SYRIE: les dirigeants allemand, britannique, français, italien, américain et canadien exhortent à un cessez-le-feu immédiat à Alep

La chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique Theresa May, italien Matteo Renzi, canadien Justin Trudeau et les présidents français François Hollande et américain Barack Obama ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

A Alep, après un bombardement. (Photo : Thaer Mohammed/AFP)
A Alep, après un bombardement.
(Photo : Thaer Mohammed/AFP)

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations unies pour Alep (évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible mais constante de médecins) les dirigeants exhortent le régime à faire de même « d’urgence, pour soulager la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l’Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », et des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire ».

Les dirigeants dévoilent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le conseil de sécurité de l’ONU, et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s’engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à oeuvrer pour une solution politique malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires.

AGENCE EUROPE

 

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