Tous les articles par Lola Kabamba

Lola Kabamba est blogguer et journaliste d'investigation basé à Bukavu au Sud Kivu, en République Démocratique du Congo. Il enquête depuis 2010 que les conflits dans les Grands-Lacs, le trafic des êtres humains, des minérais, des violences sexuelles, des armes et des bois dans le Kivue et en province Orientale. Auteur des plusieurs articles sous plusieurs pseudos sur les conflits aux grands-lacs et les rélations entre la RDC, le Rwanda, le Burundi, le Sud-Soudan et la Tanzanie ; et de la conspiration occidentale, il dispose d'un pile des manuscrits qu'il envisage publié dans une collection de cinq ouvrages sur les fonds des conflits armés, violences sexuelles, trafics d'armes et tripatouillages électorales en RDC, au Burundi et au Rwanda.

Economie : Le dollar américain franchit la barre de 1.300 francs congolais

La monnaie nationale est en perte de vitesse face à la devise américaine. Des mesures urgentes s’imposent pour sauver ce qui peut encore l’être.

L'Institut d'émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l'Etat d'environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.
L’Institut d’émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l’Etat d’environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.

Le franc congolais continue son chemin de la croix face au roi dollar américain. Depuis hier mercredi 11 janvier, le dollar américain se change contre 1.300 francs congolais. Une dépréciation qui bouleverse plusieurs données, notamment dans le monde des affaires. A la Banque centrale du Congo (BCC), le taux indicatif est fixé à CDF 1. 212 à l’achat et CDF 1.361 à la vente. Au marché parallèle, 1 USD se négocie respectivement à 1 303 CDF à l’achat et à 1 325 CDF à la vente. Conséquence : le pouvoir d’achat de la population ne fait que s’étioler.

Selon les statistiques de la BCC, le marché des biens et services est marqué par d’intenses tensions inflationnistes depuis le deuxième trimestre de 2016. A mi-décembre, le taux d’inflation s’est établi à plus de 7,0% en glissement annuel, contre un accroissement de 0,8% en 2015 et 1,0% en 2014. Le cours indicatif du franc congolais a atteint 1 215 le dollar américain fin décembre 2016, accusant ainsi une dépréciation de 25% en seulement douze mois. Poursuite de la dégringolade !

 Selon les analystes, le pays évolue dans un contexte de ralentissement de l’activité économique à l’interne et du recul des exportations vers l’extérieur.

« En l’absence de marges budgétaires confortables, cet état des choses a entraîné d’importantes injections de liquidité, alors que les chocs extérieurs ont induit une contraction importante de l’offre des devises, face à une demande en expansion pour les besoins d’importation. Cette situation a exacerbé les tensions sur les marchés des changes ainsi que des biens et services », a déclaré le gouverneur de la BCC il y a quelques jours.

De l’avis des experts, il va de soi que si cette situation perdure, les mesures préconisées et appliquées par la BCC n’auront pas été suffisantes dans leur efficacité afin de venir à bout de cette dépréciation effrénée de la monnaie locale.

« Si la Banque centrale a pu, l’an passé, opérer cinq interventions sur le marché interbancaire des changes pour un montant total de 250 millions USD, à cette allure inquiétante, nous devons craindre qu’elle n’ait plus de moyen d’intervenir efficacement cette année, au regard de l’effritement des réserves de change plafonnées à 870 millions USD fin décembre 2016 », a commenté un analyste sur les colonnes du magazine zoom éco.

 Malgré la hausse du taux directeur (qui est passé de 2 à 7%) et du capital minimum des banques commerciales (de 10 à 30 millions USD) afin de permettre à la BCC de compléter les moyens de ses interventions, ajoute l’expert, tout cela ne marchera pas tant que le gouvernement continuera à financer son déficit par la création monétaire.

«Selon mes estimations, il faut laisser l’inflation augmenter jusqu’à son seuil maximum de 9,5%. Tel un mal nécessaire, l’inflation active la croissance économique. C’est comme un accélérateur du véhicule. On accélère en sortant du parking et on régule l’accélérateur en fonction de la route à emprunter : autoroutes, montagnes, boulevards, quartiers… . Toutefois, cela exige une connaissance théorique pour mieux s’en servir », a préconisé l’expert.

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L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Le pont qui permettait de franchir la rivière Semliki au sud-est de Béni s’est effondré au passage d’un camion de marchandises la semaine dernière. Conséquence, les villes de Butembo et Beni restent coupées de l’autre rive du territoire de Beni, frontalière à la l’Ouganda. Les prix explosent dans la région.

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Un camion dans les eaux de la Semliki après effondrement du pont. (Ph. Tiers)

Butembo et Beni, mais aussi les régions environnantes, notamment la grande partie de l’ex-province Orientale, de l’ex-Equateur et toute la partie nord du Nord-Kivu sont dépendants de transafricaine numéro 8 reliant le port de Mombassa au Kenya à celui de Lagos au Nigeria. Ce couloir important jonchant la RDC via la route national numéro 4, constitue un des axes importants du Corridor Central COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe), long de 1 300 kilomètres, dont font partie le Burundi, la République démocratique du Congo, le Rwanda en Afrique Centrale ; mais aussi la Tanzanie et l’Ouganda en Afrique Orientale.

L’effondrement du Pont Semliki est la raison principale de l’explosion des prix sur les marchés, dans cette partie orientale de la RDC, dépendante de l’énergie pétrolière, faute d’autres sources. Cette hausse des prix est constatée à Butembo et environs. « La chute vertigineuse du franc congolais en est aussi l’une des raisons majeures », explique Kule Vuhimbwira de la Fédération des Entreprises du Congo.  Actuellement, le dollar américain frôle les 1500 Francs Congolais, contre 930 F, en septembre 2016. Lire la suite Nord-Kivu : L’effondrement du pont Semliki détériore l’économie dans le Grand-Nord

Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

burundi-1Lors de sa réunion du mardi 10 janvier, le comité politique et de sécurité (COPS), organe du Conseil des ministres de l’UE réunissant les ambassadeurs des Etats membres chargés de la PESC et de la PSDC, devrait approuver le principe d’une contribution de la « Facilité africaine de paix » à hauteur de 10 millions d’euros à la mission d’observateurs des droits de l’Homme et d’experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Cette enveloppe couvre une période de douze mois, du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, et vise à soutenir le déploiement de la mission et ses activités. Lire la suite Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

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Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

Dans un décret passé quasi inaperçu, l’Union européenne est accusée de chercher, conjointement avec les Etats-Unis, à « saper la stabilité régionale et globale ».
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Après deux années de fortes tensions alimentées par l’annexion de la Crimée, en mars 2014, le conflit dans l’est de l’Ukraine, puis l’intervention russe en Syrie, Vladimir Poutine avait paru vouloir marquer une pause dans la confrontation avec l’Occident.

« Contrairement à certains de nos collègues étrangers qui voient en la Russie un adversaire, nous ne cherchons pas et n’avons jamais cherché d’ennemis », avait-il déclaré, lors de son discours annuel à la Nation, le 1er décembre, ajoutant : « Nous avons besoin d’amis. » Le même jour, cependant, le Kremlin publiait un décret signé par le chef de l’Etat qui entérine la nouvelle guerre froide. Lire la suite Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un large remaniement doit avoir lieu dans les très prochains jours. Certains conseillers de Joseph Kabila plaident pour un changement de Premier ministre.

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Matata Ponyo et Joseph Kabila (Ph. John Bompengo)

C’est une petite symphonie qui monte depuis plusieurs jours : et si Joseph Kabila profitait du remaniement pour congédier le Premier ministre Matata Ponyo? La rumeur avait été lancée par The Kivu Times le jour de la démission de l’ancien ministre de l’emploi, Jean-Claude Kibala.

« Une source proche de la présidence croit savoir qu’un remaniement complet du gouvernement pourrait intervenir avant le 16 février. Cette même source laisse entendre qu’un changement de Premier ministre pourrait être à l’ordre du jour ». Lire la suite RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un jour, le pouvoir reviendra à qui de droit !

• Le Blog du Citoyen •

Jeune Administrateur civil de l'ENA-RDC Bienvenu Matumo Jeune Administrateur civil de l’ENA-RDC

Sur les traces de la disparition éclair d’un militant pro-démocratie à Kinshasa. Un acte non-civilisé, un cas d’injustice, un déni incroyable des textes en vigueur …

À 26 ans, Matumo Mushagalusa Bienvenue, est un JPA (jeune plein d’avenir) ; c’est comme ça comme qu’on les appelle ici à Kinshasa. Il fait partie de ces mouvements des jeunes qui font peur aux autorités en place. 

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Peuple affamé, Vive le Roi – Le « 3rd term » qui divise…

• Le Blog du Citoyen •

Indécrottable président fondateur, chef de l’Etat, commandant suprême, président de notre cher Royaume, Magistrat Suprême, etc. et bientôt… grand timonier à vie. Accroché depuis quinze ans à son mandat, sa majesté, président-roi veut passer de CDD en CDI.

Bukangalonzo…

La stratégie de survie agressive, le leader afro « néo soviétique » la Gombe avait fini par marquer des points. Le bilan très mitigé du génocide du Kivu (Beni, Oïcha, Kiwanja, Mutarule, etc.) l’y avait aidé. L’opération avait certes restauré l’intégrité de son royaume de la Gombe et fait reculer une puissance militaire dont les prétentions pouvaient déstabiliser une région entière.

Mais elle avait aussi creusé le fossé avec l’opinion Gombéenne, renforcé par Ngaliema, pourtant guère plus recommandable que le Congo, déconsidéré en grande partie la rhétorique « onusienne » sur le droit international, dont on avait tant abusé à l’époque. Elle s’était surtout prolongée par un embargo dont les dramatiques conséquences pour la population…

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« KABILA WUMELA » CONTRE « KABILA MANDAT ESILI » : QUAND LE FOOTBALL S’INVITE EN POLITIQUE

• Le Blog du Citoyen •

Football et politique font souvent bon ménage. Au Congo, ils font même très bon ménage. Et pour cause:
Dimanche, les léopards de la RDC affrontent les aigles du Mali en finale du championnat africain des nations à Kigali au Rwanda. Cette compétition qui a pourtant débuté dans le calme et le désintérêt d’une bonne partie de la population congolaise ne cesse de révéler les « tops et les flops » de la société congolaise.
Gagner le match ou mourir
D’abord ce patriotisme -chauvinisme me diront certains- de cette population du Nord et Sud-Kivu qui soutiennent leur équipe nationale au point de laisser leur peau. Non seulement ils n’hésitent pas à se déplacer par milliers chaque jour où leur équipe livre un match (Goma se trouve à quatre heures de route de Kigali ), mais aussi deux personnes ont succombé des maladies cardiovasculaires depuis le début de la compétion. Le premier, la cinquantaine…

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Beni : En attendant Julien Paluku – menace fictive ou sacrifice?

Que se passe-t-il ? Sur les réseaux sociaux, des radicaux vont jusqu’à annoncer une probable future mort certaine de Julien Paluku, gouverneur du Nord-Kivu. Ses proches avaient insinué que leur leader était menacé par un attentant par le camp de Mbusa Nyamwisi.

Joseph Kabila accueilli par Juelien Paluku à l'aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)
Joseph Kabila accueilli par Juelien Paluku à l’aéroport de Mavivi/Beni (Ph. Kemal M.)

Piège ou sacrifice ? Attendu à Beni pour un séjour relativement long, les proches de Paluku avaient alerté les médias nationaux sur une éventuelle embuscade [fictive ?] préparée contre l’ancien poulain de Mbusa Nyamwisi passé sous les ailes de Joseph Kabila.

Lu sur le mur Facebook de Jean-Baptiste Kowavingi :

« […] Je vous disais que Julien Kahongya sera obligé depuis Kinshasa d’aller a Beni. Et de la, une embuscade lui est déjà tendue par la « kabilie », embuscade constituée des commandos Ougandais, Rwandais, Kenya et Tanzaniens. Pour rappel, je disais que ceux-ci vont l’abattre et deux tanzaniens se laisseront attraper, accuserons Mbusa Nyamwisi, d’être leur maitre puisque vivant en Tanzanie et on les libérera car leur forfait sera accompli. Ainsi, la thèse selon laquelle Mbusa est assassin sera démontrée telle que avancée par Kahongya lui-même qui ne sera plus sur cette terre. C’est du malin-génie diabolique et li n’y a que ceux qui ont déjà vécus avec ces gens-la qui peuvent me comprendre. […] »

Alerte subversive…

De Michel Musafiri[1] à la Véranda Mutsanga[2]:

« Je tiens a votre info que suite a la chasse a l’homme qui est a la une dans la ville de Beni, une équipe serait déployée a Beni pour installer des Armes et munitions dans des champs et fermes des membres de la communauté arrêter dans les ville de Béni et Butembo comme éléments de preuves. »

Ça ne fait que commencer…


[1] Un inconnu sur actif sur Facebook

[2] La « Véranda Mutsanga » est un groupe de pression opérationnel à Butembo.

Carnage à Beni territoire : Si l’uniforme pouvait parler…

Par Umbo Salama • Sur Arc-en-Ciel

Près d’une centaine de personnes ont été massacrées, jeudi 20 novembre à VEMBA et à TIPIOMBA à 7 km de Mavivi-Ngite, près de Beni (à environs 350 Km au Nord de Goma, à l’Est de la RD Congo). Des assaillants portaient des effets de FARDC. Comment les obtiennent-ils ?

La tenue officielle des FARDC @ photo droit des tiers
L’uniforme officielle des Forces Terrestres des FARDC (Ph. Tiers)

Comme il en est l’habitude, ces massacres sont imputés aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Une version qui ne convainc pas Juma Balikwisha, député national élu de Beni territoire. C’est une nouvelle attaque qui porte à 200 le nombre de personnes tuées en un mois dans le territoire et ville de Beni. Ces violentes attaques ont touché trois villages : Tipiomba, Vemba et Masulukwede, à une trentaine de kilomètres de la ville de la Béni. La plupart des victimes sont des civils, qui revenaient de leurs champs ou des différents marchés où ils vendent leurs produits vivriers. Ils ont été massacrés par balles, à coups de haches et de machettes.

Si l’uniforme pouvait parler

« Ça fait la chair de poule, ce nouveau carnage enregistré entre 14 et 19 heures, le jeudi 20 novembre », s’exclame Pascal Muhindo Mapenzi, directeur de la Radio Moto à Oicha, qui s’est rendu sur leue quelques heures après le massacre. En effet des présumés ADF-NALU ont investi les villages de Tipiomba et Vemba, logeant la rivière Nzuma, à environs 10 km à l’Est de MAVIVI, en Groupement de Batangi-Mbau, dans le Secteur de Beni-Mbau, en cheval avec le Parc National de Virunga.

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Victime des tueries de vemba (Ph. FaceBook/Désiré Kyambi)

Les assaillants, vêtus en uniforme militaire des FARDC, pour détourner l’attention de la population civile, ont pris d’assaut les villages. « Les tueurs avaient rejoint les habitants chez le Chef de Village aux environs de 13 heures. Ils ont même bu ensemble et les habitants croyaient congratuler les éléments des FARDC pour la sécurité. Une heure plus tard, nous ne savons pas ce qui s’est passé. Brusquement ces assaillants ont ligoté ceux qui buvaient avec eux et ont découpé d’autres à l’aide de la machette, ou de la hache. Ceux qui résistaient étaient tout simplement fusillé. Même le chef du village, Mr Karose a été tué», raconte le prénommé Kativiti, un des survivants.

Avant de s’en aller, les assaillants ont emporté des chèvres, des poules, la récolte de cacao et des tronçonneuses. « Ils on même égorgé une vache et qu’ils se sont gés à quelques mètres du bar de Mr Karose où ils ont tués plus de 50 personnes y compris le chef du village », indique un survivant tout tremblotant. Les FARDC viennent de se déployer dans ces villages pour le ratissage. Il est interdit de fréquenter des champs où ces assaillants ont commis ces atrocités. Au même moment, la MONUSCO effectue de patrouilles aériennes dans la zone. Lire la suite de ce post de Umbo Salama → ici.

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Havre : Un RDCongolais suspecté d’avoir empoisonné sa compagne Rwandaise

Au Havre, un laborantin d’origine RDCongolaise et œuvrant pour l’hôpital Jacques-Monod est actuellement placé en garde à vue par les policiers de la Sûreté urbaine. Ils le soupçonnent d’avoir donné la mort à sa compagne d’origine Rwandaise en l’empoisonnant.

La justice n’a pas autorisé l’incinération d’Espérance Kerekezi Saba le 30 juillet au Havre. Elle a été inhumée au cimetière Sainte-Marie le 12 août (document D. R. et photo A. C.)
La justice n’a pas autorisé l’incinération d’Espérance Kerekezi Saba le 30 juillet au Havre.(document D. R. et photo A. C.)

Depuis lundi midi, un homme de 31 ans est placé en garde à vue dans les locaux du commissariat central du Havre. Ce laborantin de l’hôpital Jacques-Monod est soupçonné par les enquêteurs de la Sûreté urbaine d’avoir tué sa compagne, âgée de 26 ans. Les policiers, qui travaillent dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour « homicide volontaire », le suspectent de l’avoir empoisonnée. Le suspect pourrait avoir donné la mort à la jeune femme, afin de bénéficier d’une assurance-vie de 700 000 €.

La crémation annulée une heure avant

Espérance Karekezi Saba, est morte le 25 juillet dernier à l’hôpital privé de l’estuaire ; elle y avait été admise pour des symptômes grippaux. Cinq jours plus tard, la jeune femme d’origine congolaise devait être incinérée au crématorium du Havre, conformément aux instructions de son compagnon. Mais, une partie de la famille et certains proches de la défunte s’y sont opposés. « Parce que cela ne fait pas partie du rite dans son pays d’origine, mais parce qu’ils avaient aussi de sérieux doutes sur l’origine du décès », confie une source proche des investigations. Une heure avant le début de la cérémonie, le crématorium a reçu un coup de téléphone. « On nous a dit de tout stopper », précise un employé. « C’est la première fois que cela nous arrive ». La décision a été prise par l’autorité judiciaire, avisée de la situation.

Le procureur de la République du Havre a alors ordonné une autopsie pour tenter de déterminer les causes de la mort. « Le légiste n’a relevé aucune trace de violences sur le corps de la défunte. En revanche, les analyses toxicologiques font apparaître des éléments troublants, notamment une surdose médicamenteuse… », confie une autre source judiciaire. Selon nos informations, le produit ingéré ne serait pas létal en soi, mais un excès de cette substance peut conduire à un décès.

Une assurance-vie de 700 000

Depuis lundi, jour de son interpellation en gare du Havre, le suspect d’origine rwandaise, qui vit dans le quartier de l’université, est notamment interrogé sur cette substance. Hier midi, sa garde à vue a été prolongée de 24 heures par le parquet. « A ce stade de l’enquête, beaucoup de questions se posent encore : est-il coupable de ce meurtre ? Si oui, pourquoi l’a-t-il tuée ? Comment ? A-t-il préparé son coup depuis longtemps ? Pour l’instant, nous en sommes là… », confie une source judiciaire. Ce mardi soir, rien ne filtrait de ses auditions devant les policiers de la Sécurité publique. Cependant, d’après nos informations, les enquêteurs auraient en leur possession des éléments pour le moins surprenants. Notamment l’existence d’une assurance-vie de 700 000 €, dont il pourrait être le bénéficiaire. « Cette piste nous intéresse au plus haut point, mais ce n’est pas la seule », avance prudemment cette même source.

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Elle a été inhumée au cimetière Sainte-Marie le 12 août

Le mercredi dernier, au terme de 48 heures de garde à vue, le laborantin, qui a pu se procurer la substance fatale à sa compagne sur son lieu de travail, pourrait être déféré au palais de justice. Le parquet décidera (ou pas) d’ouvrir une information judiciaire et de confier les investigations à un juge d’instruction.

Un mois avant sa mort, Espérance Karekezi Saba venait d’avoir un bébé. Elle repose désormais au cimetière Sainte-Marie, où elle a finalement été inhumée le 12 août.

Mis en ligne par Lola Kabamba/ écrit par Sylvain Auffret, Arnaud Commun et Baptiste Laureau

Dr Nico Kasanda : déjà 29 ans qu’il s’en est allé

22 septembre 1985 – 22 Septembre 2014, il y a de cela 29 ans  disparaissait l’un des plus grands guitaristes-solo de la musique congolaise moderne. Il a laissé derrière lui un vide qui n’a pas trouvé d’émules. Il a constitué à lui seul ce que l’on a appelé « L’École African Jazz », pour avoir été le véritable rythmicien. Son nom demeure à jamais gravé dans la mémoire collective.

Docteur Nico (né Nico Kasanda wa Mikalay à Mikalayi, dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo le 7 juillet 1939, mort le 22 septembre 1985), est un guitariste, compositeur et l’un des pionniers du soukous.

Voici quelques années, sous les auspices des enfants Kasanda, il a été mis en place un comité de gestion des œuvres du Dr Nico. Celui-ci, comme chaque année, organise une manifestation souvenir au cours de laquelle est lu une déclaration solennelle.

À son actif, l’ancienn président de la république Mobutu Sese Seko lui avait décerné une médaille d’argent et un brevet des arts, sciences et lettres. Tout comme il était le premier musicien a être nommé membre de la commission de censure sur la musique. Il a institué la danse « mutua »s » à partir de sa chanson « Biantondi » tout comme il a fait évoluer les danses « Kiri-Kiri », rumba soukous et Jerk. On lui doit aussi la formation des musiciens comme : Chantal Kazadi, Kutu Kabengele Sangana, Lessa Lassan, Kiambukuta Josky et autres. Certains musiciens ont fait leurs premiers dans l’African Fiesta sous sa direction. Pour ne citer que Pamelo Mounk’A, Michel Ngualali et les chanteuses Phota Astrid, Julio, etc.

Pour le 29ème anniversaire de la disparition du Dr Nico, un album rétro intitulé « Mobali Kitoko » (un bel homme) sort ce mois de Septembre 2014 en téléchargement sur le site internet officiel et en CD avant la fin de l’année. Par ailleurs, les oeuvres du Dr Nico sont depuis près de deux ans déposées et protégées par la société des droits d’auteurs belges SABAM où ses fils se sont affiliés et devenus sociétaires.

Nico Kasanda, après avoir obtenu un diplôme de professeur dans l’enseignement technique en 1957, choisit la guitare. À l’âge de 14 ans, il commence à jouer au sein du groupe Grand Kalle & l’African Jazz, mené par Joseph « Grand Kalle » Kabasele. Il devient alors un guitariste influent. (Jimi Hendrix lui-même est allé jusqu’à l’inviter à ses frais lors d’une tournée à Paris) et l’initiateur du finger-picking congolais, omniprésent à l’époque, ce qui lui conféra le surnom de « Docteur Nico ». En 1963, l’African Jazz se dissout et Docteur Nico et Tabu Ley Rochereau, alors chanteur principal du groupe, forment l’African Fiesta, orchestre qui atteint rapidement la notoriété en Afrique.

Il se retire de la scène musicale vers le milieu des années 1970 à la suite de la faillite de son label musical belge et se consacre à quelques enregistrements au Togo, avant de mourir dans un hôpital de Bruxelles en 1985, à l’âge de 46 ans.

By Lola Kabamba

22 septembre – Journée Mondiale sans voiture : Gros plan sur le transport à Kinshasa et à Goma

En pleines difficultés de mobilités dans les villes de la RDC, pourquoi une journée « En ville, sans ma voiture ! » ? Une telle entreprise est née d’un constat : la planète fortement préoccupée par la pollution et la mobilité urbaine. En ville, beaucoup se plaignent d’une mauvaise qualité de l’air, de nuisances sonores, d’encombrements, etc. Malgré cela, le parc automobile et la circulation croissent… Les agglomérations urbaines de la RDCongo, de Kinshasa à Goma en passant par Kisangani et Lubumbashi via Butembo et Mbujimayi, sont réputées être parmi les « grandes poubelles » des l’automobile dans lesquelles pullulent des autos déclassés des lignes asiatiques achetés en seconde main pour raison de survie. Quel danger cela présente-il ?

Un taxi bus de marque Mercedes 207 transportant des passagers sur l’avenue de Libération (ex- 24 novembre) à la hauteur pond reliant le rond point Mulard et le Parking Kimbondo à Bandalungwa le 24/05/2013 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Un Mercedes 207 sur l’avenue de Libération, ex- 24 Novembre, à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu. »

– L’Hirondelle et les petits Oiseaux ; Jean De La Fontaine

La journée « En ville, sans ma voiture ! » a pour objectif de favoriser la prise de conscience collective de la nécessité d’agir contre les nuisances générées par la croissance du trafic motorisé en milieu urbain. Il ne s’agit pas seulement de lutter contre la pollution atmosphérique ou contre le bruit mais aussi d’améliorer la qualité de vie en ville.

Pourtant, sur les rues et avenues des villes de la RDC, le nombre d’engins motorisés concurrence celui des piétons. Les vieux vélos de nos grands-parents ont disparus. Ils ont été remplacés par des motocyclettes asiatiques bon marchés appelés « Wewa » à Kinshasa et à Lubumbashi et dont sont friands les compatriotes du centre du pays. Au seul rond point Victoire dans la commune de Kalamu, les effectifs des motos Freedoms de des voitures Hiace sur les tronçons Katindo-Birere et Katindo-Ndosho ou INSTIGO-Kibarabara-Deux Lampes – Majengo en pleine capitale touristique de la RDC sont à défaut identifiés des lignes Hiace ou Mototaxi. Les vrombissemnt nourissent ces artères le jour comme la nuit.

À Kinshasa, en plus de deux sociétés de transport en commune TRANSCO du gouvernement central et NEW TRANSKIN du gouvernement provincial qui concurrencent des milliers de Mercedes 207 et 208 dits « Esprits de Mort » pour leur nombre record d’accident des deux dernières années, le gouvernement Matata a acheté 90 minibus de marque Hyundai. Ces véhicules seront donnés à crédit aux transporteurs privés regroupés au sein de l’association des propriétaires des véhicules. Ils seront affectés au transport en commun. Au total, ce sont 250 minibus qui ont été commandés par le gouvernement qui veut améliorer les conditions du transport en commun dans la capitale congolaise. Ce faisant, le problème de transport dans la capitale de la RDC est loin d’être endigué.

Lors de l’interdiction « ratée » de circulation des Mercedes 207 au centre ville de Kinshasa, les kinois avaient éprouvé des graves difficultés de mobilité. La situation était particulièrement pénible à l’Ouest de la ville. Les minibus, essentiellement les Mercedes 207, qui desservent le centre-ville n’étaient pas visibles dans les arrêts. Les conducteurs de ces véhicules se souviennent avoir eu peur des réprimandes des autorités policières. Au rond-point UPN par exemple, de longues files d’attente étaient constatées. Des centaines de passagers alignés attendaient les bus aux arrêts les de bus de Transco, la société de Transport au Congo qui dispose d’un charroi de 200 bus opérationnels. La plupart des passagers de Kinshasa, métropole de plus de 9 millions d’habitants, voyagent dans les bus et taxis appartenant aux particuliers. « Esprits de mort », c’est comme ça que les habitants de Kinshasa désignent les minibus appartenant à des privés, qui assurent le transport en commun dans la capitale de la République Démocratique du Congo. Ce sont des véhicules, pour la plupart, amortis et sont souvent la base des accidents de circulation.

En l’absence des 207, les passagers de Matadi-Kibala, Cité Verte et Badiadingi étaient obligés de joindre l’UPN par les quelques rares taxis disponibles afin de trouver une correspondance de Transco pour le centre-ville.

Une enquête menée par RadioOkapi.Net a révélé qu’au moins cinq cent cinquante tickets sont vendus par jour dans chaque bus Transco. Un ticket revenant à cinq cents Francs congolais, la recette journalière équivaut donc à environ deux cent soixante-quinze mille Francs congolais (près de 298 dollars américains).

Dans la ville volcanique, l’entreprise Transport agency and commissionner (TAC) a affecté depuis le 2 novembre 2013 trente voitures pour faire le taxi dans la ville de Goma, dans le Nord-Kivu. Il s’agit d’une première initiative de ce genre dans l’histoire du transport en commun dans cette ville. Jusque-là, le transport en commun à Goma était assuré par des motos-taxis et quelques bus desservant le tronçon Aéroport – Birere – Katindo – Entrée Gouvernorat– Ndosho sur la route de Sake en pleine capitale provinciale du Nord-Kivu.

Face à cette mosaïque, le pays est loin de faire sa fête et repenser un lendemain meilleur. La RDC devra faire face à un grand défi catastrophique, voir un risque naturel. Un risque naturel implique l’exposition des populations humaines et de leurs infrastructures à un évènement catastrophique d’origine naturelle. Un risque naturel est donc la rencontre entre un aléa d’origine naturelle et des enjeux humains, économiques ou environnementaux.

Embouteillages et absences de transports, voilà autant de des clivages qui dessinent le secteur de transport en commun dens les milieux urbains de la RDC. Dans certaines autres villes, comme Kisangani et Mbandaka, la mobilité est encore assurée par vélo ; le fameux « Toléka » étant encore une réalité. Bukavu est réputée être une ville des mototaxis. De même que Beni et Butembo.

La journée sans voitures existe depuis 1998 mais n’est pas vraiement une nécessité dans les villes où se mouvoir d’un point à un autre reste un casse-tête. Et les bilans des dernières années montrent une certaine désaffection et un réel désengagement des grandes communautés urbaines. Le pays est encore une poubelle des vielles voitures de l’Europe et de l’Asie. Celles-ci ne tiennent pas le coût pour longtemps, il pilule dans nos bidonvilles des cimetières des voitures et des vielles motocyclettes. « Il faudra entrevoir un recyclage des ces déchets métalliques et des usines de montages des voitures neuves accessibles à toutes les bourses pour endiguer ce clivage », précise un expert de l’automobile.

By Lola K. Lumbi & Mc.-Héritier K. • ©The Kivu Times ™ • Friday, September 19, 2014

16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Ce n’est probablement pas quelque chose que vous pensez tous les jours, si les aliments que vous mangez pourraient contenir des substances cancérigènes, mais avec près de 1,5 millions de personnes diagnostiquées avec un certain type de cancer que l’an dernier, peut-être il est temps de regarder ce qui est dans nos aliments pourrait être à l’origine d’un si grand nombre de nouveaux cas de cancer. Voici une liste des 10 meilleurs aliments que vous consommez chaque jour plus probable qui peut contenir des substances cancérigènes ou être soupçonné de provoquer le cancer.

popcorn micro-ondes

1. Microwave Popcorn

Ces petits sacs de pop-corn sont tellement commode de simplement s’en tenir au micro-ondes, vous ne penseriez pas une minute qu’ils pourraient être dangereux pour votre santé, mais ils sont. Tout d’abord, parlons un peu le sac lui-même. Elle est bordée par un produit chimique appelé acide perfluorooctanoïque (PFOA). C’est une toxine, vous pouvez trouver en téflon aussi. Après avoir été chauffé, ce produit chimique toxique est connu pour causer l’infertilité et le cancer chez les animaux de laboratoire. L’EPA répertorie ce produit chimique comme un cancérogène connu. Lire la suite 16 aliments cancérigènes que vous mangez probablement tous les jours

Affaire Kutino : De la condamnation à la grâce présidentielle – Récit et faits marquants

Le président de la République démocratique du Congo a finalement accordé une grâce présidentielle au pasteur Kutino Fernando, chef spirituelle de l’église Armée de Victoire et de L’ASBL « Sauvons le Congo » rattachée à l’opposition et proche du MLC de Jean-Pierre Bemba. Pendant que Jan Bertrand Ewanga Issewanga, un autre opposant et secrétaire général de l’UNC de Vital Kamerhe devenait locataire à la prison de Makala, un autre opposant prenait congé de cette structure carcérale qui compte plus d’une dizaine d’opposants au régime actuel de Kinshasa.

Bishop Kutino Fernando Kua Kutubila, avant et pendant la détention au CPRK/Makala (Ph. The Kivu Times)
Bishop Kutino Fernando Kua Kutubila, avant et pendant la détention au CPRK/Makala (Ph. The Kivu Times)

Dans l’affaire Kutino, le président Joseph Kabila motive son ordonnance promulguée dimanche 14 septembre et portant «mesure individuelle de grâce» par sa volonté de «marquer de manière particulière la cohésion nationale par un acte individuel de clémence

Cette libération n’a pas eu lieu dans le cadre des vagues de libérations de prisonniers accordées en exécution de la loi d’amnistie pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Selon les autorités pénitentiaires, le pasteur Kutino n’était pas éligible à cette mesure parce que, incarcéré à la prison centrale de Makala pour un crime de sang.

Longtemps attendue et plusieurs fois annoncée, la libération du pasteur opposant est une page et non la moindre dans l’histoire de la démocratie postélectorale de 2006 et 2011 en RDC : Lire la suite Affaire Kutino : De la condamnation à la grâce présidentielle – Récit et faits marquants

Butembo : La police disperse la marche de l’opposition

La marche de l’opposition politique a été dispersée l’avant midi du samedi 13 septembre 2014 par les éléments de la police nationale congolaise.

Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)
Confrontation entre manifestants et Police Nationale Congolaise (Ph. RFI)

Prévue pour partir du Rond-point Monseigneur Kataliko vers le Nord de la ville, cette marche pacifique des parties politiques de l’opposition en ville de Butembo a été dispersée par les hommes du colonel Blaise Dimundu Kiasi, commandant de la police dans cette ville du Nord-Kivu, qui répondait à un ordre donné par le maire Théodore Sikuli’Uva Saka Makala.

C’est au centre ville de Butembo, au rond-point du Monument Historique, que cette manifestation contre le projet de révision et/ou modification constitutionnelle a été dispersée par la police. Certains marchants qui opposaient des résistances ont été passés à tabac par les éléments de l’« ordre » à l’aide des gaz lacrymogènes. D’après une source locale, des balles réelles ont été tirées à l’air afin de forcer les manifestants à prendre les larges. Nombreux de femmes et jeunes qui étaient associées à cette manifestation s’en sont sortis avec des blessures légères, précise notre source.

Dérapages de la Police

Outre les blessures causées, la police s’en est donné à des extorsions des biens des valeurs, argents, téléphones et autres sur les manifestants et les spectateurs. Une femme qui vendait dans une cabine publique au niveau de la station Takenga sur Rue président de la République s’est vu ravir toutes les cartes de recharges et une somme de 25 dollars à sa disposition par un agent de la police.

Une paralysie partielle d’activités a été observée sur une bonne partie du centre commercial de Butembo.

©The Kivu Times – Jumamosi, Septemba 13, 2014

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

« Le courage est mis à l’épreuve quand on est dans la minorité, la tolérance est mise à l’épreuve quand on est dans la majorité. » Le thème de cette année se tient sur le fonds de la mobilisation de la jeunesse autour du contexte démocratique dans les États. En République « Démocratique » du Congo, une jeune démocratie ouverte depuis l’aube de la décennie ’90, la jeunesse semble fourrée au troisième plan, au stade de la propagande ou de la base arrière électoraliste ou de représailles. L’engagement des jeunes dans la vie démocratique est loin d’être évident, et l’avenir des démocraties de demain s’en trouve menacée. A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie 2014, The Kivu Times attire l’attention sur la nécessité de faire participer les jeunes à la démocratie.

Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)
Démocratie participative et mobilisation citoyenne (Ph. Tiers)

Le choix de la date du 15 septembre pour célébrer cette journée a été effectué par l’Organisation des Nations Unies et correspond à l’adoption, en septembre 1997, de la Déclaration universelle sur la démocratie. Cette Déclaration pose les principes constitutifs d’une démocratie et définit les caractéristiques et les fonctions d’un gouvernement démocratique.

Une démocratie véritable requiert une participation véritable des jeunes. Les jeunes ont beaucoup à apporter à la société – à commencer par l’innovation, la créativité et une manière nouvelle d’envisager les choses. Leur participation à la démocratie favorise une citoyenneté active, renforce la responsabilité sociale, consolide les processus et les institutions démocratiques. En outre, les jeunes citoyens d’aujourd’hui sont les leaders et les décideurs de demain. Lire la suite 15 septembre, Journée internationale de la démocratie : Quels défis pour la jeunesse dans votre démocratie ?

Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Toutes les entreprises de télécommunications fonctionnant à Butembo sont appelées à identifier toute personne physique ou morale qui achète une carte Sim.

Pylône d'un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)
Pylône d’un fournisseur de téléphonie cellulaire (Ph. Tiers)

C’est l’une des recommandations formulées par les membres du conseil de sécurité au cours de leur réunion de jeudi 11 septembre à l’hôtel de ville. Selon la presse de la mairie, c’est le maire intérimaire qui a présidé cette réunion. KAMBERE MATIMBYA Godefroid a fait savoir aux participants à cette réunion que les numéros des cartes Sim dont les propriétaires ne sont pas identifiés constituent une menace pour la sécurité de la ville et des environs. Par ailleurs, le conseil urbain de sécurité est revenu sur la question du port obligatoire des casques numérotés par tout conducteur de moto. Lire la suite Butembo : Montée en flèche de l’arnaque, les Sociétés de Télécom appelées identifier leurs clients

Butembo : Mista Poa vs Bigsoton, le feuilleton de « Poulet braisé » calqué sur The P-Square

Être une star, c’est aussi faire parler de soi. Pour un artiste ou une star, disparaitre des médias c’est aussi disparaitre de la scène. Fidèle à la stratégie, Kasereka Maliro dit Mista Poa et Bigstone Kavusa ont opté pour un « fait divers » pour captiver les médias de Butembo-Beni, leurs fiefs, qui semblaient les fourrés au second plan. Poa Kasereka et Bigstone ont essayé de « se disputer » un poulet braisé offert par un mécène de la place.

Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)
Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, artistes musiciens (Ph. @KivuTimes)

C’est à l’Hôtel Butembo, dans la deuxième ville du Nord Kivu que le feuilleton se joue. Le vendredi 5 septembre, vers 22 heures, après un concert de Bigstone Kavusa, un mécène leur offre un plat de poulet braisé. Du coup, devant des témoins et des curieux, les deux enfants du quartier Kambali de Butembo se disputent le plat.

Le manager de Poa « el’Mayonza – o’mwana wa bayira » [Fils du terroir, ndlr] est pourtant formel à ce sujet et renvoi tout à une blague. « Il ne s’est agit que d’un scénario convenu par les deux artistes pour attirer la presse« , nous confie-t-il. Depuis un moment, ces deux stars de la chanson de Butembo-Beni évoluant tous entre Goma, capitale du Nord-Kivu et Kampala, capitale ougandaise, étaient absents des médias. Ils ne faisaient plus parler d’eux. « Il fallait qu’ils fassent parler d’eux pour reconquérir la scène musicale Bénilubéroise« , précise le manager de l’auteur de Journaliste en danger.

Pour les témoins cet événement qui retient l’haleine des chroniqueurs musicaux, journalistes des desks arts et analystes culturo-artistiques du Grand Nord-Kivu, Poa Kasereka a failli poignarder son ami et challengeur Bigstone avec qui ils riment les cordes vocales. La fausse dispute a tourné à un échange des coups de boxes entre les deux révélations de la chanson du Grand Nord-Kivu, au point de briser les vitres du restaurant de l’Hôtel Butembo.

Poa, fidèle à la tradition

Le patron du groupe Karameh n’en est pas à son premier montage. Kasereka Maliro dit Mista Poa joue entre stratégie et art. Il manipule bien ses proies et les dompte. Bénicien à Beni, Bubolais à Butembo, Gomatracien à Goma et… Ougandais à Kampala, Mista Poa est accroché au principe qu’Art et Polémique sont jumeaux.

En 2013, Mista Poa a su convaincre son ami Mumbere Wahemukire dit Wahems de Goma de se présenter candidat pour la Vodacom Super Star en ville de Butembo afin de disperser les voies et chances de gagner de ses challengers dans la course, Diamant Eugène Kambale, Aganze Musole Agakan, Kalonji Rashid, Rossignol César Armani etc. Le pari était bien joué car, bien que les résultats des éliminatoires de Butembo aient été annulés, Mista Poa Kasereka avait été plébiscité représentant de la ville commerciale de Butembo, suivi de Mumbere Wahems.

La même année, Poa Kasereka, encore dans leur défunt groupe dit Rang Social, avaient convenu avec Mista Kanga de chanter chacun dans son maxi-sigle et sur les mêmes instrumentaux une chanson de même titre « Tulia ». Aux allures de Mbwakela et conseils, le public avait interprété le tube Tulia comme une crise entre les deux poulains de Dadi Saleh. En réalité, c’était pour captiver les médias et les mécènes, on avait fini par comprendre.

Mimer les frères P-Square

Pas plus tôt qu’en avril 2014 que Nollywwod annoncait la séparation des jumeaux P-Square. En effet, sur le réseau social, Jude Okoye, frère et manager des jumeaux Peter et Paul avait déclaré : « Après 10 ans, c’est fini, je n’en peux plus« . Cette petite phrase qui avait l’air anodine a créé une onde de choc dans la communauté des fans du groupe, et dans le showbiz nigérian, au point de désoler le autres professionnels de musiques parmi lesquels le célèbre DJ Jimmy Jatt qui avait affirmé : « Vous êtes des frères, vous n’avez pas le choix, vous devez rester ensemble. (…) Je crois en vous« . La rumeur avait été diffusée sur un blog. Le producteur du groupe avait alors rejeté cette information qu’il avait qualifiée de calomnieuse.

En réalité, les frères P-Square ne se sont jamais séparer. C’était juste un stratagème pour captiver les médias Nigerians captivés par l’élan de Davido qui devenait « seul maître » à bord ; à en croire The Lagos Post.

C’est visiblement à ce même jeu qu’ont joué Mista Poa Kasereka et Bigstone Kavusa, afin d’attirer les phares du public emporté par des faits divers politiciens et d’autres news de la urban pop & reggae Bénilubéroise.

© The Kivu Times, Monday, September 08, 2014

RDC – Rwanda : Cette démarcation des frontières qui effraie au Kivu

Contre toute attente, des résultats de la commission de démarcation des frontières RDC-Rwanda seront validés au Rwanda. Pourquoi les membres de la commission mixte RDC-Rwanda ont-ils choisi Kigali pour procéder à la validation des conclusions des travaux de démarcation des frontières communes?

"Question Frontalière RDC - Rwanda", vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)
« Question Frontalière RDC – Rwanda », vue par un Caricaturiste (Ph. Damien GLEZ/RNW.NL)

C’est à la rentrée parlementaire à Kinshasa, soir le 15 septembre prochain que les données de cette commission seront validées dans la capitale Rwandaise. En terminant leurs travaux le 30 août dernier, les experts de cette commission mixte pouvaient réserver la primeur des conclusions de leurs travaux aux gouvernements de deux États, en attendant les débats au niveau de deux chambres de leurs parlements respectifs.

La République démocratique du Congo et le Rwanda mènent, depuis le 26 août dernier, une opération sur l’identification des frontières communes entre les deux pays. La partie terrestre a été clôturée le 30 août courant, pour laisser la place au côté lacustre. En effet, qu’on le veuille ou pas, il s’agit d’une question sensible et d’une charge émotionnelle indéniable du fait qu’il n’y a pas si longtemps, l’on a vécu au niveau de la frontière commune dans le territoire de Nyiragongo des accrochages sanglants entre des éléments des FARDC et des RDF/APR, qui se sont soldés par la mort d’un militaire congolais enlevé avant d’être exécuté au Rwanda.

La commission mixte constituée d’experts congolais et rwandais a identifié 22 bornes à la frontière terrestre des deux pays. Certaines bornes sont physiquement visibles alors que d’autres n’ont été identifiées que grâce à leurs positionnements géographiques.

Cela pose déjà un problème, à en croire certains analystes qui craignent que Kigali qui a toujours fait de la modification des frontières avec la RDC son cheval de bataille, puisse grignoter quelques kilomètres au territoire congolais, comme cela a été le cas il y a de cela quelques mois avec l’Angola.

Silence radio au parlement RDCongolais

Étonnamment, les élus qui composent les deux chambres du parlement congolais, préoccupés par la « révision/modification de la constitution » ; ne sont associés ni de près, ni de loin dans cette délicate opération. Pire encore, les bureaux des deux chambres ne manifestent, jusqu’à ce jour, aucune inquiétude face à cette situation, pendant que « la terre s’en va ». Déjà, à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, une source proche de la commission parle d’un éventuel débordement de la RDC vers le Rwanda, au niveau de la petite barrière entre Goma et Gisenyi. Pour cette source, une partie du quartier Birere de Goma serait intégrante à Gisenyi.

Des sources indiquent que la commission mixte devra présenter son rapport le 15 septembre prochain lors d’une séance de validation à Kigali, alors que les députés et sénateurs effectueront leur rentrée parlementaire pour la session budgétaire. Cela veut dire qu’ils seront obligés de cautionner toutes les conclusions de Kigali, que ce soit à l’avantage ou au désavantage du pays de Lumumba pour lequel plusieurs autres dignes fils ont perdu de leurs vies pour son intégrité territoriale.

Kigali mime Moscou

Le Rwanda n’a jamais caché ses visées hégémoniques sur la RDC, considérée comme sa terre d’exploitation et de peuplement. Essentiellement le Kivu, où le régime au pouvoir à Kigali a toujours rêvé de déverser des populations rwandaises, ce qui lui permettrait d’évoquer dans un avenir lointain ou proche le principe d’autodétermination des peuples en vue de proclamer le rattachement à la patrie-mère, à l’instar de la Russie qui vient d’annexer la Crimée sous les yeux et la barbe des puissances occidentales, encore tétanisées par tant d’audace et de témérité.

Pendant que l’épineuse question de retour volontaire des FDLR préoccupe les autorités de la sous-région, ce n’est pas le moment favorable ou opportun pour procéder à la démarcation des frontières communes dès lors que là méfiance n’a pas encore été évacuée au sein des populations congolaises, victimes des rébellions créées régulièrement et toujours sous des prétextes fallacieux, avec un bilan macabre qui n’a rien à envier à celui du génocide rwandais de 1994.

Selon Roger RACHIDI Tumbula, expert du gouvernement provincial du Nord-Kivu dans la commission mixte «sur le lac Kivu, il suffirait de se servir des hors-bords dotés des GPS pour retrouver dés coordonnées géographiques ». Preuve s’il en faut une que l’on peut s’appuyer sur des instruments de la technologie moderne pour procéder à la démarcation des frontières entre la RDC et Rwanda. Car, comme les experts de cette commission mixte ont déjà constaté des pertes des bornes frontalières, quand et comment va-t-on les retrouver ? En outre, au regard de la méfiance des. Congolais vis-à-vis du régime au pouvoir à Kigali, la sagesse devrait recommander le gouvernement de Kinshasa de privilégier l’expertise internationale pour ce faire. D’autant plus qu’il existe des cartes géographiques au Musée de Tervuren à Bruxelles, dans les archives du Ministère des Colonies, au Musée Royale Géographique de Londres et ailleurs dans le Monde.

By Lola K.M.