sur le trottoir, un taxi arrêté à 15 mètres de nous. Nous nous empressons vers lui.

Derrière nous, des gaillards en redingotes civiles, avec armes à feu et radio VHF. Horreur. C’est comme dans un film.

La suite est très difficile à raconter. Je vous épargne des scènes larmoyantes.

En bref, c’était le début d’un autre calvaire.

Les gars sont rodés en diversions. Ils sont apparemment fans de Pablo Escobar.

Votre implication nous a sauvé la vie.

Et notre sourire les impressionnait. Il fallait donner l’impression de ne pas être affecté.

Mon logiciel « Banalisation » s’est très vite mis à jour et mes réponses ne faisaient qu’enerver. Jouer le con intelligent. Il fallait profiter de l’occasion pour dire aux flics 👮 ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’écouter : un discours sans peur. J’ai très vite improvisé des cours de Droit de l’Homme à mes interrogateurs.

Première séance d’interrogatoire : 13 pages. On exploite les faiblesses de l’agent. Il mord à l’hameçon et est très ému par les discours. Il fallait mélanger folie et intelligence, le pousser à reposer deux fois différemment les mêmes questions.

Tout flic qui nous a interrogé aura subi un lavage de cerveau. Nombreux d’entre eux avaient reconnus qu’ils le font parce qu’ils ont faim, parce qu’on leur demande de le faire et parce qu’ils doivent protéger leurs jobs. Contraste ! (Petit, makambo na bino etali biso te. Biso tozoluka nde ba grades. Yo okanisi tolingi pouvoir oyo ? Biso mpe tolembi lokola bino, mais toza na choix te. Eza service commandé petit ! Oyoki ?)

17h00, le 16 février 2016 : Mis en cellule à l’IPKin. Apprentissage de la faim… Deux jours et deux nuits sans manger, torse nu, couché sur la dalle humide. Un million de moustiques… Elles étaient en fête, j’imagine. La grosse cellule est décorée aux traces de sangs. Thriller…

8h, le 17 février 2016 : douche froide.

Je peux reconnaître Victor parmi les autres détenus.

Surprise! Apparemment ceux qui sont morts peuvent se dire Bonjour mais sans se serrer les mains.


Vers 11h, le 18 février 2013 : Transfert des colis.

Le lot passe de 2 à 3 pièces : Tesongo, Matumo et moi.

Une pickup bleue à vitres teintées, mesurages (poids et taille), photos (vues en face et en profil), embarquement, destination Quartier Général ANR. (Je vous épargne des troublantes scènes d’horreur.)

Je me suis souvenu que j’avais une fille. Je me suis dit que si tout dépend de moi, il ne faudra pas qu’elle sache ce qui s’était passé.

De 15h à 22h : Interrogatoire.

22h : le roi 👑 débarque. Auditions interrompus partiellement. Poursuite sur interphones en mode « isolé« .

Votre implication nous a sorti de ce trou. Merci pour tout !

C’était il y a un an, c’était hier.

#FreeLucha

Où reposent les héros ?

Le très célèbre Martin Luther King n’a pas été enterré au cœur de l’Etat le plus noir des USA. À la demande de sa veuve, Martin Luther fit sa propre oraison funèbre avec son dernier sermon « Drum Major » enregistré à l’Ebenezer Baptist Church. Dans ce sermon, il demande qu’à ses funérailles aucune mention de ses honneurs ne soit faite, mais qu’il soit dit qu’il avait essayé de « nourrir les affamés », « habiller les nus », « être droit sur la question du Viêt Nam » et « aimer et servir l’humanité ». À sa demande, son amie Mahalia Jackson chante son hymne favori, Take My Hand, Precious Lord.

La Mrs Green, Wangari Maathai, ne repose pas non plus à l’académie de Rangers, non moins à la Faculté des Sciences de l’Université de Nairobi. Sa dépouille fut mise dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu’elle avait faite à sa famille de ne pas couper un arbre pour fabriquer son cercueil. 

Mohandas Ghandi, l’indien et l’indigné non violent le plus célèbre de tout le temps, ne repose pas au Taj-Majall. Selon sa propre volonté, la plupart de ses cendres furent dispersées dans plusieurs grands fleuves du monde tels le Nil, la Volga et la Tamise. Deux millions d’Indiens assistèrent à ses funérailles.

Nelson Mandela n’a pas été déposé au devant le Mandela Square, non moins dans le célèbre Zoo de Johannesburg. C’est dans le petit village de Qunu qu’il a enterré.

Le Tout-puissant Patrice Emery Lumumba n’a pas de tombe.

J’essaie donc de comprendre…

RDC – Ouganda : Vers un assaut de l’ex-M23 sur le Nord-Kivu ?

À en croire le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23), auraient quitté leurs campements en Ouganda, et prendre la direction de la RDC pour mener un certain nombre d’attaques.


Il y a quelques mois, Julien PALUKU avait aussi altérité sur la disparition de Sultani Makenga, chef militaire du M23, du camp où cette rébellion était sensée être cantonnée.

Puis s’en était suivi une sorte de mise en garde voilée du colonel SECO Mihigo, membre influent du M23, ancien du CNDP et frère biologique de Laurent Nkunda.


Sur son Facebook, Seco Mihigo s’indignait du non rapatriement des ex-combattants du M23 vers la RDC, selon l’esprit des accords de Nairobi et à l’en croire.


Est-ce le début d’un autre cycle de de déstabilisation de l’Est de la très instable République Démocratique du Congo ?


Rappelons que Pasteur Runiga s’était plusieurs fois affiché à Kinshasa en 2016. Il se serait notamment rapproché des négociateurs de la Majorité Présidentielle au Dialogue National. Le contenu de leurs discussions n’ont jamais filtré à la presse.


Qu’est-ce qui vient de l’Est du Congo ? Wait and see…

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

Agence BUJUMBURA News

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

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L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le pont qui permettait de franchir la rivière Semliki au sud-est de Béni s’est effondré au passage d’un camion de marchandises la semaine dernière. Conséquence, les villes de Butembo et Beni restent coupées de l’autre rive du territoire de Beni, frontalière à la l’Ouganda. Les prix explosent dans la région.

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Un camion dans les eaux de la Semliki après effondrement du pont. (Ph. Tiers)

Butembo et Beni, mais aussi les régions environnantes, notamment la grande partie de l’ex-province Orientale, de l’ex-Equateur et toute la partie nord du Nord-Kivu sont dépendants de transafricaine numéro 8 reliant le port de Mombassa au Kenya à celui de Lagos au Nigeria. Ce couloir important jonchant la RDC via la route national numéro 4, constitue un des axes importants du Corridor Central COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), long de 1 300 kilomètres, dont font partie le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda en Afrique Centrale ; mais aussi la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique Orientale.

L’effondrement du Pont Semliki est la raison principale de l’explosion des prix sur les marchés, dans cette partie orientale de la RDC, dépendante de l’énergie pétrolière, faute d’autres sources. Cette hausse des prix est constatée à Butembo et environs. « La chute vertigineuse du franc congolais en est aussi l’une des raisons majeures », explique Kule Vuhimbwira de la Fédération des Entreprises du Congo.  Actuellement, le dollar américain frôle les 1500 Francs Congolais, contre 930 F, en septembre 2016. Lire la suite Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

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Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

Transition à haut risque en République démocratique du Congo

Après des mois de contestation sévèrement réprimée en République démocratique du Congo, un premier ministre issu de l’opposition, M. Samy Badibanga, a été nommé le 17 novembre. Mais la transition politique reste incertaine, car le président Joseph Kabila pourrait briguer un troisième mandat, en dépit des remous que cela susciterait dans le pays et dans toute l’Afrique centrale.

Par Sabine Cessou (Le Monde Diplomatique)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)

«Le président reste en fonctions » : la banderole en faveur du président Joseph Kabila flotte devant le siège du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Pour les partisans du chef de l’État congolais, il s’agit de répondre à un autre slogan, répété à l’envi par des foules de manifestants : « Kabila, dégage ! » Le message du PPRD est clair : M. Kabila, en place depuis 2001, n’a aucune intention de partir. Pourtant, la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), qui limite à deux le nombre de mandats successifs, lui impose de quitter ses fonctions le 19 décembre.

Le PPRD invoque l’impossibilité matérielle d’organiser le scrutin et cite l’article 70 de la loi fondamentale : « À la fin de son mandat, le président de la République reste en fonctions jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. » En mai, un avis de la Cour constitutionnelle lui a donné raison. Mais l’opposition met en doute la bonne foi du gouvernement. Depuis des mois, celui-ci cherche en effet à maintenir M. Kabila au pouvoir par tous les moyens. Ne parvenant pas à faire sauter le verrou constitutionnel du nombre maximum de mandats, il a tenté, en janvier 2015, de modifier la loi électorale pour y introduire une clause imposant un recensement de la population, préalable à l’enrôlement des nouveaux électeurs (environ 8 millions). Dans un pays de 80 millions d’habitants grand comme quatre fois la France, ces opérations auraient pu, en pratique, prendre plusieurs années. La manœuvre aurait donc abouti à un report indéterminé de l’élection présidentielle — une sorte de mandat « ouvert » pour M. Kabila. C’est alors que le navire a commencé à prendre l’eau : bien qu’il détienne trois quarts des sièges à l’Assemblée nationale, le PPRD a été contraint de faire marche arrière après trois jours d’émeutes dans la capitale, Kinshasa, du 19 au 21 janvier 2015. Lire la suite Transition à haut risque en République démocratique du Congo

Butembo : une milice attaque en marge de l’expiration du mandat de Kabila

Des miliciens Mayi-mayi ont attaqué la prison centrale du district pénitentiaire de Butembo (ex-Prison de kakwangura) dans l’est du Congo lundi, s’engageant dans un combat armé contre les forces de sécurité, dans le contexte de tensions accrues à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Depuis ce matin, il y a eu des incursions par les Mai Mai (milice). Ils voulaient libérer les prisonniers de la prison centrale », a déclaré à Reuters Maître Fabrice Kakurusi, avocat et activiste des droits humains en ville de Butembo au Nord-kivu. « Ils veulent profiter de la journée pour libérer les prisonniers », précise-t-il. Un porte-parole de la police a déclaré que les miliciens tentaient de piller mais avaient été repoussés par les forces de sécurité.

Pour sa part, André Alin Atundu, porte-parole de la majorité a déclaré ceci : « Nous avons la police, l’armée et les services de renseignements qui travaillent pour nous. Peut-être il y aura des turbulences pendant deux ou trois jours, mais finalement les manifestants auront faim. »

RD Congo : la stabilité politique au mépris de la jeunesse mobilisée ?

Négociations de la dernière chance. A l’approche de la fin du deuxième mandat du président Joseph Kabila, la communauté internationale fait tout pour éviter la déstabilisation politique du Congo. En poussant opposition et majorité à se parler. Ce faisant, elle pourrait faire malgré elle le jeu du clan Kabila. Et prendre à contre-pied une jeunesse mobilisée.

Résumons sans précaution diplomatique les ressorts de la situation congolaise. Depuis leur victoire douteuse aux élections de 2011, Kabila et son équipe ne cachent pas leur dessein de demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats présidentiels prévus par la Constitution. En conservant les apparences de la légalité. La révision constitutionnelle et la modification de la législation électorale ayant provoqué une levée de bouclier, le clan a opté courant 2015 pour une stratégie simple : ne pas organiser les élections. Ou plutôt, organiser l’impossibilité pratique de tenir les élections dans les délais en arguant de difficultés financières, techniques, politiques.

Parallèlement, faire acter par la Cour constitutionnelle qu’en cas de non-élection dans les temps, Kabila reste à la barre, et organiser un « dialogue national » pour faire admettre ce « glissement » par l’opposition et la société civile, en échange de postes (dont celui de premier ministre) et d’argent. Détail important : présenter ce dialogue comme la voie responsable et pacifique de résolution de la « crise » électorale et présenter ceux qui s’y opposent par le dernier recours disponible, la manifestation de rue, comme des acteurs violents cherchant à conquérir le pouvoir par la déstabilisation des institutions. Ajouter une dose de stratégie de la tension, pour terroriser les militants et les qualifier de terroristes.

Clos le 18 octobre, le dialogue a repoussé le scrutin présidentiel au mois d’avril 2018. Il offre donc à Kabila une rallonge de seize mois. La manoeuvre est cousue de fils blancs. Mais là n’est pas sa lacune : la majorité de l’opposition, unie dans un « Rassemblement » autour du vieil opposant Tshisekedi, ne s’est pas jointe au dialogue, plombant sa légitimité. Avec des mouvements citoyens dont l’influence sur la jeunesse va grandissant, elle entend soulever la population le 19 décembre pour faire échec à ce qu’elle estime être un coup d’État constitutionnel.

Une perspective qui effraie la communauté internationale, hantée par le risque d’une déstabilisation politique du pays, voire de la région. Cette dernière renvoie aujourd’hui les protagonistes de la « crise » dos-à-dos : les uns doivent montrer une « retenue maximale » dans la gestion de la protestation, les autres doivent « montrer de la responsabilité en garantissant le caractère pacifique de leurs manifestations » (déclaration du Conseil de sécurité du 5 décembre). Surtout, toutes les parties prenantes sont invitées à trouver une « réponse consensuelle » à la crise politique. Concrètement, et face à l’inflexibilité de la majorité présidentielle, il est demandé au Rassemblement de mettre de l’eau dans son vin en acceptant que Kabila reste au pouvoir durant la transition, en échange d’un raccourcissement de cette dernière, de la promesse de ne pas réviser la Constitution et d’un nouveau partage des postes. Vu l’hyper-concentration des pouvoirs au niveau de la présidence, cela revient à laisser à Kabila les clés de la maison un an de plus.

En voulant éviter ce qu’elle considère comme le scénario du pire, la communauté internationale valide malgré elle la stratégie de l’équipe au pouvoir : s’imposer par le fait accompli et le chantage au chaos, suppléer l’absence de base légale et de consentement populaire par la menace de la force. Ce faisant, elle tourne le dos aux plus mobilisés parmi les jeunes congolais, pour lesquels le scénario du pire, c’est le maintien de Kabila au pouvoir après le 19 décembre. Car non seulement ce scénario piétine la constitution et le principe de l’alternance qui en est le coeur, mais il implique le maintien d’un inacceptable, celui de la clochardisation des jeunes, de leur soumission à un ordre arbitraire et prédateur dont Kabila est à leurs yeux la clé de voûte. Quand la communauté internationale craint une « burundisation » du Congo, eux, regardent du côté du Burkina Faso, où la population mobilisée a « dégagé » Blaise Compaoré après 27 ans de règne.

Habitée par cette intransigeance démocratique qui grandit parmi la jeunesse africaine, cette génération a un sens aigu de sa responsabilité historique. Nombre de ses représentants sont prêts au sacrifice – « même si je meurs, cela servira à ceux qui me suivent » entend-on régulièrement. Et ces jeunes ne s’alignent plus aussi docilement sur les consignes des partis d’opposition. L’obtention d’un arrangement de dernière minute reportant le départ de Kabila serait considérée comme une nouvelle trahison des élites, nationales comme internationales. Un déni de justice aux relents postcoloniaux. Accord politique ou pas, cette jeunesse sortira le 19 décembre.

François POLET

Sociologue, chargé d’étude au CETRI et doctorant à l’ULG.

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

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Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

UE : 221,4 millions d’euros pour l’Egypte, la Libye, la Jordanie et la Syrie

La Commission européenne a adopté, jeudi 1er décembre, un paquet de 221,4 millions d’euros pour soutenir des projets en Égypte, en Jordanie, en Libye et en Syrie qui doivent promouvoir « la croissance économique, la création d’emplois, la démocratie, la résilience et la reconstruction, et pour améliorer la santé et la qualité de vie », selon un communiqué.

La Jordanie va bénéficier de 115 millions d’euros pour deux projets. Le premier, doté de 100 millions d’euros, vise à améliorer la santé, la qualité de vie et les conditions environnementales de la population. Le second, qui dispose de 15 millions d’euros, doit soutenir le processus de réforme du pays « vers la consolidation d’une démocratie plus profonde ».

Pour la Syrie, 80 millions d’euros vont être consacrés à « renforcer la résilience » de la population à l’intérieur de la Syrie, via des projets qui l’aideront à faire face aux effets de la crise actuelle, « contribuant ainsi à s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Cela « ouvrira ainsi la voie au redressement et à la reconstruction du pays », selon la Commission.

L’Égypte va bénéficier, sur une période de deux ans (2016-2017), de 20 millions d’euros pour des projets « favorisant une croissance économique inclusive et la création d’emplois, améliorant la vie des citoyens et contribuant à la stabilisation du pays ».

Enfin, une nouvelle aide de 6,4 millions d’euros est destinée à la Libye. Elle doit contribuer à l’autonomisation des institutions publiques en soutenant le système des finances et le secteur des médias.

AGENCE EUROPE

 

Vers une levée de l’embargo de l’UE sur le Cuba

Les ambassadeurs des vingt-huit États membres de l’UE ont approuvé, mercredi 30 novembre, l’abrogation de la position commune du Conseil qui subordonnait les relations entre l’UE et Cuba à des avancées en matière de droits de l’Homme sur la plus grande île des Antilles, et donné le feu vert à la signature de l’accord de coopération UE/Cuba. La signature de l’accord devrait avoir lieu lundi 12 décembre en marge du Conseil Affaires étrangères.

AGENCE EUROPE

 

L’UE salue la tenue pacifique de la présidentielle en Gambie

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale Neven Mimica ont salué, samedi 3 décembre, la tenue des élections en Gambie, le 1er décembre. Lors des élections, les Gambiens «ont exprimé leur volonté de voir un changement de direction », ont expliqué Mme Mogherini et M. Mimica, saluant l’engagement de la population envers les principes démocratiques. « L’acceptation rapide par le président Jammeh du résultat est un autre signe de renforcement de la démocratie en Gambie », ont-ils ajouté.

Le Haut représentant et le commissaire ont précisé que l’UE était prête à soutenir le président élu, Adama Barrow, son futur gouvernement et le peuple gambien sur la voie des réformes démocratiques, « réformes que M. Barrow a souligné lors de sa campagne électorale » et qu’elle restait engagée aux côtés du peuple gambien pour bâtir un développement durable et inclusif. Au pouvoir depuis 22 ans, Yahya Jammeh s’est classé deuxième avec 36 % des suffrages derrière M. Barrow, qui a remporté les élections avec 45,5 % des voix.

– AGENCE EUROPE

 

Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le 19 décembre 2016 sera à la fois un début et une fin. La RDC est aujourd’hui un pays où se croisent les superpuissances, sans dire les nouveaux maîtres du monde. Et, bien qu’avec une diplomatie moins performante, Kabila semble maîtriser cet aspect que les autres acteurs, sauf l’église catholique, qui, elle aussi, est au centre d’un vaste réseau d’informateurs jésuites à travers le monde. A Kinshasa, ça se joue entre Washington, Bruxelles, Paris, Beijing et New Delhi.

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Située entre les Grands-lacs de l’Est de l’Afrique et l’océan Atlantique, la RDC est en cheval entre plusieurs zones d’influences géostratégiques.

Parmi les opposants, un certain Moïse Katumbi et un certain Vital Kamerhe ont de l’avance – à l’international bien sûre – en termes d’informations privilégiées. Eux aussi, comme Kabila, ils savent ce que c’est un « copain », un ami et un partenaire.

Ce n’est plus à démontrer, si l’Union Européenne ne réussit pas à sauver son ancien allié qui s’est tourné aux chinois, Joseph Kabila, elle lui préfèrerait Vital Kamerhe, apparu « observateur UE », lors des élections au Gabon. Pendant que les démocrates et les conservateurs des USA et de l’UK – sionistes pour le plupart – sont proches de Moïse Katumbi. Dans une option ou dans une autre, Etienne Tshisekedi est perdant. Mais pas son fils Félix Tshisekedi, qui flirte entre Kamerhe et Katumbi, mais beaucoup plus avec Katumbi, à qui il a presque confié l’influence derrière toute la publicité autour de ce qu’on appelle aujourd’hui « Rassemblement ». Tout le monde n’est pas dupe. Mais, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’opposition s’oppose plus à l’autre opposition qu’au régime en place. Lire la suite Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

En début de cette année, le gouvernement de #RDC, sous l’égide de #Matata Ponyo Mapon Augustin, annonçait ou prenait « 28 MESURES URGENTES POUR LA STABILISATION ET LA RELANCE ÉCONOMIQUE ».
Qu’est-ce qui a réellement changé ?

La situation sociale de la population en République démocratique du Congo n’était pas prometteuse au regard des objectifs du millénaire pour le développement , malgré les performances enregistrées. La croissance de l’économie congolaise a décéléré à 7,7 % en 2015 contre 9,2 % en 2014. Alors que la BAD prévoyait une poursuite de la croissance de 2012-2014 , la pauvreté reste largement répandue dans le pays. Lire la suite Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un large remaniement doit avoir lieu dans les très prochains jours. Certains conseillers de Joseph Kabila plaident pour un changement de Premier ministre.

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Matata Ponyo et Joseph Kabila (Ph. John Bompengo)

C’est une petite symphonie qui monte depuis plusieurs jours : et si Joseph Kabila profitait du remaniement pour congédier le Premier ministre Matata Ponyo? La rumeur avait été lancée par The Kivu Times le jour de la démission de l’ancien ministre de l’emploi, Jean-Claude Kibala.

« Une source proche de la présidence croit savoir qu’un remaniement complet du gouvernement pourrait intervenir avant le 16 février. Cette même source laisse entendre qu’un changement de Premier ministre pourrait être à l’ordre du jour ». Lire la suite RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »

Ils n’en peuvent plus ! Ministres et vice-ministres d’Etat attendent de savoir s’ils vont rester, partir ou être mutés, pour le plus grand plaisir du président. Enervé par l’échec du plan de glissement conspiré et la machination du dialogue, l’homme de Kingakati ressert ses liens et revoie dans son camp.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

Samy Badibanga nommé aux affaires étrangères (en remplacement de Raymond Tshibanda) ? Patric Muyaya au sport ? Mfumu Nemwanda N’semi bientôt ministre ? Mystère… Bienvenue dans l’enfer du remaniement façon Joseph Kabila ! Autour de la table du Conseil des ministres, ce matin, personne n’en soufflera mot évidemment. Mais ce jeu de bonneteau, imminent, a le don de mettre à vif les nerfs du gouvernement. Il faut dire que c’est probablement le dernier grand chambardement du quinquennat, censé constituer une « équipe de crise » pour 2016. Lire la suite RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »

Un jour, le pouvoir reviendra à qui de droit !

• Le Blog du Citoyen •

Jeune Administrateur civil de l'ENA-RDC Bienvenu Matumo Jeune Administrateur civil de l’ENA-RDC

Sur les traces de la disparition éclair d’un militant pro-démocratie à Kinshasa. Un acte non-civilisé, un cas d’injustice, un déni incroyable des textes en vigueur …

À 26 ans, Matumo Mushagalusa Bienvenue, est un JPA (jeune plein d’avenir) ; c’est comme ça comme qu’on les appelle ici à Kinshasa. Il fait partie de ces mouvements des jeunes qui font peur aux autorités en place. 

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Peuple affamé, Vive le Roi – Le « 3rd term » qui divise…

• Le Blog du Citoyen •

Indécrottable président fondateur, chef de l’Etat, commandant suprême, président de notre cher Royaume, Magistrat Suprême, etc. et bientôt… grand timonier à vie. Accroché depuis quinze ans à son mandat, sa majesté, président-roi veut passer de CDD en CDI.

Bukangalonzo…

La stratégie de survie agressive, le leader afro « néo soviétique » la Gombe avait fini par marquer des points. Le bilan très mitigé du génocide du Kivu (Beni, Oïcha, Kiwanja, Mutarule, etc.) l’y avait aidé. L’opération avait certes restauré l’intégrité de son royaume de la Gombe et fait reculer une puissance militaire dont les prétentions pouvaient déstabiliser une région entière.

Mais elle avait aussi creusé le fossé avec l’opinion Gombéenne, renforcé par Ngaliema, pourtant guère plus recommandable que le Congo, déconsidéré en grande partie la rhétorique « onusienne » sur le droit international, dont on avait tant abusé à l’époque. Elle s’était surtout prolongée par un embargo dont les dramatiques conséquences pour la population…

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« KABILA WUMELA » CONTRE « KABILA MANDAT ESILI » : QUAND LE FOOTBALL S’INVITE EN POLITIQUE

• Le Blog du Citoyen •

Football et politique font souvent bon ménage. Au Congo, ils font même très bon ménage. Et pour cause:
Dimanche, les léopards de la RDC affrontent les aigles du Mali en finale du championnat africain des nations à Kigali au Rwanda. Cette compétition qui a pourtant débuté dans le calme et le désintérêt d’une bonne partie de la population congolaise ne cesse de révéler les « tops et les flops » de la société congolaise.
Gagner le match ou mourir
D’abord ce patriotisme -chauvinisme me diront certains- de cette population du Nord et Sud-Kivu qui soutiennent leur équipe nationale au point de laisser leur peau. Non seulement ils n’hésitent pas à se déplacer par milliers chaque jour où leur équipe livre un match (Goma se trouve à quatre heures de route de Kigali ), mais aussi deux personnes ont succombé des maladies cardiovasculaires depuis le début de la compétion. Le premier, la cinquantaine…

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PROTEGEONS NOTRE NATION

Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur

Message de la 51ème Assemblée Plénière des Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)

  1. A l’ occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27 juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013-2016 est lancé, nous offre l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la Nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices.
  2. Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures[1]. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le Gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
  3. Protéger la Nation, c’est travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces Armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.
  4. Protéger la Nation, c’est défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien-être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu[2]. C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo Brazzaville. En même temps, nous disons notre indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes.
  5. Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir.
  6. Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la Loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct[3].
  7. Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision[4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel.
  8. Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives : à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une Monarchie ; à la forme de l’Etat Congolais ; à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel ; à la nature du pouvoir politique en RD Congo[5]. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à-dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives :au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois ; à l’indépendance de la justice, condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité[6].
  9. Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même, ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30 juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides.
  10. Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.
  11. Pour toutes ces raisons, le Constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les « préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives »[7]. Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire.
  12. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel. Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation. Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fondamentales qui sauvegardent notre jeune démocratie et la stabilité du pays.
  13. Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible.
  14. Aussi pour contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande :

1° Au Gouvernement de la République

  • De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux ;
  • De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel ;

Lire la suite  de ce communiqué ici.

 

« Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi

L’article est paru sur le site de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, le jeudi  03 Décembre 2015, avant que le site ne soit indisponible. Brouillage ? Toutefois, son esprit traduit une réplique indomptée aux fameuses déclarations du PGR Flory Kabange Numbi contre toute manipulation de l’article 64 de la constitution de la RDC.

Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)
Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

Lorsqu’il le faut, tout propos jugé subversif passant via le nom de domaine « point cd » se veut être brouillé ou coupé. La CENCO serait-elle tombée dans ce cas ? Lire la suite « Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi

Politique : Mbikayi et Bitakwira se recherchent dans la « Kabilie »

Les forces politiques et sociales pour le dialogue, c’est cette minuscule plateforme, que viennent de créer les deux anciens pseudos opposants, Justin Bitakwira et Steve Mbakayi, qui depuis ont rejoint la majorité présidentielle-leur famille naturelle.

Justin Bitakwira B. et Steeve Mbikayi, députés nationaux, anciens du GP/UNC & alliés
Justin Bitakwira B. et Steeve Mbikayi, députés nationaux, anciens du GP/UNC & alliés. (Ph. Tiers)

Ils ont organisé la sortie officielle, de la petite structure politique le lundi 23 novembre à l’hôtel Venus dans la commune de la Gombe.

L’objectif principal des forces politiques et sociales pour le dialogue, c’est de faire la promotion du dialogue en vue de répondre à la demande pressente de Kabila, qui n’est rien d’autre qu’un glissement ou un 3ieme mandat.

Bitakwira et Mbikayi ont levé hier, l’option suicidaire de soutenir le dialogue à tout prix. Ces deux députés, le premier élu sous les couleurs de l’UNC et le deuxième grâce à Tshisekedi sont plus sur le schéma de positionnement politique, plutôt que œuvrer pour l’intérêt du peuple.

Ici, ce sont les intérêts personnels qui sont mis en avant plan. Mbikayi, il y a peu, il avait annulé son meeting du stade municipal de Masina faute de mobilisation. Il avait prétexté, que les autorités avaient refusé d’autoriser cette manif. Mbikayi avait promis de présenter les documents des autorités interdisant son meeting. Depuis, il n’a rien brandi.

by MATTHIEU KEPA/ C-NEWS

Beni : Nouvelle attaque des presumés ADF

Ce lundi 23 novembre 2015, vers 17 heures 45 minutes, il y a eu embuscade tendue par les ADF/NALU sur le tronçon Mbau-Kamango au niveau de la localité de Mamundyoma ( 25 Km), Secteur de Beni-Mbau, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Beni

Le bilan fait étant de trois ( 3 ) personnes tuées tous des civiles. Les corps des victimes sont exposés à la morgue de l’hôpital général de Oïcha. Tout en condamnant fermement c’est acte criminel, la CRDH exige au commandement des opérations Sokola 1 à renforcer les mesures sécuritaires dans le tronçon Mbau-Kamango et Oïcha-Eringeti pour mettre fin aux embuscades répétitives dans cette partie du Territoire national.

La CRDH a le profond regret de constater que les militaires qui sont engagés au champs de bataille accuseraient trois (3) mois sans recevoir leurs soldes. Elle demande au gouvernement Congolais de bien encadrer ces combattants de la paix en mettant à leurs dispositions tout les nécessaires.

De @Tyna Kasoki – OASIS CONGO MEDIAS

Goma : Nécessite des enquêtes sérieuses après le mort en détention de l’Hon. Kendakenda.

• Communiqué de presse •

Du laxisme de l’Autorité provinciale du nord-Kivu face à l’etat de santé de feu Honorable Valérien KENDAKENDA

Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu dénonce et condamne le laxisme de l’autorité provinciale et du bureau de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu, face à la nécessité exprimée de transfert de l’Honorable N’ZCHANZCHU KENDA KENDA Valérien dans un centre spécialisé pour des soins adéquats.

Rappelant que les dispositions relatives aux droits des prisonniers et détenus imposent à l’État « de s’assurer que tout prisonnier est détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de la dignité humaine et que, eu égard aux exigences pratiques de l’emprisonnement, la santé et le bien-être du prisonnier sont assurés de manière adéquate, notamment par l’administration des soins médicaux requis » ; le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu fustige le silence et l’immobilisme dont ont fait montre les gouvernement et assemble provinciale du Nord-Kivu, alors qu’une Attestation médicale de transfert avait été signée et rendue publique depuis le 15 août 2015 par l’Hôpital Provincial du Nord-Kivu qui assurait le suivi médical de l’Honorable N’ZCHANZCHU KENDA KENDA Valérien.

Vus le silence et la lenteur entretenus par les instances judiciaires pour une probable comparution du défunt, des enquêtes indépendantes et sérieuses s’imposent de la part de l’organe délibérant pour pouvoir établir les parts de responsabilités.

Lire l’original en PDF ici.

Fait à Beni, le 23 novembre 2015

Marcel-Héritier K. KAPITENE

Secrétaire Exécutif

Et Kabila nomma ses « Commissaires Spéciaux » – Ils ont fini par « cracher sur les gueules »…

L’élection des gouverneurs de provinces c’est comme celui des Chefs de Promotions ou de délégués départementaux à l’Université. On n’a pas besoin de plus de 1000$ dans chaque province pour les organiser ; sauf si lors qu’on veut être « budgétivore».

Les nouvelles provinces ont des assemblées provinciale ; arrêtez de faire de faire de la politicaillerie. On sait bien que ce sont les députés provinciaux qui élisent les gouverneurs.

Bande des … [que dis-je ?]

Oh ! Quelle mauvaise surprise ! Mon aîné et ami Joseph BANGAKYA n’a pas été nommé gouverneur du Haut-Uélé.

Le contexte ethno-tribal a finalement eu le dessus sur Jean BAMANISA SAÏDI, époux à l’Honorable Caroline Bemba, sœur cadette de Chairman J.-P. Bemba, locataire à la Haye. Métis Hema de Djugu, grandi à Bunia, Beni, Kasenyi et Kisangani, Jean Bamanisa n’est pas « commissaire spécial » de son ITURI d’origine, sous peine de susciter le vieux faux conflit – mais surtout pour cause de son appareténance au MSR, parti de l’opposition et membre du G7. On lui a préféré l’élu de Mambasa, ABDALLAH PENE MBAKA,  le métissé arabisé du Maniema et de Mambasa.

Pour Richard MUYEJ, aucun ébahissement. Le « Rund » chez les « Sanga », ça se passe à Kolwezi.

Seront ils responsables devant qui?les assemblées provinciales ou la présidence de la république?c’est une très mauvaise jurisprudence…, prévient un J.-C. KIJANA du NDSCI.

RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

La RDC, surtout dans sa partie Est, fait face à une situation contrarié. Dans des carrés miniers sévissent des milices. Les conditions de travail dans les mines congolaises sont assimilées à une sorte d’esclavage moderne. Les acteurs locaux y impliqués ne parviennent pas non plus à relever leur niveau de vie. Une malédiction, une fatalité ou un défi ? Pour répondre à ces questions, The Kivu Times s’est entretenu avec Soraya Aziz Souleymane, activiste des droits humains, spécialiste  des questions de développement et est Deputy Director au Centre Carter en RDC.

Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)
Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)

The Kivu Times : Comment dissocier la problématique « ressources minières » des conflits armés en RDC et dans la sous-région des Grands-Lacs ?

Soraya Aziz Souleymane : La Solution pour moi serait de coupler les efforts de pacification et de traçabilité des minerais avec des projets de renforcement de capacité économique. Ces creuseurs ne choisissent souvent ce métier dangereux que par manque d’alternatives économiques. Une révolution agricole,  une implantation de manufacture, un boom du secteur touristique ou un artisanat minier en coopératives encadrées sont autant de possibilités auxquels le gouvernement et ses partenaires internationaux devraient penser. D’un autre coté l’exploitation industrielle, si elle est bien gérée, peut aussi avoir des impacts positifs sur la sécurité et les revenues locaux et nationaux. Lire la suite RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

Tout ce qui est sur ton Smartphone est public…

Le Blog de Marck_Andy

Smartphone

Nous sommes  en plein dans l’utilisation des Smartphones (Téléphones intelligents). Tous ceux qui n’ont pas de Smartphones sont considérées comme des hommes de la préhistoire.  Je suis presque certains que tous ceux qui disent cela ne savent pas qu’utiliser un Smartphone, c’est « exposer leur vie » en partageant leur données.

Régis Bamba, un des meilleurs développeurs de Côte d’ Ivoire m’a donné ce conseil  un jour: « considère que tout ce qui est sur ton Smartphone est public.»

Pourquoi tout est public sur nos Smartphones ?

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Mandela l’Algérien

Observations confidentielles

Ce que Nelson Mandela a appris auprès des algériens.

Cet article est un hommage posthume à l’oeuvre de Nelson Mandela. Avec un éclairage particulier sur deux périodes de sa vie. D’une part sa visite dans les camps algériens de l’Armée de Libération Nationale (ALN) au Maroc en 1962.  D’autre part, les choix emprunts d’une grande sagesse qu’il a pris lorsqu’il est devenu président d’une Afrique du Sud « arc-en-ciel ».

Mandela_CitationLégende: Récemment libéré des geôles de l’apartheid en février 1990, le militant Nelson Mandela effectue sa première visite en Algérie en mai 1990 (lire Mandela et l’Algérie : cinq mensonges et une révélation). Alger avait mis à sa disposition un avion du GLAM pour une tournée africaine. Il sera élu président de l’Afrique du Sud quatre ans plus tard en 1994. 

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Mandela et l’Algérie : cinq mensonges et une révélation.

Observations confidentielles

Les fausses infos concernant « l’étape algérienne » de Mandela.

Depuis l’annonce du décès de Nelson Mandela, il y a profusion d’articles pour le moins chauvins autour de la relation du leader sud-africain anti-apartheid avec l’Algérie. Avec des erreurs multiples et des mensonges fréquents sur plusieurs points. Ce blog décortique ici cinq points parmi d’autres et éclaire ce qui semble être l’apport essentiel de la révolution algérienne au combat de l’héros décédé.

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Légende: Copie du passeport éthiopien avec lequel Nelson Mandela a voyagé en 1962. Sous la fausse identité de David Motsamayi. 

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RDC-CPI│Affaire Thomas Lubanga : Réduction de peine en étude

Ce 21 août prochain, la Chambre d’Appel de la Cour pénale internationale (CPI) tient une audience en présence de toutes les parties afin de réexaminer la peine de M. Thomas Lubanga, après qu’il ait purgé les deux tiers de sa peine.

Thomas Lubanga Dyilo
T. Lubanga Dylo, ancien milicien de l’Ituri (Ph. Tiers)

Selon le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, lorsque « une personne a purgé les deux tiers de sa peine, (…) la Cour doit réexaminer la peine pour déterminer s’il y a lieu de la réduire. » M. Lubanga a été condamné à une peine de 14 ans d’emprisonnement pour crime de guerre consistant à l‘enrôlement, conscription et utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans un conflit armé. L’ancien milicien envisagerai poursuivre des études doctorales sur les clivages ethniques en RDC.

Toujours dans la même affaire, le 14 août dernier, suite à la requête de prorogation du Fonds au profit des victimes, la Chambre de Première Instance a accordé deux mois supplémentaires au Fonds pour déposer son projet de plan de mise en œuvre concernant les réparations collectives dans cette affaire. Initialement attendu pour le 3 septembre, le Fonds a désormais jusqu’au 3 novembre 2015 pour déposer son plan aux juges.

Le 14 mars 2012, M. Lubanga a été déclaré coupable des crimes de guerre consistant à avoir procédé à l’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de 15 ans et à les avoir fait participer activement à des hostilités. Le 10 juillet 2012, il a été condamné à une peine totale de 14 ans. Le verdict et la peine ont été confirmés par la Chambre d’appel le 1er décembre 2014.

Le 10 juillet 2012, Thomas Lubanga Dyilo a été condamné à une peine totale de 14 ans d’emprisonnement de laquelle sera déduit le temps qu’il a passé en détention de la CPI. M. Lubanga reste pour l’instant détenu au quartier pénitentiaire de la CPI, à La Haye.

Le 7 août 2012, la Chambre de première instance I s’est prononcée sur les principes applicables aux réparations pour les victimes dans cette affaire. Le 3 mars 2015, la Chambre d’appel a modifié l’ordonnance de la Chambre de première instance I et a chargé le Fonds au profit des victimes de présenter à la Chambre de première instance I nouvellement constituée un projet de plan de mise en œuvre de réparations collectives dans un délai de six mois.

Elections locales – RDC : Doit-on commencer à oublier ?

 » Les élections locales ne se tiendront probablement pas le 25 octobre 2015…

Il paraît désormais impossible de tenir comme prévu les élections municipales et locales fixées au 25 octobre prochain en République démocratique du Congo (RDC), rapporte jeudi la presse kinoise, qui s’attend à la publication rapide d’un nouveau calendrier électoral.

Les élections locales ne se tiendront probablement pas le 25 octobre 2015
Vérification des listes électorales après publication du fichier revu (Ph. Tiers)

Organiser les élections provinciales, municipales, urbaines et locales au 25 octobre, est un « pari impossible« , écrit le journal Forum des As.

Le Sénat congolais n’a approuvé que mardi – à l’unanimité, mais sans l’opposition qui a boycotté la séance -, une loi sur la répartition des sièges, nécessaire pour ces scrutins contestés.

Le vote, au cours d’une deuxième session extraordinaire convoquée en violation de la Constitution, selon l’opposition, après deux échecs, n’a pris que 35 minutes. Ce qui alimente les soupçons de corruption, le journal Le Palmarès affirmant que les sénateurs ont touché une prime pour une session pleine de trente jours (soit un montant total d’un million de dollars) pour boucler si rapidement la session et « retourner en vacances« .

Le président congolais Joseph Kabila dispose d’un délai de quinze jours pour promulguer la loi, déjà adoptée par l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, et dont la promulgation était initialement attendue au plus tard, le 20 avril 2015, souligne pour sa part le quotidien La Prospérité. Face aux retards, ce titre s’attend à la publication « imminente » d’un nouveau calendrier électoral.

Avec RTBF

RDC : Congo Airways annoncé à Goma à fin aout 2015

C’est un tweet de la primature que le confirme. Le nouvel appareil acquis par le gouvernement RDCongolais pour sa nouvelle compagnie aérienne dessirira plusieurs fois Goma, capitalme provinciale du Nord-Kivu.

L’information vaut plus qu’un salut, pour les compatriotes de l’Est du pays, qui n’étaient connecté à Kinshasa qu’à travers la Compagnie Africaine d’Aviation. A Kinshsa, l’arrivé de « P. E. Lumumba », nom donné par le premier ministre Matata au premier avion de Congo Airways, avait fait la joie de kinois et officiels. Pour rappel, le gouvernement RDCongolais avait acheté deux Airbus A-320 d’occasion auprès du transporteur italien Alitalia pour la compagnie aérienne nationale Congo Airways. Le montant de la transaction est estimé à 50 millions de dollars.

Dans un entretien à l’AFP en avril, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo avait annoncé que la RDC était intéressée par l’acquisition de deux appareils moyen-courrier A320 en crédit-bail pour sa nouvelle compagnie aérienne publique. Le fait d’avoir finalement opté pour un véritable achat plutôt que pour une location est un gage de crédibilité donné par l’État et Congo Airways, estime la source familière du projet interrogée par l’AFP. Dans un entretien diffusé le samedi 27 juin par la chaîne de télévision France 24, M. Matata a confirmé l’acquisition de deux A320 par Congo Airways. Le tout premier Airbus arrive au mois de juillet et le deuxième Airbus arrive au début du mois d’août, a déclaré le Premier ministre dans cet entretien, indiquant que le vol inaugural de la compagnie devrait avoir lieu au mois d’août.

Avec le pendant dossier des Lignes Aériennes Congolaises en cours de liquidation, la controverse n’a pas manqué de transparaître via certains médias. Congo Airways ne fera uniquement pas la joie de tous. Avec cette nouvelle compagnie, il est donc temps de fourrer aux oubliettes le fameux dossier des LAC.

Les autorités RDCongolaises ambitionnent de démarrer son activité courant août, qui devrait desservir dans un premier temps, avec deux A320 et un appareil Bombardier plus petit, huit villes de la RDC, dont Goma (est) et Kinshasa.

Grande comme quatre-vingt fois la Belgique, la République démocratique du Congo était jusque là dépourvue de compagnie aérienne nationale.

L’essentiel du trafic aérien est assuré par des vols affrétés par la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que par deux compagnies locales, CAA et Korongo, toutes deux sur la liste noire des compagnies aériennes établies par l’UE – comme la cinquantaine de compagnies enregistrées dans le pays et dont la plupart n’assurent plus de vols.

Le développement de Congo Airways doit s’accompagner d’une remise à niveau des infrastructures de transport aérien. Fin juin, le président Joseph Kabila avait inauguré la nouvelle aérogare et la nouvelle tour de contrôle censées améliorer la sécurité aérienne et l’accueil des passagers à l’aéroport international de Kinshasa.

Le gouvernement accueillira favorablement un nouveau médiateur international

Bujumbura News

http://www.thestar.com.my/~/media/Images/TSOL/Photos-Gallery/Reuters%20World/2015/07/13/20150713T130708Z_1_LYNXNPEB6C0LO_RTROPTP_3_UGANDAPOLITICS.ashx/?w=620&h=413&crop=1&Un officiel du gouvernement burundais a déclaré mardi qu’un nouveau médiateur de l’ONU sera le bienvenu et que le gouvernement est prêt à donner son avis.

« Si actuellement ils estiment qu’il faut désigner un autre médiateur, il sera le bienvenu. Mais il faut que le gouvernement soit officiellement saisi pour qu’il donne son avis là-dessus », a affirmé Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement.

Il a ajouté que si l’ONU propose un nouveau médiateur dans la crise burundaise, ce dernier serait le bienvenu « à condition qu’il respecte les lois du pays ».

Le Burundi, en proie à une crise politique liée aux élections, dont celle du président de la République, a déjà accueilli trois médiateurs internationaux, et aucun d’entre eux n’a pu réconcilier le pouvoir et l’opposition.

Il s’agit de deux médiateurs de l’ONU, à savoir, l’Algérien Saidi Djinnet, accusé par l’opposition d’avoir penché pour le gouvernement, et le Sénégalais…

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Le Gouvernent Burundais prêt à reprendre le dialogue

Bujumbura News

http://www.isanganiro.org/IMG/arton9605.jpgLe principe du dialogue permanent a été toujours un des piliers de la politique du Gouvernement a déclaré son porte-parole. En réponse aux cris d’alarme venus de partout Philipe NZOBONARIBA a souligné ce mardi 11 Aout 2015 que le Gouvernement s’était engagé à maintenir le dialogue avant ; pendant et après les élections.

Au cours d’une conférence de presse accordé ce mardi à la Radio-télévision Nationale du Burundi ; le porte-parole du Gouvernement a souligné que une fois la médiation ougandaise relance le dialogue ; le Gouvernement est tout à fait disposé à le poursuivre.

En rapport avec les appels lancés à l’endroit du Gouvernement de relancer ce dialogue ; Philipe NZOBONARIBA a indiqué que ce n’est pas le rôle du gouvernement alors qu’il y a un médiateur consensuel mis en place par la communauté Est Africaine.

A l’intention du conseil de sécurité des nations unies de vouloir dépêcher un autre médiateur dans le…

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Justin Bieber’s New Album Will be Released in November

TIME

Justin Bieber has been making his fair share of headlines over the past couple years, so it’s easy to forget that the singer hasn’t released an album since 2012’s Journals.

But the wait’s over, apparently.

The “Boyfriend” singer has said repeatedly said he’ll release new music in 2015, and he’s making good on that promise: According to Billboard, Bieber’s next album will drop on Nov. 14.

Bieber announced “What Do You Mean?,” the presumed first single from the album, on Ryan Seacrest’s radio show last month, and told Seacrest, “I’ve been working a lot in the studio, just trying to have a consistent sound, a cohesive sound.” “What Do You Mean?” is due out Aug. 28.

He last released “Where Are Ü Now,” a chart-topping EDM-heavy collaboration with Skrillex and Diplo, and Bieber told…

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« Je vous exhorte à garder ce cap », dixit #Kengo à ses pairs du sénat

Le mardi 11 août 2015 dernier, à l’occasion de l’ouverture de la session extraordinaire, le Président du Sénat, Monsieur Léon KENGO Wa DONDO, a prononcé l’allocution ci-dessous.

Son contenu traduit et conclut fidèlement tout le travail abattu par la chambre haute autour de l’examen et l’adoption du projet de loi portant adoption de la répartition des sièges par circonscription pour les élections municipales et locales. Une sorte de préparation des esprits à un plan ?

Après le vote du projet de loi, l’ordre du jour étant ainsi épuisé, le Président du Sénat a procédé à la clôture de ladite session. Suivre le lien de l’allocution d’ouverture, ici.

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

VERBATIM CONFERENCE DE PRESSE

SITUATION SECURITAIRE AU NORD-KIVU, SOS CONTRE LE TERRORISME EN PUISSANCE A BENI ET GOMA

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à  l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

 

Mes dames et Messieurs de la Presse,

Heureux de voir répondre massivement à notre invitation. Pour ceux à qui nous ne sommes pas familiers, nous nous présentons comme :

-Maître OMAR KAVOTA, Coordonateur du Centre d’Etudes pour la Paix et les Droits de l’Homme (CEPADHO), Ong-DH, active à l’Est de la RDC. Je suis celui qui a démissionné volontairement des fonctions de Vice-Président et Porte-parole de la Société Civile du Nord-Kivu, pour fin mandat.

-Mr TEDDY KATALIKO, Président de la Coordination de la Société Civile Territoire de BENI.

 1. OBJECTIF DE LA COMMUNICATION

L’objectif de cette Conférence de presse est de tenter tant soit-peu de restituer la vérité des faits sur ce qui se passe au Nord-Kivu. Par ce qu’en tant que témoins directs des événements, nous avons de la peine en réalisant que nombreux d’entre nous (Operateurs politiques, Analystes, Journalistes, Diplomates, Citoyens lambdas, etc .) sont ceux qui comprennent mal ou ne comprennent pas du tout ce à quoi la République fait face à l’Est du pays. Cela l’est de manière innocente pour la grande partie de gens. Cependant, il est possible qu’une petite minorité d’agitateurs et des manipulateurs quand bien même sachant le véritable problème qu’il y a, se contentent de désinformer l’opinion, de présenter autrement le problème en vue de tirer des dividendes de la situation.

La conséquence c’est qu’en force de dénaturer le problème, en force de l’ignorer ou de le présenter autrement, l’on isole les chances d’y trouver de véritables solutions et de fois l’on décourage la solidarité nationale et internationale pourtant requise pour l’endiguer.

Nous sommes convaincus que si les medias que vous représenter peuvent restituer la vérité à la Société, celle-ci se mobilisera en faveur d’une  solution durable et définitive pour arrêter le mal.

A cet effet, nous envisageons articuler notre Communication de ce jour sur 3 points, à savoir :

-La problématique des massacres des civils à BENI ;

-La récente attaque de l’aéroport de Goma ; et enfin,

-Notre point de vue sur les tractations en cours au sujet d’un prochain  Dialogue National.

2. APERCU SUR LA SITUATION DES MASSACRES DES CIVILS A BENI

Ce qui se passe en Ville et en Territoire de BENI c’est le pire de l’histoire de notre pays. Tuer les personnes à la manchette ou à la hanche, éventrer les femmes enceintes, broyer les têtes des enfants en les cognant contre le mur sans moindre pitié tel est l’image de ce qui se vit dans cette partie du pays depuis le 02 octobre 2014. Jusqu’à ce jour, nous comptons au moins 430 personnes sauvagement exécutées, ce qui présente une moyenne de 54 civils tués chaque mois, soit 14 civils/semaine et donc 2 morts chaque jour.

Si face à cette cruauté nous pouvons rester indifférents, alors notre sens humain perd sa valeur.

La question que nombreux se pose c’est sans doute, qui fait tout ça ?

 Il ne faut pas passer par 4 chemins pour identifier l’ennemi, les tueurs des Civils à BENI. Nous savons qu’ici à KINSHASA vous avez appris toute sorte de ragots  quant à ce. Certaines bouches vous ont dit sans rire que :

-Ce sont les FARDC engagées dans les Operations SUKOLA1  qui massacrent les civils à Beni ;

-Ce sont les casques bleus de la MONUSCO qui distribuent les machettes et les armes aux tueurs ;

– Ce sont les compatriotes rwandophones en migration vers le Territoire de BENI ou d’IRUMU (ITURI)  qui massacrent les civils, etc.

Retenez que tout cela n’est que mensonge éhonté. Ce genre d’affirmations mensongères faites surtout dans l’unique intention de nuire de décourager toutes les volontés disponibles à contribuer à endiguer l’hémorragie, de désinformer ou d’intoxiquer la population  traduisent purement et simplement, à défaut de la complicité et de la haine, la trahison contre notre chère patrie la RDC.

S’agissant par exemple de ceux mettent en cause les FARDC:

Qui peut ignorer que dans la plupart des cas, nombreux survivants des massacres ne l’ont été que grâce à l’intervention des FARDC ? Allez-y voir, dans les localités où les massacres ont été perpétrés, comme : ERINGETI, KAINAMA, KOKOLA, KISIKI, MBAU, MAMUNDIOMA, KAMBI YA MIBA, MAVIVI, MUSUKU, en Secteur de BENI-MBAU pour le Territoire de BENI ou dans certains Quartiers comme PAIDA, BOYKEN, NGADI ou MATEMBO en Ville de BENI. Méconnaître ces sacrifices consentis par l’armée dans ces moments difficile relève de l’ingratitude, si non de la complicité avec les tueurs.

Aussi, rappelons-nous : Il y a eu des moments où l’armée au cours de cette Opération Sukola1 a mené des rudes  combats, où l’on pouvait facilement assister à la mort de 5 Officiers supérieurs, sans compter la vingtaine ou la trentaine des combattants. Mais, jamais ce jour là à on a assisté à aucune scène de pillage ou d’assassinat d’un seul civil par les militaires en colère pouvant prétexter  venger leurs compagnons d’armes.

Comment se pourrait-il qu’à l’ occasion de rien ces militaires qui ont défendus la population au prix de leur sang soient ceux qui se détournent et se livrent aux massacrent les civils ? Non, c’est absurde et donc injustifiable.

Nous croyons par contre que les operateurs de cette thèse cherchent tout simplement soit à révolter les militaires soit à les inciter à se retourner contre les civils pour briser ainsi le mariage FARDC-Population. Aussi, il se voit dans cette campagne une certaine volonté des détracteurs du Chef de l’Etat (Commandant Suprême des FARDC) à vouloir opposer la population contre lui, en le présenter comme le bourreau de ceux en faveur de qui il se bat pour sécuriser. C’est méchant et très malhonnête.

Quant à ceux qui accusent les casques bleus de la MONUSCO :

 Pendant qu’on voit les éléments de la brigade d’intervention de la MONUSCO agir au coté des FARDC pour combattre l’ennemi à Beni, pendant qu’on assiste aux embuscades contre les Casques bleus à Beni, ça parait insultant de dire que la MONUSCO serait de mèche avec ceux qui tuent les civils à Beni.  Il est clair que les conspirateurs de pareille thèse  voudraient susciter de l’énervement dans le Chef de la mission en vue d’obtenir son désengagement. Pour le bien être de la population, il faut leur faire échec et se méfier d’eux.

Et pour ceux qui incriminent nos compatriotes d’expression rwandaise en migration vers IRUMU et BENI :

Il faut noter que ceux-ci ne peuvent apporter la moindre preuve de leur affirmation. Il y a lieu de croire que pour des intérêts inavoués ou par nostalgie du mal, il y a ceux dont le plaisir c’est de raviver les tensions interethniques pour perpétuer la violence à l’Est du pays. Ce sont eux qui pourraient être à l’origine de ces propos.

Mais alors la question persiste, qui massacre les Civils à Beni ?

En réponse, mes dames et Mrs de la Presse, disons cela tout haut à l’intention de toute la Communauté tant nationale qu’internationale : Ceux qui tuent à BENI, ce sont des terroristes. Ce sont des islamistes, des jihadistes du genre ou de l’espèce BOKOHARAM, ELSHABAAB, ALQUAIDA, etc et cela avec comme objectifs :

  • La mise en place d’un système de terreur d’épuration systématique des populations civiles,
  • Le déplacement force des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et d’exploiter les ressources naturelles,
  • L’installation des foyers d’intégristes religieux et des bases d’entrainement terroristes dans la zone

Un ensemble des sujets Ougandais, Kenya, Somaliens, Tanzaniens, Rwandais, Soudanais, Burundais, Centrafricains et Congolais qui se couvrent le label ADF-NALU (au nom de cette rébellion ougandaise) aujourd’hui sous une nouvelle dénomination ‹ MDI › Muslm Defense International, alors que ce sont des véritables terroristes qui s’assignent pour mission islamiser de force toute la région et créer un Etat Islamiste dans la Région de Grand-Lac.

L’extrême nord du Territoire de BENI, dans le Parc de VIRUNGA et la Vallée de la rivière SEMULIKI ont abrité jusqu’il y a peu des CENTRES d’Instruction pour former ces terroristes. Leurs essais de bombes artisanales ont fait par plus de 4 fois des victimes en Ville de BENI au cours du premier Trimestre de 2014.

Pour ces Terroristes, l’armée régulière congolaise ne pouvait pas venir démanteler ce centre international de terrorisme (allusion faite aux destructions par les FARDC des Camps MADINA, CANADA, ISSA, MAKOYOVA, MAKEMBI, TSUTSUBO, ABIA KAMBI YA MIBA, KAMBI YA CHUI) qui a valu des millions des dollars, d’importantes ressources matérielles et humaines. Et comme pour y arriver l’armée a bénéficié de la complicité de la population, les Jihadistes viennent faire payer cela à cette population.

Ces Terroristes, pour s’enraciner, ont réussi à asseoir un réseau d’intelligence très entretenue, un circuit financier/économique transfrontalier très fort ainsi que des complicités locales et internationales. A ce sujet, au 1er semestre 2013 nous avons par exemples documenté de cas de recrutements des jeunes dans des mosquées au N-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et ITURI, le kidnapping des plus ou moins 894 civils en Territoire de Beni convertis de force en musulmans (selon les témoignages de plus de 383 civils libérés, des combattants-Adf rendus ou capturés par les FARDC). Ceux qui s’opposaient à cette conversion forcé étaient exécutés sans autre forme de procès, c’est le cas de 3 Prêtres de la Paroisse Catholique de MBAU, en à en croire un combattant ADF capturé.

C’est pourquoi nous disons que le contexte sécuritaire en Territoire de  BENI nécessite une attention particulière de chacun de nous. Le problème est aussi grand que nous ne l’imaginons. Il nécessite, pour l’endiguer, la mobilisation de toute la Communauté nationale et internationale, la solidarité des toutes les provinces de la RDC, des Etats de la Région, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des USA et des Nations Unies.

Seule la RDC ne peut pas faire face à cette hémorragie sans le concours des Etats amis. C’est ici l’occasion de féliciter la TANZANIE qui a joué sa part en mettant la main sur le cerveau no.01 de l’ADF MDI, JAMILI MUKULU. Les autres Etats voisins devaient en matière de coopération avec la RDC dans cette lutte, imiter la TANZANIE, étant donné que nombreux recrues viennent de chez-eux.

Nous encourageons le Chef de l’Etat à prendre le devant dans la mobilisation de la Communauté nationale et internationale pour que ce problème soit compris de par le monde. Si le Nigeria, le Cameroun, le Mali n’ont pas eu honte de le faire pour appeler à la solidarité internationale, la RDC ne pourra plus non plus à son tour s’en empêcher.

Nous voudrions finir ce point en fixant l’Opinion que : ce qui se passe à BENI n’est jamais l’affaire de massacres des Civils par les FARDC ou la MONUSCO, ou la complicité de l’armée. Le dire ainsi c’est tout simplement cracher sur les efforts jusque là consentis par les FARDC, voire sur la mémoire de ceux qui sont tombés sur la ligne de front pour cette cause.

Sachons tous qu’à BENI il y a plutôt des Terroristes, sans objectif militaire. Ils ont de têtes pensantes (en RDC et à l’extérieur du pays), des Noyaux des Coordinations  dans les profondeurs (foret /parc) et des groupes satellites opérant en groupuscules dans les faubourgs  des agglomérations pour décapiter, éventrer les civils sans défense.

Contenir leur mode opératoire passé de la guerre classique à la guérilla ou guerre en symétrie nécessite une compréhension commune et des moyens conséquents aussi bien humains que matériels, la solidarité nationale et internationale.

Chercher à réduire ce grand problème aux simples individus (Commandants des Operations militaires par ex., unités FARDC engagées sur les fronts) revient à le minimiser, à le dénaturer et à s’isoler des pistes vers une solution durable.

3. DE LA RECENTE ATTAQUE DE L’AEROPORT DE GOMA

 A notre niveau, la récente attaque de l’aéroport de GOMA est un signe qui ne trompe pas sur les risques d’une nouvelle guerre à l’Est du pays. Ce serait peut être inapproprié de réduire une menace de ce genre à un seul petit individu KAMBALE MALONGA, présenté comme cerveau de cette tentative de déstabilisation par les Officiels.

Avec la menace terroriste dans la région, les incursions  rwandaise et ougandaise dans le Territoire de RUTSHURU, NYIRAGONGO et BENI observées les mois derniers, il y a lieu de considérer que derrière KAMBALE MALONGA se cache une main noire. KAMBALE  parait un arbre qui cache la forêt.

Partant du mode opératoire des combattants, des armes dont ils ont fait usage, le lieu choisi pour déstabiliser la ville (très stratégique même pour la province), il faut comprendre qu’il y a là un réseau qui peut avoir des ramifications aussi bien à l’intérieures qu’à extérieur du pays.

Tout en saluant l’action des Forces et Services de sécurités qui ont réussi à mettre la main sur ces malfrats, nous restons prudents en attendant la suite et appelons la population à plus de vigilance. Dans l’entre temps, nous encourageons le Gouvernement Central à ouvrir l’œil et le bon, à suivre de prêt la situation pour éviter toute éventuelle surprise.

  • DES CONSULTATIONS EN PERSPECTIVES D’UN EVENTUEL DIALOGUE NATIONAL, NOTRE POINT DE VUE

Tout en étant en Province, nous suivons de près la démarche entreprise par le Chef de l’Etat qui  procède en ces jours par les consultations de la représentation de la population en vue de juger ou non de la pertinence d’un éventuel Dialogue National.

 

Nous saluons cette approche choisie par le Président de la République qui depuis son avènement à la tête de ce pays s’est toujours montré ouvert pour échanger sur des questions intéressant la vie de la Nation.

Cependant, étant donne que  KINSHASA n’est la RDC, nous encourageons le Chef de l’Etat à faire le tour de Province pour écouter aussi la voie de l’intérieur du pays. A la limite, si le Président pouvait faire le tour de grands blocs de la république (Est, Centre et Ouest) et écouter les avis et considérations des Congolais de l’arrière pays, afin de se faire un aperçu véritablement national.

Toute fois, s’il arrive que l’agenda du Chef de l’Etat ne lui facilite pas de faire le tour des Provinces en réponse à notre vœu, qu’il lui plaise au cas où il est décidé de la tenue du Dialogue National a lieu, d’inscrire sur les matières à traiter, outre le dossier électoral, le dossier sécuritaire et particulièrement du Terrorisme en émergence à l’Est du pays.

Par ce qu’il est clair que dans le contexte actuel de Terrorisme au Nord-Kivu et dans d’autres provinces de l’Est, la sécurité du processus électorale est menacée.

Merci pour votre attention soutenue. Nous sommes disposés à répondre à vos Questions.

-Me OMAR KAVOTA, Tél : +243 993 53 53 53 ; 810 75 75 11 ;E-mail : maitrekavota@gmail.com;

-TEDDY KATALIKO, Tel : +243 998 5491 36 ; E-mail : kataliko_teddy@yahoo.fr

RDC : Le cri des évêques du Kivu pour le respect absolu de la vie

« Mon âme est rassasiée de malheur ; et ma vie est au bord de l’abîme ». Cet extrait de psaume fait office de prélude au message des membres de l’Assemblée épiscopale de Bukavu, réunis à Butembo du 16 au 23 mai 2015. Archevêques et évêques s’y font l’écho de la détresse de leurs fidèles, en proie à de terribles violences, notamment en territoire et ville de Béni.
 
En une vingtaine d’années, guerres et insécurité ont coûté la vie de 6 millions de personnes en RDC, et « la série continue, spécialement dans les territoires de l’est ». Les évêques évoquent les coupeurs de routes qui étranglent la population sur le plan économique, les enlèvements contre rançons. « Nous sommes indignés par le silence autours des trois pères assomptionnistes enlevé le 19 décembre 2012 ».

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