Archives pour la catégorie Economie

Economie : Le dollar américain franchit la barre de 1.300 francs congolais

La monnaie nationale est en perte de vitesse face à la devise américaine. Des mesures urgentes s’imposent pour sauver ce qui peut encore l’être.

L'Institut d'émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l'Etat d'environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.
L’Institut d’émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l’Etat d’environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.

Le franc congolais continue son chemin de la croix face au roi dollar américain. Depuis hier mercredi 11 janvier, le dollar américain se change contre 1.300 francs congolais. Une dépréciation qui bouleverse plusieurs données, notamment dans le monde des affaires. A la Banque centrale du Congo (BCC), le taux indicatif est fixé à CDF 1. 212 à l’achat et CDF 1.361 à la vente. Au marché parallèle, 1 USD se négocie respectivement à 1 303 CDF à l’achat et à 1 325 CDF à la vente. Conséquence : le pouvoir d’achat de la population ne fait que s’étioler.

Selon les statistiques de la BCC, le marché des biens et services est marqué par d’intenses tensions inflationnistes depuis le deuxième trimestre de 2016. A mi-décembre, le taux d’inflation s’est établi à plus de 7,0% en glissement annuel, contre un accroissement de 0,8% en 2015 et 1,0% en 2014. Le cours indicatif du franc congolais a atteint 1 215 le dollar américain fin décembre 2016, accusant ainsi une dépréciation de 25% en seulement douze mois. Poursuite de la dégringolade !

 Selon les analystes, le pays évolue dans un contexte de ralentissement de l’activité économique à l’interne et du recul des exportations vers l’extérieur.

« En l’absence de marges budgétaires confortables, cet état des choses a entraîné d’importantes injections de liquidité, alors que les chocs extérieurs ont induit une contraction importante de l’offre des devises, face à une demande en expansion pour les besoins d’importation. Cette situation a exacerbé les tensions sur les marchés des changes ainsi que des biens et services », a déclaré le gouverneur de la BCC il y a quelques jours.

De l’avis des experts, il va de soi que si cette situation perdure, les mesures préconisées et appliquées par la BCC n’auront pas été suffisantes dans leur efficacité afin de venir à bout de cette dépréciation effrénée de la monnaie locale.

« Si la Banque centrale a pu, l’an passé, opérer cinq interventions sur le marché interbancaire des changes pour un montant total de 250 millions USD, à cette allure inquiétante, nous devons craindre qu’elle n’ait plus de moyen d’intervenir efficacement cette année, au regard de l’effritement des réserves de change plafonnées à 870 millions USD fin décembre 2016 », a commenté un analyste sur les colonnes du magazine zoom éco.

 Malgré la hausse du taux directeur (qui est passé de 2 à 7%) et du capital minimum des banques commerciales (de 10 à 30 millions USD) afin de permettre à la BCC de compléter les moyens de ses interventions, ajoute l’expert, tout cela ne marchera pas tant que le gouvernement continuera à financer son déficit par la création monétaire.

«Selon mes estimations, il faut laisser l’inflation augmenter jusqu’à son seuil maximum de 9,5%. Tel un mal nécessaire, l’inflation active la croissance économique. C’est comme un accélérateur du véhicule. On accélère en sortant du parking et on régule l’accélérateur en fonction de la route à emprunter : autoroutes, montagnes, boulevards, quartiers… . Toutefois, cela exige une connaissance théorique pour mieux s’en servir », a préconisé l’expert.

Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le pont qui permettait de franchir la rivière Semliki au sud-est de Béni s’est effondré au passage d’un camion de marchandises la semaine dernière. Conséquence, les villes de Butembo et Beni restent coupées de l’autre rive du territoire de Beni, frontalière à la l’Ouganda. Les prix explosent dans la région.

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Un camion dans les eaux de la Semliki après effondrement du pont. (Ph. Tiers)

Butembo et Beni, mais aussi les régions environnantes, notamment la grande partie de l’ex-province Orientale, de l’ex-Equateur et toute la partie nord du Nord-Kivu sont dépendants de transafricaine numéro 8 reliant le port de Mombassa au Kenya à celui de Lagos au Nigeria. Ce couloir important jonchant la RDC via la route national numéro 4, constitue un des axes importants du Corridor Central COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), long de 1 300 kilomètres, dont font partie le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda en Afrique Centrale ; mais aussi la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique Orientale.

L’effondrement du Pont Semliki est la raison principale de l’explosion des prix sur les marchés, dans cette partie orientale de la RDC, dépendante de l’énergie pétrolière, faute d’autres sources. Cette hausse des prix est constatée à Butembo et environs. « La chute vertigineuse du franc congolais en est aussi l’une des raisons majeures », explique Kule Vuhimbwira de la Fédération des Entreprises du Congo.  Actuellement, le dollar américain frôle les 1500 Francs Congolais, contre 930 F, en septembre 2016. Lire la suite Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

En début de cette année, le gouvernement de #RDC, sous l’égide de #Matata Ponyo Mapon Augustin, annonçait ou prenait « 28 MESURES URGENTES POUR LA STABILISATION ET LA RELANCE ÉCONOMIQUE ».
Qu’est-ce qui a réellement changé ?

La situation sociale de la population en République démocratique du Congo n’était pas prometteuse au regard des objectifs du millénaire pour le développement , malgré les performances enregistrées. La croissance de l’économie congolaise a décéléré à 7,7 % en 2015 contre 9,2 % en 2014. Alors que la BAD prévoyait une poursuite de la croissance de 2012-2014 , la pauvreté reste largement répandue dans le pays. Lire la suite Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

RDC │ Télécom : Orange rachète TIGO et étend ses tentacules

Le groupe Orange fait une bonne opération en rachetant la filiale Millicom en RDC. Cet accord permettrait à Orange de renforcer significativement sa présence en RDC et de devenir ainsi l’un des opérateurs leaders du pays.

Télécommunications : Orange étend ses tentacules en RDC
Avec le rachat de Tigo, la RDC pourra passer de 5 à 4 opérateurs de téléphonie mobile

Du nouveau dans le paysage des télécoms en République Démocratique du Congo. En effet, Orange et Millicom viennent de signer un accord portant sur l’acquisition par Orange de la filiale de Millicom en RDC «Tigo RDC», signale un communiqué. Selon la même source, le marché mobile en RDC connaît une croissance significative et est actuellement le plus grand marché mobile d’Afrique centrale et de l’Ouest après le Nigeria avec plus de 40 millions d’abonnés.

De même, Tigo RDC correspond parfaitement à Orange étant donné la complémentarité de leurs opérations sur le plan géographique et sur le plan culturel. Cet accord, ajoute le communiqué,  permettrait à Orange de renforcer significativement sa présence en RDC et de devenir ainsi l’un des opérateurs leaders du pays.

Cet accord permettra aussi de créer des synergies significatives. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’Orange en Afrique de développement et de maintien de positions de leader à travers les différents pays dans lesquels il opère sur le continent.

Le communiqué termine en ajoutant cette transaction est soumise à l’approbation des autorités compétentes.

avec Pathé TOURE

Riche mais Pauvre; la République Démocratique du Congo

S’il est un pays qui démontre combien il est difficile de transformer les richesses minérales en croissance inclusive, c’est bien la République démocratique du Congo.

Selon la dernière évaluation annuelle de l’économie congolaise réalisée par le FMI, les taux de croissance en 2014 atteignaient jusqu’à 9,2 %, mais les indices de pauvreté de la RDC restent parmi les plus élevés au monde. Dans ce podcast, Norbert Toé, Chef de mission pour la RDC, discute les points essentiels du rapport.

Norbert Toé, Chef de mission du FMI pour la République Démocratique du Congo.

Et si les chiffres de Matata Ponyo – Monsieur le Cadre Macroéconomique – étaient fictifs ? Je ne dis mot…

RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

La RDC, surtout dans sa partie Est, fait face à une situation contrarié. Dans des carrés miniers sévissent des milices. Les conditions de travail dans les mines congolaises sont assimilées à une sorte d’esclavage moderne. Les acteurs locaux y impliqués ne parviennent pas non plus à relever leur niveau de vie. Une malédiction, une fatalité ou un défi ? Pour répondre à ces questions, The Kivu Times s’est entretenu avec Soraya Aziz Souleymane, activiste des droits humains, spécialiste  des questions de développement et est Deputy Director au Centre Carter en RDC.

Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)
Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)

The Kivu Times : Comment dissocier la problématique « ressources minières » des conflits armés en RDC et dans la sous-région des Grands-Lacs ?

Soraya Aziz Souleymane : La Solution pour moi serait de coupler les efforts de pacification et de traçabilité des minerais avec des projets de renforcement de capacité économique. Ces creuseurs ne choisissent souvent ce métier dangereux que par manque d’alternatives économiques. Une révolution agricole,  une implantation de manufacture, un boom du secteur touristique ou un artisanat minier en coopératives encadrées sont autant de possibilités auxquels le gouvernement et ses partenaires internationaux devraient penser. D’un autre coté l’exploitation industrielle, si elle est bien gérée, peut aussi avoir des impacts positifs sur la sécurité et les revenues locaux et nationaux. Lire la suite RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

Butembo : Folie des hauteurs – De grands édifices pour quel investissement ?

Dans la ville de Butembo, à 300 Km au Nord de Goma (capitale provinciale du Nord-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo) des grandes maisons s’érigent, des gros espaces de terre sont achetés. Si certains y sentent l’expression d’un essor économique, d’autres y voient un gaspillage des capitaux car ne pouvant assez produire eu égard aux investissements dépensés pour leur érection.

Immeuble « BAL » sur avenue président de la République – Seul le premier niveau est exploité.

En plein centre-ville de Butembo trônent des immeubles à trois ou cinq niveaux. Dans la majorité de ces immeubles, seules les cham­bres du rez-de-chaussée sont habitées pour des activités commerciales. Le reste de chaque bâtiment est inhabité, inoccupé. Aucun ser­vice n’y fonctionne, aucun habitant n’y réside. « Ca m’enchante moi. Ces constructions augurent le dévelop­pement. Il faut des gros bâtiments comme ceux-là pouvant contenir le maximum des gens possibles pour les échanges. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure d’occuper ces cham­bres qui nous ont déjà préparées», re­grette Muhindo John, émerveillé devant la bâtisse de la Galérie Tsongo de Butembo.

Depuis la fin de la guerre, des opérateurs économiques se sont lancés dans l’immobilier. De maisons sortent de terre dans tous les quar­tiers. Kambasu Matembela, agent au ser­vice de tourisme à Butembo explique qu’à partir du moment où la beauté de ces maisons embellissent la ville, c’est une bonne chose. Pour l’historien et chef des travaux Kahindo Kambalume, ce sont ces bâtiments qui reflètent le chiffre d’af­faire de telle ou telle personnalité. «C’est lié à la culture locale. Ici chez nous on vous respecte par rapport à l’étendu de votre terrain, à la taille de votre maison… Peu importe ce que cela rapporte», insiste-t-il. Lire la suite Butembo : Folie des hauteurs – De grands édifices pour quel investissement ?

JobWangu, le nouveau « webcruteur » à la portée du grand Congo

Trouver un emploi ou recruter en RDCongo n’est plus un casse‐tête avec JobWangu ! Jeune diplômé(e) après plusieurs années d’études, vous voici enfin sur le marché de l’emploi et c’est souvent là que les choses se compliquent. Entreprise avec de grandes perspectives de croissance, vous ne trouvez pas le candidat au profil idéal pour un poste à pourvoir immédiatement.

Job_wangu Trouver un emploi ou embaucher un candidat peut‐être un parcours du combattant, une aventure semée d’embûches. CV, lettres de motivation, entretiens d’embauche, souvent pour les candidats le chemin vers un emploi se révèle être long et stressant. Pour les entreprises, le processus de recrutement est souvent un casse-­tête parce qu’il est parfois bien compliqué de trouver le candidat qui présente le profil idéal.

Pour en savoir plus, cliquez ici ou rendez sur JobWangu.com

#RDC – #Rwanda : La « très convoitée » petite barrière de #Goma

Dans la rue de Goma, cette nouvelle va énerve. Un article qui demandera une censure, peut-être. L’éditeur de Kigali Today, un « site » amateur entretenu par « ceux qui ne jurent que par l’annexion partielle ou totale du Kivu au Rwanda » précise ce matin que « la petite barrière de Goma est construite sur le sol Rwandais », dans un article intitulé Imbago 17 zigaragaza imipaka y’u Rwanda na Kongo zari zarabuze zabonetse.

GomaGisenyi
Capture d’écran du fil Twitter de Fred Mwasa (@mwasa – Sylidio Sebuharara)

Lire la suite en Kinyarwanda ici

#Kinshasa : Les prix des #vivres frais explosent

Valse des étiquettes des vivres frais constatée sur tous les marchés de Kinshasa. La variation va de 15 à 30% selon des estimations. La rareté serait à la base de cette surchauffe dont les conséquences sur le panier de la ménagère se font cruellement sentir. Le pouvoir d’achat des gagne-petits s’en tire substantiellement éroder. En attendant que des mesures correctives ne soient trouvées, se nourrir à Kinshasa est davantage devenu un casse-tête.

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Les ménagères ne savent plus où donner de la tête. La surchauffe qui a gagné le marché des vivres frais les ayant pris de court. Et pourtant, les signes avant-coureurs étaient perceptibles et prévisibles. Le retrait de  la firme « Orgaman » de la chaine d’importation de ces vivres frais aurait dû pousser à des anticipations sur d’éventuelles conséquences. L’on a assisté à un attentisme qui a laissé couler le temps jusqu’à donner la voie libre à l’explosion des prix. La loi de l’offre et de la demande dicte sa loi sur le marché. Présentement, l’offre serait en baisse au point de jouer négativement sur la tendance générale des prix qui a opté pour l’ascenseur. Selon des enquêtes menées sur le terrain, il ressort que la fluctuation va de 15 à 30%. Cette qui constitue une poussée énorme face à l’accalmie qui s’est constatée pendant une période relativement longue sur les différents marchés des denrées alimentaires.

A la base de cette flambée des prix il y a la rareté. En effet, le plus gros importateur des vivres frais, Orgaman, ayant décidé de changer sa sphère d’activités, la reprise en main de sa part du marché n’avait pas été assurée. D’où, ce flottement aux conséquences incalculables. Un carton de cuisses de poulet de 10 kg est passé de 20 000 à 30 000 francs congolais (21,5 à 32,5).  Les côtes de porc sont passées de 27 000 à 35 000 Fc (29 à 37,6 USD). Auprès de l’autre major dans l’importation des vivres frais, Congo Futur, il s’est constaté une rupture de stocks de tripes, poulets et cuisses de poulet. Nos confrères de la radio onusienne ont constaté qu’ « aux chambres froides de Ledya, ce sont les pieds de porc et les tripes qui manquent. Les stocks qui sont arrivés la semaine dernière se seraient écoulés comme de petits pains », s’entend-on dire. Un importateur sérieux a confié : « Orgaman importait un bateau de vivres, alors que nous c’est juste quelques containers».

Cette entreprise active depuis 1931 dans le secteur a décidé de liquider ses activités en lien avec les importations des vivres frais. La raison avancée serait la modicité de la rentabilité suite à une fiscalité asphyxiante et une concurrence déloyale. Telles sont les vrais motifs qui ont poussé Orgaman à mettre quasiment la clé sous le paillasson. La société n’a-t-elle pas évoqué « une perte de ses parts de marché et à une rentabilité décroissante » pour justifier la liquidation décidée de ses importantes filiales ? Les craintes justifiées des consommateurs, pour qui le départ de ce major impacterait négativement sur le marché, viennent de trouver justification. Congo Futur, Inalca, Ledya et Maicofroid ne se sont pas partagé la part du marché abandonnée par Orgaman.
   
Privilégier la production locale

L’extraversion de l’économie congolaise est décriée par tout le monde. La structure léguée par le colonisateur avec comme épine dorsale le fleuve Congo et la voie de sortie de Matadi est restée inchangée malgré l’indépendance politique acquise, il y a plus de 50 ans. Dotée des cours d’eau poissonneuses, la RDC ne pouvait pas compter sur l’importation pour nourrir ses 70 millions de consommateurs. Un potentiel inestimable qui aurait dû pousser les différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays vers une politique d’introversion de l’économie. Curieusement, le processus d’intégration de l’économie congolaise ne connaît que des ébauches sans une volonté réelle de matérialisation.

Tous se contentent de la rente que procure ces importations. Du poisson produit dans la lac Tanganyika n’atteint que difficilement Kinshasa. Le poisson des lacs Tumba et Maï-Ndombe ne sont même pas consommés à Mbandaka et Kikwit. Les conditions de conservation étant aléatoires, personne ne se hasarde à investir dans le secteur. Jusque-là, les Congolais se nourrissent grâce à la pêche artisanale. Les petites unités de pêcheries ne sont pas en activité en RDC. Dans ces conditions, il est quasi impossible de nourrir une population de plusieurs dizaines de millions d’âmes. Des ressources financières, en devises fortes, consacrées à des importations ne peuvent-elles pas faire l’objet de simulations d’installation progressive des petites pêcheries au pays ?

Dans cette éventualité, la balance de paiement s’en tirerait à bon compte et le pays se doterait des réserves internationales accrues. Cette explosion de prix des vivres frais devra conduire à un changement radical de la politique gouvernementale en la matière. Construire une stratégie d’approvisionnement des populations en denrées de base sur les importations est un risque à ne plus continuer à prendre au risque de rester éternellement dépendant et fragile.

RDC (#DRC) : Un plan d’action #stratégique #humanitaire pour 2014

Face à l’immensité des besoins et aux ressources limitées, l’Equipe Humanitaire de Pays a opté pour une planification davantage focalisée sur les besoins d’urgence aiguë et chronique résultant de quatre types de crise: conflits avec violence, crises nutritionnelles, épidémies et catastrophes naturelles.

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Tout en se focalisant sur les priorités humanitaires, ce plan prévoit de renforcer la coordination avec les mécanismes chargés de la stabilisation et du développement, surtout le Gouvernement, en vue de renforcer la complémentarité. Un accent est également mis sur le renforcement de la résilience des communautés affectées, afin de favoriser la recherche de solutions durables.

La stratégie encourage la multisectorialité dans les activités, ainsi qu’une approche basée sur une aide holistique aux communautés affectées par les crises, au-delà de leur statut de déplacés ou retournés ainsi que les rapatriés, et avec une recherche de redevabilité envers les bénéficiaires.

Ce plan pourra permettre de :

  1. Renforcer la protection de la population civile et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les violences et les conflits armés
  2. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité dues à la malnutrition aigüe dans les zones en crise nutritionnelle
  3. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité excessives au sein des populations touchées par les épidémies
  4. Renforcer la protection de la population et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les catastrophes naturelles

Bien qu’environ 6,3 millions de personnes se trouvent dans le besoin humanitaire, les activités contenues dans ce plan de réponse ciblent uniquement 4,7 millions de bénéficiaires. Les choix pour ce ciblage ont été effectués sur la base du critère fondamental de sauver des vies où la situation le requiert de la manière la plus urgente.

Les différentes activités envisagées dans ce plan peuvent êtres résumées de la manière suivante:

  • Actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, afin de réduire les maladies d’origine hydrique ;
  • Actions visant à promouvoir l’éducation de qualité pour les enfants et les adolescents, avec un accent particulier sur la mise en place de structures (physiques et humaines) durables ;
  • Actions visant à sauver des vies ou à améliorer les conditions de vie, à travers l’accés aux vivres et aux biens et services de base;
  • Actions visant à prévenir et à combattre la malnutrition, et les maladies associées;
  • Actions visant à améliorer l’environnement protecteur et à reduire les risques de protection les plus graves, y compris les violences sexuelles et les violences contre les enfants, les discriminations basées sur l’âge, le genre et la diversité; ainsi qu’à renforcer la résilience des populations affectées en termes de leur protection.

Cinq thèmes transversaux ont été pris en compte dans la réponse: genre, protection (y compris violences sexuelles et basées sur le genre), résilience, environnement et VIH.

Un montant de US$ 832 millions est nécessaire pour financer les activités planifiées, dont US$ 539 millions pour des activités hautement prioritaires.

Le budget de coordination est de US$ 18 million et comprend les activités des bureaux d’OCHA en RDC, ainsi que le fonctionnement de l’unité des financements humanitaires, en charge de la gestion des fonds communs humanitaires (CHF, CERF, RRF). Cette unité, gérée par OCHA, est constituée de staffs d’OCHA et du PNUD. Le financement nécessaire au fonctionnement des groupes sectoriels ne figure pas dans le budget de coordination.

Vous pouvez télécharger l’intégral de ce rapport en cliquant ici.

avec RDC – Humanitaires


RDC (#DRC) : Un plan d’action #stratégique #humanitaire pour 2014

Face à l’immensité des besoins et aux ressources limitées, l’Equipe Humanitaire de Pays a opté pour une planification davantage focalisée sur les besoins d’urgence aiguë et chronique résultant de quatre types de crise: conflits avec violence, crises nutritionnelles, épidémies et catastrophes naturelles.

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Tout en se focalisant sur les priorités humanitaires, ce plan prévoit de renforcer la coordination avec les mécanismes chargés de la stabilisation et du développement, surtout le Gouvernement, en vue de renforcer la complémentarité. Un accent est également mis sur le renforcement de la résilience des communautés affectées, afin de favoriser la recherche de solutions durables.

La stratégie encourage la multisectorialité dans les activités, ainsi qu’une approche basée sur une aide holistique aux communautés affectées par les crises, au-delà de leur statut de déplacés ou retournés ainsi que les rapatriés, et avec une recherche de redevabilité envers les bénéficiaires.

Ce plan pourra permettre de :

  1. Renforcer la protection de la population civile et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les violences et les conflits armés
  2. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité dues à la malnutrition aigüe dans les zones en crise nutritionnelle
  3. Contribuer à réduire la morbidité et la mortalité excessives au sein des populations touchées par les épidémies
  4. Renforcer la protection de la population et améliorer l’accès aux vivres, aux biens et services de base dans les zones affectées par les catastrophes naturelles

Bien qu’environ 6,3 millions de personnes se trouvent dans le besoin humanitaire, les activités contenues dans ce plan de réponse ciblent uniquement 4,7 millions de bénéficiaires. Les choix pour ce ciblage ont été effectués sur la base du critère fondamental de sauver des vies où la situation le requiert de la manière la plus urgente.

Les différentes activités envisagées dans ce plan peuvent êtres résumées de la manière suivante:

  • Actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, afin de réduire les maladies d’origine hydrique ;
  • Actions visant à promouvoir l’éducation de qualité pour les enfants et les adolescents, avec un accent particulier sur la mise en place de structures (physiques et humaines) durables ;
  • Actions visant à sauver des vies ou à améliorer les conditions de vie, à travers l’accés aux vivres et aux biens et services de base;
  • Actions visant à prévenir et à combattre la malnutrition, et les maladies associées;
  • Actions visant à améliorer l’environnement protecteur et à reduire les risques de protection les plus graves, y compris les violences sexuelles et les violences contre les enfants, les discriminations basées sur l’âge, le genre et la diversité; ainsi qu’à renforcer la résilience des populations affectées en termes de leur protection.

Cinq thèmes transversaux ont été pris en compte dans la réponse: genre, protection (y compris violences sexuelles et basées sur le genre), résilience, environnement et VIH.

Un montant de US$ 832 millions est nécessaire pour financer les activités planifiées, dont US$ 539 millions pour des activités hautement prioritaires.

Le budget de coordination est de US$ 18 million et comprend les activités des bureaux d’OCHA en RDC, ainsi que le fonctionnement de l’unité des financements humanitaires, en charge de la gestion des fonds communs humanitaires (CHF, CERF, RRF). Cette unité, gérée par OCHA, est constituée de staffs d’OCHA et du PNUD. Le financement nécessaire au fonctionnement des groupes sectoriels ne figure pas dans le budget de coordination.

Vous pouvez télécharger l’intégral de ce rapport en cliquant ici.

avec RDC – Humanitaires


Un africain sur trois a recours aux pots-de-vin

Un africain sur trois déclare avoir payé un pot-de-vin au cours de l’année passée. C’est la conclusion d’une étude menée par le groupe de recherche indépendant Afrobaromètre dans 34 pays du sous-continent. Pour une majorité de citoyens, cet état de fait est aggravé par l’incurie des autorités : 56% des sondés considèrent que le pouvoir lutte « plutôt mal » voire « très mal » contre la corruption tandis qu’ils sont seulement 35% à juger l’action gouvernementale efficace.

La corruption est institutionnalisée dans plusieurs pays africains, y compris la RDC, le Rwanda et le Burundi.
La corruption est institutionnalisée dans plusieurs pays africains, y compris la RDC, le Rwanda et le Burundi.

Ces chiffres masquent toutefois de grandes disparités entre Etats : Au Botswana, l’ampleur du fléau apparaît limitée (4% du panel avoue y avoir recours) quand en Sierre Leone, le bakchich est monnaie courante. (63%) Une différence qui s’explique en grande partie par des situations économico-sociales contrastées. En effet, les botswanais connaissent une croissance ininterrompue depuis l’indépendance alors que Freetown (capitale de la Sierra Leone) se remet petit à petit de la guerre civile.

Les sierra-leonais sont pourtant plutôt conciliants avec leurs dirigeants : 44% des personnes interrogées se disent insatisfaites alors que c’est le cas de plus de 80% des Egyptiens, des Nigérians et des Zimbabwéens. Suivent les Ougandais et les Soudanais (76%), les Kenyans (70%), les Maliens (69%), les Tunisiens (67%), les Togolais, les Tanzaniens et les sud-Africains (66%). Globalement, la perception du rôle des élus dans la lutte anti-corruption a eu tendance à se dégrader depuis 2002 en dépit de progrès au Sénégal, au Botswana, au Lesotho et au Malawi.