RDC : Retrait programmé de 2000 soldats sur les 20 000 casques-bleus de la MONUSCO

Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte ce jeudi 26 mars un projet de résolution qui permettrait de réduire la force de maintien de la paix des Nations Unies au Congo par 2000, beaucoup moins que le souhaitait Joseph Kabila, président de la RDC.

UN_FARDC
Gén. Prakash (Monusco) et feu Gén. Bauma (FARDC) dans une patrouille à l’Est de la RDC. [Ph. AFP]

Le projet de résolution obtenu par Associated Press défie la volonté de Kabila que la plus grande force de maintien de la paix de l’ONU rétrécissement d’au moins 7000.

Le vote intervient durant des semaines de tension après que l’ONU à travers la MONUSCO se soit retirée d’une opération conjointe prévue avec l’armée congolaise contre les FDLR, affirmant que Fal Sikabwe et Mandefu, les deux généraux congolais en charge de SOKOLA-2 ; ont été impliqués dans « des violations massives des droits de l’homme.« 

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères Raymond Tshibanda a déclaré au Conseil de sécurité que le temps est venu pour le Congo à « assumer l’entière responsabilité » de sa propre sécurité, indiquant que son pays souhaite que les soldats de la paix quittent entièrement définitivement le sol RDCongolais. Le haut émissaire de l’ONU au Congo, Martin Kobler, a averti que le retrait de la mission de maintien de la paix du Congo trop tôt serait désastreux pour une stabilisation qui reste encore à reconquérir et à renforcer sur les plans tactiques et opérationnels.

Kobler a déclaré que les tensions ont affecté d’autres domaines de coopération avec un budget de 1,3 milliards de dollars pour près de 21 000 observateurs civiles et militaires. L’ONU et la RDC ont échangé cette semaine sur la façon de réduire la mission, dans le but d’une sortie éventuelle.

Le projet de résolution étendrait la force de maintien de la paix forte de 21 000 personnes pour $ 1,3 milliards pour un an et affirme que sa sortie du Congo devrait être « graduelle et progressive. »

Le projet indique également que la brigade d’intervention de la force l’ONU au Congo, qui a un mandat unique dans le système de maintien de la paix des Nations Unies de prendre part à une action militaire offensive contre les groupes rebelles, peut agir « soit unilatéralement ou conjointement avec » l’armée congolaise.

Martin Kobler, RSSG de l'ONU en RDC et Chef de mission de la Monusco [Ph. J. Bompengo/Okapi]
Martin Kobler, RSSG de l’ONU en RDC et Chef de mission de la Monusco [Ph. J. Bompengo/Okapi]

Le projet note en particulier la menace du groupe rebelle FDLR, considérée comme priorité pour la MONUSCO et échec lattent au mode opératoire de l’ONU à l’Est de la RDC. Cette région riche en minéraux est le foyer de multiples groupes armés nationaux et étrangers, y compris les FNL Burundais, les ADF & LRA ougandais et une centaine des milices locales et forces d’autodéfenses populaires.

L’armée congolaise a pris les devants sur son propre ancien allié au cours des dernières semaines avec les opérations contre les FDLR, un groupe sanctionnée par l’ONU qui comprend Hutus qui ont commis les massacres de 1994 au Rwanda.

Le projet de résolution souligne que dans l’ensemble, près d’un demi-million de Congolais ont été déplacés par les différents groupes armés dans la partie orientale du pays.

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