Economie : Le dollar américain franchit la barre de 1.300 francs congolais

La monnaie nationale est en perte de vitesse face à la devise américaine. Des mesures urgentes s’imposent pour sauver ce qui peut encore l’être.

L'Institut d'émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l'Etat d'environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.
L’Institut d’émission indique également que la faible mobilisation des recettes et la rigidité des dépenses ont occasionné un déficit cumulé des opérations financières de l’Etat d’environ 520 milliards de francs congolais, au 28 décembre 2016.

Le franc congolais continue son chemin de la croix face au roi dollar américain. Depuis hier mercredi 11 janvier, le dollar américain se change contre 1.300 francs congolais. Une dépréciation qui bouleverse plusieurs données, notamment dans le monde des affaires. A la Banque centrale du Congo (BCC), le taux indicatif est fixé à CDF 1. 212 à l’achat et CDF 1.361 à la vente. Au marché parallèle, 1 USD se négocie respectivement à 1 303 CDF à l’achat et à 1 325 CDF à la vente. Conséquence : le pouvoir d’achat de la population ne fait que s’étioler.

Selon les statistiques de la BCC, le marché des biens et services est marqué par d’intenses tensions inflationnistes depuis le deuxième trimestre de 2016. A mi-décembre, le taux d’inflation s’est établi à plus de 7,0% en glissement annuel, contre un accroissement de 0,8% en 2015 et 1,0% en 2014. Le cours indicatif du franc congolais a atteint 1 215 le dollar américain fin décembre 2016, accusant ainsi une dépréciation de 25% en seulement douze mois. Poursuite de la dégringolade !

 Selon les analystes, le pays évolue dans un contexte de ralentissement de l’activité économique à l’interne et du recul des exportations vers l’extérieur.

« En l’absence de marges budgétaires confortables, cet état des choses a entraîné d’importantes injections de liquidité, alors que les chocs extérieurs ont induit une contraction importante de l’offre des devises, face à une demande en expansion pour les besoins d’importation. Cette situation a exacerbé les tensions sur les marchés des changes ainsi que des biens et services », a déclaré le gouverneur de la BCC il y a quelques jours.

De l’avis des experts, il va de soi que si cette situation perdure, les mesures préconisées et appliquées par la BCC n’auront pas été suffisantes dans leur efficacité afin de venir à bout de cette dépréciation effrénée de la monnaie locale.

« Si la Banque centrale a pu, l’an passé, opérer cinq interventions sur le marché interbancaire des changes pour un montant total de 250 millions USD, à cette allure inquiétante, nous devons craindre qu’elle n’ait plus de moyen d’intervenir efficacement cette année, au regard de l’effritement des réserves de change plafonnées à 870 millions USD fin décembre 2016 », a commenté un analyste sur les colonnes du magazine zoom éco.

 Malgré la hausse du taux directeur (qui est passé de 2 à 7%) et du capital minimum des banques commerciales (de 10 à 30 millions USD) afin de permettre à la BCC de compléter les moyens de ses interventions, ajoute l’expert, tout cela ne marchera pas tant que le gouvernement continuera à financer son déficit par la création monétaire.

«Selon mes estimations, il faut laisser l’inflation augmenter jusqu’à son seuil maximum de 9,5%. Tel un mal nécessaire, l’inflation active la croissance économique. C’est comme un accélérateur du véhicule. On accélère en sortant du parking et on régule l’accélérateur en fonction de la route à emprunter : autoroutes, montagnes, boulevards, quartiers… . Toutefois, cela exige une connaissance théorique pour mieux s’en servir », a préconisé l’expert.

Publicités

L’ONU réclame la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mercredi devant le Conseil de sécurité une décrispation de la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) après la signature d’un accord entre acteurs politiques le 31 décembre 2016.

cenco« La signature de l’accord du 31 décembre ouvre des perspectives nouvelles pour une résolution pacifique de l’impasse politique.

Cependant, des efforts majeurs seraient nécessaires afin d’avoir l’adhésion de tous les acteurs et une mise en œuvre de bonne foi », a souligné M. Ladsous devant les membres du Conseil.

« En l’absence d’une pareille adhésion, la mise en œuvre dudit accord serait difficile et aurait des conséquences néfastes au plan politique et sécuritaire », a-t-il ajouté.

Selon M. Ladsous, la signature, sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), de cet accord entre les signataires et les non-signataires de l’accord politique du 18 octobre est intervenue à moment critique de la vie politique de la RDC où les tensions politiques montaient et des incidents violents avaient éclatés dans un certain nombre de villes dans le pays à la suite de l’expiration du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre.

  « La conclusion de cet accord a contribué décrisper la situation qui aurait pu exploser car les acteurs politiques qui avaient rejeté l’accord politique du 18 octobre maintenaient leur position selon laquelle les institutions nationales et provinciales deviendraient illégitimes après le 19 décembre », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général adjoint a toutefois rappelé que certains acteurs politiques à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC) n’ont pas encore adhéré à l’accord même si ce dernier a récemment indiqué qu’il devrait le faire incessamment.

Les membres de l’opposition menés par le Premier Ministre actuel Samy Badibanga sont eux aussi réticents à signer l’accord. Ils maintiennent que certains arrangements de l’accord du 31 décembre, notamment ceux relatifs au processus électoral ne seraient pas réalistes.

« La Majorité présidentielle a pour sa part envoyé des signaux inquiétants concernant son soutien à l’accord, y compris en signant ce dernier avec des réserves qui ne sont pas tout à fait claires pour le moment », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général adjoint a estimé qu’il faudrait un appui politique, financier, technique et logistique majeur pour que les élections se tiennent en décembre 2017.

« Des retards dans la mise à jour du fichier électoral, dans la mise en place du gouvernement de transition et la mise en œuvre des clauses de l’accord du 31 décembre pourraient avoir un impact négatif sur ce délai.

Nous devrons par conséquent faire de notre mieux pour éviter l’accumulation de retards dans le processus électoral », a-t-il dit.

Hervé Ladsous s’est dit inquiet des informations faisant état de violations des droits de l’homme et d’actes de violence à Kinshasa et dans d’autres villes à travers le pays les 19 et 20 décembre. «

Nous encourageons le gouvernement de la RDC à mener une enquête approfondie sur les événements qui ont conduit à l’usage excessif de la force et à la perte de vies humaines pendant la période du 19 au 20 décembre et à faire en sorte que les responsables rendent des comptes », a-t-il dit.

 S’agissant de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, il a noté qu’elle restait volatile. Alors que la menace posée par les Forces alliées démocratiques (ADF) et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), continue, les activités des milices ont augmenté dans de nombreuses régions du pays.

La Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO), en appui aux forces de sécurité nationales congolaises, poursuit ses efforts pour contrer les activités déstabilisatrices des ADF et des FDLR, a-t-il ajouté.

M. Ladsous a encouragé les membres du Conseil de sécurité à continuer de demander aux acteurs politiques congolais d’approuver rapidement les modalités de mise en œuvre de l’accord du 31 décembre et de mettre en place un gouvernement transitoire d’unité nationale.

« Ne pas le faire risque de retarder la tenue des élections et d’accroître considérablement le risque d’une nouvelle crise politique et d’une augmentation de la violence à travers le pays », a-t-il conclu.

UN News Service

La MONUSCO réitère son soutien à l’Accord du 31 décembre

De même qu’elle a salué et appuyé l’Accord du 18 octobre résultant du dialogue de la cité de l’Union Africaine sous les auspices du Togolais Edem Kodjo, la mission onusienne au Congo reste, à ce jour, dans la droite ligne des autres partenaires de la RD Congo qui ont donné leur quitus en faveur de l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre.

monusco_cencoC’est la conclusion que l’on peut retenir de la première conférence hebdomadaire de la Monusco pour cette année 2017 d’hier, mercredi 11 janvier 2017. Félix Prosper Basse, son Porte-parole, a éclairé la lanterne à propos de cette nouvelle feuille de route qui attribue la primature au Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement. «Les conclusions de l’accord doivent s’appliquer au plus vite que possible pour permettre au pays d’avoir un gouvernement de transition. Nous nous félicitons de cela. Il est le fruit d’un compromis par les congolais eux-mêmes », a-t-il souligné.

2017 est, en effet, selon les prophéties politiques, une année de paix, de l’amélioration du social des congolais et des élections crédibles, apaisées et démocratiques en RD Congo. Dans un document remis à la presse au sortir de ce face-à-face, Antonio Guterres, le nouveau Secrétaire Général des Nations Unies s’est préoccupé profondément à convier les décideurs du monde à accorder plus d’importance à la sécurité de leurs populations. Comment venir en aide aux millions d’êtres humains pris au piège de conflits, et qui souffrent énormément dans des guerres interminables ? Telle est la principale question qu’il s’est posée. Toute son inquiétude qui mérite bien des solutions idoines se résument en ces termes : «Une force meurtrière décime les civils. Des femmes, des enfants, des hommes sont tués ou blessés, forcés à l’exil, dépossédés et démunis. Même les hôpitaux et les convois humanitaires sont pris pour cible. Dans ces guerres, il n’y a aucun gagnant : tout le monde est perdant. Des milliards des dollars sont dépensés, détruisant des sociétés et des économies entières et alimentant des méfiances et des peurs qui se transmettent de génération en génération… ».

Surmonter les divergences

C’est cela une recommandation qui mérite son pesant d’or. Dans le contexte de la RD Congo, Félix Prosper Basse a exhorté les acteurs politiques à poursuivre les travaux techniques qui perdurent sur les arrangements particuliers au centre interdiocésain de la Gombe. Vu comme un acte additif aux yeux d’une bourrée d’acteurs, l’Accord du 31 décembre stipule que la primature revienne au Rassemblement réuni autour d’Etienne Tshisekedi. La condition impérieuse pour retirer la nation de la boue demeure, pour tout dire, l’apaisement des vues auprès des uns et des autres. Et dès lors que les intérêts du peuple seront favorisés, on n’assisterait plus à cette crise.

«De la solidarité et la compassion dans notre vie quotidienne, au dialogue et au respect quelles que soient les clivages politiques… Des cessez-le-feu sur le champ de bataille, aux compromis à la table des négociations pour parvenir à des solutions politiques… », a recommandé le patron de l’Onu, lors de son investiture du 1er janvier 2017. Tenez, face, à tout, la réponse appropriée se situe dans un dialogue franc et sincère, dans l’acceptation de l’un et dans la priorité aux intérêts du peuple congolais.

Par Aubin Kandembi (La Prospérité)

RDC: Vers la signature de l’accord par toutes les parties impliquées dans les négociations directes.

Ça y est ! Les Evêques ont persuadé toutes les parties prenantes aux discussions directes, même le Front pour le Respect de la Constitution, de déposer leurs propositions sur les arrangements particuliers.

cencoSi la Majorité présidentielle a déposé les siennes, il y a quelques jours ; avant-hier, tard dans la soirée, c’est Eve Bazaïba et les siens qui s’y sont employés, quoi que n’ayant pas encore signé l’Accord du 31 décembre 2016. Maintenant la même méthodologie de travail, les Evêques ont rouvert les travaux, hier mercredi, 11 janvier 2017, au Centre Interdiocésain. Pendant le laps de temps que les parties ont eu à se regarder droit dans les yeux, les Evêques, eux, ont pris soin de remettre à chacune les propositions des uns et des autres. Ce faisant, ils attendent les contre-propositions dans un timing réduit, soit dans quatre jours, à dater du 11 janvier. En clair, c’est le samedi, 14 janvier, soit un jour avant la fin de la session extraordinaire du parlement, qu’interviendra la clôture des travaux. Mais, que recèlent les propositions sur les arrangements particuliers fournies par les uns et les autres ? D’abord, au niveau du profil du Premier ministre. Le Rassemblement préconise trois conditions.

 Que le premier ministre soit compétent, rassembleur et jouissant d’une expérience politique. A la Majorité, l’on maintient les trois conditions, en estimant que l’expérience dont il est question, doit être une expérience professionnelle dans la gestion de la Res publica. Au regard de ces critères, l’on peut bien comprendre les intentions des parties. Ensuite, il y a la taille du Gouvernement qui divise. Eu égard aux multiples défis et à la modicité des finances, le Rassemblement estime qu’un Gouvernement de 45 personnes donnerait d’épargner le pays de folles dépenses. Pour la majorité, 60 personnes permettraient d’avoir un Gouvernement qui reflète le caractère d’union nationale. Sur ce point précis, un expert a plutôt conçu une équipe gouvernementale de 35 personnes, et où il n’y aura ni ministre d’Etat, ni vice-ministre. Enfin, il s’est agi de la composition du Conseil National de Suivi. En dehors de la présidence, qui est dévolu d’office à Etienne Tshisekedi, du fait de son combat politique et de la sagesse qu’il incarne, il est prévu trois postes de vice-présidents. Les discussions portent sur ces postes.
 Au niveau de la Majorité présidentielle, le gâteau devra se partager de la manière suivante : un vice-président viendrait du Front pour le Respect de la Constitution, un pour la Majorité présidentielle et un autre pour la Société civile. Du côté Rassemblement, le partage ne peut se concevoir qu’en termes d’un poste pour la MP, un poste pour le FRC et un poste pour le Rassemblement. Voilà la quintessence de la matière. Il revient dès lors aux délégués des parties prenantes de faire diligence, pour qu’après que les propositions soient confrontées les unes aux autres, que le samedi déjà, les Congolais de tout bord connaissent les critériums qui permettront à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, de désigner, en son sein, un Premier ministre. Ainsi, contrairement aux malaises qui ont prévalu ces derniers jours, donnant de penser ou de croire qu’une croix serait mise sur ces assises, il n’en est rien. Les parties prenantes sont entrées dans le vif du sujet. Le samedi, 14 janvier prochain, l’essentiel sur le profil du Premier ministre, la taille du Gouvernement ainsi que la composition du Conseil National de suivi, seront connus.
(La Prospérité)

Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

burundi-1Lors de sa réunion du mardi 10 janvier, le comité politique et de sécurité (COPS), organe du Conseil des ministres de l’UE réunissant les ambassadeurs des Etats membres chargés de la PESC et de la PSDC, devrait approuver le principe d’une contribution de la « Facilité africaine de paix » à hauteur de 10 millions d’euros à la mission d’observateurs des droits de l’Homme et d’experts militaires de l’Union africaine au Burundi. Cette enveloppe couvre une période de douze mois, du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, et vise à soutenir le déploiement de la mission et ses activités. Lire la suite Burundi : L’UE attend des reformes en Droits Humains

Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’homme se réclame à la tête de 4 brigades (un bataillon) dans la vallée de la Semliki. Son objectif, jusque-là annoncé sur les ondes des médias : traquer les auteurs des massacres qui sévissent à Beni depuis octobre 2014.

C’est au téléphone d’Austère Malivika que Kakolele a dévoilé sa nouvelle aventure dans l’Est du Congo. Il se réclame à la tête d’un bataillon suffisamment équipé, pour en finir avec les présumés auteurs du génocide de Beni. Outre, il s’insurge contre le partage de pouvoir entre politiciens à l’issu de l’accord du 31 décembre 2016, sous l’égide de la CENCO. Pour cet officier rebelle, il est moins admissible que la question sécuritaire à l’Est de la RDC n’ait pas été prise en compte lors des négociations directes au centre inter-diocésain à Kinshasa ; et que les politiques rabâchent uniquement sur les postes dans le nouveau gouvernement, sans se soucier du quotidien des citoyens.

Une prise de position qui ne fait pas l’unanimité à Beni, Butembo et Bunia, où cet officier réfractaire est connu pour son activisme armé, et parfois pour ses rapprochements répétitifs avec les rebellions téléguidées de l’extérieur. D’aucuns y voient une main noire, visiblement conçue par certains milieux Kinshasa, où Kakolele était censé se retrouver en résidence surveillée, pour peut-être faits fins malveillantes. Lire la suite Nord-Kivu│Beni : Une coalition des groupes armés commandée par Bwambale Kakolele prétend combattre les égorgeurs.

L’OTAN et la Russie font un pas en avant pour réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique

L’OTAN et la Fédération de Russie sont parvenus à s’accorder, le 19 décembre, sur l’idée de ranimer un groupe d’experts pour discuter de mesures visant à réduire les risques d’incidents aériens en mer Baltique.

merCe groupe d’experts a déjà travaillé sur cette question sous les auspices de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en 2014 et 2015. L’idée de reconduire ses travaux, initiée surtout par la Finlande, a été évoquée à plusieurs reprises, notamment lors de la dernière rencontre entre le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov fin septembre (EDD 922).

Le Conseil OTAN-Russie, qui s’est réuni lundi 19 décembre, l’a validé en acceptant que les experts alliés et russes se retrouvent en Finlande, au cours du printemps 2017, avec le concours de l’OACI. « Les participants à cette réunion examineront l’avancement de la mise en œuvre des recommandations faites par l’équipe de projet Mer Baltique (Baltic Sea Project Team, BSPT) » et « ils chercheront par ailleurs à déterminer s’il convient d’entamer d’autres travaux », a indiqué M. Stoltenberg à l’issue de la réunion.

Les recommandations qui avaient été faites par ce groupe sont de nature non contraignante. Les alliés reprochent à l’aviation militaire russe de ne pas toujours les respecter, notamment en éteignant les transpondeurs de bord. Mais, ils reprochent aussi les comportements parfois « dangereux » des pilotes russes, ce qui constitue un problème qui ne peut pas être réglé au seul niveau réglementaire, a souligné un diplomate allié à EDD. C’est ce qu’a également mis en évidence M. Stoltenberg : « Il est important que nous respections tous les règles déjà en vigueur, que nous ayons un comportement responsable et sûr, et que nous suivions en tout temps de bonnes pratiques de pilotage ».

Au cours de la discussion à propos de l’Ukraine qu’ont eu les ambassadeurs alliés et le représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN Alexander Grushko, ce sont les divergences de vues habituelles qui se sont fait entendre. « Il y a entre les alliés et la Russie de profonds désaccords au sujet » de la situation dans l’est de l’Ukraine, a constaté le secrétaire général. Si les deux parties font le même constat que le cessez-le-feu est régulièrement violé, ils n’en attribuent pas la responsabilité au même belligérant. « Les violations du cessez-le-feu ont atteint un niveau record ces derniers mois, et les armes lourdes n’ont pas été retirées. De surcroît, les observateurs de l’OSCE ont été pris pour cible à de multiples reprises », a de nouveau constaté M. Stoltenberg, en rappelant que, selon les alliés, les accords de Minsk restent la seule voie possible pour mettre fin au conflit.

Finalement, les alliés et M. Grushko ont fait un point sur la situation sécuritaire en Afghanistan et ont abordé les questions relatives aux activités militaires et à la transparence. Sur cette dernière question, la Russie a fait un exposé sur l’exercice KAVKAZ 2016, qui a eu lieu récemment avec la mobilisation de 12 500 soldats et l’OTAN a fait un exposé sur l’exercice Trident Juncture 2016, qui a mobilisé moins de 500 soldats et a eu comme objectif de contribuer à la certification de la Force de réaction de l’OTAN pour 2017.

De nombreux alliés se sont déclarés particulièrement préoccupés par le recours excessif aux exercices impromptus par l’armée russe. M. Grusko a, pour sa part, dénoncé une nouvelle fois le renforcement en cours du flanc Est de l’OTAN et ce qu’il considère comme l’intention de l’OTAN de déployer des troupes dans les pays baltes de manière permanente.

Agence Europe

 

#CongoCrisis : L’UE salue l’accord politique en RDC

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale et au développement Neven Mimica ont salué, dimanche 1er janvier, l’accord politique en République démocratique du Congo (RDC) intervenu la veille.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Selon cet accord, le président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre, sera maintenu au pouvoir jusqu’à la tenue d’une élection présidentielle « fin 2017 ». Pendant la période de transition de douze mois, un Conseil national de transition présidé par l’opposant Etienne Tshisekedi sera créé et un nouveau Premier ministre issu de la coalition regroupant la majeure partie de l’opposition, doit être désigné.

Cet accord politique « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », ont souligné Mme Mogherini et M. Mimica dans un communiqué, ajoutant que l’accord était le résultat de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays. Ils ont précisé que l’UE souhaitait un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui au processus national.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix », ont expliqué le Haut représentant et le commissaire. Selon eux, pendant la période de transition, « les institutions de l’Etat tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du conseil de sécurité des Nations unies (sur le processus électoral, ndlr), en vue de la tenue d’élections en 2017 ». « L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines », ont ajouté Mme Mogherini et M. Mimica.

AGENCE EUROPE

 

Transition à haut risque en République démocratique du Congo

Après des mois de contestation sévèrement réprimée en République démocratique du Congo, un premier ministre issu de l’opposition, M. Samy Badibanga, a été nommé le 17 novembre. Mais la transition politique reste incertaine, car le président Joseph Kabila pourrait briguer un troisième mandat, en dépit des remous que cela susciterait dans le pays et dans toute l’Afrique centrale.

Par Sabine Cessou (Le Monde Diplomatique)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)
Joseph Kabila vs Etienne Tshisekedi. (Ph. Tiers)

«Le président reste en fonctions » : la banderole en faveur du président Joseph Kabila flotte devant le siège du parti au pouvoir, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Pour les partisans du chef de l’État congolais, il s’agit de répondre à un autre slogan, répété à l’envi par des foules de manifestants : « Kabila, dégage ! » Le message du PPRD est clair : M. Kabila, en place depuis 2001, n’a aucune intention de partir. Pourtant, la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC), qui limite à deux le nombre de mandats successifs, lui impose de quitter ses fonctions le 19 décembre.

Le PPRD invoque l’impossibilité matérielle d’organiser le scrutin et cite l’article 70 de la loi fondamentale : « À la fin de son mandat, le président de la République reste en fonctions jusqu’à l’installation effective du nouveau président élu. » En mai, un avis de la Cour constitutionnelle lui a donné raison. Mais l’opposition met en doute la bonne foi du gouvernement. Depuis des mois, celui-ci cherche en effet à maintenir M. Kabila au pouvoir par tous les moyens. Ne parvenant pas à faire sauter le verrou constitutionnel du nombre maximum de mandats, il a tenté, en janvier 2015, de modifier la loi électorale pour y introduire une clause imposant un recensement de la population, préalable à l’enrôlement des nouveaux électeurs (environ 8 millions). Dans un pays de 80 millions d’habitants grand comme quatre fois la France, ces opérations auraient pu, en pratique, prendre plusieurs années. La manœuvre aurait donc abouti à un report indéterminé de l’élection présidentielle — une sorte de mandat « ouvert » pour M. Kabila. C’est alors que le navire a commencé à prendre l’eau : bien qu’il détienne trois quarts des sièges à l’Assemblée nationale, le PPRD a été contraint de faire marche arrière après trois jours d’émeutes dans la capitale, Kinshasa, du 19 au 21 janvier 2015. Lire la suite Transition à haut risque en République démocratique du Congo

GOMA : 57 présumés bandits aux arrêts sur les 69 criminels identifiés

Le général François Kamanzi, commandant ad intérim de la 34ème Région militaire du Nord-Kivu,  a indiqué au cours d’un point de presse tenu à son bureau que sur les soixante-neuf (69) criminels identifiés cinquante-sept (57) sont déjà aux arrêts en plus de trente-neuf (39) armes récupérées.

Cet Officier supérieur des Fardc qui a également présenté deux présumés voleurs à mains armées, l’accalmie sécuritaire observée ces derniers temps dans la ville de Goma est tributaire de cette opération. Le Général Kamanzi  a confirmé les aveux, selon lesquels les deux criminels ont reconnu avoir participé dans le double meurtre enregistré en début de ce mois au quartier Katoyi.

« Depuis un certain il n’avait pas de crimes sur la ville quand on a mis la main sur les voleurs la majorité de bandits a foui », s’est félicité le général Kamanzi avant de préciser que les deux nouveaux cas de bandits enregistrés ont été identifiés comme étant originaires de la province du Sud-Kivu.

Se basant sur le fichier déjà établi par le bureau des renseignements, le commandant de la 34ème Région militaire a précisé que des recherches se poursuivent pour mettre la main sur les bandits en fuite qui sont localisés dans la ville voisine de Gisenyi et à Bukavu.

(Kivu 1)

RD Congo : la stabilité politique au mépris de la jeunesse mobilisée ?

Négociations de la dernière chance. A l’approche de la fin du deuxième mandat du président Joseph Kabila, la communauté internationale fait tout pour éviter la déstabilisation politique du Congo. En poussant opposition et majorité à se parler. Ce faisant, elle pourrait faire malgré elle le jeu du clan Kabila. Et prendre à contre-pied une jeunesse mobilisée.

Résumons sans précaution diplomatique les ressorts de la situation congolaise. Depuis leur victoire douteuse aux élections de 2011, Kabila et son équipe ne cachent pas leur dessein de demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats présidentiels prévus par la Constitution. En conservant les apparences de la légalité. La révision constitutionnelle et la modification de la législation électorale ayant provoqué une levée de bouclier, le clan a opté courant 2015 pour une stratégie simple : ne pas organiser les élections. Ou plutôt, organiser l’impossibilité pratique de tenir les élections dans les délais en arguant de difficultés financières, techniques, politiques.

Parallèlement, faire acter par la Cour constitutionnelle qu’en cas de non-élection dans les temps, Kabila reste à la barre, et organiser un « dialogue national » pour faire admettre ce « glissement » par l’opposition et la société civile, en échange de postes (dont celui de premier ministre) et d’argent. Détail important : présenter ce dialogue comme la voie responsable et pacifique de résolution de la « crise » électorale et présenter ceux qui s’y opposent par le dernier recours disponible, la manifestation de rue, comme des acteurs violents cherchant à conquérir le pouvoir par la déstabilisation des institutions. Ajouter une dose de stratégie de la tension, pour terroriser les militants et les qualifier de terroristes.

Clos le 18 octobre, le dialogue a repoussé le scrutin présidentiel au mois d’avril 2018. Il offre donc à Kabila une rallonge de seize mois. La manoeuvre est cousue de fils blancs. Mais là n’est pas sa lacune : la majorité de l’opposition, unie dans un « Rassemblement » autour du vieil opposant Tshisekedi, ne s’est pas jointe au dialogue, plombant sa légitimité. Avec des mouvements citoyens dont l’influence sur la jeunesse va grandissant, elle entend soulever la population le 19 décembre pour faire échec à ce qu’elle estime être un coup d’État constitutionnel.

Une perspective qui effraie la communauté internationale, hantée par le risque d’une déstabilisation politique du pays, voire de la région. Cette dernière renvoie aujourd’hui les protagonistes de la « crise » dos-à-dos : les uns doivent montrer une « retenue maximale » dans la gestion de la protestation, les autres doivent « montrer de la responsabilité en garantissant le caractère pacifique de leurs manifestations » (déclaration du Conseil de sécurité du 5 décembre). Surtout, toutes les parties prenantes sont invitées à trouver une « réponse consensuelle » à la crise politique. Concrètement, et face à l’inflexibilité de la majorité présidentielle, il est demandé au Rassemblement de mettre de l’eau dans son vin en acceptant que Kabila reste au pouvoir durant la transition, en échange d’un raccourcissement de cette dernière, de la promesse de ne pas réviser la Constitution et d’un nouveau partage des postes. Vu l’hyper-concentration des pouvoirs au niveau de la présidence, cela revient à laisser à Kabila les clés de la maison un an de plus.

En voulant éviter ce qu’elle considère comme le scénario du pire, la communauté internationale valide malgré elle la stratégie de l’équipe au pouvoir : s’imposer par le fait accompli et le chantage au chaos, suppléer l’absence de base légale et de consentement populaire par la menace de la force. Ce faisant, elle tourne le dos aux plus mobilisés parmi les jeunes congolais, pour lesquels le scénario du pire, c’est le maintien de Kabila au pouvoir après le 19 décembre. Car non seulement ce scénario piétine la constitution et le principe de l’alternance qui en est le coeur, mais il implique le maintien d’un inacceptable, celui de la clochardisation des jeunes, de leur soumission à un ordre arbitraire et prédateur dont Kabila est à leurs yeux la clé de voûte. Quand la communauté internationale craint une « burundisation » du Congo, eux, regardent du côté du Burkina Faso, où la population mobilisée a « dégagé » Blaise Compaoré après 27 ans de règne.

Habitée par cette intransigeance démocratique qui grandit parmi la jeunesse africaine, cette génération a un sens aigu de sa responsabilité historique. Nombre de ses représentants sont prêts au sacrifice – « même si je meurs, cela servira à ceux qui me suivent » entend-on régulièrement. Et ces jeunes ne s’alignent plus aussi docilement sur les consignes des partis d’opposition. L’obtention d’un arrangement de dernière minute reportant le départ de Kabila serait considérée comme une nouvelle trahison des élites, nationales comme internationales. Un déni de justice aux relents postcoloniaux. Accord politique ou pas, cette jeunesse sortira le 19 décembre.

François POLET

Sociologue, chargé d’étude au CETRI et doctorant à l’ULG.

RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

Son deuxième et dernier quinquennat expire le 19 décembre 2016. Mais Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo depuis le 26 janvier 2001, est loin de concéder un passage démocratique et civilisé du pouvoir, en dépit de la pression internationale et des tensions internes, opposées à aux manœuvres tendant à rallonger le règne du « Raïs », comme l’appellent affectueusement ses partisans.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

La période précédant le 19 décembre 2016 est une période de tous les dangers en RD Congo, suite au sabotage de la tenue des élections par le régime Kabila, en violation de la constitution et ce, pour soutenir la volonté manifeste du Président Kabila de ne pas quitter le pouvoir.

Néanmoins le dernier espoir est placé dans les démarches de la CENCO afin qu’il ait lieu avant le 19 décembre 2016 un accord politique permettant d’éviter l’hécatombe qui se profile à l’horizon.

La RDC a connu des scénarios, et non les moindres, jamais expérimentés dans d’autres pays. Seul pays du monde qui a pu voir un président et quatre vice-présidents à son sommet, la RDC a aussi le record des accords politiques ayant débouché à des partages de pouvoir. En plus de l’usage de la force comme outil de répression de tout soif de démocratie et des coups d’Etats répétitifs depuis son indépendance, le pays serait sur la voie d’un « Etat d’urgence » conspiré ou non souhaité, avec le cumul des massacres aux colorations génocidaires dans le Beni-Lubero au Nord-Kivu. Lire la suite RDC : « Pas de signaux pour le départ de Kabila », selon un panel d’experts de la RDC

SYRIE: les dirigeants allemand, britannique, français, italien, américain et canadien exhortent à un cessez-le-feu immédiat à Alep

La chancelière allemande Angela Merkel, les Premiers ministres britannique Theresa May, italien Matteo Renzi, canadien Justin Trudeau et les présidents français François Hollande et américain Barack Obama ont appelé, mercredi 7 décembre, à un cessez-le-feu immédiat à Alep en Syrie. Les forces gouvernementales contrôlent désormais la quasi-totalité d’Alep-Est au détriment des rebelles.

A Alep, après un bombardement. (Photo : Thaer Mohammed/AFP)
A Alep, après un bombardement.
(Photo : Thaer Mohammed/AFP)

« L’urgence absolue est un cessez-le-feu immédiat pour permettre aux Nations unies de livrer de l’aide humanitaire aux populations de l’Est d’Alep et de porter secours à ceux qui ont fui », exhortent les dirigeants européens et nord-américains dans une déclaration commune. « Une catastrophe humanitaire se produit juste sous nos yeux. Dans Alep-Est, quelque 200 000 civils, dont de nombreux enfants, sont privés de vivres et de médicaments », insistent-ils.

Rappelant que l’« opposition » syrienne avait approuvé le plan en quatre points des Nations unies pour Alep (évacuations médicales, fourniture de médicaments et de nourriture et rotation faible mais constante de médecins) les dirigeants exhortent le régime à faire de même « d’urgence, pour soulager la situation désastreuse à Alep ». « Nous appelons la Russie et l’Iran à user de leur influence dans ce sens », ajoutent-ils.

Leur déclaration commune est également une condamnation des « attaques du régime syrien qui ont dévasté des installations civiles et médicales et (de) l’utilisation de barils explosifs et d’armes chimiques », et des « actions du régime et de ses partisans étrangers, en particulier la Russie, pour leur obstruction à l’aide humanitaire ».

Les dirigeants dévoilent également leur impuissance en soulignant que « la Russie bloque le conseil de sécurité de l’ONU, et l’empêche d’accomplir sa mission et de mettre fin aux atrocités ». « Le refus du régime de s’engager dans un processus politique met également en évidence la réticence de ses alliés à oeuvrer pour une solution politique malgré leurs assurances contraires », ajoutent-ils. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis sont membres permanents du conseil de sécurité, tout comme la Russie et la Chine.

Les dirigeants menacent par ailleurs les « individus et entités qui agissent pour le compte du régime syrien ou en son nom » de mesures restrictives supplémentaires.

AGENCE EUROPE

 

OTAN/AFGHANISTAN: la mission Resolute Support devra probablement se poursuivre au-delà de 2017, selon le général John Nicholson

La décision de maintenir en 2018 la mission de l’OTAN en Afghanistan Resolute Support n’a pas encore été prise, mais son commandant, le général John Nicholson, a déjà estimé qu’elle devra probablement être préservée si les alliés ne veulent pas retrouver à leurs portes les quelques 20 groupes terroristes qui y sévissent.

Les ministres alliés des Affaires étrangères ont examiné la situation en Afghanistan avec leurs homologues afghan et des pays partenaires lors d’une session de travail consacrée à la mission Resolute Support, mercredi 7 décembre. « La situation en Afghanistan est et restera difficile », mais nous avons surtout souhaité « réaffirmer nos engagements mutuels », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, à l’issue de la réunion. Il a déclaré que les alliés allaient prendre une décision sur l’avenir de la mission dans le courant de l’année prochaine.

Le ministre afghan des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani s’est félicité de ce « message fort » de soutien de l’OTAN. S’il a dit espérer que la situation en 2017 allait suffisamment s’améliorer pour permettre un redéploiement des soldats alliés, il a affirmé en même temps qu’un tel retrait ne pourra être fondé que sur des conditions précises et non sur un calendrier prédéterminé.

Le général Nicholson est arrivé à Bruxelles avec un double message. D’une part, la situation sécuritaire ne permet pas, selon lui, d’envisager la fin du soutien, sous sa forme actuelle, de l’OTAN et des États-Unis. D’autre part, le combat contre la présence du groupe Daech dans le pays, qu’il a évaluée à 1000 combattants, progresse suffisamment bien pour envisager une victoire en 2017. Ce groupe reçoit du financement de Syrie, mais pas de combattants, a-t-il dit. Il a, par ailleurs, appelé la Russie a cesser de légitimer les talibans et le Pakistan à combattre le groupe Haqqani.

L’OTAN appelle au maintien des sanctions économiques contre la Russie

La réunion des ministres alliés des Affaires étrangères, mardi 6 décembre, a montré que le consensus consistait toujours à proroger les sanctions économiques à l’encontre de la Fédération de Russie.

ocidentaux« La communauté internationale doit continuer à faire pression sur la Russie pour qu’elle respecte ses obligations. En particulier quand la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine reste si grave, il est important que les sanctions économiques soient maintenues », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, mercredi 7 décembre, à l’issue de la réunion de la Commission OTAN-Ukraine. Les ministres alliés ont également discuté des relations avec la Russie la veille, lors du dîner. M. Stoltenberg a affirmé que les sanctions ne devaient être levées que si la Russie venait à changer d’attitude. Or, « jusqu’à présent, nous n’avons pas vu grand-chose en ce sens », a-t-il estimé.

Le Conseil européen, qui se réunit le 15 décembre, devrait discuter d’une nouvelle prorogation des sanctions économiques, qui ont cours jusqu’au 31 janvier. Selon les ministres des Affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski et allemand Frank-Walter Steinmeier, il ne devrait pas y avoir de difficultés particulières pour les renouveler.

Devant la presse, M. Stoltenberg a également appelé « toutes les parties », dont l’Ukraine, « à redoubler d’efforts pour mettre pleinement en œuvre les accords de Minsk », tout en ajoutant que « la Russie avait une responsabilité importante pour mettre fin au conflit ». De son coté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Pavlo Klimkin a confirmé aux alliés l’engagement de son pays à mettre en œuvre les accords.

Pour le secrétaire général de l’OTAN, cette mise en œuvre doit commencer par un « cessez-le-feu immédiat et complet ». Il est revenu en détails sur la situation sécuritaire dans l’est de l’Ukraine, qu’il a qualifiée de « grave », à cause de « nombreuses violations du cessez-le-feu ». Le mois dernier, il y a eu « une augmentation massive des violations du cessez-le-feu et ces violations continuent avec des centaines d’explosions causées chaque jour par des équipements interdits en vertu des accords de Minsk », a-t-il dit. Selon lui, les armes lourdes n’ont pas été retirées des zones de combats et « seulement 13% des armes lourdes enregistrées auprès de l’OSCE peuvent être tracées ». Il a ajouté que les forces soutenues par les Russes continuaient à restreindre la libre circulation des observateurs de l’OSCE. « Certains observateurs sont même devenus des cibles », a-t-il dénoncé.

Rappelant que la diplomatie offrait la seule solution viable à la crise en Ukraine, M. Stoltenberg a finalement qualifié de « regrettable » l’échec de la réunion des ministres du format Normandie le 29 novembre dernier.

AGENCE EUROPE

 

Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

Dans un décret passé quasi inaperçu, l’Union européenne est accusée de chercher, conjointement avec les Etats-Unis, à « saper la stabilité régionale et globale ».
5045290_7_4805_vladimir-poutine-au-kremlin-a-moscou-le-25_9d1557a7a10700989488326c70107283

Après deux années de fortes tensions alimentées par l’annexion de la Crimée, en mars 2014, le conflit dans l’est de l’Ukraine, puis l’intervention russe en Syrie, Vladimir Poutine avait paru vouloir marquer une pause dans la confrontation avec l’Occident.

« Contrairement à certains de nos collègues étrangers qui voient en la Russie un adversaire, nous ne cherchons pas et n’avons jamais cherché d’ennemis », avait-il déclaré, lors de son discours annuel à la Nation, le 1er décembre, ajoutant : « Nous avons besoin d’amis. » Le même jour, cependant, le Kremlin publiait un décret signé par le chef de l’Etat qui entérine la nouvelle guerre froide. Lire la suite Le document de #Poutine qui entérine la nouvelle guerre froide

Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le 19 décembre 2016 sera à la fois un début et une fin. La RDC est aujourd’hui un pays où se croisent les superpuissances, sans dire les nouveaux maîtres du monde. Et, bien qu’avec une diplomatie moins performante, Kabila semble maîtriser cet aspect que les autres acteurs, sauf l’église catholique, qui, elle aussi, est au centre d’un vaste réseau d’informateurs jésuites à travers le monde. A Kinshasa, ça se joue entre Washington, Bruxelles, Paris, Beijing et New Delhi.

rdc-map-2
Située entre les Grands-lacs de l’Est de l’Afrique et l’océan Atlantique, la RDC est en cheval entre plusieurs zones d’influences géostratégiques.

Parmi les opposants, un certain Moïse Katumbi et un certain Vital Kamerhe ont de l’avance – à l’international bien sûre – en termes d’informations privilégiées. Eux aussi, comme Kabila, ils savent ce que c’est un « copain », un ami et un partenaire.

Ce n’est plus à démontrer, si l’Union Européenne ne réussit pas à sauver son ancien allié qui s’est tourné aux chinois, Joseph Kabila, elle lui préfèrerait Vital Kamerhe, apparu « observateur UE », lors des élections au Gabon. Pendant que les démocrates et les conservateurs des USA et de l’UK – sionistes pour le plupart – sont proches de Moïse Katumbi. Dans une option ou dans une autre, Etienne Tshisekedi est perdant. Mais pas son fils Félix Tshisekedi, qui flirte entre Kamerhe et Katumbi, mais beaucoup plus avec Katumbi, à qui il a presque confié l’influence derrière toute la publicité autour de ce qu’on appelle aujourd’hui « Rassemblement ». Tout le monde n’est pas dupe. Mais, c’est l’une des raisons pour lesquelles l’opposition s’oppose plus à l’autre opposition qu’au régime en place. Lire la suite Ce que les politiciens – opposants et Kabilistes – ne savent pas dire au peuple de RDC…

Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

En début de cette année, le gouvernement de #RDC, sous l’égide de #Matata Ponyo Mapon Augustin, annonçait ou prenait « 28 MESURES URGENTES POUR LA STABILISATION ET LA RELANCE ÉCONOMIQUE ».
Qu’est-ce qui a réellement changé ?

La situation sociale de la population en République démocratique du Congo n’était pas prometteuse au regard des objectifs du millénaire pour le développement , malgré les performances enregistrées. La croissance de l’économie congolaise a décéléré à 7,7 % en 2015 contre 9,2 % en 2014. Alors que la BAD prévoyait une poursuite de la croissance de 2012-2014 , la pauvreté reste largement répandue dans le pays. Lire la suite Le bilan « largement négatif » des 4 ans et demi de Matata mis en nu…

L’alcool est un poison

Ce n’est pas moi qui dirai le contraire, c’est une évidence. C’est juste l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Excusez du peu.

skol_primus_2

Nous serions, d’après les statistiques de l’OMS, parmi la moyenne haute des pays consommateurs d’alcool et il faudrait diminuer la consommation d’alcool chez nous d’au moins 10 %. Une fois encore, je suis fort d’accord avec toutes ces idées. L’alcool est le nouveau tabac. Il faut sauver le pauvre monde de l’intoxication générale à tout prix…

Oui, il faut aider les jeunes à sortir du piège du binge drinking, oui, il serait bien de limiter les ravages provoqués par ces produits. Mais que faut-il faire ? Lire la suite L’alcool est un poison

RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »

Ils n’en peuvent plus ! Ministres et vice-ministres d’Etat attendent de savoir s’ils vont rester, partir ou être mutés, pour le plus grand plaisir du président. Enervé par l’échec du plan de glissement conspiré et la machination du dialogue, l’homme de Kingakati ressert ses liens et revoie dans son camp.

A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)
A quelques semaines de la fin constitutionnelle de son mandant, le président Kabila de la RDC peine à se prononcer sur le financement des prochaines élections générales au pays (Ph. Tiers)

Samy Badibanga nommé aux affaires étrangères (en remplacement de Raymond Tshibanda) ? Patric Muyaya au sport ? Mfumu Nemwanda N’semi bientôt ministre ? Mystère… Bienvenue dans l’enfer du remaniement façon Joseph Kabila ! Autour de la table du Conseil des ministres, ce matin, personne n’en soufflera mot évidemment. Mais ce jeu de bonneteau, imminent, a le don de mettre à vif les nerfs du gouvernement. Il faut dire que c’est probablement le dernier grand chambardement du quinquennat, censé constituer une « équipe de crise » pour 2016. Lire la suite RDC | Remaniement : Joseph Kabila tourmente dans son camp et piège les « anti-dialogue »

RDC │ Télécom : Orange rachète TIGO et étend ses tentacules

Le groupe Orange fait une bonne opération en rachetant la filiale Millicom en RDC. Cet accord permettrait à Orange de renforcer significativement sa présence en RDC et de devenir ainsi l’un des opérateurs leaders du pays.

Télécommunications : Orange étend ses tentacules en RDC
Avec le rachat de Tigo, la RDC pourra passer de 5 à 4 opérateurs de téléphonie mobile

Du nouveau dans le paysage des télécoms en République Démocratique du Congo. En effet, Orange et Millicom viennent de signer un accord portant sur l’acquisition par Orange de la filiale de Millicom en RDC «Tigo RDC», signale un communiqué. Selon la même source, le marché mobile en RDC connaît une croissance significative et est actuellement le plus grand marché mobile d’Afrique centrale et de l’Ouest après le Nigeria avec plus de 40 millions d’abonnés.

De même, Tigo RDC correspond parfaitement à Orange étant donné la complémentarité de leurs opérations sur le plan géographique et sur le plan culturel. Cet accord, ajoute le communiqué,  permettrait à Orange de renforcer significativement sa présence en RDC et de devenir ainsi l’un des opérateurs leaders du pays.

Cet accord permettra aussi de créer des synergies significatives. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’Orange en Afrique de développement et de maintien de positions de leader à travers les différents pays dans lesquels il opère sur le continent.

Le communiqué termine en ajoutant cette transaction est soumise à l’approbation des autorités compétentes.

avec Pathé TOURE

« Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi

L’article est paru sur le site de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, le jeudi  03 Décembre 2015, avant que le site ne soit indisponible. Brouillage ? Toutefois, son esprit traduit une réplique indomptée aux fameuses déclarations du PGR Flory Kabange Numbi contre toute manipulation de l’article 64 de la constitution de la RDC.

Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)
Des évêques lors du 16èm assemblée plénière du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et Madagascar(Secam) le 9/07/2013 à Kinshasa. (Ph. John Bompengo/Radio Okapi)

Lorsqu’il le faut, tout propos jugé subversif passant via le nom de domaine « point cd » se veut être brouillé ou coupé. La CENCO serait-elle tombée dans ce cas ? Lire la suite « Au nom du pouvoir » – la réplique de la CENCO au PGR Kabange Numbi

Goma : Naufrage sur le lac Kivu – plus de 20 disparus

Plus de 20 personnes sont portées disparues après qu’un canon rapide exploité par le gouvernement ait chaviré sur le lac Kivu dans l’est de la République démocratique du Congo, le lundi 30 novembre dernier, selon les sources proches du gouverneur du Nord Kivu.

« Le bateau a chaviré avec environ 44 personnes. Nous ne disposons pas des chiffres exacts … Environ 20 ont été sauvés de l’eau, » a déclaré à Reuters, M. Julien Paluku, gouverneur du Nord Kivu.

Julien Paluku a precisé que le bateau l’incident s’est produit à l’ouest de Goma à l’extrémité nord du lac Kivu, à environ 7h30 de Bukavu. Les raisons claires de ce chavirement ne sont pas connues, précise la même source.

Nord-Kivu : FARDC vs ADF – le lourd tribut imposé à Beni ville et territoire

Pus de quatre malades ont aussi trouvé la mort dans cette insécurité imposée à la pauvre population de la place. Des rebelles présumés ADF ont fait une triple incursion depuis 15 heures de ce dimanche 29 novembre 2015 à Eringeti, agglomération située à 60 km au Nord de Beni-ville à la limite Nord entre le Nord-Kivu et l’Ituri. Un groupe a attaqué le camp de FARDC de KASANA. Un autre est allé vers le centre hospitalier de la place. Un troisième groupe rebelle est allé s’en prendre au centre d’Eringeti.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Suite à cette triple incursion, le crépitement de plusieurs balles a été entendu. Et chaque habitant a pris la direction qui lui a été favorable. Pour l’instant, la situation est encore confuse. Mais en termes de bilan, l’on parle du centre hospitalier incendie, probablement des malades et infirmiers enfermés dedans, s’essouffle l’abbé Jérôme SAYITABO, curé de la paroisse d’Eringeti. Notre source indique que le bilan sera revu à la hausse au fur et en mesure que les dégâts seront en train d’être constatés.

 Quelques maisons ont été aussi brûlées. Du coup, c’est le désespoir qui gagne les esprits des habitants d’Eringeti dont certains comptent abandonner totalement leurs maisons. Des rebelles se seraient retirés d’Eringeti à 3 heures de ce lundi 30 novembre. Du côté secteur opérationnel SKOLA 1, l’on promet se prononcer tout prochainement.

A la dernière minute, on apprend que des médicaments ont été pillés, le Centre de santé de référence d’Eringeti ainsi que plusieurs maisons de commerce et d’habitation y compris la Radio communautaire d’ERINGETI ont été mis en feu. Des sources sur place renseignent que cette matinée, des militaires FARDC étaient rares sur le terrain mais « des hélycoptères de la Monusco faisaient des tours dans le ciel jusqu’à Beni ville.

Jusqu’en début d’après midi de ce lundi 30 novembre, le bilan provisoire à notre possession fait état de 26 morts dont 12 présumés ADF, 7 FARDC, 6 CIVILS dont une infirmière, 1 casque bleu MALAWITE de la MONUSCO, 8 blessés dont 6 civils parmi les malades alités au centre de santé d’ERINGETI et 2 casques bleus MALAWITE.

Du côté matériels, outre les 5 autos blindées de la MONUSCO touchées par les  roquettes des assaillants, le centre de santé de référence d’ERINGETI a été pillé puis incendié ainsi que 40 maisons de commerce sans éparger la radio communautaire locale…

Face à cette situation de qui vive, une ville morte spontanée s’est imposée à OICHA ce lundi 30 novembre au lendemain de l’attaque des positions  FARDC d’ERINGETI par un groupe des rebelles présumés ADF. A Oicha, boutiques, magasins  et établissements scolaires sont restés fermés. On pouvait seulement voir sur le boulevard partout des groupuscules d’hommes et femmes parler de l’insécurité devenue chronique en secteur de BENI MBAU et de l’attaque de dimanche qui plonge plus profondément encore les populations civiles dans une incertitude du lendemain.

Jean-Paul NGAHANGONDI président nationale de la convention pour le respect des droits de l’homme CRDH fait sa lecture des faits en indiquant que c’est horrible, ce qui se passe à Beni et s’interroge sur ce que font les autorités quant à ce.

Un article de Radio Moto FM

Syrie, Russie, Turquie, Daesh, France, Etats-Unis, Otan : l’ombre d’une « troisième guerre mondiale » ?

Le globe garde son haleine sur ce sujet qui fâche, pourtant : « les chasseurs turcs F-16 ont abattu le SU-24 russe engagé contre DAESH, en réaction  à la destruction de centaines de camions citernes, qui avaient été envoyés par les combattants de l’Etat islamique en Turquie depuis la Syrie, a déclaré le ministre de l’Information de  Syrie Omran al-Zoubi. Tout ce pétrole était destiné à être acheté par la société pétrolière du fils du président turc Recep Tayyip Erdogan, a-t-il ajouté dans son interview à l’agence russe RIA Novosti. » Une nouvelle guerre mondiale ?

Le président américain Barack Obama et son homologue turc Tayyip Erdogan
Le président américain Barack Obama et son homologue turc Tayyip Erdogan (Ph. Reuters)

Le Daesh (État islamique) est une invention américano-turque pour « le business des armes » ; je m’excuse de ces propos quasi-exagérés. La Turquie est un allié des Etats-Unis. La Turquie vend la manne pétrolière exploitée par DAESH, selon les services des renseignent russes et l’armée russe.

Le 24 novembre, un avion russe est abattu par un missile turc. Les deux pilotes se sont éjectés, l’un d’eux a été tué par les rebelles syriens. La Turquie déclare que l’avion volait dans son espace aérien et qu’il a été averti «dix fois en cinq minutes». La Russie assure de son côté qu’il survolait le territoire syrien et qu’il n’a pas été prévenu avant d’être touché. Lire la suite Syrie, Russie, Turquie, Daesh, France, Etats-Unis, Otan : l’ombre d’une « troisième guerre mondiale » ?

Politique : Mbikayi et Bitakwira se recherchent dans la « Kabilie »

Les forces politiques et sociales pour le dialogue, c’est cette minuscule plateforme, que viennent de créer les deux anciens pseudos opposants, Justin Bitakwira et Steve Mbakayi, qui depuis ont rejoint la majorité présidentielle-leur famille naturelle.

Justin Bitakwira B. et Steeve Mbikayi, députés nationaux, anciens du GP/UNC & alliés
Justin Bitakwira B. et Steeve Mbikayi, députés nationaux, anciens du GP/UNC & alliés. (Ph. Tiers)

Ils ont organisé la sortie officielle, de la petite structure politique le lundi 23 novembre à l’hôtel Venus dans la commune de la Gombe.

L’objectif principal des forces politiques et sociales pour le dialogue, c’est de faire la promotion du dialogue en vue de répondre à la demande pressente de Kabila, qui n’est rien d’autre qu’un glissement ou un 3ieme mandat.

Bitakwira et Mbikayi ont levé hier, l’option suicidaire de soutenir le dialogue à tout prix. Ces deux députés, le premier élu sous les couleurs de l’UNC et le deuxième grâce à Tshisekedi sont plus sur le schéma de positionnement politique, plutôt que œuvrer pour l’intérêt du peuple.

Ici, ce sont les intérêts personnels qui sont mis en avant plan. Mbikayi, il y a peu, il avait annulé son meeting du stade municipal de Masina faute de mobilisation. Il avait prétexté, que les autorités avaient refusé d’autoriser cette manif. Mbikayi avait promis de présenter les documents des autorités interdisant son meeting. Depuis, il n’a rien brandi.

by MATTHIEU KEPA/ C-NEWS

Beni : Nouvelle attaque des presumés ADF

Ce lundi 23 novembre 2015, vers 17 heures 45 minutes, il y a eu embuscade tendue par les ADF/NALU sur le tronçon Mbau-Kamango au niveau de la localité de Mamundyoma ( 25 Km), Secteur de Beni-Mbau, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Beni

Le bilan fait étant de trois ( 3 ) personnes tuées tous des civiles. Les corps des victimes sont exposés à la morgue de l’hôpital général de Oïcha. Tout en condamnant fermement c’est acte criminel, la CRDH exige au commandement des opérations Sokola 1 à renforcer les mesures sécuritaires dans le tronçon Mbau-Kamango et Oïcha-Eringeti pour mettre fin aux embuscades répétitives dans cette partie du Territoire national.

La CRDH a le profond regret de constater que les militaires qui sont engagés au champs de bataille accuseraient trois (3) mois sans recevoir leurs soldes. Elle demande au gouvernement Congolais de bien encadrer ces combattants de la paix en mettant à leurs dispositions tout les nécessaires.

De @Tyna Kasoki – OASIS CONGO MEDIAS

Goma : Nécessite des enquêtes sérieuses après le mort en détention de l’Hon. Kendakenda.

• Communiqué de presse •

Du laxisme de l’Autorité provinciale du nord-Kivu face à l’etat de santé de feu Honorable Valérien KENDAKENDA

Le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu dénonce et condamne le laxisme de l’autorité provinciale et du bureau de l’Assemblée Provinciale du Nord-Kivu, face à la nécessité exprimée de transfert de l’Honorable N’ZCHANZCHU KENDA KENDA Valérien dans un centre spécialisé pour des soins adéquats.

Rappelant que les dispositions relatives aux droits des prisonniers et détenus imposent à l’État « de s’assurer que tout prisonnier est détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de la dignité humaine et que, eu égard aux exigences pratiques de l’emprisonnement, la santé et le bien-être du prisonnier sont assurés de manière adéquate, notamment par l’administration des soins médicaux requis » ; le Collectif des Parties Civiles du Nord-Kivu fustige le silence et l’immobilisme dont ont fait montre les gouvernement et assemble provinciale du Nord-Kivu, alors qu’une Attestation médicale de transfert avait été signée et rendue publique depuis le 15 août 2015 par l’Hôpital Provincial du Nord-Kivu qui assurait le suivi médical de l’Honorable N’ZCHANZCHU KENDA KENDA Valérien.

Vus le silence et la lenteur entretenus par les instances judiciaires pour une probable comparution du défunt, des enquêtes indépendantes et sérieuses s’imposent de la part de l’organe délibérant pour pouvoir établir les parts de responsabilités.

Lire l’original en PDF ici.

Fait à Beni, le 23 novembre 2015

Marcel-Héritier K. KAPITENE

Secrétaire Exécutif

« Coller la petite », de la porno-musique qui embrase de Yaoundé à Kinshasa.

Le clip rappelle les “Pesa Sima” [donne le derrière, ndlr] et les “Sim’ekoli” [les derrières ont grossi] de Koffi Olimide et Werrason. En clair, ce sont des scènes obscènes.  De Kinshasa à Abidjan, passant par Youandé d’où est née cette infamie signée Franko.

Franko – Coller la petite from Malanchie on Vimeo.

Mélange de rap et de sonorités camerounaises à travers un concept amusant qui invite à la fête. Enfin qui invite les mecs à danser avec les filles. « Récupère le petite, angoisse la petite, embrouille la petite, et maintenant colle la petite« , c’est claire qu’avec cette recommandation bien détaillée tout le monde sait désormais quoi faire pour kiffer les soirées. Cette fois, il ne s’agit ni de Stanley Enow, ni de Jovi. Il s’agit plutôt de Franko, un jeune artiste camerounais qui en est d’ailleurs à sa première vidéo.

La chanson à succès « Coller la petite » de Franko est interdite de diffusion au Cameroun. Une décision prise par le préfet du département de la Mifi.

Le morceau sorti en juillet dernier s’est rapidement propagé au Cameroun créant ainsi un véritable buzz. Sorti à la rentrée, le clip est un vrai succès puisqu’il a réuni plus d’un million de vues sur YouTube en un mois : un fait rare pour un artiste africain.

Même si beaucoup s’attendaient à voir une vidéo remplie de figurants un peu déjantés comme celles de Mani Bella, « Coller la petite » de Franko a été très bien accueillie par le public. Plus de satisfaction que de critiques. Un bon début pour une première vidéo. Il ne nous reste plus qu’à lui souhaiter bon vent.

« Ici en R.D.C la musique n’arrête pas de passé et puis je l’ai déjà retenue par cœur à force de l’écouter, désormais à chaque fête cette musique est recommandée et mon frère kiff [aime, ndlr] cette chanson qu’il y danse tellement bien, avec une légèreté, c’est vraiment Wow coller la petite je vous assure qu’il colle au vrai sens du mot et oui il dépasse même la super glue. I’m up when i’m hearin’ it can’t wait no more to stick to my young girl i’mma stick so hard like in song Frank taught us to hit it… », precise Junior Kalima de Kinshasa.

De son vrai nom Kinguè Franck Junior, Franko est un artiste camerounais de 28 ans, né à Akwa, quartier populaire de Douala, la capitale économique du pays. « J’étais assez turbulent à l’école, j’ai dû souvent changer d’établissement pour finalement me retrouver en internat à Nkongsamba », explique l’artiste, titulaire d’un BTS en management à l’Institut supérieur de gestion des affaires du Cameroun.

Inspiré par ceux qu’il appelle « frères d’arme », l’ex-groupe de rap camerounais Babylone Squad, il décide de se tourner vers une carrière artistique deux ans après son baccalauréat. Suivra un premier album, C’est le rap que tu veux voir ?, qui le fera connaître du public, notamment avec son titre « Les filles d’aujourd’hui » qui cumule aujourd’hui 70 000 vues sur YouTube. « Au début, les gens n’étaient pas fans de ma musique, ils me trouvaient un peu trop cru. Mais à la longue, explique-t-il, ce premier album m’a valu une nomination au Canal 2’OR », une cérémonie où sont récompensés les artistes camerounais.

https://soundcloud.com/frankoofficial/coller-la-petite-prod-by-dr-bg

Facebook : les demandes de données de la part des gouvernements en forte hausse

Plus de 60% des demandes au premier semestre 2015 émanent d’agences gouvernementales américaines, mais la France n’est pas non plus en reste.

Facebook affirme demandes données émanant gouvernements nette hausse semestre 2015
Facebook affirme que les demandes de données émanant de gouvernements sont en nette hausse au premier semestre 2015 – SIPA

Lire la suite Facebook : les demandes de données de la part des gouvernements en forte hausse

Riche mais Pauvre; la République Démocratique du Congo

S’il est un pays qui démontre combien il est difficile de transformer les richesses minérales en croissance inclusive, c’est bien la République démocratique du Congo.

Selon la dernière évaluation annuelle de l’économie congolaise réalisée par le FMI, les taux de croissance en 2014 atteignaient jusqu’à 9,2 %, mais les indices de pauvreté de la RDC restent parmi les plus élevés au monde. Dans ce podcast, Norbert Toé, Chef de mission pour la RDC, discute les points essentiels du rapport.

Norbert Toé, Chef de mission du FMI pour la République Démocratique du Congo.

Et si les chiffres de Matata Ponyo – Monsieur le Cadre Macroéconomique – étaient fictifs ? Je ne dis mot…

Et Kabila nomma ses « Commissaires Spéciaux » – Ils ont fini par « cracher sur les gueules »…

L’élection des gouverneurs de provinces c’est comme celui des Chefs de Promotions ou de délégués départementaux à l’Université. On n’a pas besoin de plus de 1000$ dans chaque province pour les organiser ; sauf si lors qu’on veut être « budgétivore».

Les nouvelles provinces ont des assemblées provinciale ; arrêtez de faire de faire de la politicaillerie. On sait bien que ce sont les députés provinciaux qui élisent les gouverneurs.

Bande des … [que dis-je ?]

Oh ! Quelle mauvaise surprise ! Mon aîné et ami Joseph BANGAKYA n’a pas été nommé gouverneur du Haut-Uélé.

Le contexte ethno-tribal a finalement eu le dessus sur Jean BAMANISA SAÏDI, époux à l’Honorable Caroline Bemba, sœur cadette de Chairman J.-P. Bemba, locataire à la Haye. Métis Hema de Djugu, grandi à Bunia, Beni, Kasenyi et Kisangani, Jean Bamanisa n’est pas « commissaire spécial » de son ITURI d’origine, sous peine de susciter le vieux faux conflit – mais surtout pour cause de son appareténance au MSR, parti de l’opposition et membre du G7. On lui a préféré l’élu de Mambasa, ABDALLAH PENE MBAKA,  le métissé arabisé du Maniema et de Mambasa.

Pour Richard MUYEJ, aucun ébahissement. Le « Rund » chez les « Sanga », ça se passe à Kolwezi.

Seront ils responsables devant qui?les assemblées provinciales ou la présidence de la république?c’est une très mauvaise jurisprudence…, prévient un J.-C. KIJANA du NDSCI.

RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

La RDC, surtout dans sa partie Est, fait face à une situation contrarié. Dans des carrés miniers sévissent des milices. Les conditions de travail dans les mines congolaises sont assimilées à une sorte d’esclavage moderne. Les acteurs locaux y impliqués ne parviennent pas non plus à relever leur niveau de vie. Une malédiction, une fatalité ou un défi ? Pour répondre à ces questions, The Kivu Times s’est entretenu avec Soraya Aziz Souleymane, activiste des droits humains, spécialiste  des questions de développement et est Deputy Director au Centre Carter en RDC.

Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)
Soraya Aziz Souleymane, Spécialiste des questions minières et de développement. (Ph. Tiers)

The Kivu Times : Comment dissocier la problématique « ressources minières » des conflits armés en RDC et dans la sous-région des Grands-Lacs ?

Soraya Aziz Souleymane : La Solution pour moi serait de coupler les efforts de pacification et de traçabilité des minerais avec des projets de renforcement de capacité économique. Ces creuseurs ne choisissent souvent ce métier dangereux que par manque d’alternatives économiques. Une révolution agricole,  une implantation de manufacture, un boom du secteur touristique ou un artisanat minier en coopératives encadrées sont autant de possibilités auxquels le gouvernement et ses partenaires internationaux devraient penser. D’un autre coté l’exploitation industrielle, si elle est bien gérée, peut aussi avoir des impacts positifs sur la sécurité et les revenues locaux et nationaux. Lire la suite RDC : Les ressources minières, une malédiction pour ses enfants ? – Réponses avec Soraya Aziz Souleymane

J’accuse le gouvernement de la République Démocratique du Congo

Chers Compatriotes,

Je n’ai pas honte d’accuser le gouvernement RDCongolais d’entretenir un flou sur le lendemain démocratique dans notre pays.

Comme ce fut le cas dans les années 90, sous la deuxième République, le pays est tombé plus bas. C’est atroce de ne pas parler de « dictature ». C’est un véritable putsch constitutionnel qui vient d’être consacré…

Répondant à une requête en interprétation de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour constitutionnelle a enjoint mardi 8 septembre au gouvernement congolais de doter la CENI « des moyens nécessaires pour l’organisation impérative des élections des gouverneurs […] des nouvelles provinces avant toute élection des députés provinciaux et sur toute l’étendue de la République ».

Aujourd’hui, personne ne peut affirmer que les différents scrutins prévus en RDC auront lieu dans les délais impartis. Les congolais sont-t-ils habitués à la misère ou au mal ?

L’adaptation peut se définir d’une manière générale comme l’ajustement fonctionnel de l’être vivant au milieu, et, en particulier, comme l’appropriation de l’organe à sa fonction.

L’adaptation correspond à la mise en accord d’un organisme vivant avec les conditions qui lui sont extérieures. Elle perfectionne ses organes, les rend plus aptes au rôle qu’ils semblent jouer dans la vie de l’individu. Elle met l’organisme tout entier en cohérence avec le milieu.

 « L’inaction des hommes de bien permet-elle au mal de triompher ? », il est indispensable de faire le point sur tout le développement du sujet. En premier lieu, le bien et le mal en l’Homme sont à la fois distincts et flous suivant le contexte dans lequel on les étudie. Effectivement, d’un point de vue de la société, la limite entre le bien et le mal sont assez flous puisque l’Homme, entraîné dans son torrent d’envies croissantes et aveuglé par les tendances de la perfection sociétaires, ne perçoit plus que des idées brumeuses qui ne l’aident guère. Il aurait pour fâcheuse habitude de choisir la solution la plus simple qui est de suivre la masse ; individualistes qui partent vers le même but du bien illusoire. Ensuite, il existe également le bien et le mal selon les valeurs.

Beaucoup d’êtres humains tentent de suivre leur instinct de distinction pour savoir comment agir face à l’adversité et aux difficultés. Cependant, même si suivre la raison est digne d’un philosophe, on peut le payer cher ; le don de la vie au nom du bien. Sous prétexte qu’on possède la capacité à distinguer le bien du mal, quand celui-ci cache la mauvaise entité, on ne le voit pas ; aveuglé par sa conviction. Mais comment faire lorsqu’on ne sait plus différencier ?

Entrons dans l’Histoire des bonnes œuvres et de l’humanisme! Il n’y a d’âme sensible qui reste silencieux ou inactif devant le malheur des autres. Surtout quand dans ce cas là, il s’agit de malheur imposé à une masse de paisibles âmes, il n’y a plus de raison d’être atone.

Chers compatriotes, mon âme soufre ! Mon âme souffre d’apprendre que la cours constitutionnelle vient de valider, au compte du pouvoir, la décision accordant au Président de la République les prérogatives de nommer les gouverneurs des provinces.

Ces dernières semaines, les peuples de la République démocratique du Congo, pris dans l’étau d’une folle et meurtrière violence, ont connu sans commune mesure une souffrance horrible. Violence imposée par le cynisme d’un pouvoir anti-démocratique qui donne depuis quinze ans toutes les raisons à des groupuscules, aux intentions tout autant obscurs ou non, de prendre les armes pour se défendre et exiger le minimum de changement appelé de tous les vœux, de tous les coins et recoins de ce grand pays quatre-vingt  fois comme la Belgique. Pour qui connaît ce pays ou a connu les 15 ans de souffrance imposée aux RD Congolais par ce pouvoir dont on ne peut plus se tromper à qualifier de diabolique, l’épi-dénouement violent de la crise RDCongolaise survenu ce début du mois de février était inévitable.

La clanisation et la militarisation à outrance du pouvoir de part et d’autre du fleuve Congo, qui a atteint son summum avec une révision constitutionnelle en 2011 suivie d’une présidentielle équivoque pour permettre à son tenant de régner aeternum ad vitam sur la RDC, ont fermé la porte à toutes les voies de recours pour une alternance. Une alternance pas seulement pour le plaisir de permettre à d’autres de s’asseoir sur le fauteuil tant convoité du Palais de la Gombé, « palais de la nation ». Mais pour changer la situation chaotique dans laquelle son actuel occupant a plongé toute la RDC, seul et ultime but qui anime tous les RDCongolais qui, en leur âme et conscience et au-delà des différences, souhaitent fortement le départ de l’oligarchie clanique et familiale aujourd’hui soutenue à bout de bras par un pseudo pays des Droits de l’Homme, la Belgique. Alors, la seule voie à laquelle les RDCongolais se sont résignés pour ce faire est, malheureusement, celle du fusil et du canon qui fait, malheureusement encore, des victimes à Beni et dans le Rutshuru, mais aussi à Pweto, Mitwaba et Manono. Autant civiles que militaires.

La minorité des citoyens qui ont choisi la voix de l’activisme non violent, sont devenus la proie des services secrets et d’une justice inféodée qui cherche à plaire à l’oligarchie en place en RDC. Pour preuve, le militant congolais Fred Bauma, du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), basé dans l’est de la République démocratique du Congo restera en prison. C’est la décision rendue par le tribunal de Grande instance de la Gombe. Il avait été arrêté en compagnie d’une trentaine d’autres activistes notamment Yves Makwambala, du mouvement Filimbi. Ce dernier a été inculpé de haute trahison puis écroué à Makala.

Fred Bauma a été arrêté le 15 mars dans un climat politique tendu en même temps que plusieurs activistes du Burkina et du Sénégal. Venus en RDC pour une rencontre sur la bonne gouvernance et la démocratie en Afrique, ces activistes ont pour leur part été expulsés après avoir été accusés de préparer des « actes de violences ».

Le fait que les populations, à chaque tentative de renversement du dictateur, soient sorties massivement le long des artères de la capitale pour acclamer les rebelles, en dit long et est assez éloquent. Malheureusement, une fois encore, quand les forces, les prières et les souhaits se conjuguent pour venir à bout de ce pouvoir diabolique, il se trouve des puissances aux intérêts occultes qui viennent à son secours, annihilant l’espoir de tout un peuple!

Les actions « Telema » et « Filimbi » ont été une sonnette d’alarmes. Nos compatriotes péris en celles-ci entendent de nous une action concrète.

Mais ces martyrs ne doivent pas l’être pour rien. C’est pourquoi, le silence face à ce cynisme et après tout ce que les RDCongolais ont connu de plus fou cette année, ne s’apparenterait qu’à une complicité non seulement criminelle mais qui augure de lendemains encore sombres que l’on ne saurait ni accepter, ni tolérer, ni comprendre.

Aussi, du silence faut-il sortir et donner de la voix, agir pour défendre le peuple meurtri et opprimé. Les âmes encore sensibles, ayant ne serait-ce qu’un minimum de bon sens, d’humanité et de compassion, ne sauraient rester aphones et laisser le chapitre aux voix maléfiques et mortifères! Edmiund Burke serait encore vivant qu’il nous aurait rappelé ceci: « La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. » Hélas, il n’est plus et la lutte appartient aux vivants, a dit par ailleurs un de ses illustres contemporains! Qu’on se le tienne alors pour dit et donnons la preuve que nous vivons.

Pas pour des broutilles mais pour des actes dont nous saurons gré les générations à venir. Ils l’inscriront, à coup sûr, au fronton de l’histoire des bonnes œuvres et de l’humanisme.

Mandela et le Mossad : un hoax made in Israël

par Gilles Munier (Afrique Asie – février 2014)*

Israëlafrique – S’attaquer à la mémoire du leader sud-africain en affirmant sans preuve qu’il a été entrainé par le Mossad est de la calomnie. Israël espère qu’il en restera quelque chose.

Mandela-fake-passport
Copie du passeport éthiopien avec lequel Nelson Mandela a voyagé en 1962. Sous la fausse identité de David Motsamayi. (Ph. Tiers)

Un certain David Fachler, chercheur et colon israélien originaire d’Afrique du Sud, a affirmé que Nelson Mandela s’est présenté en 1962 à l’ambassade d’Israël en Ethiopie, sous le nom de « David Mobsari », pour demander à être formé au maniement des armes et au sabotage, et que le Mossad a été chargé de son entraînement.

Ce n’est qu’en octobre 1962, après la parution dans la presse des photos de militants de l’ANC (African National Congress) arrêtés près de Johannesburg que le Mossad a découvert, dit-il, que « David Mobsari » et Nelson Mandela  ne faisaient qu’un.

Ce bidonnage calomnieux – ce hoax, comme on dit aujourd’hui –, paru le 20 décembre dernier, curieusement sur le site Internet de Haaretz, quotidien considéré en Israël comme pro-palestinien, est à prendre avec des pincettes. Le fac-similé de la note du Mossad n’a pas été publié. Le communiqué du 9 décembre des Archives diplomatiques israéliennes faisant état d’une conversation sur la situation au Proche-Orient entre un représentant israélien« non-officiel » et « Mobsari » est bien vague et ne prouve rien… sinon que Benjamin Netanyahou et l’ultra-raciste Avigdor Lieberman – redevenu ministre des Affaires étrangères – sont au centre de l’opération visant Mandela. Lire la suite Mandela et le Mossad : un hoax made in Israël

Elections locales – RDC : Doit-on commencer à oublier ?

 » Les élections locales ne se tiendront probablement pas le 25 octobre 2015…

Il paraît désormais impossible de tenir comme prévu les élections municipales et locales fixées au 25 octobre prochain en République démocratique du Congo (RDC), rapporte jeudi la presse kinoise, qui s’attend à la publication rapide d’un nouveau calendrier électoral.

Les élections locales ne se tiendront probablement pas le 25 octobre 2015
Vérification des listes électorales après publication du fichier revu (Ph. Tiers)

Organiser les élections provinciales, municipales, urbaines et locales au 25 octobre, est un « pari impossible« , écrit le journal Forum des As.

Le Sénat congolais n’a approuvé que mardi – à l’unanimité, mais sans l’opposition qui a boycotté la séance -, une loi sur la répartition des sièges, nécessaire pour ces scrutins contestés.

Le vote, au cours d’une deuxième session extraordinaire convoquée en violation de la Constitution, selon l’opposition, après deux échecs, n’a pris que 35 minutes. Ce qui alimente les soupçons de corruption, le journal Le Palmarès affirmant que les sénateurs ont touché une prime pour une session pleine de trente jours (soit un montant total d’un million de dollars) pour boucler si rapidement la session et « retourner en vacances« .

Le président congolais Joseph Kabila dispose d’un délai de quinze jours pour promulguer la loi, déjà adoptée par l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement, et dont la promulgation était initialement attendue au plus tard, le 20 avril 2015, souligne pour sa part le quotidien La Prospérité. Face aux retards, ce titre s’attend à la publication « imminente » d’un nouveau calendrier électoral.

Avec RTBF

RDC : Congo Airways annoncé à Goma à fin aout 2015

C’est un tweet de la primature que le confirme. Le nouvel appareil acquis par le gouvernement RDCongolais pour sa nouvelle compagnie aérienne dessirira plusieurs fois Goma, capitalme provinciale du Nord-Kivu.

L’information vaut plus qu’un salut, pour les compatriotes de l’Est du pays, qui n’étaient connecté à Kinshasa qu’à travers la Compagnie Africaine d’Aviation. A Kinshsa, l’arrivé de « P. E. Lumumba », nom donné par le premier ministre Matata au premier avion de Congo Airways, avait fait la joie de kinois et officiels. Pour rappel, le gouvernement RDCongolais avait acheté deux Airbus A-320 d’occasion auprès du transporteur italien Alitalia pour la compagnie aérienne nationale Congo Airways. Le montant de la transaction est estimé à 50 millions de dollars.

Dans un entretien à l’AFP en avril, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo avait annoncé que la RDC était intéressée par l’acquisition de deux appareils moyen-courrier A320 en crédit-bail pour sa nouvelle compagnie aérienne publique. Le fait d’avoir finalement opté pour un véritable achat plutôt que pour une location est un gage de crédibilité donné par l’État et Congo Airways, estime la source familière du projet interrogée par l’AFP. Dans un entretien diffusé le samedi 27 juin par la chaîne de télévision France 24, M. Matata a confirmé l’acquisition de deux A320 par Congo Airways. Le tout premier Airbus arrive au mois de juillet et le deuxième Airbus arrive au début du mois d’août, a déclaré le Premier ministre dans cet entretien, indiquant que le vol inaugural de la compagnie devrait avoir lieu au mois d’août.

Avec le pendant dossier des Lignes Aériennes Congolaises en cours de liquidation, la controverse n’a pas manqué de transparaître via certains médias. Congo Airways ne fera uniquement pas la joie de tous. Avec cette nouvelle compagnie, il est donc temps de fourrer aux oubliettes le fameux dossier des LAC.

Les autorités RDCongolaises ambitionnent de démarrer son activité courant août, qui devrait desservir dans un premier temps, avec deux A320 et un appareil Bombardier plus petit, huit villes de la RDC, dont Goma (est) et Kinshasa.

Grande comme quatre-vingt fois la Belgique, la République démocratique du Congo était jusque là dépourvue de compagnie aérienne nationale.

L’essentiel du trafic aérien est assuré par des vols affrétés par la Mission de l’ONU au Congo (Monusco) ou le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que par deux compagnies locales, CAA et Korongo, toutes deux sur la liste noire des compagnies aériennes établies par l’UE – comme la cinquantaine de compagnies enregistrées dans le pays et dont la plupart n’assurent plus de vols.

Le développement de Congo Airways doit s’accompagner d’une remise à niveau des infrastructures de transport aérien. Fin juin, le président Joseph Kabila avait inauguré la nouvelle aérogare et la nouvelle tour de contrôle censées améliorer la sécurité aérienne et l’accueil des passagers à l’aéroport international de Kinshasa.

Kim Kardashian, enceinte et nue : Selfie sexy pour faire taire les critiques

Face aux rumeurs de fausse grossesse et moqueries sur son poids, Kim s’est sentie obligée de répondre…

Kim Kardashian, enceinte et nue (Ph. Tiers/Twitter)
Kim Kardashian, enceinte et nue (Ph. Tiers/Kim – Instagram)

Les Kardashian sont l’objet permanent de rumeurs et d’attaques, parfois portées sur le physique. C’est le cas pour Kim, enceinte de son deuxième enfant, qui répond une fois pour toutes à ses nombreux détracteurs. Réponse accompagnée d’un joli selfie

https://twitter.com/kimkadwest/status/631281964088193025

Et c’est entièrement nue (ou « dans toute sa gloire« , comme dirait son mari) que Kim Kardashian apparaît sur son dernier autoportrait, pris dans sa salle de bain. La star de télé-réalité de 34 ans et épouse de Kanye West l’a publié ce mardi 11 août. Il illustre un coup de gueule poussé suite à la propagation de soupçons de recours à une mère porteuse, ainsi qu’aux moqueries sur la prise de poids provoquée par sa grossesse. Lire la suite Kim Kardashian, enceinte et nue : Selfie sexy pour faire taire les critiques

« Je vous exhorte à garder ce cap », dixit #Kengo à ses pairs du sénat

Le mardi 11 août 2015 dernier, à l’occasion de l’ouverture de la session extraordinaire, le Président du Sénat, Monsieur Léon KENGO Wa DONDO, a prononcé l’allocution ci-dessous.

Son contenu traduit et conclut fidèlement tout le travail abattu par la chambre haute autour de l’examen et l’adoption du projet de loi portant adoption de la répartition des sièges par circonscription pour les élections municipales et locales. Une sorte de préparation des esprits à un plan ?

Après le vote du projet de loi, l’ordre du jour étant ainsi épuisé, le Président du Sénat a procédé à la clôture de ladite session. Suivre le lien de l’allocution d’ouverture, ici.

Tanzanie : Le parti présidentiel se vide – un ex-premier ministre vire vers l’opposition

L’ancien Premier ministre de Tanzanie, Edward Lowassa a rejoint ce mardi 28 juillet le parti principal d’opposition, l’Union Populaire Constitutionnelle (CHADEMA), agité et hanté par l’incertitude chez auprès des Tanzaniens après avoir loupé les primaires pour du CCM – Chama cha Mapinduzi (Mouvement de la Révolution)  –  le parti présidentielle, pour les élections à vernir.

Edward Lowassa, premier ministre tanzanien du 30 décembre 2005 au 7 février 2008

Lors d’une conférence rassemblant les acteurs politiques et organes de presse, Lowassa a affirmé qu’il avait accepté une invitation à se joindre au parti principal de l’opposition, Chadema.

Il a dit que, après une méditation profonde et sa déception par  le processus de nomination du candidat du CCM à Dodoma, a décidé de faire défection du parti presidentiel.

 » Le CCM était dans le processus de sélection d’un candidat à la présidence ; j’ai du désisté car des rumeurs et de fausses informations à  propos de ma personne ont été ont été transmises au comité exécutif et au comité central de consensus, malgré que j’ai été soutenue par beaucoup de membres plus que les autres candidats  » dit Lowassa.

Edward Lowassa (né en 1953) est un ancien Premier ministre de Tanzanie. Il a pris ses fonctions le 30 décembre 2005 et les a quittées le 7 février 2008.

Santé : Un vaccin contre la malaria dès octobre 2015 ?

Alors qu’on célèbre ce samedi la Journée Mondiale contre la Malaria, le premier vaccin, développé en Belgique, pourrait être approuvé par l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans quelques mois, annonce la revue britannique médicale The Lancet. Si c’est le cas, l’Organisation Mondiale de la Santé devra alors décider de recommander ou non la vaccination dans les pays où le paludisme est endémique. Une décision est attendue pour le mois d’octobre prochain.

Un vaccin contre la malaria dès octobre?
La malaria tue plus de 584 000 personnes chaque année (OMS)

Le RTS, S/AS01, seul vaccin à avoir atteint la troisième phase des tests cliniques (la dernière avant l’autorisation définitive d’une commercialisation) a démontré qu’il offrait une protection contre la maladie mais cette protection n’est que partielle (4 ans maximum), surtout si aucun rappel n’est effectué. Le vaccin est plus efficace sur les enfants en bas âge (à partir de 5 mois) que sur les nourrissons. Le vaccin pourrait cependant permettre d’éviter des millions de cas de malaria, une maladie qui fait près de 600.000 victimes mortelles par an, en majorité des mineurs. Le RTS, S est le vaccin expérimental le plus évolué à ce stade. Dès 2004, il a été démontré qu’il pouvait protéger des enfants et des bébés vivant dans les zones endémiques de la maladie causée par le Plasmodium falciparum, espèce la plus meurtrière du parasite de la malaria. Lire la suite Santé : Un vaccin contre la malaria dès octobre 2015 ?

Burundi : Le SOS d’Amensty International – Nkurunziza s’en tape

L’ange n’est pas tombé du ciel. C’était prévisible et c’est arrivé. Le président sortant et candidat à sa propre succession, Peter Nkuruniza a été réélu. Le pays est au bord des tensions. Cela ne laisse pas indifférent qui craint tout basculement de la situation sociopolitique.

Le cortège accompagne le cercueil d'Emmanuel, un sympathisant du FNL d'Agathon Rwasa. RFI/Sonia Rolley
Le cortège accompagne le cercueil d’Emmanuel, un sympathisant du FNL d’Agathon Rwasa. RFI/Sonia Rolley

D’après son rapport publié le jeudi 23 juillet, Amnesty International accuse les autorités burundaises d’avoir réprimé des manifestations comme s’il s’agissait d’une insurrection. «Le pays semble sur le point de sombrer dans un conflit », prévient-elle.

Selon l’enquête menée par Amnesty International, la police burundaise a eu recours à la force létale de manière excessive, y compris contre des femmes et des enfants : «C’était pour réduire au silence ceux qui s’opposent au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.» Lire la suite Burundi : Le SOS d’Amensty International – Nkurunziza s’en tape

Forest doit remplacer le Boeing 737-300 de Korongo Airlines

Je n’y connais pas grand-chose, je sais tout simplement que Korongo Airlines est une compagnie aérienne du Groupe Forest, pour ne pas citer Georges Arthur Forest, le célèbre homme d’affaire belgo-Katangais usant des labels de SN Brussels Airlines.
Cette compagnie n’a qu’un seul appareil, nombreux ne le savent pas. C’est son Boeing 737-300 qui fait Kinshasa-Mbuji-Mayi-Lubumbashi-Johannesburg et assure le relais Lubumbashi-Kinshasa pour les passages de SN Brussels au départ du Katanga ou du Kasaï.
Ce mardi 02 juin, il se fait que le vol de Korongo Airlines au départ de Kinshasa pour Lubumbashi via Mbuji-Mayi a été décalé de 3 heures. Prévu pour 11h50 de Kinshasa, il a été effectif au tour de 15h.
À l’escale de Mbuji-Mayi, tous les passagers en destination de Kinshasa ont été surpris par le message du commandant de bord : « Nous avons connu un problème – nous ne sommes pas à même de nous servir de notre moteur droit – nous allons devoir attendre un technicien qui arrive de Lubumbashi… » Et là, c’est au tour de 17h à Bipempa Mbuji-Mayi wa Balengele mu Bakwanga !
18h, le technicien n’est pas toujours là ! 19h, les passages sont débarqués. 20h : Ils sont conduits à l’Hôtel KADJE à 5 minutes de l’aéroport de Bipempa – un autre calvaire les attend… les robinets sont à sec, quelques chambres seulement sont climatisées, le restaurant de l’Hôtel n’est pas fonctionnel ce soir.
Forest doit remplacer son truc ici avant…

Comment je vois la condamnation de Mohamed Morsi ?

Ceux qui condamnent Mohamed Morsi à la peine de mort ne rendent pas un bon service au continent pour des raisons suivantes (ça ne m’engage que moi):
1) Ils font de plus en plus peur aux dirigeants d’autres pays du continents qui hésitent à quitter le pouvoir, craignant pour leur sécurité judiciaire après le pouvoir.
2) La peine de mort est une pratique invétérée et de surcroît impénitente en ce sens qu’ il permet au bureau de ne pas supporter sa peine. Le condamné s’en sort bénéficiaire en ce sens que sa souffrance et ses peines sont abrégés par sa mort. Exécuter un criminel c’est tout simplement lui faciliter la tâche, lui privant de l’occasion de voir le monde évoluer normalement après lui avoir privé de sa totale liberté. C’est aussi empêcher aux autres potentiels criminels de se servir d’un exemple vivant. La peine de mort est à la fois une facilité et une lâcheté. La peine de perpétuité (prison à vie) ou une peine de travaux forcés à très longue durée sont nobles et positifs en ce sens qu’ils donnent au détenu une chance de reconversion psychique et spirituelle ; mais aussi lui permettant de servir de témoignage vivant aux autres tueurs potentiels.
3) Outre mon aversion négative ou mon jugement critique envers la peine de mort, ça ne vaut plus la peine de taire le fait que pour se débarrasser de Hosni Mubarak, les puissances impérialistes occidentales et les monarchies du golf ont laissé émerger la confrérie musulmane qui mena Morsi au pouvoir après les révolutions égyptiennes. C’est de la pure et simple manipulation à l’oeil nu.
Imaginez un instant que Osama Ben Laden soit capturé vivant et présenté à un juge à Washington ou à New York… Combien l’histoire de l’humanité serrait autre?! Cela aurait permis aux familles de victimes de se venger psychologiquement en assistant à un jugement. C’est plus fort! D’où, la meilleure manière, la plus atroce, à la limite, serait le stress psychologique infligé aux anciens criminels capturés, tout en leur ouvrant deux voies : 1) Une chance de repentance et 2) Des occasions de suicide.
Ne tuez donc pas les criminels capturés. Sensibilisez les plutôt sur la gravité de leurs crimes. C’est plus positif pour eux et pour le reste du monde. Ne salissons pas l’histoire de l’humanité par la couleur du sang.
Après Ben Laden, la nébuleuse terroriste islamiste ne fait qu’émerger. Le monde a privé à Ben Laden l’occasion de lancer publiquement en direct d’une prison, devant des caméras des médias, l’occasion de prononcer son mea-culpa envers l’humanité et à décourager ceux qui ont cru à sa folie.
Réfléchissons un peu plus grand…

Beni : 22 Morts à Mavivi – Un énième carnage

Selon la société civile locale, 22 corps sans vie ont été trouvés le matin de ce 14 mai 2015 à Mavivi , bourgade situé en cheval entre Beni-ville et Beni-rurale en territoire du même nom. Les localités de Mbutaba et Tipiwe ont été la cible de cet énième incursion  des tueurs aux armes blanches, présumés ADF.

En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôle 300 personnes exécutées à l'arme blanche.
En fin novembre 2014, le nombre des victimes du génocide de Beni frôlait 300 personnes exécutées à l’arme blanche.

Au lendemain de la visite de Evariste Boshab, vice-premier ministre et ministre RDCongolais en charge de l’intérieur, les tueurs n’en ont pas à terminus de leur mission criminelle. Selon la société civile locale, les tueurs, présumés ADF suivant la version officielle, ont fait ncursion dans les localités de Tipiwe et Mbutaba au tour de l’aéroport de Mavivi, à 12 km au nord de la ville de Beni.

Le bilan provisoire fait état de 22 personnes tuées et des dizaines de blessés qui ont pu s’en fuir et alerter les services de sécurité. L’aéroport de Mavivi abrite un campement de l’unité de réaction rapide du régiment commando FARDC et un contingent onusien de la MONUSCO. Lire la suite Beni : 22 Morts à Mavivi – Un énième carnage

Burundi : La nuit a été longue pour les radios indépendantes

Trois radios indépendantes ont été attaquées au petit matin de ce jeudi. Les responsables de Radio-Télévision Renaissance, Radio RPA et Radio Bonesha ont confirmé à Iwacu l’attaque menée à l’aube.

FB_IMG_1429275244277

Selon Teddy Mazina, journaliste à Radio TV Renaissance, une voiture et le compteur électrique ont brûlé. Il semblerait que la station a été attaquée avec une roquette ou une grenade « Le système électrique de la station est hors d’usage, des vitres ont volé en éclats » a indiqué M. Mazina. L’autre station attaquée est la radio Bonesha, située en plein centre de Bujumbura. Selon Patrick Nduwimana, leFB_IMG_1429275249958 directeur, des grenades ont été lancées, mais n’ont pas fait des dégâts. Une garde de militaires postée à la radio a défendu Bonesha. Enfin, la RPA semble avoir été sérieusement attaquée vers 4 heures du matin mais, à 9 heures, un responsable de la radio contactée par Iwacu n’avait pas encore tous les détails et l’importance des dégâts. Il a confirmé que l’équipe des journalistes et animateurs qui devait prendre l’antenne à l’aube n’a pas pu approcher la radio à cause des tirs. Pour le moment la RPA n’émet pas. Lire la suite sur IWACU

Beni : Une assemblée générale de la societé civile annoncée

Après multiples carnages, certaines autorités civiles et militaires ont foulé le sol de Beni, parmi lesquelles le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur Évariste Boshab et le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku.

A l’issu des concertations avec ces autorités, les forces vices de Beni ville et territoire organisent une assemblée générale qui réunira toutes les couches de la population pour faire la mise au point.

Un reportage de Christina Kasoki :

De Marcel au peuple du Kivu : Épitre premier

Camarades et chers compatriotes,

Pour se forger un discours électoraliste, tout le monde se lève aujourd’hui et « dénonce » le génocide de Beni. C’est de la pure et simple récupération…

Faignant une guéguerre au sein de la majorité présidentielle (MP), des voix s’élèvent des tous cieux… Ceux-ci dénoncent, ceux-là fustigent, ces autres là présentent des excuses. Toutefois, rien n’a changé. Sur terrain, c’est du statuquo. On tue encore et toujours !

Ne nous laissons pas masqués par des discours récupérateurs, parfois marxisant, provenant des tyrans d’hier et d’aujourd’hui, qui veulent s’approprier notre malheur pour décrocher nos voix. Ils sont malins, et à haut de l’échelle, ils cracheront sur nos têtes. Ils l’ont fait et ils le feront. Ne dit-on pas, dans le vieux dicton, que « qui a bu boira » ?

Aujourd’hui comme hier, ceux qui ont emprisonné que muselé nos frères et sœurs qui ont dénoncé le laxisme du gouvernement et du pouvoir dans la prise en charge sécuritaire dans l’Est du pays, notamment à Beni, Rutshuru et Uvira, sont en train d’essayer de passer pour des sapeurs pompier, mimant des guéguerres mesquines, stériles et puériles. C’est anodin ! Méfions-nous en…

Qui ont mis Nzangi Butondo en prison pour avoir dénoncé l’incapacité de notre armée à sécuriser l’Est de la RDC? Qui ont machiné l’arrestation de Fred Bauma ? Qui sont derrière l’arrestation de Jean-Louis Ernest Kyaviro ? Ne sont-ils pas ceux qui essayent de calmer le jeu en jouant au « sapeur pompier » ? Ce sont eux ! Oui, eux, les pompiers pyromanes !

Il vaut urgemment la peine de comprendre leur machination : « Ordo Ad Chao » qui signifie « du chaos à l’ordre ». Comment une même formule peut-elle être utilisée à la fois pour réaliser la perfection et le mal ? Quel est le mystère occulte derrière cette formule et comment cela fonctionne sur le plan énergétique et stratégique ? Voilà les questions auxquelles chacun de nous devra trouver une réponse.

En effet, la formule est si simple : « Créer un désordre, faire massacrer la population à Beni, Nyamilima, Kokola, Mutarule, etc., et proposer des vaines solutions pour des fins électoralistes ou de récupération. » Pas plus, pas moins ! C’est une véritable stratégie du chaos et du mensonge, imaginée par ceux qui tuent pour pouvoir nous aveugler, bref, pour s’attirer notre sympathie, se faire élire et/ou trouver un argument de glissement. C’est aussi l’une des voies pour nous imposer la balkanisation, créant en nous un sentiment de non appartenance au Congo.

Soyons prudents !

La Corée du Nord a accompli un pas supplémentaire vers son indépendance stratégique.

la Corée du Nord a lancé le missile balistique à portée intercontinentale « Hwasong-14 »  à 0040 UTC le 4 juillet 2017 vers l’est à partir d’un site près de l’aérodrome Panghyon de Kusong.
L’engin aurait parcouru une distance de 933 km et atteint une altitude de 2802 km avant de tomber en mer du Japon.
Les adversaires de Pyongyang n’ont pu cette fois sous-estimer ou mettre en doute la réussite de cet essai.
Le missile a été lancé de telle sorte qu’il atteigne une certaine altitude afin de tester les techniques de ré-entrée en atmosphère terrestre.
Sans doute par dépit, les militaires US et Sud-coréens se sont contentés de riposter à cet énième essai en imitant ce que les Nord-coréens font depuis longtemps en lançant des dizaines de missiles sol-sol tactiques en pleine mer.
Les poissons et autres créatures marines qui y vivent encore ont du apprécier.
Kim Jong-Un n’en a cure, il possède la bombe à Hydrogène et des vecteurs balistiques capables de la délivrer là où ça peut faire mal:   En péninsule coréenne, au Japon, à Guam, à Taïwan, à Midway, au large des îles Aléoutiennes, en Alaska même où à Hawaï…
Un petit pays sous-développé vient d’atteindre l’indépendance stratégique en narguant ouvertement Washington (cadeau du 04 juillet, fête de l’indépendance des Etats-Unis).

Coup de gueule d’une indignée

Et oui, on nous fait croire à une course au pouvoir alors que nos " élus " n'ont pas de pouvoir si ce n'est le privilège d'être moins pire que les autres pour avoir fait du droit par exemple. La grande majorité sont des Dr en droit.

Je suis désolé de le dire , les avocats profitent du système mieux que quicquonc car ce système est verrouillé par le droit , les voies légales.

Si l'avocat ne profite pas du système alors il profite de l'homme prisonnier du système par l'ignorance de ses droits. La corruption ne passe pas par les musiciens qui n'ont rien, même pas un ministère digne de ce nom mais par tout ces Dr en x et y.

L avocat de base vous dira : payez moi mes vacations, payez moi mon essence , payez moi ma bouteille d'eau, mes unités pour appeler pour que je vous assiste. Et ils n'ont pas honte…il vous dira ici c'est comme ca qu' on vit. Le plaignant alors déjà victime de sa famille , ensuite, du système se verra alors abuser par celui qui est sensé défendre ses droits. Mais soyez en sur ce genre de comportement c'est de la faute du président ! C'est lui qui les a envoyé.

Alors je me suis dit :
C'est étonnant tout ces gens bardé de diplôme et qui sont souvent inutiles pour les orphelins, la jeunesse, l environnement etc….

Alors je me suis demandé comment faire pour que l'éducation rendent nos hommes de pouvoir efficaces et utiles. Alors j ai dit homme de pouvoir mais comme tout le monde est preso. Voyez-vous …. Oui ce monde est dominé par les hommes donc effectivement nous allons vous cibler dans une moindre mesure. Des gens remplies de pouvoir mais sans budget. Quelle horreur!

J observe également que 90% des associations pour les orphelins sont créés par des femmes qui souvent ne savent pas être subventionnées par les hommes de pouvoir qui détiennent la caisse sans tenté d abuser d elle au préalable.

Alors le schéma: la maman se soucis des enfants, quand l homme veut jouir…

Alors je me dis aussi que finalement, seul le fait que rien n'est sur peu rendre tout un groupe d individu aussi jaloux ou possessif.
Car en vérité sur ce genre de terrain tu perds ta femme en un clin d'oeil comme ta terre le temps d'un voyage….qui pour certain aura tout de même durée 30 ans en moyenne. 600 ans pour d autres.

Il y a toujours quelqu'un qui sera là pour vouloir ce que tu possède partant du principe qu' il a forcément été dépossédé par un tiers.
La loi de la jungle.

Et ensuite tout ceux qui ont perdu la mémoire, leur terre, leur parents etc…
Deviennent hyper frustré se sentant incapable de se faire justice. Et pourtant …

Les biens mal acquis ne profitent jamais . Une porte qui se ferme c'est une autre qui s'ouvre. Ayons la sagesse de savoir rendre à Cesar ce qu' appartient à César . Ou au-lieu de regarder la richesse des autres. Créons nos propres richesses.

Tout ca sans parler des dettes.

Le crédit dans tout les sens du terme est le plus gros défis.

Posons-nous la question, qu' avons-nous fait à nos ancêtres jusqu'à Dieu pour être aussi endetté.
Du chef de l état jusqu'au plus petit . Il y a des dettes à gérer.
Et ca court à l union européenne, au FMI pour demander des crédits.

Parce qu' en fait il n y a rien qu' ils sachent conserver le plus longtemps possible dans sa pleine valeur. Allez – y comprendre. C est a dire qu' ils jouissent sans avoir et crame la vie jusqu'à ce qu' il n y ai plus rien. Et ensuite ils vont pleurer et dire que la distraction c'est pas bon . Alors que plus jouisseur qu' eux avec tout leur mariage a fêter, les deuils à organiser, les collations à fêter les ceci les cela . Et tout ça il faut être bien habillé. Cotiser Pour le pagne, cotisé, cotisé. Ils savent cotiser sans savoir épargner.
Et Pour aller voir ta famille faut surtout pas arrivé les mains vides. Rassure toi tu as à peine le temps de dire j arrive qu' on t a déjà demandé un cadeau.
Tu veux aller développer un coin . Au préalable il faut que tu fasses déjà des dépenses pour quelques choses que tu ne possèdes pas encore.
Il faudra arriver avec:
– 5 litres d'huile
– sac de riz de 25 kg
– la farine
– de la bière
– etc…

Et donc tu serais quelqu'un parce que tu as ….donné les provisions qui ne dure qu' un temps. Quand ca sera épuisé. Ils reviendront te demander et c est celui qui donne qui lui habillé en basket et jean qui aura le pouvoir quand celui qui demande est en costard cravate.

Alors comme conclusion.
Notre problème est la consommation. Nous cherchons à avoir avant d'être. C est juste incroyable.
Mais comme le salut est individuel rien n est perdu pour l individu.

Ce comportement qui consiste uniquement à vendre et acheter. C est ca l ennemi du Congo également. Parce qu'on crée, qu'alors l industrie se développe.
Vendons nos idées et achetons l idée de notre grand-mère. Et l argent circulera alors à flot à l intérieur.

Je crois que ce sont ce genre de paramètres auxquels il faut faire face de manière individuel plutôt que boycotter l'art collectivement.

Ils sont tous instruits je vous rassure mais hélas, la grande question est à quoi ca sert si c'est …..?

Et c'est là, qu'un moment donné quitte à choisir, je préférais ne pas être instruite mais au-moins savoir faire pousser des tomates.
Qu' on se le dise!

Pardon d'avance.

Effectivement j ai eu à parler des traditions. En disant que c est une arme. Mais ce que j attend de la tradition c'est sa science pour la vie. Car nos us et coutumes mélanger à l état de survie. J ai des doutes.

Et tout ça ne se réglera pas par les manifestations. Je crois que les magasins de vêtements militaires sont malheureusement en rupture de stock pour rien.

Soyons sportifs pour de vrai plutôt qu'acheter le vêtement de sport. Ou courons vraiment que d'uniquement s'habiller en courir.

PS: Je n ai jamais vu un vrai militaire avec un gros ventre.

Manacée Israël Isolele est artiste musicienne d'origine Congolaise (RDC), vivant entre Paris et Kinshasa.

Kinshasa : « Ne tombez pas dans les pièges, les paroisses n’appartiennent pas aux évêques »

« Ce qui s’est passé à KINSHASA est inacceptable et dépasse la cruauté.Contrairement à d’autres confessions qui appartiennent à leurs responsables, les paroisses catholiques sont une propriété des paroissiens et non des évêques.

Et même si tel était le cas, quelle est votre cible 🎯 ?

Ceux qui mènent des missions de facilitations ou ceux qui bloquent la facilitation ?

Ne soyez pas si lâches en vous attaquant aux symboles d’une religion.

Tous vos négociateurs sont présents à Kinshasa. Allez leur poser la question, demandez leur de vous rendre des comptes. S’ils en sont incapables, demandez leur de lâcher les appâts des postes auxquels ils ont tous mordu et trouvez-vous une solution qui ne fait pas des faibles vos cibles. »

PS : On exclut pas l’hypothèse que les attaques contre la Paroisse Saint-Dominique aient été perpétrées par des bandeaux à la solde de ceux qui bloquent pour prétendre jeter le discrédit à leurs adversaires. Sur ce terrain là, tout est possible.

16 février 2016 : Ce qu’en retient Godefroy Mwanabwato


16 février 2016, En souvenir de tant de souvenirs…Je me réveille suffocant sur mon petit lit de camps dans la cellule 09 dupavillon I de la Prison centrale de Makala… 

Je sens que mes yeux sont encore lourds de sommeil. Le temps de tirer une clope sportman, je retourne au lit. Mes yeux sont lourds de sommeil. Je n’ai fermé l’œil qu’aux environs de 4 heures. Toute la nuit, avec les camarades de Goma et Kinshasa, nous travaillions sur la journée ville morte du lendemain. Eh oui ! Même à Makala, nous participons à des actions de la Lucha menées à l’extérieur. J’avais alors réussi à faire entrer frauduleusement une tablette Tecno et réussissais à me connecter sur whatsapp afin de prendre part à nos forums stratégiques. 

La nuit du 15 au 16 février 2015, nous travaillions sur les « pigeons ». C’est ainsi que nous appelions les calicots. Nous proposions en temps réel aux amis de l’extérieur des messages à poster sur les banderoles et les tracts destinés à la journée du 16 février 2015 commémorative des martyrs de la démocratie. 

« Papa, maman : bomba bana nayo n’a ndako lobi »  » Restons tous à la maison pour honorer les martyrs du 16 février 1992″ etc… 

Les forums étaient vivants cette nuit-là. Pendant que nous autres les détenus proposions des messages, les amis de dehors étaient mobilisés à les saisir et à les imprimer sur des papiers et des banderoles. D’autres les dispatchaient à travers les artères de Kinshasa et de Goma. 

Quand brusquement je reçois un message d’un camarade de Goma : 

  • Nous sommes encerclés. Ils ont déniché notre lieu de retraite !

Bon sang ! De ma cellule, je sursaute ! Il est 3 heures du matin à Goma. Deux heures à Kinshasa. Comment ont-ils pu dénicher le lieu de retraite des amis? Il y a sûrement une taupe de l’intérieur… Nous nous proposons de retirer tous les amis de Goma du forum. Au cas où leurs téléphones étaient saisis… Ce qui est fait. Nous gardons les combattants de Kinshasa dans le groupe : Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo qui travaillent sur les artères de Kinshasa. 

Nous nous croyons en sécurité. J’essaie de savoir si les amis de Kinshasa sont penards. Bienvenu Matumo me rassure. Puis, nous échangeons sur d’autres tactiques de tractage et sur les pistes à suivre pour ne pas être repéré. Là, à ma surprise, je reçois un autre message de Bienvenue :

  • Mon cher, je sens qu’on nous poursuit ! O’ nous a repérés

Mon Dieu, lui aussi ! Que se passe-t-il dehors ? 

Je demande à Matumo :

  • Tu es là ? 
  • Oui, mon cher, ils nous ont repérés. 

Je n’ai jamais reçu d’autre message de son numéro…

Nous avions décidé de supprimer le forum whatsapp et de retirer tous les participants. J’ai éteint ma tablette et l’ai caché dans l’oreiller. En suivant les informations ce matin-là , j’appris que la journée Ville-morte avait été une réussite à Kinshasa. Bienvenue Matumo, Marcel Héritier Kapitene et Victor Tesongo me rejoindrons quelques jours plus tard dans ma cellule…

Godefroy MWANABWATO 

Congo nde biso


Extrait tiré de « Je ne le dirai pas à mon fils, mémoires d’un combattant de la liberté« 

16 février 2016 : Je m’en souviens encore comme si c’était hier…

C’était il y a un an, c’était hier…

5h20′ Le 16 février 2016.

Victor #Tesongo a été kidnappé la veille vers l’avenue Betetela.

Bienvenu Matumo et moi, par diversion, avons passé la nuit hors des lieux habituels. Hélas ! C’était tard… Nous étions espionnés toute la semaine…

Des volontaires reportaient nos activités à temps réel (même au bureau, t’en fais pas !).

Les résidences des amis sont forcés à Goma (parmi l’autre lot à 2000 Km de nous : Rebecca Kabugho, Melka Kamundu, etc.)

Matumo me réveille (c’est le seul qui aime m’appellera par mes deux noms)

  • [sur la porte de ma chambre] : Héritier Kapitene (x3)
  • (Mais il a quoi ce type ?) Oui !

  • Mon cher, on doit quitter ce lieu. Aseme #GOMA ni terrible.

  • Attends, j’arrive.

J’ouvre la porte, je lis ses blagues naturelles. Mais je peux le croire car il a déjà remis sa veste.

« Vala koti, on doit vider ce lieu le plus vite possible« , insiste-a-t-il.

Je remets mes chaussures, la traditionnelle chemise blue et l’occasionnelle veste marronne.

Le temps de passer la main sur le visage 🤦🏻‍♂️, débarquer dans la rue et nous chercher un taxi. (Je cacherai la destination à jamais).

Mais…

Erreur ! Les gaillards nous ont suivi toute la semaine et ont été dans les parages de nos cachettes.

Si nous avions ôté nos vestes, nous passerions inaperçus. (J’ai appris ce jour-là qu’il faut toujours prendre une deuxième tenue dans un sac quand on sort…)

Environ 100 pas sur le trottoir, un taxi arrêté à 15 mètres de nous. Nous nous empressons vers lui.

Derrière nous, des gaillards en redingotes civiles, avec armes à feu et radio VHF. Horreur. C’est comme dans un film.

La suite est très difficile à raconter. Je vous épargne des scènes larmoyantes.

En bref, c’était le début d’un autre calvaire.

Les gars sont rodés en diversions. Ils sont apparemment fans de Pablo Escobar.

Votre implication nous a sauvé la vie.

Et notre sourire les impressionnait. Il fallait donner l’impression de ne pas être affecté.

Mon logiciel « Banalisation » s’est très vite mis à jour et mes réponses ne faisaient qu’enerver. Jouer le con intelligent. Il fallait profiter de l’occasion pour dire aux flics 👮 ce qu’ils n’ont pas l’habitude d’écouter : un discours sans peur. J’ai très vite improvisé des cours de Droit de l’Homme à mes interrogateurs.

Première séance d’interrogatoire : 13 pages. On exploite les faiblesses de l’agent. Il mord à l’hameçon et est très ému par les discours. Il fallait mélanger folie et intelligence, le pousser à reposer deux fois différemment les mêmes questions.

Tout flic qui nous a interrogé aura subi un lavage de cerveau. Nombreux d’entre eux avaient reconnus qu’ils le font parce qu’ils ont faim, parce qu’on leur demande de le faire et parce qu’ils doivent protéger leurs jobs. Contraste ! (Petit, makambo na bino etali biso te. Biso tozoluka nde ba grades. Yo okanisi tolingi pouvoir oyo ? Biso mpe tolembi lokola bino, mais toza na choix te. Eza service commandé petit ! Oyoki ?)

17h00, le 16 février 2016 : Mis en cellule à l’IPKin. Apprentissage de la faim… Deux jours et deux nuits sans manger, torse nu, couché sur la dalle humide. Un million de moustiques… Elles étaient en fête, j’imagine. La grosse cellule est décorée aux traces de sangs. Thriller…

8h, le 17 février 2016 : douche froide.

Je peux reconnaître Victor parmi les autres détenus.

Surprise! Apparemment ceux qui sont morts peuvent se dire Bonjour mais sans se serrer les mains.


Vers 11h, le 18 février 2013 : Transfert des colis.

Le lot passe de 2 à 3 pièces : Tesongo, Matumo et moi.

Une pickup bleue à vitres teintées, mesurages (poids et taille), photos (vues en face et en profil), embarquement, destination Quartier Général ANR. (Je vous épargne des troublantes scènes d’horreur.)

Je me suis souvenu que j’avais une fille. Je me suis dit que si tout dépend de moi, il ne faudra pas qu’elle sache ce qui s’était passé.

De 15h à 22h : Interrogatoire.

22h : le roi 👑 débarque. Auditions interrompus partiellement. Poursuite sur interphones en mode « isolé« .

Votre implication nous a sorti de ce trou. Merci pour tout !

C’était il y a un an, c’était hier.

#FreeLucha

Où reposent les héros ?

Le très célèbre Martin Luther King n’a pas été enterré au cœur de l’Etat le plus noir des USA. À la demande de sa veuve, Martin Luther fit sa propre oraison funèbre avec son dernier sermon « Drum Major » enregistré à l’Ebenezer Baptist Church. Dans ce sermon, il demande qu’à ses funérailles aucune mention de ses honneurs ne soit faite, mais qu’il soit dit qu’il avait essayé de « nourrir les affamés », « habiller les nus », « être droit sur la question du Viêt Nam » et « aimer et servir l’humanité ». À sa demande, son amie Mahalia Jackson chante son hymne favori, Take My Hand, Precious Lord.

La Mrs Green, Wangari Maathai, ne repose pas non plus à l’académie de Rangers, non moins à la Faculté des Sciences de l’Université de Nairobi. Sa dépouille fut mise dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu’elle avait faite à sa famille de ne pas couper un arbre pour fabriquer son cercueil. 

Mohandas Ghandi, l’indien et l’indigné non violent le plus célèbre de tout le temps, ne repose pas au Taj-Majall. Selon sa propre volonté, la plupart de ses cendres furent dispersées dans plusieurs grands fleuves du monde tels le Nil, la Volga et la Tamise. Deux millions d’Indiens assistèrent à ses funérailles.

Nelson Mandela n’a pas été déposé au devant le Mandela Square, non moins dans le célèbre Zoo de Johannesburg. C’est dans le petit village de Qunu qu’il a enterré.

Le Tout-puissant Patrice Emery Lumumba n’a pas de tombe.

J’essaie donc de comprendre…

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

Agence BUJUMBURA News

Le Mouvement politico-militaire MALIBU réplique contre les attaques sur les réseaux sociaux

img-20170112-wa0012

View original post

Butembo : une milice attaque en marge de l’expiration du mandat de Kabila

Des miliciens Mayi-mayi ont attaqué la prison centrale du district pénitentiaire de Butembo (ex-Prison de kakwangura) dans l’est du Congo lundi, s’engageant dans un combat armé contre les forces de sécurité, dans le contexte de tensions accrues à la fin du dernier mandat du président Joseph Kabila.

« Depuis ce matin, il y a eu des incursions par les Mai Mai (milice). Ils voulaient libérer les prisonniers de la prison centrale », a déclaré à Reuters Maître Fabrice Kakurusi, avocat et activiste des droits humains en ville de Butembo au Nord-kivu. « Ils veulent profiter de la journée pour libérer les prisonniers », précise-t-il. Un porte-parole de la police a déclaré que les miliciens tentaient de piller mais avaient été repoussés par les forces de sécurité.

Pour sa part, André Alin Atundu, porte-parole de la majorité a déclaré ceci : « Nous avons la police, l’armée et les services de renseignements qui travaillent pour nous. Peut-être il y aura des turbulences pendant deux ou trois jours, mais finalement les manifestants auront faim. »

Goma : Un militant de Lucha détenu par les services de renseignements militaires pour une affaire de T-Shirts

Communiqué n º Lucha/04016

La Lucha dénonce l’arrestation arbitraire et la détention illégale d’un de ses militants, du nom de Justin Mutabesha, par les services de renseignements militaires (P2), depuis ce jeudi 8 décembre 2016.

Tout a commencé par la confiscation jeudi matin par un agent de la Direction Générale de Migration commis à la « Petite barrière » (frontière RDC-Rwanda), d’un colis de 50 t-shirts en provenance de l’Ouganda, et la séquestration de la personne qui les transportait pour les amener à Goma (un jeune homme employé d’une société Congolaise auprès de laquelle la commande desdits t-shirts avait été passée, et qui a servi d’intermédiaire pour leur impression à Kampala). Motif avancé par l’agent de la DGM : les t-shirt portent l’inscription « LUCHA – Lutte pour le Changement » devant, et « #FreeLucha » dans le dos. Tout simplement !

Très vite, les services de renseignement se sont mêlés à l’affaire. Appelé sur place en tant que militant de la Lucha pour récupérer les t-shirt, notre camarade Justin Mutabesha a été aussitôt appréhendé, malmené, détenu pendant plusieurs heures au cachot de la Petite Barrière, avant d’être transfert le soir au cachot « T2 » des services de renseignements militaires, où il est encore gardé au moment où nous rédigeons ce communiqué, sans accès ni à un avocat, ni aux visites familiales.

Justin n’a commis absolument aucune infraction qui justifierait son arrestation et sa détention, surtout par les renseignements militaires. Les t-shirts ont été commandés et importés en toute légalité et transparence, et le message qui y est inscrit n’a rien d’illicite.

La Lucha dénonce cette Nième arrestation et détention illégale, qui participe de la répression et du harcèlement accrus contre les militants pro-démocratie, en raison de notre résistance au maintien au pouvoir du président Kabila à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel le 19 décembre 2016. Nous exigeons la libération immédiate de Justin Mutabesha et de l’agent de la société d’impression dont le lieu de détention est encore inconnu, ainsi que la restitution sans condition des 50 t-shirts.

Il y a un effet corrélation évidente entre le zèle des auteurs de ces actes attentatoires aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales, et les instructions illégales et absurdes faites par le Ministre de l’intérieur, Monsieur Evariste Boshab, à l’endroit des gouverneurs des provinces et des responsables des services de sécurité. Nous demandons le retrait pur et simple de ces instructions liberticides. Nous tenons Monsieur Boshab pour personnellement responsable des actes commis en leur application, et demandons aux instances chargées de veiller au respect des engagements internationaux des États en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales d’en tirer toutes les conséquences.

Dans le même cadre, un peu partout en RDC plusieurs militants de la Lucha ont rapporté ces derniers jours des menaces de mort par appels anonymes et SMS, des visites nocturnes chez eux à la maison par des agents de la police ou des militaires, des filatures, etc. Bien que n’étant pas intimidés par ces actes d’une grande lâcheté, nous prenons la menace très au sérieux et mettons en garde les responsables et les commanditaires, que nous avons bien identifiés, contre l’atteinte à l’intégrité physique ou la disparition dont nos militants seraient victimes.

Pour rappel, à ce jour 3 autres militants de la Lucha sont détenus injustement à la prison centrale de Goma depuis le 24 octobre 2016, pour avoir participé à la distribution de messages dénonçant l’accord politique du 18 octobre 2016 consacrant de fait un coup d’Etat constitutionnel. Il s’agit de : Jacques Muhindo, Fiston Dunia et Glody Ntambwe. Et en Ituri, les 5 militants de la Lucha arrêtés le 1er décembre 2016 avant un point de presse sur la campagne #ByeByeKabila ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire, accusés d’une infraction inexistante : « imputations dommageables à l’Etat ». Il s’agit de : Franck Bahati, Deogratias Kiza, Lombo Bahati, Celestin Tambwe, et Luc Malembe. Mercredi dernier, après avoir passé plus d’une semaine à la maison d’arrêt du parquet de grande instance de Bunia, ils ont été transférés à la prison centrale de Bunia, où ils sont l’objet de traitements cruels et inhumains de la part d’autres détenus qui leur exigent le paiement de quelque 120.000 Francs Congolais chacun (100$) en guise de rançon, avec la bénédiction des responsables de la prison.

La Lucha continue d’exiger leur libération et de demander aux Congolais de ne pas oublier leur sacrifice pour la patrie.

Autant d’injustices, ca devrait être pour chaque Congolais une raison non pas d’abandonner la noble lutte ou de se décourager, mais au contraire de la rejoindre et de l’affermir jusqu’au triomphe à venir de la démocratie, de la justice sociale pour tous, conditions de notre dignité en tant qu’humains et en tant que Peuple !

#ByeByeKabila Jour J-10: Congolais, to #telema !

Fait à Goma, le 9 décembre 2016.
Pour la Lucha,
La Cellule de Communication.

Pour tour contact:
Tel/WhatsApp: +243 97 42 33 390
Email: info@luchacongo.org et/ou lucha.rdc@gmail.com
Twitter: @luchaRDC
Facebook: lucha.rdcongo
Skype: lucha.rdc
Youtube: Lucha R.D.Congo

Espionnage : Joseph Kabila et ses proches sur écoute téléphonique

Les nouveaux documents extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, offrent, en effet, une plongée inédite sur le détail d’une collecte visant vingt pays africains, réalisée par les antennes des services secrets britanniques (GCHQ) entre 2009 et 2010. Parmi les chefs d’États Africains visés par les écoutes, Joseph Kabila et ses proches.

techOutre le vice-ministre des mines, c’est le tout puissant conseiller spécial de Joseph Kabila, Augustin Katumba Mwanke, qui était dans les radars. Cet homme discret a la haute main sur les contrats miniers et organise ce que la communauté internationale qualifie de « pillage des ressources naturelles » au service du clan au pouvoir.

D’autres hommes d’affaires proches de Joseph Kabila figurent parmi les personnalités visées, comme Victor Ngezayo à la tête d’un groupe d’hôtellerie notamment. Politique et affaires vont de pair au Katanga où le populaire ancien gouverneur, Moïse Katumbi, profitait de sa position pour orchestrer l’exploitation minière. Proche de Joseph Kabila grâce à qui il a pu constituer sa richesse, M. Katumbi a rallié l’opposition à son maître d’hier qu’il voudrait affronter désormais dans les urnes.

Les télécommunications de grands groupes étrangers opérant sur le continent sont également surveillées. Il en va ainsi du spécialiste italo-suisse de logistique Mediterranean Shipping Company. La plupart des opérateurs de télécommunications sont espionnés, comme le sud-africain MTN, les Saoudiens de Saudi Telecom, France Télécom et Orange.

A 924 km plus au nord, de l’autre côté d’une frontière qui fut traversée par des troupes angolaises venues soutenir Laurent Désiré Kabila durant la seconde guerre du Congo (1998-2003), Kinshasa est également étroitement surveillée. Depuis l’assassinat de son père en janvier 2001, le fils, Joseph Kabila, a pris les rênes de ce géant d’Afrique et semble intriguer les espions britanniques qui visent toutes ses télécommunications ainsi que celles de ses proches conseillers politiques, diplomatiques et militaires.

L’écoute est la surveillance par un tiers de conversations téléphoniques conventionnelles ou de communications réalisées via Internet, souvent par des moyens dissimulés. Les dispositions légales permettent à la justice d’autoriser l’écoute sous ses différentes formes par les autorités ou agences de renseignement pour des motifs reconnus comme autorisés.

Parallèlement à ces formes de surveillance légale, peuvent se produire des écoutes illégales, résultant des agissements clandestins et non autorisés de personnes « privées » voire « publiques ». Pour être légale, l’écoute nécessite une autorisation judiciaire préalable : celle-ci est donnée seulement quand il est impossible de détecter l’activité criminelle ou subversive par l’intermédiaire de moyens moins envahissants. Pour que celle-ci soit appliquée, les lois exigent souvent qu’elle permette d’instruire un crime ou un délit d’une certaine gravité.

UE : 221,4 millions d’euros pour l’Egypte, la Libye, la Jordanie et la Syrie

La Commission européenne a adopté, jeudi 1er décembre, un paquet de 221,4 millions d’euros pour soutenir des projets en Égypte, en Jordanie, en Libye et en Syrie qui doivent promouvoir « la croissance économique, la création d’emplois, la démocratie, la résilience et la reconstruction, et pour améliorer la santé et la qualité de vie », selon un communiqué.

La Jordanie va bénéficier de 115 millions d’euros pour deux projets. Le premier, doté de 100 millions d’euros, vise à améliorer la santé, la qualité de vie et les conditions environnementales de la population. Le second, qui dispose de 15 millions d’euros, doit soutenir le processus de réforme du pays « vers la consolidation d’une démocratie plus profonde ».

Pour la Syrie, 80 millions d’euros vont être consacrés à « renforcer la résilience » de la population à l’intérieur de la Syrie, via des projets qui l’aideront à faire face aux effets de la crise actuelle, « contribuant ainsi à s’attaquer aux causes profondes de la migration ». Cela « ouvrira ainsi la voie au redressement et à la reconstruction du pays », selon la Commission.

L’Égypte va bénéficier, sur une période de deux ans (2016-2017), de 20 millions d’euros pour des projets « favorisant une croissance économique inclusive et la création d’emplois, améliorant la vie des citoyens et contribuant à la stabilisation du pays ».

Enfin, une nouvelle aide de 6,4 millions d’euros est destinée à la Libye. Elle doit contribuer à l’autonomisation des institutions publiques en soutenant le système des finances et le secteur des médias.

AGENCE EUROPE

 

Vers une levée de l’embargo de l’UE sur le Cuba

Les ambassadeurs des vingt-huit États membres de l’UE ont approuvé, mercredi 30 novembre, l’abrogation de la position commune du Conseil qui subordonnait les relations entre l’UE et Cuba à des avancées en matière de droits de l’Homme sur la plus grande île des Antilles, et donné le feu vert à la signature de l’accord de coopération UE/Cuba. La signature de l’accord devrait avoir lieu lundi 12 décembre en marge du Conseil Affaires étrangères.

AGENCE EUROPE

 

L’UE salue la tenue pacifique de la présidentielle en Gambie

Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini et le commissaire européen à la Coopération internationale Neven Mimica ont salué, samedi 3 décembre, la tenue des élections en Gambie, le 1er décembre. Lors des élections, les Gambiens «ont exprimé leur volonté de voir un changement de direction », ont expliqué Mme Mogherini et M. Mimica, saluant l’engagement de la population envers les principes démocratiques. « L’acceptation rapide par le président Jammeh du résultat est un autre signe de renforcement de la démocratie en Gambie », ont-ils ajouté.

Le Haut représentant et le commissaire ont précisé que l’UE était prête à soutenir le président élu, Adama Barrow, son futur gouvernement et le peuple gambien sur la voie des réformes démocratiques, « réformes que M. Barrow a souligné lors de sa campagne électorale » et qu’elle restait engagée aux côtés du peuple gambien pour bâtir un développement durable et inclusif. Au pouvoir depuis 22 ans, Yahya Jammeh s’est classé deuxième avec 36 % des suffrages derrière M. Barrow, qui a remporté les élections avec 45,5 % des voix.

– AGENCE EUROPE

 

RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un large remaniement doit avoir lieu dans les très prochains jours. Certains conseillers de Joseph Kabila plaident pour un changement de Premier ministre.

kabila-et-matata-300x225
Matata Ponyo et Joseph Kabila (Ph. John Bompengo)

C’est une petite symphonie qui monte depuis plusieurs jours : et si Joseph Kabila profitait du remaniement pour congédier le Premier ministre Matata Ponyo? La rumeur avait été lancée par The Kivu Times le jour de la démission de l’ancien ministre de l’emploi, Jean-Claude Kibala.

« Une source proche de la présidence croit savoir qu’un remaniement complet du gouvernement pourrait intervenir avant le 16 février. Cette même source laisse entendre qu’un changement de Premier ministre pourrait être à l’ordre du jour ». Lire la suite RDC | Remaniement : et si Joseph Kabila expulsait Matata Ponyo ?

Un jour, le pouvoir reviendra à qui de droit !

• Le Blog du Citoyen •

Jeune Administrateur civil de l'ENA-RDC Bienvenu Matumo Jeune Administrateur civil de l’ENA-RDC

Sur les traces de la disparition éclair d’un militant pro-démocratie à Kinshasa. Un acte non-civilisé, un cas d’injustice, un déni incroyable des textes en vigueur …

À 26 ans, Matumo Mushagalusa Bienvenue, est un JPA (jeune plein d’avenir) ; c’est comme ça comme qu’on les appelle ici à Kinshasa. Il fait partie de ces mouvements des jeunes qui font peur aux autorités en place. 

View original post 651 mots de plus

Peuple affamé, Vive le Roi – Le « 3rd term » qui divise…

• Le Blog du Citoyen •

Indécrottable président fondateur, chef de l’Etat, commandant suprême, président de notre cher Royaume, Magistrat Suprême, etc. et bientôt… grand timonier à vie. Accroché depuis quinze ans à son mandat, sa majesté, président-roi veut passer de CDD en CDI.

Bukangalonzo…

La stratégie de survie agressive, le leader afro « néo soviétique » la Gombe avait fini par marquer des points. Le bilan très mitigé du génocide du Kivu (Beni, Oïcha, Kiwanja, Mutarule, etc.) l’y avait aidé. L’opération avait certes restauré l’intégrité de son royaume de la Gombe et fait reculer une puissance militaire dont les prétentions pouvaient déstabiliser une région entière.

Mais elle avait aussi creusé le fossé avec l’opinion Gombéenne, renforcé par Ngaliema, pourtant guère plus recommandable que le Congo, déconsidéré en grande partie la rhétorique « onusienne » sur le droit international, dont on avait tant abusé à l’époque. Elle s’était surtout prolongée par un embargo dont les dramatiques conséquences pour la population…

View original post 277 mots de plus

« KABILA WUMELA » CONTRE « KABILA MANDAT ESILI » : QUAND LE FOOTBALL S’INVITE EN POLITIQUE

• Le Blog du Citoyen •

Football et politique font souvent bon ménage. Au Congo, ils font même très bon ménage. Et pour cause:
Dimanche, les léopards de la RDC affrontent les aigles du Mali en finale du championnat africain des nations à Kigali au Rwanda. Cette compétition qui a pourtant débuté dans le calme et le désintérêt d’une bonne partie de la population congolaise ne cesse de révéler les « tops et les flops » de la société congolaise.
Gagner le match ou mourir
D’abord ce patriotisme -chauvinisme me diront certains- de cette population du Nord et Sud-Kivu qui soutiennent leur équipe nationale au point de laisser leur peau. Non seulement ils n’hésitent pas à se déplacer par milliers chaque jour où leur équipe livre un match (Goma se trouve à quatre heures de route de Kigali ), mais aussi deux personnes ont succombé des maladies cardiovasculaires depuis le début de la compétion. Le premier, la cinquantaine…

View original post 1 103 mots de plus

PROTEGEONS NOTRE NATION

Pour un processus électoral apaisé et porteur d’un avenir meilleur

Message de la 51ème Assemblée Plénière des Evêques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)

  1. A l’ occasion du 54ème anniversaire de l’indépendance de notre pays la RD Congo, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), réunis en session ordinaire de l’Assemblée plénière du 23 au 27 juin 2014 à Kinshasa, adressons un message de paix et d’espérance au Peuple congolais. Cet anniversaire qui intervient au moment où le processus électoral 2013-2016 est lancé, nous offre l’occasion de rappeler à tous, le devoir sacré de protéger la Nation et de sauvegarder la paix acquise au prix de mille sacrifices.
  2. Protéger la Nation, c’est, comme l’ont rêvé les pères de l’indépendance, travailler à bâtir un Congo plus beau qu’avant et assurer sa grandeur. La République est un patrimoine qu’on ne peut se permettre de léguer de manière quelconque aux générations futures[1]. A cet effet, nous saluons tous les efforts de reconstruction de notre pays entrepris par le Gouvernement de la République, notamment, la maîtrise de l’inflation, l’augmentation du taux de croissance, l’assainissement du climat des affaires. Il en est de même de l’amélioration des infrastructures, en particulier la construction des écoles, des routes et l’équipement des hôpitaux. Le chemin est encore long et les efforts doivent être poursuivis pour une effective amélioration des conditions de vie de la population congolaise.
  3. Protéger la Nation, c’est travailler à ramener la paix dans le pays. A ce sujet, nous observons une dynamique positive pour stabiliser le pays. Grâce à la vaillance de nos Forces Armées et à l’appui de la Brigade d’intervention de la MONUSCO, des progrès sont enregistrés dans la lutte contre les groupes armés, mais beaucoup reste encore à faire pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national. Nous rendons hommage à ceux qui ont versé leur sang pour la patrie.
  4. Protéger la Nation, c’est défendre et promouvoir les droits, la dignité et le bien-être de tous les Congolais contre les maux qui détruisent l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu[2]. C’est pour cela que nous exprimons notre compassion à l’égard de nos compatriotes expulsés du Congo Brazzaville. En même temps, nous disons notre indignation sur la manière dont ces expulsions ont été conduites et sur les conditions précaires de vie de ces compatriotes.
  5. Protéger la Nation, c’est valoriser nos ressources naturelles et ne pas les aliéner sans contrepartie équitable par égoïsme ou dans le but d’accéder ou de conserver le pouvoir.
  6. Protéger la Nation, c’est consolider la démocratie par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes. Nous savons que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) s’emploie à relever ce grand défi et nous l’encourageons à sauvegarder son indépendance et à demeurer dans l’impartialité, la transparence et le respect des prérogatives à lui imparties par la Loi. En effet, c’est à travers les élections que le Peuple congolais est appelé à exercer dans la liberté et avec un discernement requis son droit de choisir ses gouvernants à tous les échelons et ses représentants dans les Assemblées provinciales et dans les deux chambres du Parlement. De ce fait, nous désapprouvons tout mode de scrutin qui priverait le souverain primaire de son droit de désigner ses gouvernants et de participer directement à la gestion de la cité. Comme nous l’avons dit dans notre Communiqué de presse à l’issue de notre Comité permanent de février 2014, nous soutenons les élections des députés provinciaux et même des maires et des bourgmestres par mode de scrutin direct[3].
  7. Protéger la Nation, c’est respecter la Loi fondamentale qui constitue le socle de la nation. C’est pourquoi, nous ne nous lasserons pas de rappeler au peuple congolais et à nos gouvernants la position de la CENCO contenue dans le Mémorandum adressé au Chef de l’Etat au sujet de la non modification de la Constitution, en particulier en ses articles verrouillés qui échappent à toute révision[4]. Tel est le cas de l’article 220 qui stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Nous désapprouvons également toute sorte d’initiative qui, sans modifier directement l’Article 220, viserait à le vider de son contenu essentiel.
  8. Il est important que les acteurs politiques ainsi que toute la population congolaise comprennent l’enjeu majeur de cette disposition constitutionnelle, fruit d’un large consensus, pour assurer la stabilité du pays. Cette disposition constitutionnelle traduit et protège les options fondamentales relatives : à la nature de l’Etat congolais qui est une République et non une Monarchie ; à la forme de l’Etat Congolais ; à la nature de la démocratie congolaise qui demeure une démocratie représentative et fondée sur le suffrage universel ; à la nature du pouvoir politique en RD Congo[5]. Ce pouvoir ne peut être ni personnalisé, ni absolu et non redevable devant personne c’est-à-dire autocratique et dictatorial. Ces options fondamentales sont également relatives :au pluralisme politique et à l’alternance démocratique au pouvoir garantie par l’irréductibilité des droits et libertés de la personne humaine ainsi que la limitation de la durée du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une seule fois ; à l’indépendance de la justice, condition sine qua non de l’instauration de l’Etat de droit et de la lutte contre l’impunité[6].
  9. Comme l’affirme l’exposé des motifs de la Constitution elle-même, ces options fondamentales sont le produit de l’histoire de la RD Congo et des expériences politiques malheureuses de la 1ère et de la 2ème Républiques. Elles ont pour finalité non seulement de mettre fin à la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs ainsi qu’aux guerres civiles qui ont jalonné le parcours de la RD Congo depuis son indépendance, le 30 juin 1960, mais aussi de donner au pays toutes les chances de se reconstruire sur des bases nouvelles et solides.
  10. Faut-il le rappeler, ces options sont par ailleurs la somme des acquis inaliénables de la lutte par étapes successives du Peuple congolais pour l’indépendance, la liberté et, de manière générale, la démocratie.
  11. Pour toutes ces raisons, le Constituant les a rendus intangibles à l’article 220 afin de les « préserver contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives »[7]. Dès lors, chercher à violer ces dispositions, serait un dangereux précèdent sur le long chemin de la paix, de la cohésion nationale et une voie ouverte au règne de l’arbitraire.
  12. Considérant les responsabilités qui sont les nôtres dans cette société, nous lançons un appel pressant à toute la classe politique pour ne pas remettre en cause ce compromis fondateur de l’Etat congolais actuel. Le Peuple congolais ne doit pas être pris en otage par des pratiques politiciennes qui sacrifient l’intérêt supérieur de la Nation. Pour un avenir meilleur de la Nation, l’Eglise catholique utilisera des moyens appropriés pour sensibiliser la population sur l’importance capitale de cet article verrouillé et défendra les options fondamentales qui sauvegardent notre jeune démocratie et la stabilité du pays.
  13. Pour un processus électoral apaisé et porteur d’avenir meilleur, l’Assemblée Plénière de la CENCO invite les acteurs politiques congolais et toutes les parties prenantes au processus électoral à s’appliquer avant tout à la réalisation d’un consensus aussi large que possible.
  14. Aussi pour contribuer efficacement à la consolidation de la gouvernance démocratique et à l’assainissement de l’environnement électoral en RD Congo, la CENCO recommande :

1° Au Gouvernement de la République

  • De garantir aux parties prenantes un environnement électoral serein et harmonieux ;
  • De redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources matérielles et financières afin de garantir la tenue effective des élections dans le respect du délai constitutionnel ;

Lire la suite  de ce communiqué ici.

 

Supplément des news en lignes sur la RDC et les Grands-Lacs

%d blogueurs aiment cette page :