#RDC : Vital #Kamerhe déplore les incidents de #Bukavu

[Radio Okapi] – « Hier, j’ai reçu des gaz lacrymogènes, c’était en pleine figure. J’ai vu mon assistant recevoir un coup de baïonnette. La dame qui était à côté a attrapé une balle ». C’est en ces termes que l’opposant Vital Kamerhe a déploré les incidents survenus jeudi 20 février à Bukavu. La police a dispersé ses partisans rassemblés place de l’indépendance pour assister à un meeting dans le cadre de la « caravane de paix » qu’il mène dans l’est de la RDC. Vital Kamerhe estime que ce qui est arrivé pouvait être évité  si le pouvoir en place était prévoyant.

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« Gouverner c’est prévoir, parce qu’on pouvait éviter ce qui est arrivé. Nous avons été à Goma, Nyiragongo et Beni, et Butembo, il n’y a eu aucun incident déploré. Nous avons fait Kavumu jusqu’à la place de l’indépendance, on a fait quatre meetings, il n’y avait aucun problème », déclare l’ancien allié de Joseph Kabila qui a basculé dans l’opposition depuis 2010.

Vital Kamerhe dit ne pas comprendre pourquoi le gouverneur de province du Sud-Kivu n’a pas voulu leur accorder la place de l’indépendance pour sa caravane.

« Il nous a accordé le stade [de la Concorde]. Arrivé au stade, on nous a dit qu’il faut se conformer à la règle, 48 heures avant pour demander la place. Et on nous dira qu’il y a match. Les gens étaient perdus. Malheureusement, ça a conduit à un désastre pour la population qui attendait la caravane de la paix », déplore-t-il. Et Vital Kamerhe de juger que « c’était une action planifiée ».

Les autorités de la ville avaient annulé le rassemblement de l’UNC à la place de l’indépendance. Le maire de la ville avait annoncé mercredi la relocalisation du meeting au stade de la Concorde. Les partisans de Kamerhe sont passés outre cette consigne des autorités et ont conduit leur leader à place de l’indépendance, seule capable de les contenir tous, selon eux. La police, déployée sur le lieu depuis la matinée les alors dispersés à coups de grenades lacrymogènes et en tirant en l’air.

Le président de l’UNC a déploré la réaction de la police et a estimé que « la police doit être un outil au service du peuple et non pas un outil de répression ».

Vital Kamerhe reste convaincu que son seul tort, «c’est d’avoir été accueilli triomphalement par cette population. Je ne sais pas pourquoi ça doit faire mal au gouverneur de province et au président de la République».

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