Archives pour la catégorie Kivu

Nord-Kivu | Lubero : Une attaque des May-May fait des morts à Manguredjipa.

Une dizaine de militaires FARDC a été expédiée à Butembo la soirée du 22 février 2017 en provenance de Manguredjipa après des affrontements avec des assaillants présumés May-May.

À en croire les sources militaires dans cette zone minière du Secteur de Bapere dans le Lubero-Ouest à 100 Km de Butembo, la localité de Manguredjipa a été attaquée par des assaillants identifiés comme May-Mayi.

Les affrontements se sont déroulés aux alentours de la localité de Manguredjipa. Aucune revendication connue des assaillants n'a été communiqué. Difficile de dire à quel groupe appartient ces rebelles. Manguredjipa est un centre de négoces situé en cheval entre plusieurs zones d'exploitation artisanale d'or, tenues par différents groupes armés.


On dénombre des morts et des blessés de part et d'autres. Les militaires loyalistes blessés rapatriés à Butembo pour des soins y sont arrivés dans la soirée, accompagnés de leur chef.

D'après les sources de la société civile en chefderie de Baswagha et de Bapere, les militaires en replie s'en sont appris à quelques civils, confondus à des assaillants. "Ils prennent tout le monde pour un Mayi-Mayi ici", a-t-on appris d'une source locale.


Les deux forces ont replié après les affrontements. Aucune d'elles ne contrôlait Manguredjipa jusqu'à tard dans la soirée. La population redoute une prochaine incursion des assaillants.

RDC – Ouganda : Vers un assaut de l’ex-M23 sur le Nord-Kivu ?

À en croire le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23), auraient quitté leurs campements en Ouganda, et prendre la direction de la RDC pour mener un certain nombre d’attaques.


Il y a quelques mois, Julien PALUKU avait aussi altérité sur la disparition de Sultani Makenga, chef militaire du M23, du camp où cette rébellion était sensée être cantonnée.

Puis s’en était suivi une sorte de mise en garde voilée du colonel SECO Mihigo, membre influent du M23, ancien du CNDP et frère biologique de Laurent Nkunda.


Sur son Facebook, Seco Mihigo s’indignait du non rapatriement des ex-combattants du M23 vers la RDC, selon l’esprit des accords de Nairobi et à l’en croire.


Est-ce le début d’un autre cycle de de déstabilisation de l’Est de la très instable République Démocratique du Congo ?


Rappelons que Pasteur Runiga s’était plusieurs fois affiché à Kinshasa en 2016. Il se serait notamment rapproché des négociateurs de la Majorité Présidentielle au Dialogue National. Le contenu de leurs discussions n’ont jamais filtré à la presse.


Qu’est-ce qui vient de l’Est du Congo ? Wait and see…

Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le pont qui permettait de franchir la rivière Semliki au sud-est de Béni s’est effondré au passage d’un camion de marchandises la semaine dernière. Conséquence, les villes de Butembo et Beni restent coupées de l’autre rive du territoire de Beni, frontalière à la l’Ouganda. Les prix explosent dans la région.

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Un camion dans les eaux de la Semliki après effondrement du pont. (Ph. Tiers)

Butembo et Beni, mais aussi les régions environnantes, notamment la grande partie de l’ex-province Orientale, de l’ex-Equateur et toute la partie nord du Nord-Kivu sont dépendants de transafricaine numéro 8 reliant le port de Mombassa au Kenya à celui de Lagos au Nigeria. Ce couloir important jonchant la RDC via la route national numéro 4, constitue un des axes importants du Corridor Central COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), long de 1 300 kilomètres, dont font partie le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda en Afrique Centrale ; mais aussi la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique Orientale.

L’effondrement du Pont Semliki est la raison principale de l’explosion des prix sur les marchés, dans cette partie orientale de la RDC, dépendante de l’énergie pétrolière, faute d’autres sources. Cette hausse des prix est constatée à Butembo et environs. « La chute vertigineuse du franc congolais en est aussi l’une des raisons majeures », explique Kule Vuhimbwira de la Fédération des Entreprises du Congo.  Actuellement, le dollar américain frôle les 1500 Francs Congolais, contre 930 F, en septembre 2016. Lire la suite Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Nord-Kivu : « Bwito, une chefferie poudrière oubliée» – Communiqué de presse de la Société Civile

SOCIETE CIVILE FORCES VIVES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

COORDINATION PROVINCIALE DU NORD-KIVU

Tél. : (+243) 994410 534 /  991762062/  997739569

E-mail : societecivilenk@gmail.com, thdaquinmuiti50@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE N°23/2017

« Bwito, une chefferie poudrière oubliée»

La Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives du Nord Kivu, alerte la communauté nationale et internationale que la Chefferie de Bwito, en Territoire de Rutshuru, fait face, depuis environs une année,  à une insécurité grandissante causant la mort, le déplacement massif des populations civiles innocentes, enlèvements, déportations et kidnappings suivis de demandes de rançon.

Presque tous les groupements de cette chefferie sont concernés par cette insécurité ; nous avons cité les groupements Bishusha, Kihondo, Bukombo, Tongo, Bambo, Kanyabayonga et Mutanda.

 Les dernières attaques en date sont celles qui ont endeuillés Nyanzale etBualanda.Des personnes ciblées selon leur appartenance ethniques ont été froidement abattues,Des maisons incendiées ainsi que des menaces d’attaques d’autres petits villages persistent jusque à ce jour.

La Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives  du Nord Kivu souligne que des chefs des groupements et d’autres leaders d’opinion sont sélectivement ciblés ettués. A titre illustratif, l’ancien chef de la Chefferie de Bwito, Monsieur Désiré BukafuShekerabeti avait été tué près de Lueshe, le chef de Groupement de Bambu Monsieur Luanda Bonane,  son successeur Monsieur Kisubaet le dernier en date le Mwami Mabuanano Kivu du groupement de Bishusha, ont également été tués. Le chef ad intérim de la Localité de Bincha dans le Groupement de Kihondo a lui aussi, été tué et tous au cours de l’année 2016.

L’on peut être poussé à penser qu’il y a véritablement une politique savamment pensé par les ennemis de la paix dans le Bwito pour l’anéantissement de l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national. Des hommes de Dieu dont un prêtre de la Paroisse de Birambitso ainsi que les humanitaires ne sont pas aussi épargnés par les pratiques odieuses qui frisent le terrorisme dans cette zone. Le comble de malheur est que  les auteurs de ces actes ignobles et lâches n’ont jamais été retrouvés et donc pas sanctionnés. Il apparait clairement que les auteurs intellectuels seraient  certains politiciens mal intentionnés qui touchent sur la fibre ethnique pour opposer les communautés entre elles alors que ceux-ci vivaient jadis dans une convivialité.

 Des groupes armés dits Mai Mai, Nyatura et autres, associés ou non aux  Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR en sigle, opèrent impunément dans cette Chefferie. Ces derniers, divisés en deux fractions, s’affrontent sur le sol congolais pour accomplir leur projet d’anéantissement des autochtones. Il y a lieu de noter que les forces de sécurité (FARDC et PNC) ne sont pas suffisamment déployées dans la Zone, ce qui permet à ces groupes armés d’opérer en toute quiétude.

Cette situation d’insécurité persistante dans la Chefferie de Bwito en général, et les tueries ciblées et systématiques des Chefs coutumiers et autres leaders d’opinion dans cette zone en particulier, devrait au plus vite, interpeller les uns et les autres sur la nécessité de trouver une solution durable à l’activisme des groupes armés nationaux et des combattants FDLR en vue de la cohabitation pacifique entre les communautés pour un développement socio-économique dans cette contrée.

La Coordination  de la Société civile, Forces Vives du Nord Kivu, rappelle que la Province ne mérite pas de devenir une nouvelle Somalie ou Syrie ou un nouveau Beni qui connaissent  des tueries en répétition. La chefferie de Bwito devient de plus en plus une poudrière. Elle craint pour des actes de génocide. C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut agir pour prévenir ce crime.

A cet effet, la Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives du Nord Kivu, formule les recommandations suivantes :

  1. Au Gouvernement National de la RDC :
  2. D’évaluer les opérations militaires de traque contre les FDLR dans la région et de reprogrammer une traque musclée contre ce groupe armé étranger ainsi que de tous les autres groupes armés nationaux dans la région ;
  3. D’évaluer les opérations d’identification des « citoyens rwandais encore présents sur le sol congolais» pour apprécier leur accès ou non au statut de réfugié et prendre les dispositions nécessaires pour prévenir d’éventuelles migrations incontrôlées, sources de conflits entre communautés congolaises ;
  4. De faciliter l’accès facile aux sujets Rwandais non armés aux centres d’inscription du HCR et la CNR en vue de jouir de leur droit au statut de réfugiés et leur éviter l’apatridie après la mise en application par le Rwanda de la « clause de cessation »;
  5. De déployer suffisamment d’éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise tout en veillant à leur véritable prise en charge, pour l’anéantissement définitif des groupes armés étrangers/ FDLR et nationaux/ Mai Mai et Nyatura, encore actifs dans le Bwito;
  6. De diligenter une enquête indépendante aux fins d’établir les responsabilités et sanctionner les auteurs de ces actes ignobles dans le Bwito;
  7. De prendre en charge les victimes de cette barbarie humaine dans le Bwito;
  8. De s’investir dans les actions de stabilisation de la Chefferie de Bwito ;
  9. Au Gouverneur de la Province du Nord Kivu, de :
  10. Mettre tout en œuvre pour rétablir l’autorité de l’Etat sur l’étendue de la Chefferie de Bwito;
  11. Venir en aide aux populations victimes de cette insécurité;
  12. A l’Assemblée Provinciale et à la Justice civile et militaire du Nord Kivu, de :

Procéder à des enquêtes parlementaires et judicaires en vue de dénicher  tous les auteurs de l’insécurité et des crimes commis dans le Bwito ainsi que leurs complices;

  1. Aux communautés vivant dans la Chefferie de Bwito de :
  2. Demeurer soudées les unes des autres comme dans le passé ;
  3. Collaborer avec les services de sécurité et les enquêteurs pour leur permettre d’atteindre les objectifs assignés.
  4. Dénoncer toute personne impliquée, de prêt ou de loin, dans les actes criminels ou toutes autres activités à caractère tribalo ethnique qui sont à l’origine de l’insécurité et de la non paix dans la région.
  5. Aux organisations de la Société Civile et au Baraza la Wazee du Nord Kivu :
  6. D’amorcer des actions de sensibilisation en vue de dissocier la population congolaise des FDLR et la population congolaise des citoyens rwandais présents dans leurs villages ;
  7. D’Initier des actions d’encadrement et de collaboration entre les jeunes des différentes communautés pour se désolidariser des groupes armés nationaux et étrangers ;
  8. De collaborer avec les élus du peuple et les autres services dans les investigations sur les auteurs des crimes et leurs complices en chefferie de Bwito.

Ainsi fait à Goma le 10 janvier 2017

Pour la Coordination de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu

Th. d’Aquin MUITI LUANDA, Président 

Bary NEGURA, Rapporteur Général

Etienne KAMBALE, Rapporteur Général Adjoint

Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

Butembo : une milice attaque en marge de l’expiration du mandat de Kabila

Des miliciens Mayi-mayi ont attaqué la prison centrale du district pénitentiaire de Butembo (ex-Prison de kakwangura) dans l’est du Congo lundi, s’engageant dans un combat armé contre les forces de sécurité, dans le contexte de tensions accrues à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Depuis ce matin, il y a eu des incursions par les Mai Mai (milice). Ils voulaient libérer les prisonniers de la prison centrale », a déclaré à Reuters Maître Fabrice Kakurusi, avocat et activiste des droits humains en ville de Butembo au Nord-kivu. « Ils veulent profiter de la journée pour libérer les prisonniers », précise-t-il. Un porte-parole de la police a déclaré que les miliciens tentaient de piller mais avaient été repoussés par les forces de sécurité.

Pour sa part, André Alin Atundu, porte-parole de la majorité a déclaré ceci : « Nous avons la police, l’armée et les services de renseignements qui travaillent pour nous. Peut-être il y aura des turbulences pendant deux ou trois jours, mais finalement les manifestants auront faim. »

GOMA : 57 présumés bandits aux arrêts sur les 69 criminels identifiés

Le général François Kamanzi, commandant ad intérim de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu,  a indiqué au cours d’un point de presse tenu à son bureau que sur les soixante-neuf (69) criminels identifiés cinquante-sept (57) sont déjà aux arrêts en plus de trente-neuf (39) armes récupérées.

Cet Officier supérieur des Fardc qui a également présenté deux présumés voleurs à mains armées, l’accalmie sécuritaire observée ces derniers temps dans la ville de Goma est tributaire de cette opération. Le Général Kamanzi  a confirmé les aveux, selon lesquels les deux criminels ont reconnu avoir participé dans le double meurtre enregistré en début de ce mois au quartier Katoyi.

« Depuis un certain il n’avait pas de crimes sur la ville quand on a mis la main sur les voleurs la majorité de bandits a foui », s’est félicité le général Kamanzi avant de préciser que les deux nouveaux cas de bandits enregistrés ont été identifiés comme étant originaires de la province du Sud-Kivu.

Se basant sur le fichier déjà établi par le bureau des renseignements, le commandant de la 34ème Région militaire a précisé que des recherches se poursuivent pour mettre la main sur les bandits en fuite qui sont localisés dans la ville voisine de Gisenyi et à Bukavu.

(Kivu 1)

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

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Goma : Naufrage sur le lac Kivu – plus de 20 disparus

Plus de 20 personnes sont portées disparues après qu’un canon rapide exploité par le gouvernement ait chaviré sur le lac Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, le lundi 30 novembre dernier, selon les sources proches du gouverneur du Nord Kivu.

« Le bateau a chaviré avec environ 44 personnes. Nous ne disposons pas des chiffres exacts … Environ 20 ont été sauvés de l’eau, » a déclaré à Reuters, M. Julien Paluku, gouverneur du Nord Kivu.

Julien Paluku a precisé que le bateau l’incident s’est produit à l’ouest de Goma à l’extrémité nord du lac Kivu, à environ 7h30 de Bukavu. Les raisons claires de ce chavirement ne sont pas connues, précise la même source.

Nord-Kivu : FARDC vs ADF – le lourd tribut imposé à Beni ville et territoire

Pus de quatre malades ont aussi trouvé la mort dans cette insécurité imposée à la pauvre population de la place. Des rebelles présumés ADF ont fait une triple incursion depuis 15 heures de ce dimanche 29 novembre 2015 à Eringeti, agglomération située à 60 km au Nord de Beni-ville à la limite Nord entre le Nord-Kivu et l’Ituri. Un groupe a attaqué le camp de FARDC de KASANA. Un autre est allé vers le centre hospitalier de la place. Un troisième groupe rebelle est allé s’en prendre au centre d’Eringeti.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Suite à cette triple incursion, le crépitement de plusieurs balles a été entendu. Et chaque habitant a pris la direction qui lui a été favorable. Pour l’instant, la situation est encore confuse. Mais en termes de bilan, l’on parle du centre hospitalier incendie, probablement des malades et infirmiers enfermés dedans, s’essouffle l’abbé Jérôme SAYITABO, curé de la paroisse d’Eringeti. Notre source indique que le bilan sera revu à la hausse au fur et en mesure que les dégâts seront en train d’être constatés.

 Quelques maisons ont été aussi brûlées. Du coup, c’est le désespoir qui gagne les esprits des habitants d’Eringeti dont certains comptent abandonner totalement leurs maisons. Des rebelles se seraient retirés d’Eringeti à 3 heures de ce lundi 30 novembre. Du côté secteur opérationnel SKOLA 1, l’on promet se prononcer tout prochainement.

A la dernière minute, on apprend que des médicaments ont été pillés, le Centre de santé de référence d’Eringeti ainsi que plusieurs maisons de commerce et d’habitation y compris la Radio communautaire d’ERINGETI ont été mis en feu. Des sources sur place renseignent que cette matinée, des militaires FARDC étaient rares sur le terrain mais « des hélycoptères de la Monusco faisaient des tours dans le ciel jusqu’à Beni ville.

Jusqu’en début d’après midi de ce lundi 30 novembre, le bilan provisoire à notre possession fait état de 26 morts dont 12 présumés ADF, 7 FARDC, 6 CIVILS dont une infirmière, 1 casque bleu MALAWITE de la MONUSCO, 8 blessés dont 6 civils parmi les malades alités au centre de santé d’ERINGETI et 2 casques bleus MALAWITE.

Du côté matériels, outre les 5 autos blindées de la MONUSCO touchées par les  roquettes des assaillants, le centre de santé de référence d’ERINGETI a été pillé puis incendié ainsi que 40 maisons de commerce sans éparger la radio communautaire locale…

Face à cette situation de qui vive, une ville morte spontanée s’est imposée à OICHA ce lundi 30 novembre au lendemain de l’attaque des positions  FARDC d’ERINGETI par un groupe des rebelles présumés ADF. A Oicha, boutiques, magasins  et établissements scolaires sont restés fermés. On pouvait seulement voir sur le boulevard partout des groupuscules d’hommes et femmes parler de l’insécurité devenue chronique en secteur de BENI MBAU et de l’attaque de dimanche qui plonge plus profondément encore les populations civiles dans une incertitude du lendemain.

Jean-Paul NGAHANGONDI président nationale de la convention pour le respect des droits de l’homme CRDH fait sa lecture des faits en indiquant que c’est horrible, ce qui se passe à Beni et s’interroge sur ce que font les autorités quant à ce.

Un article de Radio Moto FM

Beni : Nouvelle attaque des presumés ADF

Ce lundi 23 novembre 2015, vers 17 heures 45 minutes, il y a eu embuscade tendue par les ADF/NALU sur le tronçon Mbau-Kamango au niveau de la localité de Mamundyoma ( 25 Km), Secteur de Beni-Mbau, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Beni

Le bilan fait étant de trois ( 3 ) personnes tuées tous des civiles. Les corps des victimes sont exposés à la morgue de l’hôpital général de Oïcha. Tout en condamnant fermement c’est acte criminel, la CRDH exige au commandement des opérations Sokola 1 à renforcer les mesures sécuritaires dans le tronçon Mbau-Kamango et Oïcha-Eringeti pour mettre fin aux embuscades répétitives dans cette partie du Territoire national.

La CRDH a le profond regret de constater que les militaires qui sont engagés au champs de bataille accuseraient trois (3) mois sans recevoir leurs soldes. Elle demande au gouvernement Congolais de bien encadrer ces combattants de la paix en mettant à leurs dispositions tout les nécessaires.

De @Tyna Kasoki – OASIS CONGO MEDIAS

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

VERBATIM CONFERENCE DE PRESSE

SITUATION SECURITAIRE AU NORD-KIVU, SOS CONTRE LE TERRORISME EN PUISSANCE A BENI ET GOMA

Conférence de Presse animée par Me OMAR KAVOTA et TEDDY KATALIKO, le 08 Juin 2014, à  l’Hôtel KABINDA-CENTER, Commune de Lingwala, KINSHASA-RDC.

 

Mes dames et Messieurs de la Presse,

Heureux de voir répondre massivement à notre invitation. Pour ceux à qui nous ne sommes pas familiers, nous nous présentons comme :

-Maître OMAR KAVOTA, Coordonateur du Centre d’Etudes pour la Paix et les Droits de l’Homme (CEPADHO), Ong-DH, active à l’Est de la RDC. Je suis celui qui a démissionné volontairement des fonctions de Vice-Président et Porte-parole de la Société Civile du Nord-Kivu, pour fin mandat.

-Mr TEDDY KATALIKO, Président de la Coordination de la Société Civile Territoire de BENI.

 1. OBJECTIF DE LA COMMUNICATION

L’objectif de cette Conférence de presse est de tenter tant soit-peu de restituer la vérité des faits sur ce qui se passe au Nord-Kivu. Par ce qu’en tant que témoins directs des événements, nous avons de la peine en réalisant que nombreux d’entre nous (Operateurs politiques, Analystes, Journalistes, Diplomates, Citoyens lambdas, etc .) sont ceux qui comprennent mal ou ne comprennent pas du tout ce à quoi la République fait face à l’Est du pays. Cela l’est de manière innocente pour la grande partie de gens. Cependant, il est possible qu’une petite minorité d’agitateurs et des manipulateurs quand bien même sachant le véritable problème qu’il y a, se contentent de désinformer l’opinion, de présenter autrement le problème en vue de tirer des dividendes de la situation.

La conséquence c’est qu’en force de dénaturer le problème, en force de l’ignorer ou de le présenter autrement, l’on isole les chances d’y trouver de véritables solutions et de fois l’on décourage la solidarité nationale et internationale pourtant requise pour l’endiguer.

Nous sommes convaincus que si les medias que vous représenter peuvent restituer la vérité à la Société, celle-ci se mobilisera en faveur d’une  solution durable et définitive pour arrêter le mal.

A cet effet, nous envisageons articuler notre Communication de ce jour sur 3 points, à savoir :

-La problématique des massacres des civils à BENI ;

-La récente attaque de l’aéroport de Goma ; et enfin,

-Notre point de vue sur les tractations en cours au sujet d’un prochain  Dialogue National.

2. APERCU SUR LA SITUATION DES MASSACRES DES CIVILS A BENI

Ce qui se passe en Ville et en Territoire de BENI c’est le pire de l’histoire de notre pays. Tuer les personnes à la manchette ou à la hanche, éventrer les femmes enceintes, broyer les têtes des enfants en les cognant contre le mur sans moindre pitié tel est l’image de ce qui se vit dans cette partie du pays depuis le 02 octobre 2014. Jusqu’à ce jour, nous comptons au moins 430 personnes sauvagement exécutées, ce qui présente une moyenne de 54 civils tués chaque mois, soit 14 civils/semaine et donc 2 morts chaque jour.

Si face à cette cruauté nous pouvons rester indifférents, alors notre sens humain perd sa valeur.

La question que nombreux se pose c’est sans doute, qui fait tout ça ?

 Il ne faut pas passer par 4 chemins pour identifier l’ennemi, les tueurs des Civils à BENI. Nous savons qu’ici à KINSHASA vous avez appris toute sorte de ragots  quant à ce. Certaines bouches vous ont dit sans rire que :

-Ce sont les FARDC engagées dans les Operations SUKOLA1  qui massacrent les civils à Beni ;

-Ce sont les casques bleus de la MONUSCO qui distribuent les machettes et les armes aux tueurs ;

– Ce sont les compatriotes rwandophones en migration vers le Territoire de BENI ou d’IRUMU (ITURI)  qui massacrent les civils, etc.

Retenez que tout cela n’est que mensonge éhonté. Ce genre d’affirmations mensongères faites surtout dans l’unique intention de nuire de décourager toutes les volontés disponibles à contribuer à endiguer l’hémorragie, de désinformer ou d’intoxiquer la population  traduisent purement et simplement, à défaut de la complicité et de la haine, la trahison contre notre chère patrie la RDC.

S’agissant par exemple de ceux mettent en cause les FARDC:

Qui peut ignorer que dans la plupart des cas, nombreux survivants des massacres ne l’ont été que grâce à l’intervention des FARDC ? Allez-y voir, dans les localités où les massacres ont été perpétrés, comme : ERINGETI, KAINAMA, KOKOLA, KISIKI, MBAU, MAMUNDIOMA, KAMBI YA MIBA, MAVIVI, MUSUKU, en Secteur de BENI-MBAU pour le Territoire de BENI ou dans certains Quartiers comme PAIDA, BOYKEN, NGADI ou MATEMBO en Ville de BENI. Méconnaître ces sacrifices consentis par l’armée dans ces moments difficile relève de l’ingratitude, si non de la complicité avec les tueurs.

Aussi, rappelons-nous : Il y a eu des moments où l’armée au cours de cette Opération Sukola1 a mené des rudes  combats, où l’on pouvait facilement assister à la mort de 5 Officiers supérieurs, sans compter la vingtaine ou la trentaine des combattants. Mais, jamais ce jour là à on a assisté à aucune scène de pillage ou d’assassinat d’un seul civil par les militaires en colère pouvant prétexter  venger leurs compagnons d’armes.

Comment se pourrait-il qu’à l’ occasion de rien ces militaires qui ont défendus la population au prix de leur sang soient ceux qui se détournent et se livrent aux massacrent les civils ? Non, c’est absurde et donc injustifiable.

Nous croyons par contre que les operateurs de cette thèse cherchent tout simplement soit à révolter les militaires soit à les inciter à se retourner contre les civils pour briser ainsi le mariage FARDC-Population. Aussi, il se voit dans cette campagne une certaine volonté des détracteurs du Chef de l’Etat (Commandant Suprême des FARDC) à vouloir opposer la population contre lui, en le présenter comme le bourreau de ceux en faveur de qui il se bat pour sécuriser. C’est méchant et très malhonnête.

Quant à ceux qui accusent les casques bleus de la MONUSCO :

 Pendant qu’on voit les éléments de la brigade d’intervention de la MONUSCO agir au coté des FARDC pour combattre l’ennemi à Beni, pendant qu’on assiste aux embuscades contre les Casques bleus à Beni, ça parait insultant de dire que la MONUSCO serait de mèche avec ceux qui tuent les civils à Beni.  Il est clair que les conspirateurs de pareille thèse  voudraient susciter de l’énervement dans le Chef de la mission en vue d’obtenir son désengagement. Pour le bien être de la population, il faut leur faire échec et se méfier d’eux.

Et pour ceux qui incriminent nos compatriotes d’expression rwandaise en migration vers IRUMU et BENI :

Il faut noter que ceux-ci ne peuvent apporter la moindre preuve de leur affirmation. Il y a lieu de croire que pour des intérêts inavoués ou par nostalgie du mal, il y a ceux dont le plaisir c’est de raviver les tensions interethniques pour perpétuer la violence à l’Est du pays. Ce sont eux qui pourraient être à l’origine de ces propos.

Mais alors la question persiste, qui massacre les Civils à Beni ?

En réponse, mes dames et Mrs de la Presse, disons cela tout haut à l’intention de toute la Communauté tant nationale qu’internationale : Ceux qui tuent à BENI, ce sont des terroristes. Ce sont des islamistes, des jihadistes du genre ou de l’espèce BOKOHARAM, ELSHABAAB, ALQUAIDA, etc et cela avec comme objectifs :

  • La mise en place d’un système de terreur d’épuration systématique des populations civiles,
  • Le déplacement force des populations en vue d’occuper progressivement leurs terres et d’exploiter les ressources naturelles,
  • L’installation des foyers d’intégristes religieux et des bases d’entrainement terroristes dans la zone

Un ensemble des sujets Ougandais, Kenya, Somaliens, Tanzaniens, Rwandais, Soudanais, Burundais, Centrafricains et Congolais qui se couvrent le label ADF-NALU (au nom de cette rébellion ougandaise) aujourd’hui sous une nouvelle dénomination ‹ MDI › Muslm Defense International, alors que ce sont des véritables terroristes qui s’assignent pour mission islamiser de force toute la région et créer un Etat Islamiste dans la Région de Grand-Lac.

L’extrême nord du Territoire de BENI, dans le Parc de VIRUNGA et la Vallée de la rivière SEMULIKI ont abrité jusqu’il y a peu des CENTRES d’Instruction pour former ces terroristes. Leurs essais de bombes artisanales ont fait par plus de 4 fois des victimes en Ville de BENI au cours du premier Trimestre de 2014.

Pour ces Terroristes, l’armée régulière congolaise ne pouvait pas venir démanteler ce centre international de terrorisme (allusion faite aux destructions par les FARDC des Camps MADINA, CANADA, ISSA, MAKOYOVA, MAKEMBI, TSUTSUBO, ABIA KAMBI YA MIBA, KAMBI YA CHUI) qui a valu des millions des dollars, d’importantes ressources matérielles et humaines. Et comme pour y arriver l’armée a bénéficié de la complicité de la population, les Jihadistes viennent faire payer cela à cette population.

Ces Terroristes, pour s’enraciner, ont réussi à asseoir un réseau d’intelligence très entretenue, un circuit financier/économique transfrontalier très fort ainsi que des complicités locales et internationales. A ce sujet, au 1er semestre 2013 nous avons par exemples documenté de cas de recrutements des jeunes dans des mosquées au N-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et ITURI, le kidnapping des plus ou moins 894 civils en Territoire de Beni convertis de force en musulmans (selon les témoignages de plus de 383 civils libérés, des combattants-Adf rendus ou capturés par les FARDC). Ceux qui s’opposaient à cette conversion forcé étaient exécutés sans autre forme de procès, c’est le cas de 3 Prêtres de la Paroisse Catholique de MBAU, en à en croire un combattant ADF capturé.

C’est pourquoi nous disons que le contexte sécuritaire en Territoire de  BENI nécessite une attention particulière de chacun de nous. Le problème est aussi grand que nous ne l’imaginons. Il nécessite, pour l’endiguer, la mobilisation de toute la Communauté nationale et internationale, la solidarité des toutes les provinces de la RDC, des Etats de la Région, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, des USA et des Nations Unies.

Seule la RDC ne peut pas faire face à cette hémorragie sans le concours des Etats amis. C’est ici l’occasion de féliciter la TANZANIE qui a joué sa part en mettant la main sur le cerveau no.01 de l’ADF MDI, JAMILI MUKULU. Les autres Etats voisins devaient en matière de coopération avec la RDC dans cette lutte, imiter la TANZANIE, étant donné que nombreux recrues viennent de chez-eux.

Nous encourageons le Chef de l’Etat à prendre le devant dans la mobilisation de la Communauté nationale et internationale pour que ce problème soit compris de par le monde. Si le Nigeria, le Cameroun, le Mali n’ont pas eu honte de le faire pour appeler à la solidarité internationale, la RDC ne pourra plus non plus à son tour s’en empêcher.

Nous voudrions finir ce point en fixant l’Opinion que : ce qui se passe à BENI n’est jamais l’affaire de massacres des Civils par les FARDC ou la MONUSCO, ou la complicité de l’armée. Le dire ainsi c’est tout simplement cracher sur les efforts jusque là consentis par les FARDC, voire sur la mémoire de ceux qui sont tombés sur la ligne de front pour cette cause.

Sachons tous qu’à BENI il y a plutôt des Terroristes, sans objectif militaire. Ils ont de têtes pensantes (en RDC et à l’extérieur du pays), des Noyaux des Coordinations  dans les profondeurs (foret /parc) et des groupes satellites opérant en groupuscules dans les faubourgs  des agglomérations pour décapiter, éventrer les civils sans défense.

Contenir leur mode opératoire passé de la guerre classique à la guérilla ou guerre en symétrie nécessite une compréhension commune et des moyens conséquents aussi bien humains que matériels, la solidarité nationale et internationale.

Chercher à réduire ce grand problème aux simples individus (Commandants des Operations militaires par ex., unités FARDC engagées sur les fronts) revient à le minimiser, à le dénaturer et à s’isoler des pistes vers une solution durable.

3. DE LA RECENTE ATTAQUE DE L’AEROPORT DE GOMA

 A notre niveau, la récente attaque de l’aéroport de GOMA est un signe qui ne trompe pas sur les risques d’une nouvelle guerre à l’Est du pays. Ce serait peut être inapproprié de réduire une menace de ce genre à un seul petit individu KAMBALE MALONGA, présenté comme cerveau de cette tentative de déstabilisation par les Officiels.

Avec la menace terroriste dans la région, les incursions  rwandaise et ougandaise dans le Territoire de RUTSHURU, NYIRAGONGO et BENI observées les mois derniers, il y a lieu de considérer que derrière KAMBALE MALONGA se cache une main noire. KAMBALE  parait un arbre qui cache la forêt.

Partant du mode opératoire des combattants, des armes dont ils ont fait usage, le lieu choisi pour déstabiliser la ville (très stratégique même pour la province), il faut comprendre qu’il y a là un réseau qui peut avoir des ramifications aussi bien à l’intérieures qu’à extérieur du pays.

Tout en saluant l’action des Forces et Services de sécurités qui ont réussi à mettre la main sur ces malfrats, nous restons prudents en attendant la suite et appelons la population à plus de vigilance. Dans l’entre temps, nous encourageons le Gouvernement Central à ouvrir l’œil et le bon, à suivre de prêt la situation pour éviter toute éventuelle surprise.

  • DES CONSULTATIONS EN PERSPECTIVES D’UN EVENTUEL DIALOGUE NATIONAL, NOTRE POINT DE VUE

Tout en étant en Province, nous suivons de près la démarche entreprise par le Chef de l’Etat qui  procède en ces jours par les consultations de la représentation de la population en vue de juger ou non de la pertinence d’un éventuel Dialogue National.

 

Nous saluons cette approche choisie par le Président de la République qui depuis son avènement à la tête de ce pays s’est toujours montré ouvert pour échanger sur des questions intéressant la vie de la Nation.

Cependant, étant donne que  KINSHASA n’est la RDC, nous encourageons le Chef de l’Etat à faire le tour de Province pour écouter aussi la voie de l’intérieur du pays. A la limite, si le Président pouvait faire le tour de grands blocs de la république (Est, Centre et Ouest) et écouter les avis et considérations des Congolais de l’arrière pays, afin de se faire un aperçu véritablement national.

Toute fois, s’il arrive que l’agenda du Chef de l’Etat ne lui facilite pas de faire le tour des Provinces en réponse à notre vœu, qu’il lui plaise au cas où il est décidé de la tenue du Dialogue National a lieu, d’inscrire sur les matières à traiter, outre le dossier électoral, le dossier sécuritaire et particulièrement du Terrorisme en émergence à l’Est du pays.

Par ce qu’il est clair que dans le contexte actuel de Terrorisme au Nord-Kivu et dans d’autres provinces de l’Est, la sécurité du processus électorale est menacée.

Merci pour votre attention soutenue. Nous sommes disposés à répondre à vos Questions.

-Me OMAR KAVOTA, Tél : +243 993 53 53 53 ; 810 75 75 11 ;E-mail : maitrekavota@gmail.com;

-TEDDY KATALIKO, Tel : +243 998 5491 36 ; E-mail : kataliko_teddy@yahoo.fr

Beni : 22 Morts à Mavivi – Un énième carnage

Selon la société civile locale, 22 corps sans vie ont été trouvés le matin de ce 14 mai 2015 à Mavivi , bourgade situé en cheval entre Beni-ville et Beni-rurale en territoire du même nom. Les localités de Mbutaba et Tipiwe ont été la cible de cet énième incursion  des tueurs aux armes blanches, présumés ADF.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Au lendemain de la visite de Evariste Boshab, vice-premier ministre et ministre RDCongolais en charge de l’intérieur, les tueurs n’en ont pas à terminus de leur mission criminelle. Selon la société civile locale, les tueurs, présumés ADF suivant la version officielle, ont fait ncursion dans les localités de Tipiwe et Mbutaba au tour de l’aéroport de Mavivi, à 12 km au nord de la ville de Beni.

Le bilan provisoire fait état de 22 personnes tuées et des dizaines de blessés qui ont pu s’en fuir et alerter les services de sécurité. L’aéroport de Mavivi abrite un campement de l’unité de réaction rapide du régiment commando FARDC et un contingent onusien de la MONUSCO. Lire la suite Beni : 22 Morts à Mavivi – Un énième carnage

De Marcel au peuple du Kivu : Épitre premier

Camarades et chers compatriotes,

Pour se forger un discours électoraliste, tout le monde se lève aujourd’hui et « dénonce » le génocide de Beni. C’est de la pure et simple récupération…

Faignant une guéguerre au sein de la majorité présidentielle (MP), des voix s’élèvent des tous cieux… Ceux-ci dénoncent, ceux-là fustigent, ces autres là présentent des excuses. Toutefois, rien n’a changé. Sur terrain, c’est du statuquo. On tue encore et toujours !

Ne nous laissons pas masqués par des discours récupérateurs, parfois marxisant, provenant des tyrans d’hier et d’aujourd’hui, qui veulent s’approprier notre malheur pour décrocher nos voix. Ils sont malins, et à haut de l’échelle, ils cracheront sur nos têtes. Ils l’ont fait et ils le feront. Ne dit-on pas, dans le vieux dicton, que « qui a bu boira » ?

Aujourd’hui comme hier, ceux qui ont emprisonné que muselé nos frères et sœurs qui ont dénoncé le laxisme du gouvernement et du pouvoir dans la prise en charge sécuritaire dans l’Est du pays, notamment à Beni, Rutshuru et Uvira, sont en train d’essayer de passer pour des sapeurs pompier, mimant des guéguerres mesquines, stériles et puériles. C’est anodin ! Méfions-nous en…

Qui ont mis Nzangi Butondo en prison pour avoir dénoncé l’incapacité de notre armée à sécuriser l’Est de la RDC? Qui ont machiné l’arrestation de Fred Bauma ? Qui sont derrière l’arrestation de Jean-Louis Ernest Kyaviro ? Ne sont-ils pas ceux qui essayent de calmer le jeu en jouant au « sapeur pompier » ? Ce sont eux ! Oui, eux, les pompiers pyromanes !

Il vaut urgemment la peine de comprendre leur machination : « Ordo Ad Chao » qui signifie « du chaos à l’ordre ». Comment une même formule peut-elle être utilisée à la fois pour réaliser la perfection et le mal ? Quel est le mystère occulte derrière cette formule et comment cela fonctionne sur le plan énergétique et stratégique ? Voilà les questions auxquelles chacun de nous devra trouver une réponse.

En effet, la formule est si simple : « Créer un désordre, faire massacrer la population à Beni, Nyamilima, Kokola, Mutarule, etc., et proposer des vaines solutions pour des fins électoralistes ou de récupération. » Pas plus, pas moins ! C’est une véritable stratégie du chaos et du mensonge, imaginée par ceux qui tuent pour pouvoir nous aveugler, bref, pour s’attirer notre sympathie, se faire élire et/ou trouver un argument de glissement. C’est aussi l’une des voies pour nous imposer la balkanisation, créant en nous un sentiment de non appartenance au Congo.

Soyons prudents !

Beni : Un carnage de plus… 10 morts

« Le bilan est de 10 morts », apprend-on des sources de la société civile sur place à Beni-ville.

Près de 600 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 600 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

C’est au quartier Matembo, en commune de Mulekera, à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Beni que ce carnage s’est produit. Des asssaillants armés aux gourdains, machettes, autres armes blanches et quelques armes à feu ont fait irruption de cette partie de la ville martyre du Nord-Kivu et ont commencé à égorger des citoyens.

Matembo est située en cheval de la RN-4 en direction d’Oïcha, à près de quelques kilomètres de l’aéroport international de Mavivi qui abrîte un campement de la MONUSCO et une base mobile de l’unité de réaction rapide du régiment commando des FARDC, armée loyaliste RDCongolaise. Matembo c’est  aussi à un pas de Ngadi, le lieu qui a vu tombé le colonel Mamadou Ndala en début 2014.

Ce énième carnage intervient 72 heures après qu’un contingent tanzanien de la brigade d’intervention de l’ONU soit tombé dans une embuscade tendue par des présumés ADF dans la même zone, vers Kokola, au tour d’Oïcha, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Certaines sources sur place attribuent ces tueries à un commando dirigé par le colonel réfractaire Bisambaza, ayant fait défection des FARDC et à la tête d’un mouvement rebelle en gestation dans cette zone.

Nord-Kivu : Des terroristes ADF autour de Butembo

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Rebelles dans l’Est du Congo (Ph. Tiers)

Selon la société civile du territoire de Beni, « les rebelles sont présents dans la vallée de Mwalika. Ils sont une centaine, accompagnés de leurs dépendants ».

A en croire maître Teddy Kataliko, président de la société civile du territoire de Beni , ces rebelles seraient entrain de préparer un assaut sur la localité de Kasindi-port en vue de se ravitailler en vivres et produits pharmaceutiques.

Entre-temps, les unités spéciales des FARDC sont aux aguets, pour stopper toute infiltration de ces ADF.

« Les unités spéciales sont en train de se déployer pour empêcher toute infiltration« , a dit à TOP CONGO FM, Julien Paluku, le gouverneur de la province du Nord-Kivu.

C’est dans ce contexte qu’une journée ville morte a été observée ce lundi par la population de la ville de Beni, à l’initiative des opposants au Nord Kivu, pour dénoncer la persistance des massacres malgré la présence des militaires FARDC.

Eric M. Ambago

Butembo : Folie des hauteurs – De grands édifices pour quel investissement ?

Dans la ville de Butembo, à 300 Km au Nord de Goma (capitale provinciale du Nord-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo) des grandes maisons s’érigent, des gros espaces de terre sont achetés. Si certains y sentent l’expression d’un essor économique, d’autres y voient un gaspillage des capitaux car ne pouvant assez produire eu égard aux investissements dépensés pour leur érection.

Immeuble « BAL » sur avenue président de la République – Seul le premier niveau est exploité.

En plein centre-ville de Butembo trônent des immeubles à trois ou cinq niveaux. Dans la majorité de ces immeubles, seules les cham­bres du rez-de-chaussée sont habitées pour des activités commerciales. Le reste de chaque bâtiment est inhabité, inoccupé. Aucun ser­vice n’y fonctionne, aucun habitant n’y réside. « Ca m’enchante moi. Ces constructions augurent le dévelop­pement. Il faut des gros bâtiments comme ceux-là pouvant contenir le maximum des gens possibles pour les échanges. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure d’occuper ces cham­bres qui nous ont déjà préparées», re­grette Muhindo John, émerveillé devant la bâtisse de la Galérie Tsongo de Butembo.

Depuis la fin de la guerre, des opérateurs économiques se sont lancés dans l’immobilier. De maisons sortent de terre dans tous les quar­tiers. Kambasu Matembela, agent au ser­vice de tourisme à Butembo explique qu’à partir du moment où la beauté de ces maisons embellissent la ville, c’est une bonne chose. Pour l’historien et chef des travaux Kahindo Kambalume, ce sont ces bâtiments qui reflètent le chiffre d’af­faire de telle ou telle personnalité. «C’est lié à la culture locale. Ici chez nous on vous respecte par rapport à l’étendu de votre terrain, à la taille de votre maison… Peu importe ce que cela rapporte», insiste-t-il. Lire la suite Butembo : Folie des hauteurs – De grands édifices pour quel investissement ?

Massacres de Beni : Responsabilités partagées…

« Un mort de plus est un mort de trop. Trente morts encore, c’est une humiliation pure et simple », c’est ce qu’on peut lire dans un communiqué de presse du Collectif des parties civiles du Nord-Kivu.

Pour cette organisation citoyenne, l’espoir de paix s’est trop vite embrasé dans les esprits des béniciens.

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Se joignant aux forces vives locales, le CPCNK en appelle à la responsabilité de toutes les couches, afin de freiner et acte, on ne peut plus criminel, rapprochant les dimensions asymétriques de la guérilla urbaine et périurbaine et dont l’ampleur terroriste n’est plus à démontrer. « Si pour une raison ou une autre, les sensibilités diverses récupèrent cette situation pour se débarrasser de quelques adversaires politiques, il va sans dire que cela dénote d’une certaine lâcheté et de l’incapacité de la manette gouvernante à mettre fin à ces actes de sabotage, plus qu’outrageuses », poursuit cette structure citoyenne.

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Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu (CPCNK) est une organisation spécialisée dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme, du genre, de bonne gouvernance, d’accès à la justice et de la cohésion sociale. Créée en 2010, le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu figure parmi les organisations des droits de la personne, nées dans le contexte d’insécurité résurgente et conflits de tous genres dans la sous-région des Grands-Lacs. Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu a été fondée par des organisations de jeunes du Nord-Kivu, soucieuses du niveau de répression des populations civiles depuis des décennies ainsi que le degré d’ignorance dans laquelle croupissaient les masses paysannes, voire les populations en divers milieux.

Télécharger l’intégral du communiqué de presse du CPCNK ici.

Beni : Nouvelle attaque des présumés ADF – Près de 20 morts

Un nouveau massacre s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi dans la ville de Béni située dans l’est de la RDC, 17 morts de plus, c’est le bilan de cette incursion nocturne attribuée aux rebelles ougandais ADF/NALU à l’Est de la ville, dans les localités de Mayangose et Mbongya.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Au moins 17 personnes ont été tuées à coup de machette dans un quartier de la ville de Beni, en proie à une récente série de massacre ayant fait près de 300 morts.

« Nous avons retrouvé 17 corps. La fouille continue », a déclaré un officier de police. La région de BENI a été frappée d’octobre à décembre par des massacres attribués aux rebelles ougandais de l’Alliance des forces démocratiques (ADF).

Des habitants excédés ont plusieurs fois manifesté pour dénoncer ces tueries.

Quelques jours après la levé du couvre-feu contre la circulation au delà de six heures du soir dans cette région, avec probabilité que la plupart des combattants locaux parmi lesquels des ADF et autres miliciens Maï-Maï se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC, il semble un peu tôt d’attribuer les récentes attaques de Beni au groupe terroriste ADF. À Béni c’était évident, dès le début de l’opération SOKOLA I. En novembre 2014, trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusées d’être connecté à l’ADF. Des armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU.

La reprise de SOKOLA, tant saluée connaîtrait était un défi.
La reprise de SOKOLA, tant saluée connaîtrait était un défi.

Toutefois, nombreux sont des officiers FARDC qui n’y ont peut-être pas trouvé leur parts, alors qu’ils sont sur la ligne de front. Mais aussi, les Tanzaniens de la Brigade spéciale d’intervention sont très visibles sur les routes entre Mbau et dans les escarpements de la vallé de la Semuliki sur l’axe Nyaleke-Mbongya. Les ADF ont été pourchassés et se sont réfugiées en minuscules groupes très loin dans les forêts de part et d’autres d’Eringeti et d’Oïcha.

Hostile au président ougandais, Yoweri Museveni, l’ADF est active depuis 1995 dans une région montagneuse du territoire de Beni, où elle commet de graves exactions (massacres, enrôlements forcés, pillages…) contre les civils.

Grands Lacs : En attendant le 2 janvier – FDLR Gate

Le 2 janvier 2015 – 48 heures avant… Jour mémorable, jour de tous les enjeux dans les Grands Lacs Africains, et plus particulièrement dans le Nord Kivu. L’an un de l’assassinat du Colonel [Général ab Postumus] Mamadou Moustapha Ndala ; c’est aussi la date butoir du moratoire de la CIRGL pour le désarmement volontaire des FDLR encore présents en RDC.

Combattants FDLR rendant leurs armes à Buleusa au Nord Kivu (Ph. Tiers)
Combattants FDLR rendant leurs armes à Buleusa au Nord Kivu (Ph. Tiers)

Vendredi 02 Janvier 2015, 2ème jour de l’an UN après l’assassinat de Mamadou Ndala – la bête noir du M23 dans la libération du Nord Kivu – 1ère semaine de l’an 21 de l’entrée des rebelles FDLR sur le sol congolais, Zaïre à l’époque… Lune Gibbeuse ascendante, les anciens sociétaires de Juvénal Habyarimana dans l’ancien régime Hutu/Tutsi modéré peuvent désormais rompre le cordon avec leur pays d’accueil, la très instable République Démocratique du Congo. Lire la suite Grands Lacs : En attendant le 2 janvier – FDLR Gate

Beni/Irumu : «Noël Obscur à Ndalya» – Six personnes tuées

Ndalya, du nom de cette localité située en cheval entre les territoires de Beni (Nord Kivu) et Irumu (Province Orientale, District de l’Ituri). Des présumés ADF y ont tué six personnes dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014.

Près de 300 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 300 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

La nuit d’après le noël 2014 n’a pas été paisible dans les localités longeant la limite entre les territoires de Beni et d’Irumu, à l’est de la RDC.

À en croire e chef de collectivité de Walese Vonkutu, il s’agirait la deuxième attaque enregistrée dans son entité en l’espace d’une semaine. Il plaide pour le déploiement des FARDC dans cette zone pour empêcher l’incursion de ces rebelles dans le territoire d’Irumu en Ituri. Ce vent mortuaire qui embasait les chefferies Batangi-Mbau, Banande-Kainama, Rwenzori et Watalinga en territoire de Beni a fini par atteindre celles de Banyali-Tshabi et Bahema-Boga en district de l’Ituri.

Le bilan fait état de six morts et cinq blessés graves, dont un bébé d’un mois.  Ce chef de collectivité estime que «n’eût été l’intervention rapide  des FARDC», le bilan serait très lourd.

Ces hommes armés ont fait incursion le jour de Noël vers 22 heures. Le chef de collectivité de Walesse Vonkutu, Andibo Okaume, rapporte qu’ils  sont entrés dans sept maisons où ils ont découpé les occupants à la machette.

Aucun mouvement de population n’est signalé jusque-là, «grâce à la présence des FARDC qui rassure les gens.» Mais une grande panique a gagné la population locale, constituée notamment de déplacés qui avaient fui les attaques des ADF dans le territoire de Beni, informe Radio Okapi.

Certains exploitants de bois se sont retirés de la forêt, abandonnant leurs activités suite à cette attaque. Celle-ci est  la deuxième après celle de Samboko au cours de laquelle trois personnes avaient été tuées par les ADF.

Ces « vrais faux » ADF/Nalu auraient profité de la présence d’une délégation gouvernementale pour opérer ce énième sabotage à près de 100 Km au Nord de Beni ville. Pour rappel, c’est depuis le 24 décembre qu’une délégation conduite par le nouveau vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Évariste Boshab et le ministre d’État en charge de la décentralisation et des affaires coutumières Salomon Banamuhere séjournent dans la région afin de s’enquérir de la mise en application des mesures gouvernementales pour le rétablissement de la sécurité à Beni et environs.

Grands Lacs : C’était en 2014… L’armée Burundaise au Sud-Kivu

Agression, incursion ou coopération militaire secrète? Longtemps et plusieurs fois niée par les autorités RDCongolaises et Burundaises, la présence des troupes Burundaises dans la plaine de la Ruzizi et dans les hauts palataux de Minembwe avait fini par être révélé que au grand jour en début octobre 2014. La nouvelle avait surpris dans tous les cieux, sauf dans le camp de la société civile, des militants et des journalistes de la sous-région qui ne cessaient d’attirer les sonnettes d’alarme à propos de cette « politicaillerie » jouée par Kinshasa et Bujumbura.

Des soldats burundais en patrouille. (Ph. Bobby M./Getty images)
Des soldats burundais en patrouille. (Ph. Bobby M./Getty images)

La semaine du 05 au 11 octobre 2014, les militaires des forces armées burundaises en expédition dans le territoire d’Uvira en province du Sud-Kivu se sont retirés du territoire de la République Démocratique du Congo.

Arrivée en avril 2012, quelques mois seulement après les élections fortement contestées de novembre 2011, l’armée burundaise s’était déployée le long de la frontière commune sur le sol rd-congolais notamment dans les localités de Ndunda, Kimuka, Mwaba, Kiliba (Sucrerie du Kivu) – Secteurs 1, 5, 6 et 7. Les raisons officielles du déploiement de ce qui est aujourd’hui qualifié de détachement burundais n’ont jamais été révélées. Mais, dans les coulisses, certains militaires burundais approchés par des habitants des villages où ils étaient déployés n’avaient pas manqué de dire qu’ils seraient venus combattre eux-mêmes les rebelles burundais du Front National de Libération (FNL) d’Agathon Rwassa actifs à l’Est de la RDC. Lire la suite Grands Lacs : C’était en 2014… L’armée Burundaise au Sud-Kivu

Beni : En attendant Julien Paluku – menace fictive ou sacrifice?

Que se passe-t-il ? Sur les réseaux sociaux, des radicaux vont jusqu’à annoncer une probable future mort certaine de Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu. Ses proches avaient insinué que leur leader était menacé par un attentant par le camp de Mbusa Nyamwisi.

Joseph Kabila accueilli par Juelien Paluku à l'aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)
Joseph Kabila accueilli par Juelien Paluku à l’aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)

Piège ou sacrifice ? Attendu à Beni pour un séjour relativement long, les proches de Paluku avaient alerté les médias nationaux sur une éventuelle embuscade [fictive ?] préparée contre l’ancien poulain de Mbusa Nyamwisi passé sous les ailes de Joseph Kabila.

Lu sur le mur Facebook de Jean-Baptiste Kowavingi :

« […] Je vous disais que Julien Kahongya sera obligé depuis Kinshasa d’aller a Beni. Et de la, une embuscade lui est déjà tendue par la « kabilie », embuscade constituée des commandos Ougandais, Rwandais, Kenya et Tanzaniens. Pour rappel, je disais que ceux-ci vont l’abattre et deux tanzaniens se laisseront attraper, accuserons Mbusa Nyamwisi, d’être leur maitre puisque vivant en Tanzanie et on les libérera car leur forfait sera accompli. Ainsi, la thèse selon laquelle Mbusa est assassin sera démontrée telle que avancée par Kahongya lui-même qui ne sera plus sur cette terre. C’est du malin-génie diabolique et li n’y a que ceux qui ont déjà vécus avec ces gens-la qui peuvent me comprendre. […] »

Alerte subversive…

De Michel Musafiri[1] à la Véranda Mutsanga[2]:

« Je tiens a votre info que suite a la chasse a l’homme qui est a la une dans la ville de Beni, une équipe serait déployée a Beni pour installer des Armes et munitions dans des champs et fermes des membres de la communauté arrêter dans les ville de Béni et Butembo comme éléments de preuves. »

Ça ne fait que commencer…


[1] Un inconnu sur actif sur Facebook

[2] La « Véranda Mutsanga » est un groupe de pression opérationnel à Butembo.

Massacres de Beni : Défaillance ou complicité des FARDC ?

C’était « un tout petit peu » prévisible. Autant des tueries, dans un rayon de 50 Km sur-militarisé et jonché d’unités spécialisées – unité fantassin et unité commando de réaction rapide des FARDC, contingents tanzaniens de la brigade d’innervation de l’ONU, police nationale congolaise, divers contingents de la MONUSCO, police des Nations Unies, etc. – et que des inconnues tuent à l’arme blanche en plus de 10 séances sans être iniquité, non mois sans qu’un d’entre eux ne soit intercepté, il y avait de quoi soupçonner une certaine défaillance, si pas une complicité des services de sécurité.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Le très répétitif cocktail mortuaire en Beni ville et territoire a fini par mettre en nu les faiblesses des services de sécurité, de l’armée et de la police, ainsi que des leurs partenaires divers. Si certaines bouches parlent de défaillance, d’autre vont plus loin jusqu’à présumer une certaine complicité de l’armée loyaliste et les tueurs.

À en croire un rapport du cocus des députés du grand-nord du Nord-Kivu, le système d’alerte de la police nationale congolaise et de la Monusco ont accusé un criant échec. A plusieurs reprises, la population et les services de renseignement ont signalé l’imminence d’une attaque aux forces de l’ordre – après avoir reçu des tracts, par exemple – mais à chaque fois, aucune disposition n’a été prise.

« L’intervention arrive, mais toujours très en retard« , se plaint l’un d’eux. « Pire encore, des personnes censées coordonner la protection de la population, n’ont pas fait leur travail », précise-t-il.

La semaine dernière, dans la localité de Ngadi, à 7 km du centre de Béni ville ; un major FARDC, prévenu qu’une tuerie était en cours, aurait menacé « de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir ». Des menaces également proférées contre un colonel qui voulait se rendre sur les lieux de l’incident le lendemain. Cette nuit-là, trente personnes seront tuées. Complicité ou crainte ? Le même rapport précise qu’un commandant de la police aurait fermé pendant près de 48 heures le numéro vert d’urgence que la population devait appeler en cas d’un éventuel attaque.

Pour rappel, un ancien ministre et opposant originaire de la région Beni avait remis en cause la version officielle d’attribution des massacres de Beni ville et territoire au groupe terroriste ADF-Nalu. Pour lui, l’armée congolaise n’a pas fait preuve que d’incompétence. Cet ancien allié de Kabila aux présidentiels de 2006 avait publiquement accusé le général Muhindo Akili aka « Mundos », commandant de l’opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d’être le complice des rebelles.

Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.
Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.

Les accusations vont dans tous les sens. Les politiciens de la région se jettent désormais la responsabilité de ce festival de carnage ayant coûté Beni plus de 250 âmes. Si pour gouverneur Julien Paluku et le gouvernement de Kinshasa, c’est Mbusa Nyamwisi et ses proches qui instiguent ces tueries en prélude d’une nouvelle rébellion ; le camp de ce dernier ne cesse d’opposer l’avis contraire, accusant en coulisses Kinshasa de jouer au sapeur-pompier en vue de faire passer son opinion sur la révision constitutionnelle dans une communauté Nande du grand-nord, connue pour ses accointances avec le camps de l’actuel opposition congolaise.

A Beni ville et à Butembo, deux grandes agglomérations urbaines de l’espace culturel Nande, le camp du pouvoir ne compte qu’un seul député national sur les six. Le camp du pouvoir profiterait de cet imbroglio sécuritaire pour se faire consommer sa politique dans la région ? C’est l’avis de certains observateurs proches de l’opposition.

Pendant ce temps, des dizaines des politiciens et hommes d’affaires proches de Mbusa Nyamwisi et de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML ont été arrêtés à Beni et rapatriés urgemment à Kinshasa par le service de renseignements.

Ces arrestations sont intervenues après que six radios proches de différents partis d’opposition, dont le RCD-KML et le Mouvement de libération du Congo (MLC) aient été scéllées dans le Butembo-Beni par le ministère des médias.

Pendant ce temps, le gouverneur du Nord-Kivu, a décrété à partir de 24 novembre un couvre-feu de 18 heures à 6 heures sur toute l’entendue du territoire de Beni. Il a été également déconseillé aux habitants d’aller cultiver dans des zones opérationnelles ; telles les localités de Mayangose, Tipiwe, Masulukwe, etc. Spéculation, palpitation ou précaution ? A temps de crise, tout bon stagiaire devient médecin…

Carnage à Beni territoire : Si l’uniforme pouvait parler…

Par Umbo Salama • Sur Arc-en-Ciel

Près d’une centaine de personnes ont été massacrées, jeudi 20 novembre à VEMBA et à TIPIOMBA à 7 km de Mavivi-Ngite, près de Beni (à environs 350 Km au Nord de Goma, à l’Est de la RD Congo). Des assaillants portaient des effets de FARDC. Comment les obtiennent-ils ?

La tenue officielle des FARDC @ photo droit des tiers
L’uniforme officielle des Forces Terrestres des FARDC (Ph. Tiers)

Comme il en est l’habitude, ces massacres sont imputés aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Une version qui ne convainc pas Juma Balikwisha, député national élu de Beni territoire. C’est une nouvelle attaque qui porte à 200 le nombre de personnes tuées en un mois dans le territoire et ville de Beni. Ces violentes attaques ont touché trois villages : Tipiomba, Vemba et Masulukwede, à une trentaine de kilomètres de la ville de la Béni. La plupart des victimes sont des civils, qui revenaient de leurs champs ou des différents marchés où ils vendent leurs produits vivriers. Ils ont été massacrés par balles, à coups de haches et de machettes.

Si l’uniforme pouvait parler

« Ça fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 14 et 19 heures, le jeudi 20 novembre », s’exclame Pascal Muhindo Mapenzi, directeur de la Radio Moto à Oicha, qui s’est rendu sur leue quelques heures après le massacre. En effet des présumés ADF-NALU ont investi les villages de Tipiomba et Vemba, logeant la rivière Nzuma, à environs 10 km à l’Est de MAVIVI, en Groupement de Batangi-Mbau, dans le Secteur de Beni-Mbau, en cheval avec le Parc National de Virunga.

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Victime des tueries de vemba (Ph. FaceBook/Désiré Kyambi)

Les assaillants, vêtus en uniforme militaire des FARDC, pour détourner l’attention de la population civile, ont pris d’assaut les villages. « Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le Chef de Village aux environs de 13 heures. Ils ont même bu ensemble et les habitants croyaient congratuler les éléments des FARDC pour la sécurité. Une heure plus tard, nous ne savons pas ce qui s’est passé. Brusquement ces assaillants ont ligoté ceux qui buvaient avec eux et ont découpé d’autres à l’aide de la machette, ou de la hache. Ceux qui résistaient étaient tout simplement fusillé. Même le chef du village, Mr Karose a été tué», raconte le prénommé Kativiti, un des survivants.

Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte de cacao et des tronçonneuses. « Ils on même égorgé une vache et qu’ils se sont gés à quelques mètres du bar de Mr Karose où ils ont tués plus de 50 personnes y compris le chef du village », indique un survivant tout tremblotant. Les FARDC viennent de se déployer dans ces villages pour le ratissage. Il est interdit de fréquenter des champs où ces assaillants ont commis ces atrocités. Au même moment, la MONUSCO effectue de patrouilles aériennes dans la zone. Lire la suite de ce post de Umbo Salama → ici.

Nord-Kivu : Épopée des tueries en série à Beni

Après la chute du M23, groupe rebelle influent parmi des milliers qui pullulent au Nord Kivu, la population de Beni s’était réjouit de la réorientation des forces de la Brigade d’Intervention Rapide de la MONUSCO en collaboration avec les FARDC pour traquer les rebelles ougandais ADF qui kidnappent, tuent, pillent et sèment la désolation depuis plus de 20 ans dans le territoire de Beni et Irumu. Cette joie qui n’a duré que le temps de son annonce s’est transformé en incertitude et le malheur de la population de Beni ne faisait que commencer.

Mamadou Ndala recevant les félicitations de Joseph kabila, après la chute du M23 (Ph. Tiers)
Mamadou Ndala recevant les félicitations de Joseph kabila, après la chute du M23 (Ph. Tiers)

Sokola pour dire nettoyage, une opération qui consiste, selon les stratèges des FARDC, à nettoyer les forêts longeant le pied des Monts Ruwenzori et toute la région riveraine allant du graben aux alentours de Bogoro, une zone frontalière de l’Ouganda et constituant la zone d’aisance des rebelles ougandais ADF. Appuyé par les forces spéciales et la brigade des nations unies, ces opérations à la tête desquelles feu Lucien Bahuma a été remplacé par Muhindo Akili aka Mundos, n’ont jamais su remettre la paix, non moins permettre le relâchement des centaines d’otages détenus par les ADF. Pendant ce temps, la comptabilité de la mort se porte bien dans la région présumée ratissée par ces opérations Sokola.

« Sokola » ou comptabilité de la mort

Le début annonce la fin, dit-on. Sokola a eu un début dramatique. La mort le 2 janvier 2014 du colonel Mamadou Ndala Moustapha, tombeur du M23, nommé général à titre posthume, tête pensante de l’opération Sokola, n’a fait qu’annoncer le calvaire et un génocide qu’on réfuterait d’affirmer au grand jour. La mort de celui que la population appelait le vaillant Mamadou a été un coup dur pour les FARDC et pour la population. Panique ! La population a crié à une trahison par ses frères d’armes alors que le gouvernement et les FARDC ont dénoncé une stratégie pour les ADF de freiner l’aboutissement de SOKOLA. En mi-novembre 2014, la thèse de la trahison se serait confirmée, à tort ou à raison, avec la condamnation du Colonel Birocho Nzanzu Kosi, co-planificateur, selon la cour, de la mort du colonel Mamadou. Les voix se sont levées, dénonçant un procès dont le verdict était connu d’avance comme dans un théâtre dont les scénarios sont écrits et connus par le metteur en scène et quelques acteurs de la pièce. La société civile de Beni n’a jamais, on le sait, accepté de cautionner cette « tragédie judiciaire » en cautionnant ses rendus. Lire la suite Nord-Kivu : Épopée des tueries en série à Beni

Nord-Kivu : Chasse à l’homme à Beni – les « pro-Nyamwisi » dans les viseurs

C’en est allé pour la « traque » des pro-Nyamwisi, du nom de l’ancien ministre et actuel opposant président du RCD/K-ML. Vague d’arrestations ciblées, furètes cartésiennes des résidences, sommations intempestives, scellage des médias, écoutes téléphoniques, interrogatoires ; voilà autant des mesures auxquelles certains proches de Mbusa Nyamwisi, membres et non de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML font désormais l’objet.

À peine annoncée par Julien Paluku – gouverneur du Nord Kivu, la traque des personnes soupçonnées commanditaires des tueries de Beni a été lancée dans plusieurs agglomérations urbaines du Grand-Nord. De Butembo à Kasindi, passant par Béniville, opérateurs économiques, politiciens, administratifs et membres des partis d’oppositions de l’aura de l’ancienne rébellion du RCD-ML, à savoir le RCD/K-ML et la DCF/N, font objet d’arrestations de la part d’une unité spécialisée de sécurité rattachée à la présidence de la République opérant en synchro avec les antenne de l’agence nationale des renseignements (ANR) au Nord-Kivu.

La première vague des personnes arrêtées a quitté les enceintes de l’ANR/Beni pour Kinshasa l’après-midi du jeudi 20 novembre. Parmi les interpellés, Madame Jeanne Lusi, agent à la Direction générale des Douanes et Accises – DGDA dans la cité frontalière de Kasindi ; Madame Gertrude Masika Vihumbira a.k.a. « Maman GETOU », présidente FEC/Beni ; Monsieur Kasebere, opérateur économique et commissionnaire en Douanes, Maître Jean-de-Dieu Paluku Kisaka Mwera, maire honoraire Beni, ancien cadre du RCD/K-ML et agent administratif de la Brasserie Simba à Béniville ; et une dizaine d’autres.

Quant à l’honorable Kahindo Mudohu Fabien a.k.a. « Kukumana », ancien député pendant la transition pour le compte des Patriotes résistants Maï-Maï – Forces d’Autodéfense populaire (PRM/FAP), une ancienne milice intégrée dans les FARDC depuis 2002, il avait été arrêté une semaine plus tôt dans sa résidence à Butembo et acheminé à Beni à l’ANR. Souffrant d’un diabète sucré au stade critique, il est aussi accusé d’être en mèche avec les proches de Mbusa Nyamwisi, soupçonné vouloir organiser une nouvelle rébellion au Nord-Kivu.

Interdits de contact avec leurs familles et avocats pendant leur sommation à l’ANR/Beni, ces présumés instigateurs d’une nouvelle rébellion ont été acheminés manu-militari à Kinshasa, ligotés dans un avion affrété pour la cause par le gouvernement de la RDC.

« Il suffit dune moindre suspicion d’avoir des relations avec le leader du RCD/K-ML, ou d’être activiste pour faire objet d’une interpellation», observe Katembo Yotama Tembos, militant en ville e Butembo.

Nyamwisi Antipas, soupçonné par Julien Paluku de vouloir instiguer ne rébellion au Nord-Kivu (Ph. Tiers)

Après Beni et Kasindi les arrestations vont se poursuivre dans la ville voisine de Butembo et autres coins de la province, précise une source proche de l’ANR. Déjà, certains opérateurs économiques et acteurs politiques et des forces vives de la région vivraient dans la clandestine ou auraient franchi la frontière congolo-ougandaise, craignant pour leur sécurité.

Bien avant cette vague, soit du 2 octobre au 2 novembre, avant le point de presse de Julien Paluku qui annonçait cet « autre calvaire » des proches d’Antipas Mbusa Nyamwisi ; environ 120 personnes avaient été tuées dans différentes localités du territoire de Beni au cours d’une série de massacres attribués au rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), selon la Société civile de la province du Nord-Kivu.

La police de la Monusco avait mis en place conjointement avec la police nationale congolaise une stratégie opérationnelle de lutte contre l’insécurité à Beni qui a permis l’arrestation de 200 suspects, dont des membres du groupe armé ADF et certains congolais.

Ces arrestations avaient permis la saisie « d’armes et munitions de guerre, de bombes, de radios et de nombreux effets militaires« , précisait Charles Antoine Bambara, indiquant que la Monusco avait fourni un « soutien logistique » pour les interpellations.

MCHK

Massacres de Béni : « Mbusa Nyamwisi est complice », dixit Julien Paluku

Les massacres de Beni ont coïncidé avec l’arrestation du colonel Birotsho, un proche de Mbusa Nyamwisi et de Roger Lumbala. Le colonel Nzanzu Birotsho Kosi avait été arrêté dans le cadre du procès Mamadou Ndala, assassiné à Béniville en début d’année.

Cliquez sur le bouton « PLAY » pour écouter l’intégral de cette interview.

Pour Julien Paluku, l’opinion doit savoir que l’insécurité à Beni n’est pas seulement l’œuvre des rebelles ougandais ADF. Certains enfants de Beni-Butembo, dont l’ancien ministre et actuel opposant Mbusa Nyamwisi serraient dans le jeu.

Selon le gouverneur du Nord-Kivu, il s’agirait d’une double manœuvre visant de désolidariser la population du grand-nord d’avec l’administration et l’autorité légalement établie, afin de lui inculquer des dissections et l’amener à s’allier à une rébellion en gestation qui se présenterait en libérateur, parmi lesquels Antipas Mbusa Nyamwisi.

Nord-Kivu : 15 autres victimes du génocide sporadique à Beni, Butembo menacée

Le récent périple du président Joseph Kabila au Nord de la province du Nord Kivu n’a pas éteint les lampions génocidaires et sanguinaires présumés ADF/Nalu dans la région de Beni et environs. À Butembo comme à Béniville, c’est la psychose. L’ombre de la mort et des assassinats n’a pas dit son dernier mot.

La présence du président #Kabila à Beni n'empêche pas les tueurs d'opérer.
La présence du président #Kabila à Beni n’empêche pas les tueurs d’opérer.

Pendant que Béniville se réveillait sous tensions et tirs ininterrompus jusqu’aux premières de l’après-midi du dimanche 02 septembre suite aux altercations entre agents de l’ordre et manifestants dénonçant les l’assassinat par armes blanches de 15 personnes aux alentours de Munzambaye en commune de Ruwenzori au Nord-est de Béniville, dans la ville voisine de Butembo, des tracts des présumés ADF/Nalu ont été visibles, annonçant d’éventuelles attaques des ces terroristes inconnus dans cette agglomération urbaine du Nord-Kivu.

«Il y a eu carnage la nuit du 1er au 02 novembre, à Beni dans le quartier Bel-Air, dans l’est de la ville. On a tué huit personnes: deux militaires et six civils», a déclaré à l’AFP Me Teddy Kataliko, président de fédération d’associations Société civile du territoire de Beni.

Citant des témoins, M. Kataliko a ajouté que les responsables sont des éléments «présumés appartenir à l’ADF», la rébellion des musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées à laquelle sont attribués les autres carnages. «Toutes les dépouilles sont arrivées à la morgue, il y a huit corps. Il y a un enfant, trois femmes, les autres sont des hommes. Deux militaires ont été tués par balle, l’enfant a été percé par un couteau et les autres par machette», témoigne à l’AFP Chirac Katalya, journaliste et membre de société civile.

Ras-le-bol des étudiants et élèves de Butembo, suite aux ménaces des présumés ADF (Ph. P. Mapendo Makelele)
Ras-le-bol des étudiants et élèves de Butembo, suite aux ménaces des présumés ADF (Ph. P. Mapendo Makelele)

Cette nouvelle tuerie a provoqué des heurts violents lors d’une manifestation de protestation. «La population (…) a procédé à des manifestations violentes. Elle voulait s’en prendre aux édifices publics. (…) Tous les édifices publics ont été protégés, mais ils s’en sont pris à la statue du président Kabila» qui avait quitté Beni vendredi, a déclaré Jean-Edmond Bwanakawa Nyonyi, maire de Béniville. Katalya a expliqué que la police avait tiré en l’air pour disperser la foule, mais que des manifestants avaient «voulu coûte que coûte détruire la mairie». «Une personne avait été blessée par balle à la cheville», a-t-il ajouté.

Plus au sud, à Butembo, à la fois deuxième du Nord-Kivu et charnière de son business, les activités ont tourné au ralenti ce lundi 3 novembre. À l’origine, un tract ramassé dans la partie Est de la ville, avertissant d’un éventuel attaque des présumés ADF/Nalu. « Dans ce document qui était côté d’une grande grenade explosive, les auteurs annoncent le carnage à la manière de Beni pour le mercredi 5 novembre », renseigne Jacques Maliro, journaliste et acteur des forces vives à Butembo.

« C’est une panique généralisée qui saisit la population. Des étudiants, des élèves et des écoliers ont manifesté, mettant fin aux programmes dans différentes écoles et universités de la ville. Les commerces sont restés fermé. La ville ressemble à un vaste lieu de dieu. Dans les rues de la ville, des groupuscules et une circulation très moins intense… », tel est le topo dressé par Jacques Maliro.

Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu.
Les jeunes de Butembo dénonçant le génocide qui sévit au Grand-Nord Kivu. (Ph. Tiers)

Durant le mois d’octobre dernier, une série de massacres attribués à l’ADF a fait une centaine de morts en ville et territoire de Beni. Les victimes, dont des enfants, ont été tuées à l’arme blanche et parfois décapitées. Toutefois, des voix se sont élevés dénonçant une probable complicité entre d’une part les éléments de l’armée, les politiciens originaires de la région, les opérateurs économiques et quelques milices locales, notamment des mosaïques de groupes Maï-Maï très actifs entre les territoires de Béni et de Lubero, autour des villes de Butembo et Béniville ; et d’autre part les auteurs de ce « génocide silencieux et sporadique » attribué à tord ou à raison aux ADF.

Beni : De l’irritation populaire au cannibalisme

Manger la chair humaine en plein air. Quelques jeunes de Beni-ville en ont montré une expérience surprise et inimaginable ce vendredi 31 octobre 2014. Ces jeunes très irrités ont mangé de cette chair d’une personne qui venait d’être brûlée vive par une foule en colère. Monsieur Bizimana Katukanze lynché était présumé ADF. Il était avec 4 autres personnes qui ont quitté Butembo ce vendredi à 10 heures en partance pour la ville de Beni.

Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)
Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)

Arrivés au parking d’Oïcha sur le boulevard Nywamwisi, en cheval entre les communes Ruwenzori et Mulekera, où ils voulaient descendre du véhicule, ils ont été interrogés par des jeunes taximen de voiture qui les suspectaient à partir de leur langage. Après interrogatoire, ils ont avoué appartenir au groupe armé ADF. Et ces hommes ont ajouté néanmoins qu’ils ne sont pas du groupe de gens qui sont en train d’égorger les habitants en territoire de Beni.

A en croire leurs termes, ils n’étaient que dans une promenade de reconnaissance de certains endroits du Nord-Kivu. Selon notre correspondant à Beni, ces hommes étaient munis d’une machette neuve entourée d’un pagne neuf. La victime de cette justice populaire a tenté de s’enfuir pendant que les taximen interrogeaient encore tous les suspects. Ses efforts ont été vains. Arrêté à quelques mètres au quartier Matonge, il a été brûlé après que du sel a été dispersé sur son corps.

Des jeunes dont personne ne comprend l’état psychologique ont acheté des chikwanges desquels ils ont fait accompagner la chair humaine. D’autres taximen ont pris certains morceaux de la chair humaine qu’ils allaient montrer à ceux qui n’ont pas vécu le fait. Le maire de Beni est arrivé sur le lieu et a vu de ses yeux comment certains de ses administrés consommaient la chair humaine. NYONYI BWANAKAWA s’est limité à déplorer le fait tout comme le commandant de la police, district de Beni-ville qui était à ses côtés. Entretemps, les 4 voyageurs parmi lesquels un enfant sont gardés à l’auditorat militaire.

Beni-Lubero Online

Beni ville : Un présumé ADF lynché et « mangé » par la population

Près de 90 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 90 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

Un suspect, présumé ADF Nalu a été la cible d’une justice populaire de la part de population du quartier commercial de Matonge, en ville de Beni, dans la commune populaire de Mulekera.

Une source locale renseigne que les habitants ont résolu d’en finir une fois pour tout avec ce monsieur, soupçonné de faire partie des ceux qui endeuille Beni ville et territoire depuis une vingtaine de jours. La même source précise que ce suspect se promenait avec deux autres personnes, tous munies d’armes blanches. La police est intervenue tôt sur le lieu avant ces deux autres ne soient exécuté par la population rouge de colère et les détiendrait pour des éventuels interrogatoires.

Dose de cannibalisme? Selon une source non recoupée, le corps de cet incivique présumé aurait été mangé par une gangue locale qui rodait aux alentours, ainsi que certains éléments de l’armée loyaliste, rouge de colère des perpétuelles humiliations leur infligés par le groupe terroriste ADF/Nalu dans la région de Beni et Béniville.

Beni Territoire : 20 nouvelles victimes des attaques à l’arme blanche

Pendant que le chef de l’État RDCongolais séjourne dans la région de Beni au Nord-Kivu, des incursions d’hommes en armes ne cessent d’être signalé dans cette partie du pays. Dans la nuit du 30 au 31 octobre 2014, 20 corps sans vie, exécutés aux armes blanches, mutilés et morcelés, ont été trouvés dans les environs de Érigent, à une vingtaine de kilomètres d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

Près de 90 personnes ont été exécutées à l'arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)
Près de 90 personnes ont été exécutées à l’arme blanche dans la région de Beni. (Ph. Tiers)

D’après Radio Moto Fm.com cet autre épisode du « génocide sporadique» qui sévit dans le grand-nord du Nord-Kivu s’est produit vers les replis des rescapés des épisodes précédents.

À Baungatsu-Luna, des rebelles identifiés comme des ADF par des sources officielles, ont tué à la machette 10 personnes. Parmi les victimes, des femmes, des hommes et des enfants. Selon notre source, ces rebelles disaient venir de la localité de KAYNAMA pour se diriger calmement en localité d’OTOMABERE en province Orientale. Ces opérants nocturnes cruels sont allés poursuivre leur triste besogne en localité de BANGO MONGO-MONGO un peu loin de BAUNGATSU-LUNA au Nord. Ils ont encore tué à la machette  8 personnes dans cette localité.  Ces rebelles  ont aussi enlevé 10 civils avant de s’en aller dans une destination qui demeure inconnue. Ce qui donne un bilan de 18 personnes tuées et 10 autres enlevées pendant la seule opération de ce jeudi  matin. Ce bilan augmente le nombre de personnes tuées en territoire de Beni au mois d’Octobre. En somme, 104 personnes viennent de périr dans ces massacres depuis le début de ce mois. Consécutivement à cette violence, les habitants de plusieurs localités du poste d’encadrement administratif d’Eringeti fuient en ville de Beni, en cité d’Oïcha, dans la localité d’Eringeti voire en province Orientale. KATSURANA Alexis, chef du poste d’encadrement administratif d’ERINGETI se dit très choqué par ce 2e carnage perpétré dans son entité. Ces massacres ont causé la mort de 43 personnes en l’espace de 15 jours dans le poste d’encadrement administratif d’Eringeti qui compte 19 localités. KATSURANA Alexis  plaide pour le déploiement des forces de sécurité dans cette zone où les FARDC sont absentes. Le programme d’enterrement des victimes de cette tuerie massive reste à préciser.

La présence du président #Kabila à Beni n'empêche pas les tueurs d'opérer.
La présence du président #Kabila à Beni n’empêche pas les tueurs d’opérer.

Deux personnes ont été tuées à NZUMA/BAMALE la nuit de mardi 28 au mercredi 29 octobre. Les auteurs de ce meurtre sont des hommes armés non encore identifiés. NZUMA est un village situé à une dizaine de kilomètres au Nord-Est de NGADI en territoire de Beni. Les victimes sont une dame calcinée dans sa case et un jeune garçon connu sous le nom de CARLITO abattu sauvagement par des assaillants. Leurs corps ont été mis en terre ce jeudi 30 octobre. Selon des sources dans la région, des hommes assimilés aux rebelles de l’ADF ont été visibles à BAMALE l’après-midi de ce jeudi. Les cultivateurs les ont aperçus pendant qu’ils tentaient de les encercler. Ils se sont échappés de leurs mailles. A la suite de cette situation, la population de NGADI a été en alerte maximale. KOLU MUSEKUSE, chef adjoint du quartier NGADI informe que les éléments FARDC venus de la ville de Beni se sont rendus sur le lieu du drame pour tenter de suivre les traces des auteurs de cette tuerie. Pour la population locale, l’attaque est encore imminente dans cette région.  Entretemps, la population de NGADI demande aux FARDC et à la MONUSCO de renforcer la sécurité dans son entité.

avec Radio Moto Fm

Attaques de Beni : « Ce ne seraient pas les ADF ! »

Les récentes attaques dans la région de Beni au Nord-Kivu ont à tort ou à raison été attribuées aux insurgés et islamistes ougandais ADF. À y voire de près et selon les experts de la région, ce groupe armé n’y serait pas pour « grand-chose ».

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

Il y a des titres qui énervent ou surprennent. Celui-ci le sera peut-être, mais ce n’est pourtant pas sa prétention. Tenez, dans une interview accordée à RFI, Caroline Hellyer, journaliste et analyste politique, spécialiste du Grand Nord du Nord-Kivu, estime qu’il faudrtait se poser la question de savoir « pourquoi les ADF ont été accusés aussi vite et sans preuve. »

Pour Hellyer, « C’est possible que ça soit les ADF, mais ça peut être aussi des miliciens Maï-Maï qui ont des liens avec les ADF ».

Pendant qu’une campagne militaire contre les ADF risque de piétiner, avec probabilité que la plupart des combattants locaux se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC, il semble un peu tôt d’attribuer les récentes attaques de Beni au groupe terroriste ADF. À Béni c’était évident, dès le début de l’opération SOKOLA. Récemment, trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusées d’être connecté à l’ADF. Des armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU.

Toutefois, nombreux sont des officiers FARDC qui n’y ont peut-être pas trouvé leur parts, alors qu’ils sont sur la ligne de front. Mais aussi, les Tanzaniens de la Brigade spéciale d’intervention sont très visibles sur les routes entre Mbau et Komango. Les ADF ont été pourchassés et se sont refugiées en minuscules groupes très loin dans les forêts de part et d’autres d’Eringeti et d’Oïcha.

Ces terroristes travailleraient pour des politiciens locaux, pour des groupes d’intérêts économiques, estime Hellyer. « Je ne parle pas de Kinshasa, précise-t-elle, ce sont vraiment des hommes forts locaux. » Lire la suite Attaques de Beni : « Ce ne seraient pas les ADF ! »

Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

Le chef de l’État RDCongolais, Kabila Kabange Joseph, a foulé le sol bénicien le mercredi 29 octobre dernier. Accueilli à l’aéroport de Mavivi par le ministre de l’intérieur et le gouverneur du Nord-Kivu, le président de la République ne s’est pas adressé à la population qui l’attendait depuis une dizaine des jours.

Joseph Kabila accueilli à l'aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)
Joseph Kabila accueilli à l’aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)

Au lendemain d’un festival d’attaques dans la région de Beni à l’extrême nord du Nord-Kivu, attaques ayant coûté la vie par assassinat aux armes blanches de près de 90 personnes ; c’est le mercredi dernier que l’avion présidentiel y a déposé le commandant suprême des FARDC, armée loyaliste de la RDCongo.

Dans son silence traditionnel, l’homme-espoir ne s’est pas arrêté sur son chemin de l’aéroport de Mavivi à sa résidence de Butanuka en commune de Beu, au centre-ville de Beni. Très entendu pour pallier la galère et inciser l’abcès insécuritaire dans la partie nord du Nord-Kivu, le petit-fils de Désiré Taratibu jouera au garant et au commandant « suprême ».

Joseph Kabila était également attendu de pieds fermes par la population de Beni ville et territoire qui attend du voyage du chef de l’État des réponses concrètes sur quatre dossiers : les attaques répétitives des présumés terroristes islamistes ougandais de l’ADF (Forces Démocratiques Alliées), les reformes des opérations SOKOLA et la personne du Général Muhindo Akili aka Mundos, soupçonné de collaboration avec l’ennemi, les enlèvements des paysans et opérateurs économiques dans aux alentours de Butembo et Oïcha, respectivement au Sud et au Nord de Beni, mais aussi la redynamisation de l’administration locale (Beni ville et territoire, Butembo, Lubero et environs), qui semble dépassée des événements et quelques peu mal placée vis-à-vis des défis sécuritaires et de développement dans le Grand-Nord du Nord-Kivu. Lire la suite Beni : Le « Kabila’s silence » ou l’impénitence du peuple

C’était un 29 octobre en R.D.Congo

1996 : Prise de Bukavu par l’AFDL

Cathédrale de Bukavu (Ph. Tiers)

La prise de la ville de Bukavu par les troupes de l’AFDL. S’en suivra l’assassinant de Mgr Christophe Munzihirwa. Mgr Christophe Munzihirwa, jésuite, archevêque de Bukavu, fut assassiné le 29 octobre 1996 durant la prise de la ville par les troupes de l’AFDL de feu Laurent-Désiré Kabila. Après la seconde guerre d’août 1998, son successeur, Mgr Emmanuel Kataliko, fut contraint à l’exil là où il fut précédemment évêque (à Butembo) par les autorités du RCD-Goma qui contrôlaient alors la région. Suite aux pressions populaires et de la communauté internationale, il rentra triomphalement à Bukavu en septembre 2000 pour décéder quelques semaines plus tard le 4 octobre 2000 d’un arrêt cardiaque lors d’un voyage à Rome, vraisemblablement épuisé par les mois de lutte incessante pour la défense du peuple du Kivu.

2006 : Deuxième tour J. Kabila – J.-P. Bemba

Bemba Gombo vs Kabila Kabange, deux challengers du second tour des présidentielles de 2006 RDC.

 

Le second tour des élections présidentielles entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila qui se soldèrent par des échauffourées ensanglantées, causant des morts dans la capitale congolaise, la prise du pouvoir par Joseph Kabila, l’exil de Bemba en Portugal (pour motif officiel de soins médicaux et vacances), où il fut quelques jours après cueilli par la Cour Pénale Internationale (CPI). Après sa défaite face à Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle d’octobre 2006, Jean-Pierre Bemba s’était engagé à mener une « opposition républicaine » au gouvernement de celui-ci. Bemba a été élu sénateur en janvier 2007. Son refus de fondre sa garde personnelle au sein de l’armée gouvernementale, au début 2007, l’a conduit à un affrontement direct avec le pouvoir.

2008 : Prise de Rutshuru par le CNDP et L. Nkunda

"Général" Laurent Nkunda
Gén. Laurent Nkunda, commandant du CNDP

L’incursion à Rutshuru des hommes du général Laurent Nkunda (CNDP). La ville de Ruthsuru est prise entre le 28 et le 29 octobre 2008 par les troupes rebelles du CNDP de Laurent Nkunda, tutsi congolais, ancien officier, successivement, de l’APR (Armée patriotique rwandaise), du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), mouvement politico-militaire basé à Goma (soutenu par le Rwanda pendant la transition) et de l’ANC (Armée nationale congolaise). Le RCD s’est transformé en parti politique et a participé aux différentes élections congolaises. Le CNDP est créé par Laurent Nkunda qui a refusé d’intégrer, après les élections, les FARDC (Forces Armées de la RDC) pour ériger une insurrection armée menée contre les institutions de la RDC (avec le soutien du Rwanda) visant à défendre la communauté tutsie congolaise contre de possibles ou probables représailles contre les tutsis congolais du mouvement armé rwandais FDLR (Front démocratique de libération du Rwanda) hutu réfugié au Congo. Les hommes de Nkunda ne sauront pas entrer à Goma alors qu’ils en étaient à la porte. Sous pression de la France, les hommes de Nkunda firent un repli alors que le passage pour Goma était sans obstacle et certains militaires loyalistes (FARDC) venaient de se retirer de l’aéroport international de Goma pour laisser libre passage aux agresseurs. Par la suite, survient les années de gloire du général Bosco Ntaganda (Terminator).

Nord-Kivu : J. Kahongya vs A. Nyamwisi – du rififi post-carnage à Beni

Réponse du berger à la bergère ou simple coïncidence ? La réplique Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu, balayant d’un revers de la main les propos de son ancien mentor, l’actuel opposant Antipas Mbusa Nyamwaisi n’ont pas surpris. Comme pour manifester leurs états d’âmes, ces deux anciens alliés ont récupéré, chacun à sa manière, les récents événements tragiques de Beni ville et territoire, ayant causé la mort par exécutions à l’arme blanche de plus de 80 personnes dans l’ancien QG de l’ancienne rébellion du RCD/K-ML.

C’est sur les ondes de la « très africaine » RFI que se sont exprimés la semaine dernière Antipas Mbusa Nyamwisi et son ancien poulain Julien Paluku Kahongya. Le premier est un ancien ministre, le second est ancien maire de Butembo et de Béniville et est actuel gouverneur du Nord-Kivu.

Au-delà de l’incompétence, c’est plutôt de la complicité », a fait savoir Mbusa Nyamwisi
Antipas Mbusa Nyamwisi (Ph. DR/RFI)

Mbusa Nyamwisi, met en cause la version officielle des massacres survenus en Béniville et Beni territoire et attribués par les autorités aux rebelles ougandais des ADF-Nalu. Pour lui, l’armée congolaise n’a pas fait preuve que d’incompétence. L’ancien patron de la rébellion RCD-KML accuse le général Muhindo Akili aka Mundos, le commandant de l’opération Sokola censée lutter contre les ADF-Nalu, d’être le complice des rebelles. Mbusa Nyamwisi exige une enquête indépendante. « Des ADF-Nalu massacrent plus de 80 citoyens dans un périmètre de 50km² où il y a des milliers de soldats congolais, et bien entendu la Monusco [la force onusienne en RDC], sans que l’armée ne soit en mesure de capturer un seul de ces assaillants. Au-delà de l’incompétence, c’est plutôt de la complicité », a fait savoir Mbusa à Sonia Rolley de RFI.

Ces massacres des populations civiles sont une manœuvre utilisée par l'ennemi pour opposer les populations à ces dirigeants, d'après le gouv. du Nord-Kivu
Julien Paluku Kahongya, Gouverneur du Nord-Kivu (Ph. M. Kemal/GPNK)

Pour Julien Paluku, « ces massacres des populations civiles sont une manœuvre utilisée par l’ennemi pour opposer les populations à ces dirigeants. » « Il a été constaté une confiance renouvelée de la population aux Fardc qui ont défait le M23 comme les ADF-NALU qui ont inventé un autre mode opératoire», précise le gouverneur du Nord-Kivu sur le site officiel de sa province, précisant que des opérations Sokola, avant la mort du Général Jean-Lucien Bauma Ambamba, on a noté 38 combattants ADF-NALU capturés avec 25 de leurs dépendants, 52 otages libérés en état lamentable. Par contre, après Bauma, 26 combattants ADF-NALU ont été tués avec 15 armes dont 3 bombes artisanales, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, une autorité nationale farouchement opposée à Mbusa Nyamwisi affirme dans l’anonymat : « Même si je n’ai pas été d’accord avec lui [Mbusa Nyamwisi, ndlr] sur certains points de vues, je partage pour cette fois sa position. Il est connu de plusieurs que le Général Mundos n’est pas la bonne personne pour le retour de la paix au Nord du territoire de Beni, non moins pour l’éradication des ADF. » Lire la suite Nord-Kivu : J. Kahongya vs A. Nyamwisi – du rififi post-carnage à Beni

Le Nord-Kivu n’est-t-il pas une autre Somalie ?

Après une période de calme apparent dans le Grand Nord – la zone qui descend des montagnes de Rwenzori au fond du lac Édouard et dans le parc national des Virunga – l’insécurité refait surface, meurtres à la manchette, d’attaques sommaires, des enlèvements et les personnes qui fuient les villages autour d’Oïcha et de la ville de Beni, troisième ville du Nord Kivu à l’est de la RDC – tel est devenu le quotidien des habitants de cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo. Ces attaques sont à tort ou à raison attribuées au groupe rebelle ADF qui a une direction de radicaux islamiques Ougandais et opérationnel dans la région de Beni depuis bientôt deux décennies et demie.

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

En Janvier 2014, l’armée congolaise, les FARDC, a lancé l’opération Sukola (nettoyer en lingala) contre les ADF après un haut profil victoire contre M23 près de Goma.Avant cette MONUSCO se préparait à prendre sur les rebelles par la portée de la logistique, l’organisation de programmes de sensibilisation dans les différentes villes et villages et les activités de renseignement.Le lancement coup de Sukola forcé la main avant que ces activités ont été réalisées.

Une source diplomatique de très haut niveau précise qu’à Kinshasa, il a été présenté comme un «fait accompli» le long des lignes de: « vous prenez le FDLR nous prendrons les ADF. »

Au moment, une campagne purement militaire contre les ADF risquait de piétiner, avec probabilité que la plupart des combattants locaux se dissolvent parmi leurs communautés de provenance, aux alentours de Beni et de Kasese, en cheval entre l’Ouganda et la RDC. A Beni c’était évident dès le début de l’opération militaire. Ce n’est que récemment, que trois familles composées d’environ 30 personnes ont été arrêtées dans la ville de Beni et accusés d’être connecté à l’ADF. Armes et des bombes artisanales auraient été trouvées dans les résidences des ces présumés collaborateurs des ADF/NALU. Quatre autres combattants capturés par l’armée ont également été récemment exposé à des journalistes alors qu’ils ont encore à faire face à un procès. La parade des prisonniers et d’anciens otages a été élevé de rassurer le public à une forme de gesticulation politique qui défie toutes les considérations éthiques énoncés dans la Convention de Genève. Lire la suite Le Nord-Kivu n’est-t-il pas une autre Somalie ?

Nord Kivu : Des vrais faux ADF/Nalu tuent à Beni ville

17 morts de plus dont un militaire, c’est le bilan d’une incursion nocturne attribuée aux rebelles ougandais ADF/NALU au nord de la ville de Beni, dans le quartier Ngadi, la nuit du 15 au 16 octobre. La ville observe une journée de deuil.

Rebelles dans l'Est de la RDC (Ph. Tiers)
Rebelles étrangers dans l’Est de la RDC (Ph. Tiers)

Lire la suite Nord Kivu : Des vrais faux ADF/Nalu tuent à Beni ville

Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

Le prix Nobel de la paix 2014 a finalement été accordé à la jeune pakistanaise Malala Yousafzai et à l’indien Kailash Satyarthi. Pour Dénis Mukwege, « on attendra encore », dixit la Lucha.

La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)
La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)

La jeune militante pakistanaise Malala Yousafzai a fini par décrocher le prix Nobel de la paix 2014 qu’elle partage avec Kailash Satyarthi, un autre militant indien du droit des enfants. Si la challenger de Denis Mukwege à l’édition 2013 a été repêchée cette année, il faudra attendre encore pour « l’homme qui répare les femmes », estime une militante de la Lucha, un mouvement citoyen de Goma au Kivu.

Les deux lauréats ont été choisis par le comité parmi une liste 278 candidats « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation », a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland. En 95 prix remis à 128 lauréats, c’est la 29e fois que le prix Nobel de la paix est remis conjointement à deux personnes. Lire la suite Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

Goma Needs Water…

#GomaVeutDel’Eau ou #GomaNeedsWater est une campagne de Lutte pour le Changement (LUCHA) visant à plaider aux autorités provinciales et nationales sur la nécessite d’accéder à l’eau potable dans la ville de Goma. La campagne date de longtemps et si vous êtes intéressés par la réponse y réservée par le Gouverneur de la Province. Comme par courtoisie politique, l’homme répond:

Comprenez enfin que Goma ne manque pas des sources d’eau, il est à bord du lac Kivu. Un gigantesque réservoir d’eau nécessitant seulement un approvisionnement et traitement.

Il est temps ou jamais de s’y mettre…

 

Procès Mamadou Ndala : Une trêve stabilisante

Trois jours après l’ouverture du procès des présumés assassins du colonel Mamadou Moustapha Ndala, la cours suspend momentanément la procédure pour 72 heures. La disparation inopinée et quelque peu intelligemment machinée du témoin clé dans cette affaire a compromis tout avancement sérieux. La matière s’épuise, les haleines dessèchent, la vérité brûle à petit feu, on préfère se plier au temps.

Col. Mamadou Ndala et ses homes au front de Kibati après la fuite du M23 (Ph. Tiers)
Col. Mamadou Ndala et ses homes au front de Kibati après la fuite du M23 (Ph. Tiers)

Le décès du sergent Arsène Ndongala a remis la pendule à zéro dans le dossier qui oppose le ministère public aux présumés auteurs et témoins de l’assassinat du colonel FARDC Mamadou Ndala Moustapha. La cours et la défense semblent ne plus avoir de la matière à traiter. Le sergent Ndongala s’en allé avec l’autre morceau de la gomme. Dans le public, on lit désarroi et désintéressement nourri de sentiment d’éventuelles représailles. Lire la suite Procès Mamadou Ndala : Une trêve stabilisante

Procès Mamadou Ndala : La vérité s’éloigne de plus en plus

L’inattendue est presqu’arrivée. Le seul témoin vivant et retenu par la cour dans le procès Mamadou Ndala a rendu l’âme ce jeudi 2 octobre 2014 alors qu’il devait déposer son deuxième réquisitoire.

La nouvelle est tombée tel un coup de foudre. Le seul témoin vivant dans le procès qui oppose le ministère public aux présumés assassins du colonel Mamadou Ndala est mort. Le sergent-major Arsène Ndabu, ex-chauffeur du tombeur du M23, était parmi les 12 prévenus jugés depuis le 1er octobre à Beni ville au Nord Kivu pour l’assassinat du colonel Ndala en début de cette année. Lire la suite ici

Affaire Mamadou Ndala : « La jeep aurait été incinérée par le chauffeur du colonel »

D’après l’officier du ministère public, le chauffeur du colonel Mamadou Ndala aurait expressément incendié la jeep après l’assassinat crapuleux du vaillant tombeur du M23. Le colonel Ndala avait été touché par la roquette, mais son chauffeur, présumé complice du complot, aurait expressément mis le feu sur la jeep afin de dissimuler les traces et compromettre toute enquête.

Quelques prévenus au procès Mamadou Ndala à la tribune du 8 mars à Beni (Ph. Ley Uwera)
Quelques prévenus au procès Mamadou Ndala à la tribune du 8 mars à Beni (Ph. Ley Uwera)

À en croire cette version soulevée par l’officier du ministère public, tout se passe comme dans un film policier. L’ombre participe à la neutralisation de sa proie et appelle au secours. C’est ce qu’aurait fait le 2 janvier 2014 le sergent Arsène Ndambo Ndongala, chauffeur du colonel Mamadou Ndala après que l’obus d’un tireur embusqué ait touché le convoi. Le colonel avait trouvé la mort sur le champ mais pour empêcher le éventuelles enquêtes et autopsies sur le corps, le chauffeur aurait mis le feu sur la jeep.

Lors de l’ouverture du procès à la tribune du 08 mars de la mairie de Beni-ville ce mercredi 1er octobre 2014, le chauffeur de feu le colonel Mamadou est le seul prévenu auditionné par la cour. Le public est serein, rassuré par les appels au calme de la société civile du Nord-Kivu qui l’a mobilisé. La veille, les organisations citoyennes du Nord-Kivu et de Beni ville et territoire ont émis le vœu de voir les affaires tirés aux clairs dans cette affaire. Mais elles n’ont pas cachés leurs craintes d’assister à un simulacre de procès ou parodie de justice « comme dans l’affaires Floribert Chebeya« , soutient un militant de la Lucha, un mouvement citoyen de Goma, capitale du Nord-Kivu. « On craint que tout ceci soit un montage« , renseigne un des assistants à l’audience car « la plupart des prévenus ne maîtrisent ni leurs dates de naissance, ni avec précision de leurs origines« , renchérit-il.

Dans l’audience de ce mardi, le ministère public a estimé que l’ex-chauffeur de Mamadou Ndala est « en quelque sorte complice de l’assassinat du général et de deux de ses gardes du corps« . Le chauffeur est poursuivi pour « complicité, recel, non assistance aux personnes en danger, vol d’argents et d’effets personnels des victimes et présomption de suppression délibérée des traces« , soutient l’officier du ministère public.

L’assistance et la cours s’appuient sur une vidéo prise au lieu quelques minutes après le forfait. Comme dans cette interprétation de l’un experts assistant au procès, il ya à craindre et à laisser penser.

« Des tirs sans roquettes à 9km du centre ville de Beni, le chauffeur regarde à côté et contemple le colonel touché. Il avance encore 1km 100m de plus vers le nord de la ville, soit 1km 100 du lieu du crime puis s’arrête un moment. Sans vraiment lire le deuil dans ses yeux, il s’arrête pour en quelque sorte constater que le colonel et deux de ses gardes sont vraiment morts. Sans alerter personne, sans recourir ni à la radio VHF à au téléphone portable pour appeler au secours, il s’occupe à fouiller les corps des victimes, récupérer quelques sou, la Radio VHF colonel Ndala et les cordelettes de ses gardes touchés puis prend la direction de Mavivi [localité située à 12 km du centre ville de Beni et abritant un aéroport international à chantier, campement de la Monusco et de l’Unité de réaction rapide des FARDC, ndlr], pour informer les autres militaires sur place.« 

D’après le ministère public, le chauffeur devrait arrêter le véhicule soit continuer jusqu’au campement de l’unité commando FARDC de Mavivi qui n’était qu’à 2km du lieu du forfait. « En s’arrêtant à 1km100, le chauffeur a permis aux tireurs embusqués de prendre les larges et de se volatiliser dans la nature« , précise l’officier du ministère public, expliquant que « le chauffeur aurait expressément laissé un bon moment avant d’appeler au secours, puis mettre le feu sur la jeep.« 

Au coup de 16 heures de Beni, la séance est suspendue. Seul le sergent Ndambo Ndongala Arsène, ex-chauffeur du colonel Mamadou Ndala a comparu. En plus de non assistance aux personnes en danger, Ndongala devra poursuivre son argumentaire dans les prochaines séances sur d’autres faits qui lui sont retenus, notamment le vol de l’argent de son chef Mamadou Ndala, la détention de quelques objets d’autres victimes Koko Madimba Tshilumba et Mado Badinza, mais aussi la plus crapuleuse et viscérale mise en feu de la jeep !

Arsène Ndongala est assisté dans cette affaire par Maître Augustin Tshisambo du barreau de Kananga qui voudrait voir comparaitre Monsieur Moussa Demba Diallo de l’information publique de la Monusco-Beni. D’après Me Tshisambo soutenu par la cour, Moussa Demba devra comparaitre lors de l’audience de ce jeudi 03 octobre. Il lui est reproché d’avoir passé plus de trois quarts d’heure au lieu du crime. Sera aussi à la barre, le colonel Birotsho, ancien attaché à la défense de l’ambassade de la RDC à Kampala en Ouganda, pour des prétendues transactions financières avec les victimes le jour même du crime, à l’hôtel Albertine situé au Nord de la ville de Beni, soit à près de 5 km du lieu du drame le 02 janvier 2014.

Mc.-Héritier Kapitene


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Butembo : La police disperse la marche de l’opposition

La marche de l’opposition politique a été dispersée l’avant midi du samedi 13 septembre 2014 par les éléments de la police nationale congolaise.

Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)
Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)

Prévue pour partir du Rond-point Monseigneur Kataliko vers le Nord de la ville, cette marche pacifique des parties politiques de l’opposition en ville de Butembo a été dispersée par les hommes du colonel Blaise Dimundu Kiasi, commandant de la police dans cette ville du Nord-Kivu, qui répondait à un ordre donné par le maire Théodore Sikuli’Uva Saka Makala.

C’est au centre ville de Butembo, au rond-point du Monument Historique, que cette manifestation contre le projet de révision et/ou modification constitutionnelle a été dispersée par la police. Certains marchants qui opposaient des résistances ont été passés à tabac par les éléments de l’« ordre » à l’aide des gaz lacrymogènes. D’après une source locale, des balles réelles ont été tirées à l’air afin de forcer les manifestants à prendre les larges. Nombreux de femmes et jeunes qui étaient associées à cette manifestation s’en sont sortis avec des blessures légères, précise notre source.

Dérapages de la Police

Outre les blessures causées, la police s’en est donné à des extorsions des biens des valeurs, argents, téléphones et autres sur les manifestants et les spectateurs. Une femme qui vendait dans une cabine publique au niveau de la station Takenga sur Rue président de la République s’est vu ravir toutes les cartes de recharges et une somme de 25 dollars à sa disposition par un agent de la police.

Une paralysie partielle d’activités a été observée sur une bonne partie du centre commercial de Butembo.

©The Kivu Times – Jumamosi, Septemba 13, 2014

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Toutes les entreprises de télécommunications fonctionnant à Butembo sont appelées à identifier toute personne physique ou morale qui achète une carte Sim.

Pylône d'un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)
Pylône d’un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)

C’est l’une des recommandations formulées par les membres du conseil de sécurité au cours de leur réunion de jeudi 11 septembre à l’hôtel de ville. Selon la presse de la mairie, c’est le maire intérimaire qui a présidé cette réunion. KAMBERE MATIMBYA Godefroid a fait savoir aux participants à cette réunion que les numéros des cartes Sim dont les propriétaires ne sont pas identifiés constituent une menace pour la sécurité de la ville et des environs. Par ailleurs, le conseil urbain de sécurité est revenu sur la question du port obligatoire des casques numérotés par tout conducteur de moto. Lire la suite Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Nord-Kivu : Butembo accueille ses premiers élèves de l’académie militaire de Kananga

Cinq élèves officiers à l’académie militaire de KANANGA séjournent à Butembo depuis le week-end dernier. Fils de la ville de Butembo, ils ont été présentés aux participants à la parade du lundi 8 septembre dernier.

Ils sont fiers de servir sous le drapeau pour le compte de Butembo, leur village natal.
De G. à D. : Kambale Musondolya, Paluku Fiston, Kambale Kabange Lukelo, Kambale Sikevahwa et Kambale Fiston, élèves officiers originaires de Butembo (Ph. Georges Kisando/CEJA-UCG)

Se confiant à la presse locale, ces fils du terroir ont déclaré qu’ils font partie des jeunes recrutés en 2012 lors de la dernière campagne de recrutement des candidats officiers dans l’armée nationale. L’un d’entre eux a affirmé qu’ils ont fini le deuxième graduat. « Nous serons en G3 l’année prochaine », a-t-il ajouté. Il a, par la suite, expliqué que l’académie militaire est une université militaire. Selon la même source, ils en sortiront gradués en sciences sociales et militaires.

Ce qui fait que les ressortissants de cette école militaire ont deux grades, l’un étant académique et l’autre militaire. Il faut noter que Kambale Musondolya, Paluku Fiston, Kambale Kambange Lukelo, Kambale Sikevahwa et Kambale Fiston sont parmi les 26 candidats élèves officiers représentant le Nord-Kivu dans cette promotion. Ils encouragent les autres jeunes à leur emboiter les pas afin de servir la Nation à travers l’armée nationale. Ces jeunes témoignent que tout se passe dans de meilleures conditions dans cette école militaire.

Quid de cette académie ?

L’Académie militaire de Kananga est désormais le passage obligé pour tout individu aspirant  accéder à la catégorie d’officier. Selon le statut régissant le personnel militaire des FARDC, l’accès au grade de sous-lieutenant ou enseigne de vaisseau de deuxième classe est soumis à deux conditions. La première condition consiste à avoir terminé avec succès la formation d’officier dans une académie militaire nationale ou étrangère reconnue par le gouvernement tandis que la seconde recommande que l’intéressé ait suivi, avec succès, la formation d’officier, d’une durée d’au moins neuf mois, assurée dans une académie militaire de niveau supérieur ou universitaire reconnue par le gouvernement.

À en croire Kasaï Direct, l’académie militaire de Kananga a passé un moment historique dernièrement. Recouverte en 2011, après une longue période de léthargie, c’est par la 26ème promotion qu’elle a levé les lampions d’une nouvelle formation militaire en RDC. Ces candidats officiers sélectionnés à travers toutes les provinces du pays ont pris l’engagement de se conformer sans faille aux us et coutumes militaires du pays.

By Marcel Héritier K. – avec Georges Kisando – 10/09/2014 12:37:12

(Crédit Photos : Centre d’Études Juridiques Appliquées – CEJA/UCG)

Butembo : Mista Poa vs Bigsoton, le feuilleton de « Poulet braisé » calqué sur The P-Square

Être une star, c’est aussi faire parler de soi. Pour un artiste ou une star, disparaitre des médias c’est aussi disparaitre de la scène. Fidèle à la stratégie, Kasereka Maliro dit Mista Poa et Bigstone Kavusa ont opté pour un « fait divers » pour captiver les médias de Butembo-Beni, leurs fiefs, qui semblaient les fourrés au second plan. Poa Kasereka et Bigstone ont essayé de « se disputer » un poulet braisé offert par un mécène de la place.

Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)
Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)

C’est à l’Hôtel Butembo, dans la deuxième ville du Nord Kivu que le feuilleton se joue. Le vendredi 5 septembre, vers 22 heures, après un concert de Bigstone Kavusa, un mécène leur offre un plat de poulet braisé. Du coup, devant des témoins et des curieux, les deux enfants du quartier Kambali de Butembo se disputent le plat.

Le manager de Poa « el’Mayonza – o’mwana wa bayira » [Fils du terroir, ndlr] est pourtant formel à ce sujet et renvoi tout à une blague. « Il ne s’est agit que d’un scénario convenu par les deux artistes pour attirer la presse« , nous confie-t-il. Depuis un moment, ces deux stars de la chanson de Butembo-Beni évoluant tous entre Goma, capitale du Nord-Kivu et Kampala, capitale ougandaise, étaient absents des médias. Ils ne faisaient plus parler d’eux. « Il fallait qu’ils fassent parler d’eux pour reconquérir la scène musicale Bénilubéroise« , précise le manager de l’auteur de Journaliste en danger.

Pour les témoins cet événement qui retient l’haleine des chroniqueurs musicaux, journalistes des desks arts et analystes culturo-artistiques du Grand Nord-Kivu, Poa Kasereka a failli poignarder son ami et challengeur Bigstone avec qui ils riment les cordes vocales. La fausse dispute a tourné à un échange des coups de boxes entre les deux révélations de la chanson du Grand Nord-Kivu, au point de briser les vitres du restaurant de l’Hôtel Butembo.

Poa, fidèle à la tradition

Le patron du groupe Karameh n’en est pas à son premier montage. Kasereka Maliro dit Mista Poa joue entre stratégie et art. Il manipule bien ses proies et les dompte. Bénicien à Beni, Bubolais à Butembo, Gomatracien à Goma et… Ougandais à Kampala, Mista Poa est accroché au principe qu’Art et Polémique sont jumeaux.

En 2013, Mista Poa a su convaincre son ami Mumbere Wahemukire dit Wahems de Goma de se présenter candidat pour la Vodacom Super Star en ville de Butembo afin de disperser les voies et chances de gagner de ses challengers dans la course, Diamant Eugène Kambale, Aganze Musole Agakan, Kalonji Rashid, Rossignol César Armani etc. Le pari était bien joué car, bien que les résultats des éliminatoires de Butembo aient été annulés, Mista Poa Kasereka avait été plébiscité représentant de la ville commerciale de Butembo, suivi de Mumbere Wahems.

La même année, Poa Kasereka, encore dans leur défunt groupe dit Rang Social, avaient convenu avec Mista Kanga de chanter chacun dans son maxi-sigle et sur les mêmes instrumentaux une chanson de même titre « Tulia ». Aux allures de Mbwakela et conseils, le public avait interprété le tube Tulia comme une crise entre les deux poulains de Dadi Saleh. En réalité, c’était pour captiver les médias et les mécènes, on avait fini par comprendre.

Mimer les frères P-Square

Pas plus tôt qu’en avril 2014 que Nollywwod annoncait la séparation des jumeaux P-Square. En effet, sur le réseau social, Jude Okoye, frère et manager des jumeaux Peter et Paul avait déclaré : « Après 10 ans, c’est fini, je n’en peux plus« . Cette petite phrase qui avait l’air anodine a créé une onde de choc dans la communauté des fans du groupe, et dans le showbiz nigérian, au point de désoler le autres professionnels de musiques parmi lesquels le célèbre DJ Jimmy Jatt qui avait affirmé : « Vous êtes des frères, vous n’avez pas le choix, vous devez rester ensemble. (…) Je crois en vous« . La rumeur avait été diffusée sur un blog. Le producteur du groupe avait alors rejeté cette information qu’il avait qualifiée de calomnieuse.

En réalité, les frères P-Square ne se sont jamais séparer. C’était juste un stratagème pour captiver les médias Nigerians captivés par l’élan de Davido qui devenait « seul maître » à bord ; à en croire The Lagos Post.

C’est visiblement à ce même jeu qu’ont joué Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, afin d’attirer les phares du public emporté par des faits divers politiciens et d’autres news de la urban pop & reggae Bénilubéroise.

© The Kivu Times, Monday, September 08, 2014

RDC – Rwanda : Cette démarcation des frontières qui effraie au Kivu

Contre toute attente, des résultats de la commission de démarcation des frontières RDC-Rwanda seront validés au Rwanda. Pourquoi les membres de la commission mixte RDC-Rwanda ont-ils choisi Kigali pour procéder à la validation des conclusions des travaux de démarcation des frontières communes?

"Question Frontalière RDC - Rwanda", vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)
« Question Frontalière RDC – Rwanda », vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)

C’est à la rentrée parlementaire à Kinshasa, soir le 15 septembre prochain que les données de cette commission seront validées dans la capitale Rwandaise. En terminant leurs travaux le 30 août dernier, les experts de cette commission mixte pouvaient réserver la primeur des conclusions de leurs travaux aux gouvernements de deux États, en attendant les débats au niveau de deux chambres de leurs parlements respectifs.

La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre. En effet, qu’on le veuille ou pas, il s’agit d’une question sensible et d’une charge émotionnelle indéniable du fait qu’il n’y a pas si longtemps, l’on a vécu au niveau de la frontière commune dans le territoire de Nyiragongo des accrochages sanglants entre des éléments des FARDC et des RDF/APR, qui se sont soldés par la mort d’un militaire congolais enlevé avant d’être exécuté au Rwanda.

La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.

Silence radio au parlement RDCongolais

Étonnamment, les élus qui composent les deux chambres du parlement congolais, préoccupés par la « révision/modification de la constitution » ; ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération. Pire encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation, pendant que « la terre s’en va ». Déjà, à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, une source proche de la commission parle d’un éventuel débordement de la RDC vers le Rwanda, au niveau de la petite barrière entre Goma et Gisenyi. Pour cette source, une partie du quartier Birere de Goma serait intégrante à Gisenyi.

Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kigali mime Moscou

Le Rwanda n’a jamais caché ses visées hégémoniques sur la RDC, considérée comme sa terre d’exploitation et de peuplement. Essentiellement le Kivu, où le régime au pouvoir à Kigali a toujours rêvé de déverser des populations rwandaises, ce qui lui permettrait d’évoquer dans un avenir lointain ou proche le principe d’autodétermination des peuples en vue de proclamer le rattachement à la patrie-mère, à l’instar de la Russie qui vient d’annexer la Crimée sous les yeux et la barbe des puissances occidentales, encore tétanisées par tant d’audace et de témérité.

Pendant que l’épineuse question de retour volontaire des FDLR préoccupe les autorités de la sous-région, ce n’est pas le moment favorable ou opportun pour procéder à la démarcation des frontières communes dès lors que là méfiance n’a pas encore été évacuée au sein des populations congolaises, victimes des rébellions créées régulièrement et toujours sous des prétextes fallacieux, avec un bilan macabre qui n’a rien à envier à celui du génocide rwandais de 1994.

Selon Roger RACHIDI Tumbula, expert du gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la commission mixte «sur le lac Kivu, il suffirait de se servir des hors-bords dotés des GPS pour retrouver dés coordonnées géographiques ». Preuve s’il en faut une que l’on peut s’appuyer sur des instruments de la technologie moderne pour procéder à la démarcation des frontières entre la RDC et Rwanda. Car, comme les experts de cette commission mixte ont déjà constaté des pertes des bornes frontalières, quand et comment va-t-on les retrouver ? En outre, au regard de la méfiance des. Congolais vis-à-vis du régime au pouvoir à Kigali, la sagesse devrait recommander le gouvernement de Kinshasa de privilégier l’expertise internationale pour ce faire. D’autant plus qu’il existe des cartes géographiques au Musée de Tervuren à Bruxelles, dans les archives du Ministère des Colonies, au Musée Royale Géographique de Londres et ailleurs dans le Monde.

By Lola K.M.