Gouvernement de Cohé sion: L’#UDPS veut p artager le pouvoir l e #PPRD

Dans une correspondance datée du 18 novembre 2013 depuis Bruxelles, Dr. François Tshipamba Mpuila, pose et clarifie « les conditions de l’UDPS pour faire partie des Institutions étatiques d’union et de cohésion nationales ». L’UDPS exige 12 postes clés dans le Gouvernement de cohésion nationale, dont la Primature, sans disposer de la Majorité parlementaire et propose la création de plusieurs chambres de contrôle en lieu et place de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation, du Conseil d’Etat et du Conseil économique et social, la Direction de plusieurs provinces. Bref, la main mise de l’appareil de l’Etat, de l’Etat de droit sans gagner aux élections suite à un appel de pied de la Majorité présidentielle attestée par la visite du pasteur Théodore Mugalu, aujourd’hui Directeur de la Maison civile du chef de l’Etat sur la rue Pétunias dans la commune de Limete. Le constat est évident : l’UDPS veut partager le pouvoir d’une manière équitable et équilibrée avec le seul PPRD comme à l’époque de la bipolarisation MPR-UDPS ou plus élargie avec le duo FPC-USORS sans évoquer l’antagonisme actuel PPRD/MP – UDPS et alliés ou FACO.


Analyste politique, Takele Lukjoki passe en revue les retombées des Concertations nationales organisées à Kinshasa du 7 septembre au 5 octobre 2013, notant qu’« enfin Etienne Tshisekedi (MPP) reconnaît le pouvoir d’Etat du président Joseph Kabila (MPP) » et constatant un « courant progressiste opposé aux radicaux de l’UDPS ».

Les lecteurs vont penser à un canular ou une fumisterie de la dernière minute. Et pourtant, la rédaction de ce papier d’éclairage se base sur une série de documents stratégiques qui circulent sur la toile et de correspondances secrètes déposées sur notre table de travail par des personnes qui ont requis l’anonymat. Confidentialité et discrétion oblige dans l’exercice professionnel de ce métier noble.

« Tolérer Joseph Kabila à la tête de notre pays jusqu’à ce jour et accepter même de faire partie de l’Institution étatique avec lui est déjà pour nous, une concession trop grande ». Voilà le leitmotiv actuel de l’UDPS, le parti-pôle de l’opposition, fondée le 15 février 1982 à Kinshasa par les 13 parlementaires du MPR exclus du Parlement pour avoir rédigé une lettre ouverte sur la démocratisation des institutions du Parti Etat.

Est-ce un changement d’idéal de l’UDPS ou une collusion avec le PPRD au pouvoir depuis le 31 mars 2002, une année après l’accession à la Magistrature suprême du Rais Joseph Kabila Kabange en remplacement de M’zee Laurent Désiré Kabila le 26 janvier 2001 ?

L’UDPS exige 12 postes dans le Gouvernement de cohésion nationale

Dans une correspondance datée du 18 novembre 2013 depuis Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique, Docteur François Tshipamba Mpuila, Directeur du Bureau d’études, expertise et stratégies (BES) pose et clarifie « les conditions de l’UDPS pour faire partie des Institutions étatiques d’union et de cohésion nationales ».

Ce Belgicain est relayé à Kinshasa, dans les médias nationaux et internationaux par M. Corneille Mulumba, Co-fondateur de l’UDPS et ancien ministre du Plan du Gouvernement du salut public dirigé par le Docteur Faustin Birindwa.

« Il y a certaines Institutions républicaines qui sont fin mandat depuis deux ans, entre autres : le Sénat, les Assemblées provinciales et les Gouvernements provinciaux. Qu’est-ce qu’il faut faire maintenant ? Le réalisme politique exige qu’à défaut des élections organisées à temps par la CENI, nous devons nous asseoir ensemble autour d’une table, dialoguer et proposer des solutions pour débloquer l’impasse politique … », a-t-il déclaré.

Allusion directe aux Concertations nationales en vue de la formation du Gouvernement de coalition avec le pouvoir, l’opposition et la société civile. Néanmoins, l’attente paraît longue en attendant la déclaration finale des pourparlers de Kampala en Ouganda. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans cette perspective, l’UDPS exige 12 postes clés dans le Gouvernement de cohésion nationale, dont la Primature, sans disposer de la Majorité parlementaire et propose la création de plusieurs chambres de contrôle en lieu et place de la Cour constitutionnelle, de la Cour de cassation, du Conseil d’Etat et du Conseil économique et social, la Direction de plusieurs provinces (Les deux Kasaï, la Province Orientale, l’Equateur et les deux Kivu).

Bref, la main mise de l’appareil de l’Etat, de l’Etat de droit sans gagner aux élections suite à un appel de pied de la Majorité présidentielle attestée par la visite du pasteur Théodore Mugalu, aujourd’hui Directeur de la Maison civile du chef de l’Etat sur la rue Pétunias dans la commune de Limete.

Le constat est évident : l’UDPS veut partager le pouvoir d’une manière équitable et équilibrée avec le seul PPRD comme à l’époque de la bipolarisation MPR-UDPS ou plus élargie avec le duo FPC-USORS sans évoquer l’antagonisme actuel PPRD/MP – UDPS et alliés ou FACO.

Objectif visé conquérir : seul le pouvoir d’Etat au détriment de l’opposition parlementaire siégeant à l’Assemblée nationale sous le leadership de l’honorable Samy Badibanga.

Les 4 erreurs fatales de l’UDPS

Il convient de signaler que le tandem Belgicain Tsipamba-Mulumba a été précédé par le courant progressiste interne dans une lettre assassine, couverte, datée du 29 octobre 2013 destinée « A son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République Démocratique du Congo (RDC) à Kinshasa/Gombe ».

Objets : Félicitations et encouragements (!). Dans sa conclusion, élogieuse, nationaliste et patriotique, nous avons pu lire « la présente traduit fidèlement nos sentiments de joie à la suite des victoires militaires de nos frères et sœurs des FARDC, ainsi que nos encouragements à voir ces victoires se poursuivre jusqu’à la libération totale du territoire national sous votre haute direction politique avec la collaboration active du Gouvernement de cohésion nationale dont nous, de l’Opposition, avons accepté également d’être membres actifs aussi bien au niveau de la gestion gouvernementale que la gestion d’entreprises publiques ou mixtes de la RDC … ».

Pour la Branche combattante de l’UDPS, signée : Le Coordonnateur Sylvain KAMANI KATALAY, Le Coordonnateur Adjoint Gustave NSIALA-ZI-MINDERI, Le Rapporteur Général Raphaël KALONDA, Le deuxième rapporteur Edmond BASENGULA, Le troisième rapporteur Vovo BOSONGO BASELA.

Les 4 erreurs fatales de l’UDPS dans un message fort adressé aux organes du parti de Limete, deuxième force politique au Parlement, les animateurs du Cercle des Réflexions sur la Vie du Parti, CERVIP, notamment le trio dynamique Grégoire Mukuna Mpoy, Coordonateur, Jean-Claude Kayembe, secrétaire rapporteur et Guy Florentin Mikendi, Chargé des Relations Extérieures, ont relevés les multiples erreurs de l’UDPS, le 23 mai 2013 confirmées par la BEES le 18 novembre dernier en Europe :

-1ère erreur : La mauvaise interprétation du concept « changement », maître-mot de la lutte de l’UDPS durant les années 1990-1996 contre le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko (MPR). Pour preuve, la légalité réclamée n’a jamais été rétablie ;
– 2ème erreur : L’apathie de l’UDPS sans moyens financiers ni stratégiques durant la période post Dialogue inter congolais de Sun City (RSA), de 2003 au 30 juin 2006 ;
-3ème erreur : Le boycott des élections de 2006 organisées par la CEI dirigée par l’Abbé Apollinaire Malu Malu, malgré le slogan fallacieux : « Pas d’élections sans l’UDPS » ;
-4ème erreur : La non-reconnaissance par l’UDPS et son Président national Etienne Tshisekedi wa Mulumba des institutions issues de la transition 1+4 du DIC suivie curieusement de la participation

Le temps des reniements ?

« La politique de la chaise vide ne paie pas », dit-on. Par contre, l’UDPS en a fait longtemps son cheval de bataille à commencer par le refus de la désignation d’un Premier ministre lors de la signature des Accords de Gbadolite en 1988 sur demande expresse du Maréchal Mobutu Sese Seko.

Le crédo de l’UDPS est un secret de polichinelle : La conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir d’Etat par des élections crédibles et pluralistes. Comme ce fut le cas le 14 août 1992 à la CNS et/ou le 28 novembre avec la CENI.

Toujours est-il qu’un proverbe Kongo affirme que « la pirogue qui traine dans la rivière rencontre les vagues qui l’entrainent à la dérive dans les flots ou les rapides ». Ce qui est arrivé avec l’UDPS le 17 mai 1997 lors de l’arrivée de l’AFDL avec M’zee Laurent Désiré Kabila, demeuré au pouvoir jusqu’à son assassinat en 2001 par ses parrains.

Aujourd’hui, le quiproquo consiste à la participation au Gouvernement de cohésion nationale (courant progressiste), aux élections provinciales, municipales et locales (CEREVIP) ou alors aux élections présidentielle et législatives de 2016 (les radicaux de l’impérium) pour accéder à la Magistrature suprême, à la majorité parlementaire en provoquant l’alternance démocratique avec la fin du régime Kabila.

En définitive, la question de fond demeure : « To be or not to be ». Etre au sein des Institutions républicaines avec l’Honorable Samy Badibanga, les 42 Députés élus de l’UDPS et ses collègues élus de l’opposition parlementaire (Franck Diongo/MLP, Jean Lucien Busa/CDR, Jean Claude Vuemba/MPCR, Baudouin Mayo, Jean Bertrand Ewanga/UNC, Emery Okundji/FONUS, Fidèle Babala/MLC … ou ne pas être en menant le même combat de libération nationale avec la même sincérité, la même loyauté et la même détermination depuis trois décennies. Sans doute, seule la lutte libère. Mais, il faut gagner à tout prix.
Bon débat d’idées !

[Takele Lukoki] – KongoTimes

The Kivu Times

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