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C’est le site d’un leader et d’un activiste qui est aussi parfois blogueur : Marcel-Héritier Kapitene. J’ai mis des années à réussir à ne plus m’autocensurer et bordel ça fait du bien de l’écrire! C’est mon dernier virage après la taule… À ce stade, je viens de perdre la majorité de mes visiteurs qui s’attendent à ce que j’énonce la démission du président fondateur ou le virement de la reine-mère. On n’en est pas encore à ce niveau. Peu de polémique à ces jours… Vous vous dites peut-être que j’ai des portes de l’Est du Congo dans ma colocation, histoire de pouvoir passer ma grosse tête ? Laissez-moi clarifier. Je me considère comme mon propre leader. J’arrive plutôt bien à faire cohabiter ma cervelle et mes tripes lorsqu’il s’agit d’atteindre un résultat. Je n’ai pas la prétention de pouvoir influencer les gens, si ce n’est en laissant traîner mes livres un peu partout. Par contre, je réussis souvent à produire le résultat escompté en tenant les engagements que je prends envers moi-même.

La Corée du Nord a accompli un pas supplémentaire vers son indépendance stratégique.

la Corée du Nord a lancé le missile balistique à portée intercontinentale « Hwasong-14 »  à 0040 UTC le 4 juillet 2017 vers l’est à partir d’un site près de l’aérodrome Panghyon de Kusong.
L’engin aurait parcouru une distance de 933 km et atteint une altitude de 2802 km avant de tomber en mer du Japon.
Les adversaires de Pyongyang n’ont pu cette fois sous-estimer ou mettre en doute la réussite de cet essai.
Le missile a été lancé de telle sorte qu’il atteigne une certaine altitude afin de tester les techniques de ré-entrée en atmosphère terrestre.
Sans doute par dépit, les militaires US et Sud-coréens se sont contentés de riposter à cet énième essai en imitant ce que les Nord-coréens font depuis longtemps en lançant des dizaines de missiles sol-sol tactiques en pleine mer.
Les poissons et autres créatures marines qui y vivent encore ont du apprécier.
Kim Jong-Un n’en a cure, il possède la bombe à Hydrogène et des vecteurs balistiques capables de la délivrer là où ça peut faire mal:   En péninsule coréenne, au Japon, à Guam, à Taïwan, à Midway, au large des îles Aléoutiennes, en Alaska même où à Hawaï…
Un petit pays sous-développé vient d’atteindre l’indépendance stratégique en narguant ouvertement Washington (cadeau du 04 juillet, fête de l’indépendance des Etats-Unis).

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Regard sur ce que nous sommes…

Il arrive un temps où l'on ne dit plus rien sur les faits de société et consort.
Qu' on se le dise…

Manassée Israël Isolele, artiste

Un beau matin on se réveil et on se rend compte qu' on a plus de mots mais qu' on a des mains. Et on travaille tout simplement. …

Quand on dit que le travaille c'est la santé, effectivement, quand on travaille dans le sens que l'on fait sa part pour le progrès peu importe le groupe. On est serein , on marche dans la paix du coeur car on sait on fond de nous-même qu' on fait ce qu' on doit avec ce qu' on a et comme on peut. Donc le coeur est léger et non enragé.

Avoir le coeur léger sur la balance ca pourrait se définir par peser sa part de responsabilité sur les problèmes et sa part de solution apporté aux problèmes.

Tant d énergie gâchée à se faire du mal en croyant faire du bien. Voir les problèmes, En rajoutant des problèmes sans apporter des solutions concrètes alors qu' au final il suffit de travailler, évidemment, à l endroit du problème plutôt qu' a l extérieur donc à l intérieur plutôt qu' a l extérieur.

Alors ce qui serait encore plus stupéfiant, c'est le cas de le dire.

C'est qu' ils disent: parce que nous sommes en deuil les artistes ne peuvent pas chanter ni danser quand nous savons que nous enterrons nos morts en chantant et en dansant et que même ils manifestent en dansant. Un jour un militaire me dira que le Zimbabwe, l'Afrique du Sud et la RdCongo ont les plus beaux chant de l armée en Afrique.

Et on se rappellera que l histoire de la musique Africaine moderne. Comme le Jazz et toutes les musiques issues des afro-descendant se jouaient dans des endroits clos comme espace, qui les permettaient de transcender la douleur de leur conditions d'esclaves en chantant et dansant…alors sur tout les thèmes pas seulement des chants de révolte ou de tristesse mais aussi d amour et de tendresse car l amour et la tendresse se partage. Et nous verrons par la suite que part le concours de toutes les nations, ce talents d expression naturel qui est un don du Très-Haut. Ce génie africain rendra des nations hyper productifs. ….parce que reconnu , valorisé , encadrer , organisé et finalement acheté et vendu….

Travaillons bon Dieu. Les cités du pays n attendent que leur enfant pour développer le coin.

N attendez pas des expatriés d aller nourrir les enfants du village, de soigner vos parents et vos grands-parents. C est de la responsabilité de chacun .

Et vous verrez que quand on fait sa part , on a plus la force de crier au loin. On respire par Le ventre. S'epoumoner dans Le vide nous parrait alors ridicule. Le soir en rentre seulement, on est fatigué, on va dormir, demain est un autre jour.

Coup de gueule d’une indignée

Et oui, on nous fait croire à une course au pouvoir alors que nos " élus " n'ont pas de pouvoir si ce n'est le privilège d'être moins pire que les autres pour avoir fait du droit par exemple. La grande majorité sont des Dr en droit.

Je suis désolé de le dire , les avocats profitent du système mieux que quicquonc car ce système est verrouillé par le droit , les voies légales.

Si l'avocat ne profite pas du système alors il profite de l'homme prisonnier du système par l'ignorance de ses droits. La corruption ne passe pas par les musiciens qui n'ont rien, même pas un ministère digne de ce nom mais par tout ces Dr en x et y.

L avocat de base vous dira : payez moi mes vacations, payez moi mon essence , payez moi ma bouteille d'eau, mes unités pour appeler pour que je vous assiste. Et ils n'ont pas honte…il vous dira ici c'est comme ca qu' on vit. Le plaignant alors déjà victime de sa famille , ensuite, du système se verra alors abuser par celui qui est sensé défendre ses droits. Mais soyez en sur ce genre de comportement c'est de la faute du président ! C'est lui qui les a envoyé.

Alors je me suis dit :
C'est étonnant tout ces gens bardé de diplôme et qui sont souvent inutiles pour les orphelins, la jeunesse, l environnement etc….

Alors je me suis demandé comment faire pour que l'éducation rendent nos hommes de pouvoir efficaces et utiles. Alors j ai dit homme de pouvoir mais comme tout le monde est preso. Voyez-vous …. Oui ce monde est dominé par les hommes donc effectivement nous allons vous cibler dans une moindre mesure. Des gens remplies de pouvoir mais sans budget. Quelle horreur!

J observe également que 90% des associations pour les orphelins sont créés par des femmes qui souvent ne savent pas être subventionnées par les hommes de pouvoir qui détiennent la caisse sans tenté d abuser d elle au préalable.

Alors le schéma: la maman se soucis des enfants, quand l homme veut jouir…

Alors je me dis aussi que finalement, seul le fait que rien n'est sur peu rendre tout un groupe d individu aussi jaloux ou possessif.
Car en vérité sur ce genre de terrain tu perds ta femme en un clin d'oeil comme ta terre le temps d'un voyage….qui pour certain aura tout de même durée 30 ans en moyenne. 600 ans pour d autres.

Il y a toujours quelqu'un qui sera là pour vouloir ce que tu possède partant du principe qu' il a forcément été dépossédé par un tiers.
La loi de la jungle.

Et ensuite tout ceux qui ont perdu la mémoire, leur terre, leur parents etc…
Deviennent hyper frustré se sentant incapable de se faire justice. Et pourtant …

Les biens mal acquis ne profitent jamais . Une porte qui se ferme c'est une autre qui s'ouvre. Ayons la sagesse de savoir rendre à Cesar ce qu' appartient à César . Ou au-lieu de regarder la richesse des autres. Créons nos propres richesses.

Tout ca sans parler des dettes.

Le crédit dans tout les sens du terme est le plus gros défis.

Posons-nous la question, qu' avons-nous fait à nos ancêtres jusqu'à Dieu pour être aussi endetté.
Du chef de l état jusqu'au plus petit . Il y a des dettes à gérer.
Et ca court à l union européenne, au FMI pour demander des crédits.

Parce qu' en fait il n y a rien qu' ils sachent conserver le plus longtemps possible dans sa pleine valeur. Allez – y comprendre. C est a dire qu' ils jouissent sans avoir et crame la vie jusqu'à ce qu' il n y ai plus rien. Et ensuite ils vont pleurer et dire que la distraction c'est pas bon . Alors que plus jouisseur qu' eux avec tout leur mariage a fêter, les deuils à organiser, les collations à fêter les ceci les cela . Et tout ça il faut être bien habillé. Cotiser Pour le pagne, cotisé, cotisé. Ils savent cotiser sans savoir épargner.
Et Pour aller voir ta famille faut surtout pas arrivé les mains vides. Rassure toi tu as à peine le temps de dire j arrive qu' on t a déjà demandé un cadeau.
Tu veux aller développer un coin . Au préalable il faut que tu fasses déjà des dépenses pour quelques choses que tu ne possèdes pas encore.
Il faudra arriver avec:
– 5 litres d'huile
– sac de riz de 25 kg
– la farine
– de la bière
– etc…

Et donc tu serais quelqu'un parce que tu as ….donné les provisions qui ne dure qu' un temps. Quand ca sera épuisé. Ils reviendront te demander et c est celui qui donne qui lui habillé en basket et jean qui aura le pouvoir quand celui qui demande est en costard cravate.

Alors comme conclusion.
Notre problème est la consommation. Nous cherchons à avoir avant d'être. C est juste incroyable.
Mais comme le salut est individuel rien n est perdu pour l individu.

Ce comportement qui consiste uniquement à vendre et acheter. C est ca l ennemi du Congo également. Parce qu'on crée, qu'alors l industrie se développe.
Vendons nos idées et achetons l idée de notre grand-mère. Et l argent circulera alors à flot à l intérieur.

Je crois que ce sont ce genre de paramètres auxquels il faut faire face de manière individuel plutôt que boycotter l'art collectivement.

Ils sont tous instruits je vous rassure mais hélas, la grande question est à quoi ca sert si c'est …..?

Et c'est là, qu'un moment donné quitte à choisir, je préférais ne pas être instruite mais au-moins savoir faire pousser des tomates.
Qu' on se le dise!

Pardon d'avance.

Effectivement j ai eu à parler des traditions. En disant que c est une arme. Mais ce que j attend de la tradition c'est sa science pour la vie. Car nos us et coutumes mélanger à l état de survie. J ai des doutes.

Et tout ça ne se réglera pas par les manifestations. Je crois que les magasins de vêtements militaires sont malheureusement en rupture de stock pour rien.

Soyons sportifs pour de vrai plutôt qu'acheter le vêtement de sport. Ou courons vraiment que d'uniquement s'habiller en courir.

PS: Je n ai jamais vu un vrai militaire avec un gros ventre.

Manacée Israël Isolele est artiste musicienne d'origine Congolaise (RDC), vivant entre Paris et Kinshasa.

RDC : Une image polémique… mais pour rien !

Par Antoine Vumilia Muhindo 


Nous serions, semble-t-il en train de passer de la civilisation de l’écriture à celle de l´image. Nous avons tellement pris conscience de la force de l’image et du langage corporel, que finalement tout n´est plus qu´image. On veut paraître jeune, intelligent riche, fort etc, même si on ne l´est pas, en se composant une image qui va avec. C’est le règne du paraître, et le monde de la politique n’échappe pas à la règle. Au Congo par exemple, le port d’un béret en public , signe de ralliement à la branche bout-en-feu de l’opposition , peut suffire à le laver de ses péchés un homme qui a été à la tête d´une milice meurtrière ou qui, il y a quelques mois encore, participait à coeur joie au pillage du pays . 

À cet effet on entend souvent revenir un mot : “charisme”. Cela se résumerait à l’image de confiance en soi et d’autorité que doit refléter un leader et cela semble suffisant pour convaincre de sa capacité à gouverner. Manquer de “ charisme” est la faute qui ne pardonne pas au Congo. Tant pis si vous êtes incohérent, corrompu et démagogue, ayez du “ charisme” et le reste suivra ! Dans la même veine un “ vrai” opposant se doit d’afficher en public l´attitude la plus arrogante possible face à l’autorité, tant pis si après il se fait régler ses factures par cette même autorité. On se justifiera en disant – avec charisme bien sûr- :” C’est l’argent du pays! “ Car on sait que ce que le peuple veut c’est le “charisme” et les insultes rigolotes. Ca crée de l’ambiance et ça rassure en même temps.


La dernière affaire autour de l’image dans la politique congolaise est celle suscitée par la photo de Vital Kamerhe, chef de file du´une branche de l’opposition reçue par Joseph Kabila en consultation , où on le voit saluer ce dernier en s’inclinant légèrement , de même que Kabila aussi est très légèrement en position inclinée. Les détracteurs de cet opposant n’ont pas manqué de dénoncer un manque de charisme , et ce fut l’occasion notamment de ressortir les accusations habituelles de complicité avec l´ennemi. Il est vrai qu´à sa place j’éviterais d’offrir à mes adversaires cette image, pour de simples raisons de marketing politique.


Ceci dit, à mon humble avis la chasse aux sorcière qui a lieu en ce moment n’a pas raison d’être. En effet pour Vital Kamerhe et la branche de l’opposition qu’il dirige, Kabila est le Chef de l’Etat et lui, Kamerhe est député. Le rapport hiérarchique étant sans ambiguïté, il paraît normal, adversaire politique ou pas , de manifester du respect sans pour autant aller jusqu’au ridicule, selon les us et coutumes en vigueur pas qu´au Congo. Le président de l’UNC a toujours été cohérent sur ce point. On conviendra qu’il est à ce jour un des rares hommes politique à n’avoir jamais versé dans les insultes même au plus fort des crises politiques, aussi bien envers les représentant du pouvoir qu’envers ses faux amis au sein de la branche extrémiste de l’opposition.On se souviendra par exemple de son respect envers Etienne Tshisekedi qui a parfois déconcerté plus d’un y compris au sein de son propre camp. Eh bien, c’est que l’élégance en politique est une denrée rare au pays où l’insolence fait partie office de programme politique .

Mais la vraie question serait de savoir pourquoi cette image fait-elle jaser ? Pourtant on a bien vu des images de Tshisekedi Père presqu’en embrassades avec Mobutu en 1997,on sait que son fils rencontre en secret des émissaires du régimes et que sa famille a profité des largesses financières de la part des Kabila. Mais pourquoi cette bagatelle autour d’une image, alors qu’elle est cohérente avec les paroles et les actions d´un homme? Répondre à cette question, qui n’est pas mon but ici, serait un vrai début pour la compréhension de la classe politique congolaise qui ressemble à un panier de crabes.

Et si on en venait aux choses sérieuses? Aux projets de société , au calendrier électoral? 

Nord-Kivu | Lubero : Une attaque des May-May fait des morts à Manguredjipa.

Une dizaine de militaires FARDC a été expédiée à Butembo la soirée du 22 février 2017 en provenance de Manguredjipa après des affrontements avec des assaillants présumés May-May.

À en croire les sources militaires dans cette zone minière du Secteur de Bapere dans le Lubero-Ouest à 100 Km de Butembo, la localité de Manguredjipa a été attaquée par des assaillants identifiés comme May-Mayi.

Les affrontements se sont déroulés aux alentours de la localité de Manguredjipa. Aucune revendication connue des assaillants n'a été communiqué. Difficile de dire à quel groupe appartient ces rebelles. Manguredjipa est un centre de négoces situé en cheval entre plusieurs zones d'exploitation artisanale d'or, tenues par différents groupes armés.


On dénombre des morts et des blessés de part et d'autres. Les militaires loyalistes blessés rapatriés à Butembo pour des soins y sont arrivés dans la soirée, accompagnés de leur chef.

D'après les sources de la société civile en chefderie de Baswagha et de Bapere, les militaires en replie s'en sont appris à quelques civils, confondus à des assaillants. "Ils prennent tout le monde pour un Mayi-Mayi ici", a-t-on appris d'une source locale.


Les deux forces ont replié après les affrontements. Aucune d'elles ne contrôlait Manguredjipa jusqu'à tard dans la soirée. La population redoute une prochaine incursion des assaillants.

Kinshasa : « Ne tombez pas dans les pièges, les paroisses n’appartiennent pas aux évêques »

« Ce qui s’est passé à KINSHASA est inacceptable et dépasse la cruauté.Contrairement à d’autres confessions qui appartiennent à leurs responsables, les paroisses catholiques sont une propriété des paroissiens et non des évêques.

Et même si tel était le cas, quelle est votre cible 🎯 ?

Ceux qui mènent des missions de facilitations ou ceux qui bloquent la facilitation ?

Ne soyez pas si lâches en vous attaquant aux symboles d’une religion.

Tous vos négociateurs sont présents à Kinshasa. Allez leur poser la question, demandez leur de vous rendre des comptes. S’ils en sont incapables, demandez leur de lâcher les appâts des postes auxquels ils ont tous mordu et trouvez-vous une solution qui ne fait pas des faibles vos cibles. »

PS : On exclut pas l’hypothèse que les attaques contre la Paroisse Saint-Dominique aient été perpétrées par des bandeaux à la solde de ceux qui bloquent pour prétendre jeter le discrédit à leurs adversaires. Sur ce terrain là, tout est possible.

16 février 2016 : Ce qu’en retient Godefroy Mwanabwato


16 février 2016, En souvenir de tant de souvenirs…Je me réveille suffocant sur mon petit lit de camps dans la cellule 09 dupavillon I de la Prison centrale de Makala… 

Je sens que mes yeux sont encore lourds de sommeil. Le temps de tirer une clope sportman, je retourne au lit. Mes yeux sont lourds de sommeil. Je n’ai fermé l’œil qu’aux environs de 4 heures. Toute la nuit, avec les camarades de Goma et Kinshasa, nous travaillions sur la journée ville morte du lendemain. Eh oui ! Même à Makala, nous participons à des actions de la Lucha menées à l’extérieur. J’avais alors réussi à faire entrer frauduleusement une tablette Tecno et réussissais à me connecter sur whatsapp afin de prendre part à nos forums stratégiques. 

La nuit du 15 au 16 février 2015, nous travaillions sur les « pigeons ». C’est ainsi que nous appelions les calicots. Nous proposions en temps réel aux amis de l’extérieur des messages à poster sur les banderoles et les tracts destinés à la journée du 16 février 2015 commémorative des martyrs de la démocratie. 

« Papa, maman : bomba bana nayo n’a ndako lobi »  » Restons tous à la maison pour honorer les martyrs du 16 février 1992″ etc… 

Les forums étaient vivants cette nuit-là. Pendant que nous autres les détenus proposions des messages, les amis de dehors étaient mobilisés à les saisir et à les imprimer sur des papiers et des banderoles. D’autres les dispatchaient à travers les artères de Kinshasa et de Goma. 

Quand brusquement je reçois un message d’un camarade de Goma : 

  • Nous sommes encerclés. Ils ont déniché notre lieu de retraite !

Bon sang ! De ma cellule, je sursaute ! Il est 3 heures du matin à Goma. Deux heures à Kinshasa. Comment ont-ils pu dénicher le lieu de retraite des amis? Il y a sûrement une taupe de l’intérieur… Nous nous proposons de retirer tous les amis de Goma du forum. Au cas où leurs téléphones étaient saisis… Ce qui est fait. Nous gardons les combattants de Kinshasa dans le groupe : Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo qui travaillent sur les artères de Kinshasa. 

Nous nous croyons en sécurité. J’essaie de savoir si les amis de Kinshasa sont penards. Bienvenu Matumo me rassure. Puis, nous échangeons sur d’autres tactiques de tractage et sur les pistes à suivre pour ne pas être repéré. Là, à ma surprise, je reçois un autre message de Bienvenue :

  • Mon cher, je sens qu’on nous poursuit ! O’ nous a repérés

Mon Dieu, lui aussi ! Que se passe-t-il dehors ? 

Je demande à Matumo :

  • Tu es là ? 
  • Oui, mon cher, ils nous ont repérés. 

Je n’ai jamais reçu d’autre message de son numéro…

Nous avions décidé de supprimer le forum whatsapp et de retirer tous les participants. J’ai éteint ma tablette et l’ai caché dans l’oreiller. En suivant les informations ce matin-là , j’appris que la journée Ville-morte avait été une réussite à Kinshasa. Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo me rejoindrons quelques jours plus tard dans ma cellule…

Godefroy MWANABWATO 

Congo nde biso


Extrait tiré de « Je ne le dirai pas à mon fils, mémoires d’un combattant de la liberté« 

16 février 2016 : Je m’en souviens encore comme si c’était hier…

C’était il y a un an, c’était hier…

5h20′ Le 16 février 2016.

Victor #Tesongo a été kidnappé la veille vers l’avenue Betetela.

Bienvenu Matumo et moi, par diversion, avons passé la nuit hors des lieux habituels. Hélas ! C’était tard… Nous étions espionnés toute la semaine…

Des volontaires reportaient nos activités à temps réel (même au bureau, t’en fais pas !).

Les résidences des amis sont forcés à Goma (parmi l’autre lot à 2000 Km de nous : Rebecca Kabugho, Melka Kamundu, etc.)

Matumo me réveille (c’est le seul qui aime m’appellera par mes deux noms)

  • [sur la porte de ma chambre] : Héritier Kapitene (x3)
  • (Mais il a quoi ce type ?) Oui !

  • Mon cher, on doit quitter ce lieu. Aseme #GOMA ni terrible.

  • Attends, j’arrive.

J’ouvre la porte, je lis ses blagues naturelles. Mais je peux le croire car il a déjà remis sa veste.

« Vala koti, on doit vider ce lieu le plus vite possible« , insiste-a-t-il.

Je remets mes chaussures, la traditionnelle chemise blue et l’occasionnelle veste marronne.

Le temps de passer la main sur le visage 🤦🏻‍♂️, débarquer dans la rue et nous chercher un taxi. (Je cacherai la destination à jamais).

Mais…

Erreur ! Les gaillards nous ont suivi toute la semaine et ont été dans les parages de nos cachettes.

Si nous avions ôté nos vestes, nous passerions inaperçus. (J’ai appris ce jour-là qu’il faut toujours prendre une deuxième tenue dans un sac quand on sort…)

Environ 100 pas sur le trottoir, un taxi arrêté à 15 mètres de nous. Nous nous empressons vers lui.

Derrière nous, des gaillards en redingotes civiles, avec armes à feu et radio VHF. Horreur. C’est comme dans un film.

La suite est très difficile à raconter. Je vous épargne des scènes larmoyantes.

En bref, c’était le début d’un autre calvaire.

Les gars sont rodés en diversions. Ils sont apparemment fans de Pablo Escobar.

Votre implication nous a sauvé la vie.

Et notre sourire les impressionnait. Il fallait donner l’impression de ne pas être affecté.

Mon logiciel « Banalisation » s’est très vite mis à jour et mes réponses ne faisaient qu’enerver. Jouer le con intelligent. Il fallait profiter de l’occasion pour dire aux flics 👮 ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’écouter : un discours sans peur. J’ai très vite improvisé des cours de Droit de l’Homme à mes interrogateurs.

Première séance d’interrogatoire : 13 pages. On exploite les faiblesses de l’agent. Il mord à l’hameçon et est très ému par les discours. Il fallait mélanger folie et intelligence, le pousser à reposer deux fois différemment les mêmes questions.

Tout flic qui nous a interrogé aura subi un lavage de cerveau. Nombreux d’entre eux avaient reconnus qu’ils le font parce qu’ils ont faim, parce qu’on leur demande de le faire et parce qu’ils doivent protéger leurs jobs. Contraste ! (Petit, makambo na bino etali biso te. Biso tozoluka nde ba grades. Yo okanisi tolingi pouvoir oyo ? Biso mpe tolembi lokola bino, mais toza na choix te. Eza service commandé petit ! Oyoki ?)

17h00, le 16 février 2016 : Mis en cellule à l’IPKin. Apprentissage de la faim… Deux jours et deux nuits sans manger, torse nu, couché sur la dalle humide. Un million de moustiques… Elles étaient en fête, j’imagine. La grosse cellule est décorée aux traces de sangs. Thriller…

8h, le 17 février 2016 : douche froide.

Je peux reconnaître Victor parmi les autres détenus.

Surprise! Apparemment ceux qui sont morts peuvent se dire Bonjour mais sans se serrer les mains.


Vers 11h, le 18 février 2013 : Transfert des colis.

Le lot passe de 2 à 3 pièces : Tesongo, Matumo et moi.

Une pickup bleue à vitres teintées, mesurages (poids et taille), photos (vues en face et en profil), embarquement, destination Quartier Général ANR. (Je vous épargne des troublantes scènes d’horreur.)

Je me suis souvenu que j’avais une fille. Je me suis dit que si tout dépend de moi, il ne faudra pas qu’elle sache ce qui s’était passé.

De 15h à 22h : Interrogatoire.

22h : le roi 👑 débarque. Auditions interrompus partiellement. Poursuite sur interphones en mode « isolé« .

Votre implication nous a sorti de ce trou. Merci pour tout !

C’était il y a un an, c’était hier.

#FreeLucha

Où reposent les héros ?

Le très célèbre Martin Luther King n’a pas été enterré au cœur de l’Etat le plus noir des USA. À la demande de sa veuve, Martin Luther fit sa propre oraison funèbre avec son dernier sermon « Drum Major » enregistré à l’Ebenezer Baptist Church. Dans ce sermon, il demande qu’à ses funérailles aucune mention de ses honneurs ne soit faite, mais qu’il soit dit qu’il avait essayé de « nourrir les affamés », « habiller les nus », « être droit sur la question du Viêt Nam » et « aimer et servir l’humanité ». À sa demande, son amie Mahalia Jackson chante son hymne favori, Take My Hand, Precious Lord.

La Mrs Green, Wangari Maathai, ne repose pas non plus à l’académie de Rangers, non moins à la Faculté des Sciences de l’Université de Nairobi. Sa dépouille fut mise dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu’elle avait faite à sa famille de ne pas couper un arbre pour fabriquer son cercueil. 

Mohandas Ghandi, l’indien et l’indigné non violent le plus célèbre de tout le temps, ne repose pas au Taj-Majall. Selon sa propre volonté, la plupart de ses cendres furent dispersées dans plusieurs grands fleuves du monde tels le Nil, la Volga et la Tamise. Deux millions d’Indiens assistèrent à ses funérailles.

Nelson Mandela n’a pas été déposé au devant le Mandela Square, non moins dans le célèbre Zoo de Johannesburg. C’est dans le petit village de Qunu qu’il a enterré.

Le Tout-puissant Patrice Emery Lumumba n’a pas de tombe.

J’essaie donc de comprendre…

RDC – Ouganda : Vers un assaut de l’ex-M23 sur le Nord-Kivu ?

À en croire le gouverneur du Nord-Kivu, les éléments de l’ex-Mouvement du 23 mars (M23), auraient quitté leurs campements en Ouganda, et prendre la direction de la RDC pour mener un certain nombre d’attaques.


Il y a quelques mois, Julien PALUKU avait aussi altérité sur la disparition de Sultani Makenga, chef militaire du M23, du camp où cette rébellion était sensée être cantonnée.

Puis s’en était suivi une sorte de mise en garde voilée du colonel SECO Mihigo, membre influent du M23, ancien du CNDP et frère biologique de Laurent Nkunda.


Sur son Facebook, Seco Mihigo s’indignait du non rapatriement des ex-combattants du M23 vers la RDC, selon l’esprit des accords de Nairobi et à l’en croire.


Est-ce le début d’un autre cycle de de déstabilisation de l’Est de la très instable République Démocratique du Congo ?


Rappelons que Pasteur Runiga s’était plusieurs fois affiché à Kinshasa en 2016. Il se serait notamment rapproché des négociateurs de la Majorité Présidentielle au Dialogue National. Le contenu de leurs discussions n’ont jamais filtré à la presse.


Qu’est-ce qui vient de l’Est du Congo ? Wait and see…

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

Agence BUJUMBURA News

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

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La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

Nord-Kivu : « Bwito, une chefferie poudrière oubliée» – Communiqué de presse de la Société Civile

SOCIETE CIVILE FORCES VIVES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

COORDINATION PROVINCIALE DU NORD-KIVU

Tél. : (+243) 994410 534 /  991762062/  997739569

E-mail : societecivilenk@gmail.com, thdaquinmuiti50@gmail.com

COMMUNIQUE DE PRESSE N°23/2017

« Bwito, une chefferie poudrière oubliée»

La Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives du Nord Kivu, alerte la communauté nationale et internationale que la Chefferie de Bwito, en Territoire de Rutshuru, fait face, depuis environs une année,  à une insécurité grandissante causant la mort, le déplacement massif des populations civiles innocentes, enlèvements, déportations et kidnappings suivis de demandes de rançon.

Presque tous les groupements de cette chefferie sont concernés par cette insécurité ; nous avons cité les groupements Bishusha, Kihondo, Bukombo, Tongo, Bambo, Kanyabayonga et Mutanda.

 Les dernières attaques en date sont celles qui ont endeuillés Nyanzale etBualanda.Des personnes ciblées selon leur appartenance ethniques ont été froidement abattues,Des maisons incendiées ainsi que des menaces d’attaques d’autres petits villages persistent jusque à ce jour.

La Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives  du Nord Kivu souligne que des chefs des groupements et d’autres leaders d’opinion sont sélectivement ciblés ettués. A titre illustratif, l’ancien chef de la Chefferie de Bwito, Monsieur Désiré BukafuShekerabeti avait été tué près de Lueshe, le chef de Groupement de Bambu Monsieur Luanda Bonane,  son successeur Monsieur Kisubaet le dernier en date le Mwami Mabuanano Kivu du groupement de Bishusha, ont également été tués. Le chef ad intérim de la Localité de Bincha dans le Groupement de Kihondo a lui aussi, été tué et tous au cours de l’année 2016.

L’on peut être poussé à penser qu’il y a véritablement une politique savamment pensé par les ennemis de la paix dans le Bwito pour l’anéantissement de l’autorité de l’Etat dans cette partie du territoire national. Des hommes de Dieu dont un prêtre de la Paroisse de Birambitso ainsi que les humanitaires ne sont pas aussi épargnés par les pratiques odieuses qui frisent le terrorisme dans cette zone. Le comble de malheur est que  les auteurs de ces actes ignobles et lâches n’ont jamais été retrouvés et donc pas sanctionnés. Il apparait clairement que les auteurs intellectuels seraient  certains politiciens mal intentionnés qui touchent sur la fibre ethnique pour opposer les communautés entre elles alors que ceux-ci vivaient jadis dans une convivialité.

 Des groupes armés dits Mai Mai, Nyatura et autres, associés ou non aux  Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda, FDLR en sigle, opèrent impunément dans cette Chefferie. Ces derniers, divisés en deux fractions, s’affrontent sur le sol congolais pour accomplir leur projet d’anéantissement des autochtones. Il y a lieu de noter que les forces de sécurité (FARDC et PNC) ne sont pas suffisamment déployées dans la Zone, ce qui permet à ces groupes armés d’opérer en toute quiétude.

Cette situation d’insécurité persistante dans la Chefferie de Bwito en général, et les tueries ciblées et systématiques des Chefs coutumiers et autres leaders d’opinion dans cette zone en particulier, devrait au plus vite, interpeller les uns et les autres sur la nécessité de trouver une solution durable à l’activisme des groupes armés nationaux et des combattants FDLR en vue de la cohabitation pacifique entre les communautés pour un développement socio-économique dans cette contrée.

La Coordination  de la Société civile, Forces Vives du Nord Kivu, rappelle que la Province ne mérite pas de devenir une nouvelle Somalie ou Syrie ou un nouveau Beni qui connaissent  des tueries en répétition. La chefferie de Bwito devient de plus en plus une poudrière. Elle craint pour des actes de génocide. C’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut agir pour prévenir ce crime.

A cet effet, la Coordination Provinciale de la Société Civile, Forces Vives du Nord Kivu, formule les recommandations suivantes :

  1. Au Gouvernement National de la RDC :
  2. D’évaluer les opérations militaires de traque contre les FDLR dans la région et de reprogrammer une traque musclée contre ce groupe armé étranger ainsi que de tous les autres groupes armés nationaux dans la région ;
  3. D’évaluer les opérations d’identification des « citoyens rwandais encore présents sur le sol congolais» pour apprécier leur accès ou non au statut de réfugié et prendre les dispositions nécessaires pour prévenir d’éventuelles migrations incontrôlées, sources de conflits entre communautés congolaises ;
  4. De faciliter l’accès facile aux sujets Rwandais non armés aux centres d’inscription du HCR et la CNR en vue de jouir de leur droit au statut de réfugiés et leur éviter l’apatridie après la mise en application par le Rwanda de la « clause de cessation »;
  5. De déployer suffisamment d’éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la Police Nationale Congolaise tout en veillant à leur véritable prise en charge, pour l’anéantissement définitif des groupes armés étrangers/ FDLR et nationaux/ Mai Mai et Nyatura, encore actifs dans le Bwito;
  6. De diligenter une enquête indépendante aux fins d’établir les responsabilités et sanctionner les auteurs de ces actes ignobles dans le Bwito;
  7. De prendre en charge les victimes de cette barbarie humaine dans le Bwito;
  8. De s’investir dans les actions de stabilisation de la Chefferie de Bwito ;
  9. Au Gouverneur de la Province du Nord Kivu, de :
  10. Mettre tout en œuvre pour rétablir l’autorité de l’Etat sur l’étendue de la Chefferie de Bwito;
  11. Venir en aide aux populations victimes de cette insécurité;
  12. A l’Assemblée Provinciale et à la Justice civile et militaire du Nord Kivu, de :

Procéder à des enquêtes parlementaires et judicaires en vue de dénicher  tous les auteurs de l’insécurité et des crimes commis dans le Bwito ainsi que leurs complices;

  1. Aux communautés vivant dans la Chefferie de Bwito de :
  2. Demeurer soudées les unes des autres comme dans le passé ;
  3. Collaborer avec les services de sécurité et les enquêteurs pour leur permettre d’atteindre les objectifs assignés.
  4. Dénoncer toute personne impliquée, de prêt ou de loin, dans les actes criminels ou toutes autres activités à caractère tribalo ethnique qui sont à l’origine de l’insécurité et de la non paix dans la région.
  5. Aux organisations de la Société Civile et au Baraza la Wazee du Nord Kivu :
  6. D’amorcer des actions de sensibilisation en vue de dissocier la population congolaise des FDLR et la population congolaise des citoyens rwandais présents dans leurs villages ;
  7. D’Initier des actions d’encadrement et de collaboration entre les jeunes des différentes communautés pour se désolidariser des groupes armés nationaux et étrangers ;
  8. De collaborer avec les élus du peuple et les autres services dans les investigations sur les auteurs des crimes et leurs complices en chefferie de Bwito.

Ainsi fait à Goma le 10 janvier 2017

Pour la Coordination de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu

Th. d’Aquin MUITI LUANDA, Président 

Bary NEGURA, Rapporteur Général

Etienne KAMBALE, Rapporteur Général Adjoint

L’OTAN et la Russie font un pas en avant pour réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique

L’OTAN et la Fédération de Russie sont parvenus à s’accorder, le 19 décembre, sur l’idée de ranimer un groupe d’experts pour discuter de mesures visant à réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique.

merCe groupe d’experts a déjà travaillé sur cette question sous les auspices de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en 2014 et 2015. L’idée de reconduire ses travaux, initiée surtout par la Finlande, a été évoquée à plusieurs reprises, notamment lors de la dernière rencontre entre le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov fin septembre (EDD 922).

Le Conseil OTAN-Russie, qui s’est réuni lundi 19 décembre, l’a validé en acceptant que les experts alliés et russes se retrouvent en Finlande, au cours du printemps 2017, avec le concours de l’OACI. « Les participants à cette réunion examineront l’avancement de la mise en œuvre des recommandations faites par l’équipe de projet Mer Baltique (Baltic Sea Project Team, BSPT) » et « ils chercheront par ailleurs à déterminer s’il convient d’entamer d’autres travaux », a indiqué M. Stoltenberg à l’issue de la réunion.

Les recommandations qui avaient été faites par ce groupe sont de nature non contraignante. Les alliés reprochent à l’aviation militaire russe de ne pas toujours les respecter, notamment en éteignant les transpondeurs de bord. Mais, ils reprochent aussi les comportements parfois « dangereux » des pilotes russes, ce qui constitue un problème qui ne peut pas être réglé au seul niveau réglementaire, a souligné un diplomate allié à EDD. C’est ce qu’a également mis en évidence M. Stoltenberg : « Il est important que nous respections tous les règles déjà en vigueur, que nous ayons un comportement responsable et sûr, et que nous suivions en tout temps de bonnes pratiques de pilotage ».

Au cours de la discussion à propos de l’Ukraine qu’ont eu les ambassadeurs alliés et le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN Alexander Grushko, ce sont les divergences de vues habituelles qui se sont fait entendre. « Il y a entre les alliés et la Russie de profonds désaccords au sujet » de la situation dans l’est de l’Ukraine, a constaté le secrétaire général. Si les deux parties font le même constat que le cessez-le-feu est régulièrement violé, ils n’en attribuent pas la responsabilité au même belligérant. « Les violations du cessez-le-feu ont atteint un niveau record ces derniers mois, et les armes lourdes n’ont pas été retirées. De surcroît, les observateurs de l’OSCE ont été pris pour cible à de multiples reprises », a de nouveau constaté M. Stoltenberg, en rappelant que, selon les alliés, les accords de Minsk restent la seule voie possible pour mettre fin au conflit.

Finalement, les alliés et M. Grushko ont fait un point sur la situation sécuritaire en Afghanistan et ont abordé les questions relatives aux activités militaires et à la transparence. Sur cette dernière question, la Russie a fait un exposé sur l’exercice KAVKAZ 2016, qui a eu lieu récemment avec la mobilisation de 12 500 soldats et l’OTAN a fait un exposé sur l’exercice Trident Juncture 2016, qui a mobilisé moins de 500 soldats et a eu comme objectif de contribuer à la certification de la Force de réaction de l’OTAN pour 2017.

De nombreux alliés se sont déclarés particulièrement préoccupés par le recours excessif aux exercices impromptus par l’armée russe. M. Grusko a, pour sa part, dénoncé une nouvelle fois le renforcement en cours du flanc Est de l’OTAN et ce qu’il considère comme l’intention de l’OTAN de déployer des troupes dans les pays baltes de manière permanente.

Agence Europe

 

Butembo : une milice attaque en marge de l’expiration du mandat de Kabila

Des miliciens Mayi-mayi ont attaqué la prison centrale du district pénitentiaire de Butembo (ex-Prison de kakwangura) dans l’est du Congo lundi, s’engageant dans un combat armé contre les forces de sécurité, dans le contexte de tensions accrues à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Depuis ce matin, il y a eu des incursions par les Mai Mai (milice). Ils voulaient libérer les prisonniers de la prison centrale », a déclaré à Reuters Maître Fabrice Kakurusi, avocat et activiste des droits humains en ville de Butembo au Nord-kivu. « Ils veulent profiter de la journée pour libérer les prisonniers », précise-t-il. Un porte-parole de la police a déclaré que les miliciens tentaient de piller mais avaient été repoussés par les forces de sécurité.

Pour sa part, André Alin Atundu, porte-parole de la majorité a déclaré ceci : « Nous avons la police, l’armée et les services de renseignements qui travaillent pour nous. Peut-être il y aura des turbulences pendant deux ou trois jours, mais finalement les manifestants auront faim. »

GOMA : 57 présumés bandits aux arrêts sur les 69 criminels identifiés

Le général François Kamanzi, commandant ad intérim de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu,  a indiqué au cours d’un point de presse tenu à son bureau que sur les soixante-neuf (69) criminels identifiés cinquante-sept (57) sont déjà aux arrêts en plus de trente-neuf (39) armes récupérées.

Cet Officier supérieur des Fardc qui a également présenté deux présumés voleurs à mains armées, l’accalmie sécuritaire observée ces derniers temps dans la ville de Goma est tributaire de cette opération. Le Général Kamanzi  a confirmé les aveux, selon lesquels les deux criminels ont reconnu avoir participé dans le double meurtre enregistré en début de ce mois au quartier Katoyi.

« Depuis un certain il n’avait pas de crimes sur la ville quand on a mis la main sur les voleurs la majorité de bandits a foui », s’est félicité le général Kamanzi avant de préciser que les deux nouveaux cas de bandits enregistrés ont été identifiés comme étant originaires de la province du Sud-Kivu.

Se basant sur le fichier déjà établi par le bureau des renseignements, le commandant de la 34ème Région militaire a précisé que des recherches se poursuivent pour mettre la main sur les bandits en fuite qui sont localisés dans la ville voisine de Gisenyi et à Bukavu.

(Kivu 1)

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

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Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

L’OTAN appelle au maintien des sanctions économiques contre la Russie

La réunion des ministres alliés des Affaires étrangères, mardi 6 décembre, a montré que le consensus consistait toujours à proroger les sanctions économiques à l’encontre de la Fédération de Russie.

ocidentaux« La communauté internationale doit continuer à faire pression sur la Russie pour qu’elle respecte ses obligations. En particulier quand la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine reste si grave, il est important que les sanctions économiques soient maintenues », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, mercredi 7 décembre, à l’issue de la réunion de la Commission OTAN-Ukraine. Les ministres alliés ont également discuté des relations avec la Russie la veille, lors du dîner. M. Stoltenberg a affirmé que les sanctions ne devaient être levées que si la Russie venait à changer d’attitude. Or, « jusqu’à présent, nous n’avons pas vu grand-chose en ce sens », a-t-il estimé.

Le Conseil européen, qui se réunit le 15 décembre, devrait discuter d’une nouvelle prorogation des sanctions économiques, qui ont cours jusqu’au 31 janvier. Selon les ministres des Affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski et allemand Frank-Walter Steinmeier, il ne devrait pas y avoir de difficultés particulières pour les renouveler.

Devant la presse, M. Stoltenberg a également appelé « toutes les parties », dont l’Ukraine, « à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre les accords de Minsk », tout en ajoutant que « la Russie avait une responsabilité importante pour mettre fin au conflit ». De son coté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkin a confirmé aux alliés l’engagement de son pays à mettre en œuvre les accords.

Pour le secrétaire général de l’OTAN, cette mise en œuvre doit commencer par un « cessez-le-feu immédiat et complet ». Il est revenu en détails sur la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine, qu’il a qualifiée de « grave », à cause de « nombreuses violations du cessez-le-feu ». Le mois dernier, il y a eu « une augmentation massive des violations du cessez-le-feu et ces violations continuent avec des centaines d’explosions causées chaque jour par des équipements interdits en vertu des accords de Minsk », a-t-il dit. Selon lui, les armes lourdes n’ont pas été retirées des zones de combats et « seulement 13% des armes lourdes enregistrées auprès de l’OSCE peuvent être tracées ». Il a ajouté que les forces soutenues par les Russes continuaient à restreindre la libre circulation des observateurs de l’OSCE. « Certains observateurs sont même devenus des cibles », a-t-il dénoncé.

Rappelant que la diplomatie offrait la seule solution viable à la crise en Ukraine, M. Stoltenberg a finalement qualifié de « regrettable » l’échec de la réunion des ministres du format Normandie le 29 novembre dernier.

AGENCE EUROPE

 

UE : 221,4 millions d’euros pour l’Egypte, la Libye, la Jordanie et la Syrie

La Commission européenne a adopté, jeudi 1er décembre, un paquet de 221,4 millions d’euros pour soutenir des projets en Égypte, en Jordanie, en Libye et en Syrie qui doivent promouvoir « la croissance économique, la création d’emplois, la démocratie, la résilience et la reconstruction, et pour améliorer la santé et la qualité de vie », selon un communiqué.

La Jordanie va bénéficier de 115 millions d’euros pour deux projets. Le premier, doté de 100 millions d’euros, vise à améliorer la santé, la qualité de vie et les conditions environnementales de la population. Le second, qui dispose de 15 millions d’euros, doit soutenir le processus de réforme du pays « vers la consolidation d’une démocratie plus profonde ».

Pour la Syrie, 80 millions d’euros vont être consacrés à « renforcer la résilience » de la population à l’intérieur de la Syrie, via des projets qui l’aideront à faire face aux effets de la crise actuelle, « contribuant ainsi à s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Cela « ouvrira ainsi la voie au redressement et à la reconstruction du pays », selon la Commission.

L’Égypte va bénéficier, sur une période de deux ans (2016-2017), de 20 millions d’euros pour des projets « favorisant une croissance économique inclusive et la création d’emplois, améliorant la vie des citoyens et contribuant à la stabilisation du pays ».

Enfin, une nouvelle aide de 6,4 millions d’euros est destinée à la Libye. Elle doit contribuer à l’autonomisation des institutions publiques en soutenant le système des finances et le secteur des médias.

AGENCE EUROPE

 

Vers une levée de l’embargo de l’UE sur le Cuba

Les ambassadeurs des vingt-huit États membres de l’UE ont approuvé, mercredi 30 novembre, l’abrogation de la position commune du Conseil qui subordonnait les relations entre l’UE et Cuba à des avancées en matière de droits de l’Homme sur la plus grande île des Antilles, et donné le feu vert à la signature de l’accord de coopération UE/Cuba. La signature de l’accord devrait avoir lieu lundi 12 décembre en marge du Conseil Affaires étrangères.

AGENCE EUROPE

 

L’UE salue la tenue pacifique de la présidentielle en Gambie

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale Neven Mimica ont salué, samedi 3 décembre, la tenue des élections en Gambie, le 1er décembre. Lors des élections, les Gambiens «ont exprimé leur volonté de voir un changement de direction », ont expliqué Mme Mogherini et M. Mimica, saluant l’engagement de la population envers les principes démocratiques. « L’acceptation rapide par le président Jammeh du résultat est un autre signe de renforcement de la démocratie en Gambie », ont-ils ajouté.

Le Haut représentant et le commissaire ont précisé que l’UE était prête à soutenir le président élu, Adama Barrow, son futur gouvernement et le peuple gambien sur la voie des réformes démocratiques, « réformes que M. Barrow a souligné lors de sa campagne électorale » et qu’elle restait engagée aux côtés du peuple gambien pour bâtir un développement durable et inclusif. Au pouvoir depuis 22 ans, Yahya Jammeh s’est classé deuxième avec 36 % des suffrages derrière M. Barrow, qui a remporté les élections avec 45,5 % des voix.

– AGENCE EUROPE

 

L’alcool est un poison

Ce n’est pas moi qui dirai le contraire, c’est une évidence. C’est juste l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Excusez du peu.

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Nous serions, d’après les statistiques de l’OMS, parmi la moyenne haute des pays consommateurs d’alcool et il faudrait diminuer la consommation d’alcool chez nous d’au moins 10 %. Une fois encore, je suis fort d’accord avec toutes ces idées. L’alcool est le nouveau tabac. Il faut sauver le pauvre monde de l’intoxication générale à tout prix…

Oui, il faut aider les jeunes à sortir du piège du binge drinking, oui, il serait bien de limiter les ravages provoqués par ces produits. Mais que faut-il faire ? Lire la suite L’alcool est un poison

« Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

La Grande Bretagne exige des autorités congolaises une véritable enquête pour sanctionner les éléments de la Police nationale congolaise responsables de ces exactions relevées dans le rapport des Nations-Unies, pendant que les USA annoncent la suspension d’un projet de coopération policière prévue en 2015.

avec La Tempête des Tropiques
L'unité spéciale "anti-Likofi" de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinsahsa.
L’unité spéciale « Likofi » de la PNC avait pour mission de traquer les gangues en villes de Kinshasa.

Les rapports rédigés par le Bureau-conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) et l’organisation internationale Human Rights Watch (HRW) sur les violations graves des droits humains pendant l’Opération Likofi menée par la Police nationale congolaise contre les jeunes délinquants dénommés « Kuluna » à travers la ville province de Kinshasa produisent déjà des conséquences négatives contre la RD Congo.

Le Royaume-Uni a décidé, à cet effet, de suspendre son aide à la réforme de la police congolaise. La décision des autorités britanniques fait suite justement à l’un des rapports produits par les Nations unies, publié en octobre dernier, qui accuse des éléments de la police congolaise d’avoir tués et fait disparaître plusieurs dizaines de personnes, plus particulièrement des jeunes gens lors d’une opération anti-banditisme menée dans la capitale congolaise. Lire la suite « Likofi’s effects » : Londres suspend la coopération militaire avec Kinshasa

Rwanda : Dans la tête de Paul Kagame – En attendant 2017…

Par  Blaise Linaniye

Depuis la fin de la guerre de 1990-94, Paul Kagame est célébr comme le héros du Rwanda. La plupart des médias internationaux ne proclament que des louanges à l’égard de sa personne: libérateur du pays, garant de paix, précurseur de la démocratisation du pays et initiateur du développement du Rwanda. Malgré tous ces éloges, le vent semble tourner pour le président du Rwanda, les voix critiques qui se multiplient depuis un certain temps, deviennent de plus en plus fortes. L’homme fort de la région des Grands-Lacs est attaqué, on le dit déstabilisé et même lâché par ses amis occidentaux. De son côté, il commence lui aussi son offensive. À l’aube des élections présidentielles de 2017, l’avenir du Rwanda est dans le flou. Meneur d’une main de fer depuis 20ans, Kagame peut-il abandonner le pouvoir en 2017 ? Et surtout, qu’adviendra-t-il du Rwanda sans son homme fort?

L’avènement du régime Tutsi conduit par Paul Kagame a basculé l'épicentre de la politique américaine des USA & UK de Kinshasa vers Kigali.
Paul Kagame, président du Rwanda et leader des FPR

Depuis sa prise de pouvoir en 1994, Paul Kagame a mené son pays vers une nouvelle dynamique aux apparences démocratiques: nouvelle constitution et nouvelles institutions. Le pays a même organisé, en 2003 et en 2010, deux élections présidentielles dites libres et démocratiques. Pour les premières élections post-génocide en 2003, Kagame a « officiellement » remporté facilement la majorité des voix et est devenu pour la communauté internationale, en toute légitimé l’homme fort du pays. Selon la constitution, son mandat devait durer sept ans avant qu’il n’y ait de nouvelles élections. En 2010, comme le prévoyait donc la constitution, un nouveau scrutin a eu lieu, une nouvelle fois, Paul Kagame remporte plus de 90 % du scrutin, ce qui lui permet de garder sa place à la tête du pays pour deuxième et dernier mandat. Durant ses années de règne, il éveilla, dans un premier temps, en occident et même dans une partie de l’Afrique, l’image d’un nouveau Rwanda. Kagame fut adulé pour sa vision et son leadership. Le Rwanda de Kagame ne pouvait que devenir un exemple de développement et de prospérité pour l’Afrique. Chaque échec ou réussite du Rwanda devint celui de Kagame. Le Rwanda est devenu l’Etat-Kagame et Kagame s’est posé en tant que la personnification de l’État rwandais.

La constitution rwandaise du 26 mai 2003

La constitution rwandaise actuelle a été adoptée le 26 mai 2003 par référendum. Elle permettait de mettre fin à la constitution qui avait été adoptée le 5 mai 1995, par l’Assemblée nationale transitoire qui incluait des dispositions de la constitution du 18 juin 1991 et des éléments issus des Accords d’Arusha ainsi que du protocole de novembre 1994. C’est cette constitution qui lançait véritablement la 3ème République. Elle prévoit une nette séparation des pouvoirs, avec un pouvoir législatif composé d’un parlement bicaméral indépendant; un exécutif composé du Premier ministre, ministres, ministres d’État et d’autres membres qui peuvent être fixées, si nécessaire, par le Président de la République ainsi qu’un pouvoir judiciaire composé de: la Cour suprême, de tribunaux de grande instance de la République, de tribunaux provinciaux, de tribunaux des districts et des comités de médiation. En ce qui concerne la répartition des différentes fonctions de l’état, la séparation des pouvoirs et le respect des institutions, il est clair que cette constitution est irréprochablement démocratique. Elle a été amendée à 4 reprises: le 2 décembre 2003, le 8 décembre 2005, le 13 août 2008 et le 17 juin 2010. Mais aucune de ses révisions ne modifiera les compétences des institutions étatiques, aucune d’entre elles non plus ne nécessita un recours à un referendum.

Paul Kagame tenant la constitution rwandaise lors de sa prestation de serment en 2010

Mais un élément est en mesure de perturber cet équilibre constitutionnel qui tient depuis 2003, la fin définitive de la présidence de Paul Kagame s’approche. En effet, la constitution rwandaise, mise en place par le régime du FPR, est très claire concernant la fonction présidentielle. L’article 101 de ladite constitution est sans équivoque : « Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels ». Le Rwanda étant doté d’une constitution « dite » démocratique, il existe une certaine procédure afin que celle-ci soit révisée. L’article 193 est celui qui traite de la révision du mandat présidentiel. Il est très clair lui aussi : « (…) Toutefois, lorsque la révision porte sur le mandat du Président de la République, sur la démocratie pluraliste ou sur la nature du régime constitutionnel notamment la forme républicaine de l’État et l’intégrité du territoire national, elle doit être approuvée par référendum, après son adoption par chaque Chambre du Parlement. » En d’autres termes pour que l’organisation du referendum soit appliquée, il faudra l’accord à la majorité simple de la chambre des députés et du Senat, dans lesquels le FPR possède une majorité écrasante.

 Kagame candidat en 2017 ?

À chacune de ses sorties, la question revient sur toutes les lèvres, « serez-vous candidat à l’élection présidentielle en 2017 ? » À l’en croire, interrogé par France 24 en juillet 2012, il est impatient de quitter le pouvoir : « J’ai un pays désormais, ce que je n’ai jamais eu dans ma vie, du moment où j’ai un pays stable, qui se développe, j’ai tout ce qu’il me faut. Je n’ai aucune inquiétude. J’ai une ferme quelque part, où je pourrais dormir, lire, écrire et prendre du plaisir ». Pourtant les journalistes n’en démordent pas, la question continue à lui être posée un peu comme si personne ne le croyait quand il dit qu’il quittera volontiers le pouvoir. En visite à l’Université de Tufts près de Boston (États-Unis), lors de la séance de question-réponse suivant son discours sur la capacité du Rwanda à se relever de sa tragédie, un étudiant lui demande s’il va respecter la constitution rwandaise et s’il quittera le pouvoir en 2017 comme elle le prévoit. À une question aussi simple, on aurait pensé qu’il répondrait de manière simple. L’air agacé, voir étonné que cette question lui soit posée dans ce contexte, il répond « Je pense qu’à un moment donné, nous devons laisser les pays et les peuples décider de leurs propres affaires. Pourquoi dis-je cela ? C’est parce qu’on me demande quand et si je prévois quitter mes fonctions, c’est comme si je suis ici juste pour laisser le pouvoir. Je suis ici pour m’occuper des affaires au nom des Rwandais » . Avant d’ajouter « Je ne sais pas ce que je peux vous dire à ce sujet, mais nous allons attendre et voir ce qui se passe, quoi qu’il arrive, nous aurons une explication.».

La machine est lancée

Lors d’un colloque début novembre sur le leadership à Kigali alors que le modérateur de la conférence lui demandait de réagir sur les évènements survenus au Burkina Faso, Paul Kagame a réagi de façon subtile, voir démagogique « Ce qui est arrivé au Burkina Faso n’aurait jamais dû arriver, ce n’est pas au président de changer la constitution, c’est une prérogative qui revient au peuple, c’est à eux de voir s’il faut la changer ou la laisser telle quelle». En passant, notons que c’est le parlement burkinabè, et non le président, qui avait commencé la procédure pour réviser la constitution à ce sujet.

Le FPR et ses alliés possèdent 53 des 80 places du Parlement rwandais

En août de cette même année, le FPR a réuni son bureau politique au Petit Stade de Remera (Kigali). Cette rencontre réunissait de hauts dignitaires du FPR, les membres les plus influents et les plus importants du parti, on estime qu’environ mille personnes y ont participé. Officiellement, le thème du jour était la réflexion sur la transition que connaitra le Rwanda en 2017, officieusement plusieurs sources rapportent que Kagame a rassemblé l’élite de son parti pour réfléchir à la stratégie qui devra mener au changement de la constitution et par là donc à sa réélection en 2017.. Le chef de l’état a-t-il pris sa décision et compterait-il se maintenir au pouvoir ? Une ambition qui pourrait se heurter à la volonté des peuples de la région des Grands-Lacs et à celle de la Communauté internationale.

La machine est d’ores et déjà lancée, subtilement lancée d’ailleurs, puisque ce n’est même pas les membres du FPR qui ont ouvert directement le débat sur la mise en place d’un referendum sur le changement de la constitution. En effet, ce sont 3 petits partis insignifiants et que certains qualifient de satellites du FPR qui ont lancé les hostilités. Parti démocratique islamique (PDI) de l’actuel ministre de l’Intérieur, Musa Fazil Harerimana, le Prosperity and solidarity party et l’aile phagocytée du PS-Imberakuri de Christine Mukabunani ont ouvertement demandé la tenue d’un referendum pour permettre au président de briguer un troisième mandat.

 « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, … »

Pour atteindre cette ambition, Kagame n’aura pas juste besoin du soutien des autres partis politiques rwandais et de la bénédiction de la population par referendum. Dans l’histoire de l’Afrique postcoloniale, les présidents africains ont toujours eu besoin de s’assurer des alliances et des soutiens internationaux pour se porter et se maintenir au pouvoir. Les présidents africains qu’ils soient élus, parachutés ou découlant d’un coup d’État n’ont pu accéder et se pérenniser à la tête de leur état qu’à la grâce d’un soutien international. Pour sa part, Kagame a été formé par les États-Unis, il a été soutenu dans sa conquête du pouvoir par les administrations Clinton et Blair, depuis 1994, il est couvé, protégé et soutenu par certaines puissances et surtout par ces pays anglo-saxons. Il faut alors se poser la question, ces grandes puissances, soutiens de la première heure de la rébellion du FPR-APR, parrains du régime Kagame depuis 1994, soutiendront-ils toujours le FPR et son champion pour cette nouvelle étape qui se profile? Une question à laquelle, il est encore difficile de répondre tant les voix de la politique internationale sont impénétrables. Cependant nous avons quand même quelques éléments de réponse.

BarackObama lors de son discours devant le Parlement ghanéen

Le 12 juillet 2009, à Accra, Barack Obama, dans son tout premier discours sur le sol africain, devant le parlement du Ghana, a invité les Africains à croire que l’histoire est du côté des courageux Africains, pas de ceux qui font des coups d’État ou changent les constitutions pour se maintenir au pouvoir. Il a alors prononcé cette phrase qui restera certainement dans les annales : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes ». Un message qui a été répété lors du sommet USA-Afrique en août dernier, lorsque John Kerry devant un parterre d’acteurs de la société civile africaine a dit : « Les États-Unis vont toujours faire pression sur les leaders africains pour ne pas changer les textes de leur Constitution au profit de leurs intérêts personnels ». John Kerry a aussi affirmé que le problème de l’Afrique ne concerne pas seulement les textes tels que garantis par la Constitution. Selon lui, « Le continent a les meilleurs textes qui garantissent les valeurs et la protection des droits de l’Homme, mais le challenge reste la mise en pratique de ces textes ». La position de l’ONU est elle aussi très claire sur le sujet. Le 26 septembre dernier sur les ondes de RFI, par l’intermédiaire de Saïd Djinnit, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs a été révélé ce qu’il faut considérer désormais comme la position officielle des Nations unies : «La position de principe de l’ONU sur ce sujet, c’est d’encourager les États à respecter les constitutions et à créer les conditions les plus propices pour la tenue de l’élection démocratique et pacifique ».

 Inquiétude grandissante de la communauté internationale

Le Major Kagame, en 1990, lors d’un camp militaire d’entrainement au fort de Leavensworth (Kansan, USA)

Le président se retrouve dans une position où les pays qui le soutenaient le plus auparavant ont commencé à émettre certaines critiques. Aux critiques existantes depuis 1994 émanant de l’opposition et de la société civile, se sont rajoutées les inquiétudes et parfois même les désapprobations des grands parrains du régime Kagame : sur les massacres à l’Est du Congo sur le déroulement des élections législatives 2013, sur l’assassinat et l’emprisonnement d’opposants politiques, sur la rébellion du M23, sur les corps retrouvés dans le lac Rweru, etc. Lors de ses dernières années, les sujets de réprobations commencent à s’empiler. Dernièrement, le plus grand média britannique, BBC, a même sorti un nouveau documentaire (Rwanda : The untold story ) qui présente le Président du Rwanda comme un criminel de guerre et comme l’acteur principal de la tragédie rwandaise. Un documentaire qui se base surtout sur les témoignages des anciens membres du premier cercle du régime Kagame.

 Homme fort du Congo

Depuis son accès au pouvoir, en 1994, Paul Kagame a réussi à avoir la mainmise, non seulement sur le Rwanda, mais aussi sur les affaires du voisin congolais. Plusieurs enquêtes menées par les Nations Unies et par divers organismes internationaux dévoilent aujourd’hui cette réalité. La victoire militaire de la rébellion de l’AFDL mené par James Kabarebe qui a conduit au pouvoir ‘Mzee’ Laurent-Désiré Kabila, lui a propulsé comme le véritable et nouvel homme fort du Congo. Sa main invisible sur les affaires congolaises n’a fait que s’accentuer après l’assassinat du père au profit de l’ascension du fils, Joseph Kabila. Kagame s’est beaucoup investi dans les affaires de son voisin congolais. À plusieurs reprises multipliant comme prétexte la poursuite des génocidaires ou sous couvert de différents groupes armés rebelles, les troupes du Général Kagame se sont introduites sur le territoire congolais. Qu’il s’introduise sur les terres congolaises pour protéger les frontières et la population rwandaise comme il se défend ou qu’il s’y introduise pour massacrer les réfugiés rwandais et piller les ressources naturelles congolaises comme le lui reprochent ses opposants, son action au Congo démontre une certaine mainmise sur ce pays. Pendant très longtemps, les forces armées rwandaises ont franchi la frontière entre le Rwanda et la RDC sans entraves et sans critique de la communauté internationale. Cet état de grâce a néanmoins brutalement pris fin avec l’affaire du M23, où il a été révélé au monde entier, preuve onusienne à la clé, que les forces armées rwandaises s’introduisaient sous couvert de soi-disant rébellion, et ce, pour un dessein peu noble. Il semble donc que la position de gendarme et de leader incontesté offert par ses alliés sur la région des Grands-Lacs est mise sur la sellette.

 Kagame, « l’homme fort du Rwanda »

Au Rwanda, le président est omniprésent et omnipotent. Preuve en est, la pièce de théâtre jouée à chacune de ses sorties en province, celle du despote s’adressant à ses sujets. L’une des scènes phares est celle où le président Kagame réprimande, rabaisse et menace ses ministres et hauts fonctionnaires en public. L’autre classique est celle où il se pose en personnage omniscient et tout puissant pouvant rendre justice et régler d’une parole tous les problèmes quotidiens, qu’ils soient judiciaires ou de société, des paysans qui s’adressent à lui. Un spectacle qui fait froid dans le dos quand on s’imagine ce que pourrait faire cet homme qui semble tout puissant à ceux qui n’iraient pas dans le même sens que lui. Ce spectacle n’est nullement fictionnel, il est purement réel, il n’y a pas d’acteurs. Qu’ils soient politiciens, officiers militaires, journalistes, hommes de culture, simples citoyens, ils sont nombreux à avoir connu la justice de Kagame. Une justice qui se définit dans les faits par des arrestations arbitraires, des disparitions inexpliquées et des assassinats macabres. Tous les espaces d’expression et d’épanouissement sont cadenassés. L’espace médiatique, politique et économique sont tous très surveillés et aux mains des proches du président. L’accès n’y est permis qu’à ceux qui sont prêts à mettre leur conviction, leur discernement, leur bon sens et leur humanité au placard. C’est là que l’on comprend que la démocratie au Rwanda n’est qu’une idée existant dans les textes. Tout au Rwanda est mis sous le contrôle d’un seul homme.

Une famille expropriée de force de sa maison de Kigali

Cette réalité décrite plus haut, est connue de tous, mais pour certains elle était acceptable tant que le développement économique était assuré. Mais ces derniers temps, la réalité sur le château de cartes construit par le régime du FPR commence à apparaître au grand jour. L’accent mis sur le secteur tertiaire dans un pays qui compte, près de 90% de paysans, inquiète un grand nombre d’observateurs avisés. La crise agricole résultant de la fameuse réforme de l’agriculture de 2007 fait ravage. L’accès a des ressources de base comme l’eau potable et l’électricité pour une grande majorité de la population se fait attendre. Le boom immobilier de Kigali au profit d’une poignée de riches résultant de l’expropriation en dehors de la ville de pauvres paysans révolte la population. Des inégalités sociales qui s’accroissent et qui se traduisent dans des secteurs comme l’éducation supérieure ou la santé. Malgré des chiffres de croissance, publié par le régime, toujours plus impressionnant chaque année, le chômage des jeunes augmente intarissablement : 42 % des jeunes, qui représentent près de 40 % de l’ensemble de la population rwandaise, sont au chômage ou sous employés dans le secteur de subsistance.

En 2014, selon la Banque Mondial, 87,4% de la population vit toujours avec moins de 2 dollars par jour. En somme, à 6 ans de la date fatidique de 2020 et de l’échéance du programme général du gouvernement visant à faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire d’ici à 2020, on se dit qu’il faudrait un miracle divin pour que cet objectif soit atteint. Malheureusement, les premières victimes de cette politique de développement totalement manquée sont les populations les plus pauvres, qui représentent l’écrasante majorité de la population. Les rapports et chiffres en matière de développement fournis par le régime et régulièrement maquillés pour atteindre les attentes des institutions internationales jouent encore le rôle de l’arbre qui cache la forêt. Les articles et les rapports démontants de toutes pièces la théorie du « Singapour africain » et du soi-disant développement économique miraculeux mené par « le visionnaire » Paul Kagame s’amoncellent et il deviendra de plus en plus difficile au régime de défendre l’indéfendable.

 « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force ».

Malgré la constitution rwandaise, malgré les contestations grandissantes de la communauté internationale, malgré les rapports sur les l’ingérence macabres du Rwanda dans les affaires congolaises qui s’entassent, malgré le ras-le-bol du peuple rwandais, malgré l’échec en matière de développement par le régime du FPR, Paul Kagame semble s’acharner au pouvoir.

La réalité de population rwandaise loin des projecteurs de Kigali

Kagame aurait eu tout à gagner à méditer cette citation du philosophe français, Paul Valéry « La faiblesse de la force est de ne croire qu’à la force ». Kagame ne s’est appuyé que sur la force pour s’imposer comme l’homme fort du Rwanda et de la région. Si aujourd’hui on peut tirer un constat d’échec de son action à la tête du pays, on peut pointer comme responsable, sa politique qui n’a toujours été orientée et soutenue que par la force. En se positionnant au centre de tout, à l’origine et à l’embouchure de toute chose, il s’est donné le titre de chef de tout. Par conséquent l’histoire le désignera alors comme le responsable de tout. Il est devenu la faiblesse du Rwanda, celui qui empêche les Rwandais de se réconcilier, celui qui empêche le Rwanda de construire des fondations solides pour un développement durable, celui qui est à l’origine de la détresse et du désastre de l’est du Congo. Kagame est le poids que se traine depuis 20 ans, le peuple rwandais dans sa volonté de se relever. Permettons-nous de citer Lénine, que le président a lui-même maladroitement cité lors de la commémoration Kwibuka20 en avril dernier à Kigali : «  Les faits sont têtus. Et un argument de fait de cette nature en faveur de l’insurrection est plus fort que mille tergiversations pessimistes d’un politicien hésitant et timoré. » Le peuple rwandais souffre et retient son cri et ses larmes. Quand bien même par une entourloupe législative, Paul Kagame arrivait à se maintenir au pouvoir en 2017, il risque d’arriver le moment où le peuple déploiera sa force et décidera de reprendre son pouvoir.

Par  Blaise Linaniye / Jambonews.net

Rwanda-Afrique du Sud : Clôture de l’enquête sur la mort de Patrick Karegeya

La police sud-africaine a annoncé ce jeudi 20 novembre, avoir achevé son enquête sur la mort du colonel Patrick Karegeya, assassiné dans la nuit du 31 décembre 2013 dans un hôtel à Johannesburg, les enquêteurs sud-africains qui ont transmis le dossier au procureur ont annoncé connaitre les assassins de l’ancien chef des services de renseignements extérieurs du Rwanda.

Col. Patrick Karegeya, opposant Rwandais assassiné en Afrique du Sud (Ph. Tiers)
Col. Patrick Karegeya, opposant Rwandais assassiné en Afrique du Sud (Ph. Tiers)

Neuf mois après le meurtre de Patrick Karegeya, la police Sud-africaine a donc annoncé avoir achevé l’enquête et identifié les présumés assassins. Néanmoins aucune information n’a filtré dans la presse sur leurs identités. La police par la voix de son porte-parole de la branche d’investigation, le capitaine Paul Ramaloko, a annoncé que leurs noms seront dévoilés au cours d’un éventuel procès. Selon l’information de la voix de l’Amérique (VOA), le dossier a été transmis au parquet qui doit se prononcer sur la poursuite des suspects ou demander une enquête supplémentaire.

Le corps de Patrick Karegeya a été découvert sans vie le 1er janvier dans une chambre de l’hôtel Michelangelo à Johannesburg. Après la mort de Karegeya, celui qui a été particulièrement suspecté est un dénommé Apollo Kiririsi Ismael, un riche homme d’affaire vivant au Rwanda, avec qui la victime avait un rendez-vous la nuit de sa mort. Très vite les regards se sont tournés vers Kigali et surtout sur l’homme fort du Rwanda Paul Kagame, qui a tenu un discours rassemblant à des aveux quelques jours après l’assassinat de son ancien compagnon d’armes. « Ceux qui nous accusent d’être responsables [NDLR de la mort de Patrick Karegeya], ont fait de même un millier de fois pour défendre leurs nations », « La trahison a des conséquences », a déclaré le général Paul Kagame en janvier dernier.

Dans une interview qu’elle a accordée à la VOA, la veuve de Patrick Karegeya s’est dit soulagée par l’aboutissement de l’enquête, et espère que la police a accompli un excellent travail.

 Par Jean Mitari  – www.jambonews.net

JobWangu, le nouveau « webcruteur » à la portée du grand Congo

Trouver un emploi ou recruter en RDCongo n’est plus un casse‐tête avec JobWangu ! Jeune diplômé(e) après plusieurs années d’études, vous voici enfin sur le marché de l’emploi et c’est souvent là que les choses se compliquent. Entreprise avec de grandes perspectives de croissance, vous ne trouvez pas le candidat au profil idéal pour un poste à pourvoir immédiatement.

Job_wangu Trouver un emploi ou embaucher un candidat peut‐être un parcours du combattant, une aventure semée d’embûches. CV, lettres de motivation, entretiens d’embauche, souvent pour les candidats le chemin vers un emploi se révèle être long et stressant. Pour les entreprises, le processus de recrutement est souvent un casse-­tête parce qu’il est parfois bien compliqué de trouver le candidat qui présente le profil idéal.

Pour en savoir plus, cliquez ici ou rendez sur JobWangu.com

Isabelle Béké renie la rumeur d’un mariage avec Fally Ipupa

Abidjan – L’actrice et mannequin Isabelle Béké a démenti la rumeur qui circulait depuis quelques semaines, dans les journaux et réseaux sociaux, au sujet d’un éventuel mariage avec la star africaine Fally Ipupa. Interrogée par nos confrères de Top Visages, la belle et élégante ivoirienne a nié avoir un projet dans ce sens avec l’artiste congolais.

Lorsque le magazine ivoirien lui demande : « tu vas vraiment te marier avec Fally Ipupa ? », Isabelle Béké répondu, tout sourire: « Je suis étonnée. Cette photo qui fait le buzz a été faite pendant le gala de la première dame en 2013. Je ne sais pas pourquoi c’est maintenant qu’on la ressort. Il n’y a rien ».

Actuellement en préparation de plusieurs projets dont un avec Erico Séry, sur une série évoquant la vie de tous les jours, l’Ivoirienne poursuit : « on a été présenté à l’occasion d’un film congolais que nous devions tourner ensemble. Nous sommes restés amis depuis. Voilà ».Tout porte à croire que cette rumeur n’a visiblement pas affecté l’actrice, tout comme l’époux que les réseaux sociaux lui ont choisi.
Une chose est certaine, Isabelle Béké n’a pas encore fondé une famille.

L’actrice est à la fois amusée et étonnée du buzz suscité par la divulgation de cette information.

En séjour à Abidjan, la jeune femme, qui est à la fois mannequin et actrice, a tenu à mettre les choses au clair.« Je suis étonnée. Cette photo qui fait le buzz a été faite pendant le gala de la première dame en 2013. Je ne sais pas pourquoi c’est maintenant qu’on la ressort. Il n’y a rien. On a été présenté à l’occasion d’un film congolais que nous devions tourner ensemble. Nous sommes restés amis depuis », a-t-elle déclaré avec un petit rire au magazine ivoirien Top Visages. Sur sa page Facebook, l’actrice et mannequin précise qu’il s’agit de la première interview qu’elle donne depuis deux années environ. « Je n’ai pas parlé à la presse ivoirienne depuis », fait savoir celle à qui des propos sur Fally Ipupa avaient été attribués par une certaine presse.

Cette déclaration vient ainsi tordre le cou à la folle rumeur distillée sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours. Fally Ipupa et Isabelle Béké y étaient qualifiés de « très amoureux » et prêts à se marier. La star de la musique congolaise, qui séjourne actuellement à Abidjan, ainsi que son équipe n’avaient pas pris la peine de démentir cette information. Le musicien congolais est sans doute habitué ou lassé de ce genre de rumeur car sa vie amoureuse est sans cesse décortiquée sur le net et les réseaux sociaux. Le cas le plus récent est celui du grand déballage sur une supposée relation de Fally avec la Camerounaise Nathalie Koah. Cette dernière aurait également été la copine de la star du football Samuel Eto’o. En outre, en 2011, une idylle avait également prêtée à Fally Ipupa avec  l’actrice ghanéenne Nadia Buari. L’actrice avait nié l’existence de cette relation dans une interview. «Si je suis accompagnée avec un homme, automatiquement les gens supposent que je sors avec lui. C’est triste, Je me demande pourquoi ils font ça en mon encontre. Je suis allée aux BET avec Fally Ipupa, nous avons marché sur le tapis rouge et ces gens de mauvaise foi disent que je sors avec lui », avait-elle déploré.

Un buzz positif

Le buzz liée à la vie sentimentale de l’une des plus grandes stars actuelles de la musique africaine aura sans doute contribué à attirer les projecteurs sur les deux personnalités, notamment sur Isabelle Béké jusque-là inconnue du public congolais.

Née à Abidjan, Isabelle Béké a quitté la Côte d’ivoire à l’âge de 5 ans pour la France où elle  fait ses études. À l’âge de 15 ans, elle est repérée à Lyon par la directrice de l’agence de mannequin Gladys Fashion avec qui elle  signe un contrat quelques années plus tard. Elle fait la couverture et l’objet de plusieurs articles pour des magazines de mode tels que Lips, Le Figaro Magazine, Air France Madame, Amina, Lyon Madame, Miss Ebene, Diva, Shenka, Chocolate. Elle a également défilé pour des maisons de couture tels que Christian Lacroix et Guy Laroche. Avec l’agence  Metropolitan Model NYC, elle voyage dans le monde entier notamment à New York, Changai, Miami, Johannesburg, Beyrouth, Los Angeles. Dans son premier rôle au cinéma, elle interprète le rôle de Caroline dans le long métrage « Le Pari de l’Amour » tiré des collections litteraires « Adoras » du réalisateur Dider Aufort. Elle va aussi tourner aux cotés de Passi, Firmine Richard, Aissa Maiga dans « No Way » du jeune réalisateur ivoirien Owell Brown. Elle se découvre ainsi une vraie passion pour le 7e art. Notons que Fally Ipupa a séjourné à Abidjan où il a agrémenté le festival des grillades qui s’est déroulé le week-end dernier. L’artiste a profité de l’occasion pour rendre visite aux candidats de l’émission ivoirienne « Star Karaoké ».

Patrick kianimi

RDC : L’opposition de nouveau dans la rue ce samedi 27 septembre

C’est dans un communiqué de l’UNC que cette information nous est parvenue.

 

Comme d’habitude, la marche se tiendra au même moment sur plusieurs sites. Les organisateurs de cette marche ont saisie l’autorité provinciale de Kinshasa depuis le 18 septembre 2014, par une correspondance des Forces Politiques et Sociales pour l’unité et l’action afin de lui tenir informer.

Pour rappel, la marche de l’opposition organisée le samedi 13 septembre dernier avait été réprimée.

Butembo : Un dossier en instruction au parquet tourne en ring, le bourgmestre Kitsa Omer de Bulengara s’en sort blessé

C’est dans les enceintes du parquet siège secondaire de Butembo que cette scène inhabituelle déroule. Un dossier d’instruction mené par des présumés fauteurs de troubles originaires de la province de l’Équateur et opérant dans la deuxième ville du Nord-Kivu, Butembo, tourne en un échange des coups de boxes. Le bourgmestre Kitsa Omer de la commune de Bulengera se voit roué des boxes par ses hors-la-loi qui l’indexent de dénonciation au ministère public.

Façade principale du parquet secondaire de Butembo (Ph. Radio Moto)
Façade principale du parquet secondaire de Butembo (Ph. Radio Moto)

En en croire une source de la société civile locale de Butembo, le bourgmestre Kista Omer de Bulengera, une des communes de la ville agro-commerciale de Butembo a été roué des coups ce mardi 23 septembre au parquet secondaire de Butembo.

Le fait s’est déroulé au parquet de cette ville en pleine instruction d’un dossier qui opposait des présumés bandits arrêtés par les services de sécurité de la commune de Bulengera le 22 septembre au quartier Mutiri. Ces bandits, organisés dans une gangue des jeunes originaires de la province de l’Équateur, venus pour la plupart pour raison d’études supérieures ou de business à Butembo, s’en donnent depuis un certain temps au gangstérisme pour subsister.

Ces bandits avaient été présentés à la parade du lundi 22 septembre à la mairie de Butembo par le maire Sikuli qui encourageait la bravoure des services de sécurité de Bulengera et du bourgmestre Kiza Omer. C’est lors de l’ouverture du dossier au parquet que tout a tourné en un ring. Pendant que l’instructeur tenait encore la parole, la cours du parquet a été assiégée par une foule des « gens » de l’Équateur, venus libérer les leurs des mains de la justice, en scandant des chansons hostiles à la notabilité locale de Butembo qu’ils accusent de tribaliste. Essentiellement composée des étudiants et des petits commerçants, cette foule a du coup semé un imbroglio dans cours du parquet, dispersant tout sur leur passage et passant à tabac toute personne sans défense, y compris les officiels et les éléments de l’ordre.

Dans cet imbroglio, un de ces « libérateurs embusqués » s’en est appris au bourgmestre Kitsa Omer, lui infligeant des coups de gifles et lui causant des coups et blessures, face des spectateurs occasionnels et des éléments de l’ordre qui assistaient impuissamment à ces « pugilistes amateurs ».

Pour sauver le bourgmestre Kitsa blessé malheureusement, un magistrat a du tirer à l’air pour ainsi disperser les bedeaux. Les prévenus et leurs « sauveteurs » sapeurs-pompiers ont pris les larges. La police se démène à les rattraper jusqu’à l’instant où nous couchons ces lignes.

By Lola Kabamba – avec l’assistance de Jackson Bwahasa de la Société Civile de Butembo