#RDC: Inquiétudes après des cas signalés de #violences dans le #Masisi

[RFI] – En République démocratique du Congo, la Monusco a reçu des informations inquiétantes : depuis la fin du mois de janvier, plus de 70 personnes auraient été tuées dans une zone reculée du territoire de Masisi, dans l’est du pays. Le chef de la mission, Martin Kobler, se dit « extrêmement préoccupé par ces allégations très graves ».
mediaMartin Kobler.Photo ONU/Rick Bajornas

C’est une zone difficilement accessible avec quasiment aucune couverture du réseau de téléphonie mobile. Il n’y a pas, non plus, de base de la Monusco à proximité à cause du redéploiement lié à l’activisme d’autres groupes armés dans le Masisi. Un survol par un hélicoptère de l’ONU a permis de confirmer que trois villages avaient bien été brûlés. Mais d’autres informations plus inquiétantes sont parvenues ces derniers jours à la Monusco.

Depuis la fin du mois de janvier, deux camps au moins semblent s’affronter dans les groupements de Nyamaboko I et II, les FDC et plusieurs groupes de Nyatura. Il y aurait eu une série d’attaques et de représailles sanglantes à caractère éthique opposant des Hundés contre des Hutus.

Deux missions envoyées sur place

Ces cycles de violence sont récurrents dans cette zone du Masisi avec toujours des bilans assez élevés. C’est pourquoi la Monusco prend les informations reçues au sérieux. Pour l’instant, on évoque plus de 70 morts, des femmes et des hommes, des enlèvements, des exécutions sommaires et des villages brûlés. Des informations que plusieurs missions de la Monusco vont devoir vérifier dans les prochains jours.

La première fera le trajet par hélicoptère dès ce vendredi et devrait faire l’aller-retour dans la journée. L’autre mission fera le chemin par la route et devrait rester plusieurs jours. Car en cas d’attaques répétées, les populations ont tendance à rester cachées dans la forêt en attendant un retour au calme. Ce qui pourrait compliquer la tâche des enquêteurs envoyés par la Monusco.

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