Archives pour la catégorie Internationale

L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

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Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

burundi-1Lors de sa réunion du mardi 10 janvier, le comité politique et de sécurité (COPS), organe du Conseil des ministres de l’UE réunissant les ambassadeurs des Etats membres chargés de la PESC et de la PSDC, devrait approuver le principe d’une contribution de la « Facilité africaine de paix » à hauteur de 10 millions d’euros à la mission d’observateurs des droits de l’Homme et d’experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Cette enveloppe couvre une période de douze mois, du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, et vise à soutenir le déploiement de la mission et ses activités. Lire la suite Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

L’OTAN et la Russie font un pas en avant pour réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique

L’OTAN et la Fédération de Russie sont parvenus à s’accorder, le 19 décembre, sur l’idée de ranimer un groupe d’experts pour discuter de mesures visant à réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique.

merCe groupe d’experts a déjà travaillé sur cette question sous les auspices de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en 2014 et 2015. L’idée de reconduire ses travaux, initiée surtout par la Finlande, a été évoquée à plusieurs reprises, notamment lors de la dernière rencontre entre le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov fin septembre (EDD 922).

Le Conseil OTAN-Russie, qui s’est réuni lundi 19 décembre, l’a validé en acceptant que les experts alliés et russes se retrouvent en Finlande, au cours du printemps 2017, avec le concours de l’OACI. « Les participants à cette réunion examineront l’avancement de la mise en œuvre des recommandations faites par l’équipe de projet Mer Baltique (Baltic Sea Project Team, BSPT) » et « ils chercheront par ailleurs à déterminer s’il convient d’entamer d’autres travaux », a indiqué M. Stoltenberg à l’issue de la réunion.

Les recommandations qui avaient été faites par ce groupe sont de nature non contraignante. Les alliés reprochent à l’aviation militaire russe de ne pas toujours les respecter, notamment en éteignant les transpondeurs de bord. Mais, ils reprochent aussi les comportements parfois « dangereux » des pilotes russes, ce qui constitue un problème qui ne peut pas être réglé au seul niveau réglementaire, a souligné un diplomate allié à EDD. C’est ce qu’a également mis en évidence M. Stoltenberg : « Il est important que nous respections tous les règles déjà en vigueur, que nous ayons un comportement responsable et sûr, et que nous suivions en tout temps de bonnes pratiques de pilotage ».

Au cours de la discussion à propos de l’Ukraine qu’ont eu les ambassadeurs alliés et le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN Alexander Grushko, ce sont les divergences de vues habituelles qui se sont fait entendre. « Il y a entre les alliés et la Russie de profonds désaccords au sujet » de la situation dans l’est de l’Ukraine, a constaté le secrétaire général. Si les deux parties font le même constat que le cessez-le-feu est régulièrement violé, ils n’en attribuent pas la responsabilité au même belligérant. « Les violations du cessez-le-feu ont atteint un niveau record ces derniers mois, et les armes lourdes n’ont pas été retirées. De surcroît, les observateurs de l’OSCE ont été pris pour cible à de multiples reprises », a de nouveau constaté M. Stoltenberg, en rappelant que, selon les alliés, les accords de Minsk restent la seule voie possible pour mettre fin au conflit.

Finalement, les alliés et M. Grushko ont fait un point sur la situation sécuritaire en Afghanistan et ont abordé les questions relatives aux activités militaires et à la transparence. Sur cette dernière question, la Russie a fait un exposé sur l’exercice KAVKAZ 2016, qui a eu lieu récemment avec la mobilisation de 12 500 soldats et l’OTAN a fait un exposé sur l’exercice Trident Juncture 2016, qui a mobilisé moins de 500 soldats et a eu comme objectif de contribuer à la certification de la Force de réaction de l’OTAN pour 2017.

De nombreux alliés se sont déclarés particulièrement préoccupés par le recours excessif aux exercices impromptus par l’armée russe. M. Grusko a, pour sa part, dénoncé une nouvelle fois le renforcement en cours du flanc Est de l’OTAN et ce qu’il considère comme l’intention de l’OTAN de déployer des troupes dans les pays baltes de manière permanente.

Agence Europe

 

Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

SYRIE: les dirigeants allemand, britannique, français, italien, américain et canadien exhortent à un cessez-le-feu immédiat à Alep

La chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique Theresa May, italien Matteo Renzi, canadien Justin Trudeau et les présidents français François Hollande et américain Barack Obama ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

A Alep, après un bombardement. (Photo : Thaer Mohammed/AFP)
A Alep, après un bombardement.
(Photo : Thaer Mohammed/AFP)

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations unies pour Alep (évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible mais constante de médecins) les dirigeants exhortent le régime à faire de même « d’urgence, pour soulager la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l’Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », et des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire ».

Les dirigeants dévoilent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le conseil de sécurité de l’ONU, et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s’engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à oeuvrer pour une solution politique malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires.

AGENCE EUROPE

 

OTAN/AFGHANISTAN: la mission Resolute Support devra probablement se poursuivre au-delà de 2017, selon le général John Nicholson

La décision de maintenir en 2018 la mission de l’OTAN en Afghanistan Resolute Support n’a pas encore été prise, mais son commandant, le général John Nicholson, a déjà estimé qu’elle devra probablement être préservée si les alliés ne veulent pas retrouver à leurs portes les quelques 20 groupes terroristes qui y sévissent.

Les ministres alliés des Affaires étrangères ont examiné la situation en Afghanistan avec leurs homologues afghan et des pays partenaires lors d’une session de travail consacrée à la mission Resolute Support, mercredi 7 décembre. « La situation en Afghanistan est et restera difficile », mais nous avons surtout souhaité « réaffirmer nos engagements mutuels », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, à l’issue de la réunion. Il a déclaré que les alliés allaient prendre une décision sur l’avenir de la mission dans le courant de l’année prochaine.

Le ministre afghan des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani s’est félicité de ce « message fort » de soutien de l’OTAN. S’il a dit espérer que la situation en 2017 allait suffisamment s’améliorer pour permettre un redéploiement des soldats alliés, il a affirmé en même temps qu’un tel retrait ne pourra être fondé que sur des conditions précises et non sur un calendrier prédéterminé.

Le général Nicholson est arrivé à Bruxelles avec un double message. D’une part, la situation sécuritaire ne permet pas, selon lui, d’envisager la fin du soutien, sous sa forme actuelle, de l’OTAN et des États-Unis. D’autre part, le combat contre la présence du groupe Daech dans le pays, qu’il a évaluée à 1000 combattants, progresse suffisamment bien pour envisager une victoire en 2017. Ce groupe reçoit du financement de Syrie, mais pas de combattants, a-t-il dit. Il a, par ailleurs, appelé la Russie a cesser de légitimer les talibans et le Pakistan à combattre le groupe Haqqani.

L’OTAN appelle au maintien des sanctions économiques contre la Russie

La réunion des ministres alliés des Affaires étrangères, mardi 6 décembre, a montré que le consensus consistait toujours à proroger les sanctions économiques à l’encontre de la Fédération de Russie.

ocidentaux« La communauté internationale doit continuer à faire pression sur la Russie pour qu’elle respecte ses obligations. En particulier quand la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine reste si grave, il est important que les sanctions économiques soient maintenues », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, mercredi 7 décembre, à l’issue de la réunion de la Commission OTAN-Ukraine. Les ministres alliés ont également discuté des relations avec la Russie la veille, lors du dîner. M. Stoltenberg a affirmé que les sanctions ne devaient être levées que si la Russie venait à changer d’attitude. Or, « jusqu’à présent, nous n’avons pas vu grand-chose en ce sens », a-t-il estimé.

Le Conseil européen, qui se réunit le 15 décembre, devrait discuter d’une nouvelle prorogation des sanctions économiques, qui ont cours jusqu’au 31 janvier. Selon les ministres des Affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski et allemand Frank-Walter Steinmeier, il ne devrait pas y avoir de difficultés particulières pour les renouveler.

Devant la presse, M. Stoltenberg a également appelé « toutes les parties », dont l’Ukraine, « à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre les accords de Minsk », tout en ajoutant que « la Russie avait une responsabilité importante pour mettre fin au conflit ». De son coté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkin a confirmé aux alliés l’engagement de son pays à mettre en œuvre les accords.

Pour le secrétaire général de l’OTAN, cette mise en œuvre doit commencer par un « cessez-le-feu immédiat et complet ». Il est revenu en détails sur la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine, qu’il a qualifiée de « grave », à cause de « nombreuses violations du cessez-le-feu ». Le mois dernier, il y a eu « une augmentation massive des violations du cessez-le-feu et ces violations continuent avec des centaines d’explosions causées chaque jour par des équipements interdits en vertu des accords de Minsk », a-t-il dit. Selon lui, les armes lourdes n’ont pas été retirées des zones de combats et « seulement 13% des armes lourdes enregistrées auprès de l’OSCE peuvent être tracées ». Il a ajouté que les forces soutenues par les Russes continuaient à restreindre la libre circulation des observateurs de l’OSCE. « Certains observateurs sont même devenus des cibles », a-t-il dénoncé.

Rappelant que la diplomatie offrait la seule solution viable à la crise en Ukraine, M. Stoltenberg a finalement qualifié de « regrettable » l’échec de la réunion des ministres du format Normandie le 29 novembre dernier.

AGENCE EUROPE

 

Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

Dans un décret passé quasi inaperçu, l’Union européenne est accusée de chercher, conjointement avec les Etats-Unis, à « saper la stabilité régionale et globale ».
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Après deux années de fortes tensions alimentées par l’annexion de la Crimée, en mars 2014, le conflit dans l’est de l’Ukraine, puis l’intervention russe en Syrie, Vladimir Poutine avait paru vouloir marquer une pause dans la confrontation avec l’Occident.

« Contrairement à certains de nos collègues étrangers qui voient en la Russie un adversaire, nous ne cherchons pas et n’avons jamais cherché d’ennemis », avait-il déclaré, lors de son discours annuel à la Nation, le 1er décembre, ajoutant : « Nous avons besoin d’amis. » Le même jour, cependant, le Kremlin publiait un décret signé par le chef de l’Etat qui entérine la nouvelle guerre froide. Lire la suite Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

UE : 221,4 millions d’euros pour l’Egypte, la Libye, la Jordanie et la Syrie

La Commission européenne a adopté, jeudi 1er décembre, un paquet de 221,4 millions d’euros pour soutenir des projets en Égypte, en Jordanie, en Libye et en Syrie qui doivent promouvoir « la croissance économique, la création d’emplois, la démocratie, la résilience et la reconstruction, et pour améliorer la santé et la qualité de vie », selon un communiqué.

La Jordanie va bénéficier de 115 millions d’euros pour deux projets. Le premier, doté de 100 millions d’euros, vise à améliorer la santé, la qualité de vie et les conditions environnementales de la population. Le second, qui dispose de 15 millions d’euros, doit soutenir le processus de réforme du pays « vers la consolidation d’une démocratie plus profonde ».

Pour la Syrie, 80 millions d’euros vont être consacrés à « renforcer la résilience » de la population à l’intérieur de la Syrie, via des projets qui l’aideront à faire face aux effets de la crise actuelle, « contribuant ainsi à s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Cela « ouvrira ainsi la voie au redressement et à la reconstruction du pays », selon la Commission.

L’Égypte va bénéficier, sur une période de deux ans (2016-2017), de 20 millions d’euros pour des projets « favorisant une croissance économique inclusive et la création d’emplois, améliorant la vie des citoyens et contribuant à la stabilisation du pays ».

Enfin, une nouvelle aide de 6,4 millions d’euros est destinée à la Libye. Elle doit contribuer à l’autonomisation des institutions publiques en soutenant le système des finances et le secteur des médias.

AGENCE EUROPE

 

Vers une levée de l’embargo de l’UE sur le Cuba

Les ambassadeurs des vingt-huit États membres de l’UE ont approuvé, mercredi 30 novembre, l’abrogation de la position commune du Conseil qui subordonnait les relations entre l’UE et Cuba à des avancées en matière de droits de l’Homme sur la plus grande île des Antilles, et donné le feu vert à la signature de l’accord de coopération UE/Cuba. La signature de l’accord devrait avoir lieu lundi 12 décembre en marge du Conseil Affaires étrangères.

AGENCE EUROPE

 

L’UE salue la tenue pacifique de la présidentielle en Gambie

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale Neven Mimica ont salué, samedi 3 décembre, la tenue des élections en Gambie, le 1er décembre. Lors des élections, les Gambiens «ont exprimé leur volonté de voir un changement de direction », ont expliqué Mme Mogherini et M. Mimica, saluant l’engagement de la population envers les principes démocratiques. « L’acceptation rapide par le président Jammeh du résultat est un autre signe de renforcement de la démocratie en Gambie », ont-ils ajouté.

Le Haut représentant et le commissaire ont précisé que l’UE était prête à soutenir le président élu, Adama Barrow, son futur gouvernement et le peuple gambien sur la voie des réformes démocratiques, « réformes que M. Barrow a souligné lors de sa campagne électorale » et qu’elle restait engagée aux côtés du peuple gambien pour bâtir un développement durable et inclusif. Au pouvoir depuis 22 ans, Yahya Jammeh s’est classé deuxième avec 36 % des suffrages derrière M. Barrow, qui a remporté les élections avec 45,5 % des voix.

– AGENCE EUROPE

 

Syrie, Russie, Turquie, Daesh, France, Etats-Unis, Otan : l’ombre d’une « troisième guerre mondiale » ?

Le globe garde son haleine sur ce sujet qui fâche, pourtant : « les chasseurs turcs F-16 ont abattu le SU-24 russe engagé contre DAESH, en réaction  à la destruction de centaines de camions citernes, qui avaient été envoyés par les combattants de l’Etat islamique en Turquie depuis la Syrie, a déclaré le ministre de l’Information de  Syrie Omran al-Zoubi. Tout ce pétrole était destiné à être acheté par la société pétrolière du fils du président turc Recep Tayyip Erdogan, a-t-il ajouté dans son interview à l’agence russe RIA Novosti. » Une nouvelle guerre mondiale ?

Le président américain Barack Obama et son homologue turc Tayyip Erdogan
Le président américain Barack Obama et son homologue turc Tayyip Erdogan (Ph. Reuters)

Le Daesh (État islamique) est une invention américano-turque pour « le business des armes » ; je m’excuse de ces propos quasi-exagérés. La Turquie est un allié des Etats-Unis. La Turquie vend la manne pétrolière exploitée par DAESH, selon les services des renseignent russes et l’armée russe.

Le 24 novembre, un avion russe est abattu par un missile turc. Les deux pilotes se sont éjectés, l’un d’eux a été tué par les rebelles syriens. La Turquie déclare que l’avion volait dans son espace aérien et qu’il a été averti «dix fois en cinq minutes». La Russie assure de son côté qu’il survolait le territoire syrien et qu’il n’a pas été prévenu avant d’être touché. Lire la suite Syrie, Russie, Turquie, Daesh, France, Etats-Unis, Otan : l’ombre d’une « troisième guerre mondiale » ?

Mandela et le Mossad : un hoax made in Israël

par Gilles Munier (Afrique Asie – février 2014)*

Israëlafrique – S’attaquer à la mémoire du leader sud-africain en affirmant sans preuve qu’il a été entrainé par le Mossad est de la calomnie. Israël espère qu’il en restera quelque chose.

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Copie du passeport éthiopien avec lequel Nelson Mandela a voyagé en 1962. Sous la fausse identité de David Motsamayi. (Ph. Tiers)

Un certain David Fachler, chercheur et colon israélien originaire d’Afrique du Sud, a affirmé que Nelson Mandela s’est présenté en 1962 à l’ambassade d’Israël en Ethiopie, sous le nom de « David Mobsari », pour demander à être formé au maniement des armes et au sabotage, et que le Mossad a été chargé de son entraînement.

Ce n’est qu’en octobre 1962, après la parution dans la presse des photos de militants de l’ANC (African National Congress) arrêtés près de Johannesburg que le Mossad a découvert, dit-il, que « David Mobsari » et Nelson Mandela  ne faisaient qu’un.

Ce bidonnage calomnieux – ce hoax, comme on dit aujourd’hui –, paru le 20 décembre dernier, curieusement sur le site Internet de Haaretz, quotidien considéré en Israël comme pro-palestinien, est à prendre avec des pincettes. Le fac-similé de la note du Mossad n’a pas été publié. Le communiqué du 9 décembre des Archives diplomatiques israéliennes faisant état d’une conversation sur la situation au Proche-Orient entre un représentant israélien« non-officiel » et « Mobsari » est bien vague et ne prouve rien… sinon que Benjamin Netanyahou et l’ultra-raciste Avigdor Lieberman – redevenu ministre des Affaires étrangères – sont au centre de l’opération visant Mandela. Lire la suite Mandela et le Mossad : un hoax made in Israël

Gabon – Opposition/ Daniel Mengara Appelle à « La Démocratie De La Rue ! »

« Je suis venu proposer au peuple gabonais de s’engager dans une démarche de destitution d’Ali Bongo ! », a déclaré Daniel Mengara, le président du mouvement Bongo Doit Partir (BDP), lors d’une conférence de presse tenue vendredi en fin d’après-midi dans une salle de la chambre de commerce de Libreville.

Gabon 2Le leader du BDP a tenu ses supporters en haleine durant cinquante-neufs minutes (59mn), avec une longue apologie dont l’objectif est d’inciter à la « démocratie de la rue », perçue par l’opposant comme la seule issue permettant au Gabon de parvenir à l’alternance. Il estime qu’il serait aujourd’hui légal que la population gabonaise se soulève pour tenir une révolution contre le pouvoir car « le pays est dirigé par un régime hors la Loi, un régime gangster… ».

Dans cette salle presque pleine, le public semblait satisfait du discours assez virulent de l’opposant, qui paraît déterminé à mener désormais son combat ici sur le sol gabonais, aux côtés de Luc Bengone Nsi, présent et très actif à cette rencontre, ainsi qu’avec les autres membres de l’opposition qui voudront bien s’engager dans le processus de destitution du pouvoir PDG.

« La candidature unique de l’opposition est un hors sujet politique », estime-t-il, expliquant que les opposants n’ont aucune chance de remporter la présidentielle de 2016, si les conditions restent les mêmes qu’en 2009. Il propose qu’une réforme du processus électorale soit engagée en veillant qu’aucune élection avenir ne se tienne avec Ali Bongo Ondimba au pouvoir. Selon lui, la candidature unique ne s’adapte qu’aux contours légaux d’un pays en réelle situation de démocratie or « le Gabon est une dictature » et comme preuve, il a démontré que toutes les élections sont remportées par le système PDG.

« Rien de bon ne peut se passer au Gabon tant qu’un Bongo est au pouvoir ; papa Bongo nous a construit une République des éléphants blancs, le fils nous construit une République des maquettes », le leader du BDP tentant ici de mettre tous les maux du Gabon sur le dos de la famille Bongo et du PDG ; « les équato-guinéens nous ont montré que même en temps de dictature, quand on a la fierté de soi, on construit son pays… »

Daniel Mengara, soutenu par le CROGE (Conseil Représentatif de l’opposition gabonaise de l’étranger) et la CARPO (Coordination des associations et partis politiques de l’opposition gabonaise d’Europe), deux mouvements de la diaspora, a invité l’opposition gabonaise à opérer une rupture totale avec le régime au pouvoir pour entrainer sa chute. Pour lui, une assemblée constitutive sera mise en place au cours d’une transition, une nouvelle constitution sera rédigée, les institutions réformées pour aboutir à une réelle démocratie au Gabon.

Au moment de l’échange avec les journalistes, répondant à une question sur son appel à la « démocratie de la rue » qui contredit l’appel au respect des institutions gabonaises lancé par l’Ambassade des Etats-Unis au Gabon, il y a quelque mois, le président du Bongo Doit partir a estimé n’y voir aucune contradiction « un diplomate ne peut pas soutenir un appel à l’insurrection, mais les Etats-Unis soutiennent toujours tous les peuples qui se soulèvent pour la démocratie… »

GEORGES-MAIXENT NTOUTOUME/GN

Tanzanie : Le parti présidentiel se vide – un ex-premier ministre vire vers l’opposition

L’ancien Premier ministre de Tanzanie, Edward Lowassa a rejoint ce mardi 28 juillet le parti principal d’opposition, l’Union Populaire Constitutionnelle (CHADEMA), agité et hanté par l’incertitude chez auprès des Tanzaniens après avoir loupé les primaires pour du CCM – Chama cha Mapinduzi (Mouvement de la Révolution)  –  le parti présidentielle, pour les élections à vernir.

Edward Lowassa, premier ministre tanzanien du 30 décembre 2005 au 7 février 2008

Lors d’une conférence rassemblant les acteurs politiques et organes de presse, Lowassa a affirmé qu’il avait accepté une invitation à se joindre au parti principal de l’opposition, Chadema.

Il a dit que, après une méditation profonde et sa déception par  le processus de nomination du candidat du CCM à Dodoma, a décidé de faire défection du parti presidentiel.

 » Le CCM était dans le processus de sélection d’un candidat à la présidence ; j’ai du désisté car des rumeurs et de fausses informations à  propos de ma personne ont été ont été transmises au comité exécutif et au comité central de consensus, malgré que j’ai été soutenue par beaucoup de membres plus que les autres candidats  » dit Lowassa.

Edward Lowassa (né en 1953) est un ancien Premier ministre de Tanzanie. Il a pris ses fonctions le 30 décembre 2005 et les a quittées le 7 février 2008.

Burundi : Le SOS d’Amensty International – Nkurunziza s’en tape

L’ange n’est pas tombé du ciel. C’était prévisible et c’est arrivé. Le président sortant et candidat à sa propre succession, Peter Nkuruniza a été réélu. Le pays est au bord des tensions. Cela ne laisse pas indifférent qui craint tout basculement de la situation sociopolitique.

Le cortège accompagne le cercueil d'Emmanuel, un sympathisant du FNL d'Agathon Rwasa. RFI/Sonia Rolley
Le cortège accompagne le cercueil d’Emmanuel, un sympathisant du FNL d’Agathon Rwasa. RFI/Sonia Rolley

D’après son rapport publié le jeudi 23 juillet, Amnesty International accuse les autorités burundaises d’avoir réprimé des manifestations comme s’il s’agissait d’une insurrection. «Le pays semble sur le point de sombrer dans un conflit », prévient-elle.

Selon l’enquête menée par Amnesty International, la police burundaise a eu recours à la force létale de manière excessive, y compris contre des femmes et des enfants : «C’était pour réduire au silence ceux qui s’opposent au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.» Lire la suite Burundi : Le SOS d’Amensty International – Nkurunziza s’en tape

Waandamana wakiwa uchi Uganda

Wanawake katika kijiji kimoja cha kazkazini mwa Uganda wamefanya maandamano wakiwa uchi kutokana na mgogoro wa ardhi kati ya utawala wa eneo hilo na jamii ambao umeendelea kwa takriban miaka 10.

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Wakati wa maandamano hayo ,mawaziri wa serikali na watafiti walipanga kukata kipande cha ardhi katika kijiji cha Apaa huko Amuru.

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Utawala wa wanyama pori nchini Uganda unaamini kwamba watu wanavamia ardhi ya uhifadhi wa wanyama pori huku wakaazi wakidai kwamba ardhi hiyo ilikuwa ya mababu zao.

Mwandishi wa BBC anasema kuwa katika kabila la Acholi ,mwanamke anapovua nguo na kusalia uchi ni zaidi ya kupigana kwa kuwa inatoa laana kwa mpinzani wake.

Burundi : La nuit a été longue pour les radios indépendantes

Trois radios indépendantes ont été attaquées au petit matin de ce jeudi. Les responsables de Radio-Télévision Renaissance, Radio RPA et Radio Bonesha ont confirmé à Iwacu l’attaque menée à l’aube.

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Selon Teddy Mazina, journaliste à Radio TV Renaissance, une voiture et le compteur électrique ont brûlé. Il semblerait que la station a été attaquée avec une roquette ou une grenade « Le système électrique de la station est hors d’usage, des vitres ont volé en éclats » a indiqué M. Mazina. L’autre station attaquée est la radio Bonesha, située en plein centre de Bujumbura. Selon Patrick Nduwimana, leFB_IMG_1429275249958 directeur, des grenades ont été lancées, mais n’ont pas fait des dégâts. Une garde de militaires postée à la radio a défendu Bonesha. Enfin, la RPA semble avoir été sérieusement attaquée vers 4 heures du matin mais, à 9 heures, un responsable de la radio contactée par Iwacu n’avait pas encore tous les détails et l’importance des dégâts. Il a confirmé que l’équipe des journalistes et animateurs qui devait prendre l’antenne à l’aube n’a pas pu approcher la radio à cause des tirs. Pour le moment la RPA n’émet pas. Lire la suite sur IWACU

Kinshasa marks the 21st Commemoration of the Genocide against the Tutsi

To mark the 21st commemoration of the Genocide against the Tutsi, the Embassy of the Republic of Rwanda in DRC yesterday organised a night vigil and a mass at Sacré Coeur Church in Kinshasa.

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The night vigil was attended by members of the Rwandan community, friends of Rwanda, Ambassador of Haiti in Africa, 2nd Councillors of the embassies of Kenya, Burundi, and Zimbabwe, Charges d,affaires of Canada and Belgium, and the Belgian Military attaché in DRC.

As part of the event, two documentary films were shown including “Tuez les tous”, and “Les detectives de l,histoire: France coupable?” which trace the history of the 1994 Genocide against the Tutsi – from root causes, implementation and consequences. After these two documentaries, there followed a short documentary highlighting the major achievements of Rwanda after the genocide. Lire la suite Kinshasa marks the 21st Commemoration of the Genocide against the Tutsi

Seize millions de téléphones mobiles infectés en 2014

En 2014, selon Les Echos, seize millions de téléphones portables dans le monde ont été infectés par des virus, soit 0,68 % du parc global, a révélé une étude réalisée par les Motive Security Labs d’Alcatel-Lucent. Ces virus sont utilisés par des cybercriminels pour espionner des individus ou des entreprises et dérober des informations. Les smartphones ont surtout été infectés au moment de transactions réalisées sur des terminaux de paiement dans des boutiques physiques, visiblement plus vulnérables que des sites Internet classiques. Les appareils sous Android de Google sont plus concernés que les iPhone d’Apple.

Attentat contre Charlie Hebdo : « C’était Al-Qaïda au Yémen »

Une semaine jour pour jour après l’attaque, le groupe terroriste Al-Qaïda au Yémen a revendiqué l’attentat contre Charlie Hebdo, dans une vidéo mise en ligne, mercredi 14 janvier, sur un site islamiste. « Des héros ont été recrutés et ils ont agi », y déclare l’un des dirigeants d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), Nasser Ben Ali Al-Anassi, faisant allusion aux frères Saïd et Chérif Kouachi.

« En ce qui concerne la sainte Bataille de Paris, nous, l’Organisation d’Al-Qaïda du Djihad dans la péninsule arabique revendiquons la responsabilité pour cette opération comme vengeance pour le messager de Dieu« , ajoute le dirigeant, revendiquant également le financement de l’attaque. Il précise que « l’opération a été menée sur ordre de notre émir Ayman Al-Zawahiri [chef d’Al-Qaïda] et conformément à la volonté posthume d’Oussama Ben Laden ».

Aqpa menace la France de nouveaux attentats

Dans une vidéo diffusée vendredi, un responsable religieux d’Aqpa avait menacé la France de nouvelles attaques. « Vous ne serez pas en sécurité tant que vous combattrez Allah, Son messager et les croyants« , déclarait dans ce message Harith Al-Nadhari, une autorité en matière de charia au sein d’Aqpa.

Après l’attaque contre Charlie Hebdo, le 7 janvier, les frères Kouachi avaient demandé à des passants de « dire aux médias que c’est Al-Qaïda au Yémen« . Leurs liens avec le Yémen remontent au moins à 2011, quand Saïd, l’aîné, s’y était rendu pour s’entraîner au maniement des armes avec Al-Qaïda. Il y était resté plusieurs mois, rencontrant plusieurs responsables du groupe.

En mai 2013, le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Charb, assassiné le 7 janvier, était devenu personnellement une cible. La publication jihadiste anglophone Inspire, éditée par Aqpa depuis 2010, avait mis sa tête à prix, avec ce message : « Recherché mort ou vif pour crimes contre l’islam ».


avec MSN

Zuma le « polygame officiel » … Une cinquième femme ?

Le président Jacob Zuma a annoncé qu’il envisage d’épouser une cinquième femme. Celle-ci sera chargée de s’occuper de lui pendant ses vieux jour.

Afrique du Sud : Zuma, le président polygame, veut prendre une cinquième épouse
JacobZuma envisage de prendre une cinquième épouse pour s’occuper de lui pendant ses vieux jours. © Photo archives, AFPKIRILLKUDRYAVTSEV

Le président sud-africain Jacob Zuma, âgé de 72 ans, a laissé entendre qu’il pourrait prendre une cinquième femme pour l’accompagner pendant ses vieux jours, provoquant la réaction de contribuables exaspérés qui trouvent que le chef de l’Etat coûte déjà bien cher à la communauté.

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En visite mardi dans un township de Durban, dans sa province natale du KwaZulu-Natal (est), le président polygame a déclaré en zoulou à l’assistance « Angakayakhi indlu yokugugela… laba ngisabathathile nje », qui peut être traduit par « J’ai des femmes, mais il me faut encore épouser la dernière ».

Culture zoulou

Si rien ne semble encore concret, il s’agirait du septième mariage pour Jacob Zuma, qui a actuellement quatre épouses (et une vingtaine d’enfants). Il a divorcé de sa deuxième femme, l’ancienne ministre et actuelle présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, tandis que la troisième s’est suicidée en décembre 2000.

« La dernière épouse, qui est souvent plus jeune que les autres femmes et est plus agile en cas d’urgence »

Avant de faire cette confidence, d’humeur badine, Jacob Zuma avait insisté dans un discours sur le rôle des personnes âgées dans la société, et la nécessité de les aimer et de les respecter.

Sa déclaration a été accueillie par des applaudissements, des rires et des youyous dans l’assistance, essentiellement composée de personnes âgées, selon le quotidien The Star, qui a rapporté la scène mercredi.

Selon Sihawu Ngubane, professeur à l’Université du KwaZulu-Natal, il est assez courant dans la culture zouloue que des hommes polygames prennent une dernière femme, parfois la jeune soeur d’une des épouses, sur leurs vieux jours.

« Ils appellent la dernière femme « indlu yokugugela » (le foyer dans lequel je vais vieillir), parce que la responsabilité de s’occuper du mari pendant ses vieux jours incombe surtout à la dernière épouse, qui est souvent plus jeune que les autres femmes et est plus agile en cas d’urgence », a-t-il relevé, cité par The Star.

Si la polygamie de leur président semble globalement acceptée par les Sud-Africains, la facture en fait tiquer plus d’un. Les quatre premières dames officiellement reconnues ont coûté en moyenne 11 millions de rands (770.000 euros au cours actuel) par an au contribuable pendant son premier mandat (2009-2014), 55% de plus que pour l’épouse de l’ancien président Thabo Mbeki.

Et c’est sans surprise que les réactions, dans les émissions de libre antenne à la radio et sur les réseaux sociaux, concernaient mercredi le coût pour les finances publiques d’une nouvelle union du président.

Des travaux somptuaires dans sa propriété

Jacob Zuma est sous le feu des projecteurs depuis plusieurs mois pour les coûteux travaux engagés aux frais de l’Etat, officiellement pour des raisons de sécurité, dans sa résidence privée de Nkandla (est).

La médiatrice Thuli Madonsela, chargée de veiller au bon usage des deniers publics, a jugé en mars que le président avait illégalement profité du chantier, pointant la construction d’une piscine, d’un amphithéâtre, d’un enclos à bétail et d’un poulailler.

Elle lui a demandé de rembourser une partie des 246 millions de rands (17,3 millions d’euros) engagés, dénonçant des travaux somptuaires « constituant un îlot dans un océan de pauvreté où les infrastructures publiques sont rares ».

Jacob Zuma a superbement ignoré tous les appels à rembourser. Juste avant les élections du 7 mai, il avait justifié ces travaux de renforcement de la sécurité, à la surprise générale, par le viol quelques années auparavant d’une de ses épouses.

Le président sud-africain est en poste jusqu’en 2019. Il a beaucoup maigri ces derniers temps et a été hospitalisé en juin pour surmenage, mais il a assuré dimanche qu’il allait désormais « parfaitement bien ».

Terrorisme | RDC – Liban : Des fonds des terroristes dans le business libanais à Kinshasa ?

Ça sent de l’argent salle. La République démocratique du Congo avait accordé depuis 2012 des concessions forestières lucratives à la firme congolo-libanaise « Congo Future », une société contrôlée par un homme d’affaires libanais qui dirige aussi une entreprise soumise à des sanctions par les États-Unis comme une façade pour le Hezbollah, un groupe terroriste proche d’Al-Qaeda.

Trans-M, société mère du groupe Congo Future, est classé par la CIA sur la liste noire des firmes finançant le terrorisme.
Trans-M, société mère du groupe Congo Future, est classé par la CIA sur la liste noire des firmes finançant le terrorisme.

Les concessions délivrées par le ministère congolais de l’environnement à la société Trans-M, vu par Reuters, avaient pourtant compliqué les efforts de Washington d’enrayer ce qu’il qu’il qualifie d’activités commerciales croissantes du mouvement militant libanais en Afrique.

Garanties par des titres d’exploitation de 25 ans pour des centaines de milliers d’hectares de forêt tropicale dans le pays d’Afrique centrale, deuxième forêt «poumon» de la planète après l’Amazonie, ces concessions sont capables de générer des centaines de millions de dollars des revenus de plus de 25 ans, s’ils sont pleinement exploité, à en croire des experts forestiers.

Trans-M est contrôlé par l’homme d’affaires libanais du nom d’Ahmed Tajideen (dont le nom est également donné que Tajeddine dans les documents du Trésor américain et de la CIA). Il dirige également une autre société, Congo Futur, proche du Hezbollah libanais, selon le gouvernement américain. Congo Futur est, en effet, dans le commerce général, l’importation des biens et services, dont le gouvernement congolais est l’un des plus grands acheteurs. Cette firme est qui contrôle près de la moitié du business de Kinshasa est aussi spécialisé dans le commerce des mobiliers en bois et le sciage ; d’où son attrait vers les forêts tropicales et équatoriales de la RDC. Lire la suite Terrorisme | RDC – Liban : Des fonds des terroristes dans le business libanais à Kinshasa ?

Espionnage : Palpitation des USA « impuissants » et indifférence de l’UE

L’affaire du PRISM… C’est connu que les USA espionnent leurs alliés. L’espionnage mené par la NSA à l’encontre de ses alliés a créé un climat insupportable en mi-2014. L’Union Européenne envisagerait suspendre le projet d’accord de libre-échange avec les États-Unis. Et exiger d’eux des gages de confiance. Quand la superpuissance a peur d’elle-même.

L'espionnage de al NASA a suscité un imbroglio dans la coopération stratégique mondiale en mi-2014.
L’espionnage de al NASA a suscité un imbroglio dans la coopération stratégique mondiale en mi-2014.

Sécurité ou crise de confiance ? Prévention d’attaque terroriste ou impérialisme ? What do we know ? Nothing. » La morale du film « Burn After Reading » (2008) des frères Coen, satire de l’industrie américaine du renseignement, est particulièrement réjouissante et prometteuse, pour les millions de Français qui se découvrent espionnés à leur insu par la NSA américaine, au rythme de 70,3 millions communications interceptées par mois. Dans les dernières scènes du film, Osborne Cox, analyste star de la CIA, à bout de nerfs, joué par John Malkovitch plante un piolet entre les deux omoplates d’un inconnu, qu’il prenait pour l’amant de sa femme. Au bout de plusieurs mois d’enquêtes, les plus fines lames des services secrets américains classent ce dossier d’espionnage et de concubinage industriels, auquel ils finissaient par ne plus rien comprendre, abrutis qu’ils étaient par lamasse de renseignements contradictoires collectés n’importe comment par une bureaucratie aussi médiocre que pléthorique.

Le film est hilarant. La réalité de la dérive américaine actuelle est beaucoup moins drôle. Depuis quelques semaines, il semble que les États-Unis ont perdu le nord. Et leurs alliés. Il y eut d’abord l’opération « Pantalonnade en Syrie » : une Amérique traçant des lignes jaunes et rouges dans tous les sens, pour assister passivement à leur franchissement. 200.000morts et une attaque au gaz plus tard, l’Amérique finit par suivre à la lettre les initiatives diplomatiques de M. Poutine, donnant ainsi une légitimité inouïe au soutien militaire le plus actif et le plus cynique de M. Assad.

Ensuite, l’on joua à guichets fermés « Guignol au Capitole ». Pendant plusieurs semaines, le Parti républicain, majoritaire au Parlement américain, prit en otage l’administration de la première puissance économique mondiale, joua avec le crédit de sa monnaie domestique, le dollar, qui est aussi, pour encore quelque temps seulement, l’ancre du système monétaire et financier du monde.

Depuis dix ans, et l’invasion de l’Irak, il ne se passe pas une journée sans que l’on assiste au spectacle inquiétant de l’hyper-impuissance américaine. Fait nouveau : ayant perdu son cap et sa boussole, l’Amérique de M. Obama maltraite ses alliés les plus solides les uns après les autres. Elle scrute toutes les communications de la France, l’un des rares pays avec lequel elle n’ait jamais été en guerre, mais est incapable de lire et prévoir ce qui se trame en Asie, entre Pékin, Pyongyang, Séoul et Tokyo. Elle entame des discussions accélérées avec l’Iran, future puissance nucléaire, laissant sur le bas-côté ses alliés de toujours, Israël et l’Arabie saoudite. Elle se moque éperdument des conséquences de sa politique monétaire débridée sur le monde entier, en particulier ses partenaires européens, sud-américains et asiatiques. Les rapports publiés hier de Human Rights Watch et Amnesty l’attestent : Grâce à ses drones – dirigés par des personnels plus stables que Osborne Cox ? – elle met hors d’état de nuire et dans le même sac, des centaines de terroristes islamistes et de civils innocents au Pakistan, puissance nucléaire alliée.

L’Amérique de Barack Obama ne semble plus en mesure de maîtriser l’agenda du monde, ni même le sien. Or, ces dérives récentes et croissantes risquent de s’accentuer. Il faut anticiper, dans un court horizon de trois ans, une Amérique dirigée par un président moins ouvert sur le monde, moins pondéré et plus isolationniste que M. Obama.

Que faire, concrètement ? Il faut saisir l’occasion de cette crise de confiance mutuelle pour reconstruire une dynamique vertueuse. Les discussions actuelles sur un pacte transatlantique, source de croissance et de créations d’emplois en Europe comme aux États-Unis, doivent être interrompues sine die. Le temps pour les États-Unis de réaliser que les dégâts causés par leur espionnage systématique de la France, de la Commission européenne et de tous les pays de l’Union, est une impasse dangereuse. Qui, à Bruxelles, Paris ou même Londres, oserait signer dans les conditions actuelles un deal « équilibré», alors que le partenaire américain peut lire à livre ouvert les préparations, de ce côté-ci de l’Atlantique, des négociations ? Ce pacte fondé sur le mensonge, la méfiance et la dissimulation serait voué à l’échec.

Quelle initiative raisonnable pourrait être alors prise par Washington DC pour regagner la confiance perdue ? Tout simplement donner les clefs du programme PRISM à ses alliés de toujours, au premier rang desquels la France et le Royaume-Uni. Autrement formulé, il s’agit pour l’Amérique de restituer à ses alliés – sans pénalités – toutes ses données numériques sur les citoyens européens, qu’elle a illégalement pillées.

L’alternative – peu raisonnable – serait pour l’Europe, et en particulier la France, de se donner tous les moyens de récupérer sa souveraineté dans le domaine stratégique des données personnelles numériques, de l’Internet et des télécoms. Par « tous les moyens », on entend ici des moyens militaires de cyberdéfense significativement accrus. Faudra-t-il pour cela « craquer » les défenses du renseignement militaire américain, récupérer les données du programme PRISM, qui appartiennent aux Européens, aussi illégalement qu’elles ont été collectées ?

« Don’t be evil », nous rappelle la devise, pour incurables naïfs, du sympathique Google. On en formulera une autre, pour M. Obama : « Be smarter ». Le moment d’un vrai deal entre égaux, entre Européens et Américains, est venu.

avec Édouard Tétreau

« Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

La Grande Bretagne exige des autorités congolaises une véritable enquête pour sanctionner les éléments de la Police nationale congolaise responsables de ces exactions relevées dans le rapport des Nations-Unies, pendant que les USA annoncent la suspension d’un projet de coopération policière prévue en 2015.

avec La Tempête des Tropiques
L'unité spéciale "anti-Likofi" de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinsahsa.
L’unité spéciale « Likofi » de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinshasa.

Les rapports rédigés par le Bureau-conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) et l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) sur les violations graves des droits humains pendant l’Opération Likofi menée par la Police nationale congolaise contre les jeunes délinquants dénommés « Kuluna » à travers la ville province de Kinshasa produisent déjà des conséquences négatives contre la RD Congo.

Le Royaume-Uni a décidé, à cet effet, de suspendre son aide à la réforme de la police congolaise. La décision des autorités britanniques fait suite justement à l’un des rapports produits par les Nations unies, publié en octobre dernier, qui accuse des éléments de la police congolaise d’avoir tués et fait disparaître plusieurs dizaines de personnes, plus particulièrement des jeunes gens lors d’une opération anti-banditisme menée dans la capitale congolaise. Lire la suite « Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

Rwanda : Dans la tête de Paul Kagame – En attendant 2017…

Par  Blaise Linaniye

Depuis la fin de la guerre de 1990-94, Paul Kagame est célébr comme le héros du Rwanda. La plupart des médias internationaux ne proclament que des louanges à l’égard de sa personne: libérateur du pays, garant de paix, précurseur de la démocratisation du pays et initiateur du développement du Rwanda. Malgré tous ces éloges, le vent semble tourner pour le président du Rwanda, les voix critiques qui se multiplient depuis un certain temps, deviennent de plus en plus fortes. L’homme fort de la région des Grands-Lacs est attaqué, on le dit déstabilisé et même lâché par ses amis occidentaux. De son côté, il commence lui aussi son offensive. À l’aube des élections présidentielles de 2017, l’avenir du Rwanda est dans le flou. Meneur d’une main de fer depuis 20ans, Kagame peut-il abandonner le pouvoir en 2017 ? Et surtout, qu’adviendra-t-il du Rwanda sans son homme fort?

L’avènement du régime Tutsi conduit par Paul Kagame a basculé l'épicentre de la politique américaine des USA & UK de Kinshasa vers Kigali.
Paul Kagame, président du Rwanda et leader des FPR

Depuis sa prise de pouvoir en 1994, Paul Kagame a mené son pays vers une nouvelle dynamique aux apparences démocratiques: nouvelle constitution et nouvelles institutions. Le pays a même organisé, en 2003 et en 2010, deux élections présidentielles dites libres et démocratiques. Pour les premières élections post-génocide en 2003, Kagame a « officiellement » remporté facilement la majorité des voix et est devenu pour la communauté internationale, en toute légitimé l’homme fort du pays. Selon la constitution, son mandat devait durer sept ans avant qu’il n’y ait de nouvelles élections. En 2010, comme le prévoyait donc la constitution, un nouveau scrutin a eu lieu, une nouvelle fois, Paul Kagame remporte plus de 90 % du scrutin, ce qui lui permet de garder sa place à la tête du pays pour deuxième et dernier mandat. Durant ses années de règne, il éveilla, dans un premier temps, en occident et même dans une partie de l’Afrique, l’image d’un nouveau Rwanda. Kagame fut adulé pour sa vision et son leadership. Le Rwanda de Kagame ne pouvait que devenir un exemple de développement et de prospérité pour l’Afrique. Chaque échec ou réussite du Rwanda devint celui de Kagame. Le Rwanda est devenu l’Etat-Kagame et Kagame s’est posé en tant que la personnification de l’État rwandais.

La constitution rwandaise du 26 mai 2003

La constitution rwandaise actuelle a été adoptée le 26 mai 2003 par référendum. Elle permettait de mettre fin à la constitution qui avait été adoptée le 5 mai 1995, par l’Assemblée nationale transitoire qui incluait des dispositions de la constitution du 18 juin 1991 et des éléments issus des Accords d’Arusha ainsi que du protocole de novembre 1994. C’est cette constitution qui lançait véritablement la 3ème République. Elle prévoit une nette séparation des pouvoirs, avec un pouvoir législatif composé d’un parlement bicaméral indépendant; un exécutif composé du Premier ministre, ministres, ministres d’État et d’autres membres qui peuvent être fixées, si nécessaire, par le Président de la République ainsi qu’un pouvoir judiciaire composé de: la Cour suprême, de tribunaux de grande instance de la République, de tribunaux provinciaux, de tribunaux des districts et des comités de médiation. En ce qui concerne la répartition des différentes fonctions de l’état, la séparation des pouvoirs et le respect des institutions, il est clair que cette constitution est irréprochablement démocratique. Elle a été amendée à 4 reprises: le 2 décembre 2003, le 8 décembre 2005, le 13 août 2008 et le 17 juin 2010. Mais aucune de ses révisions ne modifiera les compétences des institutions étatiques, aucune d’entre elles non plus ne nécessita un recours à un referendum.

Paul Kagame tenant la constitution rwandaise lors de sa prestation de serment en 2010

Mais un élément est en mesure de perturber cet équilibre constitutionnel qui tient depuis 2003, la fin définitive de la présidence de Paul Kagame s’approche. En effet, la constitution rwandaise, mise en place par le régime du FPR, est très claire concernant la fonction présidentielle. L’article 101 de ladite constitution est sans équivoque : « Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ». Le Rwanda étant doté d’une constitution « dite » démocratique, il existe une certaine procédure afin que celle-ci soit révisée. L’article 193 est celui qui traite de la révision du mandat présidentiel. Il est très clair lui aussi : « (…) Toutefois, lorsque la révision porte sur le mandat du Président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel notamment la forme républicaine de l’État et l’intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum, après son adoption par chaque Chambre du Parlement. » En d’autres termes pour que l’organisation du referendum soit appliquée, il faudra l’accord à la majorité simple de la chambre des députés et du Senat, dans lesquels le FPR possède une majorité écrasante.

 Kagame candidat en 2017 ?

À chacune de ses sorties, la question revient sur toutes les lèvres, « serez-vous candidat à l’élection présidentielle en 2017 ? » À l’en croire, interrogé par France 24 en juillet 2012, il est impatient de quitter le pouvoir : « J’ai un pays désormais, ce que je n’ai jamais eu dans ma vie, du moment où j’ai un pays stable, qui se développe, j’ai tout ce qu’il me faut. Je n’ai aucune inquiétude. J’ai une ferme quelque part, où je pourrais dormir, lire, écrire et prendre du plaisir ». Pourtant les journalistes n’en démordent pas, la question continue à lui être posée un peu comme si personne ne le croyait quand il dit qu’il quittera volontiers le pouvoir. En visite à l’Université de Tufts près de Boston (États-Unis), lors de la séance de question-réponse suivant son discours sur la capacité du Rwanda à se relever de sa tragédie, un étudiant lui demande s’il va respecter la constitution rwandaise et s’il quittera le pouvoir en 2017 comme elle le prévoit. À une question aussi simple, on aurait pensé qu’il répondrait de manière simple. L’air agacé, voir étonné que cette question lui soit posée dans ce contexte, il répond « Je pense qu’à un moment donné, nous devons laisser les pays et les peuples décider de leurs propres affaires. Pourquoi dis-je cela ? C’est parce qu’on me demande quand et si je prévois quitter mes fonctions, c’est comme si je suis ici juste pour laisser le pouvoir. Je suis ici pour m’occuper des affaires au nom des Rwandais » . Avant d’ajouter « Je ne sais pas ce que je peux vous dire à ce sujet, mais nous allons attendre et voir ce qui se passe, quoi qu’il arrive, nous aurons une explication.».

La machine est lancée

Lors d’un colloque début novembre sur le leadership à Kigali alors que le modérateur de la conférence lui demandait de réagir sur les évènements survenus au Burkina Faso, Paul Kagame a réagi de façon subtile, voir démagogique « Ce qui est arrivé au Burkina Faso n’aurait jamais dû arriver, ce n’est pas au président de changer la constitution, c’est une prérogative qui revient au peuple, c’est à eux de voir s’il faut la changer ou la laisser telle quelle». En passant, notons que c’est le parlement burkinabè, et non le président, qui avait commencé la procédure pour réviser la constitution à ce sujet.

Le FPR et ses alliés possèdent 53 des 80 places du Parlement rwandais

En août de cette même année, le FPR a réuni son bureau politique au Petit Stade de Remera (Kigali). Cette rencontre réunissait de hauts dignitaires du FPR, les membres les plus influents et les plus importants du parti, on estime qu’environ mille personnes y ont participé. Officiellement, le thème du jour était la réflexion sur la transition que connaitra le Rwanda en 2017, officieusement plusieurs sources rapportent que Kagame a rassemblé l’élite de son parti pour réfléchir à la stratégie qui devra mener au changement de la constitution et par là donc à sa réélection en 2017.. Le chef de l’état a-t-il pris sa décision et compterait-il se maintenir au pouvoir ? Une ambition qui pourrait se heurter à la volonté des peuples de la région des Grands-Lacs et à celle de la Communauté internationale.

La machine est d’ores et déjà lancée, subtilement lancée d’ailleurs, puisque ce n’est même pas les membres du FPR qui ont ouvert directement le débat sur la mise en place d’un referendum sur le changement de la constitution. En effet, ce sont 3 petits partis insignifiants et que certains qualifient de satellites du FPR qui ont lancé les hostilités. Parti démocratique islamique (PDI) de l’actuel ministre de l’Intérieur, Musa Fazil Harerimana, le Prosperity and solidarity party et l’aile phagocytée du PS-Imberakuri de Christine Mukabunani ont ouvertement demandé la tenue d’un referendum pour permettre au président de briguer un troisième mandat.

 « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, … »

Pour atteindre cette ambition, Kagame n’aura pas juste besoin du soutien des autres partis politiques rwandais et de la bénédiction de la population par referendum. Dans l’histoire de l’Afrique postcoloniale, les présidents africains ont toujours eu besoin de s’assurer des alliances et des soutiens internationaux pour se porter et se maintenir au pouvoir. Les présidents africains qu’ils soient élus, parachutés ou découlant d’un coup d’État n’ont pu accéder et se pérenniser à la tête de leur état qu’à la grâce d’un soutien international. Pour sa part, Kagame a été formé par les États-Unis, il a été soutenu dans sa conquête du pouvoir par les administrations Clinton et Blair, depuis 1994, il est couvé, protégé et soutenu par certaines puissances et surtout par ces pays anglo-saxons. Il faut alors se poser la question, ces grandes puissances, soutiens de la première heure de la rébellion du FPR-APR, parrains du régime Kagame depuis 1994, soutiendront-ils toujours le FPR et son champion pour cette nouvelle étape qui se profile? Une question à laquelle, il est encore difficile de répondre tant les voix de la politique internationale sont impénétrables. Cependant nous avons quand même quelques éléments de réponse.

BarackObama lors de son discours devant le Parlement ghanéen

Le 12 juillet 2009, à Accra, Barack Obama, dans son tout premier discours sur le sol africain, devant le parlement du Ghana, a invité les Africains à croire que l’histoire est du côté des courageux Africains, pas de ceux qui font des coups d’État ou changent les constitutions pour se maintenir au pouvoir. Il a alors prononcé cette phrase qui restera certainement dans les annales : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes ». Un message qui a été répété lors du sommet USA-Afrique en août dernier, lorsque John Kerry devant un parterre d’acteurs de la société civile africaine a dit : « Les États-Unis vont toujours faire pression sur les leaders africains pour ne pas changer les textes de leur Constitution au profit de leurs intérêts personnels ». John Kerry a aussi affirmé que le problème de l’Afrique ne concerne pas seulement les textes tels que garantis par la Constitution. Selon lui, « Le continent a les meilleurs textes qui garantissent les valeurs et la protection des droits de l’Homme, mais le challenge reste la mise en pratique de ces textes ». La position de l’ONU est elle aussi très claire sur le sujet. Le 26 septembre dernier sur les ondes de RFI, par l’intermédiaire de Saïd Djinnit, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs a été révélé ce qu’il faut considérer désormais comme la position officielle des Nations unies : «La position de principe de l’ONU sur ce sujet, c’est d’encourager les États à respecter les constitutions et à créer les conditions les plus propices pour la tenue de l’élection démocratique et pacifique ».

 Inquiétude grandissante de la communauté internationale

Le Major Kagame, en 1990, lors d’un camp militaire d’entrainement au fort de Leavensworth (Kansan, USA)

Le président se retrouve dans une position où les pays qui le soutenaient le plus auparavant ont commencé à émettre certaines critiques. Aux critiques existantes depuis 1994 émanant de l’opposition et de la société civile, se sont rajoutées les inquiétudes et parfois même les désapprobations des grands parrains du régime Kagame : sur les massacres à l’Est du Congo sur le déroulement des élections législatives 2013, sur l’assassinat et l’emprisonnement d’opposants politiques, sur la rébellion du M23, sur les corps retrouvés dans le lac Rweru, etc. Lors de ses dernières années, les sujets de réprobations commencent à s’empiler. Dernièrement, le plus grand média britannique, BBC, a même sorti un nouveau documentaire (Rwanda : The untold story ) qui présente le Président du Rwanda comme un criminel de guerre et comme l’acteur principal de la tragédie rwandaise. Un documentaire qui se base surtout sur les témoignages des anciens membres du premier cercle du régime Kagame.

 Homme fort du Congo

Depuis son accès au pouvoir, en 1994, Paul Kagame a réussi à avoir la mainmise, non seulement sur le Rwanda, mais aussi sur les affaires du voisin congolais. Plusieurs enquêtes menées par les Nations Unies et par divers organismes internationaux dévoilent aujourd’hui cette réalité. La victoire militaire de la rébellion de l’AFDL mené par James Kabarebe qui a conduit au pouvoir ‘Mzee’ Laurent-Désiré Kabila, lui a propulsé comme le véritable et nouvel homme fort du Congo. Sa main invisible sur les affaires congolaises n’a fait que s’accentuer après l’assassinat du père au profit de l’ascension du fils, Joseph Kabila. Kagame s’est beaucoup investi dans les affaires de son voisin congolais. À plusieurs reprises multipliant comme prétexte la poursuite des génocidaires ou sous couvert de différents groupes armés rebelles, les troupes du Général Kagame se sont introduites sur le territoire congolais. Qu’il s’introduise sur les terres congolaises pour protéger les frontières et la population rwandaise comme il se défend ou qu’il s’y introduise pour massacrer les réfugiés rwandais et piller les ressources naturelles congolaises comme le lui reprochent ses opposants, son action au Congo démontre une certaine mainmise sur ce pays. Pendant très longtemps, les forces armées rwandaises ont franchi la frontière entre le Rwanda et la RDC sans entraves et sans critique de la communauté internationale. Cet état de grâce a néanmoins brutalement pris fin avec l’affaire du M23, où il a été révélé au monde entier, preuve onusienne à la clé, que les forces armées rwandaises s’introduisaient sous couvert de soi-disant rébellion, et ce, pour un dessein peu noble. Il semble donc que la position de gendarme et de leader incontesté offert par ses alliés sur la région des Grands-Lacs est mise sur la sellette.

 Kagame, « l’homme fort du Rwanda »

Au Rwanda, le président est omniprésent et omnipotent. Preuve en est, la pièce de théâtre jouée à chacune de ses sorties en province, celle du despote s’adressant à ses sujets. L’une des scènes phares est celle où le président Kagame réprimande, rabaisse et menace ses ministres et hauts fonctionnaires en public. L’autre classique est celle où il se pose en personnage omniscient et tout puissant pouvant rendre justice et régler d’une parole tous les problèmes quotidiens, qu’ils soient judiciaires ou de société, des paysans qui s’adressent à lui. Un spectacle qui fait froid dans le dos quand on s’imagine ce que pourrait faire cet homme qui semble tout puissant à ceux qui n’iraient pas dans le même sens que lui. Ce spectacle n’est nullement fictionnel, il est purement réel, il n’y a pas d’acteurs. Qu’ils soient politiciens, officiers militaires, journalistes, hommes de culture, simples citoyens, ils sont nombreux à avoir connu la justice de Kagame. Une justice qui se définit dans les faits par des arrestations arbitraires, des disparitions inexpliquées et des assassinats macabres. Tous les espaces d’expression et d’épanouissement sont cadenassés. L’espace médiatique, politique et économique sont tous très surveillés et aux mains des proches du président. L’accès n’y est permis qu’à ceux qui sont prêts à mettre leur conviction, leur discernement, leur bon sens et leur humanité au placard. C’est là que l’on comprend que la démocratie au Rwanda n’est qu’une idée existant dans les textes. Tout au Rwanda est mis sous le contrôle d’un seul homme.

Une famille expropriée de force de sa maison de Kigali

Cette réalité décrite plus haut, est connue de tous, mais pour certains elle était acceptable tant que le développement économique était assuré. Mais ces derniers temps, la réalité sur le château de cartes construit par le régime du FPR commence à apparaître au grand jour. L’accent mis sur le secteur tertiaire dans un pays qui compte, près de 90% de paysans, inquiète un grand nombre d’observateurs avisés. La crise agricole résultant de la fameuse réforme de l’agriculture de 2007 fait ravage. L’accès a des ressources de base comme l’eau potable et l’électricité pour une grande majorité de la population se fait attendre. Le boom immobilier de Kigali au profit d’une poignée de riches résultant de l’expropriation en dehors de la ville de pauvres paysans révolte la population. Des inégalités sociales qui s’accroissent et qui se traduisent dans des secteurs comme l’éducation supérieure ou la santé. Malgré des chiffres de croissance, publié par le régime, toujours plus impressionnant chaque année, le chômage des jeunes augmente intarissablement : 42 % des jeunes, qui représentent près de 40 % de l’ensemble de la population rwandaise, sont au chômage ou sous employés dans le secteur de subsistance.

En 2014, selon la Banque Mondial, 87,4% de la population vit toujours avec moins de 2 dollars par jour. En somme, à 6 ans de la date fatidique de 2020 et de l’échéance du programme général du gouvernement visant à faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire d’ici à 2020, on se dit qu’il faudrait un miracle divin pour que cet objectif soit atteint. Malheureusement, les premières victimes de cette politique de développement totalement manquée sont les populations les plus pauvres, qui représentent l’écrasante majorité de la population. Les rapports et chiffres en matière de développement fournis par le régime et régulièrement maquillés pour atteindre les attentes des institutions internationales jouent encore le rôle de l’arbre qui cache la forêt. Les articles et les rapports démontants de toutes pièces la théorie du « Singapour africain » et du soi-disant développement économique miraculeux mené par « le visionnaire » Paul Kagame s’amoncellent et il deviendra de plus en plus difficile au régime de défendre l’indéfendable.

 « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force ».

Malgré la constitution rwandaise, malgré les contestations grandissantes de la communauté internationale, malgré les rapports sur les l’ingérence macabres du Rwanda dans les affaires congolaises qui s’entassent, malgré le ras-le-bol du peuple rwandais, malgré l’échec en matière de développement par le régime du FPR, Paul Kagame semble s’acharner au pouvoir.

La réalité de population rwandaise loin des projecteurs de Kigali

Kagame aurait eu tout à gagner à méditer cette citation du philosophe français, Paul Valéry « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force ». Kagame ne s’est appuyé que sur la force pour s’imposer comme l’homme fort du Rwanda et de la région. Si aujourd’hui on peut tirer un constat d’échec de son action à la tête du pays, on peut pointer comme responsable, sa politique qui n’a toujours été orientée et soutenue que par la force. En se positionnant au centre de tout, à l’origine et à l’embouchure de toute chose, il s’est donné le titre de chef de tout. Par conséquent l’histoire le désignera alors comme le responsable de tout. Il est devenu la faiblesse du Rwanda, celui qui empêche les Rwandais de se réconcilier, celui qui empêche le Rwanda de construire des fondations solides pour un développement durable, celui qui est à l’origine de la détresse et du désastre de l’est du Congo. Kagame est le poids que se traine depuis 20 ans, le peuple rwandais dans sa volonté de se relever. Permettons-nous de citer Lénine, que le président a lui-même maladroitement cité lors de la commémoration Kwibuka20 en avril dernier à Kigali : «  Les faits sont têtus. Et un argument de fait de cette nature en faveur de l’insurrection est plus fort que mille tergiversations pessimistes d’un politicien hésitant et timoré. » Le peuple rwandais souffre et retient son cri et ses larmes. Quand bien même par une entourloupe législative, Paul Kagame arrivait à se maintenir au pouvoir en 2017, il risque d’arriver le moment où le peuple déploiera sa force et décidera de reprendre son pouvoir.

Par  Blaise Linaniye / Jambonews.net

Rwanda-Afrique du Sud : Clôture de l’enquête sur la mort de Patrick Karegeya

La police sud-africaine a annoncé ce jeudi 20 novembre, avoir achevé son enquête sur la mort du colonel Patrick Karegeya, assassiné dans la nuit du 31 décembre 2013 dans un hôtel à Johannesburg, les enquêteurs sud-africains qui ont transmis le dossier au procureur ont annoncé connaitre les assassins de l’ancien chef des services de renseignements extérieurs du Rwanda.

Col. Patrick Karegeya, opposant Rwandais assassiné en Afrique du Sud (Ph. Tiers)
Col. Patrick Karegeya, opposant Rwandais assassiné en Afrique du Sud (Ph. Tiers)

Neuf mois après le meurtre de Patrick Karegeya, la police Sud-africaine a donc annoncé avoir achevé l’enquête et identifié les présumés assassins. Néanmoins aucune information n’a filtré dans la presse sur leurs identités. La police par la voix de son porte-parole de la branche d’investigation, le capitaine Paul Ramaloko, a annoncé que leurs noms seront dévoilés au cours d’un éventuel procès. Selon l’information de la voix de l’Amérique (VOA), le dossier a été transmis au parquet qui doit se prononcer sur la poursuite des suspects ou demander une enquête supplémentaire.

Le corps de Patrick Karegeya a été découvert sans vie le 1er janvier dans une chambre de l’hôtel Michelangelo à Johannesburg. Après la mort de Karegeya, celui qui a été particulièrement suspecté est un dénommé Apollo Kiririsi Ismael, un riche homme d’affaire vivant au Rwanda, avec qui la victime avait un rendez-vous la nuit de sa mort. Très vite les regards se sont tournés vers Kigali et surtout sur l’homme fort du Rwanda Paul Kagame, qui a tenu un discours rassemblant à des aveux quelques jours après l’assassinat de son ancien compagnon d’armes. « Ceux qui nous accusent d’être responsables [NDLR de la mort de Patrick Karegeya], ont fait de même un millier de fois pour défendre leurs nations », « La trahison a des conséquences », a déclaré le général Paul Kagame en janvier dernier.

Dans une interview qu’elle a accordée à la VOA, la veuve de Patrick Karegeya s’est dit soulagée par l’aboutissement de l’enquête, et espère que la police a accompli un excellent travail.

 Par Jean Mitari  – www.jambonews.net

Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

Le prix Nobel de la paix 2014 a finalement été accordé à la jeune pakistanaise Malala Yousafzai et à l’indien Kailash Satyarthi. Pour Dénis Mukwege, « on attendra encore », dixit la Lucha.

La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)
La militante pakistanaise Malala Yousafzai (Ph. AFP)

La jeune militante pakistanaise Malala Yousafzai a fini par décrocher le prix Nobel de la paix 2014 qu’elle partage avec Kailash Satyarthi, un autre militant indien du droit des enfants. Si la challenger de Denis Mukwege à l’édition 2013 a été repêchée cette année, il faudra attendre encore pour « l’homme qui répare les femmes », estime une militante de la Lucha, un mouvement citoyen de Goma au Kivu.

Les deux lauréats ont été choisis par le comité parmi une liste 278 candidats « pour leur combat contre l’oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l’éducation », a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland. En 95 prix remis à 128 lauréats, c’est la 29e fois que le prix Nobel de la paix est remis conjointement à deux personnes. Lire la suite Nobel de la Paix 2014 : Malala rattrapée, Mukwege relégué

22 septembre – Journée Mondiale sans voiture : Gros plan sur le transport à Kinshasa et à Goma

En pleines difficultés de mobilités dans les villes de la RDC, pourquoi une journée « En ville, sans ma voiture ! » ? Une telle entreprise est née d’un constat : la planète fortement préoccupée par la pollution et la mobilité urbaine. En ville, beaucoup se plaignent d’une mauvaise qualité de l’air, de nuisances sonores, d’encombrements, etc. Malgré cela, le parc automobile et la circulation croissent… Les agglomérations urbaines de la RDCongo, de Kinshasa à Goma en passant par Kisangani et Lubumbashi via Butembo et Mbujimayi, sont réputées être parmi les « grandes poubelles » des l’automobile dans lesquelles pullulent des autos déclassés des lignes asiatiques achetés en seconde main pour raison de survie. Quel danger cela présente-il ?

Un taxi bus de marque Mercedes 207 transportant des passagers sur l’avenue de Libération (ex- 24 novembre) à la hauteur pond reliant le rond point Mulard et le Parking Kimbondo à Bandalungwa le 24/05/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Un Mercedes 207 sur l’avenue de Libération, ex- 24 Novembre, à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu. »

– L’Hirondelle et les petits Oiseaux ; Jean De La Fontaine

La journée « En ville, sans ma voiture ! » a pour objectif de favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre la pollution atmosphérique ou contre le bruit mais aussi d’améliorer la qualité de vie en ville.

Pourtant, sur les rues et avenues des villes de la RDC, le nombre d’engins motorisés concurrence celui des piétons. Les vieux vélos de nos grands-parents ont disparus. Ils ont été remplacés par des motocyclettes asiatiques bon marchés appelés « Wewa » à Kinshasa et à Lubumbashi et dont sont friands les compatriotes du centre du pays. Au seul rond point Victoire dans la commune de Kalamu, les effectifs des motos Freedoms de des voitures Hiace sur les tronçons Katindo-Birere et Katindo-Ndosho ou INSTIGO-Kibarabara-Deux Lampes – Majengo en pleine capitale touristique de la RDC sont à défaut identifiés des lignes Hiace ou Mototaxi. Les vrombissemnt nourissent ces artères le jour comme la nuit.

À Kinshasa, en plus de deux sociétés de transport en commune TRANSCO du gouvernement central et NEW TRANSKIN du gouvernement provincial qui concurrencent des milliers de Mercedes 207 et 208 dits « Esprits de Mort » pour leur nombre record d’accident des deux dernières années, le gouvernement Matata a acheté 90 minibus de marque Hyundai. Ces véhicules seront donnés à crédit aux transporteurs privés regroupés au sein de l’association des propriétaires des véhicules. Ils seront affectés au transport en commun. Au total, ce sont 250 minibus qui ont été commandés par le gouvernement qui veut améliorer les conditions du transport en commun dans la capitale congolaise. Ce faisant, le problème de transport dans la capitale de la RDC est loin d’être endigué.

Lors de l’interdiction « ratée » de circulation des Mercedes 207 au centre ville de Kinshasa, les kinois avaient éprouvé des graves difficultés de mobilité. La situation était particulièrement pénible à l’Ouest de la ville. Les minibus, essentiellement les Mercedes 207, qui desservent le centre-ville n’étaient pas visibles dans les arrêts. Les conducteurs de ces véhicules se souviennent avoir eu peur des réprimandes des autorités policières. Au rond-point UPN par exemple, de longues files d’attente étaient constatées. Des centaines de passagers alignés attendaient les bus aux arrêts les de bus de Transco, la société de Transport au Congo qui dispose d’un charroi de 200 bus opérationnels. La plupart des passagers de Kinshasa, métropole de plus de 9 millions d’habitants, voyagent dans les bus et taxis appartenant aux particuliers. « Esprits de mort », c’est comme ça que les habitants de Kinshasa désignent les minibus appartenant à des privés, qui assurent le transport en commun dans la capitale de la République Démocratique du Congo. Ce sont des véhicules, pour la plupart, amortis et sont souvent la base des accidents de circulation.

En l’absence des 207, les passagers de Matadi-Kibala, Cité Verte et Badiadingi étaient obligés de joindre l’UPN par les quelques rares taxis disponibles afin de trouver une correspondance de Transco pour le centre-ville.

Une enquête menée par RadioOkapi.Net a révélé qu’au moins cinq cent cinquante tickets sont vendus par jour dans chaque bus Transco. Un ticket revenant à cinq cents Francs congolais, la recette journalière équivaut donc à environ deux cent soixante-quinze mille Francs congolais (près de 298 dollars américains).

Dans la ville volcanique, l’entreprise Transport agency and commissionner (TAC) a affecté depuis le 2 novembre 2013 trente voitures pour faire le taxi dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu. Il s’agit d’une première initiative de ce genre dans l’histoire du transport en commun dans cette ville. Jusque-là, le transport en commun à Goma était assuré par des motos-taxis et quelques bus desservant le tronçon Aéroport – Birere – Katindo – Entrée Gouvernorat– Ndosho sur la route de Sake en pleine capitale provinciale du Nord-Kivu.

Face à cette mosaïque, le pays est loin de faire sa fête et repenser un lendemain meilleur. La RDC devra faire face à un grand défi catastrophique, voir un risque naturel. Un risque naturel implique l’exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d’origine naturelle. Un risque naturel est donc la rencontre entre un aléa d’origine naturelle et des enjeux humains, économiques ou environnementaux.

Embouteillages et absences de transports, voilà autant de des clivages qui dessinent le secteur de transport en commun dens les milieux urbains de la RDC. Dans certaines autres villes, comme Kisangani et Mbandaka, la mobilité est encore assurée par vélo ; le fameux « Toléka » étant encore une réalité. Bukavu est réputée être une ville des mototaxis. De même que Beni et Butembo.

La journée sans voitures existe depuis 1998 mais n’est pas vraiement une nécessité dans les villes où se mouvoir d’un point à un autre reste un casse-tête. Et les bilans des dernières années montrent une certaine désaffection et un réel désengagement des grandes communautés urbaines. Le pays est encore une poubelle des vielles voitures de l’Europe et de l’Asie. Celles-ci ne tiennent pas le coût pour longtemps, il pilule dans nos bidonvilles des cimetières des voitures et des vielles motocyclettes. « Il faudra entrevoir un recyclage des ces déchets métalliques et des usines de montages des voitures neuves accessibles à toutes les bourses pour endiguer ce clivage », précise un expert de l’automobile.

By Lola K. Lumbi & Mc.-Héritier K. • ©The Kivu Times ™ • Friday, September 19, 2014

RDC – Rwanda : Cette démarcation des frontières qui effraie au Kivu

Contre toute attente, des résultats de la commission de démarcation des frontières RDC-Rwanda seront validés au Rwanda. Pourquoi les membres de la commission mixte RDC-Rwanda ont-ils choisi Kigali pour procéder à la validation des conclusions des travaux de démarcation des frontières communes?

"Question Frontalière RDC - Rwanda", vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)
« Question Frontalière RDC – Rwanda », vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)

C’est à la rentrée parlementaire à Kinshasa, soir le 15 septembre prochain que les données de cette commission seront validées dans la capitale Rwandaise. En terminant leurs travaux le 30 août dernier, les experts de cette commission mixte pouvaient réserver la primeur des conclusions de leurs travaux aux gouvernements de deux États, en attendant les débats au niveau de deux chambres de leurs parlements respectifs.

La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre. En effet, qu’on le veuille ou pas, il s’agit d’une question sensible et d’une charge émotionnelle indéniable du fait qu’il n’y a pas si longtemps, l’on a vécu au niveau de la frontière commune dans le territoire de Nyiragongo des accrochages sanglants entre des éléments des FARDC et des RDF/APR, qui se sont soldés par la mort d’un militaire congolais enlevé avant d’être exécuté au Rwanda.

La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.

Silence radio au parlement RDCongolais

Étonnamment, les élus qui composent les deux chambres du parlement congolais, préoccupés par la « révision/modification de la constitution » ; ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération. Pire encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation, pendant que « la terre s’en va ». Déjà, à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, une source proche de la commission parle d’un éventuel débordement de la RDC vers le Rwanda, au niveau de la petite barrière entre Goma et Gisenyi. Pour cette source, une partie du quartier Birere de Goma serait intégrante à Gisenyi.

Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kigali mime Moscou

Le Rwanda n’a jamais caché ses visées hégémoniques sur la RDC, considérée comme sa terre d’exploitation et de peuplement. Essentiellement le Kivu, où le régime au pouvoir à Kigali a toujours rêvé de déverser des populations rwandaises, ce qui lui permettrait d’évoquer dans un avenir lointain ou proche le principe d’autodétermination des peuples en vue de proclamer le rattachement à la patrie-mère, à l’instar de la Russie qui vient d’annexer la Crimée sous les yeux et la barbe des puissances occidentales, encore tétanisées par tant d’audace et de témérité.

Pendant que l’épineuse question de retour volontaire des FDLR préoccupe les autorités de la sous-région, ce n’est pas le moment favorable ou opportun pour procéder à la démarcation des frontières communes dès lors que là méfiance n’a pas encore été évacuée au sein des populations congolaises, victimes des rébellions créées régulièrement et toujours sous des prétextes fallacieux, avec un bilan macabre qui n’a rien à envier à celui du génocide rwandais de 1994.

Selon Roger RACHIDI Tumbula, expert du gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la commission mixte «sur le lac Kivu, il suffirait de se servir des hors-bords dotés des GPS pour retrouver dés coordonnées géographiques ». Preuve s’il en faut une que l’on peut s’appuyer sur des instruments de la technologie moderne pour procéder à la démarcation des frontières entre la RDC et Rwanda. Car, comme les experts de cette commission mixte ont déjà constaté des pertes des bornes frontalières, quand et comment va-t-on les retrouver ? En outre, au regard de la méfiance des. Congolais vis-à-vis du régime au pouvoir à Kigali, la sagesse devrait recommander le gouvernement de Kinshasa de privilégier l’expertise internationale pour ce faire. D’autant plus qu’il existe des cartes géographiques au Musée de Tervuren à Bruxelles, dans les archives du Ministère des Colonies, au Musée Royale Géographique de Londres et ailleurs dans le Monde.

By Lola K.M.

RDC-Rwanda/Ouganda : Plus aucune trace des ex-M23 chez les voisins.

Les ex-M23 se seraient volatilisé de leurs retranchements en Ouganda et au Rwanda. Ils ne sont plus visibles dans leurs cachettes dans les villes ougandaises et Rwandaises de Kampala, Gisenyi, Kasese et Kigali. Ont-ils rejoint la gestante M-27 à Rubaya ou ont-ils trouvé une autre voie d’entrée en RDC ? Se sont-ils faits passé pour des mercenaires aux côtés de Cobra Matata dans l’Ituri ou prennent-ils des formations spécialisées pour des éventuels assauts dans l’Est de la RDC ?

An army officer stands guards outside an enclosure filled with M23 rebel fighters who have surrendered to Uganda's government at Rugwerero village in Kisoro district
Des ex-M23 au poste frontalier RDC-Ouganda de Kisoro après la débâcle de ce mouvement rebelle fin 2013 (Ph. Reuters)

Les éléments déstabilisateurs de la RDC de l’ex-mouvement « M-23 » se sont volatilisés dans la nature, en faisant disparaître leurs traces en Ouganda et au Rwanda où ils avaient trouvé refuge après leur débâcle à la cuisante défaite militaire leur infligée par les FARDC, à en croire Le Potentiel.

Ces événements se produisent pendant que des sources bien informées dans le Kivu renseignent qu’il se forme un groupe d’infiltrés qui ambitionnent commencer un mouvement insurrectionnel à Ufamandu. Il est composé de certains déserteurs de l’Armée Congolaise – les FARDC –, des civils recrus et certains membres qui se déclarent des « ex-éléments de l’armée rwandaise – RDF ».

Comme feuille de paille, les ex-rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont trouvé refuge au Rwanda et en Ouganda lors de leur déroute en novembre 2012, se sont volatilisés dans la nature. Cette évasion aux contours flous donne raison à la France qui avait sonné le tocsin sur une éventuelle réorganisation de ce mouvement rebelle, dont certains ont été reportés dans le Masisi au Nord-Kivu. La Mission onusienne en RDC mène des investigations pour déterminer la nature réelle de tous les hommes armés présumés appartenir à l’ex-M23 aujourd’hui aux arrêts au Nord-Kivu. Plusieurs hommes armés supposés appartenir à l’ancien mouvement rebelle du M23 sont de plus en plus appréhendés ces derniers temps au Nord-Kivu. Selon des sources sécuritaires, les combattants de cet ex-mouvement rebelle arrêtés dans la province du Nord-Kivu procéderaient à des recrutements en vue de créer un nouveau mouvement, le M27.

Par ailleurs, d’après des sources citoyennes dans les localités de Getty en territoire de Djugu, district de l’Ituri en province Orientale, des mouvements d’hommes en armes aux anciennes uniformes de l’armée rwandaise que portaient les rebelles du M-23 sont signalés aux côtés du colonel réfractaire Matata Banaloki, dit Cobra Matata, chef de la milice de la FRPI – Force de résistance patriotique de l’Ituri, une milice armée et parti politique basée créée en novembre 2002 dans la localité de Tcheyi au sud-ouest de la cité de Bunia.

À l’issu de sa récente visite à Bunia, capitale de l’Ituri, le Général Santos Cruz, commandant en chef des forces de la Monusco en RDC a bien précisé que les miliciens de la FRPI devraient subir la représailles d’une opération militaire qui se prépare désormais par les FARDC et la brigade des Nations Unies, avec un appui logistique de la Monusco.

En début février 2014, les rebelles sud-soudanais avaient accusé les forces gouvernementales de saccager la ville natale de leur chef Riek Machar, en violation d’un cessez-le feu, et disent que l’armée gouvernementale était appuyé par des combattants étrangers notamment certains fugitifs du Mouvement du 23 mars.

Depuis l’annonce de la volatilisation dans la nature des ex-rebelles M23 retranchés en Ouganda et au Rwanda après avoir été défaits à Goma par les FARDC soutenus par les casques bleus de la Monusco, une rumeur persistante donne ces impénitents déstabilisateurs en tractations d’une réorganisation de leur mouvement, ce qui amènerait la MONUSCO à des investigations pour vérifier ce regain d’activismes.

Après avoir subi en novembre 2012 une cuisante défaite face à la grande offensive menée par les Forces armées de la RDC conduites par les généraux Lucien Bahuma et Mamadou N’dala d’heureuses mémoires, les ex-rebelles du M23 n’avaient d’autre issue que l’exil chez leurs parrains. C’est avec armes et munitions qu’ils ont traversé la frontière en direction du Rwanda et de l’Ouganda. Selon les dernières statistiques – du reste confirmées par les Nations unies – l’Ouganda en avait reçu plus d’un millier, alors que 600 d’entre eux avaient choisi de se replier au Rwanda.

Le M23 ayant été vaincu, le chemin était donc dégagé pour un retour effectif de la paix dans la partie Est de la RDC. C’est dans cette dynamique que s’est inscrite d’ailleurs la signature à Nairobi d’une déclaration bouclant les pourparlers engagés une année plus tôt entre Kinshasa et l’ex-mouvement rebelle.

Preuve de l’engagement, particulièrement de Kinshasa, à œuvrer pour une stabilité durable dans la région des Grands Lacs, une bonne partie des ex-militaires et cadres politiques de cette force négative ont bénéficié de la loi d’amnistie. L’on était donc parti pour un processus de paix irréversible.

Voilà que, récemment, les Nations unies viennent d’exprimer leurs inquiétudes sur la situation prévalant dans les camps qui ont accueilli les fugitifs de l’ex-M23 aussi bien en Ouganda qu’au Rwanda. C’est ce qui ressort du rapport à mi-parcours du groupe d’experts de l’Onu sur la RDC.

Invisibles sur la carte

Dans ce rapport datant de juin 2014, les experts des Nations unies constatent que, « depuis le dernier rapport du groupe précédent, peu d’avancées ont été enregistrées s’agissant de la situation des ex-combattants et responsables politiques du Mouvement 23 mars (M23) se trouvant au Rwanda et en Ouganda ».

« Plusieurs problèmes, poursuivent-ils, sont apparus, dont les suivants : des membres du M23 se sont évadés de camps situés au Rwanda; le nombre de membres du M23 et les preuves de la réorganisation du mouvement en Ouganda ont augmenté; les listes des membres du M23 se trouvant en Ouganda ne comptaient aucun officier important ».

Tout récemment, la France a, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, exprimé ses inquiétudes sur cette situation. Devant l’organe de décision des Nations unies, Alexis Lamek, représentant permanent adjoint de la France à l’ONU, avait averti que la démobilisation des combattants du M23 était incomplète et que la perspective de leur réorganisation militaire [restait] une menace importante.

« Nous appelons d’un côté la République démocratique du Congo à redoubler d’efforts dans l’opérationnalisation du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion et de l’autre l’Ouganda et le Rwanda à coopérer de manière à ce qu’un terme définitif soit mis aux activités de ce groupe », avait alors lancé le diplomate français.

Alerte à l’Onu

Comme s’il pressentait un regain de violence dans la région des Grands Lacs, le Conseil de sécurité s’est dédouané en rappelant que

« c’est au gouvernement congolais qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité, la protection des civils, la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et le développement du pays ».

L’organe de décision des Nations unies oublie qu’il a déployé dans la même région une Brigade spéciale d’intervention des Nations unies pour accélérer le processus de paix. Sans compter, la forte concentration des troupes de la Monusco qui se sont pratiquement délocalisés vers l’Est de la RDC pour contenir toutes les poches de résistance.

Devant toutes ces évidences, l’on ne sait donc plus à quel jeu joue exactement le Conseil de sécurité des Nations unies. Ne serait-ce pas la preuve de graves dissensions qui le rongent concernant le schéma à mettre en œuvre pour le cas spécifique de la RDC. Ne sachant concilier les points de vue divergents de ses membres, le Conseil de sécurité accumule des erreurs qui compliquent l’équation de paix dans la région.

La disparition simultanée au Rwanda et en Ouganda n’augure pas de bonnes perspectives pour une paix durable dans l’Est de la RDC.

By Mc.-Héritier K. – The Kivu Times

#RDC – #Rwanda : La « très convoitée » petite barrière de #Goma

Dans la rue de Goma, cette nouvelle va énerve. Un article qui demandera une censure, peut-être. L’éditeur de Kigali Today, un « site » amateur entretenu par « ceux qui ne jurent que par l’annexion partielle ou totale du Kivu au Rwanda » précise ce matin que « la petite barrière de Goma est construite sur le sol Rwandais », dans un article intitulé Imbago 17 zigaragaza imipaka y’u Rwanda na Kongo zari zarabuze zabonetse.

GomaGisenyi
Capture d’écran du fil Twitter de Fred Mwasa (@mwasa – Sylidio Sebuharara)

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Journée Internationale contre les essais nucléaires : Focus sur l’Uranium et le nucléaire du Congo – Kinshasa

Le 29 août, le monde célèbre la journée mondiale contre les essais nucléaires. C’est en mémoire de la tragique première bombe atomique larguée le 6 août 1945 sur la ville d’Hiroshima au Japon, chacun s’en souvient, mais les premiers « essais nucléaires » sont un peu plus anciens puisque le premier a été tenté en juillet 1945. Depuis lors, plus de 2000 essais ont été réalisés, d’abord dans l’atmosphère, puis de façon sous-terraine ou sous-marine. Dans la rue, on rencontre que l’Uranium à la base de cet essaie serait provenue du Congo-Kinshasa.

Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)
Centrale Nucléaire de Fukushima au Japon (Ph. Tiers)

Au moment où cette journée est célébrée, le Japon est confronté à la plus grande crise nucléaire civile de son histoire et tous les gouvernements utilisant cette technologie essaient de rassurer leurs citoyens. La République démocratique du Congo (RDC) ne fait pas exception. Muni d’un centre nucléaire dans les coffins de Mont Amba sur le site de l’Université de Kinshasa et d’une réserve d’Uranium au Katanga dans les mines de Shingolobwe, la nation Jaune-Rouge-Bleu clair n’est pas isolée du défis planétaire, quant à aux essais et explosions nucléaires. Le 9 novembre 1954, 27 travailleurs congolais avaient perdu leurs vies dans la mine d’Uranium au Katanga aux environs de la cité minière de Shingolobwe. Les autorités rassurent

« Nous suivons ce qui se passe au Japon au jour le jour. Nous nous sentons concernés », a expliqué le professeur Vincent Lukanda Mwamba, commissaire général à l’énergie atomique de République démocratique du Congo (RDC). Son bureau, dissimulé derrière une porte capitonnée façon ministre, est à moins de vingt mètres du réacteur nucléaire congolais. Les ingénieurs congolais assurent que leur réacteur, de type Triga Mark II d’une capacité d’un mégawatt, est totalement inoffensif. Selon le Cren, il est plongé dans une piscine d’eau déminéralisée et son cœur est entouré d’un écran de protection biologique constitué d’une colonne d’eau de sept mètres et d’un béton baryté.

« Jamais d’incident nucléaire » depuis 72

« Nous sommes en bonne coopération avec l’AIEA. Chaque année, il y a des inspecteurs qui viennent ici pour des contrôles », ajoute le Pr Muamba, qui se félicite de n’avoir « jamais eu d’incident nucléaire » depuis la construction du réacteur en 1972. Certes, « les catastrophes naturelles sont imprévisibles », reconnaît le chercheur. Mais il assure que le réacteur de Kinshasa a été bâti « dans un milieu non sismique, loin de l’océan », ce qui le met à l’abri des accidents nucléaires comme ceux de Fukushima au Japon.

Pancarte d'entrée au CREN à la l'Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)
Pancarte d’entrée au CREN à la l’Université de Kisnahsa (Ph. Médias Congo)

Le réacteur nucléaire de Kinshasa, patrimoine de l’Université de Kinshasa – site du mont Amba, commune de Lemba en République démocratique du Congo – fut le premier réacteur nucléaire installé en Afrique. En 1958, le « Gouvernement général » du Congo belge a acheté à la General Dynamics Corporation (États-Unis) un réacteur de recherche de type Triga Mark I d’une puissance de 10 à 50 kW.

Ce avec l’accord du ministre belge du Congo et du Ruanda-Urundi. Ce réacteur était destiné à la « Commission consultative des sciences nucléaires », présidée par Monseigneur Luc Gillon, recteur de l’Université de Lovanium à Léopoldville de 1954 à 1967. Il fut construit sur le site du Centre Trico de l’université, et consistait en un ensemble de laboratoires de la Faculté des sciences, de la Faculté de médecine, ainsi que de l’hôpital universitaire qui y était rattaché. Il entre en service le 6 juin 1959 pour la recherche, l’enseignement et la production d’isotopes à usages médicaux et agricoles. En 1970, le Centre Trico devient « le Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa» (CREN-K). Le CREN-K décide rapidement de se doter d’un réacteur de recherche plus puissant, le Trico II. Celui-ci, d’une puissance de 1 MW est inauguré en 1972.

Pendant ce temps, les périmètres sécuritaires des zones radioactives du Katanga demeurent un grand défi. Dans la localité de Shingolobwe, le minimum est assuré. Shinkolobwe est une localité et une mine située à proximité de Likasi dans le territoire de Kambove (région de Katanga) en République démocratique du Congo. C’est de son que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima, celle lancée sur Nagasaki étant à base de plutonium issu de réacteurs nucléaires, eux-mêmes alimentés par le combustible uranium. « L’uranium fut vendu aux américains dans le cadre du projet Manhattan par Edgar Sengier, le directeur de l’union minière du Haut Katanga qui avait eu l’intuition de l’importance de l’uranium et avait fait transporter 1 200 tonnes de minerai à New York dès 1939 », renseigne une source Coloniale dans l’ex-Congo Belge.

La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d’un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes le 8 juillet 2004. Si l’extraction d’uranium est depuis longtemps abandonnée, la mine est toujours exploitable pour le cobalt. Cependant, en août 2006, le Sunday Times publie un article affirmant que « les douaniers tanzaniens auraient saisi un chargement d’uranium 238 le 22 octobre 2005. Chargement que l’Iran aurait importé du Congo (RDC). » Les autorités iraniennes et congolaises avaient démentis ces allégations, et l’ancien gouverneur du Katanga, Urbain Ngoy Kisula, avait demandé la mise en place d’une commission d’enquête. Dossier classé sans suite…

« L’urgence est urgentissime »

Le vol dans les années 1970 de deux barres de combustibles nucléaires faiblement enrichis, dont l’une n’a jamais été retrouvée, avait montré les défaillances du système. Les États-Unis avaient noté, entre autres, le faible salaire des employés (entre 40 et 150 dollars par mois) qui pourraient être tentés de monnayer leur accès au site ou de se lancer dans d’autres activités illicites. « Aujourd’hui il n’y a pas de salaires de moins de 300 dollars par mois », assure le professeur Lukanda Mwamba. Au prix de la barre de combustible, il n’est pas certain que cela suffise…

L’autre inquiétude porte sur les glissements de terrain. Le centre est situé sur le campus de l’Université de Kinshasa, une zone soumise à une forte érosion. En 2011, l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire Léonard Mashako Mamba, lançait « un cri d’alarme désespéré parce que les érosions sont en train d’emporter la première et la plus grande université du pays ». « L’urgence est urgentissime », avait-il dit, estimant que le centre d’études nucléaires, même s’il n’est pas le plus vulnérable des bâtiments, est aussi menacé.

Têtes d'érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)
Têtes d’érosion menaçant le site du CREN & CGEA à Kinshasa (Ph. Radio Okapi)

Pendant que trois têtes d’érosions s’apprenaient dangereusement au Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K) cadre de recherche scientifique et environnementale, on se souvient encore de la réunion régionale sur la sureté des réacteurs nucléaires de recherche en Afrique qui s’est tenue le lundi 27 février 2012. A l’université de Kinshasa, le commissaire général à l’énergie atomique en RDC, avait affirmé que le réacteur du Centre régional d’études nucléaires de Kinshasa (CREN-K), jadis menacé par plusieurs têtes d’érosion, est « désormais hors de danger. » Le commissaire général du CREN-K avait même salué l’implication des autorités congolaises et des partenaires de la République du Congo  pour la protection de l’Université de Kinshasa, où est se trouve le CREN-K : « C’était un souci qui nous préoccupait pendant un moment. Nous avons tout fait pour nous expliquer auprès du Gouvernement de la gravité du danger qui menaçait le centre nucléaire. Le Gouvernement a financé la construction d’un collecteur pour le protéger», a-t-il déclaré. Il a poursuivi en disant : « Le Gouvernement est en train d’agir aussi pour moderniser ce centre », a-t-il poursuivi, citant « le financement pour la construction d’une clôture adaptée. C’est surtout pour protéger aussi la population du danger ».

Une prise de conscience progressive

La prise de conscience des dégâts occasionnés pendant ces campagnes d’essais a été lente à venir mais, peu à peu, de plus en plus de pays ont décidé de renoncer aux essais nucléaires. On se souvient qu’en France cela avait fait partie des premières décisions prises par le Président Chirac en 1995. Un traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires a été ouvert à la signature en 1996… mais jamais mis en application faute, justement, de signataires en nombre suffisant !

Depuis 2004, le réacteur nucléaire de Kinshasa est à l’arrêt. « Il faut changer le tableau de commande et passer d’un pupitre analogique à un pupitre numérique », explique le professeur Mwamba. L’investissement n’est que de 3 millions de dollars, le centre attend pourtant toujours un financement. Il n’y en a pas non plus pour remplacer la clôture actuelle, inadaptée, par un vrai mur d’enceinte. En 2006, selon les révélations faites récemment par WikiLeaks, les États-Unis s’inquiétaient des lacunes dans le dispositif de sécurité. « Nous avons maintenant des caméras de surveillances et des policiers sur le site 24 heures sur 24 », assure le commissaire général.

Le polygone de Semipalatinsk

C’est en 2009 que les Nations Unies ont proclamé la création de la Journée internationale contre les essais nucléaires et choisi pour la célébrer la date du 29 août. Cette résolution (la 64/35) a été adoptée à l’unanimité.

On se souviendra qu’à l’origine de cette résolution se trouve la République du Kazakhstan, ancienne république membre de l’URSS et indépendante depuis 1991, qui souhaitait commémorer la fermeture du polygone d’essais nucléaires de Semipalatinsk, le 29 août 1991.

Le but final de la résolution de l’ONU est de sensibiliser à la nécessité d’interdire les essais d’armes nucléaires et travailler à l’édification d’un monde plus sûr.

By Mc-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 22, 2014

Iran : Des dizaines de personnes sont détenues illégalement dans trois prisons à Karaj

Solidarité Ouvrière

HRW a publié un rapport sur la dure situation de dizaines de prisonniers politiques incarcérés dans trois centres de détention à Karaj, en Iran. HRW appelle le président Hassan Rouhani et les autorités iraniennes à mettre fin à leur détention illégale, et à libérer d’autres prisonniers politiques détenus suite à des procès iniques.

Prisonniers politiques iraniens. En haut (de gauche à droite) : Loghman Moradian, Zaniar Moradian et Kourosh Ziari. En bas (de gauche à droite) : Mansouri Masoud Bastani , Mohammad Ali (Pirouz) et Saeed Rezaei. © Privé Prisonniers politiques iraniens. En haut (de gauche à droite) : Loghman Moradian, Zaniar Moradian et Kourosh Ziari. En bas (de gauche à droite) : Mansouri Masoud Bastani , Mohammad Ali (Pirouz) et Saeed Rezaei.
© Privé

HRW.org, 18/08/2014

(Beyrouth) – Plusieurs dizaines de personnes incarcérées dans une ville du nord de l’Iran purgent des peines de prison qui leur ont été infligées pour le seul fait d’avoir exercé leurs droits fondamentaux, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Les autorités iraniennes devraient remettre en liberté immédiatement et sans conditions tous les prisonniers politiques

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Emotion et indignation après la mort du footbaleur Camérounais Albert Ebossé en Algérie

RDC-Rwanda: Suppression de visa pour traverser la frontière de la Ruzizi entre Cyangugu et Bukavu

C’est depuis 18 août dernier que la République Démocratique du Congo (RDC) a supprimé exigé de visa aux ressortissants rwandais, en vigueur depuis le 21 avril 2014. Désormais, la circulation entre les deux pays membres de la CEPGL est libre à la frontière de la Rusizi, qui sépare  la ville de Bukavu, Capitale du Sud Kivu au District de Rusizi du côté du Rwanda. Ce visa imposé par la RDC était contraire aux accords et à l’esprit d’intégration économique auxquels les deux pays se sont engagés à travers la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL).

Rwanda-RD Congo Suppression de visa pour traverser
Pont Rusizi entre Cyangugu au Rwanda et Bukavu en RDC (Ph. News of Rwanda)

Les Rwandais qui traversent quotidiennement cette frontière de la Rusizi pour différentes activités, se félicitent de la suppression du visa car ils ne vont plus payer les frais du visa pour se rendre en RDC, affirme News of Rwanda. Le Rwanda qui n’avait pas emboité le pas de son voisin en exigeant des visas aux ressortissants RDCongolais, est resté fidèle aux lois de la CEPGL dont il est membre. Les ressortissants congolais ne payaient pas le visa pour entrer au Rwanda à cette fontière jochant la rivière Ruzizi entre les deux pays frères.

« Avec l’imposition de ce visa par la RDC, beaucoup d’entre nous n’avaient pas les moyens pour payer le visa. Ce qui nous limitait dans nos affaires car ça exigeait des déplacements quotidiens de l’autre côté de la frontière », déclare Nshimiyimana Fabien, qui fait ses affaires en RDC dans la ville de Bukavu, capitale provinciale du Sud Kivu.

Tous les commerçants, les fonctionnaires et autres personnes travaillant en RDC, doivent regagner leur  pays à la tombée de la nuit. Mais ils devraient payer 55 dollars, les élèves et les étudiants qui font leurs études à Bukavu payaient 35 dollars. Au départ, ce visa couvrait 3 mois avant que le droit de séjour ne soit augmenté jusqu’à  un an.

La RDC a pris cette décision après une longue discussion

La suppression du visa intervient après que les Directeurs et le Commissaires Généraux des services d’émigration et d’immigration des pays de la CEPGL se sont réunis du 05 au 07 Août à Bujumbura, la capitale du Burundi, pour proposer aux Etats membres de supprimer l’imposition des visas au sein de cette communauté.

Le Maire du District de Ruzizi, Oscar Nzeyimana, a révélé que « même après cette réunion, les négociations ont continué entre les autorités de la ville de Bukavu et celles du District de Rusizi ». Les Congolais traversent quotidiennement la frontière principalement pour s’approvisionner en vivres au Rwanda tandis que les Rwandais qui se rendent en RD Congo pour les études et les services.

By Mc.-Héritier K. – © The Kivu Times – Avec NoR

RDC – Rwanda :Taddy Etekiama vs « Dady Birori », un cas de double nationalité ?

Une personne, deux identités, deux passeports. Le feuilleton commence dans le football. L’attaquant congolais (ou Rwandais, ça dépend) de l’AS Vita Club de Kinshasa est la pierre d’échappement qui coute la défaite aux Amavubi du Rwanda. Le Congo a posé une réclamation auprès de la CAF après sa victoire face au Rwanda (2-0, le 20 juillet 2014) à propos du Rwandais Dady Birori qui est aussi le RDCongolais Taddy Etekiama.

Agiti Taddy Etekiama alias Dady Birori.
Agiti Taddy Etekiama alias Dady Birori. (Ph. AFP)

« Je suis né à Kinshasa. J’ai quitté Kinshasa à l’âge de 6 ans, pour suivre mon père dans l’Est de la RDC. Puis, à cause de la guerre civile, j’ai fui au Rwanda. J’y ai obtenu un passeport et je joue pour le Rwanda depuis 2009. J’ai également un passeport congolais. Je pense que si une erreur a été faite, c’est au niveau administratif au Rwanda », a fait savoir à l’attaquant Rwando-RDCongolais de l’AS Vita Club de Kinshasa.

Erreur administrative ? L’article 10 de la Constitution de la RDC promulguée le 16 février 2006 prévoit que « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre ». Etakiama avait-il renoncé à la nationalité congolaise en adoptant la Rwandaise ? L’article 1er de la loi de 2004 relative à la nationalité congolaise était déjà clair: « La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité. »[1]. Ces dispositions ont été introduites à l’époque du régime Mobutiste, la loi du 29 juin 1981 sur la nationalité zaïroise disposait que « La nationalité zaïroise est une et exclusive. Ce principe est affirmé à l’article 11 de la Constitution. Il n’est donc pas permis de détenir la nationalité zaïroise concurremment avec toute autre nationalité. »[2]

À l’esprit de ces dispositions, l’attaquant de l’AS Vita Club est Rwandais car il a perdu automatiquement sa nationalité RDcongolaise. Pourtant, « Pour nous, il n’a qu’une seule identité, c’est ‘Etekiama’, explique Jean- Florent Ibenge, entraineur de l’AS V-Club et sélectionneur des Léopards de la RDC. D’ailleurs, à chaque fois que nous recevons une convocation officielle de la fédération rwandaise, c’était à ce nom. S’il joue là-bas [au Rwanda, ndlr] avec une autre identité, c’est l’affaire des rwandais, précise-t-il. »[3] Mais cela pourrait également être celle des égyptiens du Zamalek, adversaires de l’AS Vita Club en Ligue des Champions, et qui pourraient saisir la CAF pour obtenir la disqualification de l’équipe congolaise, même si Florent Ibenge rappelle que son attaquant « n’a joué ni le match aller, ni le match retour. »[4]

Pour rappel, la république du Congo (Congo-Brazza) a saisi le 21 juillet dernier la Confédération africaine de football (CAF) à propos de l’attaquant Dady Birori. Selon la Fecofoot, celui-ci possèderait deux identités et autant de passeports. Sur la feuille de match, il est inscrit que le joueur est né le 12 décembre 1986 à Kinshasa, le numéro de passeport étant le PS023413, établi le 2 septembre 2009. Or, celui qui porte les couleurs de l’AS Vita Club de Kinshasa évoluerait sous une autre identité en RDC, celle d’Agiti Taddy Etekiama, et sa date de naissance est différente (13 décembre 1990).

L'équipe nationale du Rwanda.
L’équipe nationale du Rwanda. (Ph. AFP)

Etekiama a d’ailleurs inscrit sur penalty le but qui a permis à son club de dominer les Soudanais d’Al-Hilal Omdurman (2-1) le 27 juillet dernier, lors de la quatrième journée de la phase de groupes de la Ligue des Champions. Dans le courrier adressé à la CAF, le secrétaire général de la Fecofoot, Badji Mombo Wantete, a demandé à l’institution  de convoquer à son siège du Caire (Égypte) « les deux joueurs prétendument différents pour une confrontation. »

D’après l’article 14 de la loi organique n° 30/2008 du 25/07/2008 portant code de la nationalité Rwandaise, « Tout étranger demandant la naturalisation doit réunir les conditions suivantes : 1° être âgé de dix huit (18) ans au moins et, au moment du dépôt de la demande, avoir légalement sa résidence habituelle au Rwanda depuis cinq (5) ans au moins; étant inclus dans cette période les séjours accomplis à l’étranger soit au service du Rwanda, soit pour études avec l’accord direct ou indirect des autorités rwandaises ; 2° avoir au Rwanda des réalisations à caractère durable ; 3° être de bonne vie et mœurs et n’avoir subi aucune condamnation définitive à une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à six (6) mois non assortie de sursis ni de réhabilitation ; 4° respecter la culture rwandaise et faire marque de patriotisme à l’égard de l’État ; 5° ne pas avoir été l’objet d’une mesure non reportée d’expulsion du territoire Rwandais; 6° ne pas faire preuve d’indices d’idéologie du génocide; 7° ne pas constituer une charge pour l’État et la collectivité publique ». L’article 15 de la même loi, stipule que « La Direction Générale rend public le nom de la personne qui introduit la demande de nationalité en vue d’éventuels commentaires. Les modalités d’en informer le public sont prévues par Arrêté Présidentiel. »

Dans ce cas, conformément aux congolaise et Rwandaises, Teddy Etekiame (ou Tagy Birori) est Rwandais, on en discute donc pas ! Qu’en est-il de son identité ? Affaire à dormir débout… Il se fait donc que l’article 15 de la loi organique rwandaise n° 30/2008 du 25/07/2008 n’a pas été scrupuleusement respecté, pour, il se pourrait, implicitement voiler les origines congolaises de l’attaquant des Amavubi évoluant au sein de l’AS Vita Club dans sa ville natale et dans son pays d’origine.

Précisons que pour l’attaquant rwandais né à Kinshasa, Agiti Taddy Etekiama, alias Dady Birori ; a été suspendu par la CAF, qui a également disqualifié le Rwanda des qualifications pour la CAN 2015 au profit du Congo-Brazzaville. À l’autre bout du fil, Etekiama est plutôt calme, même si sa suspension, décidée par la CAF le 11 août dernier, l’affecte particulièrement. « Je ne sais pas combien de temps cela va durer. Pour moi, cette suspension n’est pas justifiée. Je n’ai pas triché. Pour l’instant, j’ai donc juste le droit de m’entraîner avec mon club, mais je m’inquiète quand même pour la suite de ma carrière »[5]. L’homme sera néanmoins absent du Derby RDCongolais AS Vita Club – Tout puissant Mazembe du dimanche 24 août.

by Mc Héritier K. Kapitene – © The Kivu Times – Thursday, August 21, 2014

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Afrique : Journée mondiale de l’aide humanitaire sous les menaces d’Ébola

C’est le 19 août ce mardi. Dans de nombreuses régions du globe, les humanitaires travaillent, parfois au péril de leur vie, souvent dans l’anonymat le plus total. Alors la grande épidémie d’Ébola est à la porte de tous les pays de l’Ouest à l’Est, les mécanismes de préventions doivent être accrus.

Un camps de l'Unicef/Mobilisation sur le prévention du Virus Ebola (Ph. Rfi)
Un camps de l’Unicef/Mobilisation sur le prévention du Virus Ebola (Ph. Rfi)

Même s’ils accomplissent un travail de fourmi, leurs interventions sont indispensables et permettent souvent à des populations de retrouver un minimum de dignité. L’ONU a promulgué le 19 août, Journée Mondiale de l’aide humanitaire en espérant sensibiliser l’opinion publique à l’assistance humanitaire et à la nécessité de soutenir ces actions partout dans le monde.

Pendant ce temps, le virus Ébola continue sa progression en Afrique de l’Ouest. L’OMS annonce que les chiffres officiels sont sous-évalués au regard de l’étendue de l’épidémie. Le Nigeria, pays le moins touché, a confirmé jeudi 14 août quatre cas mortels. Le département d’État américain évacue déjà des familles de son personnel diplomatique à Freetown, en Sierra Leone et dans d’autres capitales des États menacés.

« Le personnel présent dans les zones d’épidémie relève des preuves montrant que le nombre de cas rapportés et le nombre de morts sous-estiment largement l’ampleur de l’épidémie », affirme un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié jeudi 14 août au soir. Les différentes ONG sur le terrain ainsi que la Croix-Rouge insistent vendredi sur la nécessité de se mobiliser davantage face à l’épidémie d’Ebola « largement sous-évaluée ».

La directrice de Médecins sans frontières de retour d’une visite en Afrique de l’Ouest lance un cri d’alarme : c’est une épidémie « qui se répand et [la situation] se détériore plus vite que notre capacité à y faire face. » Cette dernière a lancé un appel à une coordination internationale renforcée sous la houlette de l’OMS. « Tous les gouvernements doivent se mobiliser. Il faut le faire maintenant si nous voulons contenir cette épidémie », a-t-elle affirmé à la presse.

En Guinée-Conakry « l’urgence sanitaire nationale » est en vigueur depuis ce mercredi 13 août. Selon Aboubacar Sidiki Diakité, président de la cellule de crise guinéenne, plusieurs camions transportant du matériel et du personnel médical se dirigeraient vers tous les postes-frontières avec la Sierra Leone et le Liberia.

La journée mondiale de l’aide humanitaire de cette année survient en pleine crise humanitaire à l’espace planétaire : la névralgique épidémie de fièvre hémorragique Ébola qui décime des milliers d’individus en Afrique de l’Ouest avec une probable extension sur tout le continent, la crise au moyen orient depuis le dernière incursion de l’armée heureux dans la bande de Gaza, les crises syriennes et ukrainiennes, les palpitations afghanes et irakiennes encrées d’un islamisme radical politisé à outrance, la crise centrafricaine qui ne veut pas dire son dernier mot et frôle la scission du pays, les massacres perpétuelles au vue et au sue de tout le monde dans la pleine de la Ruzizi et à Mutarule dans le Kivu en RDC, des menaces d’insurrections en Ituri et à Masisi à l’est de la RDC, etc., les signaux sont aux rouges dans plusieurs coins du globe.

Un don même minime peut représenter beaucoup s’il est bien utilisé sur le terrain. « Les travailleurs humanitaires sont ceux que nous dépêchons sur place pour montrer notre solidarité avec ceux qui souffrent. Ils représentent ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine mais leur travail est dangereux… » avait fait savoir M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire 2010.

#Great_Lakes (#DRC): Mary #Robinson s’en va, la roue tourne pas comme d’habitude

L’irlandaise s’en va des Grands-Lacs. L’ONU en a ainsi décidé. La génitrice de l’accord cadre d’Addis-Abeba se chargera désormais du changement climatique au près de l’instance intercontinentale. L’algérien Saïd Djinet serait ressenti en son remplacement. Une réponse aux menaces de Barack Hussein Obama l’Africain par rapport aux processus démocratique dans la sous-région ?

Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.
Mary Robinson, alors RSSGNU dans les Grands-Lacs.

Mary  Robinson[1], jusque-là, Envoyée Spéciale de l’ONU pour la région des Grands-Lacs africains, est rappelée à New-York pour occuper le poste d’Envoyée Spéciale du SG de l’ONU pour le changement climatique. Son rôle, selon un scoop de l’agence de presse Belga, sera de mobiliser les énergies et la volonté politique dans le cadre de la préparation du Sommet sur le climat prévu pour le 23 septembre prochain au siège de l’ONU à New York. Assurément, l’entendement officiel du départ de Robinson ne passe pas facilement auprès de fins espionnes. Des approximations, comme en pareilles circonstances, vont leur pesant d’or.

Dans les milieux diplomatiques internationaux, l’on croit savoir que Ban Ki-moon  s’apprête à dépêcher en RDC une personnalité adaptée aux circonstances du moment. Un dur rompu aux missions difficiles, pas un cuistre à la langue de bois. À l’heure où les États-Unis menacent la quiétude des chefs d’États dans la sous-région des grands-lacs sur leurs probables prochains mandats consécutifs à des inadmissibles modifications constitutionnelles, tout porte à croire que la « communauté internationale » (si elle existe), se cherche une main plus dissuasive très politiquement impliquée dans la gestion des pays dans la sous région.

Pas loin de la coutume à chaque changement d’étape dans la difficile évolution du processus de normalisation, de pacification, de démocratisation et de stabilisation de la RDCongo. Il en était ainsi lorsqu’il s’agissait d’amener Mzee Kabila, les pro-rwandais du RCD/Goma et les pro-ougandais du MLC, du RCD/KML et du RCD/N, en 1999, à cesser le feu. Pour pousser à la matérialisation des conclusions du Dialogue inter congolais de Sun-City, l’ONU avait mis en place une nouvelle structure chapeautée  par de nouvelles têtes. L’ONU n’avait pas dérogé à sa règle,  la veille des élections de 2006, avec la venue de l’américain William Lacy Swing dont la mission était de faire accepter aux anciens belligérants les résultats sortis des urnes. C’est suivant la même logique que le Britannique Alan Doss vint pour presser Kinshasa à négocier avec la nébuleuse rébellion CNDP du Général déchu Laurent Nkunda Seba Mihigo ; puis Roger Meece, qui eut l’audace d’assister aux tumultieuses éléctions de novembre 201; avant que l’Allemand Martin Kobler ne vienne pour sonner le glas du tristement célèbre M23. Hac habierit, passons !

De Mary Robinson, l’on retiendra, à l’avantage du Congo,  la résolution 2098 du Conseil de sécurité, de laquelle est née la robuste Brigade spéciale d’intervention de la Monusco, constituée des soldats africains aguerris, qui a fait ses preuves dans les collines hostiles du Nord-Kivu contre les forces du mal incarnées par le M23. A son actif, la signature de l’Accord cadre d’Addis-Abeba entre les Chefs d’États de la CIRGL pour stabiliser, particulièrement, la RDC.

Le départ de Robinson intervient à un moment particulier où la tension monte d’un cran dans la sous-région. Plus récemment, il y a eu des escarmouches sanglantes et meurtrières à la frontière entre les deux enfants têtus de la sous-région, le Rwanda et sa cousine la RDC, entre les armées des deux pays. Tout cela dans un lourd climat causé par la délocalisation des rebelles rwandais des FDLR dans l’hinterland notamment, en Province Orientale et quelque part à l’Équateur. A cela, sont venues s’ajouter les folles rumeurs sur une éventuelle réorganisation des anciens rebelles du M23 à partir du territoire de l’allié angolais.

De l’opprobre sur Édouard Do Santos.

Accusations, vraisemblablement pas non gratuites, car démenties avec la dernière énergie par l’Ambassadeur de la République d’Angola à Kinshasa. Comme si cela n’avait pas suffi, un  cadre de l’ex-Mouvement du 23 (M23), Elie Mutela[2], privilégie l’approche 2D3R – Démobilisation, Désarmement, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration pour leurs combattants ainsi que le bénéfice de la loi d’amnistie.

Quelle cartouche en remplacement de Robinson ?

À en croire certaines informations parues dans la presse internationale ce jeudi 17 juillet 2014, l’algérien Saïd Djinet serait ressenti en remplacement de Mme Robson. Djinet a été travaillé comme facilitateur international du dialogue inter-guinéen.

Jusque tard dans la soirée du mercredi 16 juillet, le nom du successeur de Robinson n’était pas encore connu du grand public. Mais,  dans les milieux des fonctionnaires internationaux établis à Kinshasa, Kigali et Bujumbura, l’on se contentait d’en dresser le profil. Ce sera un coriace, un dur à cuire dont la mission sera, non de négocier mais,  de faire respecter la volonté des grands de ce monde au Congo.  La volonté des puissants est à découvrir dans les déclarations tapageuses faites par leurs représentants à Kinshasa : respect de la Constitution, calendrier électoral global, respect des droits de l’homme, etc.

[1]Mary Robinson est née le 21 mai 1944 à Ballina, Irlande. Elle fut la première femme président d’Irlande du 3 décembre 1990 au 12 septembre 1997 et la septième personne à occuper la magistrature suprême. Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a annoncé lundi la nomination de Mary Robinson, de l’Irlande, en tant qu’Envoyée spéciale pour les changements climatiques. Elle sera chargée d’intervenir auprès des gouvernements du monde entier pour mobiliser la volonté et l’action politiques et d’élever les ambitions à l’approche du Sommet 2014 sur le climat que le Secrétaire général convoquera le 23 septembre 2014, à New York. Elle fournira également des conseils stratégiques au Secrétaire général sur la base de ses consultations. Le Sommet sera une étape importante pour mobiliser l’engagement politique en vue de conclure un accord mondial d’ici à 2015 et pour donner de l’élan à une action renforcée visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à bâtir des communautés résilientes face aux changements climatiques. En demandant à Mme Robinson de remplir ces fonctions, le Secrétaire général l’a félicitée pour le travail qu’elle a accompli en sa qualité d’Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs en Afrique, notamment pour les efforts qu’elle a déployés pour assurer la cohésion et la sensibilisation de la communauté internationale aux défis auxquels est confrontée la région des Grands Lacs. Grâce à sa stature internationale, elle a réussi à stimuler la communauté internationale pour appuyer les efforts des dirigeants de la région des Grands Lacs dans les domaines du règlement des conflits, du développement économique et social et de l’intégration des groupes marginalisés, en particulier les femmes. Mme Robinson apportera dans ses nouvelles fonctions plus de quatre décennies d’expérience dans le monde politique et diplomatique. Elle a notamment été Présidente de l’Irlande, de 1990 à 1997, après avoir siégé au Sénat irlandais de 1969 à 1989. Mme Robinson a aussi dirigé, de 1997 à 2002, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme des Nations Unies. Lire l’intégral de cette article des Nations Unies ici

 

[2] Elie Mutela est Directeur de Cabinet de Bertrand BISIMWA, président de l’ex-M23.