Inga III: Washington conditionne son app ui à des «réformes p olitiques» en RDC

Le gouvernement congolais doit entreprendre un certain nombre de réformes politiques avant de trouver le financement des travaux de construction du barrage d’Inga III, a déclaré l’administrateur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Rajiv Shah. Il a fait cette déclaration devant la presse mercredi 18 décembre à Kinshasa, après sa visite avec le Premier ministre Matata Ponyo à la centrale hydroélectrique d’Inga dans le Bas-Congo.

«Avant d’envisager quelque soutien que ce soit, le gouvernement congolais doit au préalable exécuter un certain nombre de réformes politiques qui vont permettre aux partenaires privés de trouver une solution aux problèmes financiers pour l’édification de ce barrage», a affirmé Rajiv Shah, sans autres précisions sur ce type de réformes.

C’est pour cette raison, selon lui, que le Premier ministre congolais l’a accompagné lors de sa visite à Inga lundi dernier.
Rajiv Shah soutient que la construction de ce barrage requière le concours d’un grand nombre des partenaires:

«Le coût total de la construction du barrage d’Inga III est de 12 milliards de dollars américains. C’est l’une des raisons de ma visite en République démocratique du Congo avec un grand nombre des partenaires financiers. C’est parce qu’il est évident que, dans un tel projet, aucun pays partenaire ne peut [débloquer] un tel montant.»

Après l’abandon, en février 2012, par BHP Billiton de sa raffinerie d’aluminium, qui devait être le principal client et partenaire financier d’Inga III, Kinshasa a conclu un accord en octobre dernier avec Pretoria pour démarrer ce projet sans cesse reporté. Les termes du contrat prévoient l’achat par l’Afrique du Sud de 2 500 MegaWatt (MW), soit plus de la moitié de la capacité totale du projet évalué, à 4 800 MW. Il est l’un des six barrages formant le complexe du Grand Inga.

Ce projet comprend la construction du barrage sur la vallée de la Bundi et de la centrale (10 turbines), les frais financiers, et la jonction de la partie en territoire congolais de la ligne à haute tension reliant Inga III à l’Afrique du Sud, via la ville de Kolwezi dans le Katanga. Le début des travaux est prévu pour octobre 2015.

Les études de faisabilité avaient été bouclées, sur financement, aussi bien de la Banque africaine de développement que de la Banque mondiale. Dans sa phase d’exploitation, la gestion du site d’Inga III sera octroyée, sous forme de concession, à un consortium sélectionné sur appel d’offres. La date probable de l’ouverture des offres est prévue au second semestre 2014.

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