Archives pour la catégorie Art

« Coller la petite », de la porno-musique qui embrase de Yaoundé à Kinshasa.

Le clip rappelle les “Pesa Sima” [donne le derrière, ndlr] et les “Sim’ekoli” [les derrières ont grossi] de Koffi Olimide et Werrason. En clair, ce sont des scènes obscènes.  De Kinshasa à Abidjan, passant par Youandé d’où est née cette infamie signée Franko.

Franko – Coller la petite from Malanchie on Vimeo.

Mélange de rap et de sonorités camerounaises à travers un concept amusant qui invite à la fête. Enfin qui invite les mecs à danser avec les filles. « Récupère le petite, angoisse la petite, embrouille la petite, et maintenant colle la petite« , c’est claire qu’avec cette recommandation bien détaillée tout le monde sait désormais quoi faire pour kiffer les soirées. Cette fois, il ne s’agit ni de Stanley Enow, ni de Jovi. Il s’agit plutôt de Franko, un jeune artiste camerounais qui en est d’ailleurs à sa première vidéo.

La chanson à succès « Coller la petite » de Franko est interdite de diffusion au Cameroun. Une décision prise par le préfet du département de la Mifi.

Le morceau sorti en juillet dernier s’est rapidement propagé au Cameroun créant ainsi un véritable buzz. Sorti à la rentrée, le clip est un vrai succès puisqu’il a réuni plus d’un million de vues sur YouTube en un mois : un fait rare pour un artiste africain.

Même si beaucoup s’attendaient à voir une vidéo remplie de figurants un peu déjantés comme celles de Mani Bella, « Coller la petite » de Franko a été très bien accueillie par le public. Plus de satisfaction que de critiques. Un bon début pour une première vidéo. Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bon vent.

« Ici en R.D.C la musique n’arrête pas de passé et puis je l’ai déjà retenue par cœur à force de l’écouter, désormais à chaque fête cette musique est recommandée et mon frère kiff [aime, ndlr] cette chanson qu’il y danse tellement bien, avec une légèreté, c’est vraiment Wow coller la petite je vous assure qu’il colle au vrai sens du mot et oui il dépasse même la super glue. I’m up when i’m hearin’ it can’t wait no more to stick to my young girl i’mma stick so hard like in song Frank taught us to hit it… », precise Junior Kalima de Kinshasa.

De son vrai nom Kinguè Franck Junior, Franko est un artiste camerounais de 28 ans, né à Akwa, quartier populaire de Douala, la capitale économique du pays. « J’étais assez turbulent à l’école, j’ai dû souvent changer d’établissement pour finalement me retrouver en internat à Nkongsamba », explique l’artiste, titulaire d’un BTS en management à l’Institut supérieur de gestion des affaires du Cameroun.

Inspiré par ceux qu’il appelle « frères d’arme », l’ex-groupe de rap camerounais Babylone Squad, il décide de se tourner vers une carrière artistique deux ans après son baccalauréat. Suivra un premier album, C’est le rap que tu veux voir ?, qui le fera connaître du public, notamment avec son titre « Les filles d’aujourd’hui » qui cumule aujourd’hui 70 000 vues sur YouTube. « Au début, les gens n’étaient pas fans de ma musique, ils me trouvaient un peu trop cru. Mais à la longue, explique-t-il, ce premier album m’a valu une nomination au Canal 2’OR », une cérémonie où sont récompensés les artistes camerounais.

https://soundcloud.com/frankoofficial/coller-la-petite-prod-by-dr-bg

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Kim Kardashian ni mjamzito

Nyota wa kipindi cha runinga nchini Marekani ambaye ameolewa na msanii kanye West amefichua siri katika kipindi cha keeping up with the Kardashians.

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Kim Kardashian amefuchua kwamba amefanya ukaguzi wa damu na kubaini kwamba ni mjamzito.  »Nilifanya ukaguzi wa damu na nimegundua kwamba mimi ni mjamzito »,alimwambia dadaake Khloe Kardashian. Kanda hiyo ya Video pia ilionyesha akienda kufanyiwa ukaguzi. Huyu atakuwa mwamna wa pili wa nyota hao ambao walipata mtoto wao wa kwanza North West mwezi Juni mwaka 2013.

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Hakuna maelezo kuhusu ni lini mwana huyo atazaliwa. Kabla ya kanda hiyo ya video kuonyeshwa ,Kim alituma ujumbe wake wa Twitter akisema kwamba ana habari njema za kutangaza. Katika kipindi hicho Kim amekuwa akisema kwamba imekuwa vigumu kwa yeye na Kanye kupata mtoto mwengine.

[via BBC]

« O’lukando » – Slam d’un isolé

"A nos actes manqués..." (Ph. Elvin K.)
« A nos actes manqués… » (Ph. Elvin K.)

Treize mois depuis que je bois de l’eau de cette autre rivière. Treize mois aussi que j’ai perdu une partie de moi. C’est aussi Treize cent jours de plus que j’ai comme impression d’avoir retrancher de mes jours. Là haut, à plus de Treize cent pieds, les nuages m’ont projeté à quatre-mille kilomètres de mes racines.

Treize jours avant que je ne quitte les seize collines qui forment ma commune… Je me suis réveillé chez mon grand-père à Kambali – Salongo. J’ai pris le vélo mon oncle Thembo pour une course inhabituelle vers Kiribatha, arracher quelques bottes de feuilles de manioc « sombé » pour ma tante Kavira qui venait de mettre au monde. Comme il est de coutume chez-nous de réserver des surprises à la jeune mariée « o’mulunga » ou « o’mughole », un petit excès de zèle me fait avancer jusqu’à Kahondo, bourgade située entre Vuhuvi (ou Vuhovi) et la vallée de la Simuliki où les ignames « bikene » ou « bihama » ne sont plus assez faciles à trouver. « Pourquoi n’ai-je pas pris la direction de Kimbulu ? », me demandais-je. Après tout, les patates douces « biribwa » sont un rechange des ignames. Je m’en approvisionne à Busaghala, mais je dois foncer jusqu’à Kahondo, récupérer un peu de colocase dans le champ la mère-grand. Mère-grand est allée à Rwahwa, je peux amasser n’importe quelle quantité de « Manyagwa » et de « Vikwenye » sans être inquiété. Lire la suite « O’lukando » – Slam d’un isolé

La violence comme forme d’expression?

Ce carnet de lecture est loin d’être clos. Il s’inspire d’un extrait de Sigmund Freud, à savoir :

« L’Homme est, en effet, dit Freud, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous ces Enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? En règle générale, cette agressivité cruelle ou bien attend une provocation ou bien se met au service de quelque dessein dont le but serait tout aussi accessible par des moyens plus doux. »

Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1930)

Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)
Un présumé rebelle lynché, brûlé à Béniville (Ph. France24/Obs)

Pour Rappel, nous avions estimé que des exemples de guerres et d’invasions dans l’Histoire suffisent à Freud pour prouver que ce qui l’avance est indéniable. En effet, les conflits historiques cités sont la preuve que l’Homme n’est “pas cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour”. Ils font également obstacle à la doxa qui affirme que l’Homme se défend quand on l’attaque : si tel est le cas, ne devrait-il pas ne pas y avoir de guerre ? De plus on note une contradiction : L’Homme n’attaque que lorsque l’on l’attaque, cependant qui l’attaque ? N’est-ce pas un Homme ? L’évocation de ces “horreurs” dans la mémoire de tout un chacun est susceptible de réveiller en eux tout ce questionnement!

Ce propos n’a pas laissé indifférent une autre figure pensante qui passe par moment sur ce blog.

Yves Verreydt :

Freud a raison sur plusieurs points et en grandes lignes, mais nous offre-t-il une image complète de l’évolution de la société humaine en mettant l’accent sur l’agressivité innée de l’homme ?
Regardons un peu comment les hommes se rencontrent sur les routes et communiquent par
des ‘Salaam’, ‘Salamu’, ‘Shalom’ avec chaque fois le désir d’éviter des violences infra humaines.
Cet autre penseur français, Jean-Jacques Rousseau dixit : ‘L’homme naît bon, c’est la civilisation qui le déprave ». Ceux qui font des massacres et des tueries dans le grand nord n’ont-ils pas été conditionnés par leur milieu ambiant, en subissant un lavage de cerveau (‘brainwashing’) ? Sommes-nous toujours aussi libres que nous le pensons.
Voyons aussi les petits enfants qui dès leur naissance aspirent à la reconnaissance et l’amour. Ont-ils toujours été bien entourés ? N’y en a-t-il pas qui ont souffert d’imcompréhension et de violences inadmissibles ?
Sommes- nous aussi libres que nous le pensons ? ou plutôt ‘déterminés’ par des conditions de vie imposées ?
Bien sûr une bonne éducation dans l’amour est nécessaire, où les adultes montrent aussi les limites que la société nous impose.
Sinon nous tomberions dans le monde animal où certaines cruautés se manifestent à l’occasion (le lion qui tue ses petits, la chienne qui repousse ses rejetons les plus faibles,…).
Inspirons-nous aussi de Jean-Jacques Rousseau (« Emile », « Le contrat social »), de Léon Tolstoi, ce grand penseur russe du début du siècle précédent, et de Jean-Paul Sartre qui a écrit : « Notre liberté est limitée par la liberté des autres »

Nous :

Cher Yves Verreydt,
Merci de votre intervention, beaucoup enrichissante et aussi bien éloquente.
Chez Rousseau, comme chez Freud, il faudra préciser d’autres aspects, que parfois le monde fait passer pour normal ; alors qu’il s’agit que d’un clientélisme, d’amateurisme universellement admis, de conspiration et des fissures sociales.
Loin de sombrer dans le refus des différences, il est clair que la raison de l’homme de poser ou de ne poser tel ou tel acte est désormais influencée par des petites nuances, qui fondamentalement sont aussi éphémères mais auxquelles l’humanité s’en tient éperdument. Il s’agit des mots vides tels que : race, religion, tribu, clan, couleur des yeux, forme du nez, couleur des cheveux, loge (aversion aux mouvements initiatiques), obédience sexuelle, appartenance politique (centre, gauche, droite, opposition, majorité, société civile, etc.), origines préhistoriques, etc.
De surcroit, cette sorte de deshumanisation de l’humanité passe par ces différences éphémères qui définissent désormais l’homme, l’engloutissent et l’aliène.
Sans sombrer dans une élucubration sarcastique, dogmatique, religieuse ou d’un quelconque courant philosophique ou sociologique, il va sans dire que la conspiration est le centre majeur des délits deshumanisant. Dans une société humaine ou la différence passe comme premier critère de définition des faits et des idées, l’intolérance nait, renait et incite des nouvelles conspirations.
Dans le grand-nord du Kivu, est certes question d’intolérance politique qui fait passer la violence comme moyen d’expression régionalement admis. Du Rwanda, au Soudan en passant par l’Ouganda et la République démocratique du Congo, les vaines luttes des politiques se servant du rempart de peuples ont fait plus des victimes que d’innocents. Ou mieux, y a-t-il d’innocents ? La faiblesse de la force a fait à ce que les impliqués soit propulsés à des plus hautes responsabilités politico-militaires et administratives au point d’insister un retournement de la manivelle, les innocents et les victimes d’hier devenant les bourreaux d’aujourd’hui.
De là nait un cycle de violence continue. Tout le monde voulant sa tailler sa part de lion dans le jeu, il ne reste qu’une contre-vertu à l’œuvre : la violence nourri d’un sentiment d’égoïsme et de lâcheté.
Que faire ?

À Yves Verreydt d’ajouter :

Il est vrai que la ‘nature’ humaine est faite de nombreux facteurs dont nous ne pouvons pas toujours maîtriser ou tenir sous contrôle.
Les différents facteurs auxquels les humains se réfèrent pour justifier leurs comportements ressortent souvent de tentatives de se justifier d’actes inadmissibles accomplis.
Il est vrai alors que nous, les hommes, nous en référons à nos conceptions, croyances et surtout aux vues que la société nous impose dans le domaine racial ou religieux, par exemple.
Osons-nous aller à contrecourant ? Ne devons-nous pas tendre à la déconstruction de cette déshumanisation pour en arriver à une plus grande humanisation. Cela implique certains efforts à accomplir, bien sûr : aller à contrecourant même des tendances fort répandues.
Nous voyons aussi partout des victimes innocentes sans toujours pouvoir distinguer le vrai du faux, mais ‘victime’ et ‘innocent’ ne s’excluent pas mutuellement au profit des ‘loups’ qui nous entourent.

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Vous pouvez aussi réagir à cette pensée en nous écrivant ici ou en remplissant le formulaire de commentaire ci-bas, nous prendront la peine de mettre en avant plan vos idées.

L’Homme n’est-il pas cet autre lion « humanisé » ?

6173269862_c77479149b_zIl y a un mois, plus de 132 personnes ont été tués à la manchette au Nord-Kivu, en ville et territoire de Beni. Près de la moitié d’eux l’ont été dans la ville qui m’a vu naître, Béniville. Blessé par cette situation et dans l’impossibilité de la comprendre et de venir à la rescousse des miens blessés dans leur quiétude, je me suis retiré de ce blog pendant près d’un moins. J’étais en quelque sorte lassé de faire la comptabilité de la mort des miens ! Vous et moi, sommes entrain de parcourir un malaise de notre civilisation.

 

Pour apaiser ma rage, je me suis mis à méditer sur ce fragment Sigmund Freud pour tenter de comprendre l’homme, cet autre homme que je suis peut-être  aussi:

« L’Homme est, en effet, dit Freud, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous ces Enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ? En règle générale, cette agressivité cruelle ou bien attend une provocation ou bien se met au service de quelque dessein dont le but serait tout aussi accessible par des moyens plus doux. »

Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation (1930)

homo homini lupusLa doxa suppose que l’Homme est nécessairement bon, innocent et qu’il n’attaque que lorsqu’il se sent attaqué. On note, dans un premier temps, l’usage, au sens figuré, de l’adjectif “assoiffé” qui exprime l’émanation d’un besoin vital (puisque c’est de “soif” qu’il s’agit et que boire est un besoin vital pour l’Homme). Dans un seconde temps, il est question de légitime défense “L’homme […] dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque”. (Freud) Il s’agit bel et bien, également ici, de désir; le désir de se défendre. Le tout tend à exprimer le fait que notre personne n’est en rien responsable du mal qui arrive autour de nous. La doxa donne l’image d’un Homme qui, originellement bon, n’est que la victime du reste du monde.

Freud n’est pas de cet avis, et montre alors, qu’à l’inverse de ce que la doxa suppose, l’Homme possède une agressivité innéehomo_homini_lupus_est_by_russoturisto-d3ce0nn qui influe sur chacune de ses actions et pensées instinctives. Cette théorie fait donc inévitablement obstacle à celle de la doxa puisque là où l’auteur parle d’agressivité — que l’on pourrait qualifiée d’active — la doxa parle elle d’une défense qui est le résultat d’une attaque préalable soit, d’une agressivité réactive. Le fait que cette agressivité soit lié au données instinctives de l’Homme implique qu’elle n’est en rien le résultat de la vie en société

L’Homme fait de son prochain, en plus d’un auxiliaire et d’un objet sexuel, un objet de tentation. Cela découle de l’agressivité active résidant dans chaque Homme; Faire de son prochain un objet de tentation est nécessaire et non pas éventuelle comme le sont le fait d’en faire un auxiliaire (qui, par définition, est peu important voire secondaire) ou un objet sexuel dit possible. On pourrait conclure que cela est vital; transformer son prochain en objet de tentation n’est pas un désir mais un besoin. L’Homme dépend de l’Homme et les lignes qui suivent le démontrent bien.

indexOn retrouve cette notion de “besoin vital”, que l’on peut qualifier de “pulsion”, lorsque Freud affirme que “L’Homme est […] tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain”. Par définition, c’est donc implicitement d’une autre caractéristique ancrée en chaque Homme qu’il s’agit, une forme d’égoïsme. L’Homme privilégie la satisfaction de son besoin d’agression au bien-être de son prochain.

L’énumération est croissante: il est d’abord question d’exploitation économique, de viol, de vol, d’humiliation, de torture voire d’oppression puis de meurtre, qui est la forme ultime de l’agressivité. On les devine tirés d’expériences vécues.

L’homme est un loup pour l’homme”. Elle a pour but de dire que, en d’autres mots, l’Homme est le pire ennemi de l’Homme. Freud juge le fait énoncé par cet adage, inéluctable. Si l’on ajoute ceci à ce qu’il sous-entendait auparavant, à savoir que l’Homme dépend de l’Homme, on est en droit de conclure que l’Homme se veut volontairement loup pour son prochain, c’est un besoin qu’il cherche à combler.

Pourquoi ou Quand est-ce que l’Homme décide d’assouvir son besoin d’agression ? C’est la question à laquelle répond l’auteur en affirmant que “en règle générale” l’Homme décide, en premier lieu, d’assouvir son besoin d’agression lorsqu’il est victime de provocation.

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Le verbe “attendre” montre que l’agressivité est bel et bien présente et qu’elle ne nécessite qu’un prétexte “valable” pour être manifestée. Par ailleurs on conclu de cette “attente de provocation” que, quand bien même elle omet certaines caractéristiques de la chose, la doxa n’a pas totalement faux lorsqu’elle dit de l’Homme qu’il se “défend quand on l’attaque”.

Dans certains cas cette agressivité cruelle est manifestée volontairement mais de façon injustifiée car visant à atteindre un but pouvant être tout aussi bien atteint sans agressivité. Dans les deux cas précédents, l’Homme est volontairement agressif. L’émanation de cette agressivité est un choix. Le simple fait qu’il la contienne, dans le premier cas, et attende le moment propice (autrement dit une provocation) pour l’exprimer prouve donc bien qu’il en a le contrôle.

Homo-homini-lupus-est_imagelargeFace à cela, il existe tout de même des cas desquelles l’on peut dire que l’Homme n’a pas — ou du moins, plus — le contrôle. C’est-à-dire lorsque, à l’inverse des premières circonstances d’émanation de l’agressivité précédemment citées, il parvint à maintenir temporairement son besoin d’agression, grâce à ce que Freud appelle, ses “forces morales”. Des expressions communes et familières illustrent d’ailleurs assez bien l’idée telles que “La goutte d’eau qui fait déborder le vase” ou encore la locution “Être hors de soi”. L’Homme cède à la violence car n’étant plus en mesure de la contenir. Il s’agit pour le coup d’une émanation d’agressivité involontaire, incontrôlée révélant la “bête sauvage” qui réside tout de même en lui (Freud parle de “spontanéité”).

Des exemples de guerres et d’invasions dans l’Histoire suffisent à Freud pour prouver que ce qui l’avance est indéniable. En effet, les conflits historiques cités sont la preuve que l’Homme n’est “pas cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour”. Ils font également obstacle à la doxa qui affirme que l’Homme se défend quand on l’attaque : si tel est le cas, ne devrait-il pas ne pas y avoir de guerre ? De plus on note une contradiction : L’Homme n’attaque que lorsque l’on l’attaque, cependant qui l’attaque ? N’est-ce pas un Homme ? L’évocation de ces “horreurs” dans la mémoire de tout un chacun est susceptible de réveiller en eux tout ce questionnement!

Kapitene

Dety Darba signe « Je ne suis pas elle »

« Je ne suis pas elle », c’est le titre du tout nouvel album de Dety Darba, artiste compositrice, interprète, musicienne et leader d’un groupe musical évoluant à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, le deuxième de sa carrière.

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Dety Darba « Big Tolyo » (Ph. DarbaPress)

La voix mythique de la ville volcanique l’a fait savoir cette semaine. « Je ne suis pas elle » sera présenté au public le 7 novembre prochain à Bujumbura, à l’occasion d’un concert que livreront la star et son groupe devant le public de la capitale burundaise.

Après des lives réussis à Goma et Bukavu en RDC, doublés d’une brillante participation au concert de la paix aux côtés d’Akon, Lexus Légal et Mzee Mbukuli, Dety Darba est en tournée dans plusieurs villes de la sous-région des grands-lacs pour faire savourer au public cet autre talent qu’est l’art de chanter pour et par la paix des sons naissant des régions post-conflits. « On peut faire la paix rien qu’avec un micro et une guitare, en exhibant des bons pas des danse », aime-t-elle dire.

Annoncée très prochainement dans plusieurs mégalopoles africaines et européennes (Kampale ; Kinshasa, Nairobi, Cape-Town, Edmonton, Bruxelles, Londres, Paris, etc.), la mère supérieure et auteur de Je ne suis pas elle, confiante et fier de son œuvre, dit « dédier son œuvre à l’honneur de la femme africaine et universelle, une femme ordinaire surtout », précise Agano Dety Darba.

Une délicieuse ballade balançant entre RNB, Rumba Congolaise, Afrobeats, Souls, afrofusions, etc., Dety Darba a invité sur ces tubes d’autres talents régionaux tels Lolilo, Belamy, Black G, Sat-B, Kiki, Frenki Duniani, Etoile du Centre, Lionel Ekongo, etc. Dety Darba allie sur scène grâce et saveur des rythmes puisés des sons du Kivu, de Kinshasa, du Rwanda et du Burundi.

Butembo : Quand Mista Poa loue le « diable »

Le Chef de Bureau urbain de la Culture et Art, Monsieur Mwana Isengeta a renouvelé le 13 octobre dernier sa mesure d’interdiction de diffusion de la chanson HEDESE
Mista Poa en live à Beni (Ph. Tiers)

L’affaire remonte d’un plus d’un mois. En effet, dans une chanson intitulé « Hedese », réalisé en duo avec Henrique Kambale Makasi font l’apologie du diable. Dans ce tube ce Mista Poa et Henrique Makasi chantent des passages comme: « JAHANAMU TUNAPOA SANA’’, en enfer nous sommes cool. « Lucifer I Love You», « Il N’y A Plus D’argent Au Ciel C’est Plutot En Enfer Ou Tout Se Trouve ». Bref, les deux artistes font l’apologie du diable à travers cette chanson. Ce qui va à l’encontre des mœurs de Butembo, s’est exclamé, le chef de bureau de la Culture et Art. Il a fait savoir qu’il a déjà invité l’auteur de la chance à son office mais sans succès. Mista Poa n’est pas à Butembo.

Pour remettre la pendule à l’heure et freiner ce que la communauté qualifierait de dépravation des mœurs et d’antivaleur, le Chef de Bureau urbain de la Culture et Art, Monsieur Mwana Isengeta a renouvelé le 13 octobre dernier sa mesure d’interdiction de diffusion de la chanson HEDESE des artistes musiciens Mista Poa Kasereka Maliro et Henrique Kambale Makasi sur les ondes des 15 chaines de radios émettant en ville de Butembo.

avec Georges Kisando (La Voix de l’UCG Fm)

Isabelle Béké renie la rumeur d’un mariage avec Fally Ipupa

Abidjan – L’actrice et mannequin Isabelle Béké a démenti la rumeur qui circulait depuis quelques semaines, dans les journaux et réseaux sociaux, au sujet d’un éventuel mariage avec la star africaine Fally Ipupa. Interrogée par nos confrères de Top Visages, la belle et élégante ivoirienne a nié avoir un projet dans ce sens avec l’artiste congolais.

Lorsque le magazine ivoirien lui demande : « tu vas vraiment te marier avec Fally Ipupa ? », Isabelle Béké répondu, tout sourire: « Je suis étonnée. Cette photo qui fait le buzz a été faite pendant le gala de la première dame en 2013. Je ne sais pas pourquoi c’est maintenant qu’on la ressort. Il n’y a rien ».

Actuellement en préparation de plusieurs projets dont un avec Erico Séry, sur une série évoquant la vie de tous les jours, l’Ivoirienne poursuit : « on a été présenté à l’occasion d’un film congolais que nous devions tourner ensemble. Nous sommes restés amis depuis. Voilà ».Tout porte à croire que cette rumeur n’a visiblement pas affecté l’actrice, tout comme l’époux que les réseaux sociaux lui ont choisi.
Une chose est certaine, Isabelle Béké n’a pas encore fondé une famille.

L’actrice est à la fois amusée et étonnée du buzz suscité par la divulgation de cette information.

En séjour à Abidjan, la jeune femme, qui est à la fois mannequin et actrice, a tenu à mettre les choses au clair.« Je suis étonnée. Cette photo qui fait le buzz a été faite pendant le gala de la première dame en 2013. Je ne sais pas pourquoi c’est maintenant qu’on la ressort. Il n’y a rien. On a été présenté à l’occasion d’un film congolais que nous devions tourner ensemble. Nous sommes restés amis depuis », a-t-elle déclaré avec un petit rire au magazine ivoirien Top Visages. Sur sa page Facebook, l’actrice et mannequin précise qu’il s’agit de la première interview qu’elle donne depuis deux années environ. « Je n’ai pas parlé à la presse ivoirienne depuis », fait savoir celle à qui des propos sur Fally Ipupa avaient été attribués par une certaine presse.

Cette déclaration vient ainsi tordre le cou à la folle rumeur distillée sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Fally Ipupa et Isabelle Béké y étaient qualifiés de « très amoureux » et prêts à se marier. La star de la musique congolaise, qui séjourne actuellement à Abidjan, ainsi que son équipe n’avaient pas pris la peine de démentir cette information. Le musicien congolais est sans doute habitué ou lassé de ce genre de rumeur car sa vie amoureuse est sans cesse décortiquée sur le net et les réseaux sociaux. Le cas le plus récent est celui du grand déballage sur une supposée relation de Fally avec la Camerounaise Nathalie Koah. Cette dernière aurait également été la copine de la star du football Samuel Eto’o. En outre, en 2011, une idylle avait également prêtée à Fally Ipupa avec  l’actrice ghanéenne Nadia Buari. L’actrice avait nié l’existence de cette relation dans une interview. «Si je suis accompagnée avec un homme, automatiquement les gens supposent que je sors avec lui. C’est triste, Je me demande pourquoi ils font ça en mon encontre. Je suis allée aux BET avec Fally Ipupa, nous avons marché sur le tapis rouge et ces gens de mauvaise foi disent que je sors avec lui », avait-elle déploré.

Un buzz positif

Le buzz liée à la vie sentimentale de l’une des plus grandes stars actuelles de la musique africaine aura sans doute contribué à attirer les projecteurs sur les deux personnalités, notamment sur Isabelle Béké jusque-là inconnue du public congolais.

Née à Abidjan, Isabelle Béké a quitté la Côte d’ivoire à l’âge de 5 ans pour la France où elle  fait ses études. À l’âge de 15 ans, elle est repérée à Lyon par la directrice de l’agence de mannequin Gladys Fashion avec qui elle  signe un contrat quelques années plus tard. Elle fait la couverture et l’objet de plusieurs articles pour des magazines de mode tels que Lips, Le Figaro Magazine, Air France Madame, Amina, Lyon Madame, Miss Ebene, Diva, Shenka, Chocolate. Elle a également défilé pour des maisons de couture tels que Christian Lacroix et Guy Laroche. Avec l’agence  Metropolitan Model NYC, elle voyage dans le monde entier notamment à New York, Changai, Miami, Johannesburg, Beyrouth, Los Angeles. Dans son premier rôle au cinéma, elle interprète le rôle de Caroline dans le long métrage « Le Pari de l’Amour » tiré des collections litteraires « Adoras » du réalisateur Dider Aufort. Elle va aussi tourner aux cotés de Passi, Firmine Richard, Aissa Maiga dans « No Way » du jeune réalisateur ivoirien Owell Brown. Elle se découvre ainsi une vraie passion pour le 7e art. Notons que Fally Ipupa a séjourné à Abidjan où il a agrémenté le festival des grillades qui s’est déroulé le week-end dernier. L’artiste a profité de l’occasion pour rendre visite aux candidats de l’émission ivoirienne « Star Karaoké ».

Patrick kianimi

Dr Nico Kasanda : déjà 29 ans qu’il s’en est allé

22 septembre 1985 – 22 Septembre 2014, il y a de cela 29 ans  disparaissait l’un des plus grands guitaristes-solo de la musique congolaise moderne. Il a laissé derrière lui un vide qui n’a pas trouvé d’émules. Il a constitué à lui seul ce que l’on a appelé « L’École African Jazz », pour avoir été le véritable rythmicien. Son nom demeure à jamais gravé dans la mémoire collective.

Docteur Nico (né Nico Kasanda wa Mikalay à Mikalayi, dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo le 7 juillet 1939, mort le 22 septembre 1985), est un guitariste, compositeur et l’un des pionniers du soukous.

Voici quelques années, sous les auspices des enfants Kasanda, il a été mis en place un comité de gestion des œuvres du Dr Nico. Celui-ci, comme chaque année, organise une manifestation souvenir au cours de laquelle est lu une déclaration solennelle.

À son actif, l’ancienn président de la république Mobutu Sese Seko lui avait décerné une médaille d’argent et un brevet des arts, sciences et lettres. Tout comme il était le premier musicien a être nommé membre de la commission de censure sur la musique. Il a institué la danse « mutua »s » à partir de sa chanson « Biantondi » tout comme il a fait évoluer les danses « Kiri-Kiri », rumba soukous et Jerk. On lui doit aussi la formation des musiciens comme : Chantal Kazadi, Kutu Kabengele Sangana, Lessa Lassan, Kiambukuta Josky et autres. Certains musiciens ont fait leurs premiers dans l’African Fiesta sous sa direction. Pour ne citer que Pamelo Mounk’A, Michel Ngualali et les chanteuses Phota Astrid, Julio, etc.

Pour le 29ème anniversaire de la disparition du Dr Nico, un album rétro intitulé « Mobali Kitoko » (un bel homme) sort ce mois de Septembre 2014 en téléchargement sur le site internet officiel et en CD avant la fin de l’année. Par ailleurs, les oeuvres du Dr Nico sont depuis près de deux ans déposées et protégées par la société des droits d’auteurs belges SABAM où ses fils se sont affiliés et devenus sociétaires.

Nico Kasanda, après avoir obtenu un diplôme de professeur dans l’enseignement technique en 1957, choisit la guitare. À l’âge de 14 ans, il commence à jouer au sein du groupe Grand Kalle & l’African Jazz, mené par Joseph « Grand Kalle » Kabasele. Il devient alors un guitariste influent. (Jimi Hendrix lui-même est allé jusqu’à l’inviter à ses frais lors d’une tournée à Paris) et l’initiateur du finger-picking congolais, omniprésent à l’époque, ce qui lui conféra le surnom de « Docteur Nico ». En 1963, l’African Jazz se dissout et Docteur Nico et Tabu Ley Rochereau, alors chanteur principal du groupe, forment l’African Fiesta, orchestre qui atteint rapidement la notoriété en Afrique.

Il se retire de la scène musicale vers le milieu des années 1970 à la suite de la faillite de son label musical belge et se consacre à quelques enregistrements au Togo, avant de mourir dans un hôpital de Bruxelles en 1985, à l’âge de 46 ans.

By Lola Kabamba

Butembo : Mista Poa vs Bigsoton, le feuilleton de « Poulet braisé » calqué sur The P-Square

Être une star, c’est aussi faire parler de soi. Pour un artiste ou une star, disparaitre des médias c’est aussi disparaitre de la scène. Fidèle à la stratégie, Kasereka Maliro dit Mista Poa et Bigstone Kavusa ont opté pour un « fait divers » pour captiver les médias de Butembo-Beni, leurs fiefs, qui semblaient les fourrés au second plan. Poa Kasereka et Bigstone ont essayé de « se disputer » un poulet braisé offert par un mécène de la place.

Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)
Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)

C’est à l’Hôtel Butembo, dans la deuxième ville du Nord Kivu que le feuilleton se joue. Le vendredi 5 septembre, vers 22 heures, après un concert de Bigstone Kavusa, un mécène leur offre un plat de poulet braisé. Du coup, devant des témoins et des curieux, les deux enfants du quartier Kambali de Butembo se disputent le plat.

Le manager de Poa « el’Mayonza – o’mwana wa bayira » [Fils du terroir, ndlr] est pourtant formel à ce sujet et renvoi tout à une blague. « Il ne s’est agit que d’un scénario convenu par les deux artistes pour attirer la presse« , nous confie-t-il. Depuis un moment, ces deux stars de la chanson de Butembo-Beni évoluant tous entre Goma, capitale du Nord-Kivu et Kampala, capitale ougandaise, étaient absents des médias. Ils ne faisaient plus parler d’eux. « Il fallait qu’ils fassent parler d’eux pour reconquérir la scène musicale Bénilubéroise« , précise le manager de l’auteur de Journaliste en danger.

Pour les témoins cet événement qui retient l’haleine des chroniqueurs musicaux, journalistes des desks arts et analystes culturo-artistiques du Grand Nord-Kivu, Poa Kasereka a failli poignarder son ami et challengeur Bigstone avec qui ils riment les cordes vocales. La fausse dispute a tourné à un échange des coups de boxes entre les deux révélations de la chanson du Grand Nord-Kivu, au point de briser les vitres du restaurant de l’Hôtel Butembo.

Poa, fidèle à la tradition

Le patron du groupe Karameh n’en est pas à son premier montage. Kasereka Maliro dit Mista Poa joue entre stratégie et art. Il manipule bien ses proies et les dompte. Bénicien à Beni, Bubolais à Butembo, Gomatracien à Goma et… Ougandais à Kampala, Mista Poa est accroché au principe qu’Art et Polémique sont jumeaux.

En 2013, Mista Poa a su convaincre son ami Mumbere Wahemukire dit Wahems de Goma de se présenter candidat pour la Vodacom Super Star en ville de Butembo afin de disperser les voies et chances de gagner de ses challengers dans la course, Diamant Eugène Kambale, Aganze Musole Agakan, Kalonji Rashid, Rossignol César Armani etc. Le pari était bien joué car, bien que les résultats des éliminatoires de Butembo aient été annulés, Mista Poa Kasereka avait été plébiscité représentant de la ville commerciale de Butembo, suivi de Mumbere Wahems.

La même année, Poa Kasereka, encore dans leur défunt groupe dit Rang Social, avaient convenu avec Mista Kanga de chanter chacun dans son maxi-sigle et sur les mêmes instrumentaux une chanson de même titre « Tulia ». Aux allures de Mbwakela et conseils, le public avait interprété le tube Tulia comme une crise entre les deux poulains de Dadi Saleh. En réalité, c’était pour captiver les médias et les mécènes, on avait fini par comprendre.

Mimer les frères P-Square

Pas plus tôt qu’en avril 2014 que Nollywwod annoncait la séparation des jumeaux P-Square. En effet, sur le réseau social, Jude Okoye, frère et manager des jumeaux Peter et Paul avait déclaré : « Après 10 ans, c’est fini, je n’en peux plus« . Cette petite phrase qui avait l’air anodine a créé une onde de choc dans la communauté des fans du groupe, et dans le showbiz nigérian, au point de désoler le autres professionnels de musiques parmi lesquels le célèbre DJ Jimmy Jatt qui avait affirmé : « Vous êtes des frères, vous n’avez pas le choix, vous devez rester ensemble. (…) Je crois en vous« . La rumeur avait été diffusée sur un blog. Le producteur du groupe avait alors rejeté cette information qu’il avait qualifiée de calomnieuse.

En réalité, les frères P-Square ne se sont jamais séparer. C’était juste un stratagème pour captiver les médias Nigerians captivés par l’élan de Davido qui devenait « seul maître » à bord ; à en croire The Lagos Post.

C’est visiblement à ce même jeu qu’ont joué Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, afin d’attirer les phares du public emporté par des faits divers politiciens et d’autres news de la urban pop & reggae Bénilubéroise.

© The Kivu Times, Monday, September 08, 2014

Journée Internationale de l’alphabétisation : 33% des RDCongolais sont analphabètes

Chaque année, le 8 septembre, on célèbre la Journée internationale de l’alphabétisation. Son objectif est de souligner l’importance de l’alphabétisation auprès des citoyens, des collectivités et des associations. En RDC, une personne sur trois est analphabète. D’après l’UNESCO, près d’une personne sur sept est illettrée, et sur les 860 millions d’illettrés, 500 millions sont des femmes, à l’échelle mondiale.

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Séance d’examen dans une école (Ph. Droit des Tiers)

La situation de la République Démocratique du Congo devrait interpeler. Le deuxième plus vaste pays d’Afrique et la deuxième réserve mondiale de la méga biodiversité compte quelques 33% d’analphabètes, gens ne sachant ni lire ni écrire, les plus touchés étant les femmes ainsi que les jeunes de 15 à 25 ans (selon The World Factbook, CIA) soit quelques 23 millions de personnes.

Et d’après le Rapport 2011 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le pays aux multiples potentiels hydrauliques, pétrolières et géologiques se traine en 151ème position sur 182 dans la liste des pays selon leur taux d’alphabétisation, avec un taux de 66,8 alors que le premier, la Géorgie, affiche un insolent taux de 100.

Séance d'exposition de l'Unesco en septembre 2011 (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)
Séance d’exposition de l’Unesco en septembre 2011 (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

Si certains officiels expliquent ces mauvaises performances par les  deux décennies des guerres tribalo-ethniques et civiles ainsi que la faiblesse du budget consacré à la lutte contre l’analphabétisme, d’autres observateurs pointent du doigt d’autres facteurs comme la corruption qui gangrène le monde de l’enseignement. Au point que certains apprenants terminent leur cursus primaire et secondaire sans savoir lire ni  écrire.

Chapelets des Bonnes intentions

Dans un atelier de présentation de la stratégie nationale de développement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, organisé en mai 2013 à l’hôtel Venus et cela,  en présence des Ministres  en charge des Affaires Sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Charles Nawej Mundele, le ministre honoraire (révoqué) de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Bonaventure Tshelo Lotsima ainsi que du Représentant a.i de l’UNESCO en RDC, Abdourahmane Diallo, le pays a envisager  » une réduction de 50% du taux de l’analphabétisme d’ici 2015« .

Pour s’y prendre, la République Démocratique du Congo (RDC)  a pris la résolution d’aligner ses politiques éducatives et programmes aux différents engagements internationaux auxquels elle a souscrit et parmi lesquels, la Déclaration de la Décennie des Nations Unies pour l’Alphabétisation (DNUA).

Journée du 8 septembre en RDC vue par l’œil du Glez
Journée du 8 septembre en RDC vue par l’œil du Glez (Ph. RNW.NL)

Ce faisant, selon le rapport de l’UNESCO,  « la République Démocratique du Congo compte 18 millions d’analphabètes, dont 42% sont des femmes et 17% des hommes. »  Par ailleurs, d’autres statistiques ont démontré qu’il y a 7 milliards d’enfants en dehors de l’école et 46% autres incapables de terminer le cycle primaire.

Comme pour se mettre sur la même longueur  d’onde avec la constitution de la République qui stipule en son article 44 que,  « … l’alphabétisme est un droit national…« , le Représentant a.i de l’UNESCO /RDC, Abdourahmane Diallo avait considère que l’alphabétisation est « un droit humain fondamental, et la base de l’apprentissage tout au long de la vie« .

Un objectif, l’alphabétisation pour tous

L’alphabétisation est un motif de réjouissance pour l’humanité qui a accompli des avancées spectaculaires en la matière, le monde compte en effet aujourd’hui près de 4 milliards d’alphabètes.

Pour autant, l’on a constaté une petite remontée, et l’Unesco a projeté d’ici 2015 une progression susceptible de passer à 20 % d’analphabètes pour les adultes. Ainsi, seulement 13 % d’hommes et 27 % de femmes seront encore dans le cas si les efforts en cours portent réellement des fruits. Il s’agit d’une réduction d’au moins 50 % préconisée par rapport à la situation de l’an 2000.

Pour certains formateurs, le succès attendu sera davantage lié à la mobilisation de la société dans son ensemble. En effet, les analphabètes auront besoin de formateurs en nombre suffisant pour les encadrer, ont-ils souligné. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Le gouvernement, ont-ils fait remarquer, ne donne pas l’impression d’en faire une préoccupation. Un appui substantiel des partenaires est attendu dans la formation de beaucoup d’encadreurs ou facilitateurs. D’importantes recommandations ont été aussi formulées notamment un budget conséquent, touchant les 15 à 30 % d’ici les dix prochaines années, la création d’un Fonds de promotion de l’enseignement primaire et technique, la multiplication des sources de financement et la mise en place d’une structure de suivi des actions initiées.

Cependant, l’objectif de l’alphabétisation pour tous – enfants, jeunes et adultes – n’a toujours pas été atteint, et reste une cible mouvante. La conjonction d’objectifs ambitieux, d’efforts insuffisants menés en parallèle, de ressources et de stratégies inadéquates et la sous-estimation permanente de l’ampleur et de la complexité de la tâche, expliquent vraisemblablement cette situation.

Par sa résolution A/RES/56/116, l’Assemblée générale des Nations Unies avait proclamé la période de dix ans débutant le 1er janvier 2003 « Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation ». Cette échéance passée, il faut bien se rendre compte qu’il reste encore pas mal de travail à accomplir et rendre hommage aux nombreuses associations qui œuvrent dans le domaine.

Une bonne éducation de base apporte aux élèves des compétences en alphabétisme qui leur serviront durant toute leur  vie et leur permettront d’acquérir d’autres apprentissages. Des parents eux-mêmes alphabétisés sont plus enclins  à envoyer leur progéniture  à l’école. Les alphabètes sont plus à même d’accéder à la formation continue. Et les sociétés alphabètes peuvent mieux relever les défis du développement.

By Mc.-Héritier K. – © The Kivu Times – Friday, August 29, 2014

RDC : Pépé Felly Manuaku a soufflé ses 60 bougies

Le 19 août 1954 –  le 19 Août 2014. Pépé Felly Manuaku a totalisé 60 ans d’âge. Voilà qui doit faire plaisir à tous ses fans, ses amis et à tous les élèves de sa structure artistique basée à Kinshasa.

Pépé Felly Manuaku (Ph. Mboka Mosika)
Pépé Felly Manuaku (Ph. Mboka Mosika)

Manuaku a développé dans ses arrangements et ses compositions les innovations harmoniques et rythmiques de toute l’Ecole Zaïko. Il doit être considéré comme le premier responsable de la vague de la guitare solo dans le genre « Choqué » des premières années de l’orchestre Zaïko, dont il est l’un des trois co-fondateurs avec Jossart Nyoka Longo et Papa Wemba (Shungu Wembadio Jules).

Pépé Féli Manuaku a privilégié dans son jeu rythmique la recherche d’un swing massif, proche de celui produit dans les années 50 par le guitariste hawaïenne Jhimmy. Ses arrangements ont fait tâche d’huile dans ce que l’on appelle aujourd’hui  « L’Ecole Zaïko ».

Manuaku, toujours en effervescence

Son art fait  preuve  aujourd’hui d’une belle sagesse et d’une sûreté parfaite. C’est le fruit de longues années d’expérience. Il n’use que fugitivement de la virtuosité dont il est capable. Pour l’accompagner, des jeunes musiciens à suivre de près. Dans son dernier répertoire, des thèmes bien choisis, et une transparence extraordinaire.

By Mc.-Héritier avec Clément Ossinondé/Mboka Mosika

La chanteuse Shy’m arrêtée à Paris en état d’ivresse et sans permis au volant de sa voiture

INFOS PLUS NEWS...

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Selon le site Internet d’ Europe 1 , Shy’m a été interpellée, ce matin, au volant d’une petite voiture, sans permis et alcoolisée.

La chanteuse a été contrôlée par les policiers, vers 5h30 du matin. Sans permis, elle a été soumise à un éthylotest, qui a montré une alcoolémie positive (plus de 0,90 gramme d’alcool par litre de sang).

Emmenée au commissariat du Ier arrondissement de Paris, Sh’ym a été placée en cellule de dégrisement.

« Elle devrait ensuite être entendue sous le régime de la garde à vue pour conduite en état d’ivresse et défaut de permis ».

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Ces dechets metalliques nouricières des familles à Beni

Ça s’appelle « Marmite » dans le jargon populaire de la ville Autrefois jetés à même le sol, les déchets métalliques sont devenus une source de survie pour des plusieurs familles en ville de Beni, à plus de 350 Kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

LAMUKA MULTIMEDIA

Amassage des dechets metaliques à Beni. Photo: Henri Siro Amassage des dechets metaliques à Beni. Photo: Henri Siro

Autrefois jetés à même le sol, les déchets métalliques sont devenus une source de survie pour des plusieurs familles en ville de Beni, à plus de 350 Kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Depuis 2010, les entreprises comme KVG, ont installé dans leurs bâtiments de points de ventes de déchets métalliques. Ici, ces pièces métalliques sont exportées vers l’Ouganda en passant par la cité de Kasindi, frontalière entre la province du Nord-Kivu en RDC et le district Ougandais de Kasese. « Ces métaux reviennent rarement en RDC car après leur recyclage à Kampala, ils sont encore une fois exportés de l’Ouganda vers le port de Mombasa au Kenya. De là, ils sont acheminés en Asie pour servir dans les usines métallurgiques » nous a confié Kastro, un jeune acheteur de déchets métalliques.

D’autres déchets sont achetés pour l’usage dans…

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Mariah Carey et Nick Cannon séparés: ‘Nous ne vivons plus ensemble’ (vidéo exclusive)

Vous l’avez kiffer dans « Love don’t cost a thin » aux côtés de Christina Millian… L’homme sortait avec Mariah Carey avec qui il ont eu des enfants. Désormais Nick Cannon ne sont plus ensemble.
Citant les observations de ses « sources », TMZ a donné les raisons de la détérioration du mariage de Mariah Carey et Nick Cannon. L’interprète de Thirsty (single extrait de l’album Me. I am Mariah… The Elusive Chanteuse) se serait notamment sentie humiliée après une interview de Nick Cannon dans laquelle, prié de nommer cinq personnalités avec lesquelles il avait couché par le passé, il a révélé avoir eu une relation avec Kim Kardashian. De plus, Nick serait bien trop absent pour leurs enfants, privilégiant sa carrière, alors que leur famille est déjà à l’abri du besoin. Ce dernier ne parviendrait plus à supporter l’attitude de diva de Mariah Carey, aggravée par son entourage uniquement composé de « yes men » incapables de lui tenir tête.

INFOS PLUS NEWS...

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Il y a bien « de l’eau dans le gaz » entre Mariah Carey et Nick Cannon ! Le présentateur-producteur télé de 33 ans a confirmé qu’ils vivaient séparés l’un de l’autre, depuis plusieurs mois. Il a en revanche omis d’évoquer ce divorce imminent et « déjà réglé » dontTMZ a révélé quelques détails…

Jeudi 21 août, le jour même de l’apparition de cette rumeur de divorce, Nick Cannon s’est brièvement confié à l’animateur télé Chris Spencer de l’émission The Insider, pour Yahoo!. Nick lui a affirmé : « Il y a de l’eau dans le gaz… Nous vivons dans des maisons différentes depuis quelques mois… Mes enfants sont ma première préoccupation. » Chris Spencer rapporte d’autres propos du (futur ex ?) mari de Mariah Carey : « Il a confirmé qu’ils vivaient une période difficile. L’infidélité n’est pas en cause. Il n’a pas dit que c’était fini…

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Rencontre avec une #artiste : Dety #Darba « Big Tolyo » – Une #voix électrique engagée depuis les flancs des volcans du #Kivu

De son vrai nom Rumbo Agano (le serment en swahili), Dety Darba et une artiste engagée née en 1993 à Goma, capitale touristique de la République Démocratique du Congo. Dety Darba, ‘Big Tolyo’, comme on aime l’appeler affectueusement, s’est lancée dans la musique encore toute petite.

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Déjà à 7 ans, elle fait sa première apparition devant un public dans le jubilé pour l’Afrique, un petit festival régional de sa province.

A l’âge de quatorze elle compose quelques chansons dont “le retour des âmes” et ne tarde de se faire appelé la Beyonce de sa génération et de la région. Petit à petit elle à fréquente des groupes des musiciens. Elle participe à plusieurs spectacles et concert et il impose alors avec son style mélange de la rumba à la chanson française, ce qui la propulse et lui permet de participer aux festivals Amani (KIVU AMANI FESTIVAL) et Jaki Leo Festival aux côtés des grandes figures de la chanson internationale tel que Pascal Lokua Kanza, etc.

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En 2013 elle se produit sur le même podium avec la chanteuse MJ-30. C’est à cette même année qu’elle sort son premier album “Fiere D’etre Ccongolaise” produit par Mutaani Label.

La Chanteuse compte sur marché de disque trois singles extraits de son 2eme album “Je ne suis pas Elle” qui sort en fin 2014. L’album sera entièrement disponible sur iTunes et autres plates formes de téléchargement payant à partir de Septembre 2014. Elle sera en tournée de promotion de l’album d’Octobre à Décembre a Goma, Bukavu, Kigali, Uvira, Bujumbura et Kampala. “Am Addicted” , “Sima Te” et “Karibu” sont les trois chansons déjà en écoute dans les medias du Congo, du Burundi, du Rwanda et de l’Afrique de l’Est. Elle y a invité trois artistes Burundais : Sat-B, Kiki et Black G. De passage à Bujumbura en Mai 2014, Dety Darba a été invitée sur STAND BY, une chanson du rappeur Frenki Duniano évoluant lui aussi sous le label OZZONE Prod. Elle a aussi enregistré une chanson avec l’icone de la musique burundaise LOLILO. Une chanson qui sort ce mois de Juillet.

Dety Darba s’apprête également, en marge de sa tournée pour son 2eme album, à prester sur scène avec Fally Ipupa lors de la CARAVANE VISION GRANDS LACS à Bujumbura et Goma. Après la Caravane, Dety Darba sera encore sur scène à Goma le 21 Septembre lors du Peace Day Concert avec la superstar américaine AKON.

Télécharger gratuitement les nouvelles chansons de Dety Darba , sur sa chaine YouTube ou sur SoundCloud.

À la découverte d’un #artiste : Antoine #Muhindo Vumilia

De #Makala à la scène, il n’y a qu’un pas pour ce fils de #Kisangani et #Goma

Vous connaissez bien Antoine Vumilia ? « Oui ! Le détenu à la caméra cachée », insinuez-vous. Exact ! L’homme s’appelle bien Marc-Antoine Vumilia Muhindo, dit « Vumi » par ses intimes. L’homme fait son élan et sa courbe est en ascension. Auteur, cinéaste, metteur en scène, comédien et compositeur ; ce fils du Kivu né et grandi à Kisangani Boyoma « 7 Fils » n’a jamais cessé de porter haut le flambeau antistatique inné dans ses paires de Kisangani, Goma, Bukavu, etc. Révélé au grand public dans « Meurtre à Kinshasa », une vidéo-enquête de BBC dans laquelle il participe en démontrant le quotidien de ses codétenus à Makala/Kinshasa, il s’en donne essentiellement à sa vie artistique après avoir réussi à échapper aux bâtons de flics de la prison de Kinshasa.

Antoine Vumilia Muhindo, le détenu à la camera cachée
Antoine Vumilia Muhindo, le détenu à la camera cachée

Ami d’enfance de Faustin Kabako, grandi à Kisangani, Antoine Vumilia Muhindo dit Vumi participe au début des années 90 au mouvement rebelle de Laurent Désiré Kabila. A la prise de pouvoir de ce dernier, il intègre les services de renseignements, avec un bureau au Palais de la Présidence à Kinshasa. En 2001, il est arrêté dans le cadre de l’assassinat du Président Laurent Désiré Kabila et condamné à mort dans un procès très contesté.

Poète, écrivain, il est l’auteur du Monologue d’un chien, texte au cœur de The Dialogue Series : iii. Dinozord. Il a également écrit les textes des chansons de more more more… future, ou comment peut-on imaginer un futur lorsqu’on vit depuis huit ans derrière des barreaux…

Aujourd’hui réfugié politique en Europe, il est interprète en 2012 à Bruxelles pour Sur les traces de Dinozord, et poursuit une carrière de comédien et écrivain.

Poète et auteur au théâtre, mais également comédien et metteur en scène, Antoine Vumilia se définit comme un « artiste enragé». Cet homme qui affirme que son art «se nourrit de la rage que les gens ont à aller s´abreuver en amont de leur destin», est née dans l´est de la République Démocratique du Congo. Il découvre la littérature en lisant Victor Hugo et les pères du mouvement de la négritude au milieu des années 1980. Dans la même période il entame une formation artistique à l’Atelier Théâtral et au Club de poésie du Centre Culturel Français de Kisangani. Adolescent, ses poèmes sont primés deux fois lors de concours provinciaux entre 1984 et 1987. A la fin de ses études secondaires en latin et philosophie, il poursuit son expérience artistique à Goma, dans cette ville de l´est du Congo ravagée par des conflits. En 1996 il est en train de poursuivre des études de droit à l´université, lorsqu´une guerre éclate dans son pays. Vumilia s´engage alors dans le mouvement révolutionnaire qui va signer la fin des 32 ans du régime dictatorial de Mobutu Sese Seko, et travaille à la présidence de la république. Mais le nouveau régime devient à son tour une dictature, et Laurent-Désiré Kabila, le nouvel homme fort, est assassiné en janvier 2001. Vumilia avec une centaine d´autres personnes, se retrouvent en prison. Il est accusé de trahison et condamné à la peine capitale par une cour martiale à l´issue d´un procès unanimement condamné par les organisations de défense des droits de l´homme.

En prison il continue d´écrire et collabore avec les Studios Kabako, une compagnie d´arts du spectacle créée par le chorégraphe et metteur en scène congolais Faustin Linyekula et le KVS, le théâtre national royal flamand de Bruxelles. Il y écrit notamment Un monologue de chien, texte au cœur du spectacle The Dialogue Series iii: Dinozord et les textes poétiques de More, more,more…future ! Ses textes vont alors résonner sur les scènes d´Europe, d´Amérique et d´Afrique, ce qui vaudra à leur auteur bien des ennuis en prison. Désireux de pousser plus loin son témoignage, Il filme clandestinement l´horreur de la vie carcérale. Ce témoignage servira de fil rouge à deux documentaires Meurtre à Kinshasa : qui a tué Laurent-Désiré Kabila ? et Adieu l´enfer réalisés par Arnaud Zajtman et Marlène Rabaud et diffusés notamment sur Arte, TV 5 Monde et Aljazeera English. Après avoir fait face à de nouvelles persécutions et menaces de mort, Il réussit à s´évader au bout de près de 10 ans d´incarcération, et à s´exiler en Suède.

Antoine Vumilia
Antoine Vumilia Muhindo, présentant « DinoZord »

Depuis, Antoine Vumilia a retrouvé sa plume et la scène. Il joue et monte des spectacles régulièrement sur les scènes d´Afrique et d´Europe et a créé une compagnie du spectacle vivant, Ishango Workshops basée à Brazzaville. Son dernier texte est L´odyssée d´un fantôme est une pièce de théâtre qui revient sur son expérience de la prison et de l´exil.